Quand la fin approche

Je le sais, elle est là, je la vois arriver. Chaque moment prévu, chaque scène imaginée est née sur papier, certaines attendant encore d’être retapées. Alors qu’au dehors défilent la Grèce puis la Croatie et les Alpes (écrire dans un avion a un côté très magique), je mets les mots sur cette scène là, celle que je n’avais pas réussi à caler juste là et après… Une dernière scène forte, quelques discussions et ce sera la fin. Et je commence à galérer.

Quand la fin approche

Je me penchais l’autre jour sur le pourquoi de l’écriture, le fait que ce que je kiffe, c’est le processus plus que le succès final et il m’arrive aujourd’hui ce qui m’arrive souvent quand j’approche de la fin d’un projet chronophage : je me disperse. Concrètement, pour l’écriture, ça donne que j’ai de plus en plus de mal à terminer mon roman de Maja et je suis en train de voir lequel attaquer ensuite (nous avons pas mal de challengers et puis, je suis résolue à réécrire Technopolis pour en faire une oeuvre plus mature, plus “j’ai 17 ans de plus que la gamine qui a pondu ça, je vais un peu lui apprendre la vie”), commencer à plus réfléchir au début de ma prochaine aventure d’écriture qu’à la fin de celle-ci.

Tableau de répartition des tâches

C’est un peu quand on arrive à la fin d’un séjour chouette, qu’on sait qu’on va bientôt reprendre l’avion ou le train et que pour se consoler, on envisage déjà le prochain voyage, histoire d’avoir une perspective. C’est tout à fait ça, moi, je crois que je ne supporte pas de ne pas avoir de verbes à conjuguer au futur, je ne suis pas trop capable de prendre des vacances de projet, en quelques sortes.

Projets professionnels

Sauf qu’à me projeter, j’oublie que j’ai pas fini mon roman de Maja. J’ai toujours eu ce travers là. Je me souviens, quand j’étais jeune et que j’écrivais tout le temps, je commençais toujours un roman avant d’avoir fini celui d’avant, c’était plus fort que moi. A noter d’ailleurs que ce roman commencé avant la fin de l’autre finissait toujours à la poubelle mais j’ai un espèce d’enthousiasme d’écriture qui fait que quand j’ai une idée, je dois l’écrire maintenant. Et comme le roman de Maja n’occupe plus tellement mes pensées, je pense forcément aux autres histoires et…

groupe qui s'ébat dans l'eau

Et j’ai récidivé, j’ai commencé à réécrire Ofelia même si je sens déjà mon envie de celui-là faiblir. Ceci étant, j’ai commencé à écrire un nouveau roman mais en vérité, je vous le dis… A l’heure où vous lisez cet article, j’ai déjà écrit le mot fin sur le roman de Maja (du moins dans sa version manuscrite). Quelques pages à retaper encore et ce sera la fin pour de vrai… Ca mérite un article à part !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le monde ne t’attend pas

Mon cher moi d’avant,

Oui, je sais, tant de temps sans t’écrire, je suis un futur toi bien peu soucieux de t’apprendre la vie. Mais je me rattrape. Mon moi d’avant, tu as 25 ans au moment où je t’écris, tu viens d’arriver sur Paris. Ce billet pourrait presque être la conclusion de ce blog, un “qu’ai-je à en dire 8 ans plus tard” mais non, point de point final. Oui, ma chérie, dans 8 ans, tu blogueras encore. Différemment mais encore. Mais nous en reparlerons peut-être.

pourquoi-bloguer

L’autre jour, je discutais avec Bobby et nous parlions de nos premiers articles en ces lieux, ce qui m’a inspiré la prose suivante. Je me souviens quand j’ai débarqué à Paris, le 28 mars 2005 à 21h je sais plus combien. J’ai pris le métro puis le train, destination l’appartement de ma soeur qui m’hébergeait le temps que je récupère mon appartement. Le premier matin de mon stage parisien, je prenais le train puis le métro, me donnant un air d’importance car j’étais désormais un élément de la classe laborieuse parisienne. Même si je prenais le métro que pour une station de peur de me perdre. Même si j’étais que stagiaire payée en tickets resto et 50% de ma carte orange. Devenir parisienne était un signe de succès, j’allais pouvoir crâner devant mes anciens camarades restés dans ma province de bouseux… Enfin, par rapport à ma ville natale parce que bon, Toulouse, ça reste une grande ville. Je serai journaliste parisienne, tel était mon destin. Pensais-tu. Mais tu n’as juste pas compris quelque chose : personne ne t’attendait.

femme_journaliste

Tu allais te confronter à la plus dure partie de ta vie : la recherche d’emploi. Non, ma chérie, un bac+5 n’est pas une clé magique qui ouvre toutes les portes, très loin de là. Comme dit précédemment, tu fais partie de la classe laborieuse. Un élément parmi des dizaines d’autres. Oh oui, tu t’enorgueillis de ton talent pour l’écriture et tu joues plutôt bien en entretien, les gens t’apprécient toujours immédiatement. Comme te dira un de tes supérieurs plus tard “tu as un relationnel incroyable : une personne vient nous voir, 5 minutes après, c’est ta nouvelle meilleure amie !”. Quoi sur le relationnel, tu tiens jamais bien la distance hormis ton noyau dur mais passons. Oui, tu as une jolie plume mais des gens talentueux au chômage, je t’en fais une liste de 32 étages. Non, tous les rédacteurs en chef du monde ne rêvent pas de bosser avec toi vu que… ils n’ont aucune idée de qui tu es. Les journaux tournent à grande vitesse avec toute une armée de pigistes ayant déjà faits leur preuve. Toi, tu as quoi ? Ah oui, un blog… Y en a qui ont réussi à en tirer quelque chose remarque mais toi, non. Même quand deux éditeurs t’ont proposé quelque chose mais c’était pas le bon moment, tu étais empêtrée entre tes “je suis la meilleure” et ta légère dépression de stagiaire de 26 ans qui n’arrive pas à décrocher le moindre minuscule CDD.

deprime

Si tu avais su, si tu avais su… Faut dire que t’as été un peu conne aussi d’avaler les belles paroles de ton directeur de master de journalisme, chantant la main sur le coeur que nous finirions peut-être dans les rues d’Atlanta, caméra au poing pour filmer un reportage pour CNN. Bon, ça, tu doutais dès le départ au vu de ton niveau d’anglais (pas si mauvais en fin de compte) mais que tu as été sotte de te croire au dessus du lot. Croire un mec qui serait un hybride parfait entre Tintin et Christophe Hondelatte, ce n’est pas sérieux ! Quoi qu’à ton époque, Christophe Hondelatte n’avait pas encore trop pété les plombs.

christophe-hondelatte

A trop penser que tu brilles, tu as juste raté ton entrée en scène. Le talent, ça s’entretient pas dans le secret d’une chambre et vaguement sur un blog. Ca s’expose, ça se démontre. Oh, rassure-toi, tu vas finir par t’en sortir. Mais avec le recul, il t’a manqué une donnée essentielle pour réussir ta vie encore mieux : l’humilité. Peut-être serais-tu aujourd’hui une grande journaliste… Mais 8 ans après, je me demande… Est-ce que je ne préfère pas ma vie de petite marketeuse ?

Bien à toi mon moi d’avant

Ton toi de dans 8 ans (ouais, ouais, dans 8 ans, tu seras toujours à Paris)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Petit éloge de l’échec

Parmi les sujets sur lesquels j’aime se pencher se trouve le thème de l’emploi, souvenir ému de l’époque où j’écrivais sur la chômagie, sans doute. Avouons que le sujet est passionnant et ô combien varié : trouver du travail, progresser sur l’échelle de la carrière, se créer des opportunités, travailler en bonne intelligence avec son manager quelles que soient ses qualités en la matière. Or ces derniers temps, je vois fleurir plusieurs articles sur l’échec professionnel. Tiens tiens.

SCENARIO ECHEC

Qu’est-ce qu’un échec professionnel ? Je ne crois pas en l’échec pur. Imaginons que je crée une petite entreprise et que, in fine, je me plante. Echec ? Financier, oui mais personnel, tout est relatif. La question est pour moi ailleurs. L’échec est-il dans l’essai non transformé ou l’absence d’essai tout court. Qui ne tente rien n’a rien et dans le contexte actuel, nul n’est garanti d’arriver à ses fins. Même avec de bonnes idées, un travail consciencieux et des comptes tenus méticuleusement. En amour comme au travail, le contexte est parfois vérolé. Ca n’enlève rien à votre valeur intrinsèque et à la qualité de vos idées et de votre travail. Bien sûr, nul n’est à l’abri d’une erreur, même les meilleurs entrepreneurs en commettent. D’ailleurs dans Management, il y a toujours cette question aux entrepreneurs qui ont réussi : “quelle a été votre erreur”. Sauf que parfois, par chance, l’erreur se corrige. Par malchance, ça plante.

plantage

Reconnaître ses erreurs est une démarche saine, on en commet tous et on apprend. Cependant un échec est-il réellement le fruit que d’une chaîne d’erreurs ou parfois simplement un coup de malchance ? Par ailleurs, je trouve le terme échec négatif. Oui, je me suis plantée MAIS j’ai appris des choses. C’est souvent ainsi qu’on progresse. Quand j’ai appris à marcher, je me suis gamellée plus souvent qu’à mon tour (je suppose, je ne m’en souviens pas). Quand j’ai appris à skier, j’ai passé d’abord plus de temps le cul par terre qu’à glisser sur la neige. Quand j’ai appris à écrire, mes lettres étaient maladroites, mal formées et mes mots truffés de fautes d’orthographe. Par exemple, quand j’étais en grande section, je ne savais pas faire les boucles. Un vrai traumatisme d’enfance surtout quand on devait écrire les prénoms d’autres enfants, plein de E et de L. J’y arrivais juste pas. Puis un jour, à force de m’entraîner, de me planter encore et encore, j’y suis arrivée. Je me souviens du prénom que j’ai réussi à écrire : Emmanuelle. Trois E, deux L. Aujourd’hui encore, je me plante. Lors de ma première plongée en mer, je me suis flinguée les oreilles. Aujourd’hui, ça passe sans problème. La dernière fois que j’ai dansé sur un bar, je me suis pétée la jambe. Depuis, je danse au sol. On apprend de nos erreurs. Mais tout ceci n’est pas un échec.

moue

Autre point intéressant : cette apparition soudaine de la notion d’échec dans les articles emploi où on nous parle généralement de succès, d’entrepreneurs qui ont la win, de la bonne façon d’être le meilleur du monde. Devrait-on y voir les signes qu’en ce moment, c’est pas la joie ? Qu’en cette période de crise et de licenciements économiques et autres plans sociaux, on essaie de nous donner un peu de baume au coeur. De “t’inquiète, on trébuche tous un jour” ? Le temps des self made (wo)men et des incroyables success stories est terminé ? Plus de Steve Jobs ou Mark Zuckerberg jusqu’à la fin de la crise ? Le mieux qu’on puisse réussir, c’est de sauver les meubles. Que de réjouissances…

ennui-fete

Ceci étant, cette histoire permet de trouver une utilité à cette foutue crise : nous reconnaissons désormais le droit aux travailleurs de ne plus être des machines 100% performantes. Soufflez les enfants, on a désormais le droit à l’erreur.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le fanorat est médiocre

En lisant l’autre jour un article sur Lana Del Rey, j’ai découvert une étrange expression “la médiocrité du fanorat”. En gros, les fans ont grosso modo des goûts de merde. La preuve, ils écoutent Justin Bieber en masse et maintenant Lana Del Rey. Et là, j’ai réalisé tout le snobisme du concept, snobisme dans lequel je me suis souvent vautrée.

Je l’avoue sans honte, je suis merdophage. J’écoute de la musique commerciale (Lady Gaga, Britney Spears ancienne époque parce que j’aime pas la nouvelle qui abuse de cette voix électronique qui me pète les oreilles, Rihanna, Katy Perry… Mais pas les Black eyed peas, faut pas déconner), je regarde des séries pourries de type Hélène et les garçons et leurs déclinaisons (du moins quand j’en ai le temps donc en ce moment, non). Par contre, je suis d’un snobisme épouvantable en terme de cinéma (bouh les blockbusters) et surtout de littérature. Souvenons-nous ensemble comme j’ai souffert en lisant du Guillaume Musso. A chaque fois que je passe dans une librairie, je pleure en découvrant en tête de gondole les Musso et Lévy, best sellers absolus ou encore les Dan Brown qui réécrit perpétuellement le même roman en changeant le prénom féminin et la ville où se passe l’action.

Et pourquoi donc ? Qui suis-je pour décréter ce qui est bien ou mal en terme de littérature ? Si on reprend l’univers musical, je sais faire la distinction entre de la musique de haut niveau (si j’ose dire) et une production commerciale calibrée pour cartonner sur les radios et dans les discothèques. Mais j’aime la musique commerciale pour travailler en paix dans l’open space, taper mes content plans sans interventions extérieures. De la même façon, peut-on vraiment condamner des gens qui préfèrent s’avaler un Lévy sur la plage plutôt qu’un Tolstoï ou se vider la tête devant Transformer plutôt que devant un film d’art et essai ousbek ? Et d’abord, qui a décrété ce qui était digne d’intérêt et bon à jeter ?

On en revient au bon vieux Bourdieu et son étude du bon goût. Pour rappel, selon Bourdieu, le bon goût est défini selon les goûts bourgeois. Et oui, on a du mal à imaginer un conducteur de voiture tuné écouter du Mozart sur ses enceintes surround machin tout ça (je suis nulle en enceintes) ou en train de lire La Propédeutique philosophique d’Hegel. Et pourtant, pourquoi pas ? Je veux dire en tant que femme, je me plains parfois d’entendre que le maquillage et la coquetterie semblent être des antonymes de culture et d’intelligence. Mais voilà, souvent culture populaire = culture facile d’accès = de la merde.

Et pourtant, si je retourne le raisonnement, je me dis qu’il y a du génie dans cette sous culture. On peut cracher tant que l’on veut sur les Lady Gaga, Lana del Rey, Marc Lévy et co, ils ont quand même compris ce qui marchait et comment faire du business. Ils ne sont pas si nombreux que ça. On peut se gausser sur la facilité de leur art, pour se permettre de la ramener, faudrait déjà arriver à en faire autant. Oui, je n’aime pas le style d’écriture des Lévy et Musso mais puisque c’est si facile, pourquoi ne pas en faire autant, hein ? Je n’ai pas le goût des bluettes, j’ai essayé d’en écrire sans le moindre succès, ça m’ennuie. Mais si j’y parvenais et que je les envoyais à une maison d’édition, serais-je pour autant publiée ? Connaîtrais-je le succès ? C’est un peu comme la cuisine, c’est pas parce que tu suis la recette que c’est forcément génial à l’arrivée.

Bref, existe-t-il réellement un fanorat médiocre ou des artistes qui donnent ce que l’on souhaite, un art facile à consommer pour les jours où on n’a pas envie de faire des efforts ? Que le gastronome qui n’a jamais croqué un Big mac me jette la première pierre.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où es-tu, je reviens te saouler

Par Lucas

Bien sûr amies lectrices, amis lecteurs, vous n’allez pas manquer de lâcher un « Lucas il est jalouuuuux« . Je sais bien et j’avoue : je suis jaloux, effaré par le succès d’auteurs aussi merdiques que ces deux loustiques. Je n’ai même pas besoin de vous donner leurs noms ; ils trustent les deux premières places des ventes en France : Guillaume et Marc.

Ils ont trouvé un filon et ils l’exploitent jusqu’à la lie. J’en veux pour preuve les atermoiements des lecteurs (pardon, des lectrices…) qui ont donné un jugement sur FNAC.com.  Musso en prend plein la gueule avec son dernier roman Je reviens te chercher car selon les lectrices il joue la facilité. Il reprend, d’une part, un schéma stérile et facile, d’autre part le thème de la seconde vie, et il use tout ça jusqu’à la corde. Je ne vous parle pas de Levy avec Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites. Les copines à qui j’en ai parlé ont eu un petit sourire gêné, en avouant du bout des lèvres qu’elles étaient un peu déçues. Une sorte de Max Gallo spirit… Perso j’ai ouvert « Vous Revoir » qui trone sur la bibiyotek de ma p’tite sœur. J’ai tenu 50 pages…


Marc et Guillaume ressortent donc des schémas éprouvés et les copient-collent d’un roman à un autre.

C’est ce que faisait Paul-Loup Sulitzer avec le western financier,

c’est ce que fait Grisham avec le monde juridique américain,

c’est ce que fait Higgins avec la l’IRA et la Seconde Guerre Mondiale : c’est ce que font nombre d’auteurs de romans de gare. Musso et Levy en sont les dignes successeurs. Sauf qu’ils ont une machinerie marketing derrière eux, eux. Et le market, c’est ce qu’on nous a appris à faire en école de commerce. Ça me rend fou… De manière plus ou moins avouée, c’était en partie ce que Beigbeider critiquait dans 99 francs, même si ce n’était pas le sujet principal.

Ce qui est déplaisant là dedans c’est que ce mimétisme semble toucher bcp d’écrivains à succès. Je prends un exemple : Douglas Kennedy.

Kennedy  a écrit un de mes romans préférés, L’Homme qui voulait vivre sa vie.
Il y dépeint les travers de l’Amérique qui veut toujours réussir sur des schémas classiques (bonnes études, situation importante, travail acharné). Dans Les Désarrois de Ned Allen, il raconte cette vie à crédit où tout le monde court après un bonus, dans Rien ne va plus c’est le coté superficiel des relations humaines à Elaye, dans Les Charmes Discrets de la Vie Conjugale c’est le schéma de la vie de famille aux States et la main mise des média qui servent au public des infos markétées donc vendeuses, etc…

Je n’ai jamais été déçu… jusqu’à La Femme du Vème.

Là encore, tel un Musso ou un Levy, Kennedy s’embarque dans des explications surnaturelles ! Alors même que ce qui fait tout l’intérêt de ses romans précédents c’est justement de présenter des situations humaines au possible, sans force occulte ! Des situations qui prennent pied dans notre société avec ses travers et ses bonheurs. La vie, quoi !

Je pourrais aller loin comme ça. Vous parler des girlie books qui fleurissent à la FNAC. Dans la droite ligne de Bridget Jones et Le Diable s’habille en Prada. Les bouquins, pas les films qui en ont été tirés. Vous savez bien, tous ces bouquins avec des couvertures bien flashy, bien affligeants mais qui ciblent une population (les femmes dynamiques, vieilles vingtenaires, jeunes trentenaires) et ça marche. A se demander ce qu’il reste aux vrais auteurs. Bah parlons-en.

Le prochain roman d’Amélie Nothomb  sort, comme d’hab, en Septembre, pour la rentrée littéraire. Les premières pages proposées par le magazine Lire sont un peu décevantes. Je ne vais pas juger avant l’heure mais c’est vrai que Journal d’hirondelle m’avait un peu laissé sur ma faim. Amelaye avait heureusement rebondi avec Ni d’Eve ni d’Adam, grace à son fonds de commerce, Amélie au Japon. Mais il faut avouer qu’elle sait parfois centrer son roman sur des thèmes forts  (Attentat avec les normes de beauté, Mercure avec les apparences et les relations humaines, Acide Sulfurique et la télé réalité, entre autres). Pour autant, quid avec Le Fait Du Prince ?
Réponse à la rentrée…

Pour ma part ça fait des années que des copains me pressent d’écrire un roman. Mais il y a un océan entre vous baver des articles pamphlétaires à deux sous sur les Vingtenaires et avoir la rigueur d’écrire 100 pages intéressantes et intelligentes, captivantes et rythmées. C’est là-dessus et uniquement là-dessus que mon honnêteté intellectuelle doit saluer Levy et Musso. Ils savent (ou ils ont su) écrire des trucs qui tiennent en haleine. Encore une fois ça démontre bien à quel point, dans notre existence absurde (merci Albert Camus) on a besoin d petits moments d’émotions épars pour se sentir vivre. Ces petits moments de souffle court, c’est peut-être ça que les lectrices aiment chez Marc Musso…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisse mes mains sur tes hanches !

Par Lucas

Cet article est certainement un retour en adolescence mais il y a 10 ans je rentrais en Terminale L alors faut fêter ça !

L’autre jour j’ai invité mon pote Ladislas au resto. Genre, j’ai une vie sociale ; genre j’ai les moyens. En ce moment, entre les arbres(sic.), les cours, le mémoire, les agressions, tout ça, je limite les sorties… Mais là, je me suis fendu d’un petit resto déjeunatoire. C’était aaaach’ment bien.

touchsromanpyatkovka5rl.jpg

Je vous explique : dans ma Business Cool, Ladislas est un électron libre. C’est un pote et un référent vu que je suis un peu un vieux con égaré dans la foule des jeunes. Ce qui caractérise Ladislas, c’est qu’il écrit pas mal de trucs et des trucs pas mal du tout : j’aime bien son style qui sort un peu du lot tristement efficace de nos condisciples. Lire du Ladislas c’est la garantie de la parole vraie donc de la sérénité. Et ça, ça vaut très très cher en  Business Cool…

Donc, ce jour là, au resto, on discutait tranquillou, accompagnés par deux nanas canon en jupe moulante  par deux verres de vin blanc pour aller avec le babillage. Or, on en arrive à parler… des femmes. Tiens donc : comme c’est bizaaaarre… Deux mecs en villégiature qui abordent ce sujet… C’est suuuûr, ils ont du raconter pleeeeein de méchancetés : un mec
ça ne sait dire que ça. Bah parlons en tiens !

Avec Ladislas, on évoque notre CV amoureux, nos études, nos expériences, nos succès et surtout nos déconvenues. Bref, on échange plein de pensées rigolotes et,  à un moment, Ladislas me lâche une vérité que sa copine lui aurait avouée : les femmes adorent qu’on les touche ! Wabon ? Bawè…

Bien sûr, il y a surement des limites. Au hasard, j’dirais…
Faut pas que ce soit Gérard avec sa bedaine, sa Kro et son haleine « Gauloise/omelette à l’ail ». Faut pas que ce soit Auguste avec son regard d’octogénaire et sa canne pour avoir encore un truc rigide sur soi. Faut pas non plus que ce soit Colibri, jeune prepubère full acné avec la bave aux encoignures…

Mais voila…
Si on fait abstraction des exemples précités, paraitrait que ces demoiselles ne seraient pas contre des frôlements épars. Voire plus ?

Aïe, aïe, aïe… C’est là que le bât blesse ! Nous les mecs on a tendance à vouloir aller plus loin et satisfaire notre libido : c’est connu, un mec ça ne pense qu’à çaaaaa…
Bah justement,  j’ai toujours eu peur que des caresses, des touchers délicats, le fait de froler volontairement une femme soit interprété comme un  » je me retiens grave mais je t’aurais bien touché les seins et les fesses ».

Mais n’y t-il pas une part de vrai là dedans ?
Oh que si !
Nous les mecs sommes tous de gros perveeeeeers, c’est bien connu ! (gnark, gnark, gnark)
Mais en fait non ! Pas tout le temps ! (ici j’ai au moins 300000 lectrices qui se disent : « Mon oeil… » Ouhai, ouhai, ouhai : je les connais bien mes lectrices.)
Comme les femmes ne sont pas omniscientes elles ne peuvent pas deviner quel est le degré de sexual healing en nous au moment où elles nous parlent !
Effectivement, il est des jours où on est plus chauds que d’autres… Si vous me prenez, par surprise, en cours de fiscalité sur les plus values à long terme, y a des chances pour que je sois à temperature ambiante…Si,si.

Vous permettez ? Je reviens au sujet : les caresses lorsqu’on dit bonjour à une nana, ou comment on s’autolimite…

Perso, dans mes salutations, même avec des amies trrrès proches, je me suis toujours cantonné à des bidoux (des bisous doux). Ainsi, lorsque je dis bonjour à une copine, ou une
amie, je ne vais pas lui caresser la hanche même si l’envie est très très très forte.Pourtant, la hanche, même si c’est hyper sensuel, ce n’est pas les seins ou les cuisses !  De fait, la hanche c’est un peu le no man’s land du corps feminin en public : une zone neutre, une ambassade, la CH du CH !!  (la Suisse du corps humain…)

A mes yeux, le fait de toucher quelqu’un ça un coté très chaleureux et surtout très personnel. Avec ce geste on veut donner un peu de douceur et avoir une connivence. Pourtant, je me restreins tout le temps ! Pire : j’ai un petit coté nippon (ni mauvais) tout au fond de moi ! C’est à dire que je n’embrasse pas ces demoiselles lorsque je ne suis pas rasé, par peur d’irriter leurs joues. Je préfère marquer ma déférence, mon respect, mon attention par une courbette et un sourire. Pas très sensuel mais tellement plus prevenant…

Et pour revenir aux caresses, chais pas pour vous les mecs mais dans mon cas il y a 3 raisons à mes retenues…

D’abord parce que je me dis que la nana ne va pas nécessairement apprécier qu’un macaque la touche, la palpe, la tâte comme on le ferait d’un matelas (la comparaison avec un
matelas vient ici parce que je suis un mec donc, bis repetita, je ne pense qu’à « çà »: j’aurais très bien pu dire « un camembert au prisu » mais c’eut été moins glamour).
Donc la nana risque tout d’abord de ne pas aimer…

Ensuite, on est jamais à l’abri d’une CCCB (Catho Coinssosse qui le Cache Bien). Elles sont légions en école de commerce et elles pourraient être horrifiées et traumatisées par une
telle familiarité.

Enfin, je ne veux pas que la nana se fasse des idées quant à mon intérêt envers elle. Elle pourrait se faire des films où j’arriverais en Porsche après avoir tué 3 business devils
et là je l’embrasserais sur le Golden Gate avec le soleil qui se couche et Bon Jovi qui chante Always…
Oui je sais, c’est moi qui me fait des films.
C’est bien connu : quand les femmes, sont folles d’un mec elles prennent rarement l’initiative sinon la rumeur populaire, coincée du cul, va les cataloguer comme des salopes.  (rappelez vous Tryo : « Un homme qui aime les femmes on appele ça un Don Juan, une femme qui aime les hommes on appelle ça comment ? ») C’est vrai quoi… Vous en connaissez vous des mecs qui ont eu un jour à dire :

 « Je préfère qu’on reste amis…« .

 Bah pas moi…

Bon, je digressionne encore et encore : c’est mal…
Pour revenir aux caresses sensuelles, je me dis qu’il y aurait, par là même, un moyen de créer une complicité (ou de se prendre une grosse baffe. Certes, certes…) Une complicité car, nous les mecs, on a tous rêvé, un jour, de faire notre Joe Dassin. De se balader sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu, de croiser une nana craquante, de partager un regard, de continuer à marcher malgré tout, de jeter un œil en arrière, de voir que la fille agit de la même manière, de revenir sur ses pas s’approcher d’elle, lui sourire et là sans un mot…

It’s written in the wind, oh oh it’s ev’rywhere I go,
So if you really love me love me, come on let it show…

Conclusion ?

Je pense que je vais être plus câlin et tant pis pour les demoiselles qui n’aiment pas ça. Elles pourront me créer une réputation au mieux de mec « tactile », au pire de  » gros
pervers ». Rien à foutre. Au contraire : je suis sûr que les nanas voudront savoir si la légende est vraie ! Et puis, le cas échéant, les mécontentes sont assez grandes pour m’avouer que mes frôlements les gênent ou m’envoyer leur mec pour qu’il me péta la teuté. Le fait d’exprimer clairement leur malaise sans jouer la comédie des relations sociales insipides, ça leur donnera 1000 points dans le classement des « Nanas qui comptent pour Lucas » (et en plus ça leur fera une belle jambe)

Bon les lectrices, j’attends vos commentaires !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le cinéma fait-il encore rêver ?

Comme je suis une nana au top de l’actualité ou presque, en cette période de festival de Cannes, je me sens obligée de parler cinéma. Enfin, obligée, non, c’est juste que ça m’interroge. Je me demande si le cinéma d’aujourd’hui fait toujours autant rêver qu’autrefois. Non parce qu’à première vue, j’aurais tendance à dire que non.
 brune.jpg

Quand on parle cinéma, on pense souvent aux films et acteurs d’un autre temps. Par exemple, je lisais dans un vieux Technikart que le cinéma français peinait à trouver ses nouvelles stars masculines. Qui sont les nouveaux Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo ou Alain Delon ? Ben… Personne. Le cinéma d’aujourd’hui nous donne beaucoup de stars (en ce moment Dujardin, Cornillac, Cassel, Canet, Magimel) mais ce sont des consommables, ils font deux ou trois films et disparaissent. Ou retournent à la télé. Genre Frédéric Diefenthal. Du côté féminin, c’est pas forcément mieux, ça défile mais ça ne reste pas bien longtemps. Quant aux films actuellement, on ne sait plus bien ce qui fait leur aspect mythique. Par exemple, y a 5 ans, le super film culte, c’était Matrix. Aujourd’hui, je n’en entends plus du tout parler. Y a quelques temps, on avait Mélanie Doutey qui était incontournable, je ne sais pas ce qu’elle devient. Comme Alexandra Lamy, Marina Fois ou même Monica Bellucci.

De fait, la production cinématographique s’emballe, de plus en plus de films sortent donc il devient de plus en plus difficile de tirer son épingle du jeu, certains ne restant pas un mois à l’affiche. L’autre jour, je lisais la chronique hilarante de François Reynaerts sur Spiderman 3. Oui, je sais, suis chiante avec mon François Reynaerts mais c’est mon idole en matière de chronique hilarante. Il disait donc que ce qui était dramatique dans ce genre de film, c’est que le principal argument vente c’est « c’est le film le plus cher de l’histoire du cinéma ». Avant lui, on avait eu Independance Day, qui s’en souvient, sans déconner ? Je crois qu’il y a eu le Seigneur des Anneaux, aussi. Là, par contre, je pense que ces films resteront plus dans les annales mais est-ce dû au film seul ou au fait que ce sont des adaptations de livres cultissimes ? Je me pose la question.
 

Quand vous demandez à des cinéphiles quel est leur film préféré, on vous répond rarement un film sorti ces 5 dernières années. Voire ces 10. Est-ce parce que les films récents ne sont plus de l’art ou est-ce parce qu’on ne gagne le titre de culte qu’après quelques années ? Pourtant quand on regarde des acteurs mythiques comme James Dean, ils n’ont pas tourné 150 films. Bon, ok, Dean, il est mort, Marilyn aussi, c’est peut-être pour ça qu’ils sont mythiques. Mais je sais pas, j’ai globalement l’impression que le cinéma fait moins rêver. Si on regarde le Festival de Cannes, y a quelques années, c’était le rendez-vous incontournable du cinéma mondial, on avait droit à un plateau quotidien de Nulle Part Ailleurs… Aujourd’hui, le festival est de plus en plus boudé par les artistes qui lui préfèrent Berlin, par exemple, ou Venise. Cette année, j’ai pas l’impression qu’on en parle plus que ça, Paris Première a bien mis sa chaîne à l’heure de la croisette mais en dehors de ça…

Je me demande si, globalement, trop de cinéma tue le cinéma, en gros. On a une telle offre qu’on ne peut plus voir tous les films à moins d’y passer ses journées mais pour ça, faut soit être critique ciné, soit chômeur et vu le prix du cinéma… Les films balancés cultes avant même de sortir sont vite oubliés car remplacés très vite par un nouveau « film culte de toute une génération ». Ouais, ma génération, on a tellement de films cultes qu’on sait plus quoi faire des DVD, ensuite. Ok, on est la génération zapping mais nous filer un film culte tous les mois, c’est pas un peu too much ? Faut dire qu’on n’attend plus l’avis du public pour donner ce qualificatif de culte. Sauf que vu qu’on peut pas tout voir, certains films attendus comme le succès de l’année sont de fantastiques fours. Moi j’avoue que ça me fait un peu marrer quand même.
 

Pourtant, des films récents et bons, y en a. Genre Requiem for a dream qui est le seul film à l’heure actuelle à m’avoir fait pleurer. Y a eu pas mal de films de Burton (mais pas tous quand même) qui sont de petits bijoux, d’autres films que j’ai vraiment aimé. Mais souvent, ils sont noyés dans la masse, oubliés à peine sortis de l’affiche. Alors, le cinéma est-il en train de perdre sa capacité à nous faire rêver ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Avec le soleil en capricorne et Pluton en gémeaux

Puisqu’en ce moment, le thème de mes articles est « les marroniers de la nouvelle année », je vous en fais un autre. Non, te plains pas, lecteur, je fais que ce que je veux, c’est moi la chef, ici. Donc comme tu l’auras deviné grâce à mon super titre, je vais te parler des horoscopes annuels.

Comme je suis une fille, je lis un peu des magazines de filles. Et ça ne rate jamais : dans les numéros de fin d’année, j’ai droit à mon horoscope pour l’année qui suit. J’y ai droit aussi dans les magazines télés, d’ailleurs. Bon, allez, je suis détendue du bulbe en cette période de Noël (ou plutôt, j’ai agressé trois nanas dans un magasin car elles voulaient acheter le même truc que moi pour ma maman donc j’ai besoin de me détendre), je vais lire un peu ce que me réservent les astres.

 

« Bélier : Jupiter, planète d’expansion, de succès, de joie, montera haut dans votre ciel. Blablabla, choix, blablabla, bien dans votre vie, blablabla, réussite… A ses côtés, Altaïr attirera sur vous l’amitié de personnages puissants ». Petite dédicace à mon petit Poncho pour la dernière phrase. Bon, ça, c’est l’horoscope de Cosmo, tout ira bien dans le meilleur des mondes. En amour ? Alors, je lis celui des célibataire ou celui des en couple ? Non parce que j’ai bien un homme dans ma vie mais c’est tellement tout neuf que c’est peut-être un peu abusé de dire que je suis déjà en couple… Bon, quoi qu’il en soit, c’est une bonne année, regardez : « C’est une année idéale pour tomber amoureuse, s’installer en ménage, fonder une famille… ». Ce qui est bien, c’est que si mon mec lit mon horoscope, je vais pas DU TOUT lui foutre la trouille. N’empêche que dans les trois signes qui vont bien avec moi, y a celui de mon chéri, nananère ! Dans Voici aussi, d’ailleurs, ils m’ont dit que l’homme qui allait me faire craquer, cette année, il allait être de ce signe-là. Oui, chez ma mère, y a Voici et je le lis !

 

Alors, mes mois fétiches de l’année : mai, septembre et novembre. Et en attendant, j’hiberne ? Non parce que mai, c’est un peu loin, quand même… Bon, jetons un œil à l’horoscope de mon mec, pour voir. En plus, ça tombe bien, c’est aussi celui de mon ascendant, ça peut toujours servir. Bon, alors, amours, ils disent quoi ? « Jupiter attirera vers vous un nouveau style de relations, positif et enthousiaste. Un garçon [oui, c’est un magasine pour fille, alors, on va remplacer par fille] entreprenante (au moral) et « pas désagréable » (au physique) réchauffera le cœur de l’hiver (février) ». Alors je tiens à te dire, horoscope de mes deux, que si tu parles de moi, là, je suis quand même mieux que
« pas désagréable ! ». Ah, l’horoscope dit que son signe va bien avec le mien, hihihi ! « Bélier : Ecoutez le parler de son sport préféré, sa voix virile vous fera chavirer ». Bon, déjà, ma voix, elle est pas virile, je suis une fille. Par contre, parler de sport préféré, vu ce que je fais comme sport, ça doit pas être de moi dont on parle, là… Bref, je continue « En échange partagez avec lui elle vos découvertes en matière d’art, de cinéma ou de littérature. Et préparez vous pour le 7e ciel, vous y ferez de fréquents séjours ». Hihihi ! Bon, là, ça me va, on va dire que c’est moi !

 

Bon, plus sérieusement, ça m’amuse de lire ça même si j’avoue que je l’oublie quasiment deux minutes après l’avoir lu. J’ai dû en lire une dizaine et je sais pas si vous avez remarqué mais ils sont toujours super positifs. Genre, chaque année, c’est l’année de la réussite pour tout le monde. Des fois, je me dis que je devrais les garder, ces magazines, et les relire un an plus tard, juste pour voir. Par exemple, en 2006, mes mois les mieux ont été avril… Et c’est à peu près tout ! Bon, après, j’ai eu des mois sympas aussi genre septembre, novembre… Bah, tiens, on retrouve à peu près les mois qui devraient me réussir cette année ! Ca voudrait dire que mon horoscope a un an de retard ?? Ben, merde alors ! Bon, c’est vrai qu’à la fin décembre, quand on déprime parce qu’on a pris deux kilos à force de bouffer, qu’il fait froid et que le brouillard n’a même pas la décence de se lever (enfoiré !), ça fait du bien de savoir qu’on se dirige vers des jours meilleurs. Bon, l’année 2007 a commencé de façon particulièrement merdique, pire que 2006, je crois mais je préfère penser que c’est un relent de 2006 ou juste que je concentre tous les trucs sur la première semaine pour que le reste de l’année soit meilleure… Parce qu’en ce jour du 07 janvier 2007, je le répète (notez l’allitération en « ette », l’ado qui sommeille en moi se réveille !) : 2007 sera mon année. Non mais !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Comme des stars

Il y a quelques mois, j’avais écrit un article sur les blogs. A l’époque, j’étais une inconnue, j’avais une dizaine de lecteurs à tout casser. Aujourd’hui, mon regard sur ce phénomène a un peu changé, j’ai moins de naïveté et voici ma nouvelle réflexion sur le sujet.

Mercredi dernier, je passe la journée en compagnie d’un autre blogueur : Loui. C’est un jeune garçon vraiment très intéressant, on a discuté longuement du phénomène blog et cette conversation vaut, à mon avis, son pesant d’or. Pourquoi écrit-on un blog ? Comment faire face à notre « succès » ? Comment ne pas avoir envie d’abandonner, parfois ?

Quand j’ai commencé ce blog, je ne m’attendais absolument pas à tout ce qu’il s’est passé. Me voici aujourd’hui à 1400 lecteurs par jour, pour la plupart anonymes. Pourquoi viennent-ils ? Pourquoi se passionnent-ils pour nos vies somme toute normales ? De façon tout à fait objective, je suis une fille comme les autres, pas mal de nanas de mon âge peuvent
en faire autant… Je n’ai pas tant d’aventures amoureuses que ça et même, en ce moment, c’est d’un calme ! Evidemment, c’est super flatteur, ce succès inattendu mais somme toute relatif : 1400 personnes sur 60 millions de Français, y a pas non plus de quoi se pavoiser. Et puis, les vingtenaires ne sont pas censés aboutir à quelque chose de concret. Un livre ?
Non, certainement pas ! J’écris depuis que j’ai 15 ans (bon, c’était merdique, à l’époque, je l’avoue) et j’adore ça mais quitte à être publié, je voudrais que ce soit pour mes romans, pas pour ma vie… Je n’ai pas envie d’être connue sous le nom de Nina Bartoldi, pas du tout. Nina marque une période de ma vie qui s’achèvera un jour et je ne prendrai plus ce nom.

Le problème quand on a un succès d’estime, c’est qu’on récolte vite quelques ennemis. Curieusement, le succès engendre systématiquement la jalousie. Loui en fut victime et de façon assez violente… Moi aussi. Personnellement, ça ne me touche pas dans la mesure où les gens s’attaquent à Nina et pas à moi, même ceux qui m’ont fréquentée de façon éphémère. Peu m’importe que les gens aient une mauvaise opinion de Nina, au fond, ils ne connaissent pas mon vrai nom et, s’il le faut, ils me côtoient tous les jours et m’adorent…

Cependant, il y a certains comportements que je ne comprends pas. Qu’on soit en désaccord avec ce que je dis, c’est normal et si ça peut engendrer un débat comme sur l’article Politique, j’en suis ravie… Mais qu’est-ce qui pousse les gens à être insultants envers nous ? Qu’on apprécie pas mon blog, mes idées, ma personnalité (du moins, ce qui transparaît sur le blog), soit. Qu’on me crache à la figure de façon aussi violente, là… Je pense qu’il y a d’autres façons pour marquer sa désapprobation que l’insulte. Il est vrai que, personnellement, quand je tombe sur un blog que j’aime pas, je passe mon chemin, je n’ai pas envie de traiter l’auteur dudit blog « d’enfoiré de connard qui doit être trop moche et qui pue du cul ». Si je suis en désaccord avec ce qui est écrit et que j’ai envie de le dire, rien ne m’empêche d’être courtoise. Evidemment, les insultes sont souvent de la provocation, l’anonymat est grisant, je peux aller sur n’importe quel blog et insulter les gens en les traitant de tous les noms, je ne risque rien… Oui parce qu’en général, ces gens-là sont très courageux. Samedi soir, je n’avais plus le net, donc, et Gauthier m’appelle pour connaître le fin mot de l’histoire et me dit : « On a encore été insulté ! » Emma était furieuse paraît-il. Moi, ça m’interpelle. La plupart des insultants lise le blog avec attention pour mieux nous cracher à la gueule : « t’es qu’une grosse conne inintéressante ! » Alors pourquoi tu lis mon blog, andouille ? Y en a certains qui devraient visiter un lieu fantastique qui s’appelle Sainte Anne à Paris, Beaupuy ou Marchand à Toulouse, ça leur ferait le plus grand bien…

Nous restons interdits face à de tels comportements. Loui m’a expliqué que suite à un mail particulièrement violent, il avait failli arrêter son blog. Moi même, j’ai été tentée de le faire après l’épisode « Raphaël écrit des insanités sur moi ». Non pas que ça m’ait touchée, c’était trop gros pour être crédible mais je me suis posée la question : est-ce que ça en vaut la peine ? Le blog est un loisir, pour moi, ça me permet d’écrire, occupation que j’adore, mais si c’est pour ramasser tant de haine, le jeu en vaut-il la chandelle ? Evidemment, il était hors de question d’arrêter pour si peu, ces personnes n’attendent que ça mais c’est vrai que des fois, on se demande ce qu’on a fait pour mériter ça.

La seule insulte que je ne supporte pas, c’est quand on m’attaque sur mon professionnalisme. Je m’en fous qu’on me dise que je suis une vilaine pas belle : je plais au seul mec qui m’intéresse en ce moment donc les autres, ça ne me touche pas. Et puis personne n’a vu mon visage donc je vois pas comment on peut dire que je suis moche. D’ailleurs, je ne le suis pas,
je suis très belle, j’ai un visage de princesse… Non, je plaisante ! Enfin, peu m’importe qu’on me trouve conne sur ce que j’écris, un article est torché en trente minutes maxi, c’est bourré de fautes d’inattention… Mais qu’on en déduise que je suis une mauvaise journaliste, là, ça me fait hurler. Personne ne sait comment je travaille dans une rédaction. Je n’écris pas un article sérieux de la même façon : je fais des recherches documentaires, je relis, je travaille sérieusement. Pour le blog, je ne peux perdre trop de temps dessus, je suis en recherche d’emploi et ça me prend du temps… De la même façon, quelqu’un avait accusé Loui d’être un mauvais infirmier en lisant son blog. Mais comment se permettre un tel jugement ? D’autant qu’à travers ses planches, j’aurais dit précisément l’inverse, on sent qu’il est très proche de ses patients et qu’il fait ce métier, très difficile, avec cœur. Mais bon, ce doit être le jeu, on nous juge sur la parcelle de nous qu’on montre. Mais Loui est tellement plus que son petit personnage, je suis tellement plus que Nina… Ce n’est pas parce que je ne vous fais pas tous les jours un bilan de ma recherche d’emploi que je ne cherche pas. Ce n’est pas parce que je ne fais pas une revue du livre que je viens de terminer que je ne lis pas, ce n’est pas parce que je ne vous parle pas de musée
que je n’y vais jamais… Sans doute est-ce le jeu : dès qu’on s’expose un peu, on est vite détestés, voire haïs. Personnellement, la haine étant l’exact contraire de l’amour, on ne peut haïr que quelqu’un qu’on a aimé… Je n’ai jamais pu détester une personnalité quelle qu’elle soit, je n’aime pas certaines mais les détester… Je garde mes sentiments pour les gens qui les méritent. En effet, ces gens-là ne jouent aucun rôle dans ma vie. Par exemple, je n’aime pas Ophélie Winter car elle représente le vide artistique pour moi… Ce n’est pas pour autant que, si je la croisais dans la rue, je l’agoniserais d’insulte ou que je me sens emplie de haine quand je l’aperçois…

Malgré cette aversité et cette haine que je déclenche parfois, je persiste et signe. Pourquoi ? J’ai réfléchi, samedi soir, dans mon bain, sur la question, j’ai repensé à ma conversation avec lui. Si un jour, j’édite mes romans, j’aurai forcément des détracteurs, personne ne fait l’unanimité. Arrêterai-je d’écrire parce qu’une personne aura mis le feu à mon livre
qu’il aurai jugé « merdique » ? Non. Parce que si j’écris, c’est d’abord pour moi. Puis, comme m’a dit très justement Gauthier, pour un commentaire insultant, nous avons des dizaines de sympathique. Dois-je arrêter mon blog parce qu’un courageux au pseudo « pouetpouetcacaprout » m’a dit que j’étais moche (comment pourrait-il le savoir ?) alors qu’à
côté, il y a des Stef, Yome, Fanfics, Gloups, Lefroid, Zibro, Nico, David… qui sont là tous les jours à lire nos histoires et à nous donner leur avis (pas toujours en accord avec le nôtre) ? Non, certes pas.

Et oui, car à y réfléchir, nous sommes comme de petites stars, avec nos fans et nos détracteurs mais comme a dit si bien Gauthier : « continue à nous insulter, nous, on s’en fout, ça fait grimper nos stats ! ». De mon côté, j’aurais plutôt tendance à dire que plutôt que de nous insulter sur des conneries futiles et superficielles, que le détracteur nous offre une critique argumentée et respectueuse de notre travail, ça nous donnera plus envie de l’écouter.
Rendez-vous sur Hellocoton !