Ciel, mon style est influencé !

Et je ne parle pas de style vestimentaire parce que pour le coup, je n’en ai aucun. Je parle bien évidemment de mon obsession, de ma passion, de ce qui m’occupe dès que j’ai deux secondes de libre : l’écriture. Et force est de constater que mon écriture est pire qu’une éponge et je réalise que, souvent, mon style est influencé.

écriture-trouver son style

Déjà sur ce blog qui est dans un style très parlé, les gens qui me connaissent pourraient le lire avec ma voix, je suppose. Et pourtant j’absorbe des tics de langages dans tous les sens. Je pense que si je relisais les premiers articles de ce blog (et je n’ai pas très envie de le faire, pour être parfaitement honnête), je retrouverais des expressions, tournures de phrases que j’utilisais à l’époque sorties très certainement de séries que je regardais, de livres que je lisais… Aujourd’hui, j’intègre dans mon écriture de blog un style très… youtubesque. J’écris parfois à la Karim Debbache, je m’en rends un peu compte…

Ecrire un brouillon

Mais à la limite, le blog, on s’en fout, c’est un truc tapé à la va-vite le dimanche en regardant des séries légères comme Dynastie, Jane the virgin ou Pretty little liars (que je devrais remater, je voulais écrire plein d’articles dessus, je ne me souviens plus du tout lesquels). Mais mes romans, là, ça se soigne. Il y a un premier jet puis une relecture (un an que je dois relire le roman de Maja et toujours pas, hein…). Cet été, j’ai donc lu La zone du dehors d’Alain Damasio, un livre qui m’a marquée pour de bonnes raisons qui feront l’objet d’un prochain article que pour des mauvaises à savoir que je trouvais ce livre trop verbeux, pompeux et… me voilà soudain à écrire des phrases aux circonvolutions compliquées… Mais, est-ce bien mon style, ça ?

Pangramme

En voilà une bonne question, tiens. En fait, c’est quoi mon style ? De ce que j’en sais (je ne me relis que peu, j’avoue que je n’aime pas, je me trouve plus géniale dans mes souvenirs que face à ce que j’ai pu écrire, voyez), je suis assez fan de l’accumulation et d’une succession un peu saccadée de phrases longues et phrases courtes, j’ai même certaines phrases qui ne font qu’un mot ou deux, il me semble, pour insister. Un truc genre “Elle entra dans la pièce et le découvrit sans le moindre vêtement. Nu”. Une connerie de ce type (je n’ai jamais écrit ça mais je voudrais vous parler de romance et de sexe dans les prochaines semaines, je pose un peu le décor l’air de rien, hin hin hin). Mais en vérité, je me demande : est-ce que j’ai un réel style ou il évolue en fonction de ma “consommation culturelle” (avec un petit c, ne nous emballons pas). Je pose la question mais je connais la réponse, hein…

Boire du thé et lire des livres

Et est-ce si mal en soi ? Est-ce que tout artiste (petit a) qui essaie de créer un truc avec ses dix doigts n’a pas un périple créatif enrichi par ce qu’il découvre en chemin. Métaphore cheloue mais voyez l’idée. Déjà, rien qu’en terme d’inspiration. J’ai écrit le roman de Maja car j’ai lu un article dans Society sur Chaïm Nissim, celui qui tira au lance-roquette sur la centrale de Creys-Malville en 82 (et je découvre à l’instant qu’il est décédé). J’écris Uchronia parce que le roman d’Un monde à l’autre de Jodi Taylor m’a autant inspirée qu’énervée (et que j’ai rêvé du nom de l’héroïne, aussi, je me suis réveillée avec son nom qui tournait en boucle dans ma tête… Ca m’a fait pareil avec Amalfi l’autre jour, ville qui est parfois citée dans le roman que je suis en train de lire). Technopolis est une resucée des décors du Cinquième élément et de Gotham City… la version Joel Schumacher qui était furieusement gothique dans mes souvenirs mais qui  est en vrai dégueulasse, contrairement à la version Burton qui satisfait absolument mon appétit de gigantisme sombre. Bref, oui, je suis influencée, évidemment, je suis influencée, je vis dans un bain de culture (petit c) où je lis, je regarde, j’écoute. Tout est inspiration.

Gotham City

Mais parfois, il se passe un autre phénomène troublant : on lit le livre qu’on est en train d’écrire ou qu’on a en tête… sans pour autant en être l’auteur.

 

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Une question de style : le cas Alain Damasio

La semaine dernière, je vous parlais de la Zone du dehors d’Alain Damasio et ce livre m’a beaucoup interrogé donc j’aimerais revenir dessus, notamment sur la question du style. Parce que la même semaine, je vous ai parlé d’un livre à l’histoire osef mais avec une belle plume puis je vous ai annoncé que je vous parlerai d’un livre qui était l’exact contraire. Et bah, c’est précisément la Zone du dehors. J’avais tout prévu depuis le début, mouahahah !

Saturne

Alors que je lisais ce roman, j’ai eu beaucoup de froncements de sourcils. L’histoire  est vraiment prenante, les personnages pas vraiment agaçants même si on sent bien la plume masculine (seul personnage féminin de l’histoire = love interest du héros)… mais le style, ça ne me va pas du tout. C’est… verbeux. J’ai pas de mot plus adapté. Il y avait des moments où le livre me tombait littéralement des mains, d’autres où je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il se passait et les scènes de sexe étaient… too much, vraiment.

Eva Green, Penny Dreadful

Alors vous allez me dire que la perception d’un style est somme toute subjectif et je ne doute pas que quelqu’un me dira que lui, il a vraiment aimé et n’est pas d’accord avec moi. Et vous aurez raison dans l’absolu, c’est juste moi, j’ai pas accroché. Et du coup, ça a rendu la lecture de ce roman vraiment étrange, je flottais entre passion pour l’histoire qui réunit tous les thèmes que j’aime et… une certaine lassitude face à certaines grandes envolées lyriques dont je ne percevais pas toujours le sens. En fait, je crois que c’est aussi pour ça que ce roman m’a bien frustrée : c’est pile ce que j’aime, ça m’a donné matière à réflexion, ça m’a donné envie de poser mon livre pour aller écrire un peu, ce qui est toujours un bon élément, dans l’absolu. Je lisais avec avidité d’un côté mais un soupçon de déplaisir de l’autre qui fait que.. oui, j’ai un goût amer.

Mordre dans un citron

Parce que ça faisait un peu l’inverse de Toutes les vagues de l’océan de Victor Del Arbol : d’un côté, j’étais prise dans l’histoire mais par moment, la plume me saoulait et je quittais la lecture. En fait, c’est un peu comme un ami qui est hyper intéressant mais a une façon extrêmement pompeuse de parler : même si le fond est fascinant, il finit par nous ennuyer ou vous agacer et vous allez le voir à reculons.

Alain Damasio

Je me rends compte que contrairement à ce que je pensais, le style est un élément de réussite d’un livre et il peut me faire sortir de l’histoire alors même que celle-ci est pile dans les thèmes que j’adore. Mais je n’en ai pas fini avec ce livre, j’ai encore deux ou trois trucs à dire dessus.

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Une question de style : le cas Victor del Arbol

Le style d’écriture peut-il sauver une histoire moyenne, voire mauvaise, ou un mauvais style peut-il ruiner un très bon synopsis. Alors ici, je vais être totalement subjective mais j’ai lu récemment deux livres qui m’ont plongée dans la plus grande perplexité. Commençons aujourd’hui par Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol.

Toutes les vagues de l'océan, polar de Victor Del Arbol

Le synopsis : je… Je sais pas trop. Pour résumer, je dirais que c’est l’histoire un Espagnol moyen, Alfonso, avocat raté à la solde de son beau-père, sorte de mafieux local, qui apprend le décès par suicide de sa soeur Laura et va se retrouver au coeur d’une enquête mêlant proxénétisme et secret de famille. Et franchement, c’est rare que je lise un thriller où, quand les plot twists s’enchaînent, je suis en mode “Ah… ok.”

Barcelone vue de Tibidabo

Pourquoi cette indifférence ? Parce que le scénario est hyper mal branlé. En clair, ça m’étonnerait pas que ça finisse en série HBO cette histoire : autour de l’axe principal (que je ne suis même pas sûre d’avoir identifiée. Est-ce l’histoire d’Alfonso qui guide l’histoire ou celle de son père Elias dans la Russie des années 30 ?), on a toute une foule de récits secondaires à base de cul et de violence et, surtout, des personnages qui réagissent n’importe comment. Les pièces du puzzle s’emboîtent mal, impossible de comprendre le motif global. Je vous jure, à un moment, y a une révélation, genre “hinhin, c’était moi depuis le début”, j’avais même pas compris qu’il y avait un enjeu là-dessus, je lisais vraiment en mode “ah… ok”.

Le bad guy dans Jojo's bizarre adventure

Du coup, vous allez penser que j’ai détesté lire ce roman… Et bien pas vraiment en fait. C’est curieux mais oui, c’est une expérience de lecture qui est restée agréable de par le style de l’auteur. Il s’est vraiment passé quelque chose d’étrange avec ce livre : je n’ai jamais réussi à retenir ni le nom de l’auteur ni le titre du livre alors qu’il a dû m’occuper pendant trois semaines, un mois, il me semble (tout comme Un monde après l’autre de Jodi Taylor dont j’égratigne systématiquement le titre mais parce qu’il y avait trop d’écart entre mes attentes et la réalité, je pense). L’histoire ne m’a pas vraiment intéressée car j’ai trouvé le traitement de l’histoire… trop HBO avec une violence inouie pas toujours nécessaire et des passages sexuels pas du tout nécessaires (avec une petite lichette de pédophilie et d’inceste carrément hors sujet). J’ai réellement senti une volonté de choquer le lecteur et pourquoi pas, après tout. Sauf que là, je percevais juste une to do de trucs dégueulasses à cocher et… bof, en fait. Et pourtant, je n’ai pas eu un rejet total de ce livre parce que… c’était super bien écrit.

Style d'écriture

Oui, ok, paie ta révélation en carton vu que j’avais évoqué le sujet en titre mais vraiment, en lisant, je me disais plus “elle est jolie cette tournure de phrase”, “mmm, belle métaphore” que “elle est fuckée ton histoire”, “mais pourquoi y a cette histoire à la con avec le fils d’Alfonso ? Et c’est quoi cette histoire de fesses qui sert à rien, là… Ah si, ça déclenche un truc… mais on s’en fout, en fait”. Je prétends souvent que je ne suis pas particulièrement attentive au style, qu’une histoire bien ficelée m’intéresse plus qu’une jolie plume… et force est de constater que ce n’est pas si tranché. Un peu comme un film finalement où quelques jolis plans sauveront le tout de la médiocrité. Genre Man of steel avec deux ou trois plans inspirés (mais après, c’est un peu le souci que j’ai avec Zack Snyder qui fait une sorte de clip géant au cinéma. Tu veux faire du clip ? Bah fais du clip parce qu’en attendant, je comprends rien à la moitié de tes plans de bataille où ça bouge trooooooop)(et non, on ne dira pas ça de George Miller parce que j’ai adoré Mad Max Fury road. Oui, je suis SUBJECTIVE). Disons que ça rend la lecture moins pénible, moins agaçante, ça aide à aller au bout, même si, à l’arrivée, on n’avait pas bien compris où on était censés arriver.

Puzzle sans motif

Du coup, que se passe-t-il quand j’aime le fond d’un livre et pas du tout la forme ? On voit ça la semaine prochaine !

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Liquidée et lessivée

Par Marine

C’est très con à dire, surtout quand on a 25 ans et qu’on s’assume depuis 5 ans, mais ma maman me manque. Ma banlieue me manque. La vie parisienne me pèse. Tu vois lecteur, je me suis rendue compte l’autre jour que moi aussi j’étais tellement dans un trip sur l’apparence et l’auto représentation que ça me pesait. Je veux dire, je le suis tout le temps, mais en général, j’échappe plus ou moins à la surenchère parisienne (de paris ou d’ailleurs en fait).

J’ai fait les soldes, la semaine dernière. Moi qui ne vais qu’à H&M en général, je m’étais décidée à me fendre de quelques jolis vêtements, dans des boutiques sympas. Seulement voilà. D’une boutique à l’autre, tout, je dis bien tout, était d’un goût parfait. Tout était beige. Blanc. Marron. Gris. Fluide. Vaporeux. Pas un grain de folie. Pour un pull fin à 70 euros (soldé 50%), on trouvait l’équivalent à 20 euros ailleurs. Quel intérêt ? Aigrie, j’te dis. J’étais contente de voir American Apparel. A New York, c’est  des vêtements simples et rigolos, car colorés. Ici, c’est snob. Même TopShop, c’est vendu chez Colette. Chez Colette!!!! c’est absurde autant que crétin. En fait, la mode à Paris, par rapport à celle de New York ou de Londres, c’est incroyablement plus sectaire. On est à la mode suivant la marque. Je me suis acheté un haut très joli. Ah oui, quelle marque? Maje ou Comptoir des Cotonniers? Su-per.

A New York, la mode passe aussi par de jolies marques, certes, mais ce qu’on regarde en premier, c’est le style. On ne s’habille pas en fonction de Elle, mais en fonction d’un style. Les Soldes m’ont déprimée. Alors j’étais furieuse. Je suis rentrée dans ma banlieue. Ma mère m’a offert une veste très jolie (couleur orage), qui me va super bien. Argument maternel « Ca fait très Audrey Hepburn » (je suis une fille normalement constituée, on me vend du Hepburn, je suis extatique). J’étais toute contente. Et puis comme ça, samedi matin, je glandais dans mon lit, j’étais crevée, je
regardais les blogs des fashionistas, type carolinedaily, nizzagirl et autres deedee paris, bref, me disant que c’était marrant de voir des conseils pour des vêtements, pour voir avec quoi s’accorderait ma veste. Et en fait ça m’a limite filé la nausée, c’est tellement malsain tout ça, toute cette perfection stylistique… ça m’a mise mal à l’aise. Et c’est vrai que quand t’es en banlieue middle class, par exemple, t’es hors de ça, t’es à la rue, et t’as facilement l’air d’un paysan, parce que tes courses, tu les fais à Vélizy 2 ou Rosny 2 ou Je-sais-pas-quoi 2 et que c’est glauque et qu’il y a pas de jolie boutique, mais tu trouves ton compte, des fois. Et qu’est-ce que c’est reposant d’être dans une sinistre commune de banlieue des fois. Tu es au calme et chez toi.
Et les moments où je me promenais dans le parc la nuit avec Elo (et Perrine quand elle état pas à l’autre bout du monde), c’était bon. Ceux où on refaisait nos vies si elles avaient été mieux, si on avait eu un appart à Paris, ce dont on avait toujours rêvé, si on partait en vacances n’importe où, si on avait été pétées de thunes, si on n’avait pas eu à se soucier pour nos mères seules, si on avait eu ceci et pas cela… bref. Tout ça, ça me manque. Même l’insatisfaction dans laquelle j’étais. Parce qu’elle était pas lisse. Paris, c’est lisse. C’est déprimant tellement c’est lisse.
Et la façon dont ma mère est pétillante juste parce qu’elle est contente de me voir, ou parce qu’elle est heureuse de m’avoir offert un vêtement, ou un bracelet en plastoc, sans se préoccuper de sa marque ou de son cadrage avec des critères imposés de l’extérieur, bah c’est super. Son appart’ tout propret dans une zone industrielle, avec une moquette blanche dont elle dit depuis qu’elle a emménagé (y a 17 ans) qu’elle va la changer pour du parquet, ça me remplit de joie. Et aller au grand multiplexe d’à côté, bien impersonnel et bien usinique à souhait, y aller avec elle pour voir Persépolis, c’était bien.

Voilà. Moi j’aime bien appeler avec la voix geignarde, et l’entendre prendre une voix un ton plus bas, rassurante et posée, et me dire « qu’est-ce qui va pas mon poussin ».

Et moi, j’aime bien habiter dans mon arrondissement, parce que depuis certaines hauteurs, on peut voir la banlieue. Oui, on voit aussi Notre-Dame, la Tour Saint Jacques et la BNF. Mais au nord, la banlieue, ça me rappelle qu’on n’est pas dans un micromonde de snobisme. C’est joli, en fait, la banlieue.

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Perso

C’est dimanche et le dimanche, on parle culture. Evidemment je ne parle pas de grande culture. Ce n’est pas que j’en ai pas (bande de mauvaises langues !) mais le dimanche, c’est détente, c’est léger. Et puis même si ma culture du dimanche flirte avec les profondeurs abyssales, c’est toujours mieux que de regarder Michel Drucker (non mais !).
Aujourd’hui, j’évoque un sujet qui me tient à cœur et qui a marqué mes jeunes années d’étudiante : le magazine Perso. Je ne sais pas si tu l’as connu, lecteur, il n’existe malheureusement plus et c’est bien dommage.
 
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Au tout début, il s’appelait « Personnalités », je crois, quelque chose dans ce goût-là. Je me souviens la première fois que j’ai eu ce titre entre les mains :
j’avais rendez-vous chez le coiffeur et pour passer le temps, il me fallait un peu de littérature. Oui, moi, quand je vais chez le coiffeur, je fais toujours des trucs qui prennent trois heures (permanente, couleur ou mèches). Dès le départ, une grande histoire d’amour naît entre nous. Je me souviens que c’est en lisant Perso que j’ai découvert pour la première fois des noms comme Amélie Nothomb, Tina Arena ou leur préférée, Asia d’Argento.
 
Premier changement notable : Personnalité (ou Personnality, j’arrive pas à m’en souvenir) devient Perso, c’est plus facile à retenir. Une fois à la fac, tous les mois, je rôde dans les rayons des magazines féminins, je me l’achète et, le soir, je le lis dans mon bain. Seigneur que c’est bon !
 
Il y a plusieurs choses dans Perso, des rubriques modes (que je ne lisais que peu), des pages sur des personnalités, des rubriques psychologie, sexe, voyages (je crois), culture… Bref, un magazine féminin comme un autre mais avec un ton fantastique. C’est rédigé de telle façon qu’on a plus l’impression de lire une lettre envoyée par une bonne copine qu’un papier rédigée par une journaliste quinquagénaire frustrée de la liberté sexuelle de la génération suivante. Les premières pages étaient occupées par des petites brèves très marrantes pour présenter les trucs tendance, du genre : « faut-il acheter ce nounours Agnès B ? Oui parce que c’est pour la bonne cause et en plus, je le trouve tout mignon ». La particularité de Perso, c’est que ce genre d’article était rédigé à la première personne du singulier mais ce « je » n’excluait pas le lecteur, au contraire. Ce « je » écrit  par une journaliste pouvait me coller, je pouvais devenir son « je ». Perso, c’était vraiment devenu ma meilleure copine.
 
Il y avait une rubrique que j’adorais plus que tout et qui a franchement inspiré le ton de ce blog, c’était « les aventures d’une fille toute simple ». J’aurais adoré
connaître la fille qui écrivait cette rubrique, elle avait un style, un humour ! Sa première histoire, c’était sa tentative de drague sur Pedro, le trop beau gosse. A un moment, elle fait une soirée, elle boit plus qu’elle n’aurait dû. Mais alors vraiment trop, le genre de cuite qui fait qu’on a un gros blanc. Le lendemain matin, elle se réveille et elle comprend qu’elle a brouetté comme une folle toute la nuit. Là, Pedro entre dans la chambre avec un plateau de petit-déjeuner : bingo ! se dit-elle. Du coup, elle sourit timidement au jeune homme et lui
fait : « qui l’aurait cru ? » 
« Oui, en effet ! ». Et là, ça bouge dans son lit. Mais que se passe-t-il ? La bosse inanimée à ses côtés se révèle être Etienne, le cousin de Pedro… Donc, voilà, non seulement elle n’a pas eu l’homme qu’elle voulait mais, en plus, elle a couché avec son cousin… bravo, bravo ! Bon, rassurons-nous, elle finira par l’avoir, son Pedro, elle finira même par le larguer, je ne sais plus du tout pourquoi mais il l’avait bien cherché. Autour d’elle, elle avait des amies : celle qui sortait avec un homme marié (« tu dois le
plaquer », expliqua la fille toute simple), la fille super intelligente agrégée de latin qui se faisait passer pour une conne car « les hommes n’aiment pas les femmes plus intelligentes qu’eux » et mes préférées, Déprima et Lexomil, deux « joyeuses comiques » comme leur nom l’indique. Cette fille toute simple, c’était moi, c’était toi, lectrice. C’est la meilleure amie rigolote idéale. Des fois, ses aventures me manquent. Honnêtement, ce blog n’est finalement que la continuité de ses histoires, j’espère arriver à vous plaire autant qu’elle me plaisait, à l’époque.
 
Perso est devenu culte à la fac, je le prêtais à mes amis. Oui, il n’y a pas de faute d’orthographe, je dis bien « amis » sans e car Gauthier aimait bien le lire. Je me
souviens d’une fois où je l’ai appelé car il y avait un article « hype/pas hype » et, dedans, ils expliquaient que rouler en fiat Uno avec un A au derrière, c’était pas hype… Non mais y aurait eu écrit : « Rouler en fiat uno bordeaux avec un A au cul, c’est pas hype, Gauthier ! », ça aurait été pareil.
 
Perso a fait naître de nombreuses anecdotes dont une qui colle à la peau de la pauvre Anne. 5 ans après, on en parle encore. Donc un midi, à la fac, je lis Perso et leur dossier spécial Pénis, tout le monde rit, tout le monde glousse, surtout qu’il y a des photos de zizi et pas en ombres chinoises ! A un moment, Anne arrive à table (nous étions assez nombreux) pour prendre un café avec nous et Gauthier, qui ne la connaissait pas à l’époque, lui pose le Perso sous les genoux et lui demande de lire la première page du dossier pénis où étaient listés je ne
sais combien de synonyme du sacro-saint Phallus. Et là, Anne, dans toute sa spontanéité, s’écrit : « Ah non, pas ça dans ma bouche ! ». Evidemment, comme on ne voit toujours que le mal, on a rigolé comme des bossus, la pauvre Anne ne savait plus où se mettre. Du coup, pendant six mois, quand je parlais d’Anne et que Gauthier buggait : « C’est qui, Anne ? », je lui répondais : « Mais, si, tu la connais, c’est « pas ça dans ma bouche » ! ».
 
Ce dossier sur lé pénis a marqué le début de la fin. Forcément, on parle zizi, on en montre, ça choque. Pourtant, le dossier était extrêmement bien fait, les photos pas vulgaires du tout. A un moment, ils demandaient à des lectrices la première et la dernière fois qu’elles avaient vu un pénis, c’était marrant. Personnellement, je ne me souviens pas la première fois que j’ai vu un pénis, dans la mesure où j’ai grandi avec mon cousin, je devais avoir 2 ans et je pense que je m’en suis foutue royalement. Mais la plupart des demoiselles s’en souvenaient et étaient choquées par la chose. Ah ? Mais les réponses les plus amusantes étaient celles liées à la dernière fois, on sentait les nanas frustrées : « je m’en souviens même plus ! » « celle de Raymond Barre aux Guignols, rien en vrai, malheureusement… ». Puis les autres : « celle de mon copain ce matin ! ». Les garces ! Bref, un dossier fort bien construit avec témoignages, interview d’un sexologue… Et forcément, ça a fait scandale. Le mois suivant, l’édito était justement sur les réaction négatives qu’avaient engendré ce dossier. En substance, la rédactrice en chef s’étonnait qu’on puisse se scandaliser d’un tel dossier aujourd’hui. Ouais, je suis d’accord. Peu de temps après, la lignée rédactionnelle a complètement changé et c’est devenu chiant. Mode, mode, mode, mode… Je me souviens d’un numéro très « hype » où ils s’étaient amusée à prendre un mannequin noir habillée en noir sur fond noir… Donc on n’y voyait rien, forcément ! Oui, c’est concept, c’est tendance…mais c’est surtout très con.
 
J’ai continué à acheter quelques numéros jusqu’au jour où, stupeur, ma meilleure amie rigolote idéale a disparu : il n’y avait plus d’aventures de la fille toute simple ! Du coup, j’ai gardé mes pièces pour moi, hors de question de soutenir un journal qui commet de telles erreurs ! Ils ont tué ma meilleure amie, bouh ! Ce Perso là n’était plus le mien, c’était devenu un bête journal féminin, sans intérêt. Il ne me faisait même plus rire. Pourtant, Perso, c’est le seul journal à avoir osé écrire : « faire l’amour dans un arbre, pourquoi pas mais c’est pas facile de trouver une branche plate de deux mètres sur deux ».
 
J’ai jamais retrouvé d’équivalent, je lis Cosmo, depuis, mais ce n’est pas pareil, je ne rigole pas autant… Perso me manque.
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Je fus une actrice

(J’en avais parlé l’autre jour, avant de créer ce blog et après avoir effacé mon premier opus, j’écrivais des mails type blog à Anne, Lucie, Clara et Gauthier (et parfois Mister Big). Pour fêter mes 6 mois à Paris, je vous en copie un, vous verrez que c’est pas tout à fait le même style que le blog !  Mail rédigé le 18 avril)
 
« Aïe ! J’ai des courbatures partout, j’ai maaaaal, au secours ! Et voilà ce que c’est d’être une grande sportive car mon samedi a été très sportif, justement, comme vous allez le découvrir. Mais avant tout, revenons à vendredi ! Donc, j’ai quitté le boulot assez tôt et j’ai fait un tour au « tout à 10 francs » à côté du boulot (oui, ils ont pas encore changé de nom) car je voulais acheter des torchons (que j’ai pas trouvé) et des balles de tennis pour Kenya. Au passage, j’ai acheté un nécessaire à couture et des bougies chauffe-plats. Bon, y avait une connasse qui monopolisait la caissière et m’empêchait de passer et un poivrot qui essayait d’engager la discussion avec moi mais, heureusement, Clara m’a appelée… Il y a des jours où j’adore mon portable !
C'est super!!
 
Bref, je retourne à la maison car j’ai des invitées pour l’apéro : ma sœur et sa coloc ainsi qu’une co-stagiaire de Clara. Comme mon boulot  m’avait gracieusement offert une bouteille de champagne, champ’ pour tout le monde ! Alors, là, figurez-vous que j’ai découvert ma sœur pompette et c’est assez drôle, en fait, elle est beaucoup mieux comme ça ! Enfin, le champagne était très bon, on a bien rigolé. Après, avec Clara et Nelly (la co-stagiaire, donc), on décide de partir se promener sur Paris, on va donc à la gare et bam ! On tombe sur qui ? Pedro [un camarade de promo qui vivait à 500 mètres de chez toi et qui avait trop pris au pied de la lettre : « ma maison est ta maison ». En gros, il squattait chez moi]! Donc, une fois de plus, je me montre limite aimable, il était complètement défoncé, de toute façon, et il monte avec nous dans le train, Clara était au tel et je me concentrais activement sur l’admiration de ce paysage que je connais par cœur…Bon, là, il commence à nous raconter qu’il part se mettre au vert car il va pas bien du tout, il
supporte plus de vivre chez son oncle et sa tante, blablabla. Et là, il nous sort : « ouais, depuis que j’y vis, j’avais l’impression qu’il y avait une présence, dans ma chambre, et là, cette nuit, je me suis réveillé et j’ai vu un gars au pied de mon lit, j’ai trop flippé, et tout ! » Et là, il m’annonce qu’il a failli m’appeler à 2h du mat’ pour venir dormir chez moi… Mais bien sûr !! C’est bien connu : « auberge Nina, repas et gîte à toute heure, je dors jamais, moi… ». Bon, Clara lui a fait remarquer que fumer des joints, ça arrange pas les choses mais l’autre, il continue dans son délire : « Ouais mais j’ai appris aujourd’hui qu’avant, il y a avait un mutilé de la 1ère guerre mondiale qui vivait là et lui et sa femme sont morts dans la maison ! » Donc j’ai répondu que, moi aussi, quand j’étais très fatiguée, il m’arrivait de me réveiller et de voir des gens dans ma maison qui n’existent pas (une fois, aussi, j’ai vu un carton de chaîne hi fi… Les fantômes ne
sont plus ce qu’ils étaient !!)et que, dans mon immeuble qui date de 1970, y a sans doute des gens qui sont morts aussi. Bon, j’ai été limite aimable, j’avoue, Nelly a pas compris qu’on soit aussi dures envers lui mais, Pedro, je commence à percevoir le personnage, je pense qu’il nous fait du chantage affectif et il est hors de question qu’il vienne dormir chez moi  parce qu’il va pas vouloir aller dormir dans le clic-clac, naaaaan !
 
En fait, après réflexion, je me suis souvenue de quelqu’un qui était EXACTEMENT comme lui : Johanne ! J’explique pour Clara qui ne la connaît pas (oui, à partir d’aujourd’hui, Clara reçoit aussi mon mail, c’est pour ça que je dis plus de mal d’elle, hihihi !! ;)). Donc, Johanne, c’était le genre de fille qui supportait pas d’être célibataire et qui sortait avec n’importe qui (j’ai failli mettre n’importe quoi…) du moment que le mec semblait s’intéresser à elle.  A une époque, elle s’était installée avec un mec qui s’appelait Pedro (c’est fou les coïncidences, quand même !). Un jour, ce monsieur a dû partir pour un stage, il était en musicologie, et là, c’est devenu du grand n’importe quoi ! A ce moment-là, elle découvrait Internet et je sentais bien que ça allait partir en vrille. Déjà, pour te situer un peu le
niveau de la nana, elle arrive un jour à la cafétéria du Mirail et annonce, toute fière : « ouais, hier soir, je scannais des bouquins et je me suis scannée les seins ! » Ouah, trop drôle ! Puis elle finit par m’annoncer qu’elle était partie dormir chez un autre mec, la veille, car elle supportait pas de dormir seule car elle voyait des monstres, la nuit… Tiens donc ! Après, quand son mec est rentré, je lui ai dit de faire attention car elle commençait à partir en vrille, elle n’allait plus en cours ni rien et là, il m’a dit : « De toute façon, si elle rencontre un mec avec qui elle dialogue sur le net, je la quitte ! ». Avec Guillaume, on s’est regardé mais on n’a rien dit. N’empêche qu’ils ont rompu juste après, elle est partie deux fois plus en vrille et on a fini par s’engueuler, elle voulait me péter la gueule, entre autres, Gauthier
 Anne et Lucie s’en souviennent ! Donc, a priori, si Pedro me gonfle trop, ça va finir pareil : suis comme une cocotte minute,  moi, si on me relâche pas la pression, je finis par exploser et c’est violent.
 
Bref, sur ce, on va se promener dans le quartier latin, avec Clara et Nelly, on a mangé dans un grec un peu bizarre mais c’était sympa puis on rentre, on mate Sex and the city et dodo !
Le lendemain matin, Clara se lève à 6h30, je crois, pour aller prendre son train, elle part vers 7h (je crois, j’avoue que  j’étais pas super réveillée) et, juste après, Kenya commence à chouiner donc je me lève pour la gronder et je vois qu’elle est en train de me faire un petit caca dans la cuisine donc je nettoie (hummm, doux réveil) et je me dis : « tiens, charge ton portable ! » et là, que vois-je ?? Un texto de Christophe [un mec que je voulais brouetter à l’époque] reçu la veille qui me dit : « J’ai plus de cheveux, c grave ? » Oui, parce que lui, il aime bien se raser la tête, chacun ses lubies. Bon, je réponds pas de suite car je suis polie, à 7h, ça le fait pas et puis, il peut mariner un peu, non ? Bon, je me relève plusieurs fois pour nettoyer les bêtises de Kenya puis, à 11h, lever définitif, je réponds donc à Christophe : « j’aime mieux les mecs à cheveux mais faut voir… tu es bizarre, com’ gars quand même ! » Non mais c vrai, il me dit qu’il veut pas que je lui mette la pression mais il arrête pas de se rappeler à mon bon souvenir, faudrait qu’il sache ce qu’il veut, nan ? Bon, je me douche, je me prépare et je trouve sur le bar de ma cuisine un petit mot de Clara avec un sachet plein de bonbons et de chocolats, pour m’aider à être belle et svelte !! 😉 N’empêche que j’ai été toute zémuse !
Allez, c parti pour le tournage, rendez-vous à 13 heures sur les Champs Elysées, juste devant l’Arc de triomphe, rien que ça ! Je sors et je repère une dizaine de gars qui papotent donc je fais : « vous êtes là pour France five ? » Bingo ! Bon, j’allume une clope et je commence à discuter un peu avec deux gars que je connaissais pas puis, soudain, arrive Christophe, toujours aussi ponctuel (environ 20 mn de retard) qui me fait la bise, m’adresse deux mots et part rejoindre ses potes… Ok, je le sens bien celui-là !! Bon, peu à peu, les acteurs de F5 (ça va plus vite que France Five) arrivent et c’est fou comme ils sont mieux en vrai. Pour la suite de ce paragraphe, ce serait bien que vous alliez jeter un œil sur leur site (www.francefive.com) pour comprendre de qui je parle !
 
Donc arrivent les deux acteurs qui jouent Red fromage et Black Beaujolais… Ben, le mec qui joue Red, il est trop charmant en vrai, avec des yeux bleus à tomber !! Il est immense ce type, ça se voit pas à la télé… Après, y a le réalisateur, Alex Pilot, qui arrive et fait la bise à tout le monde en demandant les pseudos et quand je me présente, il me dit : « Hé, mais t’as pas mis tes baskets ! » parce que j’avais dit sur le forum que j’avais de supers baskets pour courir et faire la figurante donc ça fait plaisir, ça montre qu’il se souvient des gens !! En même temps, sur le site, on n’est que 2 filles hors staff et l’autre est suisse, alors… Ensuite, y a la fille qui joue Pink à la mode qui arrive,
c’est fou comme dans le film, elle est pas top alors qu’en vrai, elle est très jolie. Mais le plus beau, le plus séduisant, le plus « je lui mordrais bien les fesses », c’est Blue accordéon, en fait… Alors lui, franchement, je le trouvais pas top du tout dans les films, surtout que le mec qui joue Yellow baguette est top canon (mais, là, il était pas là, il était au Japon), mais en vrai… Raaaaaaah ! En +, là, il avait des lunettes et il était mal rasé, je l’aurais bien ramené à la maison ! Enfin,  bref, on fait la queue comme en Pologne (oui, comme je parle plus de Julien [le directeur du webzine], j’ai un peu délaissé ce pays froid et gris donc je profite de l’occasion pour me rattraper)pour se faire inscrire comme ça, on aura notre nom au générique, tatan ! Donc, première scène : une vingtaine de figurants dont moi et mes deux nouveaux amis dont je connais absolument pas le nom on y va, il fallait faire semblant de téléphoner et, soudain, d’avoir une coupure de téléphone car, c’est comme ça que le drame arrive : quand les Lexos (ce sont les méchants) attaquent, les portables coupent. Donc, y a un acteur au premier plan et nous, on fait : « allo ? Allo ? ». La scène, on l’a refaite dix fois, le directeur des acteurs, qui s’appelle Dico, nous disait : « Heu, si vous pouviez avoir l’air plus stressés, quand même ! Circulez, y a une grande allée derrière l’acteur, mettez vous derrière lui, au fur et à mesure ! ». Alors comme on faisait ça juste devant la sortie de métro à l’Etoile, nombre de touristes se sont retrouvés infiltrés parmi nous, on avait l’air trop fins :  20 pékoïs qui font «allo ? Allo ? » en même temps, terrible !!
 
Ensuite, on va dans une rue parallèle pour faire une autre scène, consigne : on court comme des débiles derrière le faux journaliste mais faut pas sourire ! Bon, alors, c’est super drôle parce que c’était vraiment la panique : vu que tout le monde courait dans tous les sens, on s’est un peu tous rentrés dedans, certains tombaient et tout, du grand n’importe quoi mais c’est quand même quelque chose de tourner une scène de panique juste à côté de l’arc de triomphe !! Bon, on change plusieurs fois d’endroit pour faire plusieurs journalistes, en fait, à un moment, on se calme car les flics passaient et qu’apparemment, on n’avait pas d’autorisations.
 
A un moment, y a Dico qui vient me voir et me fait : « bon, il faudrait que tu joues la maman des petites filles ! » Oui car il y avait 4 gamines sur le tournage, de 5 à 10 ans, à peu près, blondes aux yeux bleus (sauf une, on dira que c’est l’illégitime !). Bonjour le coup de vieux et puis me demander, à moi, de jouer avec des gosses !! :’( Bon, au moins, vous regarderez dans la vidéo dont je vous ai parlé dans le mail d’hier, on me voit bien avec mes petites que je sauve et que je tiens même par la main, Seigneur Dieu !! N’empêche que j’en ai tué aucune ! Elles étaient mignonnes, en même temps, même si y en a une qui m’a démis le coude en tombant et une autre qui m’a tué le dos en me sautant dessus ! Vive les gosses !! Le seul avantage, c’est qu’elles connaissaient le très beau Blue (Daniel, de son prénom,
il a pas du tout une tête à s’appeler comme ça) donc j’ai maté comme une folle !! 😉 J’espère qu’ils me rappelleront pour jouer la maman, loooool !
 
Sinon, pendant les scènes de course, je suis rentrée deux fois dans le même gars, celui avec qui je parlais dès le départ et dont j’ignore toujours le prénom alors son pote, que j’avais déjà croisé sur le forum, fait : « Vous avez qu’à courir  côte à côte, vous ne vous rentrerez plus dedans ! » (oui parce qu’on faisait pas semblant, quand même…) et, là, le mec, il me fait : « Oui, on a qu’à courir main dans la main, style, on est un couple, on se promène et tout… » Et bien, y en a au moins un qui aura voulu me tenir la main !! Bon, il était pas trop mal mais un poil trop féminin, pour moi. Si vous voulez voir sa tête, vous téléchargez la vidéo que je vous ai conseillée hier (oui, je suis chiante avec ma vidéo, oui, je suis égocentrique, oui, je vous emmerde !), c’est celui qu’on voit juste après moi au tout début.
Et Christophe, là-dedans ? Bon, si vous regardez la vidéo que je vous ai conseillée (reprendre parenthèse du paragraphe  précédent), à un moment, on le voit qui se balance dans une benne à ordure… Hum ! Hum ! Bon, il me paraît clair que je terrorise ce garçon ou quelque chose, je me rends compte aujourd’hui que j’ai été glaciale comme un vent polonais (lol) avec lui samedi alors qu’il est venu me parler deux, trois fois de platitudes pas possibles et quand je lui dis : « tiens, j’ai soif, je boirais bien un verre, tu viens ? », il me répond qu’il part avec ses potes en s’excusant platement… Mouais…  Hier, il est venu me parler sur MSN, une catastrophe, il m’a dit en gros : « salut », a répondu à mes questions puis m’a dit : « je joue a resident evil 4, c’est bien. J’y retourne, ciao ! »… J’ai mal à la tête rien que d’y penser !! En +, je lui ai dis que j’avais mal au dos, vous pensez qu’il serait venu me masser ? Naaaaaaaaaaan ! Pourtant, j’ai très mal… Au pire, je demanderai au gars qui voulait me prendre la main pour courir, il m’a dit sur le forum : « quel meilleur moyen de faire connaissance ? » ben, me faire un massage, ce serait cool, tu vois !
 
Enfin, pour Christophe, je fais plus rien, il a qu’à me rappeler, s’il veut, sinon ciao ! Il me saoule, à la fin, à pas savoir ce qu’il veut. De toute façon, je reprends mon opération « belle et svelte » et je vais trouver une activité pour sortir et faire des rencontres car, comme dit Anne, « moi, je me suis inscrite à la salsa pour faire des rencontres ». Ben, moi, je sais pas encore mais je vais trouver ! Non parce que j’en ai marre d’attendre des mecs qui se décident pas à plaquer leur greluche polonaise (Ouais, j’ai réussi à le placer !!)ou à faire le premier pas alors que j’en ai déjà fait 15 !
 
Bon, dimanche, journée tranquille, j’ai passé ma journée à ramasser les cochonneries de Kenya. A ce propos, ma mère est horrible, elle me fait culpabiliser. Voilà, je l’appelle hier et lui dit que je me fais du souci pour Kenya car elle a la diarrhée, elle me fait des pets foireux et des petits besoins partout et la voilà qui me dit : « Ah, mais je le savais, elle est pas bien chez toi, si tu veux la ramener… » et là, j’ai eu comme une vision de ce que sera mon avenir si j’ai des enfants, je sens que ma mère va me faire culpabiliser et tout, et tout ! Non parce que je m’en voulais presque, à la fin de la conversation, alors que je m’en occupe, de ma choute !! J’ai même trouvé un nouveau jouet, j’ai attaché une bague en fer qui traînait à la porte de la salle de bain et c’est parti ! Sinon, toujours dans le chapitre Kenya, j’ai rencontré une voisine sympa, hier, Marine, c’est celle qui vit au rez-de-chaussée et qui a un chat, aussi, c’est une femelle, elles s’entendent pas du tout avec Kenya mais elles vont s’habituer… Alors, Marine me fait : « Ah, c’est toi la maîtresse du chat qui pleure ? »… Ben, voilà, une autre dose de culpabilité, SVP !!
 
Sinon, rien, c’est pépère au boulot, aujourd’hui. Demain, conférence de presse avec tous les joueurs du stade français, Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!! Faut même que j’interviewe un joueur, celui que je veux, lalalala ! Allez-y, haïssez-moi, j’aime ça !!
 
Bon, bé sinon, rien, le soleil se lève sur Paris, c cool !
Bon, je stoppe là !
 
Bisous à tous les 4
Nina qu’a mal partout »
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