Plus t’as du sexe dans le pilote d’une série, plus elle sera mauvaise

Arthur, mon collègue citant un de ses potes, un jour de 2011. Ou 2012 ? On s’en fout.

Un soir de tricotage, je tombe sur Spartacus, série dont j’avais entendu parler car elle flirtait à la limite du film érotique. Éprouvant toujours une curiosité pour le stupre et la sulfure, tout en réveillant l’ancienne étudiante en histoire qui sommeille au fond de moi, je me cale bien au fond de mon canapé, ravie de découvrir cette série (téléchargée bien 6 mois plus tôt mais je ne regarde jamais ce que je télécharge. Alors que j’ai l’intégrale de Xéna quand même). 3 épisodes d’affilée et mon enthousiasme se transforme en perplexité mâtiné d’ennui et de déception. Ah oui, ça, y a du cul, du nichon et du pectoral mais en dehors de ça… Ah oui, y a du sang, des tsunamis d’hemoglobine somme toute inutile. L’étudiante en histoire qui sommeille au fond de moi s’est évanouie d’effroi devant un tel manque de réalisme et ma culotte reste fraiche et sèche, si j’ose dire. Et la couleur saturée donne un effet toc qui me fait furieusement penser au Duke Nukem de mon adolescence, celui où il voyageait dans le temps et finissait à l’époque antique.

Le lendemain, j’en parle à Arthur, mon compère de « cette série/ce film est nul » même si on peut dériver sur « c’est tellement nul que c’est génial ! ». A peine ai-je prononcé le nom de Spartacus qu’il me répond « han c’est mauvais ! » puis de m’énoncer cette haute vérité : « Comme dirait mon pote, plus t’as de sexe dans le pilote d’une série, plus elle sera nulle ! ». En effet, force est de constater que souvent, la place du sexe dans une série est inversement proportionnelle à celle du scénario. Faut dire qu’une bonne baise télévisuelle, on peut la faire durer bien 5 voire 10 mn. Dans Spartacus notamment, y a une scène de baise entre lui et une femme de la haute qui doit bien durer la dizaine de minutes, des images certes très léchées, une scène très esthétique mais j’ai envie de dire « oui, on a compris, il se l’envoie en long, en large et en travers, on passe à la suite ? ».

Le sexe fait partie de la vie, ok, il a sa plaçe légitime dans une série tout autant qu’une scène de dîner ou de course au supermarché et je ne sais quoi. Et les scènes de sexe neuneu à base de « on retombe violemment sur l’oreiller font plus rire qu’autre chose. Sauf que depuis quelques temps, j’ai un peu la sensation que pas mal de séries sont de type : « c’est l’histoire d’une poignée de personnages qui ont un métier particulier (chirurgien plastique, croque mort ou écrivain) ou une particularité physiologique (vampire) et ils adorent la baise. De là, on brode des histoires navigant entre sexe sauvage, violent, on flirte avec les films érotiques mais y a quand même un voile de puritanisme puisque les personnages tombent amoureux et là, ils ne baisent qu’avec leur only one. Et quand ils cèdent à leurs bas instincts, moteur essentiel de leur vie, ils se prennent la tête enregistre leurs mains et se désolent « je suis un être immonde » blablabla. Je vous renvoie au sexe dans les séries et les positions adoptées par les protagonistes selon leurs sentiments.

En fait, ça manque de juste milieu. D’un côté, on a la bluette pour ménagère de moins de 50 ans qu veut de belles histoires et de l’autre des séries trash pour le simple amour du trash avec levrette, plan à 3 et sodomie quasi à tous les épisodes. Avec quelques incursions dans l’homosexualité, le sado-masochisme et fétichisme avec de légères incursions dans les amours incestueuses. Sauf qu’entre le trop peu et le trop trop, il existe tout un univers inexploré, un univers sur je désire ardemment découvrir. Un univers où on pourrait exposer des amours compliquées, douloureuses et pourquoi pas malsaines mais sans combler les trous avec quelques levrettes et un plan à 3. Parce que ce systématisme est blasant. Normalement, voir des scènes à haut potentiel érotique devrait m’exciter, je devrais lâcher mon tricot, la respiration haletante, le corps en émoi. Plutôt que de regarder l’heure en me disant que ce sera dur le lendemain…

Bref, c’est officiel : désormais toutes les séries qui ont l’érotisme en argument vente, je les boycotte.

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Patong, le temple du vice thaïlandais

On associe souvent la Thaïlande à un pays très favorable au tourisme sexuel. Peu importe ce que tu as envie de te taper, sur place, tu as, il te suffit de sortir la monnaie. Dans ma petite tête, j’imaginais que ce marché de la luxure se faisait dans des quartiers interlopes, loin de la lumière des quartiers touristiques. Oui, je sais, je suis naïve.

Premier soir, on dîne et on nous propose d’aller à Patong le lendemain. Anaïs et moi sommes enthousiastes, prêtes à accepter toutes les excursions du moment que ça nous fait “voir du pays” (parce que dans l’hôtel, on voit pas grand chose). Le samedi soir, nous voici donc 6 à filer vers Patong : Anaïs et moi, donc, Marine brune et Jeff, Matteo et Fabrice. Déjà, ambiance, notre guide (qui ne fait que nous laisser là-bas sans se joindre à nous) nous répète à plusieurs reprises, à Anaïs et moi, de pas rester seules. Youhou… On y retournera tous le samedi suivant.

Il nous laisse à l’entrée d’une rue piétonne et de suite, ton corps part en vrille : tu perds 3 dizièmes à chaque oeil et la moitié de ton audition entre les néons aveuglants et la musique techno-dance à fond les ballons. Du bruit, de la fureur, la chaleur moite, la foule qui monte et descend, des Thaï qui te sautent dessus tous les deux mètres pour te proposer des shows à caractère sexuels ou les merdasses clignotantes que tu envoies en l’air, les mêmes qu’à Paris sur le Trocadéro ou devant le Sacré Coeur.

D’abord, tu ris de l’ambiance kitsch du lieu, de ces immenses bâtisses parées de néons et de sculptures en tuc, tu ne vois que les trucs pour gentils touristes comme la fish pédicure, tentée par Marine brune et Céline (certainement pas par moi, du fait de ma podophobie), les jeux étranges qui fleurent au coin des bars comme le bon vieux puissance 4 ou ces énormes troncs d’arbre sur lesquels on plante des clous. Comme à Fort Boyard, oui. Tu passes devant des bars où des groupes Thaï chantent, pas toujours juste, voire même carrément faux, du Shakira ou du Metallica. Tu découvres même un petit autel bouddhiste, la longue file des Tuk tuk.

Et puis le stupre commence à te piquer les narines. Tu comprends que la bouillie verbale que te servent tous les Thaï qui t’abordent dans la rue signifie “ping pong show”. Si tu as vu Priscilla Folle du désert et/ou le film South Park, tu sais de quoi je parle. Pour les autres, ce spectacle d’un rare raffinement consiste à se placer des balles dans le vagin et les expulser en le contractant. D’après un de mes encadrants de plongée (à Paris), il y a des spectacles à base de sarbacane dans le vagin qui éteignent des bougies ou des poissons vivants enfilés là-dedans et qui sont expulsés dans un bocal.

Puis tu vois les femmes, partout, qui se dandinent autour de barres de pole dance devant des écrans géants diffusant du foot ou seules dans des vitrines. Poses suggestives, elles se jettent sur tout Occidental s’aventurant près d’elles. Puis tu vois les autres, celles qui racolent dans la rue et ont l’air d’avoir 15 ans. Sans doute ont-elles réellement cet âge là d’ailleurs. Pendant que je bois mon cocktail trop sucré, je vois les va et vient, cette jeune prostituée qui semble flirter avec un Occidental, un badinage amoureux comme on en voit tant mais tu sais que ce n’est pas ça, elle rejette finalement le gars : il ne proposait pas assez. Elle partira avec un autre, l’entraînant avec assurance vers un lieu plus intime. A côté, une autre passe au bureau de change, elle a dû être payée en euros, roubles ou dollars australiens. Dans la rue, tu ne vois plus que ces prostituées, femmes ou hommes grimés en femmes, les fameux lady boys. Tu vois aussi une foule de jeunes Occidentaux complètement défoncés, certains flottant au bord du coma éthylique. Le malaise commence à devenir palpable. Et là, un gamin de 7-8 ans vient de proposer des conneries qui clignotent.

Au loin, tu vois ce qui semble être des flics. Alors tout ceci est normal, légal. Les gamines de 15 ans qui tapinent ont un air prétentieux, un gras chauve d’une cinquantaine d’années fend la foule avec une certaine agressivité en traînant derrière lui une de ces ados qu’on se paye pour quelques baths. Les clients sont de tout âge et de toute nationalité. Un peu comme la fish pedicure, la pute thaïlandaise semble un incontournable.

Le lendemain, alors que nous faisions un tour dans le vieux Phuket avec notre responsable, je lui dis que je trouve ce tour intéressant, que j’ai l’impression de voir enfin la Thaïlande. Et il me répond : “oui, je veux montrer aux gens que la Thaïlande, c’est pas que l’alcool et les putes”. Je suis pas sûre que ce soit clair pour tout le monde. Bref, Patong, c’est à voir juste pour comprendre que oui, ça existe et que même en étant ouvert d’esprit, ça met franchement mal à l’aise. A la fin, t’as juste envie de partir de là, de ne plus être la complice passive de ce bordel. Tu jettes un dernier coup d’oeil à la fille qui danse mollement dans sa vitrine. Et tu prends dans la gueule tout ce tourisme que tu exècres mais auquel tu as participé. Même si à Patong, t’es pas obligé d’aller dans un bar aux filles qui dansent ou de te payer une ado…

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La révélation du matin

Le matin et moi, c’est une histoire compliquée, torturée. J’appartiens à la race dite des noctambules. A mon époque chômagère (néologisme mon amour), je ne connaissais pas le matin, je me couchais à 6h pour me lever à 14h, profitant de la nuit pour écrire. J’ai l’inspiration nocturne, pour le boulot et les loisirs, c’est ainsi.


Le matin, je ne l’aime pas trop trop et pourtant… Et pourtant, c’est un des moments où je suis le plus efficace. Mes plages d’efficacité sont 8h30-12h puis 18h-2h du mat. Dans mes années étudiantes, c’était dans ces créneaux que j’abattais le plus de boulot, l’après-midi ne servant qu’à la sieste et à la traînasserie. Je sais pas si vous avez remarqué mais,c’est fou comme on peut perdre du temps à traîner. « Bon, je m’y mets… Je vérifie juste mes mails. Bon… je vais me faire un café et on y va… Ah, le café me donne envie de pipi… Mais après, j’y vais… Oh, un article intéressant… Je le lis et promis, je m’y mets ». Le matin, j’ai pas envie de quitter mon lit et pourtant, quand je me lève et que je bosse bien le matin, j’ai l’impression d’avoir réussi ma journée.


Mais le matin est souvent aussi source de révélation, de décision. De quoi ? Oui, des fois, le matin, j’ai des révélations, des intimes convictions, des certitudes sorties de nulle part. Un exemple (idiot) : dans ma prime jeunesse, après avoir découvert le sexe et le stupre dans les bras de Pierre le pervers, mes règles ont du retard. Panique à bord. Pendant 40 jours, point de marée rouge alors forcément, je finis par me faire des films quand, un matin, en me réveillant, je me suis dit « non, je suis pas enceinte ». De la même façon, un exemple moins physiologique : en me levant un matin, j’ai su que je serais prise à mon master de journalisme et j’ai eu raison quelques jours plus tard. Comme quoi… Et ce matin, en me levant, j’ai senti que j’allais vers le positif.


La rentrée a été un peu ardue (et encore, y a des trucs que je peux pas vous raconter touchant au boulot, c’est pas triste) et ma vie privée plutôt glauque. Disons qu’en fréquentant le délicat adopteunmec, j’ai découvert que pas mal de mecs confondaient « fille ouverte et aventureuse » avec « pute gratuite ». Hier soir, après un rendez-vous glauque qui aurait pu me faire profondément déprimer s’il n’avait pas été à ce point risible et ridicule, je décide d’effacer ma fiche. Ras le bol des crétins, des goujats, des mecs qui ont des comptes à régler avec les femmes. Oh, j’ai sans doute bien des torts, le premier étant d’avoir transigé à ma règle qui consistait à ne pas rencontrer d’hommes ne sachant écrire correctement. A peu près correctement, finalement, c’est pas encore assez.  C’est fou que de cliquer sur un simple bouton m’a soulagée. Comme la fois où j’ai décidé d’arrêter de boire plus que de raison. J’ai déjà l’impression d’être quelqu’un d’un peu meilleure.


Ce matin, en me levant, j’étais contente, de bonne humeur et en forme. Alors même qu’il commence à faire sombre quand le réveil sonne. La new moi a bel et bien été livrée. J’ai bouffé du lion, je suis motivée. Peut-être que la reprise du sport joue aussi un rôle, je sais pas. Je m’en fous de la cause, ce qui compte ici est la conséquence : rentabilisons 2009, les derniers mois seront consacrés à moi, moi et encore moi.  Et un peu mes amis, aussi. Je vais me chouchouter, ne plus courir le gueux (dans le sens propre du terme pour le coup), laisser faire la vie. Après tout, qu’est-ce qui est plus sexy qu’une fille bien dans ses bakets ? Bah rien !


Sinon, hier soir, j’ai vu ce petit film ci, ça m’a bien émue aussi. Un rapport ? Je sais pas mais j’ai envie de le partager


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Avec Max Boublil, ce soir, tu vas prendre

Le dimanche, c’est culture donc aujourd’hui, redonnons ses lettres de noblesse à ce traditionnel article qui tombe parfois dans la facilité et le stupre. Vendredi, j’ai pris ma fidèle  Vicky sous le bras et nous voici au théâtre du Petit Gymnase, billets en main, pour voir le nouvel artiste à la mode, Max Boublil.

Il faut avouer qu’il y a encore 15 jours, je savais pas qui c’était puis on a eu un chat avec lui sur la plate-forme ado et là, je me suis bien marrée même si certaines réponses étaient borderline pour les gosses. Oui, nos petits, faut pas leur parler sexe, ils sont purs, ils sont innocents, ils pensent que leur zizi, il ne sert qu’à faire pipi. Donc je me dis « tiens, si j’allais voir son spectacle ? ». Donc, c’est parti avec Vicky on prend nos places pour vendredi, avant dernier soir du show. 20h, on se met donc en bout de la longue queue mais finalement, nous très fortes, nous voici au second rang. Un gars arrive, plutôt brun et mignon, avec de faux airs de Titoff, je trouve. Le comique, pas l’acteur porno ! Jean, t-shirt noir et converses, portable… Un vrai djeunz, quoi. D’ailleurs, selon son skyblog, il a 21 ans. Précoce, le petit !

Bon, je ne vais pas vous raconter le spectacle parce que c’est drôle et qu’il vaut mieux aller le voir que le lire sur mon blog. Max a une sacrée pêche, il saute dans tous les sens, il joue avec son public (sur qui il postillonne joyeusement). Nous, on est au 2ème rang donc potentiellement exposées. D’ailleurs, je me prends une affiche quand je rigole à un moment et que je suis la seule… Pas ma faute si je suis super bon public. Mais en fait, le sketch c’était à la fin du spectacle. Attention, c’est parti pour le côté langue de pute. Au premier rang, juste devant nous, 3 demoiselles très très excitées par Max genre on en fait des caisses pour se faire remarquer. Oui parce qu’il faut savoir qu’à la fin, le jeune homme fait monter une fille sur scène et on sent qu’elles veulent à tout prix être l’élue. Pas de chance, c’est pas l’une d’elles et j’ai un peu envie de me marrer. Les nanas passent à la vitesse supérieure genre elles montrent qu’elles ont les paroles de la chanson qui tourne sur le net, « Tu vas prendre », elles allument leur briquet pendant le refrain, standing ovation en fin de spectacle… Heureusement, on était à l’étroit, elles ont pas
pu enlever leur string pour le jeter sur scène. Une fois le rideau retombé, c’est parti pour une partie de « je dreame ma vie en blue », les nanas ont décidé de l’attendre à la sortie pour l’interviewer. Rien que ça… Mais j’ai pas vu si elles ont réussi ou pas, je suis un peu dégoûtée, ça m’amusait, moi.

Mais revenons en à Max Boublil. Comment devient-on comique à la mode à 21 ans quand on est hétérosexuel (donc on couche pas avec Laurent Ruquier) et qu’on vient pas de la té-ci (donc pas bon pour le Jamel Comedy’s Club) ? Ben, on utilise la même voie que Kamini et Lily Allen, on envoie sa chanson sur le net et avec de la chance, on se fait repérer. Donc voici Max à l’affiche sur Daily Motion et sur tous les plateaux télés et radio. Ça marche tellement bien que les maisons de disques créent de faux artistes « trouvés sur le net » genre Mange du Kebab, lancé sur le net genre « c’est des mecs qui bossent dans un Kebab du XVIIIe, ils ont fait une chanson pour de rire ». Sauf que sur le site Internet,  y a pas l’adresse dudit Kebab et quand on voit qui est le propriétaire de l’URL, surprise, c’est EMI records. D’ailleurs, on a reçu le CD 2 titres au boulot. Donc, voilà, ça marche
sur le net et le voici tout partout, son spectacle est pris d’assaut. Bon, c’est cool pour lui surtout qu’il me fait pas mal rire donc je peux pas dire que c’est pas mérité mais ce côté mouton de panurge médiatique m’épate toujours un peu. Surtout que ça va tellement vite sur le net que la star du jour peut être oubliée le lendemain.

Mais Max, il est sympa, il est taquin, c’est le genre de one man show que j’aime bien. Pas de temps morts, du  jeu avec le public, des sketches peut-être un peu « faciles » sur les sujets abordés (flics, meetic, Plus belle la vie…) mais bon, on peut faire des sketches bien pourris sur des sujets qui font marrer tout le monde. N’empêche que ça me motive pour écrire d’autres sketches. Pit-être qu’un jour, moi aussi, je serai en haut de l’affiche de daily motion. En tout cas, Max repart en tournée en octobre et je vous le conseille. Vous pouvez me croire, je suis pas payée par
Max ou par quelqu’un d’autre, j’ai juste bien rigolé et ça fait toujours du bien !

En bonus, le clip de la chanson « tu vas prendre »

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