Du doute raisonnable au complotisme : la limite ?

Depuis que j’ai décidé de créer un blog “engagé”, je me pose des questions sur l’engagement et le militantisme et notamment à quel moment on bascule dans la manipulation. L’an dernier, un sondage avait fait peur : 79% des Français croient au moins à une théorie du complot. By jove, serions-nous déjà en pleine idiocratie ? Pas si sûr : au vu de ce que l’on nomme théorie du complot, j’aurais pu faire partie des afficionados du complotisme, juste parce que je ne fais pas confiance aux médias… MAIS !

Confiance dans les médias

Alors entendons nous bien : quand je dis que je ne fais pas confiance dans les médias, je ne suis pas forcément dans le délire de “gna gna gna, tous des moutons”, je préconise juste de prendre un peu de recul par rapport à ce qu’on lit/regarde et ne pas se laisser avoir par des choix éditoriaux un peu curieux. Il y a un cas par exemple qui me fait toujours un peu froncer les sourcils : Jean-Luc Mélenchon. Alors je ne suis pas là pour le défendre, je m’en fous de Méluche. Vous ne l’aimez pas ? Et bah ok, j’ai rien à dire là-dessus. Cependant, il y a quand même quelques cas qui m’interpellent un peu : la fascination de la France pour le Venezuela depuis que Patrick Cohen a trouvé dans le programme de l’Avenir en commun une proposition de rejoindre l’alliance bolivarienne parce que la France a sa frontière commune la plus longue avec le Brésil (oui, c’est là qu’on mesure toute notre façon de pensée très métropolitaine, hein…). Alors il est tout à fait légitime de se pencher sur le cas du Venezuela, pas de soucis… mais quid de l’Egypte* dont on a reçu en grande pompe le dirigeant ? Quid du Togo, de l’Arabie Saoudite, l’Azerbaïdjan… Pourquoi on n’en parle pas ? Je vais un peu étudier le sujet, y aurait de quoi publier des dizaines de mémoires de science politique (vraiment, je dois me dégager du temps pour faire des analyses de presse parce que je kiffe vraiment ça). Idem sur les comptes de campagne. Je veux bien croire que les comptes de campagne de Mélenchon ne soient pas carrés mais il me semble que ce n’est pas le seul… Et sinon, on en est où niveau Marine Le Pen ? Ne vous inquiétez pas, on reparlera d’elle quand il faudra faire un front républicain… En attendant, on évite d’en parler, faudrait pas la décrédibiliser de trop avant la prochaine élection, hein… Je ne dis donc pas qu’il faut se méfier des médias par rapport à d’éventuelles fake news (je hais ce terme, c’est le pseudo argument ultime des gros cons, je trouve) même si ça dépend de qui on parle, je dis juste de faire un peu attention à la ligne éditoriale et à la narration d’un fait. Par contre, je ne pense pas qu’ils nous cachent des histoires d’extraterrestres, que la Terre est plate  ou je ne sais quoi. J’applique le doute raisonnable.

Complotisme : terre plate

L’autre jour, je regardais des vidéos de Defakator que j’aime bien parce qu’on est dans un débunkage par la preuve. Bon, il n’a rien débunké de ce que je crois (du moins dans les vidéos que j’ai vues au moment où j’écris cet article) mais je me pose la question : à quel moment on peut basculer ? De façon générale, j’aime bien les théories du complot, j’ai grandi avec X files quand même mais je n’y crois pas. Je me souviens d’avoir acheté un magazine du paranormal ou je ne sais plus quoi qui titrait un jour “sommes-nous vraiment allés sur la Lune”. Alors je suis un peu confuse car je suis persuadée d’avoir lu ça au lycée, avant le fameux documenteur d’Arte mais il n’était pas question de Kubrick et je suppose que c’était une théorie déjà en vogue aux Etats-Unis. Je lisais ça et j’étais en mode “mais c’est complètement con”. Et 20 ans plus tard, je persiste et signe. Prenez un secret quel qu’il soit que l’on vous a confié. Un secret qui a été formulé, donc. Combien de fois avez-vous entendu ce secret précédé par un “tu le dis pas mais…”. La plupart des complots supposés supposent des centaines de personnes au courant A MINIMA. Ca ne peut pas rester un secret. Le pire, c’est que quand on livre un complot sur un plateau (les écoutes à grande échelle de la population américaine révélées par Edward Snowden), non, ça, on s’en fout. On préfère les histoires de faux alunissages, de vaccins qui tuent et… de Terre plate. Celui-là me donne envie de donner des gifles avec élan. Vous êtes cons à quel niveau les platistes ? Je veux dire sur l’histoire de la Lune, je peux comprendre qu’on puisse imaginer une histoire de faux alunissage dans un contexte de guerre froide mais la Terre plate, pourquoi on vous mentirait là-dessus ?

Le grand secret de Barjavel

Bref, le complotisme me fait souvent lever les yeux au ciel, surtout quand il s’agit d’histoires où on empoisonne son propre peuple pour un projet de décroissance de population, je sais pas quoi… Alors bon, je veux bien que les 7,5 milliards d’individus donnent des vapeurs à certains mais… je suis pas un vilain de roman d’anticipation mais si je devais tailler dans le gros, j’irais plutôt m’attaquer à des pays loin, des fois que… Genre les chemtrails “ah ben y a trop de monde dans ce pays Bobby !””Tu as raison Ted, on va balancer des gaz toxiques dans l’atmosphère avec les avions de ligne” “Ahahah” “Ohohoh” “Héhé… et mais attends, on le respire, cet air, aussi !”. Et puis depuis le temps que les chemtrails nous bombardent la gueule de je sais pas quoi, d’où on n’est pas morts ? Bref, je ne suis pas bienveillante avec ce genre de discours MAIS je me pose la question : mon propre système de croyance ne me pousse-t-il pas à tomber dans certains travers aussi ? Déjà, je n’ai pas non plus 100% confiance en ces êtres qui nous gouvernent, on a quand même notre joli lot de scandales sanitaires démontrant que parfois, on joue effectivement avec notre santé pour de mauvaises raisons. Je sais que ces scandales ne naissent pas de mauvaises intentions à la base mais de mauvaises prises de décision, surtout quand y a un bon gros paquet de money dans l’équation. Qu’il y a des doutes raisonnables qui devraient être pris dans un principe de précaution et non dans celui du croisage de doigts en mode “oui bon y a un petit risque mais la probabilité est plutôt de notre côté.” La prudence ne devrait pas être sacrifiée sur l’autel du profit. Mais du coup nos amis complotistes nous compliquent la tâche quand on essaie d’appeler les gens à se faire leur propre avis. Je suis en général mesurée dans mes propos, ça fait un an que j’évite d’écrire “bordel, c’est le retour des années 30, les générations futures nous jugeront durement (enfin, avec l’actuelle extinction massive d’espèces, pas dit qu’elles vivent, ces générations futures. Et non, ça, c’est pas un complot par exemple), ils se demanderont comment on a pu laisser faire, comme nous quand on était au collège, qu’on étudiait la montée des fascismes en Europe”. Je le pense TRES fort et votre barrage républicain à la con, j’ai envie de l’insulter tous les jours (oui, je n’ai pas voté au 2nd tour parce que je percevais très bien l’arnaque) mais je ne le dis pas à chaque actualité qui me fait penser ça parce que… beaucoup de gens sont dans le déni.

Macron et de Villiers : à droite toute

Mais j’en reste à me demander à quel moment je suis dans le doute raisonnable et à quel moment je bascule dans un espèce de complotisme. On aime fantasmer sur les cabinets noirs, les hommes à la cigarette, ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre. Si je ne crois pas aux Illuminatis et leurs amis, je suis bien persuadée que nos gouvernants ont parfois des intérêts qui nous échappent, des tapes dans la main pour sceller des accords indignes. L’actualité nous le rappelle régulièrement, la destinée commune est souvent malmenée par les intérêts particuliers. Je ne crois pas aux complots, aux grands secrets, aux organisations occultes qui mènent le monde… essentiellement parce que je ne crois pas tellement au concept de secret en lui-même. Les seuls secrets qui résistent au temps sont ceux qui ne laissent aucune trace et que l’on a partagé avec personne. Des fois, je suis peut-être un peu trop prompte à croire des histoires qui mettent à mal ce système qui me débecte. Mais finalement, pourquoi se déchirer sur qui a tort ou qui a raison ? En cas de doute raisonnable, laissons faire l’Histoire. Ca prendra parfois du temps mais la lumière finira toujours par être faite.

* J’ai écrit cet article y a une dizaine de jours donc cette histoire sur l’Egypte et l’implication de la France sur la répression du peuple égyptien n’était pas encore sortie

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American nightmare de James deMonaco

Mon masochisme est sans limites. J’ai ainsi une passion étrange pour les navets, ces films déplorables pour lesquels j’attendais le pire pour pouvoir sortir ma plume la plus acerbe. Tout commence dimanche soir quand je mate distraitement No Life chez Victor, on parle bande annonces de films à venir dont American Nightmare 2. La critique est épicée « on n’a pas encore vu le 2 mais si c’est aussi nul que le premier, c’est peut-être pas la peine d’aller le voir ». Pourtant, le côté dystopique me titille et quand le premier opus se présente devant moi, je clique sur play. La VOD est parfois une plaie.

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Le pitch : en 2022, les Etats-Unis vont très bien : une économie florissante, moins de 1% de chômage, le tout grâce aux Nouveaux Pères fondateurs, un groupe d’hommes qui gouvernent le pays, m’en demandez pas plus. Pour permettre à cette belle nation d’aller bien, le gouvernement a mis en place la Purge : une nuit par an, les services police et de santé sont arrêtés pendant une douzaine d’heure et c’est parti pour l’anarchie : vous pouvez buter qui vous voulez. Pourquoi ? Parce que d’une part, ça permet d’évacuer la violence que chaque individu à en lui mais accessoirement, ça permet de se débarrasser des SDF qui n’ont pas les moyens de s’enfermer à l’abri. Le film débute avec James Sandin (Ethan Hawke défiguré par le botox), joyeux entrepreneur qui a réussi en vendant des systèmes de sécurité hors de prix à ses voisin, rentre chez lui peu de temps avant la purge. Pour qu’on comprenne bien, il écoute la radio où on ne parle que de ça et salue son vieux voisin qui balade son chien, chacun se salue d’un « soyez épargnés ! ». James, sa femme Mary (jouée par Lena Headey aka Cersei Lannister mais en brune, ce qui m’a fait perdre 5 minutes d’intrigue à remettre où je l’avais vue) et leurs deux rejetons Zoey et Charlie ne vont pas participer à la purge, ils affirment néanmoins leur soutien en déposant une gerbe de fleurs bleues, histoire de pas se faire massacrer sur une malentendu.

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Alors que la Purge débute, James enferme sa famille dans leur maison façon Fort Knox avec énormes volets en acier. Et là, on va découvrir à quel point cette famille est ultra conne. Attention, je spoile mais je suis obligée :
– en 1 : la fille. Une fois la maison fermée, elle reçoit la visite de son mec qui s’était introduit dans la maison et elle trouve ça trop cool. Le gars lui dit qu’il va parler à son père car il en a marre de devoir sortir avec elle en cachette et la fille percute pas 30 secondes que s’il a choisi la nuit de la Purge pour le faire, c’est pas trop un hasard.
– en 2 : le fils. Alors lui, je sais pas, il a dû manquer d’oxygène à sa naissance, je ne vois pas d’autres explications. Une fois la purge débutée, il voit un SDF dans la rue qui a l’air mal en point et le fait rentrer dans la forteresse parce que, le pauvre, il a l’air d’avoir peur.

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Donc là, on se retrouve avec un petit ami un peu énervé et un SDF affolé, ça dégénère, le petit ami essaie de tuer le père qui riposte et lui défonce un peu les boyaux avec une balle de revolver. Donc le petit ami meurt, le père, la mère et le fils débile s’enferment dans une pièce, le SDF se planque et la fille décide de vivre sa vie dans la baraque car elle a un peu honte d’avoir un ex petit ami qui a essayé de tuer son père.

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Alors que l’ambiance est déjà un peu tendue, rajoutons en une couche : arrive des mecs masqués qui se croient visiblement dans Orange Mécanique et sont un peu vénères car ils voulaient tuer le SDF car d’abord, c’est leur droit et qu’en plus, ça nettoie la société donc faut le rendre, merde à la fin. Comme eux aussi sont un peu finis à la pisse, ils coupent l’électricité de la maison hyper sécurisée sauf le boîtier électrique dis donc. Donc le père et la mère sortent de leur trou chasser le SDF (noir, ça facilite pas les choses), le fils utilise son robot sorti tout droit de Toy Story (je…) pour aider le SDF à se planquer dans sa super cachette au fond du placard. Mais voilà-t-il pas que la soeur décide elle aussi d’aller se planquer dans le placard ? S’ensuit bagarres mais finalement les parents arrivent à neutraliser le SDF, ils le saucissonnent, la mère le poignarde dans le bide pour qu’il arrête de se débattre et là… « non mais c’est pas bien de le donner aux psychopathes dehors, on va pas le faire finalement. » Je.

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Du coup, intelligence totale : ils demande aux enfants de se planquer et vont s’armer jusqu’aux dents des fois que ça dégénère. Mais ils laissent le SDF attaché à la chaise, ils ont dû oublier qu’il était là. On lui sauve la vie en le livrant pas, ok, mais on va pas lui faciliter le truc non plus hein. La fille va se planquer sous son lit (meilleure cachette pour être trouvée depuis toujours) et le fils dans la buanderie alors que sa planque dans le placard était la meilleure idée du monde mais je vous dis qu’il a quelques soucis. Bref, les méchants arrivent à arracher la porte en acier avec leur petite voiture et trois chaînes (…) et du coup, on sait pas pourquoi, tous les volets et protections en acier disparaissent du même coup, hop, la maison est ouverte aux 4 vents. Je.

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(image trouvée sur Nioutaik comme quoi, je suis pas la seule à avoir été troublée)

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S’ensuit un jeu de massacre qui illustre une nouvelle fois à quel point le fils a un instinct de survie totalement sous développé. Imaginez que votre maison est assaillie par des mecs pas bien intentionnés, qu’il n’y a plus d’électricité et que vous êtes planqué derrière une machine à laver. A quel moment vous passez votre temps à braquer votre lampe torche dans tous les sens pour être bien sûr d’être repéré ? Bref ça chie dans tous les coins et le père est gravement touché, il vient s’affaler dans les escaliers de l’entrée, rapidement rejoint par le reste de la famille. Oui, regroupez-vous, c’est une excellente idée, tiens. Alors que le méchant ultime arrive et les menace, pof, il se fait arracher les boyaux par les voisins qui viennent à la rescousse, ouf !

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Oui mais non. Parce qu’en fait, ils sont trop jaloux de la réussite de James, basée quand même sur leur fric à eux, donc ils décident de massacrer ce qu’il reste de la famille (Mary et ses deux assistés de gosses, le père vient de mourir). Pourquoi ? Parce que ça sert à ça, la Purge, évacuer les sentiments négatifs. Alors que la famille se met à pleurer en mode « naaaaaaan, nous tuez pas ! », arrive soudain le SDF black qu’on avait oublié mais qui a réussi à se libérer et à se planquer pour pas être trouvé par les méchants (comme quoi, quand on veut…) et pam, il décanille le vieux voisin. Fin de la nuit, la famille survit. Je vous dis pas les relations avec le voisinage ensuite…

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Le pitch de base pouvait être intéressant, le concept de Purge est certes un peu tiré par les cheveux mais pourquoi pas, c’est un peu du darwinisme radical avec un fond de discours social à base de « les pauvres seront toujours victimes des riches », saupoudré de « sauve la vie du SDF noir, il te le rendra » et mâtiné de « ne te fie jamais à tes voisins ». Ca aurait fait un beau reportage pour Julien Courbet, ça. Le problème ici, c’est que c’est atrocement mal écrit. Je veux dire le sous instinct de survie de la famille Sandin est juste hallucinant. A la fin, t’en es limite à te marrer quand ils ont une nouvelle fois une réaction en dépit du bon sens. Les massacreurs en mode Orange mécanique sont aussi particulièrement mauvais, le leader, qui ressemble quand même furieusement à Jean Sarkozy, joue le sadisme comme une patate. Le suspense est tellement mal mené que je n’ai pas sursauté une seule fois, je savais ce qui allait se passer de façon évidente. Ce qui est censé faire sursauter (façon Paranormal activity) te fait à peine hausser un sourcil et tu te dis que c’est bien dommage de pas avoir fait preuve d’un tout petit peu plus d’application dans l’écriture et la réalisation.

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Bref, quand t’es pas Kubrick, tu n’essaies pas de copier le maître. Est-ce que j’essaie de peindre un Monet, moi ?Navet 100% bio.

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The Terminators de Xavier Puslowski

Parfois, tu te dis que tu as vu les pires navets du monde quand au hasard de tes zappings, tu tombes sur une pépite. Un truc tellement mauvais que quand tu découvres sur allociné qu’il s’agit d’un film et non d’un téléfilm de 3ème zone, t’as envie de crier « Non, tu mens ! ». Et pourtant…

L’histoire : des Terminators de type T5 sont fabriqués sur un vaisseau spatial directement sorti de 2001, odyssée de l’espace (Stanley a dû faire un triple lutz piqué dans sa tombe). Mais les T5 se rebellent et tuent tout le monde. Tout les budgets effets spéciaux ayant été bouffés par le visuel du vaisseau à l’extérieur, le décor de la tuerie est une pièce blanche avec un peu de fumée et du sang très très rouge. Plein partout, avec des bruits mouillés de tripes arrachées et de cerveaux éclatés. Miam.

Pendant ce temps là, dans un village américain de bouseux, la vie s’écoule. Tiffanny la pute demande à Chuck l’homme marié de divorcer pour l’épouser, elle, mais c’est pas possible parce que sa femme Chloé est enceinte. Pendant ce temps là, le shérif bienveillant (joué par le mec qui jouait Cruz dans Santa Barbara. J’ai des références) fait la circulation. Quand tout à coup, un objet tombe du ciel et c’est la merde : les T5 sont dans la place. Massacre total à coup de ketchup, corps explosés à coup de gros guns qui tachent, bouillie de cerveaux fait main. Les T5 sont surpuissants, ils explosent un camion à main nue. Chloé se retrouve dans une ferme avec le shérif et quelques survivants surarmés. Chloé braque un camion (normal) mais un survivor, vieux, décède shooté par un T5. Ah ok, donc dans le gang des survivants, il n’en restera qu’un. Dans la mesure où il nous reste une femme enceinte, un shérif bienveillant, une connasse égoïste, une black et un couard, je suis en haleine : qui va survivre ? Le suspense est à son comble !

Pendant ce temps, Tiffanny la pute entraîne Chuck le queutard dans une usine pour avoir du sexe mais Chuck termine en purée tandis que Tiffanny, couverte du sang de son amant, met sa main devant sa bouche pour étouffer ses sanglots en voyant les T5 massacrer plein de gens dans l’usine.

Pendant ce temps dans le camion, Chloé essaie d’appeler Chuck le ketchup mais il ne répond pas, sans doute parce qu’il est mort. À l’arrière du camion, la connasse arriviste secoue la tête pour simuler les cahots de la route « les T5 se sont retournés contre nous, ça devait arriver! » « oh et on fait quoi, maintenant? » répond le couard qui ne bouge pas d’un millimètre (les cahots sont taquins). Mais trêve de bavardage, un vaisseau volant prend nos amis en chasse et leur tire dessus, Chloé qui conduit prend un petit chemin de terre et va se planter dans un arbre en pleine clairière mais curieusement, le vaisseau qui les suivait sans problème malgré les arbres a disparu. Mais oh non ! La black a été éjectée de la camionnette lors de l’accident et hurle sa mère car sa jambe est cassée. Et pas de bol, un T5 qui traînait dans le coin entend les hurlements et arrive en courant ! Nos amis ont juste le temps de se « cacher » derrière un arbre pour voir le T5 renifler leur van. Blackie hurle « PUTAIN ON FAIT QUOI MAINTENANT ? » mais là, le T5 ne l’entend plus, trop occupé à renifler le van sans doute. Mais ahah, il les retrouve, mini course poursuite et les voilà dans une impasse (en plein air). Alors que tout semble être perdu, un homme sort de nulle part et avec un flingue du futur, il désactive le T5. Parce que le monsieur, il explique qu’il est concepteur de T5, même qu’il connaît le shérif bienveillant mais celui-ci ne se souvient pas de lui. Suspicion.

Arrivés à la ferme, un personnage allume une clope (la connasse ou le couard, je sais plus) et là, le concepteur de T5 crie  » non mais merde, tu vas les attirer avec ta clope, ils ont des détecteurs thermiques ». C’est vrai qu’un T5 ne ressentira pas un groupe de 6 personnes mais une clope, si. Alors ils repartent en courant et revoilà un T5 qui tire et pan, tuée la Blackie (bon, avec sa jambe en moins, on se doutait qu’elle irait pas loin). Oh non ! dit le couard pendant que le concepteur de T5 désactive le terminator. Bon, là, j’ai légèrement décroché, ils montent dans une navette mais se crashent très vite car un T5 a sauté dessus et arraché un truc et la connasse dit : « Oh ben je crois pas qu’on est dans l’espace, là! » (seule réplique à peu près drôle). Donc ils repartent en courant dans une espèce d’usine pour récupérer du carburant pour navette  mais évidemment, l’usine est infestée de T5. Ils récupèrent le carburant, Chloé rebraque un camion selon une technique étrange : pour coupler les fils qui font démarrer le camion, elle se met la tête à l’envers. Oui heu ok…

Ils démarrent et écrasent un T5 au passage. Ah parce que depuis le début du film, ils ont perdu leur capacité à détruire un camion avec leur petit doigt ? Je sais pas vous mais je les trouve pas très fiables ces T5 ! Mais un autre qui traînait sur le toit (ils aiment traîner sur les toits et les murs de séparation) saute dans le camion. Parce que oui, Chloé a eu la bonne idée de voler un camion ouvert à l’arrière. Ah ouais, c’est vrai qu’ils n’ont pas été attaqués 30 fois depuis le début du film, y compris par un vaisseau… Donc le T5 commence à castagner le couard et la connasse restés à l’arrière, ils essaient de s’en débarrasser en lui tirant dessus (ils ont dû tirer une centaine de balles sur les T5 depuis le début du film mais ne veulent pas admettre que ça ne marche pas), Chloé qui regarde la scène depuis la fenêtre crie « non, non ! » mais à aucun moment elle n’a l’idée de prendre le flingue qui les désactive, non. Bref, bagarre, le couard essaie de démonter le T5 à coup de barre en fer et là, la connasse qui était au sol saute sur l’ennemi et ils tombent tous deux du camion. Comme le T5 est pas très content, il arrache les tripes de la connasse qui, logiquement, meurt.

Point survivants : Chloé, le concepteur de T5, le shérif bienveillant et le couard. Ils arrivent dans une nouvelle usine qui contient toutes les navettes mais c’est la fête des T5 ! Ca tire dans tous les sens et le shérif bienveillant est touché mais arrive à rejoindre les autres dans le hangar à navettes. Oh mais qui voilà ? Tiffanny la pute qui ne fait que pleurer. Bon, ok, je serais recouverte du sang de mon amant, je serais pas trop joyeuse. Tout ce petit monde embarque dans le vaisseau et c’est parti pour l’espace, youhou ! Chloé s’approche du shérif et OH MON DIEU ! En guise de blessure, elle découvre des circuits électriques. C’est un Terminator, houlala. Le concepteur des Terminators dit « bah oui, je le savais, même que je t’avais dit que je te connaissais, mec ! ». De là, le shérif bugge.

Mais oh non ! Le vaisseau est attaqué par d’autres pilotés par des T5. Ca dézingue dans l’espace, Chloé prend les commandes de leur fusil et elle descend tous les vaisseaux. Donc des robots hyper expérimentés ne sont pas foutus de descendre une navette mais une pauvre humaine qui n’est jamais monté dans l’appareil fait un carton. Normal. Ils arrivent dans le vaisseau mère et c’est parti pour le grand n’importe quoi. Le shérif qui a un peu repris ses esprits est laissé dans la navette à base de « tu la gardes pour quand on repartira ». Chloé, Tiffanny la pute, le concepteur de T5 et le couard partent donc trouver l’endroit où on désactive les T5. Ils se déplacent au milieu des cadavres, Tiffanny, traumatisée, se planque dans un coin, juste à côté d’un corps, en toute sérénité. Pendant qu’elle pleure, les 3 autres progressent. A un moment, le Couard qui est devenu courageux décide d’aller seul chercher je ne sais plus quoi mais oh non ! Un T5 lui tombe dessus et lui arrache la mâchoire, le tuant sur le coup. Le T5 avance vers nos deux rescapés mais tout à coup, il se désactive.

« Oh non, leur énergie est drainée vers autre chose… de plus grand » dit le concepteur de Terminator. Panique à bord, les deux repartent en courant, paniqués, et voilà-t-il pas qu’ils tombent sur trois super soldats humains en train de nettoyer le vaisseau des T5. Pendant qu’ils papotent, un super Terminator est mis en service, ça va chier. Effectivement, le super Terminator arrive et abat les 3 super soldats et le concepteur de T5, Chloé est un peu mal. Sauf que, tadan, revoici notre shérif bienveillant qui attire le super Terminator et demande à Chloé de fermer une porte. Se faisant, elle ouvre une porte spatiale, le shérif bienveillant et le super Terminator sont donc aspirés dans l’espace. C’était bien la peine de nous intégrer ce super robot, il a tenu 5 minutes…

Mais du coup, pas de bol, les T5 se réactivent et Chloé est paralysée de peur, elle ne bouge plus. Mais qui revoilà ? Tiffanny la pute qui a eu une petite hallucination avec un cadavre qui lui parlait à base de « mais bats toi au lieu de chercher à te suicider avec mon flingue ». Alors Tiffanny arrive et avise d’un boîtier marqué « T5 on/off ». Si… Comme elle n’arrive pas à ouvrir le boîtier, elle tire sur le fil, arrache tout dans un grand déluge d’étincelles et pif pouf, tous les T5 sont désactivés. Chloé et Tiffanny pleurent contre les fils électriques arrachés mais c’est bien foutu, elles s’électrocutent pas. FIN.

Oui, voilà. Est-il la peine que j’en rajoute ? Que je souligne le jeu médiocre des acteurs, tous plus ou moins inconnus au bataillon à part Cruz de Santa Barbara ? Que j’explique à quel point cette histoire est une profonde insulte à la saga des Terminators (oui, moi, j’ai aimé les 1 et 2) ? J’avoue que malgré mon amour de la merdophagie, j’ai vraiment dû faire un effort pour aller jusqu’au bout. Vous vous rendez pas toujours compte à quel point je me sacrifie pour vous.

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L’Étrange Histoire de Benjamin Button, de David Fincher

Par Bobby 

Chronique cinéma

Une fois n’est pas (plus) coutume (j’ai été débordé par une avalanche de dossiers à rendre pour la fac et, face à la difficulté de la chose, me suis vu contraint d’abandonner mon double cursus philo-cinéma pour ne garder que le cinéma, car après tout, je suis venu à Paris pour ça, à la base), je reprends mon clavier et ma casquette de Bobby la bidouille pour vous parler d’un film que je suis allé voir hier en compagnie de mon cher et tendre (que nous appellerons Angel, puisque de toute évidence, je serai amené à reparler de lui à de nombreuses reprises…) : L’Etrange Histoire de Benjamin Button

C’est l’histoire, narrée comme un conte, d’un homme qui nait vieux et rajeunit tout au long de sa vie, qu’il parcourt dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. C’est l’histoire de la vie, et surtout de la mort, qui n’est plus associée à la vieillesse mais, dans la réflexion que propose la film, à la fin de toute chose. Il y a une beauté rare, dans ce film. Dans les images, dans les choses qui sont dites, dans la profondeur de certaines scènes (comme par exemple l’installation par un vieil horloger ayant perdu son fils à la guerre d’une immense horloge qui recule dans le temps, entrecoupée de flash backs des tranchées, dans lesquelles on voit les soldats se relever, les éclats d’obus se refermer, etc). Les thèmes abordés, comme l’amour (que ce soit l’amour parental, l’amour entre deux êtres, ou l’amitié), la guerre, la sexualité, le corps, l’âme, l’art, la vieillesse, l’enfance, l’âge mûr, et le destin, semblent envelopper tout ce qui existe. A partir de là, le film -qui dure 2h35- justifie sa longueur. Il fallait prendre le temps de nous présenter le chemin parcouru au cours d’une vie (à la manière, sans doute, d’un Barry Lindon, de Stanley Kubrick).

Brad Pitt et Cate Blanchett sont saisissants, et le film nous prouve qu’en les faisant rajeunir et vieillir à volonté, les techniques de maquillage sont à notre époque d’une impressionnante efficacité.

Devant ce film, vous allez rire et pleurer, frémir et trembler. Vous allez aimer ces personnages, tous autant qu’ils sont, pour leurs particularités, leur durée éphémère, leur vérité.

Il faudrait revoir le film au ralenti, pour noter toutes les jolies phrase qui sont prononcées, et qui font du bien à l’âme.  

PS : j’en profite pour faire de la pub pour mon moyen métrage, qui vient de sortir en ligne, et qui est visible ICI.

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