Avance rapide

C’est lundi et comme tous les lundis, je souffle. Je souffle en pensant que c’est parti pour cinq jours. Je souffle en pensant à ma to do list de la semaine. Je souffle en me disant que je n’ai aucune surprise à attendre de cette semaine. Parfois une petite soirée en phare dans la nuit et encore… parfois, j’ai la flemme. C’est officiel : je suis dans le spleen de novembre et parfois, j’aimerais faire une petite avance rapide sur ma vie.

Spleen automnal

Je suis souvent insupportable. Pressée de vivre des trucs cools. La routine m’ennuie au possible. Me lever sans perspective d’un truc un peu cool (un ciné, un verre entre gens de bonne compagnie, peu importe) me donne juste envie de rester roulée en boule sous la couette, collée au corps chaud de mon cher et tendre. Cinq jours avant le week-end. 26 jours ouvrés avant Noël. Heureusement ce week-end, petite escapade chez mes parents et début décembre, petit tour à Bruxelles. S’accrocher à ces petites parenthèses, ces bulles d’oxygène ++ en attendant le regain. Déjà les week-ends sont accueillis comme le Messie mais deux jours pour tenter de faire autre chose, s’extirper du métro-boulot-dodo, c’est si court…

Un couple heureux enlassé sur un canapé avec un chat

C’est en général dans ses périodes là que je tombe dans le “à quoi bon ?”. Je suis une fille à projets, moi. Des projets de romans, de blogs, de loisirs créatifs. Je veux me mettre au tricot, à la couture, au paper art, écrire, colorier, tenter le montage vidéo, m’engager, lire aussi. Me cultiver, apprendre, savoir. Je veux, je veux. Et faire du sport parce qu’un corps sain booste les neurones fatigués. Mais voilà, la fatigue, justement. Le soir, après une journée à faire ce qu’on peut pendant 8h (au moins…) avec juste une pause entre midi et deux pour se souvenir qu’on peut rigoler aussi, 1h de trajet avant, 1h de trajet après, mon cerveau ne veut pas, ne veut plus. Une série ou des vidéos Youtube qui “prennent pas la tête” ou vulgarisent comme il faut pour que je puisse avoir ma petite dose de savoir sans trop mobiliser ma matière grise. Je n’allume pas mon pc, je n’ai plus touché mon journal intime depuis avril (alors qu’il s’en est passé des choses depuis genre j’ai changé de taf et compris qu’en fait, c’était le travail que je n’aimais pas et pas les gens autour… Même si certains, je vis mieux sans qu’avec, c’est vrai), même mon coloriage avance peu voire pas. Non le soir, je furète entre Twitter lire des mots qui m’indiffèrent de plus en plus, et Instagram avec des gens qui feignent des vies parfaites et tripotent du slime (je suis allée tellement loin sur Instagram que j’ai fini par tomber sur une vidéo tirée d’un film X ou érotique japonais… je fus perplexe). Je découvre certes de jolis endroits mais les photos ne sont-elles pas trop retouchées ? Ce lieu existe-t-il vraiment ?

Décor fantasmé

Je sais qu’en ce moment, il n’est pas prévu qu’il arrive un truc cool. J’ai commencé l’année en cherchant un nouveau taf, je l’ai trouvé. Je ne cherche pas à faire d’enfants, je n’attends pas une demande en mariage (“je n’attends pas” dans le genre le mariage ne me parle pas du tout donc je suis pas sûre que ça me ferait plaisir), on ne cherche pas encore notre appart à acheter (ce sera l’an prochain). Alors évidemment, je mise un peu sur les événements heureux de mes copains et copines, on a un mariage et un bébé en approche, peut-être un changement de vie… Mais à part ça, le calme plat.

Eaux calmes à Hambourg

Oui, il est vrai que parfois, le calme plat, ça fait du bien aussi surtout que l’année fut intense et c’est peut-être pour ça que je suis un peu fatiguée, aussi. Sans doute devrais-je rester “recroquevillée sur le bord de la vie et j’attends qu’elle passe”, comme dit Anna Gavalda dans La vie en mieux. Et quand j’ai débuté cet article y a une semaine, j’étais un peu résignée à ça, à attendre que ça passe…

Avance rapide

Mais depuis, j’ai pété un câble et je repars en recherche d’un nouvel emploi, en espérant ne pas tomber sur un.e N+1 toxique parce que je commence à avoir une jolie collection et je commence à être un peu lassée, là. Je vous raconte semaine prochaine.

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Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près.

Couverture du livre "les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie “les gens heureux lisent et boivent du café”. Un soir de spleen total, elle trouve une vieille Guinness dans le frigo qui appartenait à son mari, elle la boit et décide de partir vivre en Irlande. A côté de chez elle, un bel homme qu’elle déteste d’emblée, il le lui rend bien mais le chien du monsieur l’aime bien elle et crée un rapprochement et…

setter irlandais race de chien

Heu stop. STOP ! Pardon ? Un livre qui parle de lire et de boire du café ne parle ni de livre ni de boire du café, en fait ? C’est juste une comédie romantique lue et relue 50 fois de type “au début, ils se détestent, à la fin, ils s’aiment ?” avec des rebondissements aléatoires et une psychologie des personnages totalement foirée (en deux pages, vous passez vraiment de “ah, je le déteste le voisin” à “oh bé il me propose de partir en week-end avec lui, j’accepte !”) ? Le livre me tient deux jours (les vacances permettent de lire vite) et je le range au fond de ma valise, me sentant trahie.

Village de pêcheurs en Irlande

J’aimais cette histoire de petite écrivaine caféinomane et bibliophage qui écrivait son petit roman, un roman forcément intelligent parce qu’il y a une librairie dedans et je me retrouve avec une resucée de “Mange,prie, aime”, sans la nourriture et la prière, à peu près. Et pourtant, j’aime l’Irlande, ce qui aurait pu me rendre indulgente avec le roman mais j’avoue, les bluettes, je déteste ça surtout quand on passe aussi brutalement de la haine réciproque à une tendresse voire un amour qui sort de nulle part. L’héroïne est censée être dévastée mais je ne ressens rien pour elle, en fait, aucune empathie. Elle est juste chiante comme la plupart des héroïnes de ce type de roman et je parle pas de son nouveau prince. Et évidemment, le traditionnel coup de théâtre qui remet tout en question, le gros drama où tout aurait pu être réglé en 5 mn si les gens s’étaient parlés un minimum mais non, personne ne fait jamais ça dans ce genre d’histoire et tu as envie de tous les frapper.

Lady Gaga prestation live Monster Tour

Alors vous allez me dire que je suis dure avec ce livre et c’est sans doute vrai mais je me suis sentie trahie et arnaquée. Parce que le (super) titre du livre, c’est juste le nom de la librairie où Diane ne va in fine jamais, JAMAIS. C’est un peu comme le roman de Gilles Legardinier lu y a quelques années que ma mère m’avait acheté car elle avait trouvé la trombine du chat de la couv trop mignonne…

Couverture du livre demin j'arrête de Gilles Legardinier

Et ouais j’avoue mais ce chat n’égalera jamais mon nouveau crush félin absolu : Rosie, le chat husky (je l’ai même mise en fond d’écran de mon pc du bureau à la place de Batman qui faisait un thumb up mais je vous jure que la tête de ce chat me rend heureuse instantanément)

Rosie, le chat qui se prend pour un husky

Mais le roman était nul, tu sais dès le départ comment ça va se finir… Enfin non parce que j’ai cru qu’il allait se passer un truc mais non… J’aime pas les bluettes romantiques, sorry.

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Que faire de ses ex ?

Parce que le gaspillage, c’est mal !

Si je devais résumer mon mois de septembre, ce serait boulot, boulot et Greek. La série pour (grands ?) ados qui se passe dans l’univers étrange et, in fine, légèrement flippant des sororites et fraternités américaines. Dans cette série, l’héroïne assez fatigante (comme la plupart des héroïnes) navigue en permanence entre 2 de ses ex en soupirant. Et c’est là que je me suis demandé : garder contact avec ses ex : pourquoi faire ?

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On arrive à des âges où on a tous quelques ex dans notre chapeau magique. Selon la définition étroite ou large de « ex », le chapeau risque même d’être un peu petit. Donc les ex. On s’est envoyés en l’air, on s’est aimés, on s’est quittés. Et maintenant, on fait quoi ?

on recycle en plan cul : non. Non, non, non. Si ça avait dû être un plan cul, ça l’aurait été dès le départ. Des fois, des sentiments restent là, prêts à vous sauter dessus, vous coller un spleen d’enfer et vous triturer la blessure au cœur jusqu’à la gangrène. Donc non.

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on file aux copines : ça dépend. Moi je voulais le faire pour un ex qui me paraît aller à la perfection à une copine (je l’ai rencontré lui, avant de la connaître elle sinon j’y aurais pas touché, pensez bien). Mais elle veut pas, elle trouve ça bizarre. Je vais écrire un article sur le sujet, tiens.

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on en fait des amis : idéalement oui mais dans les faits, ça marche une fois sur dix. Bon, déjà, si la rupture à été sale ou s’il ou elle vous a fait souffrir, on sort cette personne de sa vie, y a pas de débats. Mais parfois, la rupture est douce, on admet qu’on ne peut plus continuer et chaque assiette conserve son intégrité. A partir de là, il est normal que l’autre devienne notre ami.

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Sauf que je me demande « pourquoi faire ? ». L’amitié entre ex est-elle pure et désintéressée ? Peut-on être pote avec quelqu’un qui nous a vu nu, a mélangé ses fluides avec les nôtres ? Qui nous a vu jouir, pleurer, rire à une blague nulle, a vu notre tête au réveil, sait que l’on ronfle quand on est enrhumé, qu’on remue furieusement des pieds le matin au réveil l’hiver (oui, je fais ça). Quelqu’un avec qui nous sommes devenus des experts de la conjugaison au futur à la première personne du pluriel. Peut-être quelqu’un qui a inscrit son nom à côté du notre sur une boîte aux lettres. Peut-être même sur un faire-part de mariage. Quelqu’un avec qui on a peut-être même voulu mêler nos gènes pour créer un individu tout neuf. Évidemment, si enfants il y a, la question de garder un contact avec l’ex ne se pose plus : c’est une obligation. Peut-on traiter cet ex comme un simple ancien coloc, un ancien pote d’activités physiques… Et puis pourquoi ?

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Pour répondre à cette question, j ‘ai donc posé la question à moi-même (on n’est jamais mieux servi…) et je me suis rendue compte de l’illusion de l’amitié avec un ex. D’abord, je veux souvent rester amie pour de mauvaises raisons : de 1/ en cas d’éventuel retour de flamme (on ne recouche pas avec des ex, j’ai dit, regardez le bordel que ça fout dans Friends pendant 7 saisons !) et de 2/ pour (me) donner une relative bonne image de ma personne : hey regardez, je suis pas une tarée hystérique, je suis toujours pote avec mes ex. J’ai même envisagé un label « recommandée par ses ex ». Mais c’est limite un peu flippant. Et puis en 3/ y a la peur. Selon la durée de votre relation, votre compagnon ou compagne à pris la place de petit-e ami-e, d’amant-e et de meilleur-e ami-e. La rupture, c’est le vide. Mais si je perds l’amant-e et le/la petit-e ami-e, je peux garder mon/ma meilleur-e ami-e. Ça rend les choses plus faciles…

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Sauf que. Sauf qu’on se rend compte que malgré les années, nos amis respectifs restent nos amis respectifs. Petit à petit, on s’éloigne, on finir par se SMS-er plutôt que de s’appeler, on lâche quelques likes sur nos statuts Facebook respectifs, éventuellement un commentaire. Puis plus rien ou si peu. Parce que c’est la vie. Parce qu’on s’est aimés et que maintenant, on s’apprécie. Voire on s’indiffère. Parce qu’on n’a pas le temps et que le temps qu’on a, on a plus envie de le passer avec notre nouvelle conquête. Parce qu’au fond, maintenant que le temps a passé et qu’on n’a plus trop d’amis communs, on ne sait plus bien quoi se dire.

Parce que c’est fini. Tout simplement.

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Les sites de rencontre ou la culpabilité de la non réponse

Il était une fois une copine de votre blogueuse, appelons la Mélanie. Un soir de spleen, elle décide de s’inscrire sur des sites de rencontre histoire de côtoyer quelques mâles et, pourquoi pas, trouver un the Only one. Généreuse, je lui conseille un de mes préférés (non, je ne dirai pas lequel). Décidée, elle se lance et devient aussi sec la proie de certains utilisateurs : une nouvelle sur le réseau, une cible parfaite.

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Revenons à moi pour une anecdote réelle qui va illustrer ce que je raconte. Le mois dernier, une autre de mes amies hésitait à s’inscrire sur Meetic. Comme je n’y avais plus mis les pieds depuis ohlala au moins, je décide d’aller y faire un tour pour me refaire un avis. A peine avais-je fini de remplir ma fiche que je reçois déjà des premiers mails. Comme je peux pas les lire car j’ai pas envie de payer (non mais ça va oui ?), je tente de réactiver un vieux compte pas utilisé depuis 2008 environ (et j’étais tombée sur ce malade mental). J’avais à peine fini de rentrer mon mot de passe que le même mec m’envoyait exactement le même mail. Ok : petite nouvelle sur le réseau = proie facile.

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Et c’est un fait. Parce qu’au début, on se dit que les gens sont gentils de nous parler et que ça coûte rien de répondre. On ne trie pas, on répond même aux super engageants « salut, ça va , » prémices d’une conversation qui s’annonce passionnante. Oui, pardon d’être une puriste mais sur un mail, tu parles pas comme sur un chat. Quand je me fends du premier mail, j’attaque toujours sur l’élément qui m’a fait réagir en premier histoire d’initier un semblant de conversation. Bref, on fait fi du fait que, physiquement, notre interlocuteur est à des kilomètres de notre style et qu’on n’a rien trouvé dans son profil nous permettant d’imaginer que « ça pourrait le faire ». Mais bon, le pauvre, il a fait l’effort de nous écrire, soyons polie.

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Alors, ça, on va oublier de suite.
Argument 1 : la plupart des mails sont des copier/coller. C’est la règle et c’est comme ça, les mecs cherchent à rentabiliser leur abonnement en chopant un max de rendez-vous (enfin, je dis mec, je suis pas convaincue que ce soit typiquement masculin mais passons). Un mail un peu long ne faisant pas la moindre référence au contenu de votre profil est signe que le mec est dans le rendement. Le must du copieur/colleur : vous envoyer son mail alors qu’il n’a même pas visité notre profil. Je sais que je suis canon mais quand même, je ne suis pas qu’une photo (surtout que j’en ai mis plusieurs pour pas qu’on se fasse de fausses idées, je suis honnête moi, y en a même en pied pour pas faire le coup du plan serré sur ma tronche pour cacher un corps que je trouve disgracieux). Votre interlocteur ne prendra pas mal votre absence de réponse : dans le lot, il ne notera pas que Mélaniedu75 ne lui a pas répondu. Les non réponses ne comptent pas, seule l’éventuelle réponse compte.

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Argument 2 : il ne me plaît pas. Lors de mes premiers pas sur des sites de rencontre, j’avoue avoir un peu mal vécu ma sélection par le physique. Je ne suis donc qu’une pauvre meuf superficielle. Et bien oui et c’est ce type de drague qui veut ça. Je veux dire pour être attiré par un homme pour autre chose que son physique, il faut que je ressente une attirance pour certains éléments de sa personnalité, son charme, son charisme. 3 lignes de profil ne permettent pas de rendre ça. Un peu comme la drague en boîte, on mélange sa langue avec le bogoss qui bouge son boule grâce à un déhanché sexy, pas un mec qui vous exposera sa très intéressante théorie sur la place de l’éthique dans la pensée de Nietsche. De toute façon, même si c’est fascinant, on l’entendrait pas. La photo est un premier filtre, c’est pour ça qu’on met tous la photo où nous sommes tout séduisant. D’ailleurs, quand on checke le site, c’est à peu près la seule info qu’on a avec le pseudo, l’âge et la ville de résidence.

meetic

Argument 2 bis : je ne vois même pas l’intérêt de répondre aux profils sans photo. Tu ne veux pas qu’on te reconnaisse ? Ok, mec en couple. Tu ne t’assumes pas physiquement ? Ok, mec sans aucune confiance en lui qui va vous bouffer la vie. Et vu mes mésaventures passées avec certains tarés du web, sur ce blog même ou ailleurs (le taré dont je parle plus haut n’avait pas de photo de profil), jamais de la vie je n’accepterai de blind date. Quoi que tu n’assumes pas, règle tes problèmes et tu pourras revenir me parler ensuite.

photo (1)

Argument 3 : Monsieur est mignon mais au bout de 2 mails, vous êtes assommée d’ennui. Allez-vous vraiment vous imposer de poursuivre la conversation ? A moins d’être masochiste, je ne vois pas pourquoi…

videodrome

Argument 4 : je vais le vexer. Peu de chance que ça arrive si vous êtes tombée sur un stakhanoviste du mail. Sinon, c’est un peu triste, c’est vrai. Mais ma douce politesse de mes débuts m’a appris qu’on ne pouvait pas répondre juste poliment, votre interlocuteur y voit une entrée dans une parade de séduction. Encore une anecdote (je fais tellement vieille combattante, là) : un mec m’envoie un mail marrant. Il est pas canon, canon mais bon, entamons la conversation, on passe sur msn et là, première question « notre différence d’âge ne sera pas un frein entre nous ? », un truc comme ça mais qui faisait très « on est déjà un couple et on pose les questions qui fâchent ». Heu… Pression, pression ! Je voulais juste être polie, moi, pas me marier…

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Bref, un site de rencontre, c’est pas pour se faire des copains (allez sur OVS plutôt… Quoi qu’il y a son lot de tarés et ça baise ou tente de baiser sec ! Et je vous dis pas comme ça se jette sur les nouvelles). On n’est pas l’armée du salut, on n’est pas censées se taper tous les mecs tentant leur chance avec nous. Comme la drague de rue !

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Ah, t’es revenue !

J’ai tendance à penser que nous sommes multiples, notre moi évolue en fonction des épreuves de la vie ou de ses joies, aussi. Il y a la Nina joyeuse, la Nina neutre, la Nina extatique mais aussi la Nina défaitiste et/ou déprimée. Les Nina down, je ne les aime pas, comme la plupart d’entre nous, je suppose, même si certains se droguent au spleen. Mon spleen m’emmerde car il ne génère rien si ce n’est de l’inactivité et de la frustration.

En 2011, j’ai plus souvent qu’à mon tour revêtu ma tenue de Nina la déprimée mollassonne. La faute à mon marasme certes mais j’ai eu des manques de combativité que j’ai eu un peu de mal à digérer, certains me restent encore en travers de la gorge. Si je me félicite aujourd’hui de certains choix de vie durant cette période, certains « à quoi bon » me rendent furieuse rien que d’y repenser.

Puis il y a eu la Thaïlande et cet incroyable moment de sérénité alors que nous discutions, Anaïs et moi, face à la mer. Vous savez, cette petite claque qui vous fait dire que, là, de suite, nous vivons un moment parfait. Puis l’annonce de la grossesse de ma soeur. Puis la naissance de la petite d’Anne. Bonheur, bonheur, bonheur. Quand soudain a surgi l’épreuve, la montagne dans mon océan rose bonbons, petits coeurs, petites fleurs. Après quelques instants de calimérisme, j’ai pris le problème à bras le corps, j’ai relevé le gant, grimpé sur le cheval pour mener mon combat. La phrase précédente est épouvantable mais enchaînons. Et là, face à mon miroir, je l’ai reconnue : Nina la lionne est de retour.

Et bien laissez-moi vous dire que ça fait un putain de bien. Si je traînasse toujours dans mes projets artistiques (adjectif prétentieux pour dire que j’ai décidé de me lancer dans la confection de bijoux et de vêtements en amateur, bien entendu), m’étant arrêtée à l’étape « achat du matériel », le reste s’enchaîne. J’ai fait preuve de force et de courage, sous l’admiration de mon entourage (et la mienne aussi, j’avoue, on a des réactions parfois surprenantes en temps de crise) et cette nouvelle force enclenche un cercle vertueux : je réécris ici et sur mon pc (j’atteins la page 20 de mon nouveau roman), j’ai des envies, des projets et je vais plus loin que de dire « j’aimerais tant », cf mon article d’hier. Mieux : je retrouve confiance en moi. Je sais ce que je vaux et je le vaux bien. Même à la chorale, je donne plus de voix qu’avant. Mieux dans ma peau et dans mes baskets, je suis là et bien là. Et y a quelques vieux dossiers que je dois solder.

Nina la lionne est de retour et j’en éprouve, outre de la joie, une certaine fierté et une nouvelle confiance. Parce que ces derniers temps, je m’enfonçais un peu dans les regrets, notamment par rapport à certaines renonciations sans se battre. Là, j’ai mené mon combat et je ressens comme une occasion de prendre ma revanche. Et c’est pas fini. Maintenant que je suis bien la tête hors de l’eau, je compte devenir une sorte de machine de guerre. En terme de performance et non de violence. Arrêter de me dire que certaines choses ne servent à rien. Oui, apprendre le russe ne me servira sans doute pas dans ma vie quotidienne mais et après ? Si ça me fait plaisir… Oui, peut-être que mes romans sont de fait sans intérêt mais si ça me plaît de les écrire… Oui, peut-être que je serai pas très bonne en couture ou confection de bijoux mais ça me permettra de m’occuper sans être le nez collé à mon pc. Et j’aurai essayé, au moins. Tout n’est pas utile mais faut bien se faire plaisir un peu.

Nina, version 2.012, lancement réussi.

NB : J’ai tout à fait conscience du côté abscons de cet article mais en gros, retenez que je vais bien, merci.

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A mon âme poète

Mon cher moi d’avant,

Hier soir, en rentrant chez moi, je ne sais pourquoi mais un exercice de français m’est revenu tout à coup en tête. C’était en 3e, l’année du brevet. Sur le coup, je sais, ça fait peur mais je te promets que près de 15 ans plus tard (merde, 15 ans, déjà, qu’ai-je donc fait du temps passé ?), tu en riras de bon cœur. Le brevet est une blague, vois ça comme une initiation au futur bac. Mais je ne veux pas te parler d’examens, non, je veux te parler poésie.


Ce fameux exercice, donc. La prof nous avait demandé de faire un poème prenant une forme particulière, un calligramme. Evidemment à ce moment là, tu étais dans ta phase spleenique de cet amour à sens unique que tu nourrissais pour Guillaume (qui est en fait un crétin, je te l’ai déjà dit). Alors tu avais décidé de faire un poème en forme de cœur, paie ton originalité. Et ce que je retiens
de l’anecdote, c’est la malaise face au mot « braise ». Ca donnait un peu « tu m’as envoûtée avec tes yeux de braise… ». Mmmm, qu’est-ce qui rime avec braise ? Falaise ? Fraise ? Je sais que seuls ces deux là m’étaient venus à l’esprit alors que là, j’ai eu malaise de suite, t’as vu ? Question de vocabulaire, peut-être même si dans le contexte, ça ne nous aide pas beaucoup. Et de là, je me suis souvenue de ta prime jeunesse, de la mienne, enfin, tu vois. Du temps où tu/je écrivais des poèmes à longueur de temps où tu trouvais lyrique de faire rimer amour avec toujours (ahah) et je me souviens aussi d’un poème qui commençait par « j’ai posé un chrysanthème d’or /sur la tombe de notre amour mort ». A l’époque, tu trouvais ça brillant. Aujourd’hui, je trouve ça neuneu mais mignon.




J’ai dû écrire une bonne trentaine de poèmes à cette période dont le fameux « blues de l’étude » qui donnait à peu près ça : « c’est le blues de l’étude/je me fais chier comme d’habitude » et y avait aussi un passage du type « Ce que je me fais chier/L’homme de ma vie vient de passer/mon Dieu qu’il est  beau/Il devrait poser pour des photos ». Fin et spirituel, le tout sur une grande copie double (je m’ennuyais vraiment beaucoup, manifestement). Mais j’aimais mieux écrire des poèmes d’amour parce que l’amour c’est beau, c’est universel, blablabla…  Oui, bon, je t’absous, les adolescents sont rarement fut-fut. Et celui qui me traite t’attardée en me parlant de Rimbault (oui, j’ai déjà eu
ça en comm une fois, on rigole, on rigole), je lui aplatis le museau.




Et puis un jour, ça m’a passé, je ne sais plus vraiment quand mais je sais pourquoi : parce que j’ai pris conscience que c’était mauvais, neuneu, plat, sans saveur, tellement vu. Oh, j’aurai tout de même pu faire parolière pour Lorie, Eve Angeli ou les 2B3 (-1). Ah zut, oui, pardon, tu pouvais pas savoir mais un 2B3 va décéder, je te dis pas lequel pour ménager le suspense. Même si, au fond, tu t’en fous, tu n’es jamais tombée amoureuse d’un chanteur de boysband.  Mais ça va, ta sœur a pris ce créneau là donc notre mère a pu se désespérer pour la passion d’une de ses filles pour des chanteurs bodybuildés, huilés.




Alors tu crois que je te dis d’arrêter de suite ton scribouillage poétique ? Non, ma fille, au contraire. Mais ne te prends pas trop au sérieux quand même, je te promets, ce n’est pas ta voix. Mais tu as d’autres cordes à ton arc, ouf !

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25 ans

Par Tatiana

29 août à minuit : Alors alors, voici à chaud mon compte rendu de ma soirée d’anniversaire. A la base ca devait être un truc tranquilos car il faut le savoir je ne fête jamais mon anniversaire le jour même. En même temps un 29 août y a jamais personne qui est là. Donc je marque le coup en allant boire un verre avec les gens présents et basta. Seulement là ça ne devait pas se passer comme ça, enfin je suppose, car je rentre avec plus d’alcool dans le sang que la normale. Donc tout commence normalement avec un rdv à Montparnasse à 19h. Direction l’Indiana avec deux amies à moi : Maria et une autre dont je n’ai jamais parlé ici. On papote tout ça car ca fait quelques semaines qu’on ne s’était pas vues. Au bout d’un moment, un serveur descend de l’escalier en face de nous et là BOUM ! il fait tomber un truc et en fait c’était de la sauce barbecue vu que je m’en trouve recouverte. Une des rares fois où je sors mon pantalon clair fallait que ca soit pour moi. Le pire c’est que c’était moi la plus éloignée et que les filles n’ont rien reçu. C’est mon anniversaire, c’est ma fête ne l’oublions pas. Me voilà coincée dans les toilettes à essayé d’en enlever le maximum. Les filles qui sont descendues ont du me prendre pour une fille bien crade.

Je remonte et on finit nos verres. Ma sœur m’appelle pour me demander comment je fête mon anniv’ : dignement ou n’importe comment. Je lui réponds que je suis recouverte de sauce barbecue. Je crois que ça donne une idée du ton de la soirée. On sort de l’Indiana, direction la maison. Sauf qu’entre temps une copine de Maria nous appelle (très alcoolisée elle par contre) et du coup nous voilà parties vers un bar en bas de chez moi. Là-bas y a toute une tablée de filles qui nous attend. Au bout d’un moment entrent deux mecs trop bizarres. Comme d’habitude ils sont pour nous. C’est mon anniversaire, c’est ma fête ne l’oublions pas. Le plus c’était de voir le mec tourner dans le bar pendant 10 minutes avec sa clope à la recherche d’un briquet. Sachant que y en avait un sur notre
table et que le mec il osait pas nous le demander.

(suite de l’article le 30 au matin) je suis fatiguée… Mais bon je vais finir le compte rendu de la soirée. Donc On en était aux mecs bizarres qui en fait se sont avérés être les frères des gamines de 15 ans d’à côté. Nous en tant que langues de putes on leur avait déjà attribué des intentions pédophiles. Les mauvaises que nous sommes. Bref, ils ne tardent donc pas à partir. Mais voilà que d’un coup les filles de notre tablée se mettent à me chanter (hurler) bon anniversaire. Là, certains se cacheraient sous la table, moi j’aurais tendance à plutôt les faire chanter plus fort. Il en faut plus que ça pour me déstabiliser. Du coup ca m’a valu la bise d’un mec complètement bourré qui se disait lui aussi du 29. Mais ça m’a surtout valu une belle coupe de champagne. Le barman aurait été mignon et là c’était la cerise sur le gâteau. Mais bon comme on dit on ne peut pas tout avoir.

Finalement on est quand même rentrées, d’abord chez Maria qui avait embarquée une des filles du 2e bar car trop alcoolisée pour rentrer chez elle. Puis après moi je suis rentrée chez moi. Je ne sais pas si c’est l’alcool ou l’autre fille qui était en bad total, mais moi aussi je me suis retrouvée submergée par le spleen. Dans ces cas là un seul remède : dormir. Je ne sais pas si cette soirée annonce mon année des 25, mais si c’est ça, ça promet une année pleine de rebondissements et de…champagne à la sauce barbecue !

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Le bonheur c’est le malheur

Par Enzo

« L’homme n’est pas fait pour être heureux ». Je ne sais plus où j’ai déjà lu ou vu ou entendu cela. Parfois je souris à tant de cynisme, parfois je doute vaguement, et parfois je me demande vraiment. Comme maintenant.

« Tout pour être heureux ». Une autre expression qui semble s’appliquer à mon cas. En y réfléchissant bien, c’est l’essence même d’une bonne expression : sembler personnelle à tout le monde. Bref,
rien dans ma vie contre quoi râler et pointer du doigt rageusement. Pour imiter le vice dominical de la maîtresse des lieux, je pourrais lister :
– une chérie à qui je ne peux reprocher que sa perfection
– un stage intéressant à Paris pour lequel je quitte ma région natale

Je ne vois rien sur quoi reporter la faute des mes récents accès de spleen… Pas le mal du pays, pas encore sûrement. Peut-être le mal des amis, qui me fait errer seul un dimanche parmi la foule sur les Champs-Elysées, me donnant la vague impression de revoir Matrix, avec Néo avançant à contre-courant parmi une foule anonyme. Fraîchement débarqué, pas d’amis si on excepte les amis de Chérie et une camarade de promotion qui ne donne signe de vie.

Je sais ce que vous pensez, je devrais m’acheter un t-shirt de Caliméro. Vous avez raison. Et c’est cela qui me travaille. Pourquoi avoir des accès de tristesse, d’ennui, de découragement lorsqu’il n’y a aucune raison objective pour cela ?

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Je t’’aime à en crever

[C’était pas du tout l’article que j’avais prévu pour aujourd’hui mais celui que j’avais écrit s’est perdu dans les méandres de ma clé USB]

Parfois, dans ma vie, j’écoute de la musique. J’adore ça, j’adore chanter, j’adore que mon espace s’emplisse de ce doux bruit mélodieux, j’adore découvrir de nouveaux artistes et je maudis les transports en commun de Paris de faire trop de bruit pour que je puisse écouter tranquillement mon ipod. Du coup, je lis, c’est pas plus mal. Mais là n’est pas le sujet.

love-fumee

J’avais rédigé un article il y a quelques temps sur la musique, B. O de ma vie. Je sais pas si vous avez remarqué mais quand on déprime, on n’écoute que des chansons qui vous rappellent votre déprime, justement. Comme si tous les chanteurs du monde entier trouvaient les mots qu’il faut pour bien appuyer là où ça fait mal. D’ailleurs, la plupart me servent de pseudos MSN. Suite à ma dernière rupture qui m’a mise pas mal K.O, tout semblait parler de mon histoire. Quelques extraits, au hasard :

Etyl (elle, elle me fait tellement penser à lui que j’arrivais même plus à l’écouter à une époque)« J’ai continué à croire, pauvre idiote que le temps resterait notre andidote, j’ai fait ce que j’ai pu pour t’apaiser, c’n’était jamais suffisant, jamais assez » (Naoiq), « Si parfois, je suis fragile, c’est que, j’ai réussi à garder en mémoire ton visage immobile et mes souvenirs fanées. Souvent ce que tu aurais dû être me manque »(Désolée), Marc Lavoine « Je me sens si seul, tu me manques trop »(je connais pas le titre de la chanson), même Patrick Fiori « que tu revieeeeeeeeennes, je ne m’y attends plus, des jours et des semaiiiiiiines… »(je connais pas non plus le titre de la chanson). Bon, pour notre ami corse, je précise que c’est la faute de ma sœur. Oui, ma sœur déteste cette chanson car elle l’écoutait à l’époque où Anthony était parti et ça lui faisait trop penser à sa propre histoire. Bon, bref, chacun a ses chansons déprime, vous avez compris le topo. De la même façon, quand j’aime, j’ai l’impression que toutes les chansons mettent des mots sur ce doux sentiment qui me renverse. Anaïs : « Oh oui je t’aime, je t’aime à en crever… tes pneus pour que tu restes là. Je n’aime que toi, je t’aime à en pleurer. Mes yeux ne jurent que par toi […]Mes rêves m’éloignent de ton corps, j’ai peur de perdre ton odeur. Et même si je te serre très fort, je ne peux m’empêcher d’avoir peur. Où est ton corps lorsque tu dors, où est ton cœur ? »(je t’aime à en crever), Ariane Moffatt : « J’comprends plus ce qui m’arrive, j’perds le contrôle, ça me fait rire. J’comprends plus bien mes désirs, tu m’attires et j’me tire dans ton point de mire »(Point de mire), Lara Fabian : « Je t’aime, je t’aime, je t’aime-MEUH ! » (Je t’aime), Johnny « Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime… » (Que je t’aime). Oui, bon, ok, les deux derniers, ils étaient faciles mais c’est pas ma faute à moi, si les gens chantent plus des chansons d’amour tristes que gaies.
Bon, pourquoi je te raconte tout ça, lecteur ? (t’es toujours là ?) Ben, en fait, en plein spleen « écoute des chansons qui me remue le couteau dans la plaie parce que je l’aime-euh (et que c’est pas réciproque) », je me suis dit la chose suivante : en fait, si tant de chansons me correspondent, c’est parce que je vis la même chose que les autres. Elémentaire, ma chère Nina. A 26 ans, il était temps de se rendre compte que ta vie n’avait rien d’exceptionnel, fillette. Bon, c’était pas une révélation en soi mais mon chemin de croix, des tas de gens ont eu le même, en fin de compte. Pourtant, quand on est en pleine rupture, à passer ses journées à faire monter les actions de Kleenex et à mettre du mascara sur les draps (oui ben, c’est pas ma faute si en me maquillant le matin, j’avais pas prévu que j’allais pleurer l’après-midi et en mettre partout), on a l’impression que personne ne comprend ce que l’on ressent. Dans les faits, c’est vrai, quand on m’appelle et que je pleure, on me comprend pas « A….a…i…ou…bouhouhouhou ! » « Heu… Je suis désolé mais j’ai rien compris… ». Plus sérieusement, quand on est malheureux, on a toujours l’impression que les autres comprennent pas, qu’ils font semblant de compatir mais qu’au fond, ils s’en foutent de vos problèmes. Ne nie pas lecteur, je le sais que toi aussi, t’as pensé ça. Sans doute parce que quoi que nos amis fassent, ils ne peuvent pas panser ces plaies-là. Après tout, que faire quand un ami a le cœur en mille morceaux, que leur amour a dansé la gigue dessus avant de claquer la porte hein ? Les écouter, oui. Les divertir, oui. Mais ça répare pas forcément les cœurs mais on ne peut guère faire plus, on va pas forcer l’ex à revenir avec notre ami. Surtout si on le supportait et qu’on se dit qu’une fois les larmes séchées, notre ami se rendra compte que cette rupture était la meilleure chose qui soit.
Pourtant, si je regarde dans mon entourage, je ne connais pas une personne qui n’a jamais souffert d’une rupture. Mais vraiment souffert genre je passe tellement de temps à pleurer que j’ai pas pissé depuis trois jours. Et c’est normal. Chacun réagit à sa manière, certains s’étourdissent pour oublier et font en sortes de ne surtout pas se retrouver seuls, d’autres s’enferment totalement dans leur grotte. Chacun sa méthode, je pense pas qu’il y en ait une mieux que l’autre. Mais quoi qu’on fasse, quand on se retrouve seul, on a l’impression que personne ne nous aime, que nous sommes délaissés etc. On écoute ces foutues chansons en pleurant, on se la joue « film dramatique avec B.O ». Pourtant, si ces chansons mettent si bien des mots sur nos maux (oooooooooh !), c’est bien que ce que l’on vit n’a rien d’exceptionnel, non ? Objectivement, tout le monde s’est ramassé en amour et peu en sont morts. Donc on pleure un bon coup et on va de l’avant : après tout, sur un album, il n’y a pas que des chansons tristes.

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