Conseils d’amies

Par Audrey

Ou “la prochaine fois, je demanderai pas”
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Paniquée à l’idée de rencontrer le joli Valentin en tête à tête, je décide de convier en urgence ma cellule “aidons Audrey à survivre au célibat”. Le problème était donc le suivant : je n’avais pas eu de rendez-vous galant depuis plus de 3 ans et je n’étais pas certaine d’avoir envie de me remettre de suite, de suite en couple. Une jolie bouteille de Pinot noir entourée de quelques gourmandises, Karma venant chasser nos doigts agités, la soirée était lancée.

« A peine ai-je posé la question que j’étais déjà éjectée de la conversation »

A peine ai-je exposé les faits que j’étais éjectée de la conversation, chacune débattant de sa vision du couple, du plan cul et de ce rencard qui devait se terminer ou non sous la couette. La question étant également de savoir de quelle couette on parle. Car apparemment, Elisabeth trouve légitime d’expliquer que ça pourrait être un psychopathe et que s’il sait où j’habite, il me poursuivra jusqu’à ce que je déménage. Mais si c’est un gros psychopathe, objecta Isa, aller chez lui pourrait me faire courir le risque de finir découpée en petits morceaux et balancée dans la Seine, terminant ma courte vie comme nourriture pour silures et poissons-chats. Souria, se servant un nouveau verre de vin, gloussa en suggérant alors que nous n’avions qu’à laisser cours à nos désirs sous une porte cochère, c’est terriblement excitant. C’est ainsi que je compris qu’elle parlait d’expérience… Too much information.

Chacune commence donc à militer sur le statut à donner à ce fameux Valentin : Isa, la romantique, exige que je l’épouse ou à peu près, Souria pense que rien ne vaut un plan cul, Elisabeth prêche pour cette zone grise entre l’amour et l’amitié, un ami particulier et plus si affinités mais ne nous précipitons pas. Je ne sais pas qui est ce “nous” mais manifestement, on a oublié que j’étais dans la pièce et la première concernée. Mmmm, il est bon ce Pinot.

« Moi, je voulais juste qu’on me dise que j’étais jolie, pas que je risquais de finir trucidée et découpée en fines lames »

Alors que je commence à naviguer en milieu cotonneux, Isa s’écrie soudain en ma direction “Hé mais tu vas t’habiller comment ? Faut pas trop en donner, quand même !

– Ouais mais faut pas la jouer trop nonne non plus !” objecta Souria, le doigt pointé vers le ciel.

Et elles repartirent dans un débat enflammé sur la profondeur adéquate de mon décolleté et la longueur de ma jupe (apparemment, il était dit que je sortirais en jupe, peu importe que ce ne soit pas forcément de saison). Je saisis Karma, surexcité par la volubilité de mes copines, et commence à jouer avec lui. “Hé mais Audrey, tu nous écoutes ou non ?”.

“A dire vrai, vu que je ne sais pas si mon avis vous intéresse ou pas et que je n’aime pas vraiment les conversations où je finis découpée à la hache par un malade, non, pas trop.”

Blanc. Elles se regardent, un peu gênées, prenant conscience que cet apéro dînatoire censé m’aider à y voir plus clair m’avait plongé encore plus profondément dans l’angoisse avec leurs histoires de coucher ou pas, se marier ou pas. Moi, je voulais juste un peu d’encouragements qu’on me dise que j’étais jolie et que ça allait le faire. Là, maintenant, j’ai tellement peur que je suis à deux doigts de tout annuler. La prochaine fois, je me débrouille toute seule.

 

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Passion dodo

Hé salut, toi ! Sais-tu qu’en ce moment, c’est l’hiver ? Les vingtenaires, le blog premier sur les scoops ! Qui dit hiver dit froid, pluie, neige, temps dégueu et nuit tout le temps. Donc de façon assez mathématique, en hiver, dès qu’on me parle sortie, je pleure des larmes de glace.

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C’est pas que je sois déprimée, rien de plus que le bon blues du mois de janvier où l’hiver s’installe et tu sais que ça va durer. Le mois de janvier, c’est une saloperie. T’es en pleine gueule de bois des fêtes de fin d’année où t’as baigné dans une atmosphère pleine de joie, d’amour et de cadeaux et là, tu rentres, il fait froid, le gris a conquis le monde, on te parle entretiens annuels alors que t’as encore l’alcool du réveillon qui erre dans tes veines. Moi, j’ai juste envie de me lever dignement et de partir comme un prince pour aller me réfugier sous la couette avec un bon livre, ma couverture chaude, ma bouillote et mon chat. Et éventuellement un grog avec le rhum ambré ramené par mes parents de Cuba. Ca tombe bien, j’ai pas eu les congés que je visais pour y aller (oui, rectification, 2013 s’annonce plus du tout comme l’année des voyages). La grosse teuf, quoi.

Vive+La+Fte

Mais depuis quand il est humain de mettre une Nina dehors par temps si froid ? La Nina qui chope consécutivement la crève. Et comme la Nina est fatiguée par le froid, elle fait des conneries. Non parce que je vous ai laissé sur mon histoire de dégât des eaux mais j’ai fait fort depuis. Jeudi midi, H-1h30 avant un rendez-vous ach’ment important avec un client ach’ment essentiel, je pars m’acheter un sandwich et… Oh ben tiens, si moi, je peux pas prendre de vacances, ma carte bleue peut, elle, elle n’est plus là. A pu la carte, ciao ! Youhou, juste avant un rendez-vous important, une petite lichette de stress est une si bonne idée. Puis tiens, en rentrant du rendez-vous en question (qui s’est bien passé), j’ai voulu courir après le métro. Sauf que mon pied gauche a tenté une escapade et s’est faufilé dans l’espace entre la rame et le métro. Et blaaaaf l’énorme bûche en public à 18h. Mal à l’ego, une jambe bleue et écorchée bien profond. Une dernière pour la route ? Allez, dimanche, je décide de me faire un grog (cf supra le rhum ambré de Cuba). Je remplis une grosse tasse de jus de citron et de miel, j’ouvre la porte de mon micro ondes juché sur mon frigo. Un petit pot en verre posé sur le dessus du micro ondes me fait un petit suicide, tombe sur le sol, rebondit. Oh ouah ! me dis-je, quelle solidité. Sauf qu’apparemment (je me souviens pas bien), je me suis baissée pour le ramasser… La porte du micro ondes toujours dans ma main. Et vlaf, le micro ondes par terre, vlan les petits pots de verre atomisés, vlan le jus de citron au miel, tout parterre, youhou ! C’est pas comme si quelques minutes avant, je me glorifiais d’avoir tout bien nettoyé mon appart et que ça faisait du bien au moral. Tu vois, j’aurais entretenu ma passion dodo plutôt que de tenter de rentabiliser mon week-end, j’aurais pas cassé mes petits pots (le micro ondes va bien sinon).

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De toute façon, le froid, moi, ça m’endort, je vire totalement narcoleptique en ce moment. C’est impressionnant. Par exemple l’autre soir, j’errais sur le web, je me suis endormie quelques secondes plusieurs fois devant mon pc ! Et que dire de vendredi dernier, quand je suis allée me coucher et que je me suis dit « bon, allez, je termine ce foutu livre, me reste 5 pages. 4 ! 3… 2zzzzzzzzrrrrrrrrrzzzz ». Je me suis réveillée 4h plus tard, la lumière allumée, le livre sur mon oreiller. Il me restait VRAIMENT 2 pages en plus.

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Donc, oui, je joue les associales. On pourrait croire que je vais mal mais non, je vais neutralement. Ni bien, ni mal, je vais cool. Pas de projets particuliers pour le moment, juste l’envie de sauter sous ma couette en criant mon amour à mon matelas, me pelotonner bien comme il faut au chaud et lire, dormir, jouer au sudoku sur mon iphone en rêvassant… Bref, une vie d’hiver comme j’aime. Mais bon, comme j’aime aussi mes amis, je fais des efforts ! Mais c’est bien parce que c’est eux !

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Ô temps suspends ton vol bordel!

Par Diane

Vingtenaires, Vingtenairettes, jeunes, vieux, lecteurs chéris mon amour

Aujourd’hui, sujet vaste et anxiogène s’il en est, puisqu’il me vient l’envie de vous parler du temps qui passe.

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Vous savez, cette espèce d’entité informe et insaisissable dont nous avons l’impression d’être le jouet favori, qui a cette caractéristique tellement singulière d’être à la fois extrêmement stable et sans surprise (une minute fera toujours 60 secondes, et cette minute durera tout autant à un bout ou à un autre du globe), et pourtant également tellement poreuse, perméable, étirable…. Cela me fait penser à ces sortes de machines à guimauve que l’on voit dans les fêtes foraines vous savez, qui étirent et malaxent sans fin une grosse pâte rose… Eh bien cette pâte c’est ma vie, c’est la vôtre. Parfois elle est courte, elle forme une petite boule confortable et moelleuse: au chaud sous la couette les matins de grasse matinée, au fond du hamac dans le jardin de ses grands-parents, à savourer les dernières lignes d’Orgueil et Préjugés…; et puis parfois, la pâte s’étire, s’étire à n’en plus finir, au point que l’on a peur qu’elle se déchire: un cours de phonétique historique,une lettre qui n’arrive pas ou une attente dans un couloir d’hôpital blanc et froid…

Si vous avez été comme moi un(e) adolescent(e) dans les années 90, vous avez dû voir 457 fois le cercle des poètes disparus où John Kitting et tous ses jeunes sbires nous serinent comme une litanie maudite le fameux « carpe diem » d’Horace…souvenez-vous le petit poème introducteur des séances des poètes disparus au fond de la grotte obscure: « je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter. Vivre intensément et sucer tout la moelle secrète de la  vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu » (pfiouuu par coeur, j’ai vraiment dû le voir 457 fois ce film…). 

Alors bien sûr, petite adolescente naïve et avide de beaux sentiments, je trouvais ça tellement beau: allez, Diane, profite du jour présent, vivez si m’en croyez, n’attendez à demain, cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie!

Tempus fugit hein, alors c’est pas tout ça mais il va falloir cueillir le jour vite fait.

Certes messieurs, mais qu’est-on censé faire? C’est quoi « profiter du jour présent »? J’ai eu l’occasion dans ma vie de rencontrer une ou deux personnes dont c’était le credo absolu, et qui m’expliquaient  qu’ils ne voulaient pas gâcher leur vie, qu’on en n’avait qu’une etc etc… En gros, ça se manifestait de deux façons différentes. L’une avait pour principe de vie de tester des trucs différents tout le temps: jamais les cheveux de la même couleur, elle faisait un jour du skate board, un autre du parachutisme, le troisième jour elle fit du macramé, et le septième jour….elle ne se reposa point, parce qu’il ne fallait pas gâcher du temps à profiter. L’autre personne avait comme conviction personnelle que pour profiter de sa vie il fallait traverser le globe en long, en large et en travers, rencontrer touuuuutes les personnes de la terre, et se prendre en photo dans tous les pays du monde.

Et moi et moi et moi…je m’interroge. Je me demande comment on peut profiter de sa vie. Si justement, le fait de se rendre à tel ou tel événement, dans tel ou tel pays, ou de pratiquer telle ou telle activité, et une fois là , de plisser les yeux fort en se disant « gniiiiii allez allezzzzz, profiiiiiiiiite! » n’est pas un peu vain et contraire au but qu’on se fixe. Si l’angoisse du temps qui passe ne finit pas par le gâcher, ce temps qui passe. Comme le dit mon pote Alphonse: 

« Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,

Hâtons-nous, jouissons !

L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;

Il coule, et nous passons ! (…)

 

Mais je demande en vain quelques moments encore,

Le temps m’échappe et fuit ;

Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore

Va dissiper la nuit. »

 

Bref, aussi fort qu’on puisse frénétiquement ordonner « ô temps suspends ton vol », eh bien fi, il ne suspend rien du tout le bougre, et le temps de vouloir suspendre le temps, eh bien….le temps est passé. Il n’y a que le monde qui reste, il n’y a que le temps qui dure. Et en a t-on profité? Pensez à tous les touristes qui passent leurs temps de vacances suspendus à leur appareil photo: « clic clic clic clic » pouf!….a pu le paysage, il fait nuit. L’as tu seulement regardé?

Enfin bon, c’est bien joli tout ça, mais en pratique, un seul d’entre nous arrive t-il à ne pas craindre le temps qui passe? Qu’il est dur de ne pas regretter le passé et les douces heures de notre enfance moelleuse, de ne pas sentir l’anxiété du temps présent qui nous échappe dès qu’on le regarde, et de ne pas craindre le futur où jamais rien n’est
certain…

Si comme moi vous êtes sur le chemin de la trentaine, vous commencez à sentir que la jeunesse insouciante ne vous appartient plus, vous commencez à dire des choses comme « quand j’étais jeune, il n’y avait pas de portable, eh bien on survivait! » ou « ils ne font qu’être rivés à facebook toute la journée, ils pourraient sortir un peu quand même, ça leur ferait
pas de mal »;…vous commencez à regarder les vieux….oups, les personnes âgées (restons politiquement corrects) en vous disant que ahhhh vous voulez pas être vieuuux, ils peuvent même pas courir c’est nul. Et les petites vieilles ont toutes le même brushing bouffant innommable, je ne veux pas en arriver là. 

Mais cette pensée est absolument vaine, le temps passe et nous passons, alors je vais cesser là ces sombres paroles cathartiques, et je vais vous laisser avec mon ami Victor qui, lui, semble avoir construit une jolie passerelle entre jeunesse et vieillesse. Lisez donc le sublime sonnet suivant, adressé à l’actrice Judith Gauthier (fille de Théophile, soit
dit en passant) qui fut sa maîtresse. Quand il écrivit ce sonnet, Hugo avait 70 ans, Judith Gauthier en avait 20.

 

Ave, Dea ; MORITURUS TE SALUTAT

 

A Judith Gautier 

 

La mort et la beauté sont deux choses profondes 

Qui contiennent tant d’ombre et d’azur qu’on dirait 

Deux sœurs également terribles et fécondes 

Ayant la même énigme et le même secret ; 

 

O femmes, voix, regards, cheveux noirs, tresses blondes, 

Brillez, je meurs ! ayez l’éclat, l’amour, l’attrait, 

O perles que la mer mêle à ses grandes ondes, 

O lumineux oiseaux de la sombre forêt ! 

 

Judith, nos deux destins sont plus près l’un de l’autre 

Qu’on ne croirait, à voir mon visage et le vôtre ; 

Tout le divin abîme apparaît dans vos yeux, 

 

Et moi, je sens le gouffre étoilé dans mon âme ; 

Nous sommes tous les deux voisins du ciel, madame, 

Puisque vous êtes belle et puisque je suis vieux. 

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Entraînons-nous à devenir des stars

Des fois, quand je rêvasse, j’aime bien imaginer que je suis une star. Une star de quoi, j’en sais trop rien et à la limite, on s’en fout. Donc j’imagine que je suis genre sur un plateau télé avec Ardisson ou chais pas qui et que je dois répondre à des questions. Je sais, c’est stérile mais j’adooooooooore !

 david-guetta

Alors, au cas où, j’ai décidé de m’entraîner à devenir une star. Il y a quelques mois, j’ai lu le bouquin de David Abiker, Le Musée de l’Homme, j’en ai parlé à peu près 158 fois et y a un chapitre qui me faisait mourir de rire : en gros, il prenait une interview dans Elle et il y répondait à la place de Mélanie Doutey. Et bien, moi, je vais faire comme David, je vais prendre une interview à la con et je vais y répondre. Ça pourrait devenir une chaîne de blogs, tiens ! Je réponds et je refile le bébé à d’autres blogueurs ! Quoi que non, c’est chiant. Bon, allons-y, lançons nous. Alors, je vous mets la question, la réponse « people » et le commentaire (si besoin est) de moi, personne anonyme et qui gagne même pas le SMIC puisque, rappelons-le, je suis au chômage.

 
1) Mon juron préféré en voiture

«  Connard ! » ou je lâche un bon vieux « Putain ! » qui ne fait pas avancer le schmiblick mais ça va mieux en le disant

 

En fait, je dis « connasse » car je pars toujours du principe qu’un mauvais conducteur est une femme. Ouais, c’est horrible de dire ça mais faut avouer qu’à chaque fois que quelqu’un me fait un sale coup genre sortir de la place de parking sous mon nez sans même regarder ou changer de file pile devant moi sans regarder, ce sont des femmes. Par contre, les voitures qui arrivent à toute berzingue en me faisant des appels de phare pour que je me pousse (oui, il semblerait que ma voiture puisse se glisser sous les camion mais je suis pas au courant) ou qui me font des queues de poisson parce que j’ai osé les doubler et qu’ils ont voulu prendre leur revanche, ce sont des mecs.

 
2) Je pourrais y passer des heures

Dans mon bain, devant la cheminée, dans les bras de mon namoureux, sous la couette.

 
3) La dernière fois que j’ai trop bu…

Lundi, pour le repas de Noël : champagne, vin blanc, vin rouge et à nouveau champagne.

 

En fait, une fois le repas avalé et mon café absorbé, je me suis rendue dans ma chambre pour écraser ma bulle tandis que le reste de la famille regardait Camping… Enfin, ma grand-mère et Yohann dormaient aussi mais comme je tiens à mes cervicales, je suis allée dans mon lit. Mais ça, c’est pas glamour donc on le dit pas dans une interview de star.

 
4) Ma phrase fétiche
Si j’ai pas confiance en moi, personne ne le fera à ma place
 

En fait, ma phrase fétiche, j’en ai une différente par semaine et ça varie selon les circonstances.

 
5) Je me regarde dans la glace et je me dis…
Mouais…
 

En vrai, je me dis que je suis vraiment trop pleine de graisse mais quand je serai célèbre, j’aurais les moyens de me payer une liposuccion et un coach personnel donc y aura plus de soucis à ce niveau là…

 

6) Si je devais choisir entre PPDA et H. Roselmack
Harry, un homme très séduisant
 

Un putain de beau gosse, ouais ! PPDA, même jeune, je le trouvais pas séduisant. Par contre, s’il peut me trouver du boulot, je peux changer d’avis !

 
7)Mon dernier achat ?

Un tailleur très chic pour le réveillon, gilet, chemise et pantalon

 

Acheté chez H&M mais ça fait pas star du tout donc je précise pas. Surtout qu’en vrai, mon dernier achat (hors cadeaux de Noël) fut « la culture générale pour les nuls » mais ça me ferait passer pour une conne. Alors que je pense que tout le monde devrait le lire car on apprend plein de trucs !

 
8) A mon dîner idéal, je réunirais

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, pour voir si leur mode de vie les rendait vraiment heureux

 

Ça, c’est pour faire intellectuelle. Parce qu’en vrai, je prendrais juste mon chéri et moi dans un lieu super génial !

 
9) On me confond avec

Jodie Foster, Gillian Anderson ou Kate Winslet, ça dépend des gens

 

En vrai, on me dit que j’ai de vagues airs de… Sinon, on me confond avec ma sœur mais c’est pas star !

 

10) Dans Desesperate Housewives, vous vous identifiez à :

Susan, la fille qui a une lose incroyable en matière d’amour. Lynette, un peu aussi, la plus humaine de toutes.

 

Je déteste Teri Hatcher, Susan devient super gonflante dans la saison 2 mais je peux pas le dire ça !

 
11) En mode, je me damnerais pour…
Une robe Vanessa Bruno
 

Ça ressemble à quoi une robe Vanessa Bruno ? Non parce que moi, je veux la robe rouge à carreau de chez Promod mais c’est pas du tout star, Promod !

 
12) Un petit creux la nuit ?
Qui dort dîne
 

Non mais je vais pas me relever, une fois couchée, j’ai la flemme.

 

Bon, ils m’emmerdent, moi qui prend exprès de l’eau chaude au citron le matin parce que toutes les stars font ça, ils me le demandent même pas ! N’empêche que c’est bon et ça fait une boisson sans sucre et sans excitant.

 

Bon, promis, je vous mets un article sérieux bientôt, juste que là, je suis claquée et incapable de réfléchir correctement !

 

(interview piquée à Cosmo de janvier, p 16, « Star Express », avec Héléna Noguera)

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L’éternité et douze mois

Par Marine

Toujours dans l’air du temps, à savoir Noël et la nouvelle année, voici un petit article tout sucré, pour vous, chers amis. Après le bilan de Lucie, et en attente du bilan de Nina, je vous propose une méthode intéressante de bilan. Parce qu’un bilan, ça se fait pas comme ça, non non. Il faut réfléchir à la méthode adoptée, à la procédure qu’elle recouvre etc. Aujourd’hui, je propose : où étions nous il y a exactement un an? Où sommes nous aujourd’hui? Que pouvons-nous en déduire de l’évolution de notre vie.

Nous sommes donc fin décembre. Où étais-je l’année dernière, au même moment?
Dans mon lit.
Enfoncée dedans, sous la couette.
De temps en temps, je risquais mon nez dehors pour aller boire avec tout ce qui se fait de connaissances pour oublier. Pour me saouler avec des boissons et les saouler avec des paroles.
Et puis aussi, j’allais sur Internet. Pour me changer les idées. Pour trouver un horoscope qui me dirait que ça passerait, et un psychotest qui m’annoncerait qu’il allait revenir et que ça allait être l’amour, l’eau fraîche, ses yeux dans les miens et le bonheur. Alors d’une, les horoscopes m’ont dit que j’allais avoir la baracca à partir d’octobre 2006, excusez-moi si je suis vulgaire mais pas l’ombre d’une couille à l’horizon depuis au moins le mois d’août. De deux, les psychotests ne m’ont pas répondu ce que je voulais entendre puisque tous claironnaient que c’était fini fini. Mais eux au moins, ils disaient la vérité. Puis j’ai entendu parler des blogs. Alors je suis allée voir. Sur la plateforme over-blog, le premier référencé s’appelait « vingtenaires ». Amusant. Je me suis dit que c’était ma tranche d’âge, alors j’ai voulu lire. Tu parles Charles. Que des meufs ou des pédés. C’était pas là que j’allais rencontrer des hommes susceptibles de me faire oublier mon Guillaume à moi – donc pas Guillaume 4, mais plutôt Guillaume M, avec un M comme Marine. Nous sommes en décembre 2005, je m’appelle Marine Alloys et je suis vouée à mourir seule, dévorée par les cafards et les rats.

Alors en cette fin d’année, je dresserai pas un bilan complet de mes états d’âme ou de mes succès et échecs de l’année. J’étais seule il y a un an. Et désespérée. Aujourd’hui, je suis seule. J’ai des toiles d’araignées sous la jupe tellement j’ai été sexuellement inactive -purée, j’espère que je me ferai pas punir par le Père Noël quand même.

Donc en apparence, rien n’a changé. Je suis toujours derrière un bureau, à travailler les mêmes choses et j’ai les mêmes amis. Enfin non, pas tout à fait. J’ai pas eu d’amoureux cette année. Mais mon frêle petit coeur a été plus mis à rude épreuve que n’importe quand auparavant. Il a battu, il s’est emballé, il s’est flétri, il a gambadé, il a voyagé… plus qu’avant. L’année dernière, j’étais prête à me faire nonne. J’envisageais 2006 dans une petite boîte. Où je croupirais seule. Déprimée. Que des plans d’un soir, ou des tarés affectifs. Si c’est ça les hommes, ben moi j’arrête. Douze mois après, dans mon célibat le plus forcené, j’envisage 2007 avec enthousiasme. J’ai vu un mec qui me plaisait… voire deux… Ca peut sembler n’être rien, et pourtant… pourtant le monde me semble moins cloisonné, nous sommes moins dans des petites boîtes hermétiques. Guillaume M est un bon copain aujourd’hui, et j’espère qu’il arrivera à trouver sa voie (aux dernières nouvelles, c’était plutôt lui qui était paumé). Les « meufs & pédés » du site number one sur over-blog un an plus tôt ne sont plus number one cette année. Mais ils ont tous un prénom, en plus de leur pseudo.  Cependant que moi, en plus de mon prénom, j’ai pris un pseudo. Enfin, un an exactement après, le monde est à mes pieds et c’est grisant.
Bref, nous sommes en décembre 2006, je m’appelle Marine Alloys et mon dieu mais c’est Noël, et en plus en plus… il y a au moins une année pleine qui s’ouvre à moi!

Ca pourrait être le mot de la fin, mais j’en ai un plus percutant, en fait : merci Nina.

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Sea, sex and moto

Comme tu le sais lecteur, ce week-end, je n’étais pas là. J’étais loin, quelque part dans le sud ouest pour un petit week-end qui m’a fait un bien fou. Ma vie parisienne me saoule un peu en ce moment donc partir deux jours loin, en me déconnectant du reste du monde, ça vous repose une Nina.

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Vendredi, 17h30, je peste contre tous ces foutus Parisiens qui ont décide de partir en même temps que moi. En fait, c’est pas qu’ils partent en même temps que moi qui m’énerve, c’est leur propension à se planter pile en plein milieu, empêchant quiconque de passer. Bon, je pose mon divin fessier dans le train et c’est parti. Un peu (beaucoup) plus tard, j’arrive à destination et là, c’est le jeu : « toi aussi, retrouve ton hôte sur le quai de la gare alors que t’as même pas tes lunettes. » Evidemment, je sors du quai d’un côté, il rentre de l’autre et après avoir un peu tourné (et s’être appelés), on finit par se retrouver. Me voici donc parti pour un week-end avec Olivier, trentenaire, motard et homme fascinant. On se parle par MSN et téléphone depuis deux mois, autant vous dire que j’avais vraiment hâte de le voir. Il m’embarque dans sa voiture et m’emmène dans sa maison. Une baraque à son image : unique en son genre et bourrée de charme, je me sens de suite comme chez moi. On prend l’apéro en discutant, on s’embrasse un peu puis on file au resto. En moto, ouais ! En fait, ils ont annoncé un mauvais temps tout le week-end donc on se précipite sur le deux-roues car c’est pas sûr qu’on puisse en refaire par la suite. On file à toute vitesse, je m’accroche fort à lui, j’adore. Sur une moto, on se sent si libre, tout notre corps est caressé par le vent, c’est vraiment une sensation que j’adore. Surtout que de la moto, ça faisait un an que j’en avais pas fait.

 

On se fait un petit jap’ tranquille. Puis on a fait un petit tour en ville avant de rentrer à la maison se prendre un petit verre et se coucher. Bon, évidemment, deux adultes consentants dans un même lit, nous n’avons pas fait que dormir mais quand même un peu. Et franchement, les hommes d’expérience, c’est quand même vachement bien, ils vous amènent au pays des orgasmes multiples. Enfin, celui-là, en tout cas. Même s’il aime bien me faire mariner parce que paraît qu’il faut que j’apprenne la patience… Le lendemain, vu le temps maussade, nous n’avons pas bougé mais c’est pas grave, on a profité l’un de l’autre, on a beaucoup discuté aussi. J’avoue quand même que c’est super enrichissant de discuter avec quelqu’un d’un peu plus âgé qui a vécu plein de choses, ça permet d’avoir un certain recul sur ce que l’on vit. Bref, on reste tous les deux mais on ne s’ennuie pas, on passe encore une délicieuse journée.

 

Dimanche, quoi qu’il arrive, on avait décidé d’aller à la plage, j’y tenais particulièrement : j’y suis pas allée, cette année. On prend la voiture, le temps est mitigé. Plus on s’approche de la plage, plus le ciel est couvert. Tiens, les voitures en face ont les phares allumés… Tiens, ils ont les essuie-glace, aussi. Merde, il pleut. C’est pas grave, c’est pas ça qui va nous arrêter ! Bon, il flotte mais on commence quand même à longer la plage mais à peine arrivés, le temps se lève et là, tous les gens réfugiés dans les crêperies alentour débarquent mais contrairement aux plages méditerranéennes, on se marche pas dessus. J’avais promis à Olivier que je tremperai les pieds dans l’océan et vu que le soleil est revenu, je me lance. J’enlève mes bottes, mes bas, je remonte mon pantalon et j’y vais, armée de mon portable pour prendre une preuve de mon barbotage. Sauf que moi, je suis une fille de la Méditerranée donc pendant que j’essaie de photographier mes pieds, je fais pas attention aux vagues et je me retrouve avec de l’eau jusqu’aux cuisses sans trop comprendre ! Il n’empêche que l’eau est délicieuse et je regrette soudain de pas avoir pris mon maillot, j’ai très envie de me baigner. Mais mon string minimaliste ne peut pas faire office de maillot, pas plus que mon sous-tif certes très joli mais une fois trempé risque d’être tout transparent. Enfin, certains n’ont pas ma pudeur vu qu’on a vu passer un mec à poil courant joyeusement dans les vagues. Je sais pas pourquoi, mais un mec courant à poil a toujours un côté ridicule, avec son pénis qui ballotte.

 

Je retourne auprès d’Olivier et on s’étale sur le sable humide, au soleil, assez loin pour pas se prendre une vague (marée montante, j’ai tendance à l’oublier, ça aussi). On reste allongés là une bonne heure, Olivier s’endort tandis que je savoure. C’est un moment de pur bonheur, vous savez, où tout est parfait ? Je le sens bien allongée sur le sable, le soleil caressant ma peau laiteuse, le ressac nous isolant des conversations voisines. Je sens mes batteries qui se rechargent, tout le stress parisien parti aux oubliettes. Je suis bien, tout simplement. On finit par rentrer, décidant de récupérer la moto pour se balader un peu mais en rentrant en ville, on retrouve l’orage. A cause de la pluie, on décide de manger à la maison, on passe au McDo se ravitailler. Après ce dîner hautement calorique, on boit un dernier verre puis on part se coucher car le lendemain, faut se lever tôt. Mais évidemment, on ne s’endort pas de suite.

Il pleut toute la nuit, on se serre souvent l’un contre l’autre. A Paris, j’entends pas quand il pleut et ça me manque. J’adore cette sensation quand il pleut, la nuit, et que je suis sous ma couette, je me sens protégée. Chez mes parents, je dors sous les toits donc j’entends bien le crépitement des gouttes sous les tuiles. J’aime ce bruit, ça berce. On se réveille quelques minutes avant la sonnerie du réveil (ça, par contre, j’aime pas, j’aime me réveiller et voir qu’il me reste encore une heure ou deux à dormir). On se prépare, on se lave, on petit-déjeune puis après avoir vérifié que je n’avais rien oublié, il me ramène à la gare. Je suis un peu triste de partir car j’ai vraiment passé un super week-end et l’idée de retourner dans la grisaille parisienne ne m’enchante pas du tout (mais alors pas du tout).

Dans le train, je suis placée à côté d’un monsieur au surpoids impressionnant qui mord un peu sur mon espace vital, juste à côté de pompiers qui montent manifester. Je mate discrètement le plus beau de la brigade (enfin, le seul beau), ils attaquent direct au vin et au pâté, à 8h30, c’est violent. Alors que mon voisin part au bar prendre un café, le beau pompier s’assoit à côté de moi mais bon, j’avoue que ce week-end a calmé ma libido pour quelques temps donc je reste lire mon foutu bouquin de Roland Barthes que j’arrive pas à finir. Au dehors, j’aperçois deux magnifiques arcs en ciel. Oui, c’est mon côté girlie-petite fille-licorne rose (© grr), je m’extasie sur les merveilles de la nature, les papillons et les arcs en ciel. D’ailleurs, dans la voiture, quand on rentrait de la mer, Olivier a eu droit à un « non mais ils conduisent vraiment comme des cons ici. Moi ça me dépasse cette façon de… OH UN ARC EN CIEL ! ». Puis je m’emmitoufle dans ma veste et soudain, on est à Paris et je comprends rien. On vient pas juste de partir ?

 

Bref, c’était LE week-end dont j’avais besoin, une mise au vert nécessaire qui m’a permis de me remettre sur les rails. Mon hôte est un homme charmant et chaleureux, à la fois fort et tendre à la fois. Un peu un deux en un. D’une virilité pas croyable à certains moments et super câlin à d’autres. Le genre d’hommes avec qui je me sens bien, à côté de qui je peux rester sans parler sans me sentir mal à l’aise. Il n’empêche qu’il paraît aujourd’hui évident que je pourrai pas vivre sur Paris tout ma vie : le vert, qu’est-ce que ça me manque !

PS : j’ai pas pu mettre la photo de mes pieds, j’arrive pas à passer les photos de mon téléphone à mon ordi mais y a des gens qui ont des preuves!

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Temple solaire quand tu nous tiens…

Par Gauthier
Une fin d’année 2005 à la hauteur de l’année écoulée. En effet il reste encore 3 jours avant 2006 et je ne sais toujours pas si on va y arriver. Océane vous a expliqué dernièrement que par sa faute, et son entière et exclusive faute, l’année 2005 fut longue, extrêmement longue… Je ne vais pas revenir sur le pourquoi du comment, mais il n’empêche que je ne comprends toujours pas comment en ce 28 décembre 2005 je suis encore en vie. Pour ceux qui ont pris le blog en route vous pouvez toujours vous reporter à mes articles précédents. Rien que cet été ce fut mémorable…
 
Donc que se passe-t-il dans ma vie actuellement pour que je n’en vois pas le bout de c’te putain d’année de mes deux … Je suis actuellement en vacances, et pour fêter ça, je suis redescendu dans ma belle ville rose. Je vis donc chez papa-maman (ouais je sais ça fait bizarre mais mes parents n’ont toujours pas divorcé, je sais je ne suis pas normal), et ce pour 17 long jours. J’ai eu du mal à m’habituer à Paris, mes amis me manquaient, mes parents aussi quelque part, mais là je dois vous dire quelque chose de très sérieux, la prochaine fois que je reviens à Toulouse, je vais à l’hôtel !
 
PUTAIN MAIS QU’ILS ME GONFLENT LES VIEUX !
 
J’en parlais à Océane cette semaine et elle me répond « mais Gauthier, en fait, là, tes parents considèrent que tu as encore 15 ans, ils t’empêchent de sortir, de prendre le voiture, de te coucher tard, de vivre ta vie comme tu veux, et ça te fais chier ? Ben écoute réagis comme si tu avais 15 ans, tu vas voir ça va les calmer.. » Ben je dois avouer que c’est pas con du tout comme idée, donc me voilà lundi soir à faire… le mur ! Si j’ai 24 ans, et je fais le mur une fois que mes parents sont couchés…  Mais où va le monde ?
 
Pourquoi ça se passe mal avec eux ? Bon vous connaissez ma tendance à l’alcoolisme festif, et donc le week-end où je suis revenu ils m’ont prévenu « on te prête les voitures, mais si tu en abîme une, c’est fini tu roules à pied ». Ok message reçu… Déjà le soir même Mister Big vomit sur la voiture que j’utilise (à savoir celle de ma mère). Pas bien ! Mais ils ne disent rien. Le jeudi de la semaine suivante je vais en boite, la boite où Océane travaille, et on se met complètement minable. Je finis à parler à des gens dans une langue qui m’appartient, je suis tellement saoul que je ne sais pas ce que j’ai fait 70% de la soirée (ça fait un gros trou ça quand même). Et en sortant sur le parking un gentil monsieur me parle, on papote de je-ne-sais-plus-trop-quoi, et en même temps je me retrouve à fumer un joint qui sort de je ne sais où ! Là je suis fini. Mais encore faut-il traverser Toulouse, qui conduit ? Personne ? Bon tant pis c’est moi… Et dans une avenue suffisamment large pour passer trois semi remorque de face, j’accroche un rétro… aïe… Là Mister Big qui connaît mes parents, me dit « tu t’es fait arracher le retro sur le parking pendant que tu étais dans la boite, tu t’es fait arracher le retro sur le parking… » Et il me le répète à peu près 20 fois dans l’espoir que je m’en souvienne le lendemain. Quand j’ai raconté ça à mon père bizarrement il ne m’a pas cru, moralité, j’ai plus droit de toucher aux voitures.
 
Voilà pour la petite histoire. Mais s’il y n’y avait que ça… Donc je passe mes journées à me faire grave iech dans ma banlieue lointaine (à 20km de Toulouse ya rien à faire…) et pendant ce temps que se passe t il dans la civilisation ? Océane et Mister Big cumulent les problèmes… Surtout Mister Big le pauvre, il lui en arrive des vertes et des pas mûres en ce moment, d’ailleurs je profite de notre notoriété pour lancer le grand « Mister-Big-o-thon » Donnez, donnez, Dieu vous le rendra… Mais il vous racontera ses malheurs mieux que moi.
 
Donc fin d’année pourrie, pas de zizi. Oui hier je devais retrouver un chouchou pour aller faire des galipettes. Enfin quelque chose de positif pendant mes vacances, on doit se retrouver au sauna vu que chez mes parents on ne peut pas, et chez lui non plus. Donc je me pointe dans un sauna glauquissime de ma belle ville rose à l’heure dite. J’attends, j’attends, j’attends, je fini par rentré parce qu’il fait -15°C, je me retrouve à thon-land. Que des vieux à poils en train de s’enculer dans tous les coins, ça sent le vieux sperme, le vieux cul, bref je suis aux anges… j’attends toujours. Là je reçois un texto « j’ai cassé ma voiture je suis rentré chez moi pour pleurer », ben ma fin d’année pourrie est contagieuse en plus ! Super !!! Donc je suis seul, nu, au milieu de vieux qui s’enculent… Je décide de baiser quoiqu’il m’en coute. Et merde après tout j’ai fait 30 km pour arriver là, je mérite ma pipe. Je cherche un mec de moins de 35 ans, et je fini par en trouver un, il a mon âge, il est beau, il me plaît, et à mon avis je lui plais puisqu’il me suit partout (oui un jour je vous ferai un article consacré aux saunas, ce merveilleux monde à part). Je rentre dans le hammam, il me suit, je m’assoie, un mec s’assoit à coté de moi dans le brouillard et commence à me caresser. Je me laisse faire, il m’embrasse, je me laisse faire, il me prend par la main pour m’emmener dehors et se trouver une cabine, je me laisse faire. Retour à la lumière : ARGH C’EST PAS LE BON ! Et me voilà devant un mec de 35 ans mais bien bien sonnés qui m’entraîne dans une cabine, et moi avec mon érection rouge de honte à ne pas savoir quoi dire (il vient quand même de me tripoter pendant 15 min sans que je ne proteste). Je m’esquive prétextant un besoin urgent de me laver ! Et puis je réfléchis « après tout il est bien aussi, un peu âgés, mais bon je le répéterai pas… ». Et je m’enferme dans une cabine, il me fait comprendre qu’il veut se faire sodomiser, je m’exécute, mais ça ne rentre pas, même à grand renfort de poppers ça ne passe toujours pas, il passe sur moi et il s’assoie comme un bourrin sur mon sexe, forcement avec l’élan là ça passe, bon je n’ai pas souvent mal quand je baise, mais cette fois je me suis fait défoncer le pubis, bref il prend son pied, il jouit en deux min et se sauve… Et moi je fais quoi ? Bon ok j’ai compris je me branle et je vais me coucher. SOIREE DE MERDE !!!!
 
Donc programme de la fin de semaine, je prépare le réveillon, je refuse de rencontrer de nouvelles personnes, je refuse de prendre la voiture, je refuse de baiser, je refuse de boire, je refuse de respirer, bref, en fait je vais peut être me coucher et attendre 2006 sous ma couette… Parce que à notre niveau le suicide collectif n’est pas loin, mais alors pas loin du tout, surveillez votre télévision, si vous entendez parler d’un nouveau « Temple solaire » sur Toulouse, c’était nous 😉
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La femme conquérante des années 2000

Il y a quelques années, alors que je me préparais à entrer à la fac (je ne dirais pas quand c’était exactement, la nature féminine est pudique lorsqu’il est question d’âge), j’avais lancé un jour cette expression dans une conversation. En fait, je consolais une copine après une rupture amoureuse. Très inspirée, je lui avais parlé de la fac comme d’un immense
supermarché à mecs. Imaginez que sur environ 30 000 étudiants, si on compte à peu près 10 000 hommes (oui, c’était une fac plutôt littéraire), il y en a pour tous les goûts : petit, grand, blond, brun, noir, blanc, jaune, vieux, jeune… On trouve tout ce qu’il nous faut ! Et dans mon délire féministe, j’avais lancé cette merveilleuse phrase : « Nous sommes des femmes conquérantes des années 2000 ».

 

Qu’est-ce que c’est ? En gros, des femmes qui prennent les hommes, les consomment et les jettent s’ils ne sont pas à la hauteur. Car nous sommes des princesses, voyez-vous. Des hommes, il y en a à la pelle donc il ne faut pas nous traiter comme de vulgaires faire-valoir. Nous ne demandons pas d’être couvertes de bijoux et autres cadeaux onéreux mais juste que les hommes nous aiment pour ce que nous sommes. S’ils ne sont pas à la hauteur, on passe au suivant.

Aujourd’hui, c’est un peu plus facile pour une femme de multiplier les conquêtes même si l’image de « salope » reste encore présente. Si je suis un homme et que je me vante d’avoir couché avec 10 femmes dans la vie, je suis un loser. Si je suis une femme et que je me vante d’avoir couché avec 10 hommes dans la vie, je suis une salope. Pourquoi faut-il
toujours qu’il y ait deux poids, deux mesures ? Au XXe siècle, les femmes ont presque rattrapé leur retard social sur les hommes : droit de vote, droit au divorce, à contrôler leur corps, on les rattrape au niveau des salaires, on s’habille à peu près comme on veut… Mais ça bloque toujours au niveau de la sexualité. J’exagère ? Non et je le prouve : regardez,
quand une jeune fille se fait violer, il y a toujours une âme bien pensante pour dire : « Oui mais si elle ne s’était pas habillée comme ça, aussi… ». Et là est le problème. En été, j’aime m’habiller court, j’ai chaud, c’est normal. Sauf que les hommes (enfin, certains, pas tous) y voient une invitation coquine. Ainsi, en été, ils ont la fâcheuse tendance à laisser des mains traîner, surtout dans les transports en commun. Enfin, messieurs, vous êtes stupides ou vous le faites exprès ? Pensez-vous sérieusement que caresser une fille sans son consentement va vous permettre de conclure avec elle ? J’aimerais qu’un jour, un sociologue fasse une étude sur les techniques de drague et celles qui ont le plus de succès. Je suis sûre que le tripotage dans le bus ou, pire, le métro par 30° arrive bon dernier.

Les femmes conquérantes des années 2000 essaient donc de s’assumer et écrasent de leur talon aiguille les tabous liés à une sexualité féminine libre et exacerbée. Quand je suis arrivée dans ma nouvelle région, j’ai porté haut les couleurs de ce nouveau type de féminisme : « je baise et je fais ce que je veux ! ». Sauf qu’aujourd’hui, je me rends compte que ma carapace de femme sensuelle ne protégeait pas mon cœur et j’en suis perturbée. M’adressant à mes ami(e)s vingtenaires, j’ai eu soudain une révélation : « la femme conquérante des années 2000 n’existe pas ! ».

En effet, faisons un tour d’horizon de nos vingtenaires. Il y a d’abord Victoire, femme extrêmement sensuelle et qui le revendique, multipliant les brouettes avec son Fulbert. Elle ne l’aime pas, elle s’en moque mais… son cœur n’est pas plus protégé que le mien. Sous le vernis de la femme conquérante, se cache une femme blessée qui tente d’oublier l’homme qu’elle aime, William, qu’elle a quitté il y a peu. Les brouettes ne sont pas un baume au cœur : en voulant l’oublier dans les bras d’un autre, Victoire n’a fait que prendre conscience de ses sentiments pour William et lui a envoyé un e-mail de déclaration…

Lucie peut paraître un excellent exemple de cette femme conquérante : parfois, en rentrant de discothèque, alors que d’autres ramènent une gueule de bois, elle rentre avec un homme sous le bras. Quelques brouettes et il repart, c’était sympathique mais faudrait voir à pas s’attacher. Il y a trois ans, Lucie a ramené un homme, un soir, Damien. L’expérience étant concluante, il est revenu une deuxième fois, puis une troisième… Deux ans et demi plus tard, elle a finalement fini par le congédier mais elle l’a aimée, son Damien, et même souffert lorsqu’elle a appris qu’il brouettait avec d’autres filles. Furieuse, elle l’avait congédiée, s’était vengée mais elle l’avait repris, finalement. Reprenant ses airs de femme conquérante, elle n’est pas allée bien loin, finalement, retombant dans les bras du charmant Jérôme, jeune et inexpérimenté mais tellement attendrissant. Si leur histoire n’a duré que quatre mois, elle s’était beaucoup attachée à lui. Quand elle m’en parlait, ses yeux brillaient et elle s’inquiétait de savoir qu’il poursuivait ses études à une bonne centaine de kilomètres d’elle. Sous ses airs de femme dure, Lucie a un cœur, elle aussi. Seuls ses concours la sauvent d’une nouvelle histoire d’Amour, avec un grand A.

Anne ne se la joue pas femme conquérante des années 2000 même si elle en adopte le discours de temps en temps mais ce n’est pas vraiment son genre. Elle espère que chaque coucherie se terminera à la mairie mais sexe et amour, ça ne rime pas. Dernièrement, son cœur a chaviré pour un Allemand, Tobias, qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Elle s’énerve contre lui, pleure, le déteste… mais dès qu’il revient, elle fond devant lui et ne peut pas lui résister. D’ailleurs, il retraverse le Rhin, cette semaine. « Moi, je m’en fiche ! Il dormira sur mon canapé et si on peut se faire plaisir, tant mieux, mais je m’en fiche ! » Je lui adresse un regard interrogateur et elle avoue. « Non, c’est pas vrai, j’ai peur de le
revoir. »

Clara est la seule à ne pas se vanter d’être une femme conquérante des années 2000 et c’est sans doute la plus honnête d’entre nous. Cette fille est merveilleuse, son romantisme est si pur, l’entendre parler d’amour fait rêver. Clara ne rêve pas de l’amour comme on le lit dans la mauvaise littérature de gare, non, elle cherche juste un homme qui l’aimera et qu’elle aimera en retour. Elle prend le temps de faire les choses, elle ne passe pas sous la couette dès le premier soir… Oui, sur ce blog, il y a également des non-obsédés sexuels (enfin, il y en a une).

Même Gauthier, qui a du mal à être une femme conquérante des années 2000 vu qu’il est un homme, a sa part de sensibilité. Collectionnant les conquêtes comme d’autres les billes dans les cartouches d’encre, il cherche également l’amour, sans succès. Un soir de fête, alors qu’il me ramenait chez moi aux petites heures du matin, il me confiait sa peine de ne jamais arriver à tomber amoureux des hommes qu’il fréquentait. Sous ses airs de mangeurs d’homme, il est tout aussi en manque d’amour que nous.

Et moi. Cela fait maintenant un an que je suis célibataire, à quelques jours près, et pendant dix mois, j’ai multiplié les non-relations amoureuses, craquant systématiquement sur des hommes déjà en couple et fidèles (précision importante car la fidélité est une donnée toute relative). Ce n’est pas bon pour l’ego de désirer un homme qui ne nous voit que comme une fille sympathique, peut-être jolie, mais pas comme une petite amie potentielle… Même pas comme partenaire de brouette occasionnelle. Bref, quand j’ai débarqué dans ma nouvelle région, j’ai décidé de m’amuser un peu : la meilleure façon de ne pas souffrir en amour, c’est de ne pas tomber amoureuse. Donc je suis partie dans de folles aventures meetiques jusqu’au jour où ma route a croisé celle de Julien. Et ce que je voulais éviter à tout prix est arrivé : j’ai craqué sur lui. Ma nature de jeune fille romantique est revenue au galop car, comme dit Gauthier : « Toi, ce que tu veux, c’est te réfugier dans les bras de ton chéri pour pleurer devant des soaps ». C’est vrai et faux : j’aime bien me réfugier dans les bras de mon chéri mais j’ai jamais pleuré devant des soaps, je les regarde pas !

Ainsi, en réfléchissant à ma propre vie sentimentale et à celle de mes amis, j’en arrive à cette conclusion : la femme conquérante des années 2000 n’existe pas.

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