Warhol avait presque tort

Depuis maintenant trois ans (Ciel!), je bosse sur les communautés du web. Blogs, forums et même Facebook, Twitter, Youtube… J’ai juste raté le train myspace même si j’ai dû créer un compte pour un client, un jour. Et ce qui est fascinant dans tous ces microcosmes, c’est le sentiment de starification et la vitesse à laquelle on chope le melon. Attention, je suis influente, parle moi correct !


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(c) largentula

Avant même de travailler en lien direct avec les blogueurs, je connaissais le phénomène de blogueur influent et m’en amusais follement. Influent de quoi, de qui ? En tant que lectrice adulte et dotée d’un libre arbitre, je ne vais pas consommer tout ce que me conseille un blogueur surtout quand il est rémunéré pour (oui, je suis en train de lamentablement cracher dans la soupe). Ca peut permettre de découvrir un produit ou un service, bien entendu, mais quand j’entends certains blogueurs influents expliquer qu’ils peuvent faire ou démonter une marque, je me gausse. Par exemple, la blogosphère influente s’est passionnée pour « La personne aux deux personnes », film avec Chabat. Résultat : le film fut un bide. Quelques uns sortent leur épingle du jeu comme Pénélope, Boulet, Margaux Motin pour les dessineux, quelques blogueuses mode ont pu travailler sur une collection de mode comme les chaussures André. C’est bien. Mais cette micro célébrité en rend certains parfaitement imbuvables. Persuadés limite d’avoir le droit de vie ou de mort sur une marque, une agence de comm ou même ta carrière, ils dénigrent en permanence. Comme disait Pink, un champagne tiède servi dans un gobelet en plastique et c’est tout un drame. Dans mon ancien taf, j’avais parfois la sensation qu’on avait créé des monstres. Non mais c’est vrai, concrètement, qui sont les blogueurs ? Des gens qui bossent dans le marketing ou la comm, des
étudiants, des journalistes et des inactifs, pour l’essentiel. Pour les étudiants et les inactifs, cette microcélébrité leur permet soudain d’exister, d’être quelqu’un, les marketeux prennent leur revanche sur des marques trop exigeantes en profitant du système et les journalistes se la jouent vigie moralisatrice parce que eux, c’est leur métier d’écrire et pas les autres. Ok, je caricature mais on n’est pas si loin de la vérité. Ah, j’oubliais les graphistes-illustrateurs mais la blogo-BD est un peu différente dans la mesure où ils ne courent pas après les marques, juste après un contrat d’édition et des piges ce que je trouve bien plus noble, pour ma part.


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C’est bien joli tout ça mais prenons conscience d’un truc : la blogosphère est un microcosme protéiforme où ta célébrité est complètement relative. Je vais prendre mon cas en tant qu’internaute vu que c’est celui que je connais le mieux. Quand j’ai commencé mon blog, en 2005 (ouais, je suis pionnière presque, t’as vu ?), j’en connaissais que très peu et essentiellement dans mon univers, soit les blogs journaux extimes ou « chroniques de vie », comme j’aime dire. Puis alors que je cherchais du travail, ma soeur m’a appris la notion de buzz et je me suis ouverte aux blogs marketing, j’ai commencé à lire des mecs célèbres sur la blogo dont je n’avais jusque là jamais entendu parler et qui n’étaient pour moi que des blogueurs au même niveau que moi. Crime de lèse-majesté s’il en est, je me comparais, moi et mon millier de lecteurs, à des blogs avoisinant les 4000 lecteurs par jour. Vilaine fille, tu seras flagellée en place
publique. Mais calculons un peu : 4000*30 (je suis gentille, je ne tiens pas compte des baisses du week-end), ça nous fait 120 000. Considérant qu’il y a en France (on va dire que les lecteurs sont tous Français même si rien n’est plus faux) environ 65 millions d’habitants, on va dire que la moitié d’entre eux a le web, soit 30 millions en arrondissant vers le bas. Donc 120 000 sur 30
millions, ça nous fait… 0.4%. Paie ton influence. Alors évidemment, on va me dire que ce qui fait le buzz (je refuse d’utiliser le mot ramdam, je trouve ridicule tous les sites qui changent de vocable du jour au lendemain parce que les mots anglais, c’est plus possible. Alors on a pris un mot arabe à la place), c’est la multiplicité des sites qui en parlent. C’est vrai. Et il est vrai aussi que les médias « traditionnels », surtout ceux en mal d’actu, vont se précipiter sur ces buzz pour remplir leurs colonnes. Sauf que ça n’intéresse que nous. Je suis au bord de la jouissance quand je parle à des gens qui ne connaissent pas le blogueur influent dont je leur parle. Et y en a beaucoup. Parce que oui, la blogosphère n’intéresse majoritairement que les blogueurs et les annonceurs évangélisés. Et encore, tout blogueur ne connaît pas la noblesse influente qui se croit au sommet car elle a fait une soirée avec des VIP genre des acteurs qui passent à la télé et tout. Le blogueur est un formidable pique-assiette. Puis il ne faut pas oublier que l’audience de ces blogs vient en immense majorité (jusqu’à 80%) de Google. Je ne sais pas vous mais quand je cherche un truc sur google et que je tombe sur un blog, je n’en retiens pas forcément le nom, je prends l’info et je le quitte. Influent mes fesses, oui.

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Autre phénomène qui me fascine, c’est Twitter. J’adore Twitter, j’adore lire les conversations, observer mes congénères et bitcher ensuite avec Vicky. Parce que, là, pour le coup, c’est comme un immense lycée avec les populaires qui pètent très haut au dessus de leur cul (je suis suivie par 4589 personnes mais moi, j’en suis que 13, des very very VIP) et dont on cherche à attirer l’attention à coup d’insertion de leur pseudo dans nos tweets. Oui, pour ceux qui ne connaissent pas Twitter, quand je veux interpeller une personne, je mets un @ devant son pseudo. Exemple pour me parler, c’est @ninabartoldi. Si la personne me suit, elle verra mon message dans sa timeline mais si tel n’est pas le cas, elle peut cliquer sur le lien « @sonpseudo » de la colonne de droite et voir tous les messages lui étant adressés. Perso, j’ai tendance à ne pas causer à ceux qui ne me suivent pas, je n’ai pas besoin de l’attention de ceux qui ne souhaitent pas me la porter. Ces populaires, stars d’un jour, snobent donc l’ensemble des petits comptes. Beaucoup usent de la technique de l’abonnement massif. Ils vont suivre plusieurs centaines de comptes et quand ils ont leur petit public, ils virent tout le monde pour avoir un ratio d’abonnés largement supérieur à celui de comptes suivis, pseudo gage de qualité. Sauf que perso, comme déjà dit, si la personne se désabonne de mes tweets, je pars du principe que je ne l’intéresse pas donc je ne vois pas l’intérêt de continuer à la suivre puisque tout dialogue l’ennuiera. Puis j’aime pas parler dans le vide. Sans parler du fait que j’ai des amis dans la vraie vie donc je ne
suis pas à un follower près (j’ai tendance à ne pas savoir combien j’en ai, je passe par un client twitter qui ne me l’affiche pas). 

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Autre cas qui me fascine : l’attention whore ou les aspirants populaires. Le but est de faire un max de bruit, de faire parler de soi pour faire péter le nombres d’abonnés. Chez les femmes, ça se manifeste par la nana qui va allumer toute la timeline en ne parlant quasi que de sa vie sexuelle (souvent fantasmée, j’ai du mal à croire que les hyperactives sexuelles passent toutes leurs soirées chez elles à twitter), du fait qu’elle est plus bonne que la plus bonne de tes copines, à sauter sur tout ce qui est sexuellement comestible (hommes comme femmes, la salope est forcément bisexuelle, ça suscite plus) en promettant mille fellations et levrettes… Au point qu’elle en devient sexuellement agressive et pénible. Surtout quand vous avez le malheur de suivre ce compte et celui de sa proie et de suivre une parade pré-coïtale qui n’a quasi aucune chance d’aboutir, l’attention whore étant souvent une simple allumeuse qui ne couche
pas. Si tant est que ce soit bien une femme derrière, j’ai des doutes. Bien entendu, certaines attention whore sont à prendre au 2nd degré et sont de fait très drôles mais souvent, on sent bien qu’elle a beau revendiquer un second degré, le fait est qu’elle cherche le follower et l’attention. Son slogan pourrait être : « Pitié aimez moi! ». 

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La célébrité sur twitter est encore plus éphémère que sur les blogs. On va s’enflammer sur votre cas pendant quelques heures avant qu’un autre prenne la place. Je lisais ce matin un article intéressant sur le sujet, un mec, qui n’a même pas d’avatar, s’est retrouvé star de Twitter car il est le seul compte suivi par Kanye West. Du coup, le gars n’ose plus twitter, scruté par des milliers de gens. Ce que je peux comprendre. Twitter est un formidable outil pour se divertir, s’informer un peu, lire des plumes particulièrement percutantes et acérées (vas-y toi être intéressant en 140 caractères), jouer un rôle. Bien maîtrisé, il est également un bon outil pour les marques qui peuvent discuter avec leurs clients (ce que beaucoup n’ont pas compris, elles se contentent de poster du lien, je ne les suis jamais dans ce cas). Mais la pseudo célébrité sur Twitter, sérieux ? Bon, évidemment, je ne twitte que sous mon nom de blogueuse donc d’un point de vue perso, ça ne m’aidera pas à me faire connaître mon e reputation est ailleurs (cette semaine, un site spécialisé média a annoncé mon arrivée chez mon nouvel employeur, je deviens une community manager célèbre presque… Ca fout la pression !). Pire, je serais emmerdée d’être plus connue sous Nina que sous mon vrai nom… 

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Je suppose que bosser sur le web permet de relativiser cette micro-célébrité. Je vois aussi le phénomène sur les forums où les populaires font la pluie et le beau temps, au point que les nouvelles commencent à être terrorisées à l’idée de poster un message et d’être rembarrées par les stars. Si nos forums explosent littéralement les blogs en terme d’audience, chaque sous section reste finalement une petite place du village. Mais voilà, grâce au web, on a la sensation d’avoir droit à notre quart d’heure de célébrité, voire même plus. Pour ma part, j’ai été citée plusieurs fois dans des journaux et même dans un livre de sociologie (sex@mour de Kauffmann qu’il faudrait quand même que je lise, je ne lis que très peu en ce moment, c’est mal) alors je pourrais un peu me sentir une sorte de « référence ». Une référence de quoi, là est toute la question… (alors que j’ai été publiée sous mon vrai nom dans une revue d’histoire
à l’époque, ça compte bien plus à mes yeux).

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Les lofteurs vs les bloggeurs

Là, de prime abord, ce titre est effrayant, inquiétant et surréaliste mais oui, je te confirme, il y a un lien entre les lofteurs et autres « stars » et les bloggeurs, du moins ceux qui s’affirment influents. Je ne vais pas me défouler sur cette notion aujourd’hui, ce n’est pas trop le sujet, quoi que…

Alors, quel est donc le point commun entre ces deux entités. Bon, déjà, il y a le fait qu’on ne connaît jamais vraiment leur vrai nom. Par exemple, il y a Loana du loft et Nina des vingtenaires, des gens qu’on appelle par leur pseudo mais dont personne ne connaît le vrai nom, finalement. Mais en fait, ce n’est pas tant ça le point commun que je voulais évoquer parce que ça ne ferait pas un article à part entière mais plutôt le phénomène de « je suis célèbre… dans ma tête ». J’ai eu l’occasion de croiser un lofteur dans une soirée,
j’en avais parlé à  l’époque, celui qui fornique dans une piscine et le mec se sentait plus péter. Se rend-il qu’il est juste un gros naze dont plus personne ne se souvient ou presque ? Que si on ne m’avait pas dit « hé, c’est machin », je me serais dit au mieux « tiens mais ce mec me dit quelque chose, j’ai dû le croiser quelque part » mais pas plus.

Et bien le bloggeur « influent », c’est pareil. Au départ, le blog était un petit espace de parole avec une personne qui écrit pour raconter sa vie, se créer une vitrine professionnelle, etc. Aujourd’hui, pour pas mal, le but est de choper des cadeaux à la louche, être invité aux soirées ultra VIP, jouer à mort le racolage et le « buzz » pour attirer le visiteur, tout ça, tout ça. Le bloggeur, comme le lofteur, se pense important et célèbre et que même qu’il a le pouvoir de dégommer une marque, un film ou une personne. Par exemple, si moi, je te dis qu’un film est nul, forcément, tu vas me croire et ne pas y aller. Mais si je te dis qu’un film est bien, tu vas y aller. C’est pour ça que je trouve normal que les marques me brossent dans le sens du poil et que si elles font un faux pas, je vais les assassiner car j’ai le pouvoir.

Ce que j’aime surtout, c’est la sensation d’être célèbre. Les blogs les plus lus font en moyenne 10 000 visiteurs uniques par jour donc un certain pourcentage vient de google. En gros, il arrive régulièrement que des gens lisent votre blog sans savoir qui vous êtes et sans forcément lire ce que vous avez dit en dehors de l’article qui les intéressait. Alors c’est sûr que si je dis que l’appareil photo XY est tout pourri et que je suis bien placée sur google, le consommateur qui hésite à l’acheter tombera sur mon avis en premier ou pas loin. Mais
s’il se contente de mon avis sans en consulter d’autres, il n’est pas bien malin.

Mais le must, quand même, ce sont les guerres entre bloggeurs. C’est un peu à qui tapera le plus fort, à qui va virtuellement assassiner qui… Alors nous sommes supposés lire tout le monde sinon tu ne comprends pas les piques limite private jokes qui font rire tous les commentateurs sauf toi car tu ne comprends pas qui est visé par « j’aime toutes les tortues sauf celles qui sont attirées par le turquoise alors que ça leur va pas du tout ». C’est comme les guéguerres des lofteurs et assimilés qui essayaient de se discréditer les uns
les autres pour gagner sauf que le bloggeur, il ne gagne rien. Au mieux, il fait baisser les stats de sa cible mais en général, c’est l’effet inverse que cela produit. En gros, le bloggeur met en scène ses disputes en espérant que ça va fasciner tout le monde car tu comprends, il est une célébrité, on aime quand ça saigne.

Mais surtout le bloggeur est un peu un ringard comme les lofteurs. Parce qu’il veut tellement exister qu’il y a de quoi se moquer de lui, de ses crises existentielles parce qu’il n’a pas été invité à telle ou telle soirée ou parce que telle marque l’a snobée, sa volonté de soigner la forme plus que le fond, parler du dernier album de Madonna juste parce que ça va ramener du clic alors qu’il déteste Madonna. Les outils marketings, les tuyaux, on finit toujours par les connaître, c’est pas si compliqué. Mais vendre son âme pour une notoriété fantasmée, ce n’est pas forcément mieux que de se faire filmer toute la journée pour une émission de téléréalité. Surtout que sorti du milieu des bloggeurs, nous ne sommes plus personne. D’ailleurs, si tu n’évolue pas dans le milieu pub-market-comm voire journalisme parisien, c’est à peu près certain que quand tu commences ta phrase par « j’ai déjeuné avec tel bloggeur la semaine dernière et tout », on ne sache pas du tout de qui tu parles.

PS : Un autre article sur le sujet que j’ai bien aimé

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Pourquoi manger chez soi quand on peut piquer dans l’assiette ?

Depuis quelques temps, avec Vicky, on squatte les soirées VIP et/ou prout prout. Jeudi, nous sommes donc à la soirée Geekette avec Sony, Kenzo et je sais plus qui comme marques présentes. On dépose nos manteaux et on va au bar. Je veux du champagne, des tas de coupes à moitié pleines sont abandonnées ça et là. Tout sourire, j’aborde le serveur qui nous annonce la terrible vérité : champagne, il n’y en a plus. Non mais quelle bande de crevards !

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Bon, comme tu es brillant lecteur, t’as compris que je voulais parler des piques-assiettes, des taxeurs, profiteurs et autres. Retour en arrière, en juillet 2005. Clara (une cops
journaliste ancienne vingtenaire) m’invite au Grand Palais pour une expo, elle a eu des entrées à son taf. Au menu, visite du Palais mais surtout buffet. Celui-ci ouvrait à 20h et à 19h45, les gens se pressent tout autour. 20h, ouverture dudit buffet et là, c’est la folie : les gens se ruent sur les cacahuètes et les biscuits apéros (rien de sophistiqué), les gens prennent même les coupelles destinées à mettre les noyaux d’olive pour les remplir à rabord de bouffe. Avec Clara, on prend une coupe et deux Bretzels et on file à l’autre bout de la pièce, atterrée : on se croirait en pleine guerre, genre y a plus de bouffe.

 

C’est incroyable comme dès qu’il y a manger et à boire gratuitement, les gens perdent le sens de la mesure. Personnellement, quand je vais à ce genre de soirée, mon but n’est pas
de boire et manger au max pour profiter à fond de la gratuité de ces mets. Surtout des cacahuètes. Je prends une coupe de champagne et si je n’ai plus soif, je vais pas en prendre une autre juste pour le style. De la même façon, je remplis pas mes poches de bouffe. Et pourquoi pas prendre un doggy bag tant qu’on y est ? Ouais, c’est gratuit mais soyons raisonnables, tout de même. Ce qui est d’autant plus fascinant, c’est qu’en général, on invite pas des RMIstes à ce genre de soirée, c’est toujours un certain gratin : des influents, des journalistes, des bloggeurs (oui, paraît qu’on est des influenceurs. J’ai tellement de badges de Buzz Paradise que je vais finir par en faire la collection). Donc des gens qui ont des salaires plutôt sympas, pour la plupart. Et plus ils ont de tune, plus ils tapent dans le buffet. Bon, faut avouer que de soirées en soirées, ils doivent avoir un frigo aussi vide que la tête d’Eve Angeli. Donc du coup, ils sont accueillis et nourris. Mais qui les empêche de manger raisonnablement à ces buffets et de manger ensuite chez eux. Surtout que les petits fours et cacahuètes, c’est pas bon pour la ligne.

 

Le top du top des gratteurs, ce sont les stars. Une soirée, un nouveau mobile, ordi portable, parfum, fringues de marque… Ca dépend qui organise la soirée. Alors, oui, pour la
marque, c’est un coup marketing bien vu, voir une star (ou à peu près) en photo dans Voici avec le dernier Sony Ericsson ou Nokia ou Sagem, ça fait de la pub. « Moi, je suis hype comme Lindsay Lohan, j’ai un téléphone de la même marque ! ». De la même façon, le buzz des soirées bloggeurs est pas mal. Par exemple, hier, je vous ai dit que j’avais gagné un walkman vidéo Sony Ericsson, j’ai chopé plein de produits de beauté Kenzo que je vais forcément tester, j’ai joué à Singstar sur PS2 et c’était marrant et j’ai des catalogues des marques présentes à la soirée. Mais si les marques, je comprends leur intérêt, pour les stars, ça paraît parfois déplacé. Ces gens là gagnent plus en un film ou en un CD que nous en une vie et ils courent après ce genre de soirées pour bouffer à l’œil et se ramasser plein de cadeaux gratos. Bon, ok, certaines redistribuent aux amis mais quand même. Si j’ai souvent remarqué que l’argent rend souvent radin (plus t’en as, plus t’économises), j’ai l’impression que plus on est aisé, plus on joue les piques-assiettes. Bien sûr que c’est toujours agréable ce genre de soirées, toute cette bouffe et cet alcool sont là pour qu’on les consomme, oui. Mais tout est question de proportion. Je trouve ça super impoli de se gaver à ce genre de soirées. Par ailleurs, ce n’est pas rare que ces personnes se rendent
dans ses soirées précisément pour s’en foutre plein la panse, le reste compte peu. Honnêtement, vous enlevez l’open buffet et bar de ce type d’happening, je suis sûre que la liste des participants est divisé par deux. J’avoue que perso, je découvre en arrivant que c’est nourriture et boisson comprise, vu que c’est pas ce qui me motive en premier. Jeudi, je savais même pas qu’il y avait des trucs à gagner, hihi.

 

Bref, les piques assiettes sont des parasites sociaux de type aisé. Bien sûr, on me fera remarquer à raison qu’ils ne coûtent rien à la société puisque ce sont des entreprises
qui organisent ce genre de soirée donc techniquement, y a pas de mal. Si ce n’est peut-être une certaine indécence. Si moi, j’arrive à me payer un steack, j’ai du mal à croire que eux,
non.

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La liste de la marmotte hyperactive

(à ne pas confondre avec la marmotte neurasthénique qui traîne sur un blog voisin et adoré)

– Jeudi soir, Vicky et Nina en soirée VIP on se la pète sur la terrasse du printemps. Soirée organisée par Sony et Kenzo avec que des gens prout-prout. La soirée commence à 18h30. On arrive royalement une heure plus tard, on se trouve une copine dans les escalators et quand on arrive en haut : plus de champagne ! Open Bar nous a tuer. En plus, il en restait partout des coupes à moitié pleines… Du coup, on a pris des photos de la Tour Eiffel, on a fait du karaoké sur Britney, même pas peur. Et en plus, cherry on the cake (oui, j’intègre de l’anglais dans mes phrases, genre je suis bilingue), j’ai gagné un walkman video Sony Ericsson qui déchire sa mère.

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– Aller en réunion chez notre principal client à Trifouille-les-Oies, c’est chiant… sauf quand je me fais balader en scooter par les collègues, j’adore ! D’ailleurs, je
sens que quand j’aurais emménagé sur Paris, va falloir que je m’achète un petit Vespa. Si j’arrive à surmonter la trouille de conduire un deux roues sur Paris (non parce que quand je conduis pas, 
je m’en fous).

– J’aime pas être stressée au boulot parce que je suis tout au bout de la chaîne et que j’hérite d’une station de chat totalement buguée. Que même je suis obligée d’aller pleurer auprès de Yohann et Florent pour qu’ils m’aident alors que c’est pas trop leur fonction, normalement.

– Plus je suis claquée, plus je sors. En gros, je vous la fais courte : lundi, apéro-resto avec Future coloc, mardi, Gabriel, mercredi, verre avec des gens du forum, Vicky, Summer et Enzo puis fin de soirée avec un gars qu’on appellera Nabil. Jeudi, apéro sur le toit du Printemps, vendredi, soirée fi-fille chez
Vicky. En gros, la soirée la plus calme fut celle de jeudi où je suis royalement rentrée à 22h30.

– Ce week-end, je dois aller nourrir le chat de ma sœur. Je l’aurais bien prise chez moi, la bê-bête mais deux chattes dans 27 m² et qui passent leur temps à se peigner parce qu’elles s’entendent pas… Euh… non.

– Cette semaine, nouvel épisode Nina vs la RATP/SNCF. Oui, encore. Jeudi, je me lève la tête dans le pâté au vu de l’alcool ingéré et des quelques folies de mon corps perpétrées. J’arrive à la gare et je le sens mal : le train de 9h30 est retardé… Il est 9h45, presque. A l’arrivée, j’arrive à avoir un train à 10h (normalement, y a un train par quart d’heure donc 2 qui ont sauté) donc suis de mauvaise humeur. Je monte dans le métro et arrivé à une station « ce train ne prend plus de voyageurs, vous êtes prié de descendre et de prendre le
prochain ». Un jour, je comprendrai pourquoi les galères de transports se cumulent toujours.

– Vendredi, j’avais une douleur un peu bizarre au nez. C’est à dire que tout à coup, ça commençait à me faire un peu mal et mes yeux se mettaient à pleurer. Je suis arrivée au boulot en reniflant, les yeux explosés. Toi aussi, passe pour la dépressive de service (alors que non, tout va bien).

– Ce serait cool que certains comprennent que non, je les lis plus donc pas la peine de me faire passer des messages par personnes interposées, je comprends rien, du coup.

– On peut être politique et vraiment con comme ses pieds. Exemple, M. Devedjian qui traite une ancienne députée PS de salope… devant caméra. Trop fort Patrick !

– J’ai un super nouveau pote au boulot : un modérateur qui bosse en République Tchèque, on se refile les pseudos des relous et on commente l’actualité française. Il aime pas Devedjian, d’ailleurs. Et en plus, comme on est pote de bannissement (on veut bannir tout le monde), il m’a filé une vidéo rigolote. Ils ne sont pas de droite les modérateurs de la République Tchèque !

 

– J’ai pris une grande résolution (ouais encore une, gna gna). Maintenant, le matin, je me lève plus tôt pour profiter un peu. En fait, vendredi, ma sœur devait passer entre 8h30 et 9h et comme j’avais pas forcément envie de l’accueillir en petite tenue (oui, voire même carrément en tenue d’Eve), je me suis levée tôt. Mais ma sœur étant à la bourre, j’en ai profité pour me boire un petit café, étendre mon linge… et suis partie au boulot de bonne humeur. Prenons des bonnes habitudes de vie, me lever tôt, ça me permettra de siroter un café tranquille en feuilletant un magazine.

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Sitcom Gauthier, épisode 4728

Par Gauthier

Vous le savez tous, je suis beau, intelligent, et tellement désirable que tous les hommes me courent après. C’est plus une malédiction qu’autre chose par moments. Quoique je m’en accommode très bien la plupart du temps. Oui ça me permet d’avoir une vie sexuelle complètement débridée. Alors bon, en ces moments de vaches maigres, je repense à tous ceux que j’aurais pu avoir et à qui j’ai dit non. Souvent c’était plutôt une bonne idée, d’autres fois ça me retourne l’estomac, genre : à m’en mordre sauvagement les doigts (et le reste).

Je vais vous raconter une énième anecdote sur ma vie si riche en rebondissement. Dernièrement j’ai fait la connaissance de Larouquine, fille délicieuse s’il en est. Elle est jeune (salope, moi suis vieille à côté !), gentille, cultivée, douce, complètement barrée, alcoolique, et moi je suis fan ! Lors de notre première rencontre, elle me fait une impression du feu de Dieu, elle me parle de tous ces pédés qu’elle côtoie (son frère en étant un, forcément, ça aide), de ces soirées VIP où elle traîne, bref je décide d’en faire ma nouvelle meilleure amie (Moumour pleure pas, tu reste la number 1 !). Et on en vient à causer cul (forcément). Et elle me parle de son mec.

Donc son homme, pour situer, est acteur porno gay, si si si si vous avez bien lu « acteur porno gay ». Sur le coup ça fait un choc, je sais. Alors moi pas peur, je demande des infos complémentaires. En fait il tourne de temps en temps pour une boîte de prod dont je tairai le nom. Il est bisexuel à la base. Moi je lui demande « mais comment peux-tu accepter que ton mec te trompe comme ça, et en plus des pervers se masturbent devant ses prouesses ! ». Le pire c’est que je fais partie des pervers sans le savoir, bref on s’en fout ! Donc elle m’explique que c’est avec des mecs, qu’en plus il est payé pour ça, et ça ne la dérange absolument pas. On entre dans les détails et elle m’explique qu’elle ne voit pas non plus pourquoi elle interdirait à son mec de coucher avec d’autres mecs, du moment qu’elle est au courant. Elle, de son côté, pourrait se permettre quelques infidélités. Bref je suis sur le cul, un tel couple je pensais que ça n’existait qu’à la télévision moi !

Quelque temps après, je rencontre son copain. PUTAIN MAIS IL EST BEAU !!!!!!!! Oui bon forcément qu’il est beau, mais il a quelque chose de … sexuel… et d’indescriptible, ça me mets en feu ! Et je crois que ça se voit que je suis en train de baver, donc les blagues vont bon train sur mes envies de lui profaner la tombe ! Pour rajouter à son dossier, il est gentil, agréable, et on peut parler de tout et de rien, bref il y a de quoi tomber sous le charme de suite ! Après ce premier contact, ma copine rouquine me dit quelque chose comme ça :
« Mais Gauthier tu en penses quoi de mon homme ?

Ben il est très beau, tu en as de la chance !

Tu sais on parlait des gens qui dégage sexuellement, tu sais les hormones, les gens qui sentent le cul, ils se reconnaissent entre eux, t’es pas d’accord ?

Si, moi je repère les chauds comme ça, j’ai un radar, et j’en attire pas mal !

Oui on est d’accord tu sens le cul Gauthier, comme mon mec et moi…

Oui c’est plus flagrant pour ton mec de mon point de vue, vu que je suis gay !

Tu as envie de coucher avec ?

Non parce que lui, oui, donc si vous voulez moi ça me dérange pas, et je dois avouer que l’idée m’excite d’ailleurs !

 

Alors là, le Gauthier il ne sait plus quoi dire ! Et une fois que je retrouve mes esprits, je réalise donc qu’une bombe sexuelle, acteur porno, petit ami d’une amie, veut coucher avec moi, et tout le monde trouve ça tout à fait normal !

La semaine qui suit on en reparle, et Larouquine milite pour que je fasse une partie de jambes en l’air avec son homme ! Mais moi je peux pas. Je peux pas vous expliquer pourquoi, mais ça me bloque complètement. Si je ne connaissais pas Larouquine, peut-être que j’y arriverais. Et encore il faut que je me décomplexe, parce que coucher avec un mec qui a fait de la fellation et de la sodomie son métier, ça me complexe grave. Je ne suis pas Rocco Siffredi bordel ! Et quand bien même je suis un Dieu du sexe, j’ai peur de ne pas pouvoir rivaliser. Et puis s’il simule ? Comment le saurais-je ??? ARGH monde cruel !

Donc voilà où j’en suis : coincé par ma conscience et mes complexes, je pensais pas que ça pourrait m’arriver un jour, vraiment là je suis emmerdé. Je préfère quand je suis une enflure de première, je fais n’importe quoi sans me poser de questions, et tout le monde y trouve son compte (surtout moi).

Mais bon le problème ne se pose plus, je suis sexuellement non-opérationel pour quelques semaines. C’est juste que ça me perturbe « et si je l’avais fait avant ? », chienne de vie !

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L’’alcool, ce douloureux problème de société

Par Gauthier

Il y a différentes formes d’alcoolisme, et je vais essayer d’identifier la mienne à l’aide d’un article à 45% (non dilué s’il vous plait).

Donc je vais commencer par mon préféré : l’alcoolisme mondain. Qu’est ce que c’est ? Tout simplement une forme élitiste de l’alcoolisme pmu-esque (que nous verrons tout à l’heure). L’alcoolique mondain se targue assez régulièrement d’une particule ou d’une dizaine de couv’ de Télé 7 jours. Les deux n’ont aucune importance, sauf pour celui qui les revendique fièrement. Un alcoolique mondain ça ne paye pas ses consommations. Il boit dans les dîners, dans les cocktails, dans les soirées VIP (Very Important People), toujours à l’œil. Et oui plus on est riches moins on doit dépenser d’argent. D’ailleurs heureusement pour lui, parce que s’il boit autant c’est pour oublier qu’il est has been, ou has never been… et donc complètement fauché ! Moi je paye trop souvent ce que je bois donc ce n’est pas moi.

 

Voyons maintenant l’alcoolisme domestique. L’alcoolique domestique (alcoolicus domesticus) est un être troublé et troublant. Tout le monde est susceptible de le devenir après une rupture, un défilé JPG raté, une baisse des taux d’intérêts ou une hausse du prix du tabac… Bref les déclencheurs sont différents, mais le résultat reste le même. Le pauvre bougre boira tout le temps, en permanence, et du lever au coucher, il aura une bouteille pleine à moins de 2 m de lui où qu’il soit. C’est pour ça qu’il sort peu, les femmes sont plus touchées, en effet, il n’est pas convenable pour une femme de se foutre minable en public, donc elle se cache ! Toutes les CSP peuvent être touchées. Donc l’alcoolique domestique boira de la villageoise, de la bière, de la vodka, de l’armagnac ou du champagne. Du moment qu’il y a de l’alcool… Mais lui il paye sa consommation, il se cache quand il achète les bouteilles au Shoppy, faisant jusqu’à trois superettes par jour pour brouiller les pistes. La désociabilisation est souvent le corollaire de cette forme d’alcoolisme. Je ne suis pas concerné, je ne bois pas tout seul chez moi, je suis hyper sociabilisé, et je n’ai aucune honte à boire comme un trou…

 

L’alcoolisme pmu-esque fait des ravages dans nos campagnes principalement. Où que vous viviez, qui que vous soyez, vous êtes déjà entré dans un PMU, ne serait ce que pour demander votre chemin. Et là votre regard se perd dans la foule des habitués, là un vieux à moustache, avec un gros nez rouge et un béret de travers, entre deux lampé du gros rouge qui lui sert de carburant, il réajuste son mégot de gitane maïs et se gratte la tête avec des ongles qui engendrerait un cataclysme par attaque cardiaque dans un salon de beauté… Là une femme, blonde décolorée délavée, avec un pull marin sale et déformé, elle doit avoir 29 ans sur sa carte d’identité, mais les poches sous ses yeux et ses dents pourries lui donne 48 ans, elle tient un verre de blanc, et fume des gauloise sans filtres. Là bas un homme, le mari de la blondasse apparemment, il fini vite son demi pour aller chercher leur progéniture à l’école, il ne s’est jamais brossé les dents de sa vie… l’alcoolique pmu-esque paye ses consommations, le plus souvent avec son RMI ou sa retraite. Si quelqu’un a pensé que ça pouvait être mon cas je le brûle sur place !!!! Je suis jeune, je suis beau, je dépense une fortune en crème miracle pour paraître frais en toutes circonstances, je m’asperge de parfum à 70€ la bouteille, et j’ai une hygiène irréprochable !!!! Non mais…

 

Il reste une catégorie : l’alcoolisme étudiants. Le brave étudiant qui travaille comme un forcené toute l’année pour obtenir des diplômes qui lui permettront un jour de rentrer, tête haute, dans son agence ANPE pour s’inscrire au RMI. Il doit décompresser, et donc que fait-il le week-end ? Il boit avec ses potes. Alors après les modalités diffèrent, il peut se mettre minable à domicile avec une bande de potes, ou sur un quai de Seine, toujours avec ses potes, mais aussi, encore avec ses potes plus quelques autres, dans la boite du coin. L’étudiant alcoolique a une espérance de vie réduite du moment qu’il vit en province et qu’il doit conduire pour rentrer… Les platanes ne sont pas vos amis, ils viennent se mettre juste devant votre voiture (mais que fait Sarkozy ?). Avec un peu de chances, il croisera la route du Lieutenant Lebo de la Gendarmerie de Péquins s/ Argoules qui lui retirera poliment son permis de conduire avant de le reconduire chez ses parents qu’il connaît depuis le collège. L’étudiant alcoolique est le plus souvent très gentil, très amoureux quand il boit un peu trop. Mais il y a aussi la forme bourrine : deux verres et il veut casser la gueule de tous ces cons qui le regardent de travers sur la piste. J’ai une très grande expérience du mec qui veut me dessouder parce que je parle avec sa meuf. Il me chope par le col et m’informe qu’il va me faire sortir les dents par l’anus, là s’armer de son plus beau sourire et tout en posant une main sur ses fesses lui dire : « Mais je préférerais faire autre chose avec mon anus, on t’a déjà dit que tu avais un cul d’enfer ? ». Là c’est quitte ou double, et perso je m’en suis toujours bien tiré, le bourrin arrête tout net, de peur que je le viole sur place. C’est fou ce que les hétéros ont peur des pédés ! Quelque part je suis un étudiant alcoolique, certes, mais je ne paye pas suffisamment mes conso pour ça, je sors trop souvent dans des endroits fréquentés par des VIP (Very Important Poufiasse).

 

Donc résumons, je suis un savant mélange d’alcoolisme mondain et d’alcoolisme étudiant… Nous voilà bien avancé… Mais dans tous les cas la seule chose à retenir c’est que je bois comme un trou, que j’aime ça, et que je l’assume complètement !!!! Maintenant il faut s’attaquer à l’autre souci : les trous de mémoire en soirée… Si vous avez un remède autre que « mais arrête de boire Gauthier bordel » je suis preneur…

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