Joyeuse St Valentin, youpi !

Aujourd’hui, tout Internet me rappelle que c’est la St Valentin. Même en passant sur viadeo, on me propose d’envoyer des fleurs à l’être aimé. Moi,  je veux bien mais est-ce que ça s’envoie des fleurs aux hommes ?  Surtout que sur viadeo, j’y vais à priori pour me faire un réseau professionnel, pas pour choper. Je me demande si Interflora communique aussi sur Meetic aujourd’hui, tiens.


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En fait, chaque année, j’ai un peu la même sensation : tiens, on parle moins de la St Valentin, ça tombe en désuétude. Et puis au fur et à mesure que se rapproche le jour J, je me rends compte que non : on navigue entre aigreur des célibattus et guimauve des amoureux. J’ai un peu la sensation d’être la seule à rester dans une indifférence
totale : je ne fêtais pas la St Valentin quand j’étais en couple, je vois pas pourquoi ça me ferait de la peine de ne plus la fêter quand je suis célibataire.

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Et pourtant, il est difficile de rester dans l’indifférence vu que la société considère qu’on doit forcément avoir un avis sur la question, faire partie de la fête.
Exemple vendredi soir, j’étais invitée à dîner et je devais amener le dessert. Je m’arrête dans une boulangerie dangereusement délicieuse et là, je découvre que tous les gâteaux sont fournis avec un petit cœur en bonbon. Ouah, génial, je vais passer pour une hystérique : « bon, tu m’invites à manger, ça veut dire que tu veux qu’on s’épouse, non . ». Ceci étant, ils étaient pas mauvais ces petits cœurs… Mais si j’avais été invitée chez un homme qui ne me plaît pas, à un dîner pro ou que sais-je encore, j’aurais dû manger les bonbons en chemin ? Pourquoi ne propose-t-on pas de gâteaux sans cœur parce qu’on peut aussi manger des pâtisseries sans chercher à prouver son amour ?

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Finalement, la St Valentin, c’est un peu comme Noël ou le Nouvel an, ne pas choisir son camp est tabou, tu aimes ou tu n’aimes pas mais avec la presssssssssssion
(plein de s) de la société, tu n’as pas le choix, tu dois avoir un avis. D’ailleurs, tout mon Twitter en a un, entre les « la St Valentin, ça pue des pieds » (twitt de célibataire
donc), les « roooooooh mon namoureux d’amour qu’est trop choupi trognon m’a offert un sublime sac Darel trop croquignolet. Et m’a amené le petit déj au lit avec des crèpes en forme de cœur ». Bon, ok, c’est trop long pour un twitt, je caricature mais ça, c’est le twitt de la femme comblée car elle a bien fait remarquer à son mec que, oui, la St Valentin, ça se fête et qu’il a intérêt à faire un cadeau encore plus démentiel qu’à Noël. C’est quelque part ce point là qui me gonfle, là, pour de vrai. Je sais pas vous mais moi mon compte en banque retrouve à peine l’équilibre après la folie de Noël, je ne me vois donc pas réclamer à un homme de dépenser encore des centaines d’euros dans un cadeau. Sauf si c’est George Clooney. Puis paye ton romantisme, c’est un peu la course au combien tu m’aimes. Supeeeeeeer… Quitte à être de la vieille école, je préfère une attention gratuite mais surprenante (et pas à une date décidée par la société de consommation) qu’un cadeau cher qui prouvera juste que notre mec a compris comment avoir son petit dessert.

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En attendant, je vous laisse, je passe la St Valentin avec ma Vicky, on a un
programme so romantique comprenant une bonne partie de ménage car là, l’appart, il ne ressemble plus à rien…

PS : Un article pas mal sur les indifférents à la St Valentin d’une fille très talentueuse.

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Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’’est quoi ?

Par Summer

Je me rappelle d’une réflexion que m’a fait Nina un jour, la tranche d’ages 25-30 ça n’intéresse personne, les gens préfèrent parler de la vingtaine début de vingtaine et des années fac qui vont avec ou du passage à la trentaine, mais entre : rien, que dalle, nada !  

 

Mais alors oui, c’est vrai ça, mais pourquoi ? Abus de Bridget et Sex and the city pour les trentenaires ? Réminiscences de Beverly hills pour la jeune vingtaine ? (oui je sais j’ai des références qui tuent des fois)

 

Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est quoi ? En général, on vient de finir nos études et on cherche encore tout plein d’illusions le travail qui correspond un tant soit peu à ce qu’on s’est fait chier à étudier, on est donc Rmiste fauché au mieux Smicard, alors forcément ça intéresse pas des masses la société d’ultra consommateurs que nous sommes, parce que pas de blé, pas de consommation. Je parle bien sur des jeunes diplômés parce que ceux qui ont choisi des formations courtes en général ont vécu ça dans leur belle vingtaine, je n’en connais pas personnellement alors je ne peux qu’imaginer.

 

 Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est aussi compter à peu près tout le temps, alors oui je peux aller là ce soir mais demain désolé je pourrais pas je suis fauchée. Forcément on essaie d’entretenir le répertoire d’amis ce qui implique de sortir souvent sauf les fins de mois quand il n’y a vraiment plus rien dans le porte monnaie juste de quoi acheter des pâtes pour survivre d’ici des jours meilleurs. C’est aussi connaître des soirées autres que les soirées étudiantes et se rendre compte que l’open bar n’existe plus quand on nous demande 12€ pour un malheureux cocktail en général on en boit qu’un et on passe même pas au coca après.

 

Avoir 25 ans et plus, c’est payé plein pot les billets de train et les transports en commun. Et se rendre compte quand on passe un entretien que l’on vit à l’autre bout du monde.

 

Avoir plus de 25 ans, c’est souvent connaître le célibat. Dans le sens on envisage que la personne qui partage notre vie depuis 3 mois puisse être la bonne mais on en mettrait pas la main à couper non plus, tant qu’à cette main y’a pas de bague y’a rien de concret (je sens que je vais me faire conspuer là, tant pis j’assume) ou alors enchaîner les histoires sans lendemain. Bien sur là encore il y a les exceptions, y’a les couples de la fac qui décident de se marier ou d’emménager ensemble, mais y’a aussi tous ceux qui se séparent. C’est donc connaître une période plus ou moins longue de célibat et aussi connaître le problème « je remplis ma poubelle d’emballages » parce que, je sais pas si vous avez remarquer, mais qui dit achat pour une personne dis aussi trois tonnes d’emballages individuels, sympa pour l’environnement.

 

Mais avoir plus de 25 ans c’est aussi avoir plein de projets : trouver un boulot forcément épanouissant avec une équipe de travail forcément hilarante, trouver le bon numéro et le traîner devant les bijouteries puis au rayon layettes et petits pots du supermarché (oui je continue dans le cliché, j’aime !), avoir un PEL qu’on remplit comme on peut tous les mois dans l’espoir un jour pouvoir acheter la maison de nos rêves tout en zyeutant de temps à autre les annonces d’appart qui ne ressemble pas à un 12 m² avec WC sur le palier.

 

Et puis quelques fois être une femme de plus de 25 ans c’est acheter un test de grossesse, se rendre compte qu’il est positif alors qu’on n’est plus avec le père et partir s’exiler en Sicile parce qu’on a une super opportunité de job en se demandant si oui ou non on le garde et si oui ou non il faut le dire au mec en question. Cette fille là m’a choquée en m’expliquant son choix d’élever le gamin seule sans jamais le dire au père. Il y a des choix comme ça que je ne comprends pas, mais plus loin que ça je me suis dit que peut être avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est commencer à faire des choix qui nous engageront pour le reste de notre vie ou du moins une sacrée bonne partie. Alors voilà avoir plus de 25 ans, ça n’intéresse personne parce que peut être le trajet de chacun ne peut être stéréotypé, on commence à entrer dans une catégorie prédéfinie à partir du moment où l’on fait nos choix. Peut être, allez savoir, ça fout les chocottes quand même !

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Argent, trop cher

Voilà un sujet qui n’a jamais été abordé réellement ici et pour cause : l’argent, c’est tabou. Et pourtant, ça fait tourner le monde. C’est un mal très français ce rapport curieux à l’argent et à la réussite qui va avec. Il fascine autant qu’il répugne. Déjà, Tocqueville avait remarqué qu’aux Etats-Unis, on parle librement de sa réussite et de sa fortune alors qu’en France, on reste toujours pudique sur le sujet. Bon, alors enfonçons des portes ouvertes, puisque je suis très douée pour ça.

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Comment parler d’argent ?

– soit je dis que j’en manque pas grâce à mes parents et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée

– soit je dis que j’en ai pas assez et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée et ingrate, en plus.

Quand j’étais ado, l’argent était quelque chose d’assez abstrait pour moi. J’avais deux cents francs d’argent de poche par mois qui me servait à économiser pour les cadeaux de Noël. Puis à 18 ans vint l’autonomie, l’appart dans la grand ville et la carte bleue. Et là, ô révélation : la vie c’est cher et l’argent, ça pousse pas sur les arbres. Bon, je n’étais pas naïve, je n’ai manqué de rien pendant ma jeunesse mais je n’avais rien sans rien non plus. Mes parents m’ont pas payé de voiture quand j’ai eu le permis et je n’avais pas droit à un truc juste parce que je le réclamais. Au moins, ça apprend la valeur des choses. Mais cette nouvelle vie m’a appris un truc : l’argent quand y en a plus, y en a plus. Apprends à gérer ton budget, ma fille. Donc j’ai ouvert des comptes épargnes : un auquel je ne peux pas toucher et un qui me sert à mettre de côté en prévision de gros achats genre un ordi portable ou un appareil photo numérique de mes rêves. Parce que, mine de rien, quand on se paie des trucs gagnés à la sueur de son front, ben c’est quand même vachement valorisant. Bref, je capitalise à mon petit niveau… D’ici 48 ans, je vais pouvoir me payer une chambre de bonne à Belleville, yeah !

 

Revenons à l’argent. Dire qu’il fait tourner le monde est un doux euphémisme. On court tous après l’argent, quoi qu’on en dise. Si on demande à quelqu’un quel est le métier idéal, réponse : bien payé et pas trop contraignant pour laisser du temps aux loisirs. Des fois, c’est juste « bien payé ». Tout travail mérite salaire, ça, c’est indiscutable. Mais bon, faire 40 h pour un SMIC, ça fait chier. Le but n’est pas forcément d’être riche mais juste de vivre confortablement, soit bien mieux que décemment. Avec quelques euros de plus par mois, ce serait bien qu’on ait une télé écran plat, un appareil photo numérique hyper méga perfectionné, un ordi supra puissant, un immense lit avec un matelas « face cachemire » (si, ça existe !) pour l’hiver… Bref, rien d’indispensable mais on vit mieux avec. Bon, là, je perçois déjà les critiques des plus bolcheviques d’entre vous : non mais c’est la société de consommation qui nous pousse à nous suréquiper, tu n’es qu’une sale capitaliste, Nina… Ben, franchement, je le dis : je peux pas vivre sans ordi (et Internet), ma machine à laver me rend bien service, je rêve d’un sèche-linge et d’un lit avec un vrai matelas. J’économise mes deniers pour mon appareil photo numérique reflex. Bon, je pourrais me passer de télé (surtout qu’au pire, je télécharge des trucs sur le net), qu’elle soit petite ou grande et de toute l’équipement dolby surround. Mais bon, quelles que soient nos opinions politiques, on est toujours à courir après quelques euros de plus pour améliorer son quotidien. Après chacun l’investit où il veut, en équipement hifi ou en alimentation bio ou je ne sais pas quoi.

Là, j’entends encore les réactions : non, moi, je ne cours pas après l’argent, moi, je m’en fiche, je choisis pas mon métier en fonction du salaire… Effectivement. Pour ma part, j’ai choisi le journalisme, un métier où on devient très (mais alors très) rarement millionnaire. Je ne veux pas forcément être pétée de tune, je veux juste pouvoir ne pas me priver. Je ne connais personne qui refusera une augmentation ou qui travaillera bénévolement, juste pour le plaisir de travailler. Le bénévolat, ça existe, c’est pas ce que je dis mais personne ne travaillera à plein temps bénévolement (sauf les stagiaires).

 

Après, évidemment, il y a des gens qui ne pensent pas à l’argent… Ceux qui en ont. Non, mais c’est vrai : en général, plus on a de l’argent, plus on peut se permettre de ne pas travailler pour en gagner plus (surtout quand cet argent vient d’un héritage). Bill Gates et Richard Branson peuvent se lancer dans l’humanitaire, ils ont gagné tellement d’argent qu’ils n’arriveront jamais à tout dépenser. Car l’argent, c’est l’équivalent moderne du sang bleu : il y a ceux qui en ont (donc l’élite) et ceux qui n’en ont pas (la France d’en bas). Ceux qui ont une grosse baraque et ceux qui vivent dans les HLM. En matière de réussite financière, pas besoin d’être le plus riche ou le plus brillant. Quand on voit Paris Hilton, on comprend que l’argent n’est pas synonyme d’une quelconque intelligence. Oui, son argent, elle ne l’a pas gagné à la sueur de son front (quoi que si, je crois qu’elle a fait un procès suite à la diffusion de ses prouesses pornos) mais quand je vous dis que l’argent fait la nouvelle noblesse, en voici la preuve. La reproduction sociale est peut-être discutable mais il n’en reste pas moins qu’un gamin de famille riche ira peut-être plus facilement en privé, aura son ordi perso, pourra suivre des cours particuliers… Bref, aura plus d’outils pour réussir (après, s’il est con comme un balai, l’argent ne peut pas tout faire non plus).

 

Bon, rassurons-nous, y a l’ascenseur social. Mais si on regarde les chiffres, il descend plus facilement qu’il ne monte. Si je me compare à mes parents, avec mon métier de journalisme à 2000 euros par mois d’ici quelques années, je serai bien en dessous du CSP de mon père (mais au-dessus de ma mère, quoi que…). Donc, en plus, on dégénère ! Sauf pour les nouveaux riches, cette noblesse de robe qui a acheté ses titres à la loterie ou à la Star Academy.

 

Bref, que ça fasse chier ou pas, c’est l’argent qui fait tourner le monde, point. Alors pourquoi ne pas en parler franchement et arrêter de se cacher derrière une fausse pudeur. On gagne bien sa vie ? Ben quelle honte il y a ? A moins que ce ne soit pour ne pas attirer l’attention des impôts…

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