Si Marine Le Pen est élue, à qui la faute ?

Ou pourquoi j’en ai marre de la menace frontiste et l’appel au vote utile/républicain. J’ai choisi mon camp depuis que Jadot s’est retiré (et non, je ne le suivrai pas, plus de PS, j’ai dit, malgré ma sympathie pour Benoît Hamon) et je n’en bougerai pas. Et surtout, je ne voterai pas au second tour pour quelqu’un qui n’incarne pas à minima mes valeurs. Si Marine Le Pen est élue, ce sera donc ma faute ? Bah tiens !

Marine Le Pen

Je reste dubitative quant à la possible arrivée de Mme Le Pen à l’Elysée. Je sais que c’est possible et je sais aussi que beaucoup de gens ne referont pas le même sketch que 2002 à aller voter l’autre par peur. Et pardon une nouvelle fois mais vous voulez vraiment que j’aille voter pour un mec pourri jusqu’au tronc ou un ambitieux narcissique qui me paraît très dangereux pour notre bien-être ? Vraiiiiiiiiiment ? Parce que c’est précisément mon point. Si la mère Le Pen est si haut dans les sondages et sera très certainement au second tour, je ne veux pas entendre que ce sera peut-être de ma faute si elle est élue présidente.

loutre mignonne

Ayant déjà mis assez de photos de la Le Pen dans cet article, je mets une loutre mignonne à la place, c’est meilleur pour notre journées à tous

Si on écoute un peu l’électorat déclaré de Mme Le Pen, on constate que ce qui fonctionne, ce ne sont pas tant ses idées (ce qui rassure un peu) que l’envie de donner un coup de balai. Et ce point là, je peux le comprendre, marre des oligarques corrompus qui nous culpabilisent pour un arrêt maladie mais détournent des centaines de milliers d’euros sans trembler. Et ça tombe de tous les côtés, tous les jours, à droite comme à gauche, des emplois fictifs, des voyages au frais de l’Etat, des erreurs de déclaration dans le patrimoine. Et je ne vous parle pas des connivence médias-politiques qui décident plus ou moins du casting du second tour. Car en France (pas que, certes), on a un pouvoir magique : il faut tuer la Bête. La Marine. Alors on demande aux gens d’être raisonnables, de voter pour un candidat crédible, qui nous déplaît pas tant que ça parce que lui, il a des chances d’aller au second tour et qu’entre lui et l’autre moisi d’en face, franchement, est-ce qu’il y a à hésiter ?

moisissure de salle de bain

Le changement incarné par Mme Le Pen m’échappe. D’abord parce que les récentes péripéties judiciaires ont démontré si nous en doutions qu’elle n’était pas plus blanche que les autres (au contraire) mais surtout quel changement, réellement ? A part durcir tout ce qu’on subit depuis bien dix ans, je ne vois pas trop… Ca ne rendra pas riche les plus pauvres, les déclassés qui la voient comme l’incarnation d’un lendemain meilleur mais qui resteront sur le bord de la route. Ca changera, sans doute, mais en pire.

plat de coquillettes

Mais voilà, j’en entends dire que si elle passe, ce sera de ma faute car quoi qu’il se passe, je refuse de voter Fillon ou Macron au second tour. Et je suis désolée mais si la Le Pen est aussi puissante aujourd’hui, ce n’est pas ma faute. J’ai longtemps diffusé des articles mettant en cause l’intégrité et la dangerosité du programme du FN, j’ai arrêté car ma communauté est quand même plutôt à gauche donc à part les trucs marrants, pas grand intérêt, je n’avais déjà plus personne à convaincre. Mais si les gens en ont marre de tout ce cirque, de la corruption, des politiques qui se foutent de leur gueule et des médias “menteurs”, ce n’est pas ma faute. C’est celle des politiciens corrompus qui refusent de quitter la partie alors qu’ils sont plongés jusqu’au cou dans une merde nauséabonde et nous salopent le tapis. C’est la faute de tous ces démagogues qui changent de discours selon les interlocuteurs. C’est la faute des médias qui laissent parler Marine et ses potes sans les coincer, les mettre face à leurs contradictions, à quelques exceptions près. C’est la faute des chaînes d’infos en continu qui ont tellement besoin de remplir leurs plateaux qu’ils vont prendre les bons clients, ces politiques toujours prêts à venir débattre chez eux genre Philippot.

Florian Philippot invité chez Jean-Jacques Bourdin

Des fois, je me dis que la solution serait justement de la laisser arriver au pouvoir pour casser l’argument du “eux, on les a jamais essayés” pour que ça n’arrive plus. Sauf que 5 ans, c’est long, bien trop long. Et que j’ai pas eu le temps d’apprendre le Suédois pour me barrer là bas.

Stockholm en Suède

Hallå !

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Pour 2016, je me résous à

Ma liste des bonnes résolutions, c’est un peu comme l’enveloppe de jeux à gratter que me ramène ma tante chaque année* : si y en a pas, c’est plus vraiment Noël. Et autant vous dire que là, je suis remontée comme un coucou, décidée à devenir en 2016 mon moi rêvé, tout en acceptant mes défauts. Genre je renonce officiellement à être une lève tôt. Après tout, pourquoi ne pas faire le soir ce que je me sais incapable de faire le matin ? Y a bien que le dicton populaire pour trouver que ça a plus de valeur le matin que le soir…

Et j'attaque d'entrée avec un mantra moisi

Et j’attaque d’entrée avec un mantra moisi

Alors pour commencer, reprenons mes résolutions 2015, histoire de se marrer un peu.

  • Devenir une psychorigide de la to do list : oui au boulot, non dans ma vie perso. Du bien mais possibilité de mieux.
  • Le samedi/dimanche glande : ah oui, ça, totalement tenu, sans doute un peu trop d’ailleurs !
  • La gamelle du midi : pas du tout et tiens, je la reprends pour cette année
  • Le yoga : non même si j’ai fait mon stage Yoga qui m’a fait souffrir. Le problème majeur du yoga, c’est quand même ses horaires + son prix : si ça s’adresse pas directement à la bourgeoise entretenue, je ne vois pas à qui ça s’adresse. Et ça m’emmerde parce que j’ai vraiment envie d’en faire mais les prix me bloquent.
  • Choper des stages : non, sauf un stage photo où on est parties avant la fin avec Amy parce qu’on avait froid et qu’on voyait pas trop le truc. J’ai fait un voyage extraordinaire avec Olympus aux frigos, aussi, c’était fort sympa, je conseille à tout le monde (aux Frigos ou ailleurs).
  • Ecrire pour de vrai : *gros soupirs* non
  • Changer de style vestimentaire : non pas du tout et j’avais oublié avoir parlé de ça un jour tiens
  • Acheter des plantes : ah oui, ça, ça va.
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c'est mon cadeau de Noël mais j'ai des plantes quand même

Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c’est mon cadeau de Noël mais j’ai des plantes quand même

Et en bonus : trouver un mec, ça, c’était fait dès fin 2014 et apprendre une nouvelle langue, je joue bien avec Duolingo pour apprendre l’espagnol. Ah et sur le côté d’arrêter d’être un boulet, il me semble que ça fait un bail que j’ai rien cassé ou que je suis pas tombée, ça fait du bien. Dernier drame en date : l’appareil photo presque cassé aux Philippines (mais non) et une bouteille de shampoing renversée dans mon sac de sport (petit format, héhé)

batman

Alors bilan pas top top. Du coup, ça tombe bien, y a des trucs qui vont dans le sens de ce que je veux pour 2016. En fait, 2016 sera l’année de l’équilibre (entre vie privée et vie pro mais aussi dans mon estomac), du moi (Nina) et du nous (Victor+Nina) et tout va se jouer autour d’un concept clé : “la journée parfaite”. C’est le principe de la to do list. Chaque jour, je dois faire : mes cours duolingo, écrire un article, écrire 3 pages de roman, faire au moins 2 planches (de sport, pas de dessin), monter 10 étages et je note mon alimentation et mon sport et mes dépenses. Je fais ça depuis novembre à peu près et j’ai dû avoir à peu près 3 jours parfaits (lose). Je passe désormais à l’étape supérieure : les gommettes. En gros, à la fin de chaque journée, je mets une gommette sur mon agenda pour évaluer la journée. Selon le nombre de gommettes “journée parfaite” ou “très bonne journée”, je gagne un petit cadeau. Sinon, ceinture du cadeau plaisir. Je vous re détaillerai ça dans un prochain article si ça vous intéresse. 2016, année de la psychorigidité ? Oui, madame, oui, monsieur !

gommettes

Parce qu’en 2016, je dois poser les jalons pour la suite. Je ne souhaite pas changer de taf pour le moment et même, j’aimerais rester là jusqu’à mon départ de Paris pour soit la province (Bordeaux en tête de liste) voire l’étranger. Mais pour réussir ce plan, faut que je puisse offrir un joli éventail de compétences à valoriser par la suite. Donc cette année, je bosse mon anglais à mort, je renforce mon italien, j’apprends l’espagnol (un peu plus sérieusement que sur Duolingo même si j’aime bien), je rechope quelques bases en allemand et peut-être en russe, juste pour faire la fille intello. Puis j’essaie de renforcer des compétences autres que la data analyse qui me sera toujours très utile.

big-data_cloud

D’ailleurs, à propos de boulot : on stoppe tout, on arrête de courir droit vers le mur. Ca fait un mois que j’ai des nuits courtes, j’ai réussi l’exploit de dormir à peine 10h en 3 jours la semaine du 15, de commencer mes journées à 8h pour les terminer à 2 ou 3h du matin et ça, ça va pas être possible longtemps, mon corps va me lâcher. J’ai tant de boulot que ça ? Mais même pas en plus, j’ai une charge qui me paraît normale à légèrement élevée mais surtout j’ai des réunions toute la putain de journée, je commence à réellement bosser à 18h. Du coup, je vois pas tous mes mails et deux ou trois fois, on a frôlé la catastrophe. Sous entendu : j’avais pas vu une demande du client. Donc va falloir mettre le ola là dessus, surtout quand on me presse pour venir à une réunion de dernière minute qui a duré un peu plus d’une heure et où j’ai parlé 2 mn (sketch du 23 décembre). Ah oui, en 2016, je ne vais plus en réunion sans mon ordinateur portable pour éviter de perdre mon temps. Donc le boulot, on met la pédale douce et on va au sport entre midi et deux, 3 fois par semaine. Piscine, fitness ou gym suédoise (je vais me réinscrire), peu importe le flacon, pourvu qu’on ait les endorphines. Et on mange mieux parce que ça aide à avoir meilleure forme.

bonnes résolutions

En 2016, je deviens aussi une gauchiste éclairée : en gros, on lit plus et mieux pour avoir de vrais arguments détaillés pour expliquer en face que non, l’Etat d’urgence ou la déchéance de nationalité, ce n’est pas rien et qu’il faut arrêter de se faire enculer à sec avec le sourire parce que « mais c’est pour les terroristes ». J’admire la capacité de certains à avaler encore de telles couleuvres mais à un moment, il faut se réveiller et arrêter de croire que les politiques veulent notre bien. Non, ils veulent leurs réélections ce qui pousse un gouvernement faucialiste à aller tranquillement piétiner le terrain de l’extrême droite. Mais arrêtez d’être con, ils ne voteront jamais pour vous ! Les gentils gauchistes qui ont voté pour vous en 2012 non plus d’ailleurs… De façon générale, j’ai une vraie envie de plus de culture donc en 2016, on lit !

lire

Et puis surtout, 2016, j’écris. Comme dirait un mantra de merde qui n’existe sans doute pas mais que je vais inventer : “arrête de rêver ta vie, vis tes rêves !”. Non parce que j’en ai marre de parler d’écrire un livre et de pas le faire, il faut se bouger le cul. Ah tiens, je vous parlerai de mes résolutions de blog demain.

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi...

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi…303

Ah et pour le côté « nous », j’ai pas super envie de détailler mais en gros : étape 1/on aménage ensemble, étape 2/on se pacse, étape tout le temps /on voyage, on vit des truc cools ensemble, on s’aime et on rigole. Mais bon, ça, c’est pas tellement une résolution, c’est plus des faits. La vraie résolution sera de garder du temps pour nous (en arrêtant de bosser la nuit, par exemple)

* Cette année, j’ai gagné 18 euros, d’ailleurs

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Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne

Il est des films dont on se méfie doublement : de un parce que tout le monde a adoré et de deux parce qu’on a vu son acteur tellement partout qu’on a limite l’impression qu’on vit avec. Du coup, je ne me suis pas précipitée voir « Les garçons et Guillaume, à table » mais puisque ma mère l’avait en DVD et qu’il n’y avait rien d’autre à la télé, matons cet OVNI.

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Ca commence par une scène. L’artiste entre. Un one man show insolite où l’homme évolue dans un décor de chambre, on ne devine pas le public, il est seul. C’est l’histoire de Guillaume, petit garçon un peu différent persuadé d’être une fille. Et cette idée lui plaît. Il est flatté de danser la Sevillane comme une fille, il est passionné par les éventails et ne vit que dans le mimétisme de sa mère, une bourgeoise agacée et de mauvaise humeur au langage fleuri. Guillaume va donc grandir en se pensant fille puis en se pensant homosexuel vu que tout le monde en est persuadé. Même si lui ne se définit pas comme tel : une fille qui tombe amoureuse d’un garçon, on fait difficilement plus hétérosexuel, non ?

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Guillaume Galienne raconte son histoire. Sur le papier, cet exercice « légèrement » nombriliste fait peur. Oui, on ne parle jamais mieux que de ce qu’on connaît mais je suis pas sa mère, à ce garçon, j’aurais peur de me retrouver au milieu d’une sorte de règlement de compte mère-fils. Le lavage du linge sale en famille, ce n’est pas que pour préserver la dite famille, c’est aussi pour éviter de gêner les personnes tierces qui n’ont rien demandé et qui préfèrerait ne pas être là en ce moment, merci. Mais en fait, non, cette autobiographie, c’est autre chose. Une succession de sketches sur ce garçon qui se sent fille et qui va grandir avec ça. Des moments drôles, des moments touchants, des moments où on se demande un peu ce que ça fait là (j’ai pas compris le passage de la cure si ce n’est que ça permet de mater le cul parfait de Diane Kruger moulé dans une blouse d’infirmière et j’ai trouvé ce passage assez vulgaire et lourd). Les acteurs sont impeccables, le film se laisse voir dans la bonne humeur.

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Reste la question de fond : en posant le petit Guillaume comme un « hétéro refoulé », dirons-nous, ne plonge-t-on pas dans une sorte d’homophobie ? Pour moi, la réponse est clairement non même si on ne nous épargne aucun cliché sexiste : dans cette comédie, les hommes sont virils, aiment le sport et sont un peu brutasses, les femmes sont raffinées, comédiennes, elles aiment la danse, l’élégance et la compagnie d’autres femmes. Il en va ainsi pour Guillaume qui ne vit qu’à travers les femmes (les personnages masculins sont plus que secondaires) et les imite dans leur frivolité. Evidemment, les comédies reposent toujours sur ce type de clichés mais ça agace un peu. Un homme frivole est-il forcément gay ?
LES+GARCONS+ET+GUILLAUME+A+TABLE
Au-delà de ça, reste la question de l’identité, assez forte dans cette comédie : Guillaume est cet être fascinant qui est ce qu’on lui dit d’être, en fin de compte. Sa mère voulait une fille, il se comporte comme tel. Sa logeuse espagnole veut lui apprendre la danse, il ne se pose même pas la question de ses propres envies. Tout le monde pense qu’il est gay, il va donc tenter de coucher avec des hommes (et se retrouver dans des situations improbables. Vision négative de l’homosexualité ou volonté du cinéaste d’illustrer le malaise de son personnage face à une sexualité qu’il n’assume pas ?). Chez les psys, il se laisse balader et quand, enfin, il s’affirme par une crise de colère, il s’excuse platement quelques instants plus tard. Car dans ce film, le grand absent, c’est Guillaume. Il n’existe que par mimétisme. Qui est-il ? Une pâle copie de sa mère. Que veut-il ? Rester dans son ombre. Si, au début du film, il exprime clairement une envie (le voyage en Espagne), il subit les envies des autres tout le reste du film, navigant de pension en pension sans bien comprendre ce qu’il fait là, par exemple.
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Bref, je pense que l’erreur serait de prendre ce film pour ce qu’il n’est pas : un plaidoyer pour les troubles de l’identité, pour avoir le droit de ne pas être viril quand on n’est pas hétéro ou ce que vous voulez. Ca reste une comédie avec quelques bons mots. Et surtout, ce que j’en retiens… c’est que je dois aller m’acheter des éventails, c’est quand même un accessoire démentiel (je crois que depuis mon voyage à Barcelone, je suis branchée sur l’Espagne).
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J’ai testé pour vous : être dans le public à la télé

Ce qui m’a permis de mater le Grand Journal en entier pour la première fois de ma vie.

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Je suis pas une très bonne spectatrice. En fait, je regarde de moins en moins la télé pour cause de vie intense (même si pas hyper trépidante, je n’arrive juste plus à quitter le boulot avant 20h en ce moment) et je n’allume plus ma télé que pour mater des replays de série ou Greek sur Canalplay Infinity (c’est ma nouvelle passion, les fraternités et sororités… Enfin, je dis ça, y a trois semaines, j’avais décrété que c’était le meurtre de la famille Romanov donc bon…). Puis un jour, on me propose d’assister au tournage du Grand Journal via le boulot. Moi curieuse, moi dire oui. Mercredi, me voici donc partie à 17h (youhou !) avec mes collègues pour les studios Canal. Au menu : Kanye West. Heu… Ouéééééé…

KanyeWest

Comme on est des gens du public VIP, on passe en premier par la loge régie avec champagne et petits fours, cool. La fille qui nous reçoit nous parle un peu de l’émission « oui y aura Arié Elmaleh et puis [chroniqueur dont j’ai oublié le nom] et [chroniqueur dont j’ai oublié le nom aussi] ». Je hoche la tête avec conviction mais n’ai aucune idée de ce dont on me parle. Je suis vraiment larguée, en fait…

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Après ce petit apéro, on a droit à une visite de la boîte à question, youpi ! Alors qu’on fait la queue pour rentrer, Antoine de Caunes passe à côté de nous et nous demande ce qu’on va faire là dedans. Huuuu, Antoine de Caunes ! Oui, ado, je pouvais regarder les émissions télé passant avant 22h et Nulle Part Ailleurs, je gérais. Bon, on fait un peu les cons dans la Boîte à questions puis on part en plateau. Nous voilà assis au premier rang, derrière l’invité, et la fille de Canal nous dit « Alors, Nina, Eva et Essenam, on va voir que vous à la télé ! ». Heu…je… Le chauffeur de salle nous met dans l’ambiance, on est sur brieffés sur les moments où il faut applaudir ou non, le fait d’être toujours souriants parce qu’on voit tout le monde à la télé, de pas trop bouger, de pas se tripoter les cheveux ou se mettre les doigts dans le nez, patati patata.

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Et c’est parti pour l’émission, on reçoit Laurent Fabius sur la Syrie. Super facile d’être enjoué et souriant sur le sujet, youhou ! En fait, le souci, c’est de trouver une pose en mode « bien droite mais quand même détendue » avec une proximité physique avec des inconnus (j’étais entre une collègue qui louait notre nouvelle intimité… Aaaaah ? et une inconnue) mais surtout de caler son regard pour pas faire croire qu’on rêvasse. Parce que moi, quand je rêvasse, je louche, je le sais. Mais vu que M. Fabius nous tourne le dos, je fixe sa nuque avec ardeur (en me concentrant sur l’éventuelle apparition d’un strabisme), je respire de soulagement à chaque magnéto lancé tandis que ma voisine laisse tomber sa tête sur mon épaule de soulagement. Les retours sont un peu foireux, on rate le lancement de la pub que nous avait enseigné le chauffeur de salle, on n’applaudit pas un chroniqueur parce qu’on nous avait dit de pas applaudir au retour plateau. En gros, on est paralysés par les caméras et le fait qu’il faille « bien faire », comme à un spectacle de fin d’année quand on était gosse. Et puis moi, j’ai pas envie de fixer la nuque de Fabius ou de Véronique Vasseur arrivée pour dézinguer me système de santé français (ambiance, ambiance, souriez, vous êtes filmés), j’ai envie de regarder les caméras qui s’agitent autour de nous, observer le public… Bref, tout regarder et pas juste faire la statue de sel.

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Ca s’enchaîne, la fille de la météo passe. Elle est immense et si mince, je pensais pas qu’il était possible d’être aussi mince. Je pourrais enserrer sa taille avec mes mains alors que j’ai de toutes petites mains ! Elle avance en talons, j’ai peur qu’elle se casse mais non. Elle fait un sketch où on doit rire (horrible, j’avais envie de tousser), on comprend pas qu’à l’écran, on voit la carte météo, on est largués. Ca enchaîne avec les Guignols, ce sont nos rires qui sont enregistrés. Y a une vanne sur Martine Aubry fringuée comme une Roumaine, ma voisine se penche vers moi « c’est pas drôle ! ». Faut dire que ma collègue est Roumaine, justement… Retour en plateau pour enregistrer la deuxième partie qui sera diffusée lundi soir avec un bouddhiste mais surtout Kanye West. Ah oui, Kanye…

kanye-west

Je suis pas fondalement fan de Kanye. A dire vrai, je ne connais absolument aucune de ses chansons à part son featuring avec Katy Perry sur ET (j’ai un peu honte de l’avouer). La pression monte, des tas de gens entrent sur le plateau, c’est assez le bordel. Mes collègues montent sur nos sièges mais je retiens la leçon, je reste au sol, moi. Lancement de De Caunes, Kanye arrive et… il est pas trop là en fait. Je veux dire le mec fait son taf mais il a un regard complètement mort, tu sens qu’en coulisses, ils ont pas fait que grignoter des biscuits avec une tasse de thé, quoi. Première chanson plutôt cool, on rentre bien dans l’ambiance, c’est assez énorme pour qui est fan, je suppose. Il revient pour un deuxième titre qui sera diffusé sur le net, il se roule par terre, touche trois fans qui se mettent à pleurer mais il est toujours pas là. Fin de l’enregistrement. Déjà ? Allons siroter un peu de champagne pour se remettre de nos émotions.

Kanye-West-

Conclusion ? C’est assez amusant même si le côté pas bouger est assez crispant, au sens physique du terme. J’ai été étonnée de voir que pendant les pubs, personne ne se parlait autour de la table, entre ceux qui révisent leurs fiches, ceux qui se font remaquiller et ceux qui… rêvassent, peut-être. Finalement, c’est un peu froid et convenu, les « obligations » d’applaudir à des moments et pas à d’autres cassent un peu la spontanéité, on est toujours un ton en décalé genre quelqu’un balance une vanne, le rire intervient un peu en décalé, les « woohoohoo » coquins un peu après, comme si on mettait du temps à percuter. Non, non, on veut juste pas se prendre la honte devant la France entière.

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Enfin, je dis ça, à l’arrivée, je suis pas passée une seule fois à l’image en fin de compte, je n’étais pas du tout dans le champ de la caméra. La prochaine fois, je me mettrai des doigts dans le nez si je veux… Ou je viendrai par moi-même : les blondes, elles chopent toutes les places derrière De Caunes.

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Eldorado, de Bouli Lanners (2008)

Par Bobby 

Ca y est, Bobby a réussi à se bouger l’arrière train jusqu’à une salle de cinéma ! Il va donc (enfin) pouvoir vous parler d’un film récent… et il a donc choisi, pour se faire, le film franco-belge Eldorado, de Bouli Lanners, dans lequel ce dernier interprète le premier rôle.  

 

Il semblerait que le cinéma belge, contrairement au nôtre, ne soit pas du tout en difficulté. Quant on voit ce petit trésor, tout en bizarrerie, très court et qui passe très vite, malgré son rythme lent, on se dit que Bruxelles n’a rien à envier à Paris (non, je vous arrête tout de suite, je suis pas en train de faire de l’auto-flagellation à la « c’est mieux partout mais pas chez moi », c’est juste que je trouve notre cinéma très en dessous de ses capacités ; ça n’a rien de dramatique, la France a été un leader mondial du cinéma à la naissance du 7e Art puis dans les années 20, puis avec la Nouvelle Vague, mais en ce moment, on fait de la merde ; chacun son tour !).

Un quarantenaire dealer de voitures se fait cambrioler par un petit con, et se prend d’affection pour lui. Deux paumés pour lesquels on se prend d’affection.  Ils entament alors un road-movie déjanté, allant de rencontres farfelues en rencontres farfelues. Et c’est vraiment drôle. Autant je n’avais pas aimé le dernier Wong Kar Wai, My blueberry night, avec son road movie américain pseudo-original et ses personnages pseudo-atypiques. Autant là, c’est du jamais vu. Je ne vous en dirai pas plus sur les personnages qu’ils rencontrent, mais à chaque fois, tout en sobriété, nos zygomatiques en prennent un coup. Bon ok, c’est pas la même visée chez Wong Kar Wai, on va me dire que c’est pas comparable. N’empêche que. Un road movie à sketch, c’est un road movie à sketch. Parfois c’est drôle, parfois pas.

Le réalisateur chinois privilégie l’esthétique ? Bouli Lanners aussi ! Disséminés dans le film, on découvre des plans tout à fait grandioses, qui réhaussent l’aura de la Belgique. Un pays tout plat ?

Pas tant que ça…

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Dressing room

Par Tatiana

L'enfer de la mode
 

04 avril…

Aujourd’hui je tente ma chance et j’essaie de savoir l’air de rien si y a moyen d’avoir des vêtements gratuits. Réponse : pas moyen. Enfin ça c’est la réponse pour les stagiaires car les autres (journalistes, RP…) elles peuvent. Faire les books est un calvaire (et ça fait seulement deux jours), mais ça donne un avantage : celui de se
faire oublier. Ainsi je peux facilement écouter les conversations de ces demoiselles sans qu’elles s’en aperçoivent de trop. Et c’est édifiant croyez moi. Parler n’est pas vraiment le mot qui convient. J’aurais tendance à dire au choix : médire, raconter des ragots… Du langue de putage en bonne et due forme. Une des filles de l’agence s’absente et elle en prend pour son grade toute la journée. Bienvenue dans le monde des filles ma chère Tatiana. Moi qui déteste l’hypocrisie je suis servie copieusement. Et puis il y a aussi le défilé des journalistes : galerie de monstres et bizarreries en tous genres. Ceci dit pas de panique, pour elles aussi je suis transparente (ben oui elles ne tirent aucun intérêt d’être gentille avec moi donc pourquoi se forcer). Aujourd’hui il faut que je vous parle d’une personne en particulier qui travaille dans le pendant féminin d’un grand quotidien. Elle fait partie de celles que j’ai appelées les triplettes car elle a deux clones qui viennent aussi de temps en temps avec elle (oui ce genre de personne n’est malheureusement pas unique). Le chef des triplettes est donc conne (ça vous l’auriez compris) et adore hurler dans tout le showroom en sortant les pires stupidité que son cerveau est capable d’engendrer. Niveau look, forcément elle s’habille un peu fashion avec la
coupe du moment et les racines noires avec le reste des cheveux blonds (quand même elle doit bien gagner assez pour pouvoir aller chez le coiffeur). Les ¾ du temps les journalistes viennent pour prendre des vêtements ou accessoires pour les shootings photos mais aussi (et surtout) pour repérer les fringues qu’elles vont piquer ou acheter aux soldes de presse. Elles me font penser à des vautours.

Le 05 avril

Ouf ! Bientôt le WE ! Je suis déjà lasse de l’éternel découpage collage que je fais toute la journée. Il faudrait que je fasse le compte de tous les horoscopes que j’ai lu : y en a même que je dois connaitre par cœur. Je vais me transformer en madame soleil. J’ai l’impression d’être revenue à la maternelle. J’avais déjà ce sentiment en étant à l’IUT mais là c’est officiel : les études avant le bac c’est pour nous rendre intelligent mais post bac on nous fait régresser. Heureusement il y a toujours une distraction dans mon labeur quotidien. Aujourd’hui visite de la nièce de Big Boss. Une gamine pourrie gâtée. D’un coup retentit la douce voix (complètement éraillée par une surconsommation de cigarette et d’alcool) : « oh ma princesse ! Tu m’as emmenée ma princesse !!!! » C’est La reine mère qui glousse auprès de sa fille. « Regardez comme elle est belle ma poupounette ! »… La gamine est non seulement pourrie gâtée mais en plus elle va finir stupide à force qu’on parle d’elle comme ça. Elle a seulement 6 ans pour info, mais je crois qu’elle a du potentiel pour faire l’émission sweet sixteen sur MTV plus tard.

Je viens d’apprendre que les filles de l’agence se sont commandé des chaussures d’une marque qu’on représente sans même me demander si ça m’aurait
intéressé : pétasses !

Le 08 avril

Quelle joie de revenir dans ce temple dédié à la bêtise humaine et à l’hypocrisie. Dommage que je n’ai pas vraiment le choix. Cela dit aujourd’hui c’était journée sexo car on a eu droit à la vie sexuelle de Bettina. Cette dernière est partie en Inde pour voir son mec. Apparemment il est marié et a des enfants (elle-même ayant une fille aussi). Donc elle nous raconte comment c’était super trop bien et qu’elle est super bien intégrée dans la famille (attends elle loge dans la famille alors que le mec il est marié ?! putain je connais des mecs qui seraient heureux de vivre comme ça en France). Je ne vous ai pas encore décrit plus précisément Bettina. Cette fille est assez dure à cerner. Elle ressemble à une ex soixante huitarde (d’où le trip indien sûrement). Elle fait 40/50 ans mais croit qu’elle en a encore 20 (quelqu’un devrait vraiment lui dire). On se jamais trop ce qu’elle pense des gens. Je crois qu’elle a compris comment ça marche dans le milieu et qu’elle sait jouer en se servant des règles du jeu.  

Aujourd’hui on a eu 2 journalistes hommes : un mec qui ressemble à Jean Paul Rouve qui se serait déguisé pour un sketch des Robins des Bois et un dandy qui
se croit dans Liaisons dangereuses version cage aux folles.

Le 09 avril 

J’ai toujours le nez dans les books (j’en peux plus je craque !). Mais dans l’après midi la journée a pris une tournure intéressante…On m’a confié une autre tâche : ranger les vêtements dans le showroom (même chez moi je range pas mes tiroirs et il faut que je le fasse au travail). Mais l’info la plus croustillante de la journée c’est ça : j’ai appris que quand la saison est finie et qu’ils doivent rendre les collections on peut les acheter à petits prix (oui je sais je viens de découvrir le principe des soldes de
presse mais j’ai même pas 20 ans faut me pardonner). Aujourd’hui il y a eu un nouvel épisode de la guerre entre les filles et la Reine mère. Les deux clans ne peuvent pas se voir en peinture. Il faut dire que la Reine mère ne sert pas à grand-chose dans le showroom à part espionner les filles pour voir si elles font bien leur travail. Elle médit sur elles auprès de Big boss et c’est à peu près tout. Demain j’ai un entretien dans une école (l’ISCOM) donc ce sera une journée courte.

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Avec Max Boublil, ce soir, tu vas prendre

Le dimanche, c’est culture donc aujourd’hui, redonnons ses lettres de noblesse à ce traditionnel article qui tombe parfois dans la facilité et le stupre. Vendredi, j’ai pris ma fidèle  Vicky sous le bras et nous voici au théâtre du Petit Gymnase, billets en main, pour voir le nouvel artiste à la mode, Max Boublil.

Il faut avouer qu’il y a encore 15 jours, je savais pas qui c’était puis on a eu un chat avec lui sur la plate-forme ado et là, je me suis bien marrée même si certaines réponses étaient borderline pour les gosses. Oui, nos petits, faut pas leur parler sexe, ils sont purs, ils sont innocents, ils pensent que leur zizi, il ne sert qu’à faire pipi. Donc je me dis « tiens, si j’allais voir son spectacle ? ». Donc, c’est parti avec Vicky on prend nos places pour vendredi, avant dernier soir du show. 20h, on se met donc en bout de la longue queue mais finalement, nous très fortes, nous voici au second rang. Un gars arrive, plutôt brun et mignon, avec de faux airs de Titoff, je trouve. Le comique, pas l’acteur porno ! Jean, t-shirt noir et converses, portable… Un vrai djeunz, quoi. D’ailleurs, selon son skyblog, il a 21 ans. Précoce, le petit !

Bon, je ne vais pas vous raconter le spectacle parce que c’est drôle et qu’il vaut mieux aller le voir que le lire sur mon blog. Max a une sacrée pêche, il saute dans tous les sens, il joue avec son public (sur qui il postillonne joyeusement). Nous, on est au 2ème rang donc potentiellement exposées. D’ailleurs, je me prends une affiche quand je rigole à un moment et que je suis la seule… Pas ma faute si je suis super bon public. Mais en fait, le sketch c’était à la fin du spectacle. Attention, c’est parti pour le côté langue de pute. Au premier rang, juste devant nous, 3 demoiselles très très excitées par Max genre on en fait des caisses pour se faire remarquer. Oui parce qu’il faut savoir qu’à la fin, le jeune homme fait monter une fille sur scène et on sent qu’elles veulent à tout prix être l’élue. Pas de chance, c’est pas l’une d’elles et j’ai un peu envie de me marrer. Les nanas passent à la vitesse supérieure genre elles montrent qu’elles ont les paroles de la chanson qui tourne sur le net, « Tu vas prendre », elles allument leur briquet pendant le refrain, standing ovation en fin de spectacle… Heureusement, on était à l’étroit, elles ont pas
pu enlever leur string pour le jeter sur scène. Une fois le rideau retombé, c’est parti pour une partie de « je dreame ma vie en blue », les nanas ont décidé de l’attendre à la sortie pour l’interviewer. Rien que ça… Mais j’ai pas vu si elles ont réussi ou pas, je suis un peu dégoûtée, ça m’amusait, moi.

Mais revenons en à Max Boublil. Comment devient-on comique à la mode à 21 ans quand on est hétérosexuel (donc on couche pas avec Laurent Ruquier) et qu’on vient pas de la té-ci (donc pas bon pour le Jamel Comedy’s Club) ? Ben, on utilise la même voie que Kamini et Lily Allen, on envoie sa chanson sur le net et avec de la chance, on se fait repérer. Donc voici Max à l’affiche sur Daily Motion et sur tous les plateaux télés et radio. Ça marche tellement bien que les maisons de disques créent de faux artistes « trouvés sur le net » genre Mange du Kebab, lancé sur le net genre « c’est des mecs qui bossent dans un Kebab du XVIIIe, ils ont fait une chanson pour de rire ». Sauf que sur le site Internet,  y a pas l’adresse dudit Kebab et quand on voit qui est le propriétaire de l’URL, surprise, c’est EMI records. D’ailleurs, on a reçu le CD 2 titres au boulot. Donc, voilà, ça marche
sur le net et le voici tout partout, son spectacle est pris d’assaut. Bon, c’est cool pour lui surtout qu’il me fait pas mal rire donc je peux pas dire que c’est pas mérité mais ce côté mouton de panurge médiatique m’épate toujours un peu. Surtout que ça va tellement vite sur le net que la star du jour peut être oubliée le lendemain.

Mais Max, il est sympa, il est taquin, c’est le genre de one man show que j’aime bien. Pas de temps morts, du  jeu avec le public, des sketches peut-être un peu « faciles » sur les sujets abordés (flics, meetic, Plus belle la vie…) mais bon, on peut faire des sketches bien pourris sur des sujets qui font marrer tout le monde. N’empêche que ça me motive pour écrire d’autres sketches. Pit-être qu’un jour, moi aussi, je serai en haut de l’affiche de daily motion. En tout cas, Max repart en tournée en octobre et je vous le conseille. Vous pouvez me croire, je suis pas payée par
Max ou par quelqu’un d’autre, j’ai juste bien rigolé et ça fait toujours du bien !

En bonus, le clip de la chanson « tu vas prendre »

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Improvisation

14h20, dans un studio de la banlieue parisienne, une jeune femme entre et fait un câlin à son chat qui miou mioute beaucoup. Des fois que je sois sourde. La jeune fille a des cernes violettes et le maquillage au milieu des joues et elle se rend compte qu’elle a rien de prêt pour son blog. Elle aurait pu faire un sketch mais là, elle est cuite. Une BD ? Déjà qu’en pleine forme, elle sait pas dessiner, imaginez la cata.



Alors, je me lance dans un article impro. Le problème, c’est qu’il y a pas mal de trucs que j’ai prévu de mettre dans ma liste de samedi et je vais pas tout déflorer maintenant. Mais je vais faire du teasing, juste pour que vous veniez samedi, mouahahahah. Par exemple, samedi, je vous parlerez des décérébrés de la plate-forme où je bosse. Genre y en a qui ont un QI inférieur à leur pointure de chaussure mais vraiment. Non mais vous verrez à quel point j’exagère pas. Et puis je vous parlerai d’expériences extrêmes que j’ai eues le week-end dernier (oui, j’exagère) parce que
je suis méga wild. Vous avez envie d’en savoir plus ? Ben je dirai tout samedi.

Puis je pourrais vous parler des articles que j’ai en avance aussi. Parce que j’en ai plein vu que mes collègues de blog sont prolixes en ce moment et moi inspirée et j’en ai encore plein d’avance. Sans parler de ceux entamés pas encore terminés. Ah puis c’est bientôt l’anniversaire du blog aussi, va falloir que je prépare un article sur le sujet, gloups !

Bon, là, je parle, je parle, mais je ne dis rien. Peut-être pourrais-je parler de la réflexion que j’ai eue tout à l’heure en rentrant chez moi, cheminant sous la bruine qui n’arrange pas les restes de mon maquillage. Ma vie est cyclique à un point que ça en est impressionnant. Prenons ma vie professionnelle par exemple. 2005 : stage cool de fin mars à mi juin puis stage foireux l’été. 2006 : taf cool trouvé fin mars et qui m’amène jusqu’à début mai puis stage pas forcément foireux mais je devrais être enfin payée la semaine prochaine (si, si ! Même que le monsieur, il a dit qu’on allait fêter mon nouveau job). Après, d’octobre à fin mars, désert, des opportunités non concrétisées et tout ça. Là, aujourd’hui, je sors du cycle, à priori, puisqu’étant en CDI, y a peu de chances que je me retrouve dans un plan taf foireux cet été et dans une période de chômage d’octobre à mars. Puis en amour/sexe, c’est pareil. Mais bon, j’aimerais un peu sortir du cycle aussi, histoire de me reposer. Bon, en fait, j’ai remarqué ça mais je sais pas quoi en faire, c’est juste que j’aime bien jouer ma mystique.

Mon Dieu que cet article ne veut rien dire, c’est fou ! Je m’éclate comme une perdue à balancer des infos sans les développer pour titiller votre curiosité, même si c’est prétentieux. Après tout, peut-être que vous vous en foutez de ma vie, peut-être que vous aimez juste les articles « magazines » de ce blog. Tiens, je vais lancer un sondage sur la question, pour voir. Le résultat sera amusant, je pense. C’est fou comme les blogueurs (dont moi, hein) ont cette manie de penser que leur vie intéresse tout le monde, qu’ils passent leur vie à dire « ahahah, si les lecteurs savaient ». Mais peut-être qu’ils s’en branlent. Ou que s’ils savaient, ça changerait rien. D’ailleurs s’ils savaient, ça changerait pas leur vie puisque nous ne sommes pas le centre de leur univers. Enfin, faudra que je développe ça dans un article, tiens.

Bon, là, je crois que j’arrive en bout de route, mes yeux se disent merde, je raconte ma nuit à future coloc et on disserte sur nos vies affectives, c’est rigolo. Elle va être d’enfer cette future coloc. Dans 15 jours, je récupère une vraie fiche de paie avec un vraie salaire dessus (la première, c’était un demi salaire) et là, ce sera la fête du slip !

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Et si je devenais la star de ma vie ?

En ce moment, vous aurez noté que je suis pas super fun. Certains me reprocheront peut-être de trop râler mais je les invite à vivre ma vie quelques temps, histoire de voir que c’est vraiment chiant, parfois. Bien sûr, y a pire, gna gna gna mais moi, ce que je vis, ça me mine et je m’en fous de savoir que votre voisine du 3e, elle, c’est pire parce que son mec vient de la plaquer, qu’elle a pas de boulot et qu’en plus son chat est mort. J’ai pas le temps de m’apitoyer sur des gens que je connais pas.

Déjà, je vais arrêter de m’apitoyer sur moi. Oui, en ce moment, c’est pas la joie mais bon, puisque ma mauvaise période a décidé de jouer les prolongations (alors que je croyais qu’elle était partie c’te connasse), je vais l’ignorer, na. Comment ? En mettant un peu de fantaisie dans ma vie. Si j’y arrive.

En ce moment, j’ai envie de me la jouer star. Sans doute motivée par toutes ces filles actrices que j’ai côtoyées grâce à Modo (au moins par téléphone), que ce soit Aurèle, Géraldine (aka Amanda Fromici) ou Zazon (son interview, son blog), j’ai envie de me créer un personnage à moi. Une espèce de Nina super girlie, très princesse et naïve. Mais pas conne, attention. Une Nina qui observe ses congénères, surtout féminines, qui dissèque et qui s’amuse. J’ai déjà pas mal d’idées de sketches pour mon one woman show fantasmagorique (puisque je pense pas être capable un jour de jouer sur scène parce que je suis pas actrice quand même, c’est un vrai métier) et j’ai envie d’étendre le concept. D’abord un blog (oui, je suis totally blog addict et alors ?). Un blog rose méchamment fi-fille avec des sketches et des photos de mon personnage (enfin, pas ma tête, toujours pareil, anonymat, j’ai suffisamment de psychopathes au cul pour pas les encourager en montrant ma trombine), peut-être des slogans car en ce moment, c’est mon grand jeu, les slogans. For exempeul : « Poil sous les aisselles, pas de vie sexuelle » ou « be strong, be couillue ». Ouais, c’est notre grand jeu avec Vicky, je pourrais même en faire des T-shirt, tiens. Bon, bref, un blog délirant avec un pseudo que je pense avoir déjà choisi mais pas sûr. Just for fun. Avec les sketches en podcast audio, peut-être, mais ça, c’est pas sûr, sûr, suis pas sûre d’être capable de les jouer correctement. Bordel, avec mes idées farfelues, va falloir que je prenne des cours de théâtre !

Et puis, mon personnage, faut qu’il sorte dans la rue de temps en temps. Moi, en ce moment, j’ai envie de grosses lunettes rondes fumées, de grands chapeaux genre capelines, de robes à jupons super rétro, de gants en dentelles et d’écharpes toutes froufrouteuses comme celle que j’ai déjà. Je sens que je vais aller à Exopotamie m’acheter celle rose fuschia. Comme ça, dans la rue, quand je marcherai, on me regardera… ou pas, d’ailleurs. Faudra que je mette des jolis souliers à talon et un petit sac à main… Bref, je m’éclaterai. J’irai dans les fripes trouver des vieilles robes qui reviendront vite à la mode, si ce n’est déjà fait et peut-être que je m’offrirai la sublime robe rouge froufrouteuse que j’ai vu l’autre jour dans la boutique « Les filles à la vanille ». Attention, faut pas que j’oublie que pour l’heure, je suis une star au chômage donc pas trop de sous pour m’acheter plein de jolies robes (fuck !)

La question reste : aurai-je assez d’audace ? Venant de la province, j’ai du mal à intégrer le fait qu’à Paris, je pourrais m’immoler sur le quai du métro aux heures de pointes que je passerais à peu près inaperçue. Donc, c’est pas un grand chapeau et des froufrous qui va faire tilter les gens. La preuve : pour mes Catherinettes, j’avais un chapeau clignotant et des playmobils en train de s’enculer sur ma tête, personne ne m’a regardée en dehors du Marais. Bref, il faut que je cultive mon english spirit, si cher à miss Vicky et moi (elle en parle ). En gros, en Angleterre, tu peux peser 90 kg ET mettre un mini-short, tout le monde s’en foutra, c’est normal. En France, j’ose à peine mettre une jupe au dessus du genoux alors que je fais pas du tout 90 kg (et que je vais activer la cellule « c’est l’été, cellulite gommée ») parce que j’ai peur du regard (impitoyable) des autres et surtout des femmes, dans la mesure où j’ai pas la silhouette de Kate Moss. J’ai pas envie/pas le courage de sentir peser sur moi les regards moqueurs qui scrutent ma cellulite et ma graisse. Bon, peut-être que si je le faisais, personne ne me regarderait parce que tout le monde s’en foutrait mais voilà. Du coup, aurai-je l’audace de jouer ma star un poil excentrique, très Audrey Hepburnesque dans Paris ? A suivre. En plus, je me pose la question de ma coiffure : avec ce genre de tenue, je m’imagine bien crinière au vent (note pour moi-même si je retiens cette option : acheter un fer à friser). Mais moi, j’aime quand même bien la coupe de Victoria, sans le blond parce que je suis pas sûre que le blond m’irait. Mais je sais pas si les cheveux courts-courts avec mèche dans la gueule, ça me rendrait plus jolie… Pi c’est pit-être pas pratique pour travailler.

Seigneur, que c’est dur d’être une star !

PS : Ouais, le montage photo, c moi qui l’ai faiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit!

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Les Guignols

Ca fait longtemps, il me semble, que j’avais pas parlé télé alors allons-y gaiement. Bon, honnêtement, j’aurais préféré vous parler d’Alerte à Malibu ou de Sous le Soleil mais pour
le premier, j’ai promis à Lil de lui laisser la priorité (elle vient précisément de le faire, dingue!) et pour le second, faut que je reprenne la conversation que j’ai eu avec la même Lil sur le sujet mais là, j’ai la flemme en fait.

 Les Guignols : l'intégrale

Donc quelle est l’émission que je regarde à peu près quotidiennement et ce depuis plus de 10 ans ? Les Guignols de l’info. Honnêtement, je me souviens pas depuis quand je
regarde exactement, je me souviens juste d’avoir appris que le nouveau Premier Ministre était Balladur par les Guignols, donc en 94. Moi, à l’époque, je savais même pas qui c’était Balladur. Mais je pense que les Guignols ont joué une part dans mon apprentissage de la politique française. Attention, je parle pas des opinions, hein ! Je parle juste du nom des politiques. Donc voilà, ça fait presque 13 ans (aïe) que je mate tous les soirs ou presque cette émission satirique. Sauf que plus le temps passe, moins ça me fait marrer, j’avoue.

 

Les Guignols ont actuellement trois auteurs à plein temps, d’après wikipédia dont l’indétrônable Bruno Gaccio. Enfin, indétrônable, c’est même pas vrai, il part à la fin de
l’année. Donc Gaccio que tout le monde connaît plus ou moins, colérique (et vas-y que je casse la gueule à des photographes) et méchant. Il se sert des Guignols pour régler ses comptes persos et ça, j’avoue que ça me gonfle. C’est comme se retrouver au milieu d’une dispute entre deux personnes qu’on ne connaît que de nom et qu’on nous impose limite de choisir un camp. Et vas-y que je descends Durand, et vas-y que j’attaque maître Collard qui a eu le « malheur » de défendre une association de trisomiques contre Timsit (à cause d’un sketch écrit par M. Gaccio, comme de par hasard)… Perso, je ne suis pas fan du tout de Collard et de sa prédilection pour les affaires peoplo-médiatiques mais c’est pas le seul, il y a Me Vergès dans le même cas aussi… Bref, si certains sketches me font mourir de rire et deviennent des gimmicks genre « à l’insu de mon plein gré », « putain deux ans » ou encore « travailleurs, travailleuses, on vous ment, on vous spolie »… Et tout ça. Seulement, comme tout, les blagues les plus courtes sont les meilleurs. Certains sketches sont répétés à l’envi et à la fin, ça ne fait plus rire du tout. Bon, bien sûr, faire 5 mn de sketchs par jour, c’est pas évident non plus mais quand même.

 

Au-delà de ça, ce que je trouve fantastique chez les Guignols et surtout leurs auteurs, c’est l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et de leur pouvoir. On prétend toujours que les
Guignols ont fait élire Chirac, ce qui me fait hurler. Si on regarde l’audience des Guignols, ils ont fait leur meilleur audience en 98 (soit trois ans plus tard), avec 6.8% d’audience.
6.8% ! C’est carrément rien. Donc en 95, on était encore en dessous. Or qui regarde les Guignols, concrètement ? Des gens qui ont une culture politique, déjà. Non mais faites regarder les Guignols à un étranger francophone qui ne connaît rien à la politique française, s’il rit une fois, ce sera le bout du monde. Comment comprendre la satire politique si on ne comprend pas la vie politique à la base. Ainsi, pendant longtemps, ma sœur qui ne s’intéressait absolument pas à l’actu n’aimait pas du tout les Guignols, ça ne la faisait pas rire. Par ailleurs, si en 95, ils ont réussi à faire élire Chirac, comment se fait-ce qu’en 2002, alors qu’ils avaient fait du gros contre Chirac avec Super Menteur et co, il se soit retrouvé au second tour et élu président ? Je vous pose la question. Perso, j’affirme haut et fort que les Guignols n’ont jamais eu d’influence sur ma façon de voter. Je dois juste reconnaître qu’ils m’ont rappelé qu’il devenait urgent que je m’inscrive sur la liste électorale de mon bled parisien. Ceci étant, les instances les plus hautes se méfient des Guignols, j’ai lu dans un journal y a quelques temps que les attaques systématiques des marionnettes contre Sarkozy inquiétaient le staff de ce dernier. Ouais, moi, c’est sûr, qu’on souligne la petite taille du monsieur, ça me donne trop pas envie de voter pour lui…

 

Autre fait que « j’adore », c’est le fait qu’ils ne supportent aucune attaque. Ils se sont pris quelques procès sur le coin du nez et à chaque fois qu’ils ont franchi la ligne rouge, ils en ont refoutu une couche par derrière. Par exemple, ils créent une polémique en montrant Raymond Barre nu pour la pré campagne de 95. Ils font un nouveau sketch où ils floutent
le pénis ou rajoutent un slip… Quand ils ont crée une nouvelle polémique en annonçant qu’ils s’arrêtaient, ils ont fait un sketch quelques jours plus tard où on voit les trois auteurs et De Greef attachés sur des croix sur le toit de Canal + pour faire acte de pénitence. Trop drôle… Cette histoire d’arrêt de l’émission, justement : formidable coup de pub. Le vendredi, ils annoncent leur arrêt, reprenant en 5 minutes tous les griefs qu’on leur a adressé (dont l’élection de Chirac). Le lundi, ils reprennent comme si de rien n’était, augmentant leur audimat qui atteint… 6.5%.

 

Aujourd’hui, dès qu’ils sont attaqués, ils répondent aussi sec : « c’est scandaleux qu’on ait pas le droit de rire de tout ». Rire de tout, oui. Se servir d’une émission satirique pour « détruire » une personne qu’on aime pas, non.

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