J’ai testé pour vous Némo 33

Si t’as compris le titre, c’est que tu es plongeur. Si tel n’est pas le cas, reste quand même, je vais te raconter de belles histoires.

Cette année, j’ai changé de club de plongée histoire de me simplifier la vie. Passer d’une heure de trajet à 35 mn, je te jure que c’est que du bonheur. J’ai entraîné dans ma désertion Anais (à cheval sur les 2 clubs). Sur le site Internet de nos nouveaux amis de plongée, une sortie qui nous donnait des rougissements d’envie : un week-end plongée à Bruxelles. Plonger à Bruxelles, mais y a pas la mer ! Merci de l’avoir noté petit lecteur attentif ! Oui nous avons plongé en fosse, à Némo 33. Profondeur : 35m, température de l’eau : 33°. Me gustaaaaa !

Oui, argument n°1, disons le sans ambage, ce sont bien ces 33 degrés. Avec Anais, on n’aime pas bien le froid et si je suis capable de me jeter dans un eau à 13°, curieusement, je préfère le barbotage en température tropicale.

Départ samedi 8h:30. Arrivée vers midi à Bruxelles. Non, je vous parlerai pas de la capitale vu que j’en ai vu : la zone industrielle, Nemo donc, l’hôtel et le pub d’à côté. Mais j’ai saoulé tout le monde avec l’atomium parce que c’est à peu près tout ce que je connais de Bruxelles avec le Manneken pis. Dans la voiture, nous étions avec le Président du club qui nous explique qu’à Nemo, la difficulté, ce sont les très nombreuses bulles. Mais vas-y, on est des prépas N3, tu nous prends pour des bleues ou quoi ?

Arrivés à Nemo, on rentre dans le restaurant avec vue directe sur la fosse et là, c’est tempête de bulles.

Ah oui, d’accord… Comme disait une camarade « c’est comme plonger dans du Perrier. J’explique : tout plongeur sous l’eau fait des bulles, c’est l’air que l’on recrache. C’est pour ça que les grottes sous marines sont à visiter avec parcimonie car les bulles se collent au plafond, créent des poches d’air et la faune sous-marine qui squattait là décède. C’est triste.

Le truc, c’est que seuls les titulaires d’un niveau 2 peuvent descendre au fond, les autres sont limités à 20m. Donc au fond, c’est cool mais des que t’arrive dans la zone des 20m, déluge de bulles et de plongeurs. Le bordel quoi.

Première plongée, on descend crânement au fond et… Et Ben on voit pas grand chose et comme il est interdit d’amener des loupiotes, on restera dans la pénombre. Principal exercice : la remontée assistée. En gris notre encadrant simule un malaise, faut le remonter. C’est à dire le grimper jusqu’à 5m en évitant de se faire soulever par les bulles et en évitant les plongeurs qui montent, descendent, stagnent. Un joyeux bordel.

Anais part faire sa remontée, je dois suivre le duo (personne ne reste seul au fond, des fois que je fasse un malaise). Sauf qu’ils se font happer par les bulles, je ne vois plus que les palmes de la demoiselle puis plus rien. J’ai perdu ma palanquée. Bon, je les ai vite retrouvés mais j’ai pas hyper bien vécu ces quelques secondes. Et rassurez-vous, je me suis aussi faite piéger par les bulles, passant de 20 à 12m sans avoir compris ce qu’il s’était passé.

Il y a aussi du ludique à Nemo, il y a des tunnels et des grottes à 10m avec de l’air pour papoter. Il y a parfois une épave de voiture mais pour nous, elle était rangée. Mais on avait suffisamment à faire pour s’occuper.

Bref, plongeurs, ne ratez pas l’occasion d’aller jouer à Nemo, c’est un très bon exercice. Et pour les autres, profitez du resto thaï, c’est une tuerie ! Même moi qui ne digéré ni lait de coco ni épices, j’ai mangé les 2 sans aucun souci.

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De désillusion en dépression





Fin de l’été. Le super power point que j’ai envoyé à Jeanne Baron et à mon big boss est accueilli dans un silence assourdissant. Mon mail est-il parti directement à la poubelle ? En attendant, je n’entends plus parler du projet.




C’est là qu’arrive une conférence interne à laquelle big boss veut qu’on aille concernant un site Internet. Le monsieur parle, je prends des notes sans m’endormir, c’est pas si  mal. Fin de la conférence, on pose des questions, je prends la parole pour évoquer la responsabilité juridique des hébergeurs car on ne peut pas toujours se cacher derrière le « mais c’est pas moi, ce sont les flux que j’héberge » comme pour l’affaire Fuzz où le responsable du site, Eric Dupin, a été attaqué en justice par un acteur bientôt oublié car un
blogueur avait raconté sur son blog que ledit acteur était revenu en couple avec une chanteuse et que cet article avait été mis en lien sur Fuzz. Finalement, l’acteur a perdu. Question compliquée, j’explique que sur TMF, il nous est arrivé d’être mis en demeure d’effacer des messages diffamatoires sous peine de poursuites judiciaires, par exemple et nous avions une responsabilité à avoir laissé ces messages, en gros.



Quand je rends le micro, je constate que Jeanne Baron est assise à quelques rangs devant moi et me scrute. A son tour, elle prend la parole et là, crucifixion : « Oui, nous, avec TMF, on travaille actuellement sur un projet avec des blogueuses, on avance bien, blablabla ». C’est ce qui s’appelle un camouflet magistral. A ce moment là précis, bouillant intérieurement, je décide de créer un blog anonyme pour raconter toutes ces vexations permanentes, ces gifles symboliques et douloureuses que j’appellerais « journal d’une future
démissionnaire ». Ne le cherchez pas, je ne l’ai jamais écrit, des fois que… Mais elle savait qui j’étais, elle savait que j’avais fait des propositions pour ce projet et que j’étais dans la pièce et je me prends cette bombe en plein figure. Je reste digne, je ne pleure pas. Mais je commence à me dire qu’il va être temps de me bouger les fesses.

Octobre, je pars une semaine en vacances chez mes parents, j’en ai besoin. Des vacances qui ne sont pas tout à fait reposantes vu que ma grand-mère est à l’hôpital pour une opération de la vessie et qu’on découvre un premier cancer, soit disant bénin. A peine un mois plus tard, elle était morte. Le vendredi, je mets en pseudo Facebook un truc du genre : « je veux pas rentrer » et Simon commente mon statut : « et encore, tu ne sais pas ce qui t’attends ». Je prends ça à la rigolade.

Le lundi, me voici de retour au travail, je m’installe, traite mes mails, réponds à ceux qui exigent une réponse, commence à bosser quand Simon m’annonce
: « Bon, Nina, voilà, tu risques de perdre ton plus gros site, TMF.com

– Hein ? Pourquoi ?

– Et bien Jeanne (la rédac chef de TMF.com) m’a appelé la semaine dernière et ils vont embaucher un community manager sur TMF.

– Mais… tu me fais marcher ?

– Non…

– Mais si toi, tu récupères Gossip (ce qui était plus ou moins annoncé), il ne va me rester que Joséphine…

–  Non mais tu garderais peut-être les forums de TMF, c’est pas clair… »

Je suis blanche, je suis tremblante, je ne dis plus rien, je me concentre très fort sur mon écran pour ne croiser ni le regard de Simon ni celui de Ioulia. Je suis tellement furieuse, blessée que je suis vraiment prête à pleurer. Je me précipite sur ma boîte mail perso pour écrire un mail en urgence à Vicky, il faut que je déverse un peu tout ce qui est en train d’exploser en moi car sinon, je vais vraiment
pleurer. Et non, il est hors de question que je pleure au bureau, j’attendrai d’être chez moi pour le faire.

Ce jour là, j’ai compris : c’est démission ou dépression. Le soir même, je passais la soirée sur Viadeo à trouver de nouveaux contacts et à parfaire mon parcours, j’ai rempli mon profil LinkedIn, j’ai remis mon CV à jour. Va falloir que je me casse et vite.

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Où trouver l’homme ? Episode 14 : le café d’après musée

A la recherche du prince charmant

(Je rappelle à ceux qui débarqueraient ici par hasard que cette histoire n’est qu’une fiction, que je ne drague pas au musée en journée et en semaine vu qu’à ces heures là, je suis au travail. Puis si vous croyez que je pourrais trouver un Parisien à Orsay, c’est que vous êtes naïfs, surtout à cette période de l’année)

Aurais-je tiré le gros lot ? Un mec passionnant en dedans et séduisant au dehors qui accepte d’aller prendre un café ? Mais j’ai une veine pas possible. Essayant de ne pas trop sourire de façon extatique, voire niaise, je l’entraîne dans un café voisin et le regarde à la dérobée, bien contente de ma « prise ». On passe commande et on continue à parler un peu du musée puis il commence à me demander ce que je fais dans la vie.

« Je suis community manager pour TGGP.

– Oh, TGGP ? Et bien… »

Est-ce du dégoût que j’entends dans sa voix ? En tout cas la température vient de perdre quelques degrés, là… Peu importe, je ne suis pas PDG de TGGP, juste employée.

« Et c’est quoi community manager ? T’es dans les RH ?

– Ahah, non ! J’anime des forums et des blogs pour des sites Internet.

– Et t’es payée pour ça ? »

Re-dedain. Température moins quelques degrés de plus. Prochaine question et j’enfile ma petite laine. Je sais que souvent, les gens ont tendance à me poser cette question en riant mais là, je sens que ma côte auprès du jeune homme dégringole vitesse grand V. De mon côté, j’aime pas trop qu’on dénigre mon travail parce que, ouais, de prime abord, ça a l’air très drôle mais pas tant que ça. J’ai aussi mon lot de merde à gérer et y a quand même des forums moins faciles à animer que d’autres. Bref, je vais éviter de relever.

« Oui, je suis payée mais tu sais, je suis également force de proposition pour faire évoluer le site, y a beaucoup de boulot. Tu sais, sur le forum de TMF, quand je suis arrivée, on recevait moins de 100 messages par jour. Là, on en est en moyenne à 300 ou 400.

– Tu bosses pour TMF ? »

Je crois qu’à force de manifester son dégoût, il va me vomir dessus.

« Je comprends pas comment ce genre de titre existe, c’est la quintessence même de l’avilissement de la femme. Soyez mince, soyez bronzée, portez cette robe à 400 euros et ce sac qui coûte un SMIC… Franchement, tu m’as l’air plus intelligente que ça, je comprends pas que tu te gâches à travailler pour un tel torchon.

– Un torchon ? Tu l’as déjà lu ?

– Pas besoin, je vois les couvertures, ça me suffit. »

Là, j’ai deux options : soit défendre un peu mon taf et accessoirement mon honneur dans une conversation qui va s’annoncer houleuse, soit je change de sujet pour ne pas effrayer mon dandy même si, honnêtement, j’ai plus très envie de faire des bébés avec. Ni rien du tout d’ailleurs. Bon, allez, on va le faire exploser.

« Enfin, je travaille pas que sur TMF, je travaille sur Joséphine, un autre mag féminin et pour Scoop [mag people du groupe] »

Implosion dans 2 secondes et demi

« Rah mais alors ça, ça me dépasse complètement ! Mais comment on peut même s’intéresser à la vie privée d’une star ? Et encore, quand je dis star, on nous vend souvent la vie de pauvres types qui se sont laissés enfermer dans une maison pleine de caméras. C’est d’un pathétique ! Je comprends même pas qu’on puisse oser travailler pour une telle merde ! ».

Sur le fond, c’est pas faux le côté people de seconde zone mais quand même, je travaille un peu pour, même si je ne l’écris pas,va falloir que je défende mon bifteck.

La semaine prochaine, suite de mon entrevue avec le jeune homme. Que va-t-il se passer ? Nina parviendra-t-elle à faire comprendre au jeune homme qu’il n’y a pas de sot métier ? S’engueuleront-ils ? Feront-ils furieusement l’amour dans les toilettes du café, emportés par leur élan destructeur ? Est-ce que c’est vraiment fini entre Jenifer et Pascal Obispo ? Ça vous choque pas que la première dame de France sorte un album ? A midi, je prends des courgettes ou des haricots ? Mais que de questions !

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Vingtenaires : next gen’

Oyé oyé, lecteurs et lectrices, je vous annonce en ce vendredi une grande révolution : l’arrivée de nouveaux rédacteurs. Jusque là, tu vas me dire que tu vois pas la révolution, que c’est pas la première fois que de nouveaux rédacteurs arrivent mais là, si, y a du changement et je vais t’expliquer.

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D’abord, nous allons passer à 11. Mais surtout les deux nouveaux arrivants, des garçons, ont tous les deux 20 ans. Des vingtenaires tous frais. L’un gay, l’autre hétéro mais ça n’a pas tellement d’importance. Le premier, que tu découvriras lundi, je le connais depuis une paille, genre un an et demi, je crois, nous avions dégusté ensemble un cannelé au Louvre en rigolant. Il m’avait dit « quand j’aurai 20 ans, je rejoindrai les vingtenaires ! ». Et il n’a pas oublié ses paroles. Sur le coup, je t’avoue que j’ai un peu hésité car j’avais un peu peur de l’écart entre lui et les autres rédacteurs. Mais dans la foulée, j’ai reçu la candidature d’un autre jeune homme dont je connais les écrits. Deux vingtenaires de 20 ans, là, je suis.

Quel est l’intérêt ? Mais de parler de tout une période que je n’ai jamais traité parce que quand j’avais 20 ans, j’avais pas de blog. J’avais un site internet pourri où je ne racontais pas ma vie. Et finalement, quand tu vois la gueule du site en question (non, tu la verras pas, en fait), ça fait super peur genre y avait des gifs animés partout et autres gadgets genre « moi, je maîtrises trop, tu vois, je fais un site dynamique ! ». Mais y avait quand même pas de dauphins, faudrait voir à pas déconner non plus. Donc bref, pour un blog qui s’appelle les vingtenaires, il manquait quand même une moitié de décennie, une moitié qui n’est pas anodine. La première partie du vingtenariat, ce sont les études, l’insouciance, des questionnements particuliers… A une époque, j’envisageais de faire un peu un « ce qu’il s’est passé avant » mais sincèrement, je me souviens pas de tout, j’ai des anecdotes, bien sûr, mais quel intérêt de vous raconter en différé la fois où j’étais à la fac et alors…

Alors voilà la relève. Ils vont nous raconter leur quotidien de jeune de 20 ans en 2008. Alors évidemment, vous allez me dire que c’est bien trop téstostéroneux, tout ça (non, ça existe pas comme mot) et qu’en plus, 11, c’est bizarre comme chiffre. C’est vrai que du coup, je me demande si je devrais pas recruter une jeunette de 20 ans (ou un peu plus) pour rééquilivrer le tout, peut-être refaire une vingtenaire academy. Je verrai. Je vais déjà bichonner un peu nos petits jeunes ceux qui seront toujours vingtenaires en 2010. Ca ferait presque une chanson. Finalement, je ne pensais pas rajeunir la rédaction il y a quelques mois. Finalement, aujourd’hui, ça paraît une évidence. Mais pas de panique, les lol et autres joyeusetés du genre sont bannis, on recrute de qualité quand même. Sexe, fête et exams, ok, mais on n’est pas sur un skyblog !

Moi en tout cas, j’ai hâte, ça va me rappeler des souvenirs et je pourrais faire des commentaires genre « ah ouais, je me souviens, une fois, quand j’étais à la fac… ». Une petite cure de jouvence quoi.

PS : Comme je vous fous la pression les mecs !
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Mon anniversaire avant l’’heure

La vie est une chose curieuse. En fait, cette semaine est proprement hallucinante, avec de très bons et de très mauvais moments mais en ce jeudi soir où je rédige cet article je suis heureuse, tout simplement. Bon, comme vous m’adorez et que vous aimez lire ma vie, je vous la raconte (oui, je suis mégalo).

 Noel 2012 217

Ce week-end fut plutôt sympa, j’ai eu plein de cadeaux d’anniversaire en avance. Oui, ma maman ayant eu son anniversaire dans la semaine (oui, dans ma famille, on marche par deux pour les anniversaires, c’est plus marrant), Alice et moi sommes descendues ce week-end pour fêter tout ça. Première très bonne nouvelle de la semaine mardi. J’étais chez mes parents, dans le bureau, ma mère dans le salon en bas. Comme la porte était ouverte, j’entendais ma mère au téléphone en bas (j’entendais, j’écoutais pas !) à discuter avec ma sœur. Elle raccroche. Cinq minutes après, le téléphone sonne et ça donne :

« Allo ? Non, c’est pas vrai ! C’EST PAS VRAI !!! Mais c’est sûr au moins ? »

Comme elle est passée en mode hystérique heureuse, je bondis hors de ma tanière pour aller aux nouvelles mais je sais très bien ce que c’est, j’ai compris. Hé oui, lecteur, Anthony, le copain de ma sœur, a été reçu au concours des pompiers de Paris. Qui va se retrouver belle sœur d’un pompier de Paris et va pouvoir draguer les collègues de celui-ci. Moi ! Voilà, vous pouvez me détester, surtout toi, moumour. Plus sérieusement, je suis ravie pour lui, c’est un concours très difficile à avoir mais, curieusement, je me faisais pas de soucis pour lui. D’abord mes cartes l’avaient dit qu’il l’aurait mais surtout, Anthony, c’est la force tranquille, le mec qui fait ce qu’il a à faire. Il se disait prêt pour son concours, je savais que c’était vrai. En fait, pour l’anecdote, il avait compris que le concours se terminait mercredi soir donc quand ma sœur l’a retrouvé à la maison un jour plus tôt, elle était au bord de la crise cardiaque persuadé qu’il avait été recalé, mais non ! Il a même fait 13 tractions au lieu des 10 réglementaires, trop fort !

Suite à cette bonne nouvelle, ma mère décide de ne pas du tout me foutre la pression : « ah ben entre ta sœur qui a eu une prime, ta cousine et Anthony qui trouvent du boulot, manque plus que toi ! ». Merci maman ! Et pourtant, une piste se dessinait : vendredi, en arrivant au domicile familial, je me connecte à Internet et je trouve un mail d’une dénommée Frédérique qui me propose un stage. Mais c’est qui ? D’où elle sort ? Pourquoi elle me parle ? Je regarde les références de l’entreprise, je fouille rapidement dans ma boîte mais non, je n’ai jamais postulé chez eux, je savais même pas que leur boîte existait. Bon, comme il est 19h, je rappellerai lundi. Le dit lundi (lire ce bout de phrase à haute voix, j’aime bien), j’appelle donc, la bonne femme voit de suite qui je suis puisqu’elle me précise que l’entreprise est pas loin de chez moi. En effet, elle est dans la ville où vivait Arnaud, que de souvenirs…. C’est aussi là que travaillent Alice et Clara. Ahlala, je sens que les pauses déjeuner vont être vivantes ! On se fixe un rendez-vous le jeudi car même si je rentre le mercredi

en tout début d’après-midi sur Paris, je sens que la SNCF va me jouer des tours. Et j’avais raison. J’avais prévu d’arriver à 13h50, je suis arrivée à 18h20… Merci les cheminots !

Jeudi, donc. Je me lève, je m’habille, me prépare, je sors mon press book qu’il ne faut pas oublier, tout va bien. Je me rends à ma gare et là, le train n’arrive pas. Mais ils ont décidé de me pourrir à la SNCF ou quoi ? Ah non, il arrive, ouf. Oui, c’est pas que je sois stressée mais si quand même. Arrivée sur Paris, je prends le métro et là, il n’arrive pas… Mais c’est pas possible ! Je vois mon quart d’heure d’avance fondre comme la graisse lors d’une liposuccion. Mais bon, mon métro arrive enfin. Sortie de la station, je ne peux pas me perdre : le bâtiment qui abrite l’entreprise est ENORME. Je rentre, me présente à l’accueil où trois potiches me donnent un badge à mon nom. Ohlala, la classe. Je m’installe dans un fauteuil en cuir un peu trop grand à mon goût. Je regarde les locaux, me marre en douce quand je vois qu’une des potiches se regarde dans le plafond en miroir mais le Seigneur me rend de suite cette mesquinerie. Une femme arrive et dit bonjour, je me lève et dit « bonjour » en tendant la main… Sauf qu’elle venait chercher un gars qui était là, pas moi… Je me sens soudain très conne. Bon, deux minutes après, une fille blonde arrive pour moi, cette fois, c’est Anaïs, la collaboratrice de Frédérique. J’avoue que j’adore ce prénom mais les personnes qui le portent en général, on ne s’entend guère. Mais elle, elle me plaît bien. Elle m’explique que deux ascenseurs sur les trois sont en panne, c’est pourquoi on attend longtemps un de ses foutus engins. Comme la porte peine à s’ouvrir, elle commence à paniquer : « oh non, j’aime pas ça, j’espère que ça va pas tomber en panne. » On arrive au 4e et elle me propose une boisson. Je me dis : « bon, la dénommée Frédérique peut pas me prendre de suite donc prenons un café ». Donc elle me donne un café mais pas de chance, elle m’amène directement vers le bureau de Frédérique oups ! Là, devant le bureau, deux personnes : la dénommée Frédérique, donc et un mec trop choupinou : Pierre-Cecil, le DRH qui doit avoir une trentaine d’années à tout casser. Bon, ce stage, je le veux, c’est définitif.
 

L’entretien se passe idéalement, Frédérique et Pierre-Cécil sont très agréable et je suis très à l’aise, ils me présentent le projet un peu puis ils me disent : « bon,
avant d’aller plus loin, on veut savoir si on peut vous prendre ou pas. » Je leur parle de mon soucis de convention et Pierre-Cecil grimace. Non, choupinou, ne me brise pas le cœur, pas déjà, pas si vite. En fait, il m’explique que le problème porte sur la rémunération : sans convention, ils ne peuvent me payer que 25% du SMIC et 100% de la carte orange. Bon alors entre un 
chômage et un stage un peu rémunéré, je n’hésite pas une seule seconde, c’est oui. Donc on discute du projet, les idées fusent, je suis proprement emballée. Résultat : je commence

lundi ! Et là, je me dis que la vie est dingue : y a une semaine, je n’avais rien de rien et là, lundi, je commence un stage de deux mois. En plus, Pierre-Cecil choupinou va essayer de voir s’il peut pas trouver un système de prime ou quelque chose pour augmenter un peu ma rémunération. Oh, il est merveilleux lui, même s’il a trop serré le col de sa chemise et même s’il a un gamin, ce qui semble indiquer son non-célibat (même s’il a pas d’alliance, na !).

 

Résultat des courses : me voilà stagiaire pour deux mois. Une expérience inédite puisque je n’ai jamais fait de journalisme d’entreprise. Ma mission : préparer la
prochaine newsletter du groupe. En effet, une partie du personnel doit déménager dans une autre ville donc je devrai faire découvrir cette ville à travers la newsletter et le site Internet qui va 
avec. Je vais écrire pour un public de 500 à 700 personnes. En plus, pendant deux mois, je vais pouvoir me lever tous les matins avec une bonne raison de le faire, gagner quelques sous et comme
je vais partager pendant deux mois le bureau de Pierre-Cécil, je vais pouvoir bénéficier des conseils d’un DRH : que du bonheur pour la suite. En plus, c’est excellent pour mon ego de voir 
qu’une entreprise (et même deux, d’ailleurs) a vu mon CV et a été intéressée par mon cas alors que je n’avais même pas postulé chez eux.

Décidément, mes 26 ans commencent bien… Qu’est-ce que ça va être quand je les aurai vraiment!
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