Aide toi et le net t’aidera

 

Quand on est en recherche d’emploi, nous avons à notre disposition un outil drôlement pratique tout de même : le net. Seulement, Internet, c’est un peu la jungle, le joyeux fouillis, le tout et le n’importe quoi. Et les perles cachées, les sites super précieux qu’on trouve soudain et qui nous font réaliser tout le temps qu’on a perdu jusque là.

Pendant nos études, on apprend à faire notre métier mais personne n’a la bonne idée de nous faire des cours de recherche d’emploi. Evidemment, il ne faut pas dire qu’il est possible que tu ne trouves pas un emploi à la sortie de tes études, ça ferait désordre. Il n’empêche que moi, ça m’aurait bien aidé parce que le jour où il a été évident que je devais chercher un emploi (car il ne me trouverait pas tout seul), j’ai un peu paniqué.

Donc, le chômeur du XXIe siècle n’a plus à se battre pour arracher le journal des annonces au petit matin, courir d’agences ANPE en agences interim pour lire les annonces exposées… Non, le chômeur surfe de site d’emploi en site d’emploi. Evidemment, premier réflexe : ANPE. Même sur le net. Le site propose de mettre son CV en ligne, de classer les annonces en ligne dans son classeur… Sauf que les annonces ne sont pas mises sur le net immédiatement et certaines sont posées car l’entreprise y est obligée mais il n’y a pas de poste derrière. Par exemple, une annonce est posée le lundi, je postule le mardi. Le jeudi, j’appelle l’entreprise (que j’ai cherché pendant une bonne heure sur le net, l’employeur étant rarement indiqué) : le poste a déjà été pourvu. Deux jours pour réceptionner les CV, convoquer les candidats en entretien et faire son choix ? C’est pas un peu une blague ?

Se contenter de l’ANPE est plutôt une énorme erreur stratégique, surtout dans des branches comme la mienne où il n’y a que peu d’annonce. Autre piste à laquelle on pense assez spontanément : les agences interim. Youpi, maintenant, elles proposent des CDI mais j’en parlerai plus en détail plus tard. Mais là encore, c’est pas l’idéal pour ma branche.  Alors maintenant, je fais quoi ? Heureusement, si j’ose dire, je ne suis pas la seule chômeuse et les sites de type monster ou keljob ne lésinent pas sur la pub donc forcément, j’en entends
parler, je me rue dessus pour y poser mon CV. Google me donne plein de sites où déposer mon CV, j’y vais franchement. Mieux vaut 10 CV en ligne qu’aucun, on ne sait jamais.

Comme j’ai fait une formation « professionnalisante » (ahahah), j’ai eu besoin de faire des stages donc j’ai déjà eu l’occasion de faire connaissance avec des sites d’annonce journalistiques. En premier lieu categorynet et talents.fr, idéal pour le journalisme et la comm. Mais là encore, faudrait devancer les annonces (collectées partout sur le net pour categorynet). Tous les étudiants en journalisme ou presque connaissent ce site donc dès qu’une annonce tombe, les CV pleuvent. A la fin, j’avais le truc : pour répondre à une annonce, categorynet mettait le lien vers le site où avait paru l’annonce. J’allais donc dessus et clic, dans mes favoris. Categorynet mettant en général les annonces dans l’après-midi, le but était de faire le tour de leurs sites de référence avant eux pour repérer les annonces avant tout le monde. Quand on sait que les recruteurs ne prennent pas le temps de regarder tous les CV, c’est bien de répondre le plus tôt possible. Et, non, ça ne fait pas désespéré de répondre à peine l’annonce postée : quand on est en recherche d’emploi, on est à l’affût des opportunités.

Evidemment, on découvre que certains sites ne sont pas toujours très adaptés. Monster passait son temps à m’envoyer des annonces pour rédactrice juridique… heu… Ouais mais non. Mais il ne s’agit pas de rester « prisonnier » de ces sites, il faut faire preuve de volonté, se mettre sur tous les sites utiles, poster son CV partout (ne pas négliger les sites de réseautage, surtout pas). Certains
recruteurs font un tour sur les CV online avant de passer une annonce. D’ailleurs, la semaine prochaine, nous parlerons ensemble de l’utilité d’un site ou blog pro.

Edit en forme de NB : si t’en as marre de la chômagie et que tu as envie d’un peu de légèreté, aujourd’hui, j’écris aussi sur Futiles

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Chercher un job, c’est comme chercher l’amour

J’ai une passion dans la vie : trouver des théories et des analogies à la con. Aujourd’hui, dans la série les idées débiles de Nina : la recherche d’emploi, c’est comme la recherche d’amour. Et vous allez voir que j’ai raison parce que sinon, je vous expliquerais pas ma théorie.

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Chercher un travail, c’est quoi ? Trouver un poste qui nous convienne et nous plaise, dans lequel on va s’épanouir. Alors, comment trouver un boulot ? D’abord, notre CV qui raconte notre vie en détail, on met nos atouts en avant du genre « moi, je sais faire ça, puis ça, puis ça ». Evidemment, personne dans son CV n’indiquera ce qu’il ne sait pas faire ou mal faire. Comme en amour. Ce serait très honnête de votre part que vous êtes un amant de merde, que vous savez pas embrasser ou que vos pieds refoulent grave quoi que vous fassiez mais en général, on préfère que l’autre le découvre après. Comme au boulot. La ponctualité, c’est pas votre truc ? Vous supportez pas l’autorité ? Vous êtes feignant et de toute façon, vous n’êtes bon à rien de 9h à 11h30 et de 14h à 16h ? Ben, vous n’allez pas le dire en entretien, sauf si vous voulez pas le job. Puis aller à un entretien, c’est comme aller à un rendez-vous galant, on se soigne. Moi, je mets de beaux dessous et de beaux dessus. Parce que mieux je me sens dans mon string, plus à l’aise et souriante je suis et mine de rien, une candidate qui sourit, c’est mieux qu’une candidate qui fait la gueule (lapalissade). Je me pomponne même plus pour un entretien que pour un rendez-vous parce que je vais rarement à un rendez-vous galant en tailleur. Je devrais, remarque, j’adore, les
tailleurs.

Mais pour trouver THE job comme pour trouver THE only one, on ne veut pas n’importe quoi non plus. Je veux un job journalistique comme je veux un mec un tant soit peu cultivé (sinon, je m’emmerde). On a finalement les mêmes outils : sites de rencontres vs sites de recherche d’emploi ou de stage, comme le disait Enzo, réseau d’amis, de connaissances… Mon 1er entretien, c’était une connaissance qui m’avait convoquée. Les derniers, ce sont des réponses à des annonces. Parfois, une rencontre au hasard mais là, c’est plus rare. Une fois, j’ai tenté de taper l’incruste dans un groupe de journalistes de Muteen assis à côté de Le Froid et moi dans le Marais, je me suis pris un fantastique vent.

Et puis en matière d’emploi comme en matière d’amour, y a ce petit truc qui fait que ça le fera ou pas. Au delà des simples compétences, un chercheur d’emploi est un individu doté d’un caractère et ça passe ou ça casse. Moi, je suis la nana vive et expansive, ça plaît ou pas. Evidemment, dans les entretiens, j’évite d’être trop moi dans mon expansivité, ce qui pourrait être pris pour de la nervosité alors que c’est juste que je suis désespérément spontanée (et bruyante). Ce doit être mon côté fille du sud, je sais pas… Mais bon, j’évite les « hiiiiiiiiiii ! » cru-cruche en entretiens et de parler avec mes multiples voix, comme je le fais tout le temps. Donc, le recruteur (ou la recruteuse) ou moi, on s’aime ou on s’aime pas. Enfin, c’est lui qui décide à l’arrivée parce que si moi, je l’aime très fort, je pourrai pas essayer de le convaincre s’il a choisi quelqu’un d’autre. « T’es sûr ? Allez, Jean-Roger, déconne pas, souviens toi comme c’était fort entre nous lors de cet entretien, quand nous avons parlé de l’avenir de la presse Internet. Comme j’ai ri sincèrement à ta blague sur l’immobilisme des Français. Rien que d’y repenser, j’en ruine ma culotte. Ne me dis pas que l’autre grognasse, elle t’a fait tant d’effets, je ne te croirai pas. Ah, salopard, tu as pris le meilleur de moi et tu me jettes comme une merde, cruel, bouhouhou ! ». Ouais, non, ça le fait pas. Au pire, je peux demander pourquoi pas moi mais tout de même. Je pourrai même pas crever les pneus de sa voiture car il m’en a préféré un(e) autre…

Bref, chercher un emploi, c’est se rendre le plus désirable possible, tant sur le papier qu’en vrai. Faire miroiter la possibilité d’une belle histoire dès la lettre de motivation, montrer comme les lendemains chanteront quand nous cheminerons main dans la main, regardant le soleil se lever sur une mer d’huile… Que c’est plus la peine de chercher, que je suis là. Que je suis le choix évident. Que je serai la mère de futurs articles bien tournés (oui, je vais pas lui faire des gosses en vrai à mon employeur, je sais pas si ce serait bien vu par mes collègues). Que je mettrai mon génie créatif et mes bonnes idées au service de l’entreprise.

Alors tu m’épou… euh embauches ?

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