C’est trop d’amour

Petit aparté personnel parce que raconter les jolies choses, ça fait du bien. Le week-end dernier [en vrai début juin mais ma vie est beaucoup trop chargée en ce moment], Victor et moi sommes partis sous le soleil breton (c’est pas une boutade, j’ai même bronzé) pour assister au mariage de Joy et Isa… Et j’ai beau ne pas aimer les mariages, je fus fort émue.

Arzon sous le soleil

En règle générale, je m’ennuie toujours un peu, voire beaucoup, à un mariage. C’est long, on se tape des diaporamas et des jeux qui ne font que casser la conversation qu’on tentait d’entretenir avec son voisin, le temps se dilate, s’écoule lentement, poisseux, tu regardes l’heure de plus en plus régulièrement, te demandant à quelle heure il devient socialement admis de s’éclipser. Et à chaque fois que je suis invitée à un mariage, mon cerveau est partagé : heureuse pour les futurs mariés (dans le cas où je suis relativement proche des mariés, je me suis retrouvée à des mariages “amis de mon mec que j’ai vu 2 fois dans ma vie” et là, c’est la déprime totale) et le fait que je vais passer une longue soirée où je ne vais pouvoir rien faire pour tromper l’ennui. Et ce même si je suis avec mon mec.

Jolie déco de mariage

Du coup, j’étais un peu détachée. Heureuse de voir mes amies vivre ce si beau moment, heureuse de voir quelques camarades perdus de vue… Mais j’avais peur de cet ennui, du fait que j’étais dépendante de quelqu’un pour rentrer, du fait que je n’allais pas trop voir les mariées… et le fait que je savais déjà qu’il y avait au moins un powerpoint de prévu. On galérait pour savoir comment s’habiller vu que mariage en Bretagne à la ferme (j’ai choisi la stratégie de l’oignon avec plein de couches à mettre/enlever pour être parée à toutes les situations et j’avais mon joli K-way), bref… Comme souvent avant d’y être, tout te semble être une équation à triple inconnues.

Mariage 'd'amour en Bretagne

Et en vrai, tout ça, on s’en fout. Les mariages me saoulent jusqu’au moment où l’on bascule dans l’émotion. Isa, je la connais depuis 8 ans, Joy depuis 7 (depuis qu’elle est en couple avec Isa, donc). J’ai passé des week-end en Irlande avec elles, j’ai craqué mon slip et suis allée les voir au Canada, elles vivent un peu la vie que j’ai pas les couilles de tenter. C’est pas juste des copines. Isa, je l’ai connue juste après sa rupture avec son ex, j’ai vécu ses errements entre l’ex et Joy. Et là, je ne m’y attendais pas mais de les voir toutes les deux arriver en calèche dans le village, de les voir dans leurs belles robes, amoureuses l’une de l’autre comme jamais… Et bien j’étais à CA de pleurer.

Amour et mariage

Je ne suis pas trop une émotive sur ce genre de trucs vu que le mariage est ce qui m’inspire le moins au monde. Le seul truc que j’aime un peu bien dans les mariages, ce sont les photos et les trucs trash the dress mais après, bof… Trop de conventions, trop de culs pincés, trop de temps morts aussi. Il paraît qu’il faut savoir s’ennuyer dans la vie mais là, l’ennui est si poisseux qu’il en ralentit le temps. Je suis par conséquent assez ravie d’avoir des amis peu intéressés par le concept. Mais là, c’était juste le bon équilibre, entre émotion et légèreté, papotage avec des visages connus mais pas vus depuis des années, chants à tue-tête sur des vieux tubes (c’est quand même la première fois que j’entends du Francis Lalanne dans un mariage. Typiquement ce genre de chansons que j’adore chanter mais que je ne pourrais pas écouter). Des rires, pas de chichis.

Arrivée des mariées, cérémonie laïque

Et ça fait juste du bien. Ces derniers temps, ma vie a été plus marquée par le sceau du conflit que par celui de l’Amour. J’avais besoin de souffler, de savourer, d’oublier que la vie, ce n’est pas un éternel jeu de stratégie entre les N++ et toi pour survivre à cette infinie partie de ce jeu cruel et sans règles justes que l’on appelle le travail… Je vais récupérer cette phrase pour mon futur livre sur l’enfer du travail, j’aime bien cette idée de jeu. Mais je digresse. En ce samedi ensoleillé de juin, j’ai juste pris un bain d’amour et de sincérité, j’ai vu deux femmes qui s’aiment depuis un septennat, qui ont vécu ensemble à Paris, Dublin, au Canada et en Bretagne. C’est ce genre de couple qui te paraît être une évidence. C’est comme si elles étaient ensemble depuis toujours, comme si elles étaient la moitié d’une même pièce (coucou Platon !), comme si on était dans une série et qu’à la fin, ce couple devait être réuni sous peine de voir une horde de fans venir incendier les studios.

Sense8, Kala et Wolfgang

Et il faut écrire ces moments là. Les immortaliser, les consigner dans sa boîte à souvenirs. J’essaie comme ça d’avoir un petit album mental des jolis moments à se repasser en cas de coup de blues (ou si j’ai une scène de mariage à écrire un jour, on ne sait jamais).

******

PS : J’ai écrit cet article en 2 temps et j’ai bien remarqué que je me répétais mais on va laisser ça comme ça. Je profite de ce PS pour « faire un point » sur l’histoire de la fin des vingtenaires : c’est toujours prévu, j’ai juste pas le temps de m’en occuper, je le ferai sans doute début juillet pendant mon intercontrat.

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Pourquoi la drague de rue fait chier

Et que vous seriez fort aimables d’arrêter de nous faire subir ça, bordel à queue. J’en ai déjà parlé sur mon blog quelques fois par le passé mais c’était y a longtemps et j’aime à me répéter parfois car comme disait une ancienne collègue commerciale “répéter, c’est convaincre”. Donc on note : la drague de rue, c’est chiant. Et non, ça ne fait pas plaisir, désolée de vous l’apprendre.

Drague de rue

En 37 ans d’existence donc 25 avec des seins, j’ai réalisé un truc, mmmm, intéressant. Je ne me fais draguer que quand je dégage une certaine vulnérabilité. C’est quand je suis en jogging, quand je suis rêveuse et que j’ai baissé mes défenses. Et du coup, maintenant, quand un mec m’adresse la parole pour me draguer, je flippe “merde, j’ai l’air vulnérable”. Alors ouverture des épaules, technique de sophrologie du tigre et on repart. Car la drague de rue se caractérise par son manque de sincérité neuf fois sur dix.

Un homme importune une femme dans la rue pour la draguer

Reprenons. Je suis dans la rue et un mec vient m’aborder. Que sait-il de moi ? Je suis dans cette rue à ce moment donné et à priori, il doit me trouver un peu jolie (ou cherche juste à me rappeler à qui appartient la rue). Point. Et je trouve ça insultant autant pour moi que pour lui. Moi parce que manifestement, l’emballage est suffisant, on s’en fout du reste. Lui parce qu’il ne s’intéresse qu’à l’emballage. Si j’inverse les rôles, pourquoi j’irais draguer un inconnu. Il y a cet homme, bien joli, avec sa petite barbe, ses lunettes, son joli nez, tout ce que j’aime. Mais après ? D’abord, il peut être en couple donc soit il est fidèle et je l’ai juste dérangé pour rien, soit il a une meuf mais j’ai pas forcément prévu d’être sa maîtresse (dans l’hypothèse où il serait réceptif à ma demande). Mais ça, ce n’est qu’une donnée parmi tant d’autres. Peut-être que je vais lui parler à un moment où il est anxieux car il va à un entretien et se le répète dans sa tête. Peut-être est-il en colère. Peut-être est-il en train de tisser une jolie histoire dans sa tête dans laquelle je n’ai rien à faire, peut-être qu’il est triste car il a appris une mauvaise nouvelle… Je ne connais pas son état psychique et peut-être que je vais tomber au pire moment et qu’il n’a juste pas envie de subir ça juste parce qu’il est sorti de chez lui et que je l’ai trouvé fort appétissant. Mais ce n’est pas tout. Peut-être qu’il est raciste et/ou homophobe, peut-être qu’il est violent, peut-être qu’il est macho, peut-être qu’il a des passions dans la vie qui ne me parlent pas du tout, peut-être qu’il adore Hanouna et les anges de la téléréalité, peut-être qu’il écoute Jul en boucle chez lui, peut-être qu’il ne boit pas d’alcool… (c’est pas un défaut ça mais on risque d’avoir un léger souci de compatibilité). Ce que j’aime chez un homme, c’est pas juste sa jolie frimousse et son petit cul frétillant, non. C’est un tout. Alors ce joli garçon, au pire, je le prends en photo mentale et je m’en servirai pour l’un ou l’autre de mes romans. Ou je l’oublierai parce que ce n’est pas très important.

Hernano Fuentes Sense 8 Alfonso Herrera

Ensuite, la drague dans la rue, ça me rappelle ma vulnérabilité, comme je disais. Ça me rappelle ma période de journaliste en plein micro-trottoir. Lors de mon premier micro-trottoir, je me jetais à la tête de tout le monde avec un taux de réussite très bas. Alors j’ai changé mon fusil d’épaule et j’ai pris des gens immobiles : ceux qui attendent, ceux qui rêvent, ceux qui traînent… Bref, ceux qui sont peu attentifs et n’oseront me dire non car ils ne sont pas en action. Une femme l’avait souligné lors de la vidéo indigne de Guillaume Pley en mode PUA “abuser de la confiance des femmes pour les embrasser de force”, vous savez, le “je peux te poser trois questions ?”, cette femme avait relevé que les femmes abordées étaient soient assises soit au distributeur automatique donc pas en position de s’enfuir… donc en position de vulnérabilité.

Draguer dans la rue

Et puis, ça me rappelle assez méchamment que dans la rue, je suis pas dans mon espace, j’en ai déjà parlé. En gros, je pénètre un univers masculin, je suis priée d’être disponible, souriante et polie sinon, j’aurai droit à ma petite insulte.

Des hommes matent une femme qui passe

Mais surtout, le point chiant de la drague de rue, c’est le non. Jean-Michel dragueur décide de m’aborder, je lui indique que je suis pas intéressée (quand j’entends, je suis devenue une ninja du j’entends pas…) mais pas de bol, je suis tombée sur la version lourde qui veut savoir pourquoi je ne veux pas aller boire un café avec lui. T’as déjà un mec ? Pas grave, je suis pas jaloux, mouarfffff ! Tu vas bosser ? Ben donne ton numéro, je t’appelle et on se voit après ! Je vous jure, c’est insupportable. Parce que le coup du petit copain, ça m’est arrivé de le sortir en période de célibat par politesse. Parce que oui, j’ai pas forcément envie de dire cash au mec que sa gueule me revient pas et que j’ai pas envie de prolonger cette conversation, merci, au revoir. C’est quand même pas dur à piger, il me semble. “Oui mais si le mec était beau, tu dirais pas ça…”. Non, un mec qui me colle et me saoule, je vois pas trop comment je pourrais le trouver autrement que flippant, en fait…

Krysten Ritter - Jessica Jones

Bref, vous trouvez une femme bien mignonne dans la rue et vous pensez que c’est la mère de vos futurs enfants ? C’est votre droit. Elle vous envoie quelques regards invitant à la conversation ? Vous pouvez lui répondre. Sinon, foutez-nous la paix. Parce que si vous avez le droit de nous trouver jolie, nous avons le droit de ne pas être intéressées et de ne pas prendre d’insultes pour ça ou de devoir se justifier pendant dix bonnes minutes alors qu’on a franchement autre chose à faire. Même si on n’a rien à faire, d’ailleurs, ce sera quoi qu’il en soit plus sympa que de commencer à flipper parce qu’un mec nous colle et qu’on ne sait pas s’il va pas finir par nous agresser parce qu’on n’a pas envie de lui.

Femme agressée dans la rue

Et pour les chouineurs qui comprennent pas la différence entre jeu de séduction et harcèlement, le projet crocodile vous expliquera ça très bien, hop !

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Il n’y a pas d’âge pour les râteaux

Par Lucas

Aujourd’hui, j’ai eu un rendez vous médical avec une femme dont je suis un peu amoureux. Comme c’est l’une des dernières séances, je lui ai demandé si je pouvais « dire au revoir à Mademoiselle Through, dire bonjour à Célia » et l’inviter au resto. Elle m’a répondu que ce ne serait pas « déontologique ». Vie de Merde.

Pourquoi je dis ça ?
Parce que ça m’agace qu’on me réponde un truc pareil alors que j’ai attendu des semaines et des semaines pour lui proposer ce resto. Afin, justement, que nous ne soyons plus dans une relation de patient à thérapeute. Donc, en somme, ce qui me fait râler, c’est le fait qu’elle ne me dise pas clairement « non tu pues » ou « non, je n’ai pas d’atomes crochus avec toi ». Histoire que je sache à quoi m’en tenir. Qu’elle se camoufle derrière un paravent de conventions, ça me fait ronchonner… Surtout que, ce que j’adore chez elle, c’est son coté sincère. Et bah là, je tombe de haut…

Quelque part, se prendre un râteau, c’est se remettre en question… Sur sa place, sur ce qu’on est, sur ce qu’on veut. Je ne compte pas le nombre de râteaux pris de plein fouet où j’ai quand même cherché à aller plus loin et où ma ténacité a fonctionné. Petite pause dans cette bafouille, allez donc voir cet extrait de Manuale d’Amore : c’est tellement ça !!


Et pour revenir à la question de l’être, je me dis que ca rejoint toujours la dimension du paraître. Est-ce que le personnage public de Lucas, joué sur la scène du théâtre social correspond à ce qu’il  a, au plus profond de lui-même, ou bien est-on à 1000 milles de la vérité ? Bah oui ! Illustration….

J’ai trouvé récemment avec l’aide d’une super conseillère RH, ce que je voulais faire de ma vie. De la Communication Stratégique (purée comme c’est beau ces titres ronflants). Pour résumer, disons que c’est de la communication instrumentalisée pour conforter les interlocuteurs dans leur image de la boite et de ses valeurs (mais là les gens intègres vont me dire que la com n’est pas une fin
en soi et que c’est déjà un instrument, un outil, un moyen, certes, certes…).On est pas loin du lobbying et.. Bref.

En fouillant un peu ce marché histoire de mieux le comprendre, je suis tombé sur une phrase très vraie et qu’on peut surement extrapoler pour expliquer mon râteau, je cite

« Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous comprenez,
Il y a 10 possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même… »

Cela veut-il dire que dans la séduction il n’y a pas de place pour le parler vrai et la sincérité ?
Cela veut-il dire qu’il faut se conformer à des schémas convenus, ne pas sortir des sentiers battus ?

Je refuse cette sclérose plaquée par la force implicite du qu’en dira t-on et par la peur de donner une mauvaise image.
Sommes-nous en train de rentrer dans une société de façades où il faut montrer un paraitre idéel et fallacieux tout le temps ?
Les relations sociales sont-elles appelées à être encore plus consensuelles ?
Les esprits singuliers et iconoclastes vont-ils devenir des marginaux ?

Bon, heureusement pour moi, samedi soir j’ai vu la coloc d’un copain que j’avais entraperçue à Odéon le jour où elle passait son examen pour rentrer dans l’appart. Je vous parle d’elle parce quencette demoiselle est une bonne occasion pour renouer avec le jeu de la séduction plus ou moins implicite, plus ou moins volontaire. De l’art délicat d’être en intelligence avec la donzelle… Bon, si
ça se trouve un jour, en France, on va en arriver a cette scène mythique de « Mensonges et Trahisons »… Allez, tiens,  je vous laisse là-dessus…

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Courrier des cœurs, réponse à Morgane

Cette semaine, Morgane nous a posé la question suivante : « Par des biais peu recommandables voire très condamnables, j’ai
découvert récemment qu’une nana estampillée « bonne pote » de mon mec, avec qui le contact n’était jamais passé, avait en fait été beaucoup plus retorse que je ne l’imaginais. En fait, j’ai découvert que la raison de sa haine contre moi était qu’elle avait essayé de se le taper (sans succès) pendant près d’un an que mon mec et moi étions à distance – j’aurais pu m’en douter, passons. Non seulement elle me déteste car elle n’a pas réussi à me prendre mon mec, mais en plus, il s’avère qu’elle s’amuse à essayer de retourner tous ses amis contre moi et à dire à mon mec que tout le monde me déteste et espère qu’il va vite me quitter. Que faire? 
»


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous te conseillons:

Lucas : « Laisse moi kiffer la vibe avec mon mec…

Fais pas le mannequin,
J’imagine déjà la tête que tu dois avoir le matin
 »
Dans ces cas là je suis partisan de la solution simple (oui, je suis un peu niais) à savoir la prendre entre 4 zyeux et lui dire de manière simple les 4 verités  que tu nous as énoncées. De préciser que tu as toujours moyen de savoir ce qu’elle dit dans ton dos, tôt ou tard et qu’il s’rait temps qu’elle cherche un autre mec. Mais baisse les yeux, trouve toi un autre mec, c’est mieux, laisse tomber le mien, sérieux.

Keira : 1 – Lui casser la gueule ?

2 – La prendre entre quatre yeux et lui dire ce que tu en penses ?

3 – En parler à ton mec afin qu’il la vire de son cercle de connaissances ?

4 – En parler aux potes de ton mec qu’ils approuvent sa disparition ?

5 – Ignorer cette pouffe ?

6 – Envoyer quelqu’un lui casser la figure ?

Bobby : Moi, j’ai un peu de mal à comprendre ce que ton mec lui trouve, en tant que « bonne pote ». Parce que mes « bons potes », ils n’essayent ni de me mettre le grappin dessus, ni de se glisser entre mon copain et moi. Donc bon, je suis assez d’accord avec Keira pour ce qui est de son option 3, ton mec est impliqué dans l’affaire (contre sa volonté, certes, mais toi aussi non ?). Alors parlez-en à deux, c’est pas à toi seule d’affronter la grognasse alors que tu n’as rien demandé.

Enzo : Ce que j’ai peur avec la solution de Lucas, c’est qu’elle peut se retourner contre toi ! La « bonne pote » disant « tiens ta
nana parano et jalouse, elle est venue me faire chier avec ses délires de persécution »… Bon ça c’est si elle a été subtile quand elle a essayé de te le piquer. Car même si on connait la fin, tu nous as pas dit la réaction de ton mec ? D’ailleurs tu as piraté le compte mail de ton mec ou carrément de la nana ? Bref, trop de questions en suspens pour te conseiller sagement.

Tatiana : Si ton mec est vraiment amoureux de toi il n’y aura pas de problème. Déjà dis toi que ça fait un an qu’elle essaie de te le piquer et ça marche pas. Ca fait un an qu’elle essaie de mettre les gens contre toi, et ça marche pas non plus. Donc conclusion cette fille peut pas faire grand chose contre toi alors relaxe toi et ne la prend pas en compte. Ah oui et comme tu as découvert ça de manière pas très honnête ça va être difficile d’en parler à ton mec. Mais tu peux lui demander innocemment « pourquoi machine elle a quelque chose contre moi ?  » et voir sa réaction. bon mon conseil est pourri mais je ne suis pas réveillée et en plus j’ai plein de boulot (même pas payé) donc voilà. Sinon tu peux toujours payer un tueur à gages, la pousser dans les escaliers, mettre de la mort aux rats dans son café, la marabouter (si tu connais un bon marabout qui jette des sorts de chance je suis preneuse), ou tout ça à la fois.

Diane : solution 1 (pas constructive mais très jouissive): lui mettre une m… de chien (ou autre…) dans sa boite aux
lettres.
solution 2: arriver de manière sournoise et détournée à la faire se révéler devant ton copain. A mon humble avis, se plaindre d’elle ne fera que lui donner du crédit, il vaut mieux la laisser s’enfoncer dans sa m… toute seule. Je m’excuse de cette réponse particulièrement scatologique, mais qu’est ce que vous voulez, c’est pas pour rien qu’on appelle ce genre de gourgandine une chieuse…

Petite Cervoise : 1 – en parler calmement et diplomatiquement avec ton copain (« j’ai l’impression », « on dirait que »…) pour le
mettre au courant
2- en parler avec des gens qui t’aiment bien dans le groupe – toujours avec diplomatie, si tu braques les gens contre toi ou si tu es à l’origine d’une formation de clans, ce sera toujours toi la fautive, car tu es la « pièce rapportée »-
3- attendre qu’elle se grille toute seule, car ça arrivera forcément.
En attendant, sois toujours la plus belle, la plus sympa, la plus drôle, peut être qu’elle même abandonnera « car elle ne peut pas faire ça à une amie (toi) » Concrètement, ma meilleure amie était dans ce cas, elle s’est braquée (scènes dramatiques avec son fiancé) et a fini par se mettre tout le monde à dos… alors tout en douceur, hein, les amis c’est parfois le MAL 🙂

Nina : Mmmmm, c’est délicat. Déjà, tu ne peux pas attaquer ton mec en frontal si tu l’as su par des « moyens condamnables », ça va te retomber dessus, idem pour la fille qui va s’empresser de mettre ton mec au courant. Alors pourquoi ne pas la faire passer pour une mytho ? De façon subtile bien sûr. Attends votre prochaine rencontre, il faut que ton mec soit là, c’est important. Soyez charmante toute la soirée avec elle puis une fois qu’elle est partie, prends un air perplexe. Quand ton mec te demande pourquoi, explique lui que tu es embêtée car machine est certes trèèèèèèèès sympaaaaaa mais tu te souviens, la dernière fois qu’on l’avait vu, elle avait dit ça et là, elle dit précisément le contraire et ce n’est pas la première fois que tu te rends compte que ses histoires changent de version suffisamment violemment pour douter de sa sincérité… Même que ça s’appelle une mythomane. Si on est particulièrement douée et le monsieur un peu distrait, on peut même arriver à lui faire croire qu’elle a dit précisément l’inverse de ce qu’elle a dit pendant la soirée comme ça, au prochain rendez-vous, il constatera lui-même qu’elle a re-changé de version. Du coup, si elle est mytho, rien de ce qu’elle dit n’a de valeur… non ?

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, tu sais où t’adresser ! 😉

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Comment survivre en étant de gauche en France ?

En ce moment, je suis une privilégiée : dès que je quitte le bureau, je suis médiatiquement coupé du monde vu que je n’ai pas encore le net. Je capte bien un wifi Neuf libre accès mais il est aléatoire donc je ne surfe pas trop avec. En quoi suis-je privilégiée d’être médiatiquement déconnectée ? Parce que pendant quelques heures, on m’a épargné la lente et douloureuse agonie du PS. Au secours, je suis de gauche !


 Examinons les faits de façon totalement partiale. En 1, nous avons Ségolène Royal aka la Anne Roumanoff du PS avec son célèbre sketch Fra-ter-ni-té (ahahah) ou le fameux « non mais mon programme présidentiel n’était pas réaliste enfin » (ahahahahah). En 2, nous avons Martine Aubry revenue de Lille où elle devait s’ennuyer ferme, Martine qui, rappelons le, a largement bâclé la réforme des 35 heures pour partir à Lille, justement, ville ingrate qui lui a infligé une belle défaite en 2002 face à un candidat UMP inconnu. Et enfin Benoît Hamon, revenu du NPS (pseudo parti qui prouve une nouvelle fois le talent comique inné des socialistes qui cherchent surtout à occuper le devant de la scène et manger la plus grosse part du gâteau) qui a pour qualité principale ses beaux yeux. Enfin, j’étais quand même plus favorable à sa candidature, pas juste parce que je le trouve charmant (Wauquiez aussi, il est pas mal, je ne vais pas voter UMP que pour ça non plus) mais parce qu’à la limite, j’étais assez favorable au principe du « mais je suis pas présidentiable, je ne m’occuperai que du parti ». Evidemment, on pourrait débattre de la sincérité du monsieur mais bon…

Et là, le pire arrive : c’est la guerre. Martine-Ségo, 50-50. Bon déjà, est-ce que quelqu’un ici peut sérieusement m’expliquer comment on peut encore soutenir Royal. Perso, le « ahahah mais enfin, mon programme n’était pas réaliste », sous entendu « fallait être con pour y croire », pardon mais je ne digère pas. Même si le SMIC à 1500 euros, j’avais eu une conversation enflammée sur le sujet avec un futur militant, je lui avais expliqué que ce n’était pas forcément souhaitable d’augmenter aussi brusquement le SMIC mais
c’est pas la question. Bref, les deux se déchirent, se traitent de noms d’oiseaux, s’accusent mutuellement d’avoir triché. Et moi, je déprime. J’espère très fort me tromper mais à l’heure actuelle, je nous vois filer droit vers un scénario à la canadienne. Je m’explique. Au Canada, il y a un parlement fédéral avec en gros 4 grands partis : le parti libéral, le parti conservateur, le bloc québécois et l’Alliance. Ces deux derniers partis sont essentiellement régionaux : le bloc québécois est le parti qui promeut la souveraineté québécoise au niveau fédéral et le parti réformiste est surtout populaire à l’ouest…Là où les Québécois énervent tout le monde avec leurs revendications. Ces deux partis ne peuvent donc pas accéder au pouvoir à l’heure actuelle, reste donc le PL et le PC. Or en 93, le PC a subi une défaite monstrueuse suite à un accord constitutionnel raté et un référendum perdu, il ne leur est resté que deux députés.
Même la Première Ministre Canadienne de l’époque n’a pas renouvelé sa députation. Ouais, je souligne juste au passage qu’au Canada, une femme dirigeante, ce fut une réalité dès 93, je dis ça… (bon, ok, elle est resté quelques mois). Le PC était limite cliniquement mort jusqu’en 2006. En gros, de 93 à 2006, le seul parti à pouvoir remporter les élections législatives était le PL, ce qui faisait que le caucus du PL était le seul dans le pays à choisir l’identité du Premier Ministre. Et en France ? 2002, c’était y a à peine 6 ans et très franchement, je suis archi pessimiste pour 2012. Ainsi, l’identité de notre prochain président sera-t-elle choisie uniquement par les militants de l’UMP ?


 

Alors maintenant, je fais quoi ? Je m’inscris au PS pour militer et essayer de reconstruire le parti ? Non, je n’aime pas le PS, ils m’énervent tous autant qu’ils sont, on a l’opposition la plus nulle du monde. Bon, ok, j’exagère sans doute mais on les entend plus ouvrir leur gueule sur leurs petites disputes que sur les lois fabriquées par le nouveau gouvernement. Alors en 2012, je suis censée voter pour ça ? Laissez moi rire.

 

Alors, je m’entraîne à être de droite, je dis que Sarko, il est trop super et qu’il gère super bien la crise (sachant qu’en décembre, entre mon découvert actuel,mon loyer et les impôts, j’aurai précisément zéro euros pour vivre). Je dis qu’il est brillant, ainsi que tous ses ministres et que je suis confiante en l’avenir. Et je me dis qu’avec mes fiançailles avec la loi de Murphy, le fait que je devienne UMP est le dernier espoir de la gauche en 2012.

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La schizophrénie du blogueur

Deux ans et demi  que je blogue, j’en ai vu et lu des choses. Maintenant, c’est même mon métier les blogs, c’est dingue. Mais je ne vais pas faire un bilan bloguesque, ça, je
le ferai quand ce sera l’annif du blog. Non, je veux parler du comportement étrange de certains blogueurs. A savoir vivre sa vie pour son blog.

Il y a quelques temps, je discutais sur MSN avec une grande consommatrice de blogs et on en vient à parler d’un blogueur que j’analyse en 2 mn de la façon suivante : « ce
qui est triste, c’est que maintenant, il fait ça juste pour remplir son blog. ». Peu importe de qui je parlais, ça pourrait être pas mal de gens. Je ne compte pas régler mes comptes (surtout que c’est un bloggeur qui n’est ou ne fut pas proche de moi) mais de présenter une dérive que j’ai observée avec d’autres personnes. Un blog, c’est quoi ? En gros un espace perso où on peut partager ses passions ou raconter sa vie, entre autres. Moi, je parle des blogs de type journaux intimes comme le mien. Donc le but premier du blog, c’est de créer un journal extime (© Kamui dans un vieux commentaire, je sais plus du tout où, sorry !) où on partage tout ce que l’on veut partager. Sa vie amoureuse, sexuelle, pro, ses pensées, ses joies et ses peines, ses délires et tout ça. Aujourd’hui, je m’en sers surtout pour partager mes visions de la société, étaler mes opinions. Ma sexualité est devenue un sujet annexe, souvent évoquée sous forme de blague (héééééé, ma maman me croit lesbienne !). Mais de mes derniers amants/mecs, vous n’avez rien su ou si peu. Sans doute car aujourd’hui, j’assume suffisamment ma sexualité pour ne pas avoir besoin de la raconter, que je suis sûre de ma séduction et que je n’ai plus besoin d’étaler mon tableau de chasse. Bref, bref.

 Quand je lis les blogs de certains, je note certaines « déviances ». Des gens qui nous semblaient sincères au départ mais qui tombent dans un espèce de cercle vicieux : vite, il doit m’arriver des trucs pour alimenter mon blog. Et faire les courses à la supérette et avoir la caissière qui dit bonjour/merci/au revoir, ça compte pas. Il faut qu’il m’arrive des trucs de ouf genre j’ai baisé avec George Clooney, j’ai fait un coma éthylique, j’ai pris une nouvelle drogue top démente qui vient tout juste de sortir et qui fait faire des bulles

(ah, merde, en fait, c’était un bout de savon, je me sens flouée, là), j’ai été embauchée rédac chef au Monde, j’ai gagné au loto… Bon, ok, je grossis considérablement le trait, là, mais vous saisissez la substance. En gros, le rapport s’inverse. Avant, on faisait des choses et on les racontait sur son blog. Maintenant, on fait des choses pour les raconter sur son blog. On n’est plus soi mais on est « machin le blogueur », une identité qui prend le pas sur la nôtre.

 

Des fois, je me demande si je ne suis pas dans ce schéma aussi mais vu ce que ma vie est excitante en ce moment, je crois pas. Non parce que je voudrais vous mettre du
croustillant, je serais retournée sur meetic, pour commencer. Puis je fréquenterais des milieux interlopes pour vous raconter tout ça, aussi. Là, j’avoue que ma vie a été plus subversive que ça : je me lève, je bosse, je rentre, je papote un peu, je me couche. No sex. De toute façon, en ce moment, j’ai pas envie de séduire. Là, le côté trépidant, inédit, qui fait rêver, j’ai pas. Et je vais franchement pas provoquer pour avoir trois lecteurs de plus, j’ai pas le temps et puis j’ai pas envie de jouer un rôle, ici comme ailleurs. Je m’étais perdue de vue y a quelques temps (sans rapport avec le blog, ça avait commencé avant), je me suis retrouvée enfin, c’est pas pour recommencer.

Mais surtout, ce genre de comportement m’interpelle. Pourquoi ? Il y a des gens dont c’est le métier de se créer un personnage, je pense à des blogs BD ou d’acteurs et
d’actrices. Là, je comprends, c’est normal. Mais les autres ? Les comme moi qui ont une vie normale, un métier qui n’appelle pas à se créer un univers, à se vendre, pourquoi se laisser
embarquer dans ce jeu ? Bien sûr que le nombre de lecteurs qui croît, c’est exaltant. Bien sûr que ça fait plaisir de voir que nos tribulations suscitent la curiosité ou l’envie ou la
réprobation. Ca peut permettre à des gens de se poser des questions. Mais à nous, ça nous apporte quoi ? Je n’ai pas envie d’être Nina à part entière, je suis plus que ça et je refuse de
livrer ce plus en pâture pour attirer plus de lecteurs. Je pourrais vous parler de mes pratiques solitaires, tout vous détailler. Je pourrais coucher avec tous les mecs qui m’allument pour faire monter mes stats. Mais pourquoi ? Pour prouver que j’existe ? Mais j’existais avant ce blog et j’existerais après lui, seul mon pseudo disparaîtra dans les limbes virtuelles. Des fois, 
je me demande si ces personnes s’arrêtent sur leur vie, si elles réfléchissent à ça et ce qu’elles en pensent. Je parle de vraies introspections, pas d’un article sur un blog pour récolter des « mais non, t’es génial(e), change pas ». Parce que même si je t’aime beaucoup lecteur, tu ne me connais pas comme moi je me connais, normal. Tu ne sais que ce que je te dis, tu n’es pas dans ma tête. Sinon, ce serait invivable, tous ces gens qui squattent ma boîte crânienne. Bien sûr que j’ai eu ce travers à une époque, je mentirais en prétendant le contraire mais aujourd’hui, quand je vois les guéguerres entre blogs pour avoir trois lecteurs de plus et tout ça, je préfère me retirer de tout ça. Ma vie n’est pas trash, ça ronronne comme une Kenya. Et alors ? C’est ma vie, je l’assume pleinement.

En guise de conclusion, une « révélation ». Et même deux. Arrêtons de prendre les lecteurs pour des cons, ils voient souvent quand on joue un rôle, quand on perd notre sincérité. Et ça les fait fuir. Perso, j’adore les blogs simples où je me reconnais, je me marre plus en lisant les tribulation d’une Lalie ou d’une Vicky que de gens qui grossissent tellement le trait que ça finit par me gonfler. Et enfin, grande phrase à méditer : y a aussi une vie en
dehors des blogs.

PS : Cet article n’est dirigé contre personne, si vous vous sentez visé(e), je n’y peux rien donc pas la peine de se défouler en comm, heiiiiiiiin

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La piscine

Par Emma

Bon, j’ai été très silencieuse ces derniers temps. En fait, je n’ai pas du tout vu venir la chose, mais elle est bel et bien arrivée : j’ai fait une toute petite baisse de régime, disons une « semi-dépression » pendant cet hiver. Je l’évoquais déjà ici début décembre.
Je ne saurai pas vraiment expliquer pourquoi c’est arrivé, ni pourquoi le voile se lève petit à petit.
En fait, plusieurs choses entrent en ligne de compte. D’abord mes parents, et nos relations plus que difficiles. Nous avons eu une discussion fin septembre, où l’on a essayé de poser honnêtement nos problèmes. Ca s’est bien passé, mais ça a fait remonter en moi pas mal de choses éprouvantes. Ensuite, mon ex (mon collègue, mon inoubliable passion dont je parle dans cet article) a changé de service, nous ne travaillons donc plus ensemble. J’ai vécu ce moment très difficilement, son départ du service m’a inexplicablement fait revivre notre histoire et ma souffrance, et indirectement mes relations sentimentales catastrophiques.
Et puis, toutes les casseroles que je traîne depuis 27 ans ont profité, ces lâches, de toutes ces émotions pour éclater au grand jour elles aussi. Donc remuer le tout, laisser mijoter et vous obtiendrez moi cet hiver.

Je ne voyais presque plus mes amis, repoussant sans cesse leurs invitations et fuyant leurs questions. « Mais si je vais bien, j’ai juste pas envie de sortir, pourquoi tu me demandes ça? ». Au début, c’était sincère, et petit à petit je savais très bien qu’ils voyaient juste, même si je donnais le change. J’ai beaucoup joué aux MMO aussi, beaucoup plus que d’habitude et que de raison. Tellement pratique de se réfugier dans un autre monde, où la réalité n’a que peu d’emprise si on le souhaite. Je n’ai rien fait de tout ce que j’avais à faire, des choses somme toute normales, mais au-dessus de mes forces. Payer ses impôts, poster ses factures, ouvrir son courrier, ranger chez moi, finir mes travaux… Rien (ajoutez quand même à cela ma paresse naturelle hein ^^). Je n’appelais pas non plus mes parents, faisant s’enliser le lèger mieux de nos rapports. Alors que je suis passionnée, j’ai même laissé tombé le festival dont je m’occupe, ne me rendant plus aux réunions du CA, ne donnant pas de nouvelles, alors que j’étais la première à fustiger ce comportement au sein du Conseil d’Administration. Et mon sommeil! Je suis décalée, vous le savez, mais là ç’était vraiment sur le fil. Je dormais le jour, sauf pour travailler, et je vivais en chauve-souris, la nuit.
Et pendant tout ce temps, je devais pourtant continuer à bosser. Et c’est tellement difficile de « prendre soin » de personnes en souffrance mentale, quelles qu’elles soient, quand on ne va pas bien soi-même.

Il m’aura fallu une chute, où j’ai failli laissé la moitié gauche de mon visage pour remonter à la surface. Le lendemain, j’ai passé la journée en pétage de plomb. J’ai pleuré, tremblé, pleuré, tremblé. J’ai passé la semaine en arrêt maladie chez mes parents, avec qui ça s’est bien passé, et je suis allée voir mon médecin de famille pour lui expliquer mon mal-être. Je commence ma psychothérapie le 14 mars.

Depuis cet évènement, je suis remontée à la surface doucement. J’ai fait mes papiers, rangé mon appart, presque fini mes travaux, je revois mes amis avec qui on a parlé de mon état. Berf, je retrouve mon « état basal » comme on dit au boulot! Il me reste mes casseroles sus-nommées, qui font encore du bruit derrière moi, mais je compte sur le travail que je vais commencer pour qu’elles fassent silence.

Ce n’est pas un article triste, mais il fallait que je pose tout ça par écrit! Alors pas d’inquiétude pour moi, je suis en pleine mutation!

(Pourquoi ce titre me direz-vous? Ben parce que quand on a touché le fond, on donne un coup de pied pour remonter… 😉

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