Culpabilite, mon poison

J’aime regarder ma psyché, tenter d’en saisir les rouages, démêler des nœuds, éclairer la part d’ombre. Je suis mon propre psy, ça m’occupe (et je verbalise tout ça sur mon blog histoire que ce soit dit). Récemment, un événement mineur m’a valu une belle tempête sous le casque car mon action était mise en péril par une culpabilité inutile.

culpabilite

Je suis quelqu’un de plutôt bien élevé, je crois. Je dis bonjour, je file des coups de main quand je peux. Et quand je le fais pas, je suis bouffée par une culpabilité honteuse. C’est mal ma fille. J’ai en moi une petite voix incroyablement donneuse de leçon qui me rabroue sans cesse. Comme quand je peste devant la mollassonne devant moi qui n’avance pas « putain dégage avec ton gros cul ! Pensé-je. Et la petite voix « non mais calme-toi, t’es pas gentille… » Surtout que la taille du cul sur mon chemin n’est pas nécessairement imposante. J’arrive même à culpabiliser quand je traverse au feu rouge comme une connasse alors qu’il y a une maman avec son gosse à qui elle a certainement expliqué qu’il faut pas traverser quand le bonhomme est rouge.

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Je culpabilise. Quand j’ai pas de nouvelles d’un mec, que je commence à le traiter mentalement de gros connard mais la petite voix moralise « il a peut-être eu un problème ». Bon là, j’ai quand même souvent raison… Mais une fois, j’ai lu un roman comme ça où un silence radio a eu la plus atroce des explications… Pourtant il n’y a parfois pas à culpabiliser. Oui j’ai le droit de penser qu’un mec est un connard parce que parfois, c’est vrai. Oui, j’ai le droit de ne penser qu’à ma gueule parfois car la vie m’a bien appris que tout le monde ne me rendait pas ma prévenance. Même si je vire pas grosse connasse égoïste pour autant, hello, je suis pas le St Bernard du Monde ! Facile à dire…

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Parce que j’ai beau avoir la foi en lambeau, j’ai quand même baigné dans le catholicisme une longue partie de ma vie et ça se flagelle sec. Va te confesser, pardonne moi Seigneur, je pardonne les autres, je les aime, je les aide, je donne à mon prochain. Aaaaah, ce fameux prochain à qui je dois tout. Si tu rajoutes là dessus une lichette de karma, tu te retrouves à avoir le choix suivant : vivre comme une bonne sœur ou pourrir en enfer après avoir eu une vie de merde pour cause de mauvais karma. Pour peu que tu le traînes depuis ta vie d’avant, va falloir se lever tôt pour racheter tout ça. Les dernières phrases étaient sponsorisées par « la religion pour les Nuls » et peut-être un peu par mon dealer.*

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Sauf que merde à la fin. Mes années d’altruisme ne m’ont pas vraiment été profitables, j’ai été assez méchamment foulée du pied par ceux que j’avais longtemps soutenue, abandonnée à un moment où j’allais mal… Je ne suis pas celle qui donne pour recevoir (contrairement aux histoires de Paradis et de karma, notez) mais quand tu te rends compte qu’on t’a tout pris et que t’as plus qu’à crever la bouche ouverte, ça laisse comme un sale goût en bouche. Pas celui de la culpabilité.

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Alors pourquoi culpabiliser ? Penser à soi n’a jamais été un péché… Dans les 10 commandements, Dieu n’a pas dit « tu penseras toujours aux autres avant de penser à toi ». Oui, je sais, ça fait presque 3 ans que je répète ça mais comprenez, c’est pas moi… C’est ma culpabilité.

*En vrai, je prends pas de drogue, je crois que ça fait encore plus peur.

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Trop bonne, trop conne

Longtemps, j’ai mis ma lose sentimentale sur le fait que les hommes préféraient les chieuses et que j’en étais pas une. Aujourd’hui, je réalise que ma lose ne vient pas de ma non chianterie mais… De ma bonne poire attitude.

En couple, je suis conciliante. Très. Trop. Un peu par lâcheté, un peu par flemme : est-ce bien la peine de faire des scènes pour si peu et de dépenser une énergie folle alors que le boulot a déjà pompé 75% de ma batterie. Sauf trucs inacceptables de mon point de vue, je laisse pisser, le couple étant pour moi une sorte d’havre de paix, un domaine que je rêve facile et paisible.

Gentille ? Complètement gourde oui ! Parce que du coup, ces messieurs ne me respectent guère, se disant que je me laisserai jeter sans histoire, comme un papier froissé. Du genre prince-charmant-devenu-crapaud qui crut que jouer a) le silence radio (2 fois en plus) et b) la quête de ma compassion lui permettrait de se débarrasser facilement de moi. Elle est gentille, Nina, elle va me taper sur l’épaule et aller attendre dans son coin des fois qu’un soir, j’ai envie d’aller tirer mon coup. Mouahah ! Erreur, mon ami, faudrait voir à être plus subtil dans le foutage de gueule…

Oui, je suis empathique et prompte à prêter mon épaule pour consoler. Sauf que ce que je considère comme une qualité humaine au départ se retourne in fine contre moi et ça file légèrement la gerbe. Si je te mate dès le départ en te soumettant à mes humeurs et mon bon plaisir, tu resteras tel un fidèle toutou bien dressé ? Quelle tristesse. Tu n’as rien compris. Cette compassion, cette présence, cette gentillesse et cette patience que je t’ai offert, c’était de la confiture donnée aux cochons. Alors maintenant, il suffit. Oh non, je vais pas devenir une sale garce manipulatrice. Je vais juste cesser de jouer la copine ultra compatissante et très disponible. Il s’avère que je suis pas mauvaise en lead, je vais le prendre et donner le tempo. Et poser les limites. Parce que se faire marcher sur les pieds, c’est pas sexy.

En 2013, j’arrête d’être la fille mouchoir.

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De la (semi) sainte et de la pute

Vendredi soir, après un début de soirée très intense à base de mails et de téléphone, je me pose devant Secret Story. Cette année, je passe totalement à coté essentiellement parce que j’ai mieux à faire (mais je lis les résumés sur des sites people, c’est vachement mieux en fait). Bon cette semaine, le mieux, c’était essayer de dormir, Gudrun oblige. Puis je les trouve moins bien cette année, je sais pas… Mais donc vendredi j’ai regardé et ça m’a inspiré cet article sur la sainte et la pute.

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Par définition, il faut une putasse dans chaque édition, la bimbo qui pose à poil sans complexe. Cette année, ils nous ont donc sorti Anne-Krystel, playmatequébécoise. Sauf que voilà, Anne-k est en fait un ange que tout le monde adore et qui ne drague aucun mec, raté. Heureusement, on a assuré le lourd avec Amélie don-Juan au masculin mais voilà, pas de bol, elle tombe amoureuse de Senna (le playboy de service) et s’enferme aussi sec dans une relation monogame. Bon, alors Chrismaelle, la gogo danseuse ? Ah non, elle, elle pleure. Ah, ce casting est donc une berezina ? Angela Lorente a-t-elle perdu ce formidable pouvoir de trouver des candidats qui feront parler d’eux au moins jusqu’à l’hiver (fin, novembre, quoi) ? Non car deux candidates vont nous pimenter tout ça en glissant leur langue dans la bouche des candidats, j’ai nommé Julie et Stéphanie. Je vous la fais courte : Julie a fait des bisous à Maxime et tenté de
séduire Senna, John et Bastien. Stéphanie est l’ex de Senna (c’est son secret), fait des bisous à Coralie qui était sa meilleure amie (mais plus maintenant), elle a fait des bisous à Robin qu’elle a largué puis s’est mis avec Maxime mais louche sur Bastien. Donc en résumé, nous avons d’un côté Julie qui a embrassé un mec et tenté de séduire 3 autres et de l’autre Stéphanie qui a un ex et une pseudo amante au début du jeu et qui a depuis embrassé deux mecs et louche sur un troisième. Mais par un effet de montage, Julie est la salope de service quand Stéphanie est présentée comme une petite chose fragile peu sûre de ses sentiments. Et je trouve ça particulièrement fascinant.

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Faut dire que la Julie, elle a manqué de subtilité avec le poooovre Maxime du genre « bon ben puisqu’on est enfermés tous les deux dans une pièce, viens, on se fait des bisous » mais dès le retour dans la maison, elle a tenté l’étrange technique du silence radio. Ce qui dans une maison en huis-clos est assez délicat. De fait, Julie n’est pas spécifiquement une salope, plus une idiote qui pensait qu’en ne parlant plus à celui qui a passé deux jours à lui rouler des pelles en la regardant avec adoration allait oublier son existence. Bon, forcément,
ça n’a pas marché. Alors que Stéphanie, elle, elle a jeté Robin en lui expliquant pourquoi (je crois qu’il était trop collant ou pas assez mature ou les deux, je sais plus. D’un autre côté, on est toujours dans le huis clos, c’est pas facile de se laisser de l’espace quand on vit enfermés) alors c’est une fille bien. Et quand elle a fait un bisou à Maxime (le même Maxime qui COLLAIT Julie. Donc oui, la nana quitte un mec trop collant pour se mettre avec celui qu’on aurait pu surnommer Super Glu), c’est après moult tergiversations que même, elle dit à Senna « Oui, mais je sais pas, tu comprends, les mecs, ils me lassent vite, je suis trop une vilaine fille ». D’ailleurs, là, elle fait les beaux yeux à Bastien qui a une fiancée à l’extérieur. Mais Stéphanie qui, physiquement, serait le résultat des amours improbables de Flavie Flament et Lady Gaga, est bonne et joue la fragile donc paf! cocktail magique qui agite manifestement la testostérone. Va falloir
ue j’étudie ça de plus près au passage pour ma gestion des hommes, je réalise un peu que j’ai raisonné à l’envers pendant 30 ans. Mais c’est pas le sujet.

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Donc je ne connais pas cette demoiselle Stéphanie et ne peut donc présumer de ses intentions mais si elle n’est que dans le stratégique, cette fille est un incroyable génie. En gros, qu’est-ce qui marche dans les émissions de téléréalité ? Les amourettes (non parce que la chasse aux secrets, pardon mais tout le monde s’en branle, surtout que paie tes secrets, quoi, entre un « vampire » qui supporte très bien la lumière du jour merci ou un mentaliste de 24 ans, métier quelque peu fantaisiste ou encore une hexachépasquoiphobe, j’ai honte de
pas retenir, qui est surtout complètement dépressive). Faut donc les gérer avec brio parce qu’un couple qui vire monogame neuneu, tout le monde s’ent ape, faut du rebondissement. Genre l’an dernier, le trio Jonathan-Sabrina-Daniela, ça a bien marché ou les amourettes de Léo et Emilie dans les toilettes parce que c’était caché (ils étaient maqués à l’extérieur). Là, la Stéphanie, faut qu’elle gère le Bastien avec une relation secrète(il a une fiancée dehors, j’ai dit) et qu’elle large le Maxime sans trop de dommages. Car comme disait la pub contre l’alcool de ma prime jeunesse : deux ça va, trois, bonjour les dégats.

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Mais bon, on se fout des histoires de Julie et Stéphanie. Ce qui est fascinant, c’est la différence d’image pour deux jeunes filles aux moeurs pas particulièrement légères vu qu’elles n’ont rien consommé (à ce que je sache). Parce qu’une ne justifie pas son comportement, c’est un pute alors que l’autre chouine un peu sur sa difficulté de trouver un homme et là, c’est une héroïne. Je comprends soudain pourquoi les héroïnes de séries pour filles sont toutes chiantes comme la pluie : oui, elles collectionnent les hommes comme d’autres les pin’s mais parce que, tu comprends, c’est dur de trouver chaussure à son pied. Ouais, ouais. C’est pas faux, j’en conviens, je suis pas sûre qu’à la place de Stéphanie, j’aurais fait ma vie avec un Robin ou un Maxime qui ont l’air gentil mais… juste gentils, quoi, vous voyez. Et on va pas se forcer à allonger la sauce pendant trois ans non plus. Mais parce que Stéphanie fait profiter de ses doutes (réels ou fictif) à ses camarades, c’est une fille BIEN. Donc je note que finalement, ce n’est pas le nombre d’homme qu’on se tape qui fait de nous une fille bien ou une salope, juste la façon de prévenir : « non mais je vais sortir avec lui, mais je suis pas sûre. Ah voilà, j’avais raison, ça le fait pas, je vais donc rompre ». Stéphanie est mon idole. Bon, Stéphanie largement aidée par les montages de TF1 qui nous démontrent une nouvelle fois qu’en terme de téléréalité, c’est pas toi qui choisis ton chouchou, on te l’impose plus ou moins subtilement. Par exemple, je peux dire sans trop m’avancer que Chrismaëlle, la dépressive donc personne ne parle jamais (sauf moi), elle va pas trop gagner vu qu’apparemment, on ne la voit jamais. 

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On notera quand même que si les comportements de Julie et Stéphanie sont largement commentés, personne n’a l’air de parler de Maxime qui s’est donc tapé les deux demoiselles, la Stéphanie étant l’ex de son super pote Robin à qui il a dit « mais non, je me taperai pas Steph parce que t’es mon pote ». C’est beau l’amitié… Mais bon, on va dire que c’est un  « don juan » (au sujet des comportements des hommes et femmes dans Secret Story et du don juanisme, allez faire un tour du côté de chez Florence qui a fait un chouette article sur le sujet)

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Bref, demain (ou un autre jour), je vous parlerai de cette technique féminine redoutable : la fragilité.

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Le mystère du baiser post coïtal

Parfois, dans la vie, il m’arrive de rencontrer des hommes avec qui je couche (pas avec tous, évidemment). Suite à une folle partie de jambe en l’air (qui peut se décliner au pluriel d’ailleurs), arrive le moment de se séparer parce que la vie continue en dehors du lit, tout de même. Et en général, au moment de se quitter, on s’embrasse pour se dire au revoir. J’ai déjà traité de la bise post coïtale, on n’en reparlera pas ici.


Bref, un baiser avant de se quitter. Et bien je suis toujours aussi nulle pour en déduire quoi que ce soit. Le baiser post coïtal est-il un élément qu’il est impossible à analyser. Si je liste quelques hommes dans ma vie, je me souviens de quelques baisers d’au revoir assez passionnés qui laissent penser que le monsieur en veut plus… et je n’ai plus jamais de nouvelles.




De l’autre côté, j’ai le baiser poli déposé vite fait sur les lèvres. Je me souviens de la première fois que Gabriel est venu chez moi. D’abord, il n’a pas voulu rester dormir (à l’époque, j’aimais pas quand ils partaient juste après) puis le baiser fut… poli. Amical mais pas chaleureux. Je l’ai regardé partir en me disant en mon for intérieur : « celui là, je ne le reverrai jamais ». Et bien j’avais tort.



Alors le baiser chaleureux est-il un signe d’adieu et un baiser poli un signe d’à bientôt ? Ben non, ça ne marche pas non plus. Si je prends le cas de Guillaume IV, chacun de ses baisers d’au revoir étaient très, très chaleureux. Alors que d’autres ont eu des baisers d’adieu qui voulaient bien dire ce qu’ils voulaient dire : « bon, on va en rester là, hein, te fais pas de film ! ».




Evidemment, la question est : « au fond, la réponse à la question du va-t-on se revoir est-elle si importante ? ». C’est vrai que le one shot n’est pas un crime même si parfois, j’aurais bien retenté l’aventure, juste parce que c’était bien (de mon côté bien sûr, on ne peut jamais savoir de l’autre côté malgré des compliments parfois échappés). Franchement, pour moi, le sexe n’est pas une simple question de technique mais d’alchimie avant tout et je ne l’ai pas avec tous les hommes (heureusement, j’ai presque envie de dire) alors quand l’alchimie est là, je suis toujours un peu déçue si ça ne poursuit pas. Et puis ça m’éviterait de me demander si je dois relancer ou si un silence radio de plus d’une semaine est suffisamment éloquent. Ouais mais si moi je me dis ça et que lui aussi, s’il le faut, on avait tous les deux envie de se revoir et on passe à côté. Ceci étant, le dernier one shot- baiser tout tendre et chaleureux, ça fait trois semaines qu’il a pas répondu à mon mail de proposition de 2e prise donc j’ose supposer qu’on en restera là (ou qu’il reviendra un jour où ça le
grattera dans le boxer).




Et pour brouiller encore plus les pistes, nous avons le « à bientôt ! » qui veut dire « je dis ça par réflexe mais en fait, je t’efface dès que
je rentre de MSN et je jette ton numéro alors n’y compte pas trop quand même ».  C’est pas comme si on était entre adultes consentants et que je peux tout à fait comprendre qu’une partie de jambe en l’air n’est pas une demande en mariage…

Bref, un jour, je saurai peut-être voir et lire les signes pour comprendre si un à bientôt veut dire ce qu’il veut dire ou son exact contraire. Ou alors je rentrerai dans un couvent comme ça, ça m’épargnera ces petits jeux de dupe qui sont parfois un peu fatigants, trop stratégisant pour moi (ne pas rappeler avant 72h, ça fait désespérée, gna gna gna). De toute façon, j’en ai toujours fait qu’à ma tête et 72h pour une impatiente comme moi, c’est une éternité un peu trop longue. Mais bon, il est vrai qu’on peut difficilement sortir un
« bon, écoute, c’était bien sympa mais on en reste là, hein. Salut! ». Mais je ne désespère pas de trouver la clé !

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Où trouver l’homme ? Episode 28 : une nuit sur son épaule

[O toi qui vient de débarquer sur nos pages, sache que tout ceci est fictionnel. Même si ça me ferait bien plaisir d’aller dormir chez un homme vu que moi, je squatte le canapé en attendant qu’on me livre mon lit]

A la recherche du prince charmant

Le lendemain soir, nuit chez Fabien au programme donc je prends mes petites affaires genre trousse de maquillage, démaquillant et brosse à dents et c’est parti. Arrivée dans son quartier, je lui passe un coup de fil mais il ne répond pas. Bien… Que faire ? Je vais me poser dans un café et fait mine d’être détendue mais dans ma tête, c’est reparti pour le film d’horreur : « il en a rien à faire de moi, il a juste voulu tirer son coup, il s’est bien foutu de ma gueule, bouhouhou! ». Au bout d’une demi-heure, je rappelle et là, ça décroche : « Oh, je m’étais endormi et j’avais laissé le téléphone sur silencieux ». Je crois que j’ai trouvé pire que moi en matière de « je n’aime pas le téléphone ».

Une fois chez lui, on discute, on boit un verre, on s’envoie en l’air de façon divine. Parfois, je capte un de ses regards qui part au loin mais je ne m’inquiète pas, ça arrive. Le lendemain matin, pendant que je m’étire dans tous les sens, le voilà qui part nous acheter des croissants pour un petit déjeuner royal. Je suis la reine du monde, il n’y a pas à dire. Oui mais je sens comme une tension, une distance, je ne suis pas sûre de saisir… Il y a un bémol dans tout ce bonheur mais je ne saisis pas où exactement. Donc comme je suis une grande fille, je pose la question :

« Ca va ?

– Oui, oui.

– Je te sens un peu loin.

– Oui… Tu sais avec mon ex, ça fait pas vraiment longtemps qu’on s’est séparés et je sais pas trop… »

Et vlan ! Le coup de l’ex, je ne l’avais pas vu venir mais ça fait un peu mal à la mâchoire, quand même. Bien, respirons un grand coup, ne paniquons pas, il est temps de dédramatiser un peu la situation.

« Mais tu sais, il ne sert à rien de se poser des questions pour le moment, on n’est pas encore fiancés, tu sais, hihi ! »

Je sens que j’ai été un peu faible sur ce coup. J’espère qu’il n’a pas compris que je souhaitais une « open relationship » comme ils disent sur Facebook parce que bon, je cherche un peu le père de mes futurs enfants (que ce pluriel paraît ambitieux tout à coup) dans cette histoire…

On termine le petit déjeuner dans une ambiance légèrement pesante mais au moment de se quitter, c’est un déluge de baisers et de câlins et une promesse : « je t’appelle », susurré à l’oreille. Il semble donc que la crise soit passée et que je me sois inquiétée pour rien.

Le soir, pas de nouvelles mais normal : il ne faut pas qu’on soit trop fusionnels, je n’aurais pas appelé non plus. Le lendemain soir, mon sourcil gauche commence à se lever  mais je me raisonne : nous sommes en tout début de relation, faut se ménager des moments de solitude pour mieux apprécier nos retrouvailles. Le troisième jour, je commence à bien comprendre que quelque chose ne va pas et c’est parti pour un « bouh, je suis moche, personne il m’aime et je finirai mangée par mon chat ! ». En prévision, je noie mon désespoir dans un peau de Haagen Dazs histoire que mon chat puisse tenir suffisamment de temps avant qu’on retrouve mon corps rongé. Même s’il est vrai que Kenya ne mange pas beaucoup[quoi que depuis le nouvel appartement, elle mange beaucoup plus et je suis en panne de croquette, d’ailleurs]. Le quatrième jour, j’entame le « tous des connards », je balance régulièrement mon téléphone à travers la pièce car il refuse de sonner (ou alors ne sonne pas avec la bonne sonnerie, celle qui fait « sexy back », attribuée aux hommes torrides de mon entourage), je me demande s’il est raisonnable de se saouler seule pour oublier ou si c’est le comble du pathétique. Non, c’est pathétique, mieux vaut reprendre de la Haagen Dazs. Même si en hiver, ça me donne encore plus froid.

Au bout d’une semaine d’un silence radio assourdissant, le rebond. Non mais il se prend pour qui ce connard ? Il croit qu’il a droit de me traiter de la sorte ? Mais je suis de la formule 1 de la bonne femme, moi. Il n’en trouvera pas deux comme moi. Je n’étais que du caviar donné à un porc dans cette histoire. Et s’il n’est pas assez intelligent pour saisir l’incroyable chance que je lui offrais d’être sienne, un autre la saisira.

La semaine prochaine, je repars sur les sentiers de la séduction.

NdelaBloggeuse : Je tiens à préciser que cette histoire, bien que fictive, mêle une histoire que j’ai vécu et une mésaventure d’une amie donc inutile de me faire remarquer en comm que je fais dans le cliché facile. Les hommes disparaissent parfois en plein conte de fée.

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Courrier des cœurs : réponse à Tulipe

Cette semaine, Tulipe nous a posé la question suivante : « J’ai rencontré un mec y a quelques temps, on est un peu sortis ensemble mais là, ça fait 15 jours que j’ai plus de nouvelles. Il n’est pas branché téléphone mais là, quand même… Du coup, je me demande si je peux ou dois lui envoyer un ultime message ou si je dois attendre qu’il revienne vers moi car j’ai peur que si je lui renvois des messages, je l’effraie, ça fasse trop fille accro. Votre avis? »



La cellule love and sex s’est réunie et voici ce qu’on en pense

Marine : Donc non seulement tu n’attends plus de nouvelles, mais surtout tu ne lui écris pas. Non, ça fera pas « fille accro », ça fera « boulet », celle qui comprend pas l’évidence, à savoir que le mec a lâché l’affaire et a même pas pris la peine de le signaler. Par ailleurs, inutile de le réprimander, le plan « dignité offensée », il n’y a
que les filles qui y croient, lui, ça ne l’atteindra pas. Donc pour ton bien-être, n’attends plus rien de lui, lâche l’affaire e basta cosi.

Summer : Ben ça dépend si tu lui as déjà envoyé 160 messages et que tu n’as aucune réponse dans ce cas oui vaut mieux laisser tomber, si tu ne lui as laissé qu’un ou deux messages un petit dernier pourquoi pas, mais entre nous comme dirait Miranda, s’il rappelle pas c’est que tu ne l’intéresses pas vraiment (enfin elle le dit pas comme ça Miranda mais en substance c’est presque ça!)

Enzo : Tu as raison, un homme est un petit animal fragile qui s’effraie rapidement et facilement. D’ailleurs il faut beaucoup de tact pour l’apprivoiser. Et si tu es forte tu pourras le baguer (pour le reconnaitre parmi les autres).
Hum non ca colle pas, je la refais :
Mais bien sur tu as raison, c’est dur de franchir le cap et d’aller à l’encontre des lois de la nature : c’est à l’homme d’appeler, biologiquement, c’est dans les gènes. Ne joue pas avec la nature, sinon la nature se vengera !
Ca colle pas non plus…
Bon oui tu peux lui envoyer un message (d’ailleurs tu aurais pu et du le faire plus tôt, je ne te félicite pas) mais 15 jours sans nouvelles, c’est plutot mauvaise signe (pour tous les êtres humains, que ce soit homme ou femme).

Diane : Sache, petit scarabé, que la lacheté masculine a su développer de nombreuses techniques d’évitement à travers les ages. Il semblerait ainsi ici que nous soyons en présence de la fameuse et merveilleuse technique du: « je t »ignore et je ne réponds pas à tes appels ni à tes messages afin de te montrer que tu ne m’intéresses plus parce que je n’ai pas l’honnêteté ou le courage de te le dire carrément et clairement »

Donc, mon conseil: lui envoyer un ultime message pour célébrer ta liberté (plus ou moins ironique, hein: « bon bah puisque tu réponds pas, j’annule le plan à trois avec ma copine Carmen electra »), ou tout simplement on efface son numéro. Errare humanum est, perseverare connardum.

Nina : Ahem. Bon, sur le papier, ça semble mal barré mais bon, il a peut-être une bonne excuse genre une appendicite…Dans ce cas là, je suggère la technique du ultime SMS du genre : « le silence radio, c’est pas classe » ou assimilé. Là, deux choses : soit son orgueil de mâle est piqué et il te répond, soit il répond pas. Comme tu auras activé l’accusé de réception pour le SMS et qu’il répond pas, c’est définitivement un connard. Tu peux aussi faire un SMS d’insulte si tu as besoin de te défouler mais bon…Comme dit Marine, ça ne servira pas à grand-chose. Au moins, tu auras fait une dernière tentative et tu pourras passer à un autre mec, certainement plus classe.

Voilà, si toi aussi, tu as une question vitale à nous poser ou une question à la con pour nous amuser, n’hésite plus, laisse un comm, écris un mail
(nina.bartoldi’at’gmail.com), facebooke-moi (Nina Bartoldi, aussi), manifeeeeeeeeste toi !

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Courrier des cœurs : réponse à Nathalie

Cette semaine, Nathalie nous a posé la question suivante : « J’ai eu une liaison avec un mec déjà en couple pendant 6 mois et là, ça fait un mois que j’ai plus de nouvelles, disparu du jour au lendemain, sans même un mot. Je sais qu’il n’est pas mort. Alors je voudrais me venger mais je sais pas comment. J’ai gardé tous nos mails, textos et tout et j’ai failli les envoyer à sa copine mais je trouve que c’est petit joueur. D’autres idées? »



La cellule love and sex s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé

Lucas : Ouhai vas-y bousille-lui la gueule à c’pov mec !

Pour le coup de la copine effectivement c’est trop facile. Surtout qu’elle va croire que tu voulais la pourrir elle aussi là où tu ne voulais toucher que le fautif. T’as bien sûr des solutions basiques comme aller lui bousiller sa caisse/la porte de son appart (s’il ne vit pas en couple) mais si j’étais toi j’attendrai quand même quelques temps. Si ça se trouve ton ressentiment sera estompé dans quelques jours. T’étais bien au courant que ce mec était en couple et que tu n’étais qu’une toquade, une passade, ni vue ni connue. A toi d’assumer ce rang. Le fait de vouloir te venger n’a de logique que si le bonhomme t’avait promis de quitter sa copine pour toi… Dans ce cas là, tu peux mettre la purée et envoyer des lettres à lui et à sa copine. Une par jour « Machin
est infidèle » pour semer le doute ds leur couple (purée j’ai vraiment des idées de gros sadique, c’est dingue)

Marine : D’autant plus de gros sadique, Lucas, que ça fera plus de la peine à la fille, qui pour le coup n’avait rien demandé et n’a rien fait, qu’au mec. Ce serait une méchanceté gratuite contre elle.

Lucas : Je suis une ordure, mais c’est vrai que ma réponse manifestait bien ce malaise… A quoi bon faire souffrir une innocente…

Tatiana : Moi je vois même pas pourquoi tu veux te venger. Tu t’es engagée dans la relation en connaissance de cause. Bon faire le mort c’est clair que c’est pas du tout classe, mais de là à se venger… Moi je suis pas très vengeance en fait donc je vais pas pouvoir t’aider.

Summer : Je suis complètement d’accord avec Tatiana. Pour le coup tu savais qu’il était en couple. si au bout de 6 mois il a continué à jouer double jeu c’est que manifestement tu n’étais pas l’élue. Je comprendrais que tu veuilles te venger s’il ne t’avait rien dit ou s’il t’avait promis de la quitter mais là franchement je n’arrive
pas à trouver une quelconque légitimité.

Enzo : Vengeance car il n’a plus donné signe de vie depuis un mois ? Tu fais ça aussi avec les hommes célibataires qui te font ça ? Et avec tes ami(e)s ? Et les possibles employeurs quand tu recherches du boulot ? Je pense que tout cela ne lui donnerait que trop d’importance. Laisse tomber et ignore-le superbement s’il revient (la vengeance est un plat qui se mange froid et tout et tout) !

Nina : En effet, prévenir la copine, c’est petit joueur. La pauvre fille n’y est pour rien (à moins d’être la reine des sadiques) donc on la laisse où elle est, hors de l’histoire. Pour le reste, c’est clair que c’est un pauvre type, comme il en existe parfois (mais pas tous, vous énervez pas les hommes). Alors soit tu lui envoies un texto où tu l’agonises d’insultes qui te défoulera, soit je peux te fournir des déjections félines à lui envoyer par colis (je recycle)… soit tu laisses tomber. Au bout d’un mois, est-ce
réellement la peine de s’énerver encore ?

Voilà, si toi zossi tu as une question love and sex à nous poser, nous y répondrons avec toute la conscience et le sérieux qui est le nôtre. Ahem…

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Cahier de vacances

Mes lecteurs d’amour

Aujourd’hui, je dégouline de joie et d’allégresse et d’amour pour autrui. Pourquoi ? Parce que je suis officiellement en vacances. Tu me lis et moi, j’ai les pieds en éventail enfoncé dans le sable chaud d’une plage méditerranéenne. Enfin, normalement vu que cet article est écrit en avance et donc que s’il le faut, à l’heure actuelle, je suis enfermée dans un appart à regarder la pluie qui tombe et à maudire ma vie, ma lose et Dieu, s’il existe.

Alors je vous avais promis une saga de l’été mais je savais pas trop quoi. J’ai sérieusement pensé à un policier en huis clos et tout MAIS autant te le dire, je suis nulle en policier. J’essaierai à l’occase si ça vous amuse mais je me sentais mal barrée donc j’ai préféré prendre une autre voie. Celle de la déconnade. J’ai réfléchi et je me suis dit que j’allais faire un espèce de guide des vacances qui courrait tout l’été avec les premiers épisodes de suite maintenant et la suite une fois par semaine ensuite, jusqu’à ce que j’ai épuisé le sujet. Je vais essayer de vous filer les conseils essentiels pour passer de bonnes vacances. Bon, évidemment, comme nul n’est parfait, vous avez le droit de compléter dans vos comms ce que j’aurais oublié. Et même de raconter des anecdotes.  

Alors, attention, prends ton carnet et ton crayon, applique toi, prends des notes de ta plus belle écriture et tire la langue pour montrer que tu t’appliques vite et note un peu le programme prévisionnel de cet été. D’abord, je t’apprendrai avec qui partir et comment, où, comment réserver ses vacances, comment gérer ses loses en transport (à peu près inévitable), comment s’occuper sur la plage, que manger… Bon, déjà, rien que ça, je serai revenue mais grâce à moi, en 2009, tu seras paré. 

En plus, grande princesse que je suis, je prévois aussi de t’occuper. On va lancer un petit concours d’anecdotes de vacances avec la clé la possibilité d’écrire un article ici (en plus de la publication de l’anecdote en question), le jury sera bien entendu les vingtenaires. Et si ton article nous plaît, tu pourras même faire partie de la bande vu que l’un d’entre nous a semble-t-il décidé de quitter l’aventure en se la jouant silence radio (mais il est vivant, il m’a même effacée de MSN). Je n’en attendais pas moins de lui, j’espère au moins que
sa brève expérience ici lui aura appris quelque chose mais j’en doute très fortement. A bon entendeur… Donc le concours est très simple : raconte une lose de vacances. Tu as jusqu’au 20 juillet pour me l’envoyer à nina.bartoldi’at’gmail.com. J’espère que t’es joueur !

Bon, c’est pas tout ça mais si j’ai de la chance, à l’heure où tu lis ces lignes, je suis en train de me faire dorer la pilule au soleil malgré ma crème indice 40 parce que je suis trop blanche pour prendre un indice moins élevé. Peut-être même que je suis en train de mater le bel éphèbe de la serviette voisine. Quoi que me connaissant, je suis plutôt en train de maudire le foutu clebs du couple voisin qui a tendance à vouloir creuser un trou à 2 mm de ma serviette. A croire qu’il y a un cadavre dessous… Je vais déménager ma serviette.

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La liste de la fille qui sait pas trop ce qu’elle va raconter

En ce moment, c’est très métro-boulot-dodo chez moi. Alors du coup, je suis pas sûre que cette liste soit très longue…

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– Mardi soir, j’ai un rendez-vous très VIP dont je vous parlerai lundi. J’ai rendez-vous avec PinkLady et Vicky mais en arrivant au boulot, je ne trouve plus mon portable. Or Vicky étant en formation, elle n’a pas le net et je ne lui ai pas dit où on se retrouvait. Là, je commence à me maudire genre « je suis trop cooooooooooooooonne ». Alors que j’envisageais une pendaison avec mon string, j’entends une vibration dans mon sac. Vu que je n’étais sortie ni avec Kenya ni avec un vibro, ça ne pouvait être que… mon téléphone !! En fait, il s’était glissé dans mon chapeau pour la pluie. Du coup, moi qui étais d’humeur massacrante, me revoilà de bonne humeur.

– Dans la série boulet again, mercredi, je veux fermer le plateau du lecteur CD de mon pc et évidemment, je clique sur le bouton d’allumage… Qui sert aussi de bouton pour
l’éteindre. Ben, là, je me suis sentie très très blonde quand même.

– Cette semaine, j’ai l’impression que le métro a été le théâtre de beaucoup d’incidents voyageurs… Lundi matin, RER en retard à cause d’un incident voyageur (alors que moi,
j’étais en avance), mercredi et jeudi soir, trafic perturbé à cause d’un incident voyageur…Par contre, vendredi, je n’ai jamais su pourquoi il n’y avait ni train ni RER… J’espère quand même que c’est pas moi qui porte la poisse !

– Quand je suis saoule, je suis super bon public vu que le fait qu’une brochette de 3 nanas un peu pétées manquent de se casser la figure parce qu’elles n’ont pas vu la marche, ça
me fait marrer deux minutes non stop.

– Rêver qu’on s’occupe d’un bébé (mon cousin dans le rêve alors que mon cousin le plus jeune aura 20 ans cet été) et qu’en plus, je suis douée pour ça et que j’aime bien, ça veut
dire que cette counasse d’horloge biologique est en train de se réveiller ? Je tiens quand même à dire que le bébé en question était un téléphone portable avec la tête de bébé en fond d’écran et des bras qui m’attrapaient le doigt…

– Element croustillant de la semaine (attention, vous allez voir à quel point ma semaine a été passionnante) : le retour de semi-russe. Bon, je l’ai un peu bloqué sur MSN y a
2 ou 3 mois et je l’ai un peu oublié depuis. Du coup, lundi, SMS de sa part : « t’es libre ce soir ? ». Je rappelle que je l’ai pas vu depuis mai celui-là. Je lui explique que j’ai du boulot par-dessus la tête en ce moment et que je suis claquée et il me répond : « je te ramènerai pas tard ou si tu veux, tu pourras dormir ici ». Quel grand prince ! J’insiste sur le fait que je suis inopérationnelle mais il insiste : « non mais c’est juste pour boire un verre ! ». Il me prend donc pour une buse. Donc lundi, je lui dis non. Mardi, je reçois le texto « salut miss gros seins, t’es libre ce soir ? ». Faudrait que je l’épouse celui là. Bon, va falloir que je lui explique très officiellement que je veux plus le voir car j’ai pas répondu à ses derniers textos et le silence radio, c’est mal, même avec un connard.

– Je me suis fait plein de potes chez les développeurs donc la pause clope devient de plus en plus longue. Mais voilà, j’ai une drôle de réputation à base je suis la pro des
sextoys. Hu ?

– Vendredi, à propos de sextoys, je suis en train de taffer quand je me retrouve avec un vrai vibro rabbit sous le nez. Explications : souvenez-vous, le concours sextoys que j’ai fait y a deux ou trois semaines, c’était Sasha qui avait gagné. Or, Sasha est une de mes collègues qui méritait de gagner car elle a compté les comms à la mano (mais certains articles étant
passé hors ligne, elle n’a pas trouvé le chiffre exact mais vraiment pas loin) et je lui ai demandé de me montrer la bête car je croyais qu’il s’agissait d’un mini rabbit et elle a eu peur quand je lui ai dit que le sien était petit, elle se demandait ce que j’entendais par petit. En effet, 17.5 cm de long pour 4 cm de large, c’est pas petit !

– Finissons sur une note positive genre « des fois, je dis du mal de la Poste mais quand ils font un effort, je le reconnais ». Mercredi matin, je vais chercher mon fameux recommandé, les places pour le match de rugby. Sauf qu’en fait, il était sur le point de repartir et déjà dans le bac des retours. Ben, le guichetier, au lieu de m’envoyer bouler genre
« non mais trop tard, fallait passer avant », il a fouillé le bac pour me le récupérer en m’expliquant que je devais venir plus tôt la prochaine fois. Mais j’ai mes places, lalalère.
Merci M. le guichetier.

 

Voilà, semaine très calme mais vu que je dors tout le temps, forcément, il pouvait pas se passer grand-chose. D’ailleurs, là, ce week-end, j’ai décidé de ne faire que ça. Je visais
un 20h par jour mais rester que 4h debout, ça me paraît quand même pas beaucoup… Allez de la musique !

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L’amour, c’est une (sale) maladie

Aujourd’hui, j’avais prévu de vous parler de mon opération « abstinence active » (ou lesbianisme abstinent, pareil) mais je vais changer mon fusil d’épaule car je viens d’apprendre une nouvelle qui me laisse sans voix. Je discute avec Lucie sur MSN quand elle m’annonce une nouvelle terrible : Pierre et Luigi ne sont plus ensemble.

 

Laissez moi vous expliquer. Pierre et Luigi étaient ensemble depuis 3 ou 4 ans, ils me semblent qu’ils ont commencé à sortir ensemble quand je me suis séparée de Guillaume, ce qui correspondrait à l’été 2004. C’était le petit couple tranquille, uni, jamais de grosses disputes, de sales histoires, rien. Ce genre de couple qui fait vite référence et qui vous paraît indestructible. Bon, avec Guillaume, nous étions aussi la référence du couple qui ne se séparera jamais mais bon. Donc Pierre et Luigi, ils s’aimaient, ils ont même vécu ensemble. Cette année, ils se retrouvaient séparés géographiquement, l’un en région parisienne (Pierre), l’autre à Londres dans une école d’interprétariat (lequel est-ce ??). Avec Lucie, ça nous avait paru mieux qu’un Toulouse/Paris ou Londres donc pour nous, tout allait bien. Puis ils ont déjà été séparés puisque tous les étés Luigi retournait dans son île méditerranéenne.

Mais la semaine dernière, fin violente du rêve. Luigi envoie un mail à Pierre : « c’est fini ». Depuis, silence radio, il a changé tous ses mails et MSN. Au bout de
3 ou 4 ans ! Déjà, quand un mec me fait le coup du silence radio au bout d’une nuit, je râle mais là… C’est pire que tout. Comment peut-on se comporter avec autant de mépris avec celui qui a partagé notre vie pendant plusieurs années ? Ce n’est pas possible ! Lucie me raconte ça et les mots me manquent (pour une fois). J’ai beau tourner et retourner cette histoire, je ne comprends pas comment Luigi a pu agir ainsi, surtout que c’est à des millions d’années lumières de ce que je connaissais de lui.

Et puis y a Pierre, forcément dévasté. Imaginez le choc…Et là, ça m’énerve. Pierre me méritait vraiment pas ça. Personne ne mérite ça à moins de s’être comporté comme le pire des enfoirés (marche aussi au féminin). Déjà qu’en ce moment, l’amour n’a pas vraiment la  côte par chez moi, là, c’est un peu la goutte d’eau. Voilà un domaine où, décidément, rien n’est juste. Soyez aimant et attentionné, vous vous ferez largués comme une merde. J’avais lu y a quelques temps un article de Cosmo où des gens parlaient d’amour, je compte même en faire un article. Parmi toute cette guimauve sucrée sortait une phrase, une nana qui disait « moi, je croyais que l’amour se méritait, je faisais tout pour être la plus jolie, la plus gentille, la plus ci, la plus ça et j’ai compris que l’amour, ça ne se méritait pas, ça arrivait et c’est tout ». Pas faux. Je ferai un article plus développé sur le sujet d’ailleurs. Là, Pierre prouve hélas par A+B que
c’est carrément vrai. Pour Luigi, il a fait son coming out familial, ils vivaient ensemble, étaient très unis. Tant d’efforts jetés aux orties avec juste un mail… Et surtout, c’est sans appel : « non seulement je te quitte mais je coupe les ponts, ciao ! ». Et du coup, qui culpabilise, qui se sent responsable de cet échec ? Pierre. La victime de cette sale histoire n’a que ses yeux pour pleurer et va ruminer ça longtemps car il n’a pas eu d’explications et n’en aura jamais.

Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai vraiment été en colère et un peu désespérée. On nous apprend toute notre vie qu’il faut être quelqu’un de bien et que rien ne nous arrivera si on se conduit droitement. Que les gentils gagnent toujours parce qu’ils sont gentils, justement et que tout ce que tu donnes, on te le rendra à un moment ou à un autre. Et mon cul, c’est du poulet ? En amour, rien n’est moins vrai. Autour de moi, je vois des gens se comporter très mal, « maltraiter » leur moitié mais être heureux en couple car moitié en question subit sans rien dire. Trompe-moi à tout va, c’est pas grave… Le pire, c’est que j’avais tendance à penser que tout se paie un jour et qu’on ne peut pas se comporter comme la dernière des raclures sans passer un jour à la caisse. Ce soir, je doute…

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