Cienfuegos, la seule ville coloniale française de Cuba

Le 13 mars – Dernière plongée du séjour, encore un joli moment avec des poissons perroquets et un banc de chirurgiens, encore une langouste… A la fin, je reste un peu à barboter dans l’eau, comme à mon habitude… 26°, un bonheur.

Guajimico - Cuba - Centre UCPA Pelican

Enfin un peu de temps de repos ! Après la douche, on file lézarder en bord de piscine avec ma coloc, je peux rattraper un peu mon retard sur ce journal tout en sirotant une piña colada. On file au restaurant, la majorité des grumeaux s’étant mis à part mais on ramasse la pire qu’on taquine un peu sur ce qu’elle raconte sur son baptême de plongée (“non mais c’est sympa mais je comprends pas trop l’intérêt, j’aime pas les poissons”).

Ecrire au soleil

14h30, on décolle pour Cienfuegos, très très jolie ville, la seule fondée par les Français sur l’île. On commence par le joli théâtre, un peu abîmé mais franchement adorable. Mon regard a du mal à se détacher de la scène où un groupe de danse répète son show. La porte ouverte sur l’arrière de la scène transforme chaque danseur en ombre chinoise, notamment cette femme aux formes affolantes et au profil sublime qui m’offre quelques pauses parfaites pour mes photos.

Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba

A la sortie, notre guide nous fait faire rapidement le tour de la place centrale avec de magnifiques bâtiments et un parc central garni de très nombreux sièges. Une architecture néoclassique qui me rappelle un peu certaines maisons à Rhodes mais en beaucoup plus coloré. Je commence à sillonner avec ma coloc, on cherche du café qu’on ne trouvera jamais. On retrouve une fille sympa du groupe un peu plus loin, on fait le marché, je m’achète un petit carnet cubain auquel je n’ai pas encore trouvé d’utilité (six mois plus tard, toujours pas), des maracas pour Saturnin et Pivoine… et moi, histoire de rajouter du bordel sur mon bureau. on arrive sur le front de mer et je suis légèrement déçue car dans ma tête, j’imaginais une petite plage… Pas du tout. Mais le reste de la ville me plaît, les couleurs, les cabines téléphoniques qui nous paraissent si anachroniques… La petite brise qui souffle rend la balade particulièrement agréable.

El che au dessus d'une laverie à Cienfuegos, Cuba Vieille voiture dans les rues de Cienfuegos Architecture remarquable à Cienfuegos, Cuba Une rue de Cienfuegos Une boîte postale à Cienfuegos Cabines téléphoniques à Cienfuegos Front de mer à Cienfuegos à Cuba Front de mer à Cienfuegos à Cuba Une belle façade à Cienfuegos Kiosque de la place centrale à Cienfuegos

On repart en bus et en longeant le front de mer, nous avons droit à un superbe spectacle à base de rayons de soleil filtrés par l es nuages frappant la surface de l’eau… On arrive dans un quartier assez chic avec villas privées dont pas mal proposant des chambres. On va prendre un verre dans un restaurant de style mauresque qui m’évoque beaucoup Séville… donc complètement décalé. On déguste des daïquiris sur la terrasse avec vue sur la baie. Magnifique.

Cienfuegos, vue au couchant, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Orchestre Cubain Le quartier des villas privées à Cienfuegos Couchant sur le bord de mer à Cienfuegos

On repart pour le club français pour dîner, je m’offre un petit verre de rosé pour couper un peu du rhum, très liquoreux. En sortant, je discute avec une des compagnes de voyage qui m’avoue être assez lassée du comportement de divas de certain.e.s. Ah bah je suis pas la seule alors ! Rassurée par cet état de fait, je m’endors de bonne humeur.

Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos

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Cloud Atlas des Wachowski et Tom Tykner

Récemment, je me suis penchée sur la série Sense8 des soeurs Wachowski et je me suis alors souvenue que je vous avais jamais parlé de Cloud Atlas réalisé par Lana et Andy pas encore devenu Lilly et Tom Tykner alors qu’en fait, j’ai des tas de choses à dire dessus… et que j’ai un peu peur que Sense8 soit un peu une redite (y a même une actrice qui joue dans les deux, pour dire).

Affiche du film Cloud Atlas des Wachowsli et Tom Tykwer

Alors pour vous faire comprendre ma perception du film, je dois confesser un truc : j’ai lancé Cloud Atlas sans savoir du tout de quoi il retournait, juste parce que je trouvais le nom sympa… sauf que je croyais que le Atlas du titre, c’était la montagne du Maroc… Alors forcément, j’ai été très surprise par le film… Donc Cloud Atlas ou “la cartographie des nuages” (je vous jure que j’ai passé une petite partie du film à ne pas comprendre pourquoi il n’y avait pas le Maroc), comment vous raconter ça… On suit un groupe de personnages sur six périodes différentes mais la particularité, c’est que ce sont les mêmes personnes réincarnées. Le film, tiré d’un roman de David Mitchell que je n’ai pas lu (mais faudrait, par curiosité), mêle donc dans une seule oeuvre des passages historiques, du thriller à base de complot politico-financier, de la comédie, et des passages d’anticipation avec de la dystopie et du post-apocalyptique. Donc pas mal de choses que j’aime sur le principe (surtout la fin) mais… bordel que c’est confus !

Les différentes incarnations des différents acteurs dans Cloud Atlas selon les époques

Ceci est très clair, je vous promets

Pourtant, la trame est censée nous faciliter la vie puisque chaque époque tourne autour d’un personnage en particulier, les autres gravitant autour sauf que, déjà, ce n’est pas si clair et surtout, tu ne vois pas où ça veut en venir. Le film restant assez court par rapport à l’ambition de raconter six histoires, pas si cruciales au demeurant, tu passes de personnages en personnages sans réellement t’attacher. Pire, tu commences à t’intéresser à une histoire et pif, on te balance un bout d’un autre et tu es là “attends, c’est quand, ça, déjà, ce sont qui, ces gens ? Je m’en fous, remettez l’autre histoire”. A dire vrai, quelques mois après le visionnage, je suis juste incapable de raconter une histoire précisément, sauf peut-être celle post-apo avec Tom Hanks en leader des hommes redevenus primitifs et Halle Berry qui débarque en sorte de vaisseau du futur, avec des cannibales et tout et à la fin, ils tombent amoureux. Voilà. Le pire, ce n’est qu’en écrivant cet article que je me suis souvenue de l’arc narratif autour de Timothy Cavendish (Jim Broadbent) alors que c’était mon préféré.

Jim broadbent dans Cloud Atlas dans le rôle de Timothy Cavendish

Autre point qui m’a un peu posé problème : je ne reconnais pas les acteurs. On a donc six acteurs principaux, dont Tom Hanks et Halle Berry, Hugo Weaving, Jim Broadbent, Doona Bae (qu’on retrouve dans Sense8), Jim Sturgess sans oublier Hugh Grant et d’autres qui réapparaissent aléatoirement aussi. Le souci, c’est qu’entre le passage d’une période à une autre et l’excellent travail de maquillage, je ne les ai pas toujours reconnu et j’ai vraiment mis du temps à situer qu’il n’y avait pas un couple central (Halle Berry et Tom Hanks) mais deux (Doona Bae et Jim Sturgess). Non mais ça peut paraître cruel comme avis car le travail de maquillage est fabuleux mais ça rend le tout vraiment très confus, on se demande pourquoi on assiste à certaines scènes alors que c’est juste dans la continuité.

Doona Bae et Jim Burgess dans Cloud Atlas, Neo Seoul

Autre élément “gênant” : Cloud Atlas est une symphonie composée par le personnage de Ben Wishaw (que j’avais pas cité car c’est en regardant sur Wikipedia que je me suis rendue compte que je le confondais avec Sturgess) dans le deuxième arc narratif par ordre chronologique, une mélodie qui va obséder les personnages… sauf que du coup, elle n’existe pas dans le premier arc narratif et on ne sait pas exactement quelle est son histoire, elle n’est finalement qu’un liant entre cinq des six arcs. Mais ce lien musical ressort dans Sense8 avec la scène la plus réussie du show (enfin, des 4 premiers épisodes, j’en ai pas vu plus pour le moment) où tous les “liés” se mettent à chanter Four non blondes, une scène superbe qui m’a fait écouter la chanson en boucle le lendemain parce que je suis influençable.

(je vous partage la scène parce que je l’aime vraiment bien)

Après, il y a quand même de belles scènes, je trouve le travail sur l’image magnifique et certains passages qui lient les différentes époques sont très inspirés mais… mais en fait, c’est juste trop pour un seul film, d’où je pense la tentative de reprendre le concept dans Sense8 (un peu différemment, certes mais je ne peux m’empêcher d’associer les deux oeuvres) et je me retrouve un peu avec le même sentiment : confusion, des histoires dont je me fiche un peu, des personnages que j’oublie d’un épisode sur l’autre… mais quelques belles scènes inspirées. En fait, je crois que ce qui m’a le plus déçue dans Cloud Atlas… c’est que l’idée de base est vraiment géniale mais que le rendu est un peu plat.

Tom Hanks avec Doona Bae et Halle Berry dans Cloud Atlas

Oui, l’homme dans les deux photo est Tom Hanks

Je vais aller commander le livre. Même si les livres qui entremêlent les époques ne sont pas toujours des réussites, cf la Carte du temps (oui, j’ai parlé exprès de ce livre vendredi pour enchaîner, j’ai pas l’air mais j’éditorialise mes contenus… trois fois par an, à peu près)

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Qu’il est bon d’être déraisonnable

Comme je l’avais annoncé, l’année 2009 continue son show et je suis tellement en zone de turbulence que je préfèrerais limite le crash une bonne fois pour toute histoire de respirer un peu. Métaphore foireuse, je le concède. Mais bon, vu qu’il reste encore 41 jours que je suis bien obligée de les subir en attendant 2010, je deviens déraisonnable.

Suite à ma période alcoolique d’il y a quelques années, j’avais une certaine aversion pour l’ivresse et ne buvait que de façon occasionnelle. Ce qui me rend d’ailleurs très sensible à l’alcool. Pour peu que je sois fatiguée, un Martini et je ne sais plus comment je m’appelle, pour dire.

Seulement, ces derniers temps, ma consommation d’alcool a pas mal augmenté. Déjà un peu cet été suite à de nombreuses rencontres à caractère sexuel qui impliquent parfois un premier verre. D’ailleurs, il est étonnant de constater que je marche beaucoup plus facilement avec mes chaussures compensées avec 3 mojitos dans le baba. Et que l’alcool me rend excessivement affectueuse ce
qui avait donné une scène hallucinante (et très drôle cet été). J’étais dans un bar avec un jeune homme (j’ai baissé mes exigences en terme d’âge de mes amants, je tape dans le jeune vingtenaire maintenant. Ma propre angoisse de la trentaine ?) quand une dame pas bien plus sobre que moi commence à me parler pendant que le jeune homme paie (6 mojitos, il a la classe). Elle me raconte deux ou trois conneries quand soudain, elle se tourne vers mon compagnon « elle vous regarde avec les yeux de l’amour, elle est très amoureuse de vous, c’est beau ! ». Comment dire ? Le connaissant depuis environ 4h, je vais avoir du mal à être transie d’amour. Par contre, la myopie (et l’alcool) rendant le regard trouble, ça explique des choses.

 

Bref, ma consommation d’alcool en ce moment devient de plus en plus régulière mais j’ai de bonnes raisons (que j’expliquerai un jour, rassurez-vous… ). Et en plus, j’ai ma cops de beuverie, ma chère et tendre Vicky. Un petit exemple de nos vies dépravées du moment.

Un jeudi soir : on se retrouve à Opéra, on découvre un bar trop bien qui a un concept d’happy hour très élastique (c’est-à-dire que s’il s’arrête officiellement à 20h, une commande prise à 20h50 est encore en happy hour). Au bout d’un mojito pour moi et de deux pour elle (elle avait pris de l’avance), on se retrouve dans la rue à rigoler sans bien savoir pourquoi.

Le lendemain soir : on se fait un apéro virtuel : chacune avec sa vodka chez elle (la mienne était à la fraise, je vous conseille), on papote en rigolant et en commençant à mélanger les lettres (voire un peu les mots). Un train demain matin, faut que je me lève à 6h30 ? Ah, oups, c’est vrai !

Mercredi de cette semaine : Après une virée H&M où on a rigolé très fort du rayon déguisement (ah non, pardon, über tendance), on a récupéré une Sweet Ange et retour à notre bar fétiche. Et on a rigolé très fort.

Jeudi (hier) : Mango, re H&M (re-rigolade, on n’avait pas tout bien vu), re notre bar. On est repérées puisqu’en partant, la serveuse a dit « A très vite », ce qui nous a un peu terrorisées. Mais est-ce réellement notre faute si leur basil mojito est juste fameux ?

Et encore, je ne vous parle pas du resto avec Simon et Ioulia avec apéro et vin. Là où je suis franchement déraisonnable, c’est que je suis actuellement sous anxiolytique donc je ne devrais pas boire mais j’avoue que le sérieux, là, je vais m’en passer. Ces soirées sont ma bouée, mon shoot de bonne humeur et c’est juste une question de survie (je pompe des paroles, là, je sais). Et ce week-end, on champ’ un petit coup. Promis, dès que les turbulences se sont calmées, je redeviens sage.

Ah oui, faut aussi que je reprenne un peu mes orgies sexuelles, ça me détendra. (ou pas, j’ai surtout envie de dormir avec toutes ses conneries).

NB : Je sais que ça partira d’un bon sentiment mais ce n’est pas trop la peine de me dire que c’est mal les mélanges anxiolytiques et alcool, je le sais puis j’espère très vite ne plus en avoir besoin (des anxio, j’entends)

NB bis : un clip nase mais vu que j’ai plagié les paroles…

Tiens, j’avais jamais réalisé que ce clip était un peu une vilaine copie de celui des spice girls qui se passait dans le désert…

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