Comment trouver l’homme ?

Oui, comment ? Pendant longtemps, j’ai cherché où (je vais tout réécrire en fait pour lui donner la forme que je lui voulais au départ) mais finalement, le où est une mauvaise question, limite une question de micro trottoir pour mag féminin. Parce que tu peux fréquenter les hauts lieux de la drague, si ça matche pas… Ben ça matche pas. Je pense présenter ma candidature pour écrire les slogans iPhone, je suis sur le bon chemin, je crois.

Dimanche, je suis en train des discuter avec Anaïs chez elle après une soirée chez Isa Rousse où tout le monde a gardé son pantalon. Une de nos conversations favorites : comment faire des rencontres intéressantes. Au club de plongée ? Les mecs intéressants sont soit en couple, soit gays, soit mon ex. A la chorale ? Le seul mec est verrouillé par une hystérique et l’autre, le guitariste, je sais pas mais y a pas de communication en fait, on va au cours, on chante et on part. Puis j’ai un peu envie de l’imaginer en couple avec la prof, ils seraient mignons tous les deux. Au boulot ? Je me rends compte que j’arrive pas du tout à être dans un contexte de séduction. Y a des mecs hyper comestibles mais non, je bloque. Dans mon immeuble ? Je compte pas passer mes soirées dans l’ascenseur. Dans le métro ? Je ne le prends plus vraiment et je ne croise des mecs sexys que quand je suis en mode démaquillée mal sapée limite cheveux mouillés pour peu que je rentre de la piscine. Mmmm, je sens que tu es sous l’emprise de mon incroyable sex appeal !

Bref, à un moment, je lui explique qu’il faut qu’on aille prendre des cours de danse, c’est un bon plan. Mais rien n’est garanti. Parce que l’amour, ça se trouve potentiellement au coin de la rue ou à l’autre bout du monde. Dans mon entourage, y a celle qui a trouvé son mec au Chili, celle qui a trouvé sa copine au boulot, celui qui a rencontré sa tendre moitié au lycée et est toujours avec (cette option là est finie pour moi), celle qui a trouvé son mec sur Meetic, celle qui a piqué le mec de sa meilleure amie… Non, je rigole pour cet exemple là, je ne crois connaitre personne ayant rencontré sa moitié ainsi. En fait, il n’y a pas de recette magique parce que tout n’est pas question de lieu mais bien de personne. Peut-être que demain, en allant au boulot, je vais rencontrer un mec qui va me bouleverser et je vais me dire « ouah, je veux aller plus loin avec lui » ou peut-être pas. Peut-être que si je m’inscris en cours de danse, je vais juste progresser en coordination (ce qui ne sera pas dur) mais ne rencontrer aucun mec qui me fait envie.

J’ai déjà dit que l’amour était une question de timing mais c’est aussi une question d’alchimie entre deux personnes. Cet alchimie peut naitre en tous lieux et toutes occasions, il suffit juste d’être prête à craquer et croiser celui ou celle qui vous fera chavirer. Ce n’est pas forcément immédiat ceci étant dit, on ne se rend pas toujours compte qu’un personne nous plaît au premier regard, c’est en découvrant sa personnalité que des fois, on craque. Et inversement d’ailleurs, certains plumages se rapportent à de biens tristes ramages.


J’essaie toujours d’alléger ce débat en soulignant que, bon, ok, on est célibataire mais le célibat est aussi question de chance ou de malchance. Par exemple, ce mec en couple qui nous fait craquer, on l’aurait rencontré plus tôt, ça aurait pu le faire (ça reste à prouver, c’est un peu un raisonnement par l’absurde), on aurait été heureux patati patata mais non, on est arrivées APRES. Maudit timing, comme toujours. Et puis c’est un peu comme dans HIMYM, on l’a peut-être déjà croisé sans le savoir. Par exemple, quand j’ai commencé à sortir avec l’Ex, on a découvert qu’on avait été présents à la même soirée (mais je ne l’avais point vu). Bon, cette info n’a aucun intérêt après mais juste qu’au moment de cette soirée, j’étais célibataire et j’aurais pu le connaître au lieu de chouiner sur mon célibat. Bien que je ne me souvienne pas trop dans quel état d’esprit j’étais à ce moment là de l’histoire.

Finalement, tout ça nous amène à la conclusion que le où et le quand n’ont d’intérêt que lorsque tu as conclu et que tu racontes l’histoire de ta rencontre à tes potes ou à qui veut l’entendre. Seul compte le qui. Et c’est là qu’on se rend compte qu’on n’est pas sortis de l’auberge.

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Liste de la fille qui va voir les gondoles à Venise

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Pardon, je suis un peu hystérique.

– Des fois tu vas en soirée et y a une fille tellement bourrée qu’elle vomit sur un violon. Bon, ok, sur la housse du dit violon mais j’ai un peu envie d’en faire une expression du genre “t’es saoule à en vomir sur un violon”, le truc qui ne veut rien dire et qui ne fera rire que moi. Mais j’aime m’auto private joker.

– Moment surréaliste : lundi dernier, retour de la chorale en voiture avec ma soeur. Comme on n’était pas super satisfaites du cours, nous avons décidé de chanter toutes les deux dans la voiture. C’est pratique en plus, on n’est pas dans le même groupe (elle est soprano, je suis mezzo) donc on le fait à deux voix. A un moment, on s’arrête à un feu, on est à fond les ballons quand on voit que le scootman à côté de nous est mort de rire. Et qu’en fait, le scootman, c’est Stéphane Plaza. Et qu’il y a vraiment beaucoup trop de feux rouges sur cette avenue et qu’on n’ose plus le regarder… Mais comment voulez-vous que je fasse pas des rêves hyper surréalistes quand tu fais marrer en vrai Stéphane Plaza en chantant en voiture avec ta soeur, hein ? Hein ?

– Plus il fait froid, plus je sacrifie mon sex-appeal sur l’autel du gilet qui me recouvre de la tête aux pieds, des grosses chaussettes, des pantoufles uggs. Pantoufles que j’aime porter avec un mini short en jean et t-shirt lose, je me sens totalement Kate Moss (dans le look et je ne mets cette tenue que pour faire le ménage). Je pense qu’il va être temps de décréter une période d’abstinence choisie. Même si la piscine m’impose de quand même m’épiler…


– La motivation est une donnée relative. Mardi dernier, je prends mes affaires de plongée mais fait froid, je suis pas trop motivée. Anaïs tire la première : je viens pas ce soir, trop fatiguée. Suivie d’Anna qui est enrhumée. Isa rousse et moi, on sent que ça va être compliqué… Et voilà comment on s’est retrouvées dans un bar où personne ne parlait français à rigoler en buvant des cocktails trop bons. Mais j’ai acheté une combi depuis pour aller à la piscine sans mourir de froid.

– Cette semaine, je suis pas sortie du tout. Pas chorale lundi pour cause de vacances scolaires, pas de piscine mardi pour cause de chauffage en panne. Mercredi, rien. Jeudi, on devait se faire un afterwork avec la même fine équipe que le paragraphe précédent. 15h40, personne n’en a parlé. Je suppose donc que personne n’avait envie de sortir. Du coup, j’ai bien récupéré, ça fait du bien !

– Le truc le plus cool du monde en hiver, c’est que tu peux siroter des grogs. Avec un sans alcool, du moment que c’est chaud et que ça coule dans mon corps. Mmmm… Cette phrase me paraît légèrement tendancieuse.

– Y a des jours où ta boîte mail te réserve des petites surprises. Mercredi, j’arrive, je fais mon tri matinal de mails. La RH nous invite à nous déguiser vendredi pour Halloween, hihihi (mais attention si on a des rendez-vous client quand même). Heu… Pour de vrai ? Bah résultat, dans mon pôle, personne ne s’est déguisé et on a zappé le goûter qui se tenait dans le bureau de l’un des DG mais mon manager nous a gentiment ramené quelques trucs. Autre mail le même matin : “Oui alors pardon pour le spam mais celui qui a pris mon combiné de téléphone pour me filer le sien tout pourri et tout emmêlé, c’est nul, rends moi mon combiné!”. Ca vaut pas celui sur la propreté des chiottes (mérité) mais belle moisson.

– Au bureau, j’ai lancé un jeu : quel pc claquera en premier ? En lice : celui de Lise, la consultante avec qui je bosse sur tous mes dossiers, celui d’Adrien qui s’éteint des fois tout seule. Mais voilà qu’un outsider nous a tous grillé ! Jeudi, Arthur tourne son pc vers moi et me demande de regarder. Oui, c’est très joli l’image que tu me montres mais je vois pas trop où tu veux en venir… Ah tu me montres le fait que soudain, des centaines de fichiers excel, ppt, jpeg avec du chinois partout s’est ouvert sur ton pc ? Ouais, ok, tu gagnes mec. Depuis, il bosse sur le poste de Maureen (stagiaire partie), le pc qui s’éteint si tu le fais bouger. Arthur vainqueur par double KO.

– Bon, voilà, j’ai fini ma rééducation… Maintenant, va falloir que je retourne au sport sérieusement, je me laisse un peu vivre ces derniers temps…

Bref, après un petit coup de mou, ça va mieux. Et surtout : hiiiiiiiiiiiiiii Venise !!!

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Choisis tes moments drague

Je l’ai souvent dit sur ce blog, la séduction est un art dont la drague n’est qu’un odieux avatar. Pour réussir sa campagne de séduction, il faut la réunion de plusieurs éléments dont un qui a quand même son importance : le bon moment. Et y en a qui savent manifestement ne pas le choisir.
 

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18 juin, je me casse le plateau tibial. Si j’ai pas senti de douleur sur le coup (merci adrénaline chérie), 5 minutes après, j’étais clairement plus en état de marcher. Les choses sont claires : cet été, point d’amourettes chez Nina. Cependant mon état de détresse et de douleur ne semble pas être un frein puisque mon infirmier improvisé ce soir là tenta au détour d’un massage de ma jambe d’aller faire un coucou à ma culotte. Heu… ouais ben tu vas t’arrêter de suite. D’abord je n’ai jamais signifié que tu avais moyen de moyenner avec moi (car ce n’est pas le cas) et surtout là, j’ai mal, je suis vagale et je suis bouffée par le stress. En somme même si en temps normal y aurait peut-être quelque chose à faire entre nous, là, je te jure que non. Même Hugh Jackman, je lui aurais interdit l’accès à ma culotte à ce moment précis de l’histoire. Sans parler du fait qu’il y avait un mec à quelques mètres de nous…
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Me voici partie à l’hôpital puis à la clinique de ma ville natale pour mon opération. Et là, j’ai eu droit à la tentative de drague la plus improbable du monde. Je vous dresse le tableau : c’est le matin de mon opération, je ne sais pas à quelle heure précisément je dois partir au bloc vu qu’on m’a coincée entre deux interventions. Ce qui n’avait pas grand intérêt en soi vu que le calmant qu’ils m’avaient filé me faisait dormir. J’avais mis ma plus belle tenue d’opérer : une chemise d’hôpital en coton plastifié bleue indigo qui ne cachait
rien de mon dos et une culotte en maille de coton. Tu le sens mon sex appeal là ? Et je te passe la coiffure digne de… de rien. 10h15, un brancardier arrive (et me réveille), je grimpe sur son brancard un peu toute seule “ouaaaaaah, vous êtes trop forte!”. Oui heu ça va, j’ai juste un genou cassé, le reste va bien, hein… Il me descend au bloc, je ne sais plus bien ce qu’il me dit (je peux avoir le nom du calmant qu’ils m’ont donné ?), je repasse du brancard à un autre lit et là, je sais pas, je raconte que je fais de la plongée et il commence à me caresser l’épaule : “J’étais sûr que tu faisais la natation, ça se voit à tes épaules, elles sont musclées”. Heu… Ah ? Et c’est quoi ce regard incandescent que tu me lances là ? Replaçons juste le contexte : je suis en tenue d’hôpital, shootée aux médocs et je vais me faire opérer dans les prochaines minutes. Tu crois VRAIMENT que je peux être réceptive ? Ne le prends pas perso, hein, tu aurais été
George Clooney (subtile référence à Urgences, c’est gratuit, ça fait plaisir), ça aurait été pareil.

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Comme le disait le philosophe Jean-Claude Duss : “Tente, sur un malentendu, ça peut marcher”. Pourquoi pas. Mais y a quand même des moments où faut éviter de jouer les kamikazes. Une fille qui s’est blessée ou une fille prête à se faire opérer ne sont pas des bonnes cibles de drague, en aucun cas. Oui, je sais, tu penses jouer la carte du sauveur, celui qui apaise la douleur en détournant l’attention de la pauvre blessée mais là, de suite, elle a mal et le corps qu’elle habite, elle aimerait bien le laisser quelques minutes parce que la
douleur, c’est pas son truc. Ah, peut-être la pensais-tu SM ? Et ben raté. De la même façon, une fille en pré-op est tellement focalisée sur ce qui va lui arriver (pose du cathéter, le truc que je déteste le plus au monde et péridurale. Mais la péridurale, me demandez pas si ça fait mal, je n’en ai pas le moindre souvenir) donc tu peux lui complimenter l’épaule, elle s’en contrefout. Elle veut juste que tout soit fini. 

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Ceci étant, c’est intéressant de voir que le coup de la petite chose fragile, ça marche bien.

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Je suis sexuée, t’as vu ?

Il est certaines choses qui, avec l’âge, nous amuse ou nous navre un peu. J’ai 30 ans, encore toute la vie devant moi, tant de choses à vivre. Pourtant, je commence à avoir de la bouteille et observer chez mes congénères des comportements que j’ai pu avoir dans le passé. Et là, telle une vieille conne, je secoue la tête en soupirant : tu crois que je ne comprends pas ton petit manège ?

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La vingtaine est souvent la décennie des expériences, de la découverte, on vit les yeux grands ouverts. Tel un enfant dans un magasin de jouets, on veut tout toucher, tout tester, tout sentir… Ok, ça démarre à l’adolescence mais là, c’est pas pareil, on est adultes, on est matures. Relativement certes mais chaque âge a l’immaturité du suivant. Ça veut rien dire, ma phrase précédente mais passons. Donc la vingtaine est un mélange d’adolescence et d’âge adulte où l’on se sent en droit de tout tester mais, surtout, il faut que ça se sache. Poussez-vous, laissez place aux woo vingtenaires ! (en référence aux woo girls).

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Twitter est un outil fascinant, je l’ai déjà dit. Ce qui m’interpelle, c’est le contenu que l’on y met, cette réclame permanente sur notre nous. Comme les status Facebook mais là, c’est en 140 caractères. Du slogan. On ne peut pas tout y dire, faut être concis et pertinent. On se construit un personnage en briques de 140 caractères. Si je lis ma propre timeline, c’est un mélange dense de râleries (beaucoup, surtout le matin quand j’attends le transilien qui ne vient pas), de photos de mon quotidien (fallait pas inventer les smartphones), de moments de vie, de tentatives de phrases percutantes que je rêverais dans la droite ligne d’un Desproges (mais certaines font beaucoup
plus Ruquier), de RT des liens ou sentences geniales des autres. Beaucoup de choses n’y apparaissent pas, notamment ma vie sexuelle. Parce que force est de constater que passer pour une petite dépravée aux yeux de mes followers ne m’intéresse juste pas. Le seul dont l’avis m’intéresse sur la question me pratique suffisamment dans le privé pour se faire son propre avis sur la question.
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Parce que le woo vingtenaire sexe. Il fait la fête aussi et veut que ça se sache mais surtout, il est sexué. Et il revendique sa liberté de fesses. Moi je veux bien sauf que quand la timeline tourne en boucle sur un « je suis libéré(e), je vais même te twitter de la photo de nichon », ça finit par interroger. Ca interroge d’autant plus que j’ai pu avoir ce comportement aux prémices de ce blog et que si j’avais eu Twitter à l’époque, je sais que j’en aurais fait autant donc la suite est à lire avec une moquerie tendre, un « moi aussi, j’en suis passée par là » de connasse. Mais trève de pommade, attaquons le vif du sujet.
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Comme le disait Epicure « pour vivre heureux, vivons cachés ». En prenant de l’âge, j’ai un peu compris le principe et je l’applique tant que faire se peut. Pourquoi ? Parce que raconter à une foule d’anonyme mes frasques n’a rien à voir avec les confidences entre amis, la narration d’expériences bête et méchante. Ce qui est rendu public ne l’est jamais par hasard. Depuis que j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog, j’ai vécu des choses. Beaucoup. Des qui auraient fait des articles délicieusement subversifs, des « non mais t’as vu comme je suis trop wild ». Mais je n’en ai pas écrit une ligne. Parce que je n’ai pas eu besoin d’en parler. Pas par honte ou par pudeur, non, juste que je n’en ai vu ni l’intérêt ni la nécessité. Même les choses importantes de ma vie privée, je les ai relativement tues. Les lecteurs attentifs auront noté que mon relatif silence sur ce blog devait être lié à ma vie amoureuse et ils n’ont pas tout à fait tort. Pas que mais un peu quand même. Parce qu’entre passer une soirée à écrire un article (bon, ok, je l’écris pas en une soirée mon article, à peine 30 mn voire moins si je suis sérieuse) et la passer dans les bras de mon amoureux, je ne me pose même pas la question. Mes considérations publiques sur la vie peuvent attendre, les câlins non. Parallèlement à ça, je lis les twitts estampillés de façon limite revendicative « NSFW » (No Safe For Work, twitt de cul) et, comme qui dirait, je « lole ».

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Déjà, twitter une photo pseudo artistique (en noir et blanc) de nibards ou de sexes érigés ou écartés (selon si l’on parle d’homme ou de femme) n’a jamais fait de personne une bête de cul. Prime spéciale aux nanas qui font ça genre « huhu, je mets des photos de nichons sur Twitter (pas les siens, j’entends), je kiffe Angelina Jolie, je suis bisexuelle! ». Ma chérie, je vois hebdomadairement des seins et des chattes IRL donc si toi, tu te dis bi, à la même échelle, je suis super lesbienne… Oui bon, ok, il est vrai que je les vois dans le cadre  d’un vestiaire et qu’il s’agit pour la plupart de mes copines et que c’est pas excitant trente secondes mais les photos pseudo léchées de scènes lesbiennes qui me font penser aux posters d’hommes torse nus portant des bébés de mon adolescence, ça m’excite pas des masses non plus. Parce que ça fait niais. Et puis, il y a la redondance : « moi, je suis libre sexuellement ». Ok. Tu veux nous en parler ? Ah merde, oui. Nous avons droit à, en moyenne, 2 à 5 twitts par jour sur le sujet nous racontant la vie ou les fantasmes sexuels de la personne. La question est : « pourquoi ? ». C’est un peu comme si je me sentais obligée de twitter plusieurs fois par jour « je suis hors norme, j’ai 30 ans, je veux pas d’enfants et je t’emmerde ». Ou un « je refuse le diktat des talons, ça fait mal aux pieds ». Oui, c’est aussi une revendication contre les diktats de la société qui voudraient qu’une femme féminine soit talonnée. Je le dis une fois, ok, super ta vie. 3 fois, heu… ouais, super ta vie. Au bout de la 5e, la question coule d’elle-même : j’ai pas compris, tu cherches à convaincre qui ? Si tu étais si sûre de tes choix et de ta sexualité, tu nous inonderais pas avec, il me semble.

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Je dis ça parce que je sais. J’ai eu une  période wild cul, moi aussi. Et je trouvais ça trop cool de prouver à la terre entière que ouééééé, je suis libérée, je dis fuck à la société qui veut faire de moi une femme soumise à un homme. Au singulier. Je suis liiiiibre, j’ai des plans culs et même que je trouve Angelina Jolie baisable, ouéééé ! Bon, avec le recul, la Angelina, je trouve qu’elle commence à faire peur. Je sais pas si vous avez vu la bande-annonce de The tourist mais y a un truc qui cloche, peut-être trop, mais alors beaucoup trop, de maquillage. Peu importe. Sauf qu’aligner les amants et les déclarations sur le sex appeal d’Angelina Jolie (ou tout autre femme célèbre, on s’en fout) fait-il de moi une personne libérée des carcans de la société ? Pourquoi un tel ton revendicatif sur ce qu’il se passe dans mon pieu ? C’est pas un peu le cas classique de quitter un conformisme pour se vautrer dans un autre ? Du genre « ahah, je rejette totalement la société bourgeoise et son principe de fidélité et sexualité sale et du coup, je me sens limite obligée de le dire tout le
temps pour obéir au conformisme inverse ». Youhou…

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Apprends de la sage que je suis (et sache que dans quelques années, je m’auto-foutrai de ma gueule car à 40 ans, je me dirai que j’étais drôlement cruche à 30), mon enfant. La vraie liberté, c’est d’agir sans se justifier, sans revendiquer quoi que ce soit. La liberté de cul n’est intéressante que si elle est vécue dans la sérénité, dans la non obligation de quoi que ce soit. Tu vois, mon tout petit (je kiffe les tons maternalistes), aujourd’hui, je ne me sens obligée de rien. Si j’ai pas envie de cumuler les amants, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher parce que ma libido hiberne, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher avec une femme  juste pour scorer et me la jouer bi, je le fais pas. Si ça doit arriver, ça arrivera et si ça arrive, je vais pas non plus le crier sur tous les toits parce que, hé, on s’en fout ! Parce que la question, la vraie, derrière tout ça est « mais pourquoi tu couches ? » Ou plutôt pour qui. Si tu te rends compte qu’à un moment, tu fais les choses pour nourrir ton personnage, je pense qu’un petit retour en arrière s’impose. La vie est trop courte pour s’imposer un modèle quel qu’il soit. Laisse-toi porter, tu verras bien ce qu’il se passe. Et merci de nous épargner le compte-rendu détaillé.

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L’expérience de Nicolas

Je me demandais un peu de quoi j’allais parler en cette dernière journée 2009. Résolutions, déjà fait. Bilan 2009 ? Je peux pas, y a des trucs en cours, ce n’est que quand ils seront terminés que je pourrai dire si 2009 a été une année pourrie, moyenne ou pas si mal. En attendant, passons à autre chose.

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J’ai donc décidé de prendre le contrepied et de ne pas parler du tout de Noël, réveillon, 2009, 2010. Non, je vais vous parler de l’expérience de Nicolas. Pas Sarkozy, non, un autre. Nicolas, je l’ai rencontré cet été via adopteunmec et nous avons eu une brève liaison qui a quand même son importance dans mon histoire personnelle puisque c’était la première fois depuis longtemps que j’avais un vrai coup de cœur pour un mec, ce qui indique que soit je ne suis pas cassée du dedans, soit je suis toute réparée, je ne sais pas trop. Bref, pendant quelques temps, j’ai plus eu ni pris de nouvelles (je vous ai dit que mon automne avait été affreux ?) mais là, vu que je suis plus détendue du string (merci les vacances même si elles sont finies), je fais moins mon autiste. Je discute donc avec Nicolas qui me raconte une expérience intéressante.

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Avant de poursuivre, une petite présentation de Nicolas s’impose. 28 ans, bâti façon pilier de rugby, yeux verts, sourire charmant. Vous savez, le genre de mec pas forcément gravure de mode mais au charme dévastateur. Certes, je ne suis pas objective. Mais Nicolas a du charisme et du sex appeal. Et le jeune homme est particulièrement aventurier. M’expliquant qu’il cherchait de la compagnie sur Netech, sur le coup, j’ai pas capté, jusqu’à ce que j’aille chercher sur google pour découvrir que Netech était le diminutif de Netechangisme. Ah ben moi qui, de prime abord, le pensais un peu sage, je me suis bien plantée. Bref, Nicolas a donc fait un jeu : voir combien de temps il pourrait ne pas rentrer chez lui en allant dormir chez des filles rencontrées dans des bars ou dans la rue. Résultat : une semaine et 1 jours (mais il a triché, il a passé deux nuits chez la même fille). Incroyable non ?

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Mais Nicolas a du culot, comme le prouve la scène suivante, dans la rue. Il cherchait une rue où il avait garé son scooter et demande à une fille où elle se trouve. La fille lui demande pourquoi il cherche cette rue et il lui répond : « pour prendre mon scooter et te suivre jusqu’à chez toi ». La fille lui répond : « On va prendre ma voiture, aller chez moi regarder sur mappy où c’est et si t’es sage, je te raccompagne à ton scooter ». Ce qu’elle a fait. Le lendemain matin. En 2 phrases, c’était plié. Et non, il ne se vante pas, je ne vois pas pourquoi il le ferait d’ailleurs, il m’a déjà eue, si j’ose dire. Puis je ne suis pas sûre que le plan « t’as vu comme je suis trop un tombeur » marche. Pas avec moi en tout cas.

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Mais pourquoi je vous raconte ça ? Parce que je suis surprise par un tel succès. Si j’avais été la fille de la rue, aurais-je réagi pareil ? Bon, j’ai pas de voiture donc ça complique la donne mais tout de même ? J’aurais rigolé, ça, c’est sûr mais au-delà de ça, aussi charmant soit Nicolas, l’aurais-je ramené chez moi ? Je ne sais pas en fait. Un autre mec que j’ai rencontré cet été m’expliquait qu’il draguait souvent dans la rue sans trop de succès car les filles n’étaient pas disponibles pour un plan drague, ce qui est vrai. Il était pourtant charmant lui aussi mais pas aussi charismatique que Nicolas, je dirais. Mais je crois que Nicolas a un truc en plus : il détecte les filles ouvertes. Il faut avoir un certain don pour bien tomber. De façon générale, je ne suis pas ouverte à la drague dans la rue mais il suffit de tomber au bon moment pour que ça passe. Il y a 3 ans, j’avais discuté avec un jeune homme, comme ça, parce que je sortais d’un entretien (que je savais foiré) et que j’étais un peu plus détendue.

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Evidemment, ça ne garantit pas une belle et longue relation derrière, ce ne sont que des histoires d’une nuit. Mais ce que Nicolas nous prouve, c’est que finalement, qui veut peut. Suffit en fait de détecter les personnes ouvertes.

PS : La photo des bulles n’a rien à voir avec l’article mais elle me plaisait bien, elle est d’Angelin Preljocaj

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Le scénario porno d’Aston et Nina

Ce qui est bien quand on est blogueuse, c’est qu’on rencontre des tas de gens intéressants dont Aston, qui s’est illustré plusieurs fois par son humour en comm. Et quand Nina et Aston parlent pour la 1ère fois sur MSN, ils montent un film porno intitulé « du pain, des mains, des gros seins » dont voici l’affiche, réalisée par Aston himself. Je vous laisse découvrir la conversation.

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Aston : en plus, il s’appelle knud… si ca c’est pas bizarre deja
Nina : Ahahahahahahah!! Sérieux?
Aston : ouais, comme le petit ours blanc du zoo de berlin. C’est comme si je m’appelais prosper
Nina : Knut, il s’appelle! Méga sex Prosper aussi
Aston : ca donne envie de faire peter le string hein? « Viens par la prosper, je vais te bouffer le pain d’épice »
Nina : Ah ouais, je suis toute excitée là
Aston : c’est un bon concept de film de cul « prosper, youplaboum »
Nina : Ahahahahahahah, comme c sex!!
Aston : mouais, faut bosser un peu sur le packaging mais ca le fait non? 😉
Nina : Ouais, je me demande comment le développer. On fait l’histoire d’un bonhomme en pain d’épice géant qui prend vie?? Et qui organise des partouzes?
Aston : vala des orgies au miel
Nina : Oui et il éjacule de la chantilly
Aston : faut trouver d’autres personnages mangeables
Nina : Faut faire une blague avec le sucre d’orge, obligé. T’as les oursons en chocolat
Aston : parce que prosper tout seul… il va lui falloir du souffle. ah oui les oursons. Prince, le roi des gouters pourrait venir faire un guest
Nina : Oui mais ça peut être Prosper qui prend vie dans la patisserie et voit les patissiers et patissières s’enfiler
Aston : faut des stars
Nina : Une bergère qui a un baton en sucre d’orge, c obligé
Aston : si t’insiste
Nina : Et le patissier qui lui fait « tiens, viens sucer mon gros sucre d’orge »
Aston : ou « viens sucer mon bel éclair »
Nina : Putain, ça me donne faim
Aston : ouais mais apres, plus jamais je ne mangerai du pain d’épice de la meme facon.
Nina : Non mais on tient un trop bon scénario et à la fin, il a suffisamment appris notre petit bonhomme pour troncher la bergère en sucre. Il pourrait se faire le lapin de pâques aussi mais la zoophilie, même chocolatière, je suis pas pour
Aston : c’est peut etre un peu trop fouillé comme scénario
Nina ; Mais non, c simple : il observe, il applique
Aston : surtout que j’ai encore un lapin or a finir, je voudrais pas etre degouté. yes! on pourrait aussi faire une scene gay entre M & M!
Nina ; Ah non, dans les films pornos, y a pas de gay mais nous faudra du lesbien
Aston : « je vais te peter la cacahuete ». Dommage.
Nina : Ou alors on présuppose que des M&Ms sont des filles
Aston : soyons credibles quand meme
Nina : Si on prend les M&Ms rouges…
Aston : y pas de personnages feminins dans le monde des gateaux. ah oui, c’est plus feminin. y a la laitiere, mamie nova
Nina : Ah ouais, avec le lait en plus, trop facile de faire des jeux de mots à la con. Non, pas de vieux, c dégueu
Aston : mais je suis pas pour les scenes avec des vieux
Nina : Moi non pus
Aston : oui le lait, plein de connotations le lait
Nina : Oui, ils en font même dans la pub pour les produits laitiers
Aston : et pis les pots, la creme…oui, j’y pensais
Nina : Ouais mais on va éviter le lait caillé et le fromage
Aston : ce sera pour les bonus trash du dvd
Nina : Beurkkkkkkkkkkkkkkk!! 😀
Aston : faut toucher un large public de pervers
Nina : Alors faut intégrer mamie nova dans les bonus et l’enculage du lapin de Paques. Non mais si on veut viser large, hein…
Aston : ouais j’étais en train de réfléchir a des bonus pour les fétichistes des pieds.mais les pieds de prosper, c’est pas ca..
Nina : Il peut se les faire manger. Ou on intègre une scène où une pâtissière se fait prendre en levrette tout en mangeant des pieds de nègres(les bonbons)
Aston : je propose de faire faire la levrette par pépito, ca donnera un cote international a la scene
Nina : Ah oui, bonne idée
Aston : les latinos se reconnaitront
Nina : Avec le sombrero en plus, c la classe
Aston : ah oui, ca il le garde!
Nina : Ah ouais, à poil mais en sombrero!! Sinon, on le reconnaîtra pas
Aston : c vrai que t’es bourrée d’idées toi!
Nina : Mais oui, héhé!! 😀 Bientôt, je serai animatrice de communauté ET scénariste de porno
Aston : et surtout scénariste
Nina : Ca paye pas des masses le porno mais bon…
Aston : ah merde, je savais pas…et pis ca va couter cher toutes ces stars
Nina : Ohé, tu crois que Prosper et Pépito, ils baisent tous les jours?? On leur end service
Aston : c’est surtout pour prosper que je m’en fais. Deja que le pain d’épice perd des parts de marché, il a perdu son sex appeal
Nina : Mais justement, comment il va devenir trop tendance après ça. Le pain d’épice sera le met incontournable de toute partouze qui se respecte
Aston : c’est bien, ca a un coté regression enfantine en plus, c’est très dans l’air du temps
Nina : Ouais, je me demande s’il faudrait pas intégrer Casimir
Aston : j’y ai pensé parce qu’en plus, il a plein de potes
Nina : Ouais mais il est pas un peu gros pour rentrer dans la pâtisserie sans rien casser??
Aston : ouais, un peu trop brutal comme scene. casimir c’est un mâle, un vrai, avec une grosse queue
Nina : Non et puis en plus, il va vouloir nous faire
du bougli boulga
Aston : voila, c’est pas sexy. Casimir, ty’es viré
Nina : Non, ouais, on va le laisser là où il est. Ou alors, on le prend en guest pour présenter les
bOnus
Aston : c’est pas l’arche de noe non plus. Ah oui pas bete
Nina : Atta, il faut penser à tout
Aston : c’est vrai qu’il a le capital sympathie nécessaire a la présentation des bonus. Alors faut lui mettre un porte jarretelles
Nina : Ouais et même qu’il pourrait commenter, tu sais. « Là, on a enlevé la scène car Mamie Nova qui se fait enfiler par Pépito, on a eu peur que ça passe pas »
Aston : « et puis la pauvre s’est cassé la col du fémur, elle a pas pu finir la scene »
Nina : Oh mon Dieu, quelle horreur!! « Là, elle a perdu sa perruque,
on a compris que c’était mort. Pourtant, la scène où elle suce un ourson en chocolat sans son dentier nous paraissait bien trouvée, très originale »
Aston : « on lui fait plein de gros bisous tout partout! »
Nina : Non, ça, c trop mignon
Aston : mouais, pardon
Nina : On fait pas de bisous dans les pornos
Aston : pardon, desole, je le referai plus. je suis jeune j’apprends
Nina : Ouais, c pas grave on dira que tu es le stagiaire scénariste
Aston : putain, je viens de me faire bouffer mon idée, t’es une sacrée meneuse d’hommes!
Nina : Mais je me pose une question : tu crois que les scénaristes
porno ont une vie sexuelle ou c leur frustration qui leur fait écrire tout ça??
Aston : bonne question. mais crois tu qu’il y ait vraiment des scénaristes de porno?
Nina : Ben oui, quand même et même des storyboarders et des
réalisateurs
Aston : ben je pense qu’ils ont une vie sexuelle mais que ca leur suffit pas
Nina : Possible… J’aimerais bien rencontrer quelqu’un qui me dit « je suis
scénariste porno »
Aston : c’est vrai que ca doit etre marrant de voir comment ils « construisent » un film. « alors pour blanches fesses et les sept mains, on est parti du texte original… »
Nina : Oui et puis en plus, faut prévoir les plans et tout
Aston : tu crois qu’il y a un mec qui griffone les scene?
Nina : Ben, je pense qu’il y en a qui aimeraient!! 😉

 

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D’un Fiasco, souvenir d’une jeune fille au XXIe siècle

Par Marine

Chers lecteurs, vous ne me connaissez pas. C’est mon premier article ici, et tout porte à croire qu’il n’y en ait pas d’autre. Mais connaissant bien Nina, je me suis permise de participer épisodiquement à l’aventure des Vingtenaires pour réfléchir à une histoire qui me tracasse quelque peu. Et comme Nina est sympa (évidemment, me direz-vous, sinon, vous passeriez pas votre temps à nerder ici, soyez logiques, un peu), comme elle est sympa, donc, elle m’a donné une tribune sur ces pages.


Chers lecteurs, je veux vous parler d’un genre de fiasco sentimental. Pas comme celui de Stendhal (lui parle de l’impuissance). Non, un fiasco plutôt féminin. Celui du « je coucherai pas » dont on est victime quand on est jeune. Celui qu’on finit toujours par regretter, un jour où l’autre. Nan, pas celui qu’on comprend trop bien. L’homme qui a une haleine de fennec, on couche pas avec, mais aucun problème ontologique par rapport à ça. L’homme qui a autant de sex appeal qu’un combiné four-micro-ondes, on n’en veut pas non plus. Et ma foi, ça se comprend. Mais des fois, ça arrive, l’homme est attirant. Et drôle. Et spirituel. Et certainement un bon coup. Et il est attiré par nous. Mais … rien. POURQUOI???
Grande question devant l’Eternel.

Chers lecteurs, permettez-moi une mise en situation brève et succincte (oui ça s’écrit comme ça, si vous me croyez pas, vérifiez dans le dictionnaire). Samedi dernier. Je vois mon amie Agathe. On se connait depuis 5 ans environ. Même si on n’est pas les plus proches du monde, on a quand même facilement tendance à tout se raconter. Surtout les ragots de notre école. Quitte à être entre filles dans un bar, autant puter à mort… Mon dieu, c’est tout naturel. Elle me raconte l’histoire sentimentale d’une fille de notre école avec un pote de pote (rhaaaa les histoires d’école, surtout en milieu parisien, que de bonheur….) Et au fil de son récit, elle s’arrête. Pour se rendre compte que l’homme dont il est question, et qui a eu une histoire de quelques mois avec cette fille (que nous nommerons Lucie par souci de clarté), cet homme (que nous nommerons Antonin par souci de clarté) est un « ex » à moi. Notez les guillemets, ils sont importants.
Alors Antonin, qui est-ce? Un pote de pote, bien sûr, comme toujours… Mais pas n’importe quel pote et pas n’importe quelle pote. Lui, c’est le meilleur ami de celui que ma plus proche amie d’école fréquente alors. Et pour ces raisons, on s’est retrouvés souvent dans une situation de type A parle avec B, B drague A, A et B sont en phase pré-coïtale,donc C n’a qu’à échanger vannes et blagues avec D, ce serait quand même plus convivial après tout. D, c’est-à-dire Antonin est naturellement convié à l’anniversaire de C, c’est-à-dire Marine, votre aimable narratrice. Par un enchaînement de circonstances que je ne saurais retracer ici (mort à la téquila paf), Antonin se retrouve à dormir dans le lit de Marine. Dormir, oui. Marine se couche elle aussi. Dans le même lit. Une place. Bon, ben ce qui devait arriver arrive; mais pas exactement, c’est-à-dire qu’on sort ensemble, il y a mélange salivaire, échange de fluide, mais guère de fornication. Mon explication perso a posteriori, c’est que j’étais trop bourrée. Mouais. Quelques jours après, j’apprends qu’en fait il a une copine. Depuis longtemps en plus, le bougre. Je suis piquée au vif, vexée, et pour passer outre, je m’efforce d’oublier cette affaire et naturellement de tout nier en bloc. Quelques semaines plus tard, le même mâle testiculé et testostéroné a dû se souvenir que je dormais dans un matelas dunlopillo de qualité sommeil +++ puisqu’il y revient. Comme une fleur. Je suis couchée depuis au moins minuit (je sais, j’ai pas toujours été rock and roll), en pyjama pas sexy en boules quies (j’habite alors sur une avenue passante), et tout et tout. Arrive quelqu’un qui me pousse (dans mon lit nan mais je rêve!) et s’allonge à côté de moi, pour dormir qu’il disait. S’ensuit le même manège qu’à mon anniversaire, encore une fois, échange de fluides, etc. mais pas brouette. Sauf que pour mon debriefing perso, après, j’ai pas le prétexte du « j’étais trop bourrée », vu que je m’étais couchée sur une tisane et un bouquin. Rien. Nada. Niente. Et c’est pas faute d’avoir essayé de son côté. Mais j’ai tenu bon. J’ai pas cédé. Pas cédé? Bizarre, non? Ce gars m’attirait pourtant. Le même manège s’est reproduit une troisième fois. Une troisième fois, j’ai « tenu bon ». Tenu bon? Bizarre, non? Aujourd’hui, je me demande à quoi j’ai bien pu tenir bon, au final. Ce type m’attirait. Mon dieu qu’il était sexy, quand j’y repense. Une décharge d’hormones sur presque deux mètres.  Je me suis demandé si j’étais frigide. Si j’étais un mauvais coup. Si je craignais de n’être qu’un, pardonnez-moi l’expression, vide-couilles palliatif à une relation à distance. S’il était possible qu’on veuille de moi pour plus que pour une nuit. Je me suis demandé si j’étais trop complexée pour m’exposer à un jugement qui m’aurait fait peur. La vie d’école, c’est mauvais pour ça. Toutes les rumeurs circulent à une vitesse…

Eh bien chers lecteurs, une chose est certaine : aujourd’hui, en fait, je regreeeeeeeette! J’ai pas du tout le coeur brisé, que ce soit bien clair, et je le considère pas précisément comme un ex, mais bon… il reste très fantasmatique, ce jeune homme. Encore aujourd’hui, et je me demande pourquoi j’ai rien fait. Je me dis que ce jour là, j’aurais mieux fait d’avaler mon pyjama, mes draps, de m’attacher les mains pour pas le repousser, bref, je m’arrête là, vous avez saisi l’idée. Je sais pas si je dois en tirer une conclusion à la mord-moi-le-noeud et somme toute un peu banale du type « mieux vaut avoir des regrets que des remords » (ou l’inverse), je trouve ça un peu nul. Désolée pour ceux qui pensaient me donner ça comme conseil, hein. Mais en tous cas, j’en retire deux enseignements, après une longue réflexion (oui, bon, depuis 3 jours en fait).
La première. Si tu as la chance d’avoir sur ta route quelqu’un qui t’attire et que tu laisses passer cette chance, tant pis pour toi. En même temps c’est un risque le premier soir, on sait pas ce qu’on en tirera après, ce que ça nous apportera, ça se tient. Si la personne revient une deuxième fois, c’est une chance/un signe/pas anodin en tous cas. Mais si tu la laisses passer une deuxième fois alors que tu étais quand même attirée, là, tu peux considérer raisonnablement 1/ que tu as un problème, 2/que c’est mort de mort. Que c’est pas la peine de revenir la bouche en coeur 6 mois après en disant « ah, finalement oui ». La vie c’est pas comme le métro. Si tu rates ton arrêt, tu peux pas reprendre le trajet en sens inverse. Il faut aller de l’avant. Sans regarder en arrière si possible. N’empêche, mon Antonin, plusieurs fois, j’ai regretté d’avoir joué les prudes/frigides/neuneus. Mais bon, maintenant, Antonin, d’une, il est célibataire (groumpf), de deux, c’est Lucie qui a pris ma place (en plus je l’aimais pas, cette conne…). Bon, suite logique…

…le deuxième enseignement. Si tes actions t’étonnent toi-même, si tes réactions sont incohérentes avec ce qui se passe dans ta tête, commence à réfléchir sur ce qui influe en profondeur sur tes choix. J’y ai réfléchi, à mon refus répété à Antonin. Si je n’avais pas été immergée dans un milieu somme toute assez nécrosé, je crois que les choses eussent été bien différentes. Le fond de ce problème, ce n’est pas seulement la question regrets/remords, c’est pour ça que je l’élimine d’emblée (malgré les remords, j’ai pas plus agi en conséquence quand la situation s’est présentée à moi). Non. Le fond de ce problème, chers lecteurs, c’était ce qui m’entourait. J’avais cru y échapper, et je me suis laissée bouffer par les codes d’un milieu très particulier, et aux dires de beaucoup très malsain. Dans un milieu où les codes de comportement sont à ce point en porte-à-faux avec l’ensemble de la société, dans un milieu où vivre la nuit, errer le jour, être décadent, tromper sa moitié, jouer sur tous les tableaux sexuels est monnaie courante, quand on a une personnalité plutôt calme et réservée, on peut être facilement happé. Et quand je repense à Antonin, c’est tellement ce qui s’est passé. Je n’ai pas eu peur de lui mais de ce qu’il pourrait raconter sur nous, sur moi, du jugement qu’il aurait. Et ça m’a littéralement bloquée.

Alors je n’ai pas de morale pour cette histoire (mauvaise élève je suis), mais au moins le soulagement d’avoir pu la mettre en mots. Et deux enseignements, quand même, c’est pas si mal, je répète pour les deux pelés qui m’ont pas lue en entier : pas laisser passer trop de fois des occasions, c’est ça qui fait le larron, euh pardon, c’est pas la bonne phrase, non c’est surtout ce qui fait avancer / souvent certains échecs sont finalement imputables à notre malaise dans un milieu qui nous convient peu. Je ne suis pas familière avec cet univers des blogs dont Nina m’a pourtant beaucoup parlé, mais, chers lecteurs, j’étais curieuse de partager cette anecdote, voyons si elle vous fait réagir…

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MSN forever

Puisque vous aimez ça, je vous remets une conversation MSN impliquant Gauthier, Tatiana, Mister Big et moi-même traumatisant notre voisine de blog préférée, LilVirgo!

***********
LilVirgo : Non, je suis à [biiip] ce soir. Bonjour tout le monde!!!!
Nina : Bonjour
Gauthier : Mais pourquoi les gens s’obstinent à vivre dans le tiers monde?
LilVirgo : ben ouais, plus qu’une semaine, et je suis parisienne
Nina : J’étais là : putain, elle est trop forte LilVirgo, elle répond à la question que Gauthier vient de me poser!!!
LilVirgo : putain, mais moi c’est le quart monde à ce stade, en plus
Gauthier : et tu peux pas venir ce soir? si tu veux je te prete le logis….
Nina : Vivement la crémaillère!!
LilVirgo : ben non, je viens de rentrer chez moi et j’encartonne a priori
Gauthier : oui Lil elle est tropforte lol
Tatiana : bonjour les gens
LilVirgo : ça va être mon activité de la semaine, je sens, je vais m’éclater. Ouais je suis trop forte 😉
Nina : Ouaaaaaaaaaaaah, je t’envie… Pas du tout!!!
LilVirgo : bonjour!
Tatiana : je suis un peu a la masse là g trop de travail…:(
LilVirgo : ben ouais, mais en même temps, je retrouve des vieux trucs, c’est marrant
Nina : Moi, je lui parlais déjà avant à Tatiana. Ca peut faire peur aussi
LilVirgo : genre une lettre d’amour écrite par un mec à moi en première année
Nina : « tiens, un short taille 32″…
LilVirgo : le mec s’appelait [biiiiiiiiiiiip!]
Tatiana : et elle etait comment la lettre d’amour ?
Gauthier : lol c possible ça? bonjour Tatiana
LilVirgo : ben elle était naze, mais ça m’a fait marrer
Tatiana : salut !
Nina : Lil, elle sort qu’avec des mecs aux noms de famille pourris
LilVirgo : mais!!!!
Nina : Coucou!
Tatiana : tu m’etonnes ca replonge en arrière
LilVirgo : je l’ai envoyer promener, celui-là de toutes façons
Gauthier : ouais j’en ai plein els cartons chez ma mère des trucs comme ça
LilVirgo : jeter [biiiiiiiip!] pour prendre [biiiiiip!], je me pose des questions sur mes choix, des fois…
Gauthier : des maisl imprimé envoyé par connard d’ex fodré que je les brule tien…
LilVirgo : ah merde c’est vrai! ouarf c’est pas grave, il le prendra bien
Gauthier : tu conné un type qui s’appel [biiiiiiiip]?
Nina : Ouiiiiiiiiiiiiiii
LilVirgo : j’ai même couché avec
Tatiana : mais tu les trouve ou ces mecs ?
Nina : Oh la te-hon!! 😀
Gauthier : mais c pas possible
LilVirgo : mais lui, il en rit pas mal
Gauthier : je suis jaloux
Nina : Je suis sûre que Lil, elle drague sur l’annuaire
Gauthier : me suis jamais tapé un mec qui s’appelle [biiiiiiip]
Tatiana : tu ve un mac qui s’appelle [biiiiiiiip]?
LilVirgo : je te le prête, si tu veuw=x
Tatiana : le laspus mac au lieu de mec….
LilVirgo : il est beau ceci étant
Nina : Oui, on peut pas avoir tous les défauts non plus!!
Gauthier : ben heureusement pour lui. Ca aide à passer la pillule 😉
Tatiana : bon je vs laissepourl’instant faut vraiment que je bosse. mais je vs lirai qd meme je garde la fenetre ouverte
Nina : Oki
LilVirgo : ok, bosse bien
Tatiana : Merci!
Nina : Cette conv est définitivement impubliable, c malin
Gauthier : t pas dispo ce soir Tat’?
LilVirgo : pourquoi impubliable? en changeant un peu les orth
Nina : Oui mais il va comprendre que c de lui dont tu parles
Gauthier : et alors?on s’en fou lol
LilVirgo : ouais on s’en fout
Tatiana : non pas dispo, malheureusement, de tote facon j’ai fait le deuil de ma vie sociale
Gauthier : ok toutes mes condoléances Tat’
[…]
Gauthier : je milite pour que les ados restent des ados. c mignon à cet age tout est grave mais tout est beau. j’adorerai avoir 17 as
LilVirgo : et moi je milite pour que je reste à 24 ans toute ma vie
Gauthier : tu te souviens moumour?
Nina : J’ai la larmouillette
Gauthier : quoiqu’à 17 ans g t obèse… mauvaise idée lol
Nina : Mais en fait, j’aimerais retourner à 17 ans mais avec mon sex appeal d’auj
LilVirgo : moi à 17 ans… j’étais niaise
Nina : Pas forcément mieux
LilVirgo : donc non, trop pas, non
Gauthier : tu l’es plus?
LilVirgo : non, je suis subtile, intelligente et charismatique
Nina : Tu parles à qui??? Oui, moi, je veux être ça à 17 ans
Gauthier : à ta soeur couillasse ben à lil voyons
Nina : Me taper tous les beaux mecs du lycée. Ah, j’ai cru que tu me traitais d’obèse! 😉
Gauthier : le lycééééééééééée
LilVirgo : putain, ouais c’est pas con ça
Gauthier : ça me manque :'(
LilVirgo : y en avait un au lycée, métis vietnamien allemand
Gauthier : mais je parlais de moi qd je parlais d’obèse. mais tu suis? c pas compliqué une conv à trois. c pas comme si c t la première fois
Nina : Oui mais j’ai dit que j’étais pas mieux!!Quoi qu’à 17 ans, j’étais pas tellement obèse mais vu que je m’habillais en XL, dur de voir quoi que ce
soit

LilVirgo : moi je me mets en mode observation,c ‘est pas mal aussi
Gauthier : à 17 ans je pensais que larusso c t de la musique
Nina : Moi, je me taperais tous les mecs dont j’étais amoureuse en secret. Nananère!!
LilVirgo : à 17 ans, je faisais quoi, moi?
Gauthier : je sucerais les mecs sous les douches après le sport 😉
LilVirgo : ah oui : je suis allée voir notre dame de paris
Gauthier : g tjs rever de le faire
Nina : Moi, je vivais dans mon monde
Gauthier : et pis je serais plus pédophile puisqu’ils auront mon age!
Nina : Non, tu serais normal
LilVirgo : tu peux pas le faire aujourd’hui?
Nina : Moi, je serais la star du lycée
Gauthier : ben je fais plus de sport
LilVirgo : sucer les mecs en salle de sport, je veux dire…. ah oui, forcément
Gauthier : (penser à s’inscrire à club med gym)
Nina : Mais le problème, c’est que si je me tape tous les beaux mecs du lycée, je passerai pour la salope de service. Y a des salles spécial gays
moumour

LilVirgo : ben oui, c’est bien ce qui me semblait
Gauthier : ben ça changera pas trop de ce que tu es alors
Nina : CONNARD TA MERE!!!
Gauthier : je sais on appel ça des baisodrome. il fo qu’il y é un peu de compet.sinon c aps interessant genre « gay ou pas gay? »
Nina : (merde, moi qui disait que la conversation redevenait un peu publiable)
Gauthier : ça m’amuse moi. ma mère va bien
LilVirgo : moi je crois que je me suis tapée aucun mec au lycée, c’te honte
Nina : Moi non plus. Je crois pas, j’en suis sûre
Gauthier : moi deux filles (HOOOOOOOONTE)
Nina : Faut dire que tout le monde m’appelait « Phoebe », ça vous donne une idée de l’ovni que j’étais
LilVirgo : oui, moi aussi, le « je crois » c’était pour faire style
Gauthier : dont une qui a tenté de m’expliquer où été le clitoris
LilVirgo : ouah!
Gauthier : je cherche tjs
Nina : Je me baladais avec mes T-shirt « starmania » ou « X-files ». Je voulais être chanteuse
LilVirgo : ça pitié, publie-le
Nina : Ouais!! Samedi prochain
Gauthier : NON JE REFUSE. et puis merde j’assume
LilVirgo : moi j’étais promod de la tête aux pieds, l’option personnalité non incluse dans les fringues. oui, assume bordel
Nina : Tu sais, moumour, y a des hétéros qui n’ont tjrs pas compris où c’était. Ni qu’il ne fallait pas appuyer dessus comme un malade
Gauthier : moi gauthier, 25 ans, pédé de son état, j’ai déjà fait un cuni explorateur « plus à droite, plus haut, plus bas, voilààààààààààààààà c
lààààààààààà ».eurkh.quand j’y pense…

LilVirgo : y a une citation de sex and the city sur ça
Nina : C PAS UN JOYSTICK
LilVirgo :’it’s my clitoris, not the sphinx!! »
Nina : Oh, l’autre soir, j’ai rêvé que je couchais avec une fille
Gauthier : oui ben ça je pourrais je resservir à des mecs qui me sucent « non si tu tire dessus tu va pas partir avec! c fragiiiiile »
Nina : Enfin, non, on se faisait des câlins et elle me tripotait
LilVirgo : c’était bien?
Gauthier : et alors?(elle va finir tartopoil addict l’autre)
Nina : Oui, c’était bien. Sauf que la fille, elle est partie vomir après, je sais pas si je dois pas mal le prendre…
(Mister Big rejoint la conversation)
Gauthier : elle est là la grosse? Prends le mal
LilVirgo : c’est qui londres J-5?
Nina : Il est marqué absent.N’empêche qu’elle avait la peau toute douce
Gauthier : mister big
Nina : C’est Mister Big
LilVirgo : d’accord
Nina : Voilà
Gauthier : normal c une fille
LilVirgo : parce que [adresse MSN de M. Big], ça me parlait pas trop, j’avoue
Gauthier : une fille c doux et confortable. mais les mecs peuvent l’être aussi
Nina : Y a des filles qui ont des peaux pas douces, je suis sûre. Moi, la mienne est douce car j’utilise l’huile précieuse de Nuxe
LilVirgo : trooooop bien nuxe!
Nina : Oui, le beau mec que j’ai eu début oct, il avait la peau merveilleusement douce
Gauthier : « moi pour ma peau j’utilise mir laine machine »
LilVirgo : ben ma [biiiiip], il avait une putain de peau douce
Gauthier : JE LE VEUX JE LE VEUX. je veux enculer un mec qui s’appelle [biiiiiiiip!]
Nina : Nuxe, ça sent bon, c ma mère qui m’a appris ça. Moi, je veux coucher avec Wenworth Miller, chacun ses fantasmes
LilVirgo : mais que fait la police!
Gauthier : oui ben on se demande
Nina : Moi, je veux un slave!!
LilVirgo : ben il se tape mariah carey dans deux clips
Nina : C définitif. AH non beurk!!
LilVirgo : moi je veux un mec beau et connu
Gauthier : g eu une alarme qui a sonné de 22h30 à au moins 9h ce matin dans mon quartier
LilVirgo : j’ai décidé ça, là. effectivement, on se demande, du coup
Nina : Wenworth, il est connu et il est trop beauuuuuuuuuuuuuu
Gauthier : oui ben moi je veux prendre en tournante ben affleck et matt damon mais je me tape un brésilien expat’ à londres hein. on fait pas ce qu’on veut
dans la vie bordel!

Nina : Moi, je veux un Slave. L’autre jour, à l’expo sur la Bulgarie, tout le monde parlait bulgare, j’ai trouvé ça classe
LilVirgo : ouais la vie est dure…
Gauthier : c scofield?
Nina : Oui!!
LilVirgo : oui c’est scofield
Nina : Il est beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
Gauthier : scofield c ou il veut quand il veut
LilVirgo : oui et avec tes fantasmes sur le russe…
Nina : A Tlse, y a le vendeur de mangas qui lui ressemble. Oui, c beau le russe. C viril
Gauthier : il me prend, il me jette sur le lit, il m’insulte, il me crache dessus, il m’encule à sec, il me jette comme la pire des merdes LE PLUS GRAND KIFF
DE MA VIE!

LilVirgo : c’est qui qui te fait ça?
Nina : …
Gauthier : scofield lol
Nina : Ah non, Scofield, il est tendre. Mais il sait être viril quand il le faut.
LilVirgo : d’accord, parce qu’entre lui, matt damon, ben affleck et ke brésilien, j’avoue, j’étais perdue
Gauthier : mon brésilien il est tendre
Nina : Je suis sûre qu’il a la peau douce. je veux des câliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiins
LilVirgo : en même temps, moije pense pas
Nina : Si, avec tout le maquillage qu’on lui applique sur le corps, je m’imagine lui mettre du lait hydratant dessus. miam
LilVirgo : oui, alors, la partie niaise de la conversation, tu censureras, hein [je l’ai fait!!]. putain, mais je veux être in love, moi!
Nina : Moi aussi
LilVirgo ; tu parles pas anglais?
Nina : Le portugais, c pas mal comme langue aussi. Ils sont beaux les portugais
Gauthier : yes of couRse
LilVirgo : foutchbooool brazilll
Nina : Non mais y en avait un dans le reportage de Yann Arthus, j’en aurais bien fait mon 16h. Et mon 18h, mon 20h, mon 22h…
LilVirgo : merde j’ai pas regardé
Nina : C’était bien, y avait même des loutres!!!
LilVirgo : ah oui c’est pour ça que j’ai pas regardé, alors
Nina : J’adore les loutres!!
Gauthier : espèce de loutres addicted va
Nina : Oui, j’assume
LilVirgo : nina loutrophile
Nina : Mon prochain mec,je l’appellerai ma loutre
Gauthier : en fait ce qu’il me faudrait (parlons de moi parce que j’aime ça)
Nina : (et là, je perds tous mes prétendants)
LilVirgo : je doute qu’il apprécie la chose
Gauthier : c un boulot et du temps pour aller le voir la bas
Mister Big : Bon, là, ça peut plus durer…
Gauthier : voilà on peut passer à aute chose
Nina : S’il m’aime, il aura pas son mot à dire. Et s’il m’aime pas non plus
LilVirgo : il est riche?
Nina : Aaaaaaaaaaaaaaaah, he’s here!!
Gauthier : lol ‘jour la grosse 😉
Mister Big : mdr! je jouais aux fantomettes!
Nina : Ladies et gentleman, the only one, Mister Big!! *clap clap clap*
LilVirgo : bonjour [pseudo MSN de M. Big], que je ne connais pas en vrai
Mister Big : j’étais là depuis le début, mais c marrant de vous voir papotter… 😉
Nina : Moumour, il parle boulot alors qu’on parle de mecs. Ah vous vous connaissez pas????
Gauthier : genre t’écoute au portes? c pas poli ça….
Nina : Mais c imposssible ça
LilVirgo : bah si
Gauthier : ben non ils se connaissent pas
Nina : Il va falloir réparer ça!!
Gauthier : ouép
LilVirgo : bah ouais
Gauthier : tu fé quoi Lil pour le reveillon? lol
Nina : Moi, je veux un mec tendre et viril à la fois. On sait même pas ce qu’on fait, nous!!
Gauthier : on le fait chez Mister Big
LilVirgo : hahaha, je sais pas encore
Nina : Si on bosse moumour, on risque d’être sur Paris
Gauthier : mais non le chomage nous va si bien
LilVirgo : dans une semaine chuis parisieeeeeeeeeennnnnnnnee!!!!
Gauthier : j’vois pas pk ça cnahgerais
LilVirgo : pardon, l’émotion, l’hystérie est revenue
Gauthier : welcoooooooooooooom darling
Nina : Moi,j’aime pas le chômage
LilVirgo : putain, hier j’ai revu mon coloc de lyon,
Nina : C quand la crémaillère?
Mister Big : Pouffiasse? tu veux finir seul, dans ta maison de retraite, sans personne, aucune attache? seulement les petits enfants de ton frères qui viendront
juste s’assurer 1 fois par an qu’ils sont tjrs ton héritage? Non? alors tente avec ton Brésilien… et arrete de faire le gosse! meme l’enfant gaté pourri je dirais!!!

Gauthier : je m’emmerde moi c clair
Nina : Tu inviteras des beaux mecs??
LilVirgo : ça faisait presque deux ans que je l’avais pas vu, qu’est-ce qu’il était beau quand même
Gauthier : merci de votre intervention Mister Big
Nina : Tu me le présentes??????
Gauthier : on vous rappellera
LilVirgo : ben ouais, si j’ai l’occasion. il a une meuf
Mister Big : (bon, le cas de Gauthière, c fait… suivante!)
Nina : C un détail, ça!! 😉
LilVirgo : mais la bonne nouvelle, c’est qu’il a un jumeau
Gauthier : je ve le jumeau
Nina : Non moi. J’ai dit en premier
Lilvirgo : HEHO!!!
Gauthier : toi t lesbienne maintenant alors chut
LilVirgo : c’est moi la coloc, dans l’histoire, bordel!
Nina : D’abord, il est hétéro le jumeau. Non, j’ai rêvé UNE fois que je faisais des câlins avec une nana à la peau douce
LilVirgo : enfin, je dis ça, pendant 8 mois, j’aurais pu me le taper
Mister Big : Nina, c’est pas parce que je suis 100% fidèle et que Gauthier se voit déjà en couple qu’il faut prendre le relais et baiser avec tout ce qu’il
passe! on te parle d’un mec, ayé, tu veux le manger!!!

Gauthier : toi tu as eu ta chance maintenant c pour les copines
Mister Big : attend te voir sa tete avant!!!
Nina : Non, je veux tomber amoureuse. Lil, elle a dit qu’il était beau. Je veux trouver le futur père de mes enfants!!
Gauthier : moi aussi
Nina : Enfin, au moins, un mec avec qui je reste plus de 15 j quoi
Gauthier : mais je comprends pas pk ils tombent jamais enceinte
Nina : Que je puisse présenter à ma maman qui commence à s’inquiéter pour moi
Gauthier : pourtant j’yu met tout mon coeur. et le reste…
Nina : Chanceux!! Moi, tous les mois, je suis contente quand j’ai mes règles
Mister Big : tu veux devenir la nouvelle boite-à-baise (boite à foutre, plutot, qui est le féminin de boite -à-baise…) du blog? 😉
LilVirgo : merde la seule photo de lui, il a l’air d’un terroriste
Nina : Même avec les capotes. Et puis avec toutes ces histoires de déni de grossesse, _ça me fait flipper
Gauthier : fé péter
Nina : Il parle slave?
LilVirgo : en plus, il va vous plaire, lui aussi il a un nom rigolo
Mister Big : hector?
Nina : Dis, dis, dis!!
LilVirgo : guillaume
Gauthier : c quoi.?
Mister Big : jean-marcel?
LilVirgo : [biiiiiiiiiip encore un nom de famille à la con!]
Mister Big : mdr! c tout? pfff… 😉
Nina : Bon, je l’épouserai pas
Gauthier : mais tu els collectionne!!!!!!!!
Nina : GUillaume par contre, c pour moi
LilVirgo : oui c’est vrai
Mister Big : « Nina [biiiiiiip] »? pas mal… 😉
LlVirgo : tu pourrais l’appeler nicolas sur le blog
Gauthier : atta elle nous parlé de ces mecs tout à l’heure yen a un c [biiiiiiiiip!] qd mm. et l’autre c quoi?
Nina : Ben oui, c logique
LilVirgo : d’ailleurs, je crois que son jumeau s’appelle nicolas
Nina : [biiiiiip]
LilVirgo : putain, le bordel
Nina : Dingue!!!
Gauthier : j’adoooooooooooore
Nina : Si c pas un signe que c l’homme de ma vie, ça! Il vit sur Paris?
LilVirgo : paris [biiiiiiiip)
Gauthier : il est pour moi 😉
LilVirgo : mais là c’était y a 4 ans
Gauthier : c mon voisin
Nina : Non, il a dû déménager depuis.ET IL EST PAS PD ET TOI T AS DEJA UN ROUDOUDOU
Mister Big : sans transition: le dernier jeu sortie par la Francaise Des Jeux: le Scrabble à gratter! (ok, aucun rapport,. c’est juste que je viens de voir la
pub à la télé!)

Lilvirgo : mon nouveau pseudo sera madame claude
Nina : Je savais même pas pour la française des jeux
Mister Big : Nina, des hétéros, on en a enculé plus que toi, alors on sait de quoi on parle… lol
Nina : Oui, Virginie, case tes copines!: Moi, si tu veux, j’ai un obsédé à gros zizi en rayon pour toi
Gauthier : ça tombe bien tu voulais faire un scrabble hier ;). vi ça c vrai d’abord!
Nina : Moi, j’ai jamais enculé personne
Gauthier : c mes préférés. putain g une montée d’hormones moi d’aillers là
Nina : Oui, Gauthier, il a même pas de scrabble chez lui. Moi aussi, je vais finir par rappeler [biiiip] gros zizi
Gauthier : ouais honte à moi. bon les z’enfants je v aller plier mon linge qui seche dans la baignoire puis prendre une douche
Nina : Moi, je dois faire du ménage
Gauthier : et pis je reviens
LilVirgo : putain, je me barre deux seconde, je reviens, Nina dit « j’ai jamais enculé personne »
Gauthier : Nina c bon pour 20h à la cantine?
Nina : J’ai l’impression que c tard, foutu décalage horaire. Ouais
LilVirgo : c’est qui [biiiiiiiip]?
Nina : Il fait peur ton mec, Lil
LilVirgo : je le connais pas, moi!
Nina : [biiiiip] gros zizi, Laurent sur le blog. Bon, il fera juste que te ramoner mais il a un gros zizi. Ce qui est chiant, c’est qu’il est un peu
passif

LilVirgo : ouais ben non, alors. un mec serpillère, bof, je veux du sensass moi
Nina : Argggghhhh, je n’ai rien d’autre en rayon…
Mister Big : mdr! genre il s’allonge sur le dos et il te laisse t’embrocher dessus… cool… ca fait du sport aussi! 😉
Nina : C un peu ça. Le mec, il a jamais joui autrement que sur le dos. Enfin, avec moi en tout cas (je suis pas sûre que ce soit super publiable,
ça)

LilVirgo : ouais ben je viens d’apprendre qu’un pote a un gros zizi aussi, alors je vais ptêt investiguer par là, plutôt. mais si mais si (niark)
Nina : Ah, les gros zizis, que de souvenirs émus!!
Mister Big : oui… je me souviens, moi a ussi… la dernière fois que je suis allé pissé, par exple…
Nina : Ben, toi, t’en as un sous le nez tous les jours!! 😉
LilVirgo : (et si je dis pas ‘moi aussi’, je passe pour une loseuse, ce serait con quand même)
Nina : Ben, tu sais, un gros zizi, ça fait pas tout, encore faut-il savoir s’en servir
LilVirgo : beh ouais
Mister Big : dans la bouche de qqu’un, y’a pas grand chose à faire avec un zizi… si ce n’est le remercier avec qq CC de sperme… 😉
Nina : Ben, si, y a des mecs qui adorent me défoncer les molaires avec leur bite. Ca m’énerve ça. Il a un oncle dentiste ou quoi???
LilVirgo : oui, mais bon, sans vouloir faire la fine bouche, une grosse ET vaillante, ‘fin voilà, quoi
Nina : Oui, ça, c l’idéal… SOUVENIRS EMUS
LilVirgo : ouais, alors le vrp colgate, je refuse
Nina : Moi aussi. La fellation, c moi qui gère. Et mes molaires n’ont pas besoin d’une auscultation pénissale
Mister Big : ben faut savoir! en gros, faut que le mec ce mette sur le dos et se laisse faire…
LilVirgo : ou le mec qui t’appuie « délicatement » sur la tête,…. trop classe
Nina : Oui, c parfait ça. J’aime pas qu’on m’appuie sur la tête, non plus. En général, moi, le mec fait ça, je m’arrête (il a le droit de me caresser les
cheveux par contre)

LilVirgo : pareil
Nina : Moi quand on me fait un cunni, j’appuie pas sur la tête!!
Mister Big : en meme temps, si t’as besoin d’appuyer sur sa tete pour qu’il prenne ton clito en entier dans sa bouche, je m’inquièterais pour toi!
LilVirgo : et alors puisqu’on parle de langue, moi faut que je bosse mon néerlandais pour demain
Nina : Oui, ahahahahah. Moi, quand un mec me fait une gâterie, je le laisse faire, je savoure
Mister Big : moi pareil! 😉
Nina : Je devrais m’inscrire en cours de russe, tiens
Mister Big : moi le japonais… 😉
LilVirgo : ça te permettrait de rencontrer du slave
Nina : Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. C carrément l’idée
LilVirgo : moi l’homme venu du nord, j’avoue qu’il me fait moyen rêver, mais faut que je m’y mette, là
Nina : Le néerlandais, j’aime moins
LilVirgo : c’est la langue la plus laide du monde je dirait
Nina : Ou alors un scandinave, j’irai vivre chez eux car le modèle social scandinave, il est pas mal
Mister Big : le slave, c pas top…
Nina : Sortir avec un scandinave, c’est un choix politique
Mister Big : oui… et la météo, idéale… 😉
Nina : Non, c cool, en Suède, en hiver, il fait nuit à 15h
LilVirgo : moi faut que je me tape un hollandais, mon avenir professionnel en dépend
Nina : Donc tu passes plus de temps au lit, mouarffffff
LilVirgo : fait chier, quand même
Nina : j’en connais pas de néerlandais. Moi, faudrait que je me tape un rédac en chef, mon avenir en dépend! 😉
LilVirgo : c’est cool, j’échappe à la promo canapé, j’ai appris hier que mon tuteur à (fac de LilVirgo) est pédé
Nina : La chance!! Remarque, y en a certains avec qui la promo canapé serait un plaisir!!
Mister Big : j’ai tjrs dit: tant qu’à coucher, coucher utile!
LilVirgo : ouais mais ça gâche le truc quand même, sans vouloir être à cheval sur les principes. non, moi tant qu’à coucher dans mon boulot, j’espère que mes élèves seront beaux
Mister Big : si tu appelles une bite « un principe », ca gachera rien… 😉
Nina : Oui, mais moi, si je couche pour réussir, ce seraqu’avec un beau mec… avec qui je coucherai même sans promo à la clé
LilVirgo : bien vu!
Nina : Mais vu que ce sera toi la prof, c toi qui choisira tes élèves amants!! Putain, je veux être prof!
LilVirgo : ben ouais!
Gauthier : lefroid n’est pas morte. elle m’appelle à 19h pour me dire si elle nous rejoins
Nina : Cool
Gauthier : elle vous fait des bisous
Nina : Ah, ce serait bien
LilVirgo : putain, fait chier que je sois pas là
Nina : Moi, mon rêve, c’est qu’à 50 ans, je sois suffisamment canon pour me taper des petits jeunes
Gauthier : ben vient!
LilVirgo : pouviez pas faire votre resto dimanche prochain?
Gauthier : et tu dors chez moi g t dis
Nina : Lil, avec nous, Lil avec nous!! Le WE prochain, y a mes parents
LilVirgo : (remarque que dimanche prochain, je serai en post-cuite…)
Nina : Quoi tu fais la fête sans nous???
Gauthier : alcoolique
Nina : Mais honte à toi!!!
LilVirgo : ma meilleure amie se barre un an à fidji
Nina : Elle se garde ses potes beaux mecs pour elle. Ah oui, bon, ça justifie
LilVirgo : je dis adieu à [son bled]
Nina : C zémouvant
LilVirgo : non, c’est que des meufs. les beaux mecs, je les ai vus un peu hier
Nina : Et alors??? Il paraît que je suis bi, moi, maintenant. Et même pas tu nous as invité???
Gauthier : bon v prendre ma douche cette fois
LilVirgo : j’abais un pédé très bien en magasin, d’ailleurs, et j’ai appris juste hier qu’il était maqué
Gauthier : bisous m’sieur dames et autre
Nina : Moi, j’écoute la musique
LilVirgo : ben non, c’était pas chez moi
Nina : A tout à l’heure
LilVirgo : bisous!
Mister Big : et moi finir de lancer ma lessive! 😉 à toutes les fifilles! 😉
Nina : Moi, je réponds à mes comms et faudrait que je fasse le ménage
LilVirgo et moi je vais faire mon néerlandais!
Nina : Il est 17h28 et il fait nuit, j’ai envie de mourir

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The interview (part 1)

Voici la première partie de l’interview (c’était trop long pour le mettre en une fois) . La suite samedi prochain. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

Pourquoi as-tu choisi Nina comme pseudo ? (Dragoon, Lunelô, Rem)

Alors, c’est très simple. Juste avant d’arriver sur Paris, j’ai lu « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb dans lequel l’héroïne, journaliste, s’appelait Nina. Or elle affrontait un écrivain obèse particulièrement odieux qui m’a fait penser à ma grand-mère. Donc, je me suis un peu identifiée, Nina a fait ce que je ne pourrai jamais faire (ouais, le respect des aïeux). Donc quand j’ai crée ce blog, j’ai pris ce prénom. Je l’aurais crée à un autre moment, j’aurais sans doute choisi un autre prénom.

Ben : Peux-tu me décrire Nina dans 10 ans (pas ce que tu espères, ce que tu crois être ton avenir) ? (famille, amis, job, lieu de vie, …).

Bon, question délicate. Dans l’idéal : je serai enfin journaliste en CDI, peu importe quelle rédaction. J’écrirai des livres aussi, peut-être seront-ils publiés, je sais pas. En tout cas, ce blog sera mort, ça, c’est sûr. Côté vie privée, j’espère que j’aurai avancé aussi, que j’aurai un mec que je retrouverai tous les soirs en rentrant à la maison (soit une vraie maison, soit un appart super classieux) et puis peut-être que ce sera un mec tellement génial que je lui aurai fait des bébés. Mais pas trop quand même. Et puis j’espère que j’aurai toujours Kenya parce que dans 10 ans, elle aura 12 ans, c’est jouable. Et j’aurai arrêté de fumer, aussi. Dans le pire des cas : je serais manager au McDo parce que j’aurais pas trouvé de poste de journaliste et obèse parce qu’à force de bouffer du McDo, hein…Du coup, je serai célibataire, sans enfants mais y aura peut-être toujours Kenya. Evidemment, dans 10 ans, mes parents seront toujours là, je m’occuperai de temps en temps de mes neveux et nièces et le dimanche, j’irai dîner chez ma sœur (ou elle viendra à la maison).

LilVirgo : Est-ce que tu me trouves fabuleuse et belle et intelligente? Ah merde, c’est TON ego, qu’on doit flatter, pas le mien… :p
Est-ce que TU te trouves fabuleuse, et belle et intelligente?

Heu… Bon, intelligente, je sais que je suis cultivée vu que je suis pas mal bibliophage et hyper curieuse. Ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours apprendre, tout le temps, c’est ce qui me plaît. Ca n’en tiendrait qu’à moi, je serais étudiante toute ma vie. Après l’intelligence, c’est relatif. J’ai une bonne logique donc je suis douée avec les chiffres et comme je lis beaucoup, j’ai du vocabulaire. Après, j’ai plutôt une bonne intelligence sociale et émotionnelle mais je suis catastrophique en intelligence spatiale. La géométrie, ça a toujours été mon cauchemar et je me perds tout le temps.

Belle, ben, évidemment, ça dépend des gens, les goûts et les couleurs, hein ! Mais bon, vu les superbes mecs que j’ai conquis dans ma vie, je me dis que je suis quand même pas un boudin !

Et fabuleuse, ouais, carrément !

Quant à toi, tu sais tout le bien que je pense de toi, je dis toujours un truc genre « Lil, je l’adore, elle est super brillante et puis elle se la pète même pas. Et en plus, elle est toute jolie ! ». Bref, heureusement que t’es sympa sinon, je te détesterais ! T’es une Marieke en puissance (private joke).

 

Maître Sam : Quel est ton plus grand regret dans la vie?

Ca dépend des jours… Mais bon, je crois que mon plus grand regret, c’est de plus avoir mon grand-père, j’aurais bien aimé qu’il me connaisse en tant qu’adulte. Parce qu’il aimait beaucoup de choses qui me plaisent aujourd’hui, on aurait eu des tas de choses à se dire. Et comme ça, aller voir ma grand-mère n’aurait pas été un calvaire vu qu’il aurait été là. Je crois que j’écrirai un article sur lui un jour car je l’adorais, mon grand-père.

Mimine : Dans quel pays, lieu ou ville aimerais-tu vivre à part Paris et pourquoi?

Canada, Montréal ! J’ai toujours eu une passion pour le Canada parce que petite, je croyais qu’ils parlaient tous français là-bas et un pays aussi grand qui parlait français, ça me fascinait. Ensuite, j’ai fait une maîtrise sur le sujet et j’adore leur projet de société. Bon, ils n’ont pas leur indépendance mais c’est vrai que leur société est fascinante : un peu américaine, un peu anglaise, un peu française… Puis ils ont des expressions qui tuent ! C’est fou comme on peut parler la même langue à la base mais grâce à des contextes culturels différents, ça devient carrément une autre langue.

Peu importe : Tu comptes tenir ce blog pendant combien de temps ? Et as tu déjà imaginé la gestion de sa fin ?

Je sais quand et comment le blog s’arrêtera mais je n’en dirai pas plus pour le moment, top secret ! Mais bon, je pensais pas qu’il existerait encore aujourd’hui. Il y a des jours où je me dis que je devrais arrêter, mais bon, j’ai une date butoir, je dois tenir jusque là… Mais le blog a encore quelques beaux jours devant lui.

Dragoon : Comment viennent tes termes abordés et où trouves tu tout ton inspiration ?  Qu’est ce que tu aimes le plus dans la vie ? Quels sont tes attentes sur le plan professionnel, dans la vie de tous les jours, dans ta vie amoureuse ?
Si tu pouvais changer une chose dans le monde, qu’est ce que ce serait ?

– Ben, dans mes conversations avec mes amis, en général. Je sors boire un verre entre amis, on parle de tout et de rien et là, paf, une idée d’article ! Je trouve aussi mon inspiration en lisant ou en regardant la télé. Des fois, en rêvassant aussi. J’aime bien me triturer le cerveau, une idée peut naître en voyant des gens dans la rue qui s’embrassent ou même sous la douche.

– Heu… Là, je sais pas, y a plein de choses que j’aime bien dans ma vie et d’autres moins… Disons que j’aime beaucoup les gens qui m’entourent, ma famille et mes amis. Ils sont là quand ça va et aussi quand ça va pas, c’est un socle solide dont j’ai besoin pour avancer. En gros, les bases solides pour construire le reste de ma vie. Si je suis pas équilibrée, j’aurai du mal à avancer sur le plan professionnel et le plan privé.

– Dans ma vie professionnelle, c’est pas compliqué, je veux un CDI ! Dans le journalisme, off course. Je commence un truc très important pour moi et je suis très emballée, j’ai galéré mais mon ciel s’éclaircit. C’est pas encore le grand ciel bleu mais les nuages se dissipent. Dans ma vie privée, je veux un mec, sur Paris, pour changer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je vis mal mon célibat, chaque chose en son temps. Mais c’est vrai que me poser, ça serait super reposant !

– Ohlala, tellement de choses à changer, je sais pas trop ce que je choisirais…Bon, j’éradiquerais la pollution, pour commencer, revivre dans un environnement sain et, cette fois-ci, en prendre soin. Pendant longtemps, on n’a pas eu conscience de ce qu’on faisait à notre planète, on est plus attentifs maintenant donc si on repartait à zéro sur ce sujet, j’ai espoir qu’on ne recommette pas les mêmes erreurs. J’aurais bien dit éradiquer la pauvreté mais il y aura toujours des plus riches et, donc, des plus pauvres.

Lunelô : Si ce site etait un livre: lequel? Et pourquoi?

Sex and the city ! Mais en fait, je n’ai jamais lu ce livre donc c’est un peu hypocrite comme réponse. Puis en plus, je viens de livre un bouquin de Candace Bushnell (Haut de Gamme), la créatrice de Sex and the city et j’ai trouvé ça très chiant. Idéalement, j’aimerais être un livre de Moravia puisque c’est mon auteur préféré mais aucun des livres ne correspond vraiment à l’esprit du blog. Normal, il n’a pas vécu notre époque ! Des fois, je me sens un mélange de « L’ennui », « Désidéria » et « Lui et moi » (même si j’ai pas de pénis). Y a un peu de Virginie Despentes ici sauf que je suis pas du tout trashouille, moi !

Grr : Un futur lointain, imaginons que ton blog s’appelle « les octogénaires ». Quel serais ta vie de grand-mère en 2066 ? Comment conterais-tu ta vie bien remplie de vieille peau, à nous, tes petits enfants ?

Ben, j’espère arriver à 80 ans plutôt en forme, déjà ! (enfin en 2066, j’aurai 86 ans, gloups !). Ma vie de grand-mère, j’espère que je serai avec pépé et qu’on passera des journées bien remplies. Sans courir à droite à gauche, on aura du temps pour lire, discuter, je me mettrai au tricot et tout ça ! Si je suis en forme, je prendrai des cours à l’université du troisième âge et j’écrirai des histoires pour mes petits enfants. Non parce que je suis pas sûre que les gaver de gâteaux soit une bonne chose.

Je leur apprendrai des choses, à mes petits enfants, j’espère que je serai pas trop réac et que je n’aurai pas oublié que je n’ai pas toujours été d’une sagesse exemplaire dans ma prime jeunesse. Mais bon, j’omettrai de dire qu’avant papy, il y a eu pas mal d’autres hommes dans ma vie, faut pas trop leur donner de mauvaises idées ! Ouais, en gros, j’espère que je serai pas anormalement réac et que je deviendrai pas méchante comme ma grand-mère.

Christophe : comment te vois-tu au sein de la francophonie ?

C’te question ! Je suis pas sûre de comprendre le sens de ta question, je vais tenter de te répondre, tu pourras me dire si je me suis plantée ou pas. J’aime beaucoup la langue française que je trouve très riche et j’apprécie d’écrire dans cette langue. J’aime par ailleurs entendre les expressions idiomatiques des autres pays francophones, comme je le disais plus haut au sujet du Canada (enfin du Québec, plus précisément). C’est ça une langue vivante. Après, je suis très chiante au niveau de l’utilisation du français, j’aime pas les fautes et je corrige souvent celles de mes amis. Après, la francophonie en tant que communauté n’a plus beaucoup de poids, en France, on s’en fout. Au Canada, par contre, c’est une vraie philosophie, surtout au Québec du fait de leur lutte indépendantiste. Pourtant, je pense qu’en tant que communauté culturelle, la France devrait plus s’impliquer. Après tout, la francophonie, c’est pas juste la France. En littérature, par exemple, nombre d’auteurs ne sont pas francophones et ce serait bien de les promouvoir un peu plus.

Lambchop : C’etait quoi les réelles motivations de ce blog, à l’origine ?

La gloire ! Non, au début, c’était vraiment pour le fun, un truc crée entre potes pour s’amuser. En tant que journaliste, je n’ignorais pas le phénomène blog mais je pensais pas que tant de gens se passionneraient pour nos vies et nos opinions sur pas mal de sujets. Moi, j’y voyais surtout la possibilité d’écrire avec un outil super facile à utiliser. J’avais un premier site perso sur le net en 2000, le blog était quelque part une continuité, une façon d’assouvir ma frénésie d’écriture. Et de changer de style aussi puisqu’on est loin des romans ou des articles journalistiques que j’écris en temps normal.

Sophie : Ton blog t’a apporté plus de plaisir ou de désagréments dans l’ensemble?

Plus de plaisir, sinon, j’aurais arrêté. Les désagréments que j’ai eu dans la blogosphère ne diffèrent pas de ce que j’ai pu avoir dans la vie, juste qu’il y a plus de gens au courant. J’aime bien écrire, c’est un fait, et savoir que tous les jours, mes écrits vont être lu par un millier de gens, c’est assez flatteur. Non mais c’est vrai, se dire que tous les jours, des tas de gens viennent lire ce que je raconte et débattent des sujets que je lance, c’est passionnant. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog, je suis même tombée amoureuse grâce à lui. Une petite communauté s’est créée, elle évolue beaucoup mais des gens se sont rencontrés en dehors, y a même un couple qui s’est crée grâce à lui. Il m’a par ailleurs beaucoup aidé pendant ma période de chômage où je n’allais pas bien. Des tas de gens m’encourageaient, étaient derrière moi et ça m’a aidé. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera.

Maître Sam : Es tu heureuse dans ta vie actuellement?

Globalement oui. Evidemment, je n’ai pas tout ce que je désirerais, comme pas mal de gens mais rien ne me mine. Bon, je suis pas amoureuse mais ça viendra. Après, pour le boulot, j’ai de quoi faire donc pas de soucis à ce niveau-là. Côté santé, ça va bien aussi, ça fait longtemps que j’ai pas été malade (alors que pendant ma période de chômage, j’étais malade une fois par mois). Côté entourage, à part quelques anicroches, ça va bien aussi. En ce moment, je raconte des tas de gens fascinants avec qui je parle de beaucoup de sujets et ça fait drôlement du bien ! Bref, oui, je suis heureuse.

Mister Fish : Donnes moi les 5 rôles que tu aurais aimé interprété, soit au cinéma, soit au théâtre, et pourquoi …

Aïe, la question ! Je ne suis pas cinéphile donc je vais répondre les premiers rôles qui me viennent à l’idée mais je sais pas si je répondrai la même chose plus tard !

– Cécilia dans l’Ennui, ne serait-ce que parce que tourner des scènes de sexe avec Charles Berling, je suis à fond pour ! Puis c’est le premier livre de Moravia que j’ai lu et comme j’ai adoré, j’en ai lu plein d’autres depuis.

– Clare dans 6 feet under. Ok, c’est une série mais je l’adore et Clare, c’est un personnage génial : complètement paumée, rebelle mais pas méchante, finalement. Puis elle se tape des beaux mecs, en plus. Et c’est une artiste et ça, forcément, ça me plaît.

– Le rôle de Juliette Binoche dans Fatale, Anna, parce que j’ai aimé tant le film que le livre, il m’a remué les tripes.

– Kitty dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Ou n’importe quel rôle féminin dans une pièce de théâtre romantique parce que j’adore mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit.

– Rita/Camilla dans Mullholland Drive car ce film est tout simplement énorme et qu’elle a un putain de sex appeal même si le rôle de Betty/Diane doit être plus dur à jouer.

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Je baise donc je suis… ?

Dans notre entourage, nous avons tous la personne qui ne se lasse de nous raconter ses exploits sexuels, en long, en large et en travers, nous énumérant avec plaisir les détails scabreux. Au mieux, c’est gênant, au pire, c’est franchement insupportable…


 Souvenez-vous, la nympho ex-copine d’Anne dont je vous avais parlé, celle qui arrive et qui lance : « ouah, j’ai testé la sodomie, c’est trop génial ! ». Mais qu’est-ce qui peut pousser une personne à annoncer un truc pareil à une tablée dont elle ne connaît qu’une personne ? De la même façon, Guillaume mon ex m’avait parlé une fois d’une fille qu’il connaissait à la fac (avant que je n’arrive, ouf !) qui racontait tous les détails de sa folle vie sexuelle avec son copain, genre « ohlala, on l’a fait dix fois ce week-end dont une fois sur la table basse, une autre dans la salle de bain… ». Il m’a expliqué qu’il a rompu les liens avec cette demoiselle le jour où elle a raconté que pendant que son copain baisait une nana dans la chambre, elle s’était faite attraper par le chien. Là, j’avoue que je n’étais pas là quand cette fille a raconté ça mais j’ai parfaitement compris pourquoi il l’avait viré de son entourage…

Pourquoi les gens se mettent à raconter en détail leur vie sexuelle ? Honnêtement, parler sexe, c’est plaisant, j’aime bien, mais je parle de sexualité, pas de ma sexualité… Je me vois mal expliquer le plus naturellement du monde que mon brouetteur m’a fait ci et ça puis ça et là, j’ai joui comme une folle. Déjà, je trouve ça très prétentieux de penser que les détails de ma vie sexuelle puisse intéresser les gens. Parler de sexe en général, oui, parler de sexe pour révéler toute une intimité, non. On s’en fout de savoir que Paul et Stéphanie pratiquent régulièrement la position dite du ciseau maltèque sur la table du salon… D’ailleurs, après, on sera bien dégoûté à chaque fois qu’on mangera sur cette fameuse table. De plus, raconter les détails croustillants de mes ébats, c’est, quelque part, trahir la confiance de mon partenaire. Il y a quelques années, ma sœur fréquentait une pintade finie et une autre nana. Bon, il y eut un gros clash entre elles trois, ma sœur d’un côté, les deux autres de l’autre. Ma sœur fut victime de quolibet, elles la surnommèrent « PQ », sans que
personne ne comprenne pourquoi et leur classe (école de commerce, quand même, on n’était plus au collège) était divisée en deux. Bref, pendant cette gue-guerre ridicule, les deux étaient très complices au point qu’elles se racontaient tout. La fille plutôt sympa mais naïve et influençable calquait sa vie sexuelle sur celle de l’autre pintade au point qu’un soir, elle voulut mesurer le sexe de son petit ami pour comparer avec celui du copain de ladite pintade… Alice nous racontait donc ça lors d’un repas dominical où Guillaume était présent, moi, je m’esclaffais : « Mais qu’elle est conne ! ». Après le repas, Guillaume me dit : « tu sais, j’espère que tu parles pas comme ça à tes copines de ce qu’on fait tous les deux, ça me gênerait… ». Honnêtement, je n’ai jamais su combien mesurait le sexe de Guillaume ni d’aucun de mes amants vu que je me suis jamais amusée à mesurer mais je vois pas ce que ça pourrait amener au débat de déclarer : « mon mec a un pénis de 20 centimètres ! ». Au mieux, j’ennuie les gens en ma présence, au pire, ils me prennent pour une mytho (mais ça existe un pénis de 20 cm et même plus !).

Evidemment, je raconte parfois des anecdotes amusantes comme la fois où Guillaume et moi étions en pleine action dans ma chambre chez mes parents, nous étions seuls dans la maison… Tout à coup, la porte s’ouvre et grince, raaaaaaaaaah ! On stoppe tout, on se bloque et… ben, c’était juste un courant d’air mais ça nous a beaucoup fait rire ! Bon, voilà, ça, c’est amusant et ça ne dérange personne. J’en ai plein mes tiroirs des anecdotes comme ça mais là n’est pas le sujet de l’article.

Alors pourquoi des gens se sentent obligés de tout nous raconter, ne nous épargnant pas le moindre détail sordide ? Est-ce par obsession du sexe ? Non, je ne crois pas : je connais des gens qui ont une sexualité riche mais qui racontent succintement. Prenez Gauthier, par exemple : si vous relisez ses articles sexuels, vous remarquerez qu’il ne s’étend pas sur les détails et nous lui en sommes tous reconnaissants ! Donc ce n’est pas ça… Alors quoi ? Est-ce un relent de l’adolescence ? Vous savez, à l’adolescence, il y a une espèce de phase où pour être « in », faut parler cul, tout le temps, sinon on est relégués dans la case « coincée du cul ». A l’adolescence, où l’on cherche désespérément à informer la terre entière que « on l’a fait ». Je me souviens d’une fille que je n’aimais pas du tout en terminale qui était avec moi en cours d’italien. C’était de la pintade pur jus, celle-là, une vraie de vraie, genre la fille qui est au bord de la crise de nerf parce qu’elle a perdu son miroir de poche et qui se repeigne en examen (véridique pour les deux). Donc un jour, nous attendions la prof d’italien qui ne venait pas, pour changer, quand pintade première se mit à hurler : « Oui, moi, ma pilule, je la mets sur ma table de nuit pour pas oublier ! ». Avec Cécile, on se regarde et on se met à hurler : « Et tes capotes, tu les achètes où, toi ? ». Foutage de gueule ? Oui, complètement, surtout que j’ai appris plus tard que la pintade était, à ce moment-là, vierge…

Ainsi donc, parler de sa sexualité serait une façon de montrer que nous sommes libérés, loin des tabous de certaines franges de la société ? Peut-être mais je ne suis pas sûre… Il y a, certes, une certaine volonté d’appartenance : je vais parler cul à des gens qui m’ont l’air branchés sur le sujet pour intégrer leur bande. Ceci étant, parler sexe, c’est bien mais on aime bien changer de sujet, de temps en temps. Avec Gauthier, on parle politique internationale, avec Anne, boulot, avec Lucie, de nos perspectives d’avenir… Bref, une personne qui ne me parlera que du cul risque de m’ennuyer très vite. De la même façon, les personnes qui font en sorte qu’on ait l’impression que leur vie ne tourne qu’autour
du sexe, qui passent leur vie à traîner dans les sex shops, de regarder des films X… et qui nous le racontent au cas où on n’aurait pas compris, ces personnes qui devraient se balader avec un T-shirt : « j’aime le sexe » pour qu’on comprenne bien l’idée, ces gens-là me fatiguent vite. Oui, le sexe, c’est agréable, c’est super… Mais y a pas que ça non plus donc change de disque… Et arrête de nous faire croire que tu adores ça, on va finir par trouver ça suspect…

Mais je crois que l’explication ne réside pas là. Souvent, les gens qui ont une vie sexuelle débridée et qui en parlent à longueur de temps sont des gens peu sûrs d’eux… C’est du moins l’impression que j’en ai. Et si ce n’était pas « je baise donc je suis » mais « je baise donc je plais » qu’il faut dire ? Là, je crois qu’on touche un point essentiel. En parlant à tout le monde de sa sexualité, la personne prouve qu’elle plaît à qui en douterait : « ouais, ok, je louche peut-être et j’ai les
pieds palmés mais je me suis tapée trois mecs en une semaine, tu peux en dire autant ? » Heu… non mais en même temps, je trouve ça pitoyable de le clamer à qui veut l’entendre ! De plus, je ne crois pas qu’avoir une sexualité débridée avec un tas de mecs différents soit une garantie de notre beauté ou de notre sex appeal… Beaucoup de filles ont une réputation de
« chaudasse », entretenue par leurs discours sur le sexe, d’ailleurs. « Moi, je baise tout ce qui a un pénis ! ». Et bien le jeune homme qui entend ça et qui n’a pas vu une femme à poil depuis quelques temps va lui sauter dessus sans se poser de question ! Est-ce qu’elle lui plaît ? Peu importe, une fille comme ça veut juste se faire tirer : une fois utilisée, on la jette, on s’en fout. Personnellement, c’est pas quand je passe la nuit avec un type qui cherchais avant tout un coup à tirer que je me sens la plus belle. C’est plutôt quand mon partenaire attend de moi un peu plus qu’une simple brouette, que ses sentiments pour moi sont sincères. Là, oui, je me sens belle.

Quoi qu’il en soit, si vous êtes du genre à raconter votre vie sexuelle dans les moindres détails, sachez que c’est plutôt gonflant…

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