1984 : Big Brother is watching you

Quand j’ai décidé de parler de dystopie sur ces modestes pages, je me suis posé une question cruciale : était-il nécessaire de parler de classiques que tout le monde a déjà lus ? Il est probable que vous ayez lu 1984 au collège. Ce n’était pour ma part pas mon cas vu que j’avais le choix entre quatre dystopies (Ravage, Fahrenheit 451, le Meilleur des mondes et donc 1984) et j’avais choisi Bradbury parce que… j’en sais rien du tout. Je n’ai donc lu les trois autres qu’une fois adulte. Mais ne pas en parler dans une rubrique dystopie, ce serait un peu comme parler de space operas en ignorant Star Wars. Donc go.

Big Brother is watching you - 1984

L’histoire de 1984, vous la connaissez sans doute : en 1984 (soit 45 ans après la date de publication du roman), le monde est divisé en trois blocs (Oceania, Eurasia et Estasia), nés d’une guerre nucléaire datant des années 50. Ces trois blocs totalitaires se font perpétuellement la guerre, chacun suivant une idéologie somme toute similaire et se battent pour obtenir la domination de l’Antarctique. Dans ce chaos permanent, nous suivons le quotidien de Winston, employé au Ministère de la vérité à Londres où gère les archives et doit effacer de l’Histoire toute trace d’alliance avec l’Estasia. En le suivant, nous découvrons donc les mécanismes de cette société et notamment la surveillance de la population via les télécrans placés au centre du foyer qui servent à la fois de caméra de surveillance et de canal de diffusion de la propagande. Le hic, c’est que Winston n’est pas victime de l’amnésie générale vis à vis du passé et décide donc d’écrire ses souvenirs pour garder une trace de l’Histoire “non officielle”. Par peur d’être démasqué par la police de la pensée qui traquent tous les contestataires, il cache ses pensées à son entourage et se réfugie dans un recoin de son appartement qui n’est pas soumis au regard du télécran. L’Etat paternaliste est incarné par un visage d’homme d’âge moyen et moustachu “Big Brother” qui scrute les citoyens à travers les télécrans. A l’inverse, l’ennemi de l’Angsoc, l’idéologie dominante, est également incarné par un homme, Emmanuel Goldstein dont le visage est projeté quotidiennement pendant les “Deux Minutes de la haine”.

Les deux minutes de la haine - 1984

La surveillance n’est pas que politique puisque les moeurs sont également soumises à des règles strictes, la sensualité et l’amour étant vus d’un très mauvais oeil, il existe d’ailleurs une ligue anti-sexe à laquelle fait partie Julia, que Winston croise et qu’il déteste de prime abord car il la pense espionne de la pensée. Mais non, c’est une réfractaire comme lui et les deux vont se lancer dans une relation amoureuse clandestine. Leur amour les conduira à entrer en contact avec la résistance… qui n’est en fait qu’une émanation de l’Etat. Arrêtés, Winston et Julia se renieront l’un l’autre et Winston finira par épouser inconditionnellement l’idéologie Angsoc.

1984, le film

Déjà, rien que de résumer le livre est ardu et je ne vous ai pas encore parlé de la novlangue, ce dialecte épuré où le vocabulaire est réduit chaque jour un peu plus. Pourquoi ? En gros pour rendre les mots les plus courts possibles pour éviter qu’ils soient pensés avant d’être dit et d’éliminer tout les outils linguistiques permettant de dénoncer la politique du parti. Par ailleurs, la novlangue s’accompagne de quelques sentences paradoxales de type “la guerre, c’est la paix”, martelées à longueur de journée.

1984, pièce de théâtre

Bref la société de 1984 est l’annihilation de l’individu en tant qu’être penseur et sentimental. Le roman se lit hyper facilement et touche pas mal de thèmes qui font écho en moi, notamment la question de la “résistance” à une idéologie, un système politique, mais aussi le déclencheur, qu’est-ce qui te fait basculer dans la réelle résistance. Ici par exemple, si Winston est déjà sur le chemin de la réfraction de par son incapacité à assimiler l’amnésie collective, sa relation avec Julia sera l’accélérateur, ce qui le poussera de l’autre côté.

1984, Julia et Winston

Alors 1984, on en entend parler très régulièrement, je vous parlais d’ailleurs du slogan “Rappel : 1984 n’est pas censé être un manuel d’utilisation” (je vais m’en faire une pancarte, on a quelques petits rendez-vous en septembre) parce que… 68 ans après, on a la sensation de s’en rapprocher chaque jour un peu plus. Tellement que je ne sais même pas par quel bout prendre le truc. Commençons donc par le prisme de l’abrutissement des masses puisque c’était le thème annoncé sur cette série d’articles la semaine dernière. Ici, on n’est pas dans une idée aussi simpliste que dans Albator “les gens y font rien, ils regardent la télé, ils sont devenus cons”, c’est tout un système élaboré mis en place par l’Etat pour déposséder petit à petit les citoyens de tout outil de réflexion, leurs serinant à longueur de journée un discours prémâché. Et c’est là tout le terrifiant : on a d’un côté la bonne idéologie, la version officielle de l’Histoire, mais Big Brother cultive également son côté noir en mettant en scène un ennemi de la Nation et et animant de faux groupes de résistance pour cueillir les réfractaires qui souhaiteraient les rejoindre. Je pourrais écrire des dizaines de romans rien que sur cette idée. Et force est de constater que l’Ennemi est un ressort classique de nos politiques : on a eu les communistes, le FN, les terroristes (aujourd’hui islamistes, hier d’extrême-gauche, demain… je pense qu’on va pas tarder à revenir sur l’extrême-gauche), les dirigeants des pays X ou Y, la finance… ah non, ça, c’était juste un argument électoraliste. On a besoin de l’Ennemi pour fédérer.

Affiche anti communiste

Et alors qu’on nous fait peur aujourd’hui (j’écris cet article vendredi, Dieu seul sait ce qu’il se sera passé quand vous le lirez) sur une grande guerre qui s’annonce à l’Est entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, ce bouquin est terrifiant de réalisme. Surtout sur le point réécriture de l’histoire avec la grande tendance des faits alternatifs chers à l’Homme censé le plus puissant du monde mais aussi la surveillance de masse qui ne semble pas déranger plus que ça car c’est fait au nom de notre sécurité (“la liberté, c’est l’esclavage”) et même la novlangue, surtout en tant que start up nation où on frenglishe à mort sans que ça ait particulièrement du sens. Je sais de quoi je parle, je bosse dans le marketing, je jargonne tous les jours pour impressionner mon auditoire (et, tristement, ça marche). Par contre, sur la novlangue, je vous renvoie à un thread super intéressant croisé sur Twitter pour pas utiliser ce terme à tort et à travers.

jargon

Il manque ASAP

Jargon

1984 n’est pas un manuel d’instruction. Mais je crois qu’il est temps plus que jamais de le (re)lire, ça glace le sang. Moi, je vais essayer de me mater le film, tiens…

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Le complexe de la boîte

Quand je parle de boîte, je parle du fait que je traîne la jambe mais j’aimais bien le titre comme ça, ça fait un peu théorie métaphysique.


Comme tu le sais, petit lecteur, un soir de fête et pas tellement d’alcool, j’ai chu et mon plateau tibial n’a pas beaucoup aimé. Deux mois de convalescence plus tard, me revoici, belle mais pas vraiment fringante. Et oui, je boîte. De moins en moins certes mais j’ai pas la démarche sensuelle et chaloupée façon femme fatale, graouuuuu… Et je me sens totalement transparente par conséquent.


 Comme toute femme, je joue de mon corps pour envoyer des messages de séduction. Le regard par en dessous de mes grands yeux bleus qui pétillent, plein d’espoir et d’attente, ma crinière souple (faut que j’aille chez le coiffeur au passage) et la démarche féline de la femme sûre d’elle. Ben, là, la démarche, je l’ai plus. Quand je me déplace, je suis bancale, la jambe gauche qui traînasse, je lâche parfois quelques grimaces. Mais paie ton sexyness ! Et je ne vous parlerai même pas de la balafre de 13 cm qui me défigure le genou. L’autre jour, je me suis mise en bermuda (c’est plus long qu’un short, ça cache une partie de ma cicatrice), mon manager m’a regardé en plissant le nez genre “aaaaaaaaaaah, rien que de te voir, je souffre”. Enfin, moi, ma cicatrice, je le torture pas mon manager. Non mais voilà, je suis l’Albator du genou, mon modjo est resté quelque part sur les rives méditerranéennes de Provence, au pied du bar où je me suis fracassée le genou.



Or il se trouve que je déteste ces périodes où je me sens transparente, dépourvue de tout modjo. Et encore, heureusement que j’ai ma réserve personnelle de friends with benefit qui me réclament à corps et à cri… Oui, enfin, j’exagère peut-être un chouïa mais j’ai passé deux mois chez mes parents sans une once de romance, de sensualité ou même de sexe alors pardon mais j’ai un peu le droit de m’imaginer que certains d’entre eux ne rêvent que de toucher mon corps et ma peau douce. Oui parce que j’ai peut-être la patte qui traîne et le genou défiguré, je conserve ma peau douce (et ma crinière et mes grands yeux).



Mais le modjo est avant tout un pouvoir psychologique basé sur le cycle de la confiance, cycle vertueux ou vicieux, c’est selon. Quand on se sent au top, le cycle de la confiance est vertueux, on attire les hommes (ou les femmes) comme le miel les mouches. A l’inverse, pas de confiance, on se sent de plus en plus transparente et pouf, le miel devient vinaigre. Magie des théories, on crée même des réactions physiques qui n’existent pas dans les faits. Mais bon, une fois vinaigre, comment redevenir miel ? Bon, dans mon cas, y a déjà de l’amélioration notable dans la démarche et ma cicatrice s’estompe de jour en jour. Mais c’est long et je commence à en avoir marre. Non parce qu’entre ma rémission suite à la rupture de début d’année et ma convalescence, mon année 2011 est amoureusement catastrophique. Et voilà que je me la joue boîteuse en plus. Et faut arrêter de dire que c’est sexy. C’est sexy pour le Dr House mais c’est qui la boîteuse dans les séries américaines ? C’est Kerry Weaver et franchement, elle suscite pas grand chose. Alors si c’est pour virer lesbienne et se tirer Elisabeth Mitchell, ben merci bien. Oui, elle m’énerve Elisabeth. Alors je vais encore prendre mon mal en patience mais c’est loooong ! Demain ou un autre jour, faudra que je vous explique d’ailleurs que j’ai envie d’une belle romance. Pour changer, un peu.

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Un nouveau monde de sensualité s’ouvre à moi

Enfin peut-être… Oui, j’en ai un peu marre du « ou pas », so 2006. Cet été, j’ai vécu une expérience troublante, mon univers en a été bouleversé, mes certitudes balayées. C’est dur à 31 ans, de découvrir que certains « jamais » n’étaient en fin de compte pas si définitifs. Et en même temps une exaltation face à cet univers inconnu. Cet été, 2 hommes ont réussi à me toucher le pied sans que je fasse une crise de nerf.
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Remettons les choses dans leur contexte pour bien comprendre. Je suis hypersensible de la voûte plantaire au point de ne pas supporter de marcher pieds nus sur une moquette trop rêche. Ado,  par exemple, quand j’étais assise à mon bureau, je posais une BD au sol pour mettre les pieds dessus tant l’effet de la moquette sous mes pieds m’agacait. Petite,
j’étais hystérique quand ma mère me coupait les ongles des pieds et adulte, j’ai filé par accident un coup de pied en plein dans le front de Guillaume 1er qui me le chatouillait. Pour vous dire à quel point c’est sensible chez moi, l’Ex a un jour voulu me prendre le pied juste pour voir si je lui faisais confiance. Et ben, j’avais beau etre en confiance, c’était dur. Et même juste avant l’opération, je pleurais quand l’infirmiere a recouvert mon peton de bétadine.
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Et puis il y a eu eux. Ces deux kinés qui me touchaient le pied sans que je réagisse particulièrement. Oh, ils ne me massaient pas le pied, c’est mon genou qui est abîmé mais parfois, ils saisissaient mon petit peton pour me faire plier, déplier, une caresse parfois furtive. Hmmm… Ca ne m’agace pas. Même au contraire je dois avouer que c’est plutôt agréable en fait. OH MON DIEU ! Je deviendrais podophile ? Moi, la plus “tu touches à mes pieds, t’es mort ?” du monde ? 

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Alors de suite, j’ai eu une explication, une explication qui me paraît logique. J’ai subi une péridurale, j’ai pas posé le pied au sol pendant 3 semaines et quand j’ai recommencé, j’avais de l’électricité dans le pied donc je me suis dit “ah ben t’as dû perdre de la sensibilité, passant d’hypersensible à juste sensible”. Sauf que non. D’abord ma mère m’a fait une petite pédicure maison avant le mariage (coupage des ongles puis vernissage) et je n’ai pas hyper apprécié la sensation au niveau de la voûte plantaire (mais sinon, c’était gentil, j’avais le pied un peu négligé. D’ailleurs, faut que je le refasse…). Idem quand le chirurgien m’a effleuré le pied après mon examen de contrôle mi-juillet, j’ai sursauté. 
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Pourquoi donc ces deux hommes (qui en plus ne travaillent pas du tout de la même façon) arrivent à me toucher le pied sans que je réagisse outre mesure ? Est-ce parce que je suis détendue ? Pourtant, quand j’étais allée me faire masser dans un institut et que la fille avait commencé à me masser les pieds, je l’avais suppliée d’arrêter. Bref, il y a là un mystère que je ne résoudrai peut-être jamais… 
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Mais au fond, peu importe les causes, j’ai envie d’explorer un peu la finalité de tout ça, fouiller un peu ce nouveau monde sensuel qui s’ouvre à moi et voir s’il me plaît ou non. Bon par contre, pour se faire, me faudrait un cobaye qui n’a pas trop peur des coups de pied… Mmmm… La vie est toujours SI compliquée.
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Où trouver l’homme ? Episode 26 : nuit blanche avec Fabien

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

(Cher lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction et que je suis un peu limite sur le respect des dates vu que je parle
de la nuit blanche 15  jours après les faits mais euh… prout!)

Rendez-vous était donc pris vendredi soir avec Fabien, j’étais toute émoustillée, surtout depuis le baiser auquel j’avais eu droit à la sortie du taxi. La veille, je reçois un texto : « voyons nous plutôt samedi pour la nuit blanche. » Heu mais pourquoi on ne se verrait pas vendredi et samedi d’abord ? Il n’a pas l’air super motivé là… Si ? Non ? Quelques mails échangés avec la girlie team plus tard, il est entendu que je dis oui pour samedi et j’arrête de psychoter. On en est au tout tout début de la relation, inutile de se voir toutes les trois heures non plus. Même si la mise en bouche m’a furieusement ouvert l’appétit.


Le samedi soir, nous voici aux Tuileries pour une nuit blanche de folie. J’arrive et je le vois en train de lire. Heu, je lui fais la bise ou je l’embrasse direct ? Non, je l’embrasse direct, je veux reprendre les choses où elles en étaient. Il me prend la main et on marche. D’animation en animation, on marche beaucoup mais je ne m’en rends pas tellement compte. On discute beaucoup, on se raconte notre semaine, on devise sur l’actualité, je ne vois pas le temps passer. De quartier en quartier, on se retrouve au Trocadéro. Oh, la Tour Eiffel en bleu, c’est beau. Oh, ça clignote ! Fabien m’enlace et on regarde la vieille Dame de Fer scintiller. Quand ça arrive aux autres, on se pince le nez en hurlant au cliché mais finalement, quand on le vit, on trouve ça magique. Finalement, même une cynique comme moi peut trouver ça chouette, le romantisme. On descend le long du Trocadéro pour rejoindre la Tour Eiffel, de l’autre côté. J’aime bien me mettre en dessous de la Tour  et regarder en l’air, je me sens toute petite. Encore plus que d’habitude.

Fabien me tire par le bras et m’amène droit vers une station de Velib. Aïe, ça se corse. Je n’ai jamais fait de Velib et y a une raison à ça : j’ai peur. D’abord, je n’ai pas fait de vrai vélo depuis facilement 10 ans (le faux vélo étant celui qui reste dans un appartement, pour ceux qui allaient demander) ce qui signifie que je vais avoir autant d’assurance là dessus que Bambi sur le lac gelé, sans parler du fait que ça pèse un âne mort. En plus, les voitures, ça me fait peur, surtout à Paris. Bon, comment m’échapper de là sans perdre mon aura de sensualité?

« Tu veux pas continuer à marcher plutôt ?

– Non, non, je veux aller jusqu’à la BNF et ça va nous faire une chouette balade, tu vas voir.

– Oui mais les voitures…

– Elles  ne sont pas obligées de nous rouler dessus, tu sais. Allez, viens ! »

Ok, ma case « argument valable et non ridicule pour ne pas faire de Velib » est officiellement vide, je n’ai pas le choix.


Nous voici partis sur nos montures qui pèsent vraiment lourd, pfff. Mais force est de constater que la balade est plus que plaisante. A la fin, je suis même suffisamment détendue pour rigoler à ses blagues et faire un peu la folle. Mais juste un tout petit peu, y a les voitures quand même… Arrivés à Bibliothèque, on abandonne nos vilaines montures et c’est reparti pour un tour. Les animations sont à l’image du quartier : futuristes et alambiquées. Avec le jeu des sons et lumières, j’ai un peu la sensation d’être dans un rêve. Tout cela ne
serait-il que le fruit de mon imagination ? On descend de l’esplanade pour tourner du côté de Bercy, très underground dans le style, aussi. En revenant, on s’arrête sur un banc du Pont Simone de Beauvoir pour regarder un peu couler la Seine en discutant. Comme j’ai un peu froid, j’en profite pour me coller à lui mais je tremble quand même un peu.


Et là : « tu veux qu’on aille chez moi ? C’est pas loin. »

Aaaaaaaaaaa suivre.

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Courrier des cœurs : réponse à Pink Lady

PinkLady nous a soumis la question suivante : je suis à un dîner avec un mec qui me
plaît trop, dois-je me montrer vraiment entreprenante ou les femmes entreprenantes (mais vraiment) effraient-elles les hommes?

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La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici les réponses :

 

Jane : Ici, tout est question du sens d’entreprenante. Entreprenante dans le style « je fais comprendre habilement que tu me plais » ou dans le style « Au restau
j’escalade la table en te disant que je te veux »?
Mettons nous dans la position inverse. Etre draguée par un homme entreprenant. Préfères-tu quelqu’un qui te charmera subtilement en te faisant comprendre que tu lui plais, ou un bourrin qui arrive avec ses gros sabots?
Et bien un homme, c’est tout pareil. Une amazone de l’extrême qui lui saute dessus, ça peut l’effrayer. Voui voui. Et le faire fuir, loin, très loin, à une époque où les femmes étaient de petites choses délicates qu’il fallait doucement séduire sans trop effaroucher (et là, des années de féminisme s’écroulent) Ou la séduction n’était pas de l’attaque.
Alors que diable, un peu de finesse et de subtilité! Inutile d’être trop directe et agressive, laissons agir le légendaire charme féminin et aux hommes des cavernes la drague 38 tonnes!

Marine : Bon, là en gros, tu demandes comment être une équilibriste et les principes de la communication non-verbale. L’idée est la suivante, je pense : si tu fais rien de rien, tu n’envoies aucun signal, donc gênant, c’est certain.
En revanche, il y a signaux et signaux. Sur ce point, je pense qu’il faut en donner un minimum. Etre habillée sexy (mais pas vulgaire), être souriante, rire à ses blagues et s’intéresser à sa vie, et évoquer au passage que tu n’as personne pour l’instant dans ta vie, c’est à mon avis suffisant. Si tu vas plus loin dans le langage des signes, ce sera trop gagné pour lui, et du coup, moins d’enjeu, moins de séduction possible. Il est possible que vous passiez la nuit ensemble, mais tu seras cantonnée au rôle de la fille facile, ou même de « la nana folle de lui », celle qui lui flatte l’ego mais dont finalement il n’a trop rien à foutre. L’idée n’est pas de le faire languir bêtement ou de faire la pouffe qui se fait désirer, mais de maintenir un rapport de force équilibré, pour ne pas court-circuiter le jeu de la séduction.
 

Nina : Je vais dire que, globalement, ça dépend. Je pense que ce n’est pas mal qu’une femme montre son attirance à un homme, qu’elle ne lui laisse pas faire tout le travail. Mais tout est question de limite et de ce que tu veux avec le monsieur. Si tu te vautres sur ses genoux, il va penser que tu n’en veux qu’à son corps, tirer son coup et ciao. En plus, les mecs, comme les filles, ne sont pas toujours ravis de se faire sauter dessus, même si tu leur sautes pas physiquement dessus. La subtilité est notre amie en toute circonstance. La classe aussi. Suggère discrètement, tu verras s’il saisit la perche ou pas. S’il ne comprend pas, c’est qu’il ne veut pas ou est limité de la tête. Ou handicapé affectif. Dans tous les cas, laisse tomber.

Summer : Bien sur tu as appris depuis ta plus tendre enfance que l’homme propose, la femme dispose. Sauf que comme tu as sans doute pu le remarquer, les hommes qui proposent en général 1) ne te plaisent pas 2) sont des bourreaux des coeurs avérés ou 3) sont des mecs qui te croisent dans la rue et qui te sifflent, façon à eux bien particulière de dire que tu es jolie! ( non je ne dirais pas bonne!)
Alors sur ce constat, il faut agir, et pour répondre à ta question je dis oui action! Mais attention, entre être entreprenante et vraiment entreprenante, y’a des subtilités. Je sais qu’il arrive bien souvent que les subtilités soient incomprises par l’autre sexe faute de parler le même langage et que tu n’as qu’une envie lui sauter dessus, mais si tu le fais, tu regretteras au choix d’avoir filer tes bas pour lui mettre le grappin dessus ou de ne pas être seule avec lui à ce stupide diner parce que ce que tu as en tête se passe de toute évidence de spectateurs.  Donc entreprenante, ok, mais point trop n’en faut comme tu l’auras compris. Alors que faire, et là tout se joue dans la stratégie. Le plan: toujours garder un oeil sur lui, histoire d’être en pôle position pour être à coté de lui au moment de passer à table, je dis bien à coté et pas en face parce que les effleurements sont quand même beaucoup plus faciles, garder un oeil sur les alentours afin d’évincer toutes concurrentes éventuelles et pour cela il te faut les repérer au préalable et enfin faire en sorte de retenir son attention: regard, robe ultra sexy, discussions enflammées etc…
Et puis s’il n’a toujours pas compris, lui glisser à la fin du repas que tu serais ravie de continuer cette si passionnante discussion en prenant un verre avec lui, seuls. Si là, il ne comprend pas alors laisse tomber il est soit idiot soit maqué.

Tatiana : Réponse brève claire et précise : avec les hommes pas besoin d’être très entreprenante pour qu’ils comprennent le message. Quelques signaux bien
placés (petits rires, je me caresse les cheveux, regards…). S’il capte pas 2 solutions : c’est un handicapé de l’amour ou il fait genre il voit rien car il ne veut rien avec toi.

Bastien : Faut il se montrer entreprenante ? Tout d’abord précisons une chose, je ne pourrais couvrir qu’une partie de la réponse. Pour ce qui est de ce faire du mâle un joujou de pieu je suis dans la capacité de répondre mais pour ce qui est de s’en faire un joujou de salon genre pied sous la table et matage des experts les bras l’un dans l’autre la je passe mon tour, c’est pas mon rayon.
Quels sont les raisons qui pourraient pousser un monsieur a rentrer dans sa coquille suite a des avances quelques peu marquées ? Un micropénis ? Une envie que la relation ne soit pas que sexuelle ? Une croyance religieuse ? Une connerie naturelle ? Dans tous les cas si vous perdez le type vous ne perdez pas grand chose mesdames. Mais par contre si vous gagnez, oulah si vous gagnez, laissez moi vous dire que vous aller vous retrouver entourée de saint Pierre & confrères du 7e divin étage plus vite qu’il ne faut pour dire « baise moi ». C’est avec les miss entreprenantes que les mecs se lâchent réellement sexuellement. Jamais vous ne titillerez l’anus d’un type a qui vous avez commencé par parler voyage en Italie. Ne tentez pas le sexe en public avec un mister qui vous offre des fleurs oblitérées « plaisir d’offrir ». Ne comptez pas sur une révision du kama sutra avec un monsieur qui vous raconte que belle maman n’a pas sorti le chien aujourd’hui. Pour l’éclate totale n’hésitez pas a balancer le grand jeu, le cheminement intellectuel masculin est on ne peut plus simple, « elle tente ça, elle peut tout tenter, si je couche avec elle il faut s’attendre a tout » (c’est comme ça que je me suis retrouver avec des bouts de peau en moins sur le cou par exemple)
Autrement dit tout dépend de ce que vous recherchez, si vous êtes vous même plutôt casanière dans la manipulation du tintoin impérial alors rien ne sert de se mettre a lécher langoureusement votre fourchette à chaque bouchées. Par contre si vous avec vos menottes dans votre sac, entre le lubri et les capotes, la allez y de l’oeillade chaude comme une baraque a frite.

Bobby : Aucune idée, je suis gay. Si tu veux que je te conseille, il existe des endroits sympas et pas trop chers où tu peux te faire amputer les seins, déclitoriser, et greffer un pénis (masculin, féminin, ça tient finalement à peu de choses : quelques coups de ciseaux, des hormones et hop, le tour est oué).
Après quoi je serai ravi de t’expliquer pourquoi les hommes entreprenants sont effrayants pour les autres hommes…

 

Enzo : Chère demoiselle,
En lisant ta question, je ne sais si je dois crier au scandale ou simplement te donner une fessée ! Alors que la journée de la femme a eu lieu il y a une semaine à peine en plus !
Mais peut-être que ma réaction épidermique est dû à un malentendu. Je me demande ce que tu appelles « vraiment entreprenantes ». Parce que je pense qu’un homme « vraiment entreprenant » effrait également les femmes (sauf celles qui sont convaincues d’avance).
Car en tant qu’humain, quelles questions se pose t’on en face d’un autre être humain vraiment entreprenant ?
– pour être aussi motivé(e), il/elle est peut-être simplement terriblement en manque
– pour être aussi motivé(e), il/elle n’aime peut-être qu’une image fantasmée de soi
– pour être aussi motivé(e), il/elle ne semble pas faire attention à ce que l’on veut soi-même
Bref, les raisons s’orientent vers la perception que l’on a de soi et la psychologie complexe. Pour revenir au schéma de ta question, peut-être qu’être trop entreprenante aura un effet
contre-productif, sauf si l’homme en question est mégalomaniaque (« je suis si irrésistible ») ou en manque. S’il est sensible (comme la plupart des hommes), il se demandera « est-ce qu’elle m’aime vraiment ou est-ce qu’elle réagit simplement à ses instincts et ne pense qu’à son bon-plaisir, tout en reniant ma qualité d’individu pensant ? ». Mais il y a une autre question : pourquoi souhaite tu être « vraiment entreprenante » ? Par envie ou parce que tu penses que cela peut faire pencher son avis en ta faveur ?
Mon conseil est d’être toi-même et de respecter cet homme comme tu souhaiterais qu’on te respecte.
Et n’oublie pas de t’abonner encore à Jeune&Jo… euh aux Vingtenaires pour plein de bons conseils chaque samedi !
Amicalement,
Dr Enzo, féministe masculiniste.

Lucas : Une femme entreprenante c’est souvent une nana qui cherche mais ne trouve pas celui qui lui va. Cela ne va pas m’effrayer mais déclencher un sourire roublard.
La tradition implicite veut que ce soit les hommes qui lancent l’action et que les femmes soient passives. Les hommes semblent avoir plus d’appétit sexuel que les femmes ou tout du moins ils le déguisent rarement. Pour autant, si une nana veut « se faire » un mec je ne vois pas où est le problème ! Même en observateur, cela me ferait sourire benoîtement de contempler la tactique d’approche et la perplexité du mec en face ! Cela me fera énormément plaisir aussi car je trouve qu’il y a une grande absente dans la drague. Cette grande absente c’est tout bêtement… la sensualité !
Car il faut l’avouer,
Si on est la target d’une femme entreprenante, le jeu est vraiment des plus mystérieux. On a constamment le cul entre deux chaises à se demander
« Est-ce qu’elle me chauffe à mort seulement pour jouer avec moi et faire sa chaudasse ? Vais-je me faire envoyer chier si je me montre calin ».
voire au contraire,
« Est-ce qu’elle est vraiment sous mon charme et elle prend les choses en main vu ma passivité initiale ? »
Et là, même le mec le plus sensible aura du mal à trancher !
Pour autant, souvent, la nana entreprenante est une chanteuse d’Axelle Red qui s’ignore
J’aime j’aime tes yeux j’aime
Ton odeur
Tous tes gestes
En douceur,
Lentement dirigés,
Sensualité…

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A fleur de peau

Par Lucas

Je sais bien : avec cet article je m’écarte encore une fois de la ligne éditoriale des Vingtenaires comme je l’avais fait une fois avec la Fondation Maeght ou plus récemment avec le rôle psychologique du coiffeur


Mais bon, d’un autre coté si  je la respectais à 100% cette ligne éditoriale, ça fait longtemps que j’aurais partagé avec vous mes errances amoureuses, mes séductions éparses et mes regrets eternels éphémères. Je préfère donc me la raconter graaaaave et ouvrir les yeux des lectrices et lecteurs sur un truc plaisant. Passons donc sur la licence que je m’octroie encore une fois et parlons d’un sujet merveilleux que je vais seulement survoler de trop haut : el Tango…

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  Le Tango est une danse (sans blague).

Une danse qui se fait à deux (on aurait tendance à l’oublier avec la house, le hip-hop et la tektonik ta mère).
Une danse, disais-je.  Magnifique,  élégante et sensuelle, empreinte d’une atmosphère surannée conférée par le son du bandonéon. Tous ces petits pas faits de retenue et de souplesse, cette proximité des deux esthètes, des deux complices…
Ca y est je suis ému.

Complice. Je trouve que c’est ce qui manque en boite. Comment voulez-vous réussir à développer une complicité, quand on ne touche pas l’autre ? Les plus prudes ou les plus intelligentes des lectrices me diront que, justement, c’est là toute la subtilité : réussir à créer, au travers d’une sensualité dans le regard, la gestuelle et le facies, une connivence. Réussir à se faire comprendre d’une simple œillade ou d’un simple pas. Bon. D’accord. Certainement. Peut-être. Pourquoi pas. Mais justement : devinez quelle est la danse où la règle veut que les yeux ne se croisent
jamais ?? Bingo : c’est le Tango.

Avec le Tango, les pas ne sont pas effrénés, ils ne sont pas tenus à un rythme oppressant qui tue toute créativité. Prenons un rock’n’roll, un truc basique à 4 temps  (différent du rock acrobatique à 6 temps). J’en ai fait un trimestre entier au collège en 3ème car sur les 3 heures hebdomadaires, mon prof d’EPS prenait la dernière heure  de la semaine pour nous faire danser (c’était graaaaave bien). Bref, un rock’n’roll,  c’est avant tout l’enchainement de passes, plus ou moins aériennes, sans même chercher à mettre en accord les variations de la musique avec
les pas choisis… Mais surtout,  sans créer de réelle complicité entre les deux acolytes : la femme n’est qu’un objet entre les mains du meneur.

Vous me direz certainement qu’il est des pas de rock (à 6 temps) ou même d’autres danses qui sont réalisés… de concert et que c’est là le propre de la danse : cette connivence, cette recherche du geste gracile commun,  effectué à deux. Certes…  Mais là on rentre dans la danse de salon à 6 temps et non le rock’n’roll pur et simple. En rock’n’roll, la jeune femme se laisse aller entre les bras du prince en adoptant un pas rythmé : elle est le plus souvent suiveuse et objet. Véritable instrument, elle se laisse mener sans mots dire.Or, dans le tango, il y a une complicité
dans chaque pas, souhaitée et recherchée. Le Tango est une philosophie (ça par contre, ça vous épate, hein ?)

Ce qui caractérise cette danse c’est l’abrazzo ou l’étreinte. Une fois qu’il est accompli, les deux complices vont lancer leur propre langage, leur propre univers et se livrer l’un à
l’autre… Tout en retenue.
La demoiselle est enlacée mais pas trop, on est à la limite mais on ne va pas plus loin. Regardez un couple danser, il y a un partage de sensations et de sentiments épars, sans que les yeux ne se rencontrent. Subtilité : tout n’est que suggestion qui semble émaner des deux corps enlacés.

La musique assure un lien entre les deux partenaires voire même plus : une connivence.
Dans un tango, on ne se parle pas et on ne se regarde pas dans les yeux : on se cherche mutuellement  dans les pas de l’autre. Le toucher, la proximité des corps, l’unité recherchée permettent une complicité des plus intenses qui va au-delà des mots.  Comme dans la vraie vie, l’exigence qu’on a envers l’autre est une forme de respect. Cela est associé au port de tête altier et la prestance générale. Le Tango c’est un peu un langage silencieux où la gestuelle est un dialogue fait de questions et de réponses… Tout ça avec le métronome, implacable : la musique qui impose de faire des choix et de prendre des initiatives. Tantôt l’un des deux fuit l’autre,  tantôt les deux corps ne font qu’un : on passe, de manière impromptue, d’une pudeur indicible  à une pose sensuelle, d’une retenue distante à un pas incandescent. Tout n’est que caresses : dans le pas des jambes sur le sol ou le toucher feutré entre les deux complices…

Etonnant cette dichotomie entre la sensualité indéniable et la distance de façade maintenue entre les deux. Les poses les plus « chaudes » sont tout de même matinées d’un je ne sais quoi, une
retenue, un souffle, une prestance…

Mais la danse est déjà terminée. La fin de la chanson, c’est la fin d’une histoire, d’un univers à part, la fin d’une pause chaleureuse et le retour à un monde froid et hostile : il y a comme un flottement comme si les deux complices hésitaient à revenir dans la vraie vie.

Il y a indéniablement une philosophie du tango… Et je dirais même plus. Relisez donc cet article en remplaçant le mot tango par « vie en couple »…

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Laisse mes mains sur tes hanches !

Par Lucas

Cet article est certainement un retour en adolescence mais il y a 10 ans je rentrais en Terminale L alors faut fêter ça !

L’autre jour j’ai invité mon pote Ladislas au resto. Genre, j’ai une vie sociale ; genre j’ai les moyens. En ce moment, entre les arbres(sic.), les cours, le mémoire, les agressions, tout ça, je limite les sorties… Mais là, je me suis fendu d’un petit resto déjeunatoire. C’était aaaach’ment bien.

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Je vous explique : dans ma Business Cool, Ladislas est un électron libre. C’est un pote et un référent vu que je suis un peu un vieux con égaré dans la foule des jeunes. Ce qui caractérise Ladislas, c’est qu’il écrit pas mal de trucs et des trucs pas mal du tout : j’aime bien son style qui sort un peu du lot tristement efficace de nos condisciples. Lire du Ladislas c’est la garantie de la parole vraie donc de la sérénité. Et ça, ça vaut très très cher en  Business Cool…

Donc, ce jour là, au resto, on discutait tranquillou, accompagnés par deux nanas canon en jupe moulante  par deux verres de vin blanc pour aller avec le babillage. Or, on en arrive à parler… des femmes. Tiens donc : comme c’est bizaaaarre… Deux mecs en villégiature qui abordent ce sujet… C’est suuuûr, ils ont du raconter pleeeeein de méchancetés : un mec
ça ne sait dire que ça. Bah parlons en tiens !

Avec Ladislas, on évoque notre CV amoureux, nos études, nos expériences, nos succès et surtout nos déconvenues. Bref, on échange plein de pensées rigolotes et,  à un moment, Ladislas me lâche une vérité que sa copine lui aurait avouée : les femmes adorent qu’on les touche ! Wabon ? Bawè…

Bien sûr, il y a surement des limites. Au hasard, j’dirais…
Faut pas que ce soit Gérard avec sa bedaine, sa Kro et son haleine « Gauloise/omelette à l’ail ». Faut pas que ce soit Auguste avec son regard d’octogénaire et sa canne pour avoir encore un truc rigide sur soi. Faut pas non plus que ce soit Colibri, jeune prepubère full acné avec la bave aux encoignures…

Mais voila…
Si on fait abstraction des exemples précités, paraitrait que ces demoiselles ne seraient pas contre des frôlements épars. Voire plus ?

Aïe, aïe, aïe… C’est là que le bât blesse ! Nous les mecs on a tendance à vouloir aller plus loin et satisfaire notre libido : c’est connu, un mec ça ne pense qu’à çaaaaa…
Bah justement,  j’ai toujours eu peur que des caresses, des touchers délicats, le fait de froler volontairement une femme soit interprété comme un  » je me retiens grave mais je t’aurais bien touché les seins et les fesses ».

Mais n’y t-il pas une part de vrai là dedans ?
Oh que si !
Nous les mecs sommes tous de gros perveeeeeers, c’est bien connu ! (gnark, gnark, gnark)
Mais en fait non ! Pas tout le temps ! (ici j’ai au moins 300000 lectrices qui se disent : « Mon oeil… » Ouhai, ouhai, ouhai : je les connais bien mes lectrices.)
Comme les femmes ne sont pas omniscientes elles ne peuvent pas deviner quel est le degré de sexual healing en nous au moment où elles nous parlent !
Effectivement, il est des jours où on est plus chauds que d’autres… Si vous me prenez, par surprise, en cours de fiscalité sur les plus values à long terme, y a des chances pour que je sois à temperature ambiante…Si,si.

Vous permettez ? Je reviens au sujet : les caresses lorsqu’on dit bonjour à une nana, ou comment on s’autolimite…

Perso, dans mes salutations, même avec des amies trrrès proches, je me suis toujours cantonné à des bidoux (des bisous doux). Ainsi, lorsque je dis bonjour à une copine, ou une
amie, je ne vais pas lui caresser la hanche même si l’envie est très très très forte.Pourtant, la hanche, même si c’est hyper sensuel, ce n’est pas les seins ou les cuisses !  De fait, la hanche c’est un peu le no man’s land du corps feminin en public : une zone neutre, une ambassade, la CH du CH !!  (la Suisse du corps humain…)

A mes yeux, le fait de toucher quelqu’un ça un coté très chaleureux et surtout très personnel. Avec ce geste on veut donner un peu de douceur et avoir une connivence. Pourtant, je me restreins tout le temps ! Pire : j’ai un petit coté nippon (ni mauvais) tout au fond de moi ! C’est à dire que je n’embrasse pas ces demoiselles lorsque je ne suis pas rasé, par peur d’irriter leurs joues. Je préfère marquer ma déférence, mon respect, mon attention par une courbette et un sourire. Pas très sensuel mais tellement plus prevenant…

Et pour revenir aux caresses, chais pas pour vous les mecs mais dans mon cas il y a 3 raisons à mes retenues…

D’abord parce que je me dis que la nana ne va pas nécessairement apprécier qu’un macaque la touche, la palpe, la tâte comme on le ferait d’un matelas (la comparaison avec un
matelas vient ici parce que je suis un mec donc, bis repetita, je ne pense qu’à « çà »: j’aurais très bien pu dire « un camembert au prisu » mais c’eut été moins glamour).
Donc la nana risque tout d’abord de ne pas aimer…

Ensuite, on est jamais à l’abri d’une CCCB (Catho Coinssosse qui le Cache Bien). Elles sont légions en école de commerce et elles pourraient être horrifiées et traumatisées par une
telle familiarité.

Enfin, je ne veux pas que la nana se fasse des idées quant à mon intérêt envers elle. Elle pourrait se faire des films où j’arriverais en Porsche après avoir tué 3 business devils
et là je l’embrasserais sur le Golden Gate avec le soleil qui se couche et Bon Jovi qui chante Always…
Oui je sais, c’est moi qui me fait des films.
C’est bien connu : quand les femmes, sont folles d’un mec elles prennent rarement l’initiative sinon la rumeur populaire, coincée du cul, va les cataloguer comme des salopes.  (rappelez vous Tryo : « Un homme qui aime les femmes on appele ça un Don Juan, une femme qui aime les hommes on appelle ça comment ? ») C’est vrai quoi… Vous en connaissez vous des mecs qui ont eu un jour à dire :

 « Je préfère qu’on reste amis…« .

 Bah pas moi…

Bon, je digressionne encore et encore : c’est mal…
Pour revenir aux caresses sensuelles, je me dis qu’il y aurait, par là même, un moyen de créer une complicité (ou de se prendre une grosse baffe. Certes, certes…) Une complicité car, nous les mecs, on a tous rêvé, un jour, de faire notre Joe Dassin. De se balader sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu, de croiser une nana craquante, de partager un regard, de continuer à marcher malgré tout, de jeter un œil en arrière, de voir que la fille agit de la même manière, de revenir sur ses pas s’approcher d’elle, lui sourire et là sans un mot…

It’s written in the wind, oh oh it’s ev’rywhere I go,
So if you really love me love me, come on let it show…

Conclusion ?

Je pense que je vais être plus câlin et tant pis pour les demoiselles qui n’aiment pas ça. Elles pourront me créer une réputation au mieux de mec « tactile », au pire de  » gros
pervers ». Rien à foutre. Au contraire : je suis sûr que les nanas voudront savoir si la légende est vraie ! Et puis, le cas échéant, les mécontentes sont assez grandes pour m’avouer que mes frôlements les gênent ou m’envoyer leur mec pour qu’il me péta la teuté. Le fait d’exprimer clairement leur malaise sans jouer la comédie des relations sociales insipides, ça leur donnera 1000 points dans le classement des « Nanas qui comptent pour Lucas » (et en plus ça leur fera une belle jambe)

Bon les lectrices, j’attends vos commentaires !

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Bordel, t’’es où Prince charmant ?

La semaine dernière, j’ai lu le jouissif « Princesses ou amazones » d’Olivia Elkaim, prêté par ma Summer préférée. Je l’ai avalé en deux jours chrono mais faut avouer que mes tribulations sénécéfiques m’ont bien aidées. Non parce que ¾ d’heure pour aller à un entretien (quand tout se passe bien n’est-ce pas), ça veut dire ¾ d’heure pour en revenir (cf remarque précédente) donc plein de temps pour lire. Sans oublier que je suis rentrée chez mes parents donc 6h de train (mais j’ai dormi quasi 4h sur les 6).

Donc, dans ce livre, Oliv’ se demande pourquoi ses amies et elle, trentenaires ou presque, belles et merveilleuses, ne trouvaient pas le only one. Plusieurs explications sont avancées mais une a particulièrement retenu mon attention et mon cerveau s’est mis à chauffer : voilà un bon sujet d’article. En gros, si on trouve pas, c’est qu’on est trop exigeantes. Il faut que the only one soit parfait : bon au pieu, intelligent, beau, une bonne situation donc riche (ben ouais, ça va de pair), viril et sensible, romantique, indépendant mais câlin, intellectuel et sportif, bricoleur, patient, sociable mais pas toujours collé avec sa bande de copains… Bon, la liste est infinie. Sauf que faut se rendre à l’évidence, les filles, il n’existe pas, ce mec là. Prenons l’exemple de Barbara, dans le roman, l’amazone ultime : elle couche avec 4 ou 5 mecs différents pour allier leurs qualités car aucun ne se suffit à lui même. Un n’est pas bon amant, un autre l’agace rapidement, un 3e est marié… Et patati et patata. Mais l’homme parfait n’existe pas (tout comme la femme parfaite, d’ailleurs).

Notre célibat est-il notre faute ? Moi, non, je me fais toujours larguer… Parce qu’à chaque mec que je rencontre, y a toujours un truc qui me gêne dans mon modèle d’homme idéal. Mais je passe outre ce souci, surtout que c’est souvent peu important. Bon, c’est clair qu’il y a des trucs qui feraient chier genre il est nul au pieux (mais si je lui dis ce que je veux et qu’il me dit ce qu’il veut, on pourrait trouver un juste milieu), il n’a pas lu un livre depuis la 6e (mais le plaisir de la lecture, ça s’apprend et il aura droit de m’initier à un truc qui lui plaît), il aime pas les chats (personne ne résiste au charme incontestable de Kenya), il est resté au XIXe siècle et pense que la place d’une femme, c’est à la maison (il est sérieux là ? Bon, là, faut pas déconner non plus), c’est le sosie de David Martin, le mec qui présente le loto et les soupes Liebig ou Knorr et qui a l’air de beaucoup postillonner (eurk !). Bon mais quand même, je suis pas si difficile que ça.
Mais il est vrai que la libération de mœurs nous a permis d’essayer avant de trouver. En gros, on n’a pas encore trouvé le only one, c’pas grave, on va coucher avec d’autres mecs en attendant. Bien entendu, je ne condamnerai pas cette pratique puisque a) j’en fais autant, b) je ne crois pas en la quête du only one quoi qu’il en soit. Mais parfois, les filles qui se lamentent sur leur célibat ou leur lose sentimentales me saoulent. Le classique : elles courent après un mec qui n’en a rien à foutre d’elles et l’idéalisent au maximum et jettent ceux qui veulent d’elles comme des kleenex. Parce que celui qu’on l’a n’a pas (encore ?) n’a pas pu faire preuve de son imperfection. On l’image Jude Lawesque dès le réveil, la sensualité d’un George Clooney, la bestialité d’un Sawyer, le membre de Rocco, la virilité rassurante d’un Brad Pitt, que sais-je encore ? Alors que celui que l’on a, on sait que le matin, il se lève avec son caleçon qui lui arrive à mi-fesses, fesse qu’il s’empresse de gratter avec vigueur de la main gauche tandis que la main droite en fait autant sur sa joue recouverte de barbe et ça fait scratch scratch (moi, j’aime bien la barbe de 3 jours, remarque). On sait que le matin, il a des épis et une haleine pas top fraîche (comme si nous, on sentait le Hollywood dans la bouche au réveil, tiens). Même que quand il va pisser, il rabaisse MEME PAS la lunette des chiottes. Or, en tant que single, nous, on n’est pas habituées à vérifier si la lunette est baissée et on manque de se péter le coccyx en atterrissant violemment DANS la cuvette.
Sauf que, je le répète, l’homme parfait n’existe pas. Même mon papa, il laisse la lunette relevée des fois alors qu’il a vécu 24 ans avec trois femmes. Et qu’il est toujours avec sa chère épouse, d’ailleurs (ma môman). Mon pôpa, qui est un homme qui s’est quand même pas mal impliqué dans notre éducation, faisait la cuisine quand ma mère bossait et est le roi des crèpes, il a des défauts d’hommes genre quand il est plongé dans son Equipe, il en fout plus une même quand sa fille aînée essaie désespérément de sauver le carpaccio de deux fauves affamées (bon, ok, les fauves, c’est Kenya et Clio mais bon…). Que mon papa, quand je regarde dors devant Sex and the city, il zappe sur le foot sans me demander mon avis. Que des fois, il voit pas que ma mère est allée chez le coiffeur. Ni ma sœur ni moi d’ailleurs alors que je suis passée des cheveux longs châtains clair à un carré roux.
N’empêche que j’aurais un mec aussi bien que mon papa, je serais la plus heureuse des princesses.

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Le baiser

Par Tatiana

Aujourd’hui je vais vous parler de la manière d’embrasser. Je vais essayer de faire ça bien parce que ca peut vite devenir nul à lire ce genre de truc.

Recemment sur le blog de Yojik je suis tombée sur cet article. Je vous laisse le soin de le lire, je pense pas qu’il m’en voudra de lettre un lien ici vers l’article. De son article j’en ai conclu que quelqu’un qui ne sait pas danser risque d’être dépossédé d’un certain talent concernant d’autre aptitudes. En gros si le slow c’est l’amour debout, vous devinez la suite. Mais c’est pas vraiment de ça dont je veux vous parler (donc non j’ai pas fait d’étude comparée).

En fait moi j’avais déjà ce genre de théorie mais concernant la façon d’embrasser. Je pense que tout le monde est d’accord avec moi si je dis que la manière dont embrasse quelqu’un est très révélatrice de sa manière d’être et aussi de sa manière de faire l’amour. Bon la bien sûr je parle de mon point de vue et donc surtout par rapport aux baisers que des hommes m’ont donnés. J’ai eu le droit à plein de sorte de baisers différents mais j’en ai retenue deux particulièrement : celle que j’adore par dessus tout et celle que je déteste. La manière que j’adore c’est quand les lèvres viennent se poser délicatement sur les votre comme si elles étaient tellement précieuses qu’il en fallait pas les abîmer. Elles se frôlent, se touchent, se serrent et restent appuyer l’une contre l’autre de plus en plus longtemps. Et c’est tout naturellement, l’échange se prolongeant, que les langues viennent elles aussi à se rencontrer et se mêlent ni trop vite ni trop lentement tout en douceur et en souplesse. C’est le genre de baiser qui vous donne des frissons. Moi quand on m’embrasse comme ça, ça me donne très envie d’approfondir la relation (oui je sais c’est moche comme jeu de mots mais c’était facile). Et en général je n’ai jamais regretté.

Par contre la manière que je déteste c’est quand monsieur a cru bon d’enfouir brutalement sa langue dans ma bouche, comme ça sans prévenir. Nos bouches n’ont même pas eu le temps d’apprendre à se connaître que BAM ! violation de domicile. Là en général ça coince. Surtout si il n’y a aucune sensualité dans le baiser et qu’il devient quelque chose de mécanique genre 100 tours à la minute. C’est pas un régime de moteur qu’on est en train de faire que diable !!! En plus une des premières idées qui me traverse l’esprit à ce moment là c’est que le mec en question n’est pas très à l’écoute de sa partenaire. Donc à éviter. Je suppose que les mecs auront le même point de vue par rapport aux nanas, alors surtout n’hésitez pas à donner votre avis. Et puis ajoutons également que chacun a sa manière privilégiée d’embrasser. Je ne pense pas que ce genre de chose soit universel. Enfin c’était la réflexion du dimanche après-midi, sur ce bonne semaine !

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Le calvaire de la maîtresse

Bon, je sens de suite que cet article ne va pas plaire et que je vais ramasser quelques pierres dans la gueule mais j’assume cette future lapidation car c’est un sujet que j’ai envie de traiter et je vais que ce que je veux, d’abord, c’est mon blog. Donc aujourd’hui, je vais parler infidélité mais pas « pourquoi, comment ? » mais du « rôle » de la maîtresse.
 

L’autre jour, sur MSN, on en parlait avec Tatiana car on a un sacré don pour craquer sur des mecs maqués (sans le faire exprès, hein !). Si je résume mes 8 premiers mois de 2006, j’ai craqué sur Bastien (scorpion et maqué) puis Alex (scorpion et maqué mais il l’était plus quand il est sorti avec moi, je vous rassure) puis le mec du nouvel Obs (scorpion et maqué, ma vie est un fantastique recommencement). Mais je ne suis pas une joyeuse briseuse de ménage, pas du tout. Il y a des filles (et des mecs) chez qui c’est pathologique de courir après l’homme en couple, sans doute pour se convaincre qu’on est mieux que les autres, qu’aucun mec ne
nous résiste, y compris les non-célibataires.

Mais il arrive que, dans la vie, on croise la route de l’Homme parfait (enfin, du moins, au premier abord, difficile de voir les défauts quand on est éblouie) qui n’a pour seul défaut qu’une greluche ou Poufia (© Tatiana). C’est souvent la même scène : je souris de toutes mes dents, mes yeux étincellent de toutes leur jolies étoiles quand survient la phrase terrible : « ouais et alors ma copine… ». Ah tiens, j’ai l’impression d’avoir perdu toutes les dents dans l’opération… Donc, là, deux choses peuvent se passer : raisonnable, vous faites une croix sur monsieur. Sauf que, 2e chose, raison et amour, ça va pas de pair et vous vous dites « eeeeeeeeet merde ! Mais bon, il va bien finir par la plaquer sa greluche et il sera à moi ». Ok, moi, je choisis souvent, à tort, la 2e attitude. Je me souviens, quand je suis arrivée sur Paris, je craquais totalement sur un mec en couple et j’étais persuadée qu’il allait forcément la plaquer (accessoirement pour moi). Bon, là, ils ont emménagé ensemble cet été, il semblerait que je me sois plantée. Mais bon, c’est de ma faute aussi si y a des nanas qui ont les mêmes goûts que moi et qui sont arrivées en premier ? Non ! Je tiens à souligner quand même que quand je craque sur un mec en couple, je lui manifeste (ou non) mon intérêt mais jamais je ne lui sauterais dessus. Je préfère attendre une hypothétique rupture, c’est mieux pour tout le monde, y compris ma conscience.  

Parfois, Homme Maqué a oublié qu’il était fidèle et là, bingo, on partage de doux moments sensuels et sexuels avec lui. O bonheur et joie, il nous appartient enfin. Ah non, il ne nous appartient qu’à moitié, il y a Poufia aussi (oui, il faut partir du principe que l’Autre est une conne, ça diminue un peu la culpabilité. Et, tant qu’à faire, ne jamais, jamais rien savoir sur elle sinon elle devient une personne réelle et là, on se rend compte qu’elle a l’air potentiellement sympa et bon…). Et en plus, nous ne sommes pas la légitime mais la compagne cachée. Ce qui veut dire qu’on passera toujours en second, même si on a droit des je t’aime soufflés dans l’oreille aux petites heures de l’après-midi (car la nuit, il est avec elle). Parce que, mine de rien, si monsieur ne quitte pas sa moitié dès le début de la relation, il ne faut pas y compter par la suite. J’avais lu sur un forum qu’environ 5% des hommes quittent leur femme pour leur maîtresse, c’est peu. Perso, mais je ne parle pas d’expérience, je pense qu’une fois que la routine s’est installée, dur de convaincre Homme Maqué que trois, c’est pas l’idéal. Et là, c’est le cercle vicieux. Etre maîtresse, ça veut dire ne rien faire avec Homme Maqué en public. Au resto à deux ? Ok, mais à l’intérieur et loin de son quartier et de ceux que fréquentent sa femme. Un week-end ? Non mais tu rêves ! Une folle nuit d’amour ? Avec de la chance, Poufia sera pas là pendant quelques jours et faudra voir. Cet été, j’ai failli occuper le rôle de la maîtresse mais finalement, on s’est arrêtés à des bisous poussés (bon, je me suis quand même retrouvée en string mais y a pas eu de touche pipi) et on avait prévu de passer un week-end ensemble. Bonjour l’organisation : « bon, alors, je préfère que ce soit chez toi parce que si elle trouve tes cheveux, ça va pas le faire. Mais elle risque d’appeler tard et j’ai pas le renvoi d’appel… ». Bon, on a tué le romantisme, là. Mais c’est vrai que la demoiselle était brune avec un carré court et moi, châtain clair aux cheveux longs : elle aurait trouvé un peu de ma chevelure, elle aurait compris de suite que ça ne lui appartenait pas. Et de toute façon, il était hors de question que je fasse quoi que ce soit dans leur lit… Y a vraiment des limites à tout.

Là, j’entends déjà des voix s’élever (même si je ne suis pas Jeanne D’Arc) : « non mais attends, tu étais parfaitement au courant de la situation. Déjà, t’es une salope, tu couches avec le mec d’une autre alors viens pas te plaindre, tu l’as bien cherché ! ». Ouch, dans ma face. La critique est aisée, surtout dans ce cas. Sauf que, depuis que je suis sur Paris, j’ai rencontré plusieurs filles qui se retrouvaient maîtresse et qui n’avaient rien d’une salope briseuse de ménage, mais alors rien du tout. Elles sont juste tombées amoureuses du
mauvais cheval, si j’ose dire, et sont les premières à en souffrir. Parce que, dans l’histoire, on peut faire une liste de coupables : Homme Maqué infidèle, maîtresse garce, à la limite Poufia qui ne sait pas contenter son homme (mais bon, là, on pousse mémé dans les orties). Sauf que si on pouvait choisir de qui on tombe amoureux, ça se saurait. Bien sûr, je ne dis pas que l’infidélité c’est bien (ou mal d’ailleurs) et la première qui s’approche de mon mec, je la décalque. Seulement, avant de condamner, essayons de comprendre, au lieu de juger.

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