C’’est la mamie attitude !

Dans la vie, on croise toutes sortes de gens. Des clubbeurs, teufeurs, dragueurs, turfeurs, surfeurs, menteurs, amuseurs, arnaqueurs… Enfin, bref, t’as compris quoi. Et puis, il y
a des gens comme Marine ou moi qui nous complaisons dans la mamie attitude. Et ça nous fait trop kiffer.

Après le vide intersidéral de ma vie durant une certaine période, à base d’alcool à outrance notamment, j’ai eu besoin de calme, de ressource, de changement. Alors, moi aussi, j’ai
commencé à développer la culture mamie. Mais ceci n’est en rien péjoratif, que les adeptes de cette culture ne se sentent pas insultés. D’abord, j’ai commencé à tricoter. Et j’aime bien d’abord, ça me détend même si des fois, quand les chats viennent m’embêter quand je tricote, c’est un peu chiant. En cette fin d’année 2006, je n’avais qu’une envie : poser mon fessier devant la cheminée familiale et lire ou tricoter ou écrire. Trop rock n’roll, la fille.

 

Dans les faits, depuis quelques temps, ma vie ronronne comme une Kenya. Je n’ai pas foutu les pieds en boîte depuis la soirée en discothèque hétéro et très honnêtement, ça ne me
manque pas du tout. Maintenant, mon truc, c’est les après-midi « papotage autour d’une tasse de thé », c’est si subversif, si trash. Je lis beaucoup, j’ai repris cette habitude depuis
cet été. Maintenant, le samedi soir, c’est lecture et dodo. Il y a quelques temps, justement, je suis allée boire un thé avec miss Drusilla, on s’est quittées vers 21h (on s’est trouvées vers 16h, bonjour les bavardes !), elle m’a demandé ce que je faisais en ce samedi soir. Moi : « ben rien, je rentre chez moi ». Elle : « Quoi ? Mais viens avec moi, tu vas pas rester toute seule ! ». Oh ben si, alors ! Une soirée toute seule, tranquillou mémère dans mon lit avec mon bouquin. Bon, j’étais claquée en plus car j’avais pas beaucoup dormi la veille, j’avais lu tard. Mais bon,c’est vrai que de moins sortir, je me sens plus en forme, forcément, et j’avoue que c’est pas désagréable. Mine de rien, j’ai pas été malade depuis longtemps et en plus, comme j’ai arrêté de fumer, j’ai retrouvé une couleur à peu près normale (oui, y a quand même la pollution).

 

Après tout, où est-il écrit qu’il faut profiter de sa jeunesse pour sortir à outrance ? On ne peut plus s’amuser après ? Bah, quand je vois mes parents quinqua (deuxième
moitié) se déguiser pour des soirées costumées, l’une en lapin ou en pute, l’autre en Luis Mariano ou Demis Roussos, je me dis qu’il n’y a pas d’âge pour l’éclate. Mais ça doit pas être une obligation non plus. Y a-t-il une loi qui m’impose une cuite par semaine, des trémoussements jusqu’au bout de la nuit ? Ben non. Si je préfère boire une verveine-menthe que de l’alcool, c’est mon problème. Et puis mon estomac, il préfère aussi, curieusement (tout comme ma conseillère financière qui a arrêté de se rappeler à mon bon souvenir). Après, ça ne veut pas dire que je ne sais pas m’amuser, ça n’a même rien à voir. Vendredi soir, suis rentrée vers 2h30 après une soirée au bar avec Drusilla et Mo, à boire du champagne et du thé à la menthe. Juste comme ça, pour fêter mon nouvel échec à un entretien. Juste que j’ai moins envie de sortir et plus envie de cocooning.

 

Mais bon, je dis ça, ma mamie attitude, beaucoup de gens en font autant. Je me souviens, à une époque, avec Guillaume 1er, le samedi soir, on se faisait une belote avec un couple d’amis, c’était bien. On passait la soirée à papoter tout en jouant, on en a fait quelques unes avec Lucie, aussi. L’avantage de ses soirées, c’est que le lendemain, on n’a pas mal à la tête et qu’en plus, on se souvient de la soirée. Mais la mamie attitude, c’est tendance, y a pas à dire, y a qu’à voir le boom des nanas qui tricotent/cousent, des gens qui affirment haut et fort qu’ils n’ont jamais pris une cuite de leur vie et que même qu’au test de pureté, leur score dépasse pas les 100. Et alors ? C’est bizarre comme des fois, dans la jeunesse (dans le sens large du terme), on a parfois l’impression d’une émulation du trash : c’est limite si c’est pas la honte de jamais avoir pris de cuite. Bon, moi, je m’en suis prise quelques unes mais par exemple, j’ai jamais pris d’extasy ou de trucs plus hards et très franchement, si je l’ai pas fait, c’est pas par manque d’occasion mais bien par volonté de ne pas essayer. Bon concrètement, étant allergique à l’aspirine, je vais éviter l’extasy (on sait jamais trop avec quoi c’est fait, ces conneries), je ne pourrais jamais me piquer sans massacrer mon bras avant de choper la veine (si tant est que je la chope et pourtant, j’en ai une un peu inratable) et rien que l’idée de mettre de la poudre dans mon nez, ça me fait mal. Non, non, non, tout ça est inconcevable. Alors tant pis, je saurai jamais ce que ça fait mais je sais pas non plus ce que ça fait de faire pipi debout, je ne volerai jamais, je n’irai sans doute jamais dans l’espace… Bref, y a des tas de choses que je ne ferai jamais et c’est comme ça. Je vais pas m’en excuser de toute façon.

En attendant ce soir ou la semaine prochaine (je suis larguée, les filles !), je fais une petite soirée champagne – éclairs à la framboise at home. Mamies, certes, mais on ne

se prive de rien !

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