Faut-il trop planifier ses voyages ?

Dans mes rêves les plus fous, je suis une sorte de Bree Van de Kamp de l’organisation. Quand je dis “fou”, c’est pas pour “incroyable” mais pour “totalement irréaliste, tu es tellement loin d’être ce que tu veux être…”. Du coup, quand je planifie un voyage non organisé, j’achète les billets (ou carrément tout le voyage) et je commence à crier “ouais, je vais bien étudier la destination” parce que je veux vraiment tout planifier mais… je pars toujours à l’arrache.

Le château Himeji au Japon

Je vous spoile un peu mes vacances à Fuerteventura que je partagerai ici d’ici deux ans, au vu de mon rythme de publication mais j’ai découvert après l’atterrissage que l’île n’avait rien à voir avec Madère (ce que je croyais) mais beaucoup plus avec le désert… Moi qui voulais fuir la chaleur. Bon, après, j’avais un peu bûché le sujet… sur Instagram et je n’ai jamais su où était ces putains de bassins naturels que je voyais sur toutes les photos mais au fond, on s’en fout. Bref. Je ne prépare pas beaucoup. Pour le Japon, j’avais le cadre, je savais quel temps on passait dans chaque ville mais après…

Fuerteventura - Los Lobos

Ah bah c’est sur Los Lobos apparemment, on n’avait pas eu le temps d’y aller

Et je crois que s’assurer une certaine souplesse n’est pas si mal. Lors de ce fameux voyage, notre “pire” erreur fut vraiment de ne prévoir qu’une journée au Mont Fuji et ne s’être accordé aucune souplesse sur le sujet.  Parce que le lendemain par exemple, il faisait vraiment très beau. D’où mon “j’aurais su, je fonctionne par base et on sillonne”.

Lac Kawaguchi

Mais c’est surtout qu’à un moment, à trop tout prévoir se passent trois phénomènes :

La fatigue

A force de trop prévoir un programme au cordeau, on oublie juste un élément essentiel : la fatigue et, accessoirement, le droit à la paresse. Prenons un exemple très concret : je regardais dans le train entre chaque destination ce que nous pourrions faire. Premier soir à Osaka, Victor me fait part de son envie de paresser au lit le lendemain, je commence à souffler mais… il n’a pas tort. On marche des kilomètres toute la journée, on ne prend pas tellement le temps de se poser… Du coup, à l’arrivée, je n’ai pas fait le Umeda sky building mais qui branchait moyen Victor de toute façon (une histoire d’escalator transparent et de vertige). Au pire, je ne le ferai jamais, au mieux, je reviendrai. Pas si grave, je ne savais même pas que ce building existait avant de lire son nom dans un guide.

Umeda Sky building Osaka

Photo pas du tout de moi car j’y suis pas du tout allée, même pas au pied

L’impossible improvisation

Une des choses les plus précieuses pour moi en voyage, c’est la perte de timing. Quand on part avec Victor, on peut se faire un petit déj de roi et ne pas manger le midi ou un truc sur le pouce ou au contraire, petit café rapide puis bon déj. Donc on s’arrête quand on a faim. Ou envie de se poser aussi, on a furieusement fréquenté les cafés Tully’s pour déguster lui un café, moi un matcha latte. Bref, un programme trop chargé et trop précis empêche toute improvisation… pour les pauses mais aussi pour le “oh, regarde, par là, ça a l’air joli.” On aime bien se perdre parfois dans les rues, marchant un peu au hasard tout en refaisant le monde, quitte à se retrouver parfois dans un quartier sans le moindre intérêt sous une pluie diluvienne.

Takayama sous la pluie

La déception

Et là, je vais en revenir un peu à Instagram. Je suis abonnée à pas mal de comptes voyage qui me donnent envie d’aller un peu partout dans le monde tant tout à l’air beau, chatoyant, les eaux pures et cristallines et… attention, va y avoir arnaque genre :

Planifier son voyage sur Instagram : risque de déconvenue

Et c’est là que je me dis “ok tu arrêtes de consulter Instagram pour voir ce qu’il y a à voir”. Il faut savoir qu’en tant que jeune femme dotée d’une très solide imagination teintée d’une étrange fascination pour le gigantesque et le futurisme (je ne sais pas trop comment le définir autrement), j’ai souvent des images très ancrées dans mon imagination et… ça ne colle pas toujours avec la réalité. Un exemple : Venise. Avant d’aller dans cette ville, j’en rêvais souvent, une version monumentale avec des bâtiments immenses… idem pour New York et Montréal, d’ailleurs (avec, à l’époque où j’avais peur de l’avion, un “mais comment je suis arrivée ici, j’ai pu faire un vol transatlantique, moi ?”). Pour vous situer, New York, la Statue de la Liberté, d’un vert profond, avait une tête aussi imposante qu’un building. Bon ben en vrai, pas tellement… et je vous parle pas de ce pont gigantesque que l’on prenait qui nous amenait… jamais trop su, je devais me réveiller avant. Finalement, aujourd’hui, je crois qu’il ne me reste que les pyramides dont je rêve, le reste, c’est vu et ça a quitté mes obsessions oniriques. Je digresse, je digresse mais j’ai cet espèce d’envie de gigantesque et je peux potentiellement être déçue entre mes attentes et la réalité. Or en ne me renseignant pas de trop, ça évite que mon imagination débordante tisse un tableau bien trop beau…

Tokyo de nuit

Alors évidemment, ne pas planifier trop tôt nous fait parfois passer à côté de certains monuments ou musées très prisés (le musée Ghibli à Tokyo par exemple… mais après, j’ai pas une adoration sans borne pour le studio, Victor en avait fait son deuil dès le départ, se disant, à raison, qu’on n’aurait jamais de places). Je suppose que le secret des vacances réussies est quelque part entre les deux… Va falloir que je prépare soigneusement mes vacances de folie de l’an prochain en sélectionnant deux ou trois immanquables… et laisser le reste dans un joyeux bordel.

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Venezia !

Et voici mon compte rendu de mon petit week-end à Venise, je vous la fais sous forme de liste, c’est plus sympa a) à lire et b) à écrire. Andiamo !


– Je pars donc sur le vol de 9h50 avec L0xy_more, pour ceux qui n’avaient pas suivi. Comme je suis légèrement angoissée par les transports en commun, je décolle à 6h30 pour une arrivée programmée à 8h30. Je suis royalement arrivée à 8h25 ! Merci Roissy bus. Sauf que là, tout se complique. D’un côté, Loxy m’envoit des textos pour m’annoncer qu’elle est un peu loin de Roissy encore mais c’est pas grave vu que grâce à la magie des grèves Air France, moi, je suis en liste d’attente. A noter qu’ils sont malins chez Air France, ils ont mis des hôtesses adorables au guichet donc quand elle t’explique gentiment que t’es en liste d’attente car on ne sait pas encore qui sera là ou non du personnel navigant cabine, même pas tu lui en veux. Même que tu rigoles un peu quand elle te dit que la grève ne sera pas finie mardi pour ton retour et que tu lui rétorques “oh, ça, c’est pas grave si je reviens pas, hihi!”. 9h15, je retire le billet de Loxy grâce à son numéro de réservation spécial personnel Air France. 9h18, elle arrive, on se tombe dans les bras de soulagement. 9h20, elle enregistre son bagage et le gentil monsieur d’Air France me prend le mien en me donnant un numéro de siège. On est parties ! Bon avec 40 mn de retard pour cause de brume mais on est parties !


– Arrivée à Venise, on se pose devant le tapis à bagages et là, je dis “hihi, moi, j’ai jamais eu de problème avec ma valise”. Et là, j’ai juste envie de hurler “MAIS PUTAIN TA GUEULE !”. Car oui, de valise, à l’arrivée, je n’avais point. Mais en allant au guichet Air France, ils ont dit “oui, oui, votre valise, elle est sur le vol de 12h50, on vous la livre à l’hôtel!”. Résultat, j’ai pas eu à me trimballer ma valise, j’avais ce qu’il fallait sur moi (papier, sous, appareil photo) et j’ai gagné une tite trousse de secours et un t-shirt tout blanc. Mais, pensais-je, pas besoin, je récupérerai mes affaires ce soir.

– Venise. Alors premier point : pourquoi Venise est une ville pour moi. De un, y a de l’eau partout et je suis une aquatique. De deux, on peut prendre des milliards de photos. De trois, c’est une ville où il faut se perdre et Dieu sait que je suis extrêmement douée pour ça. De quatre, y a du poisson frais et de l’encre de seiche et je suis une hystérique de n’importe quel plat à l’encre de seiche (d’ailleurs, je me suis fait un plat de spaghettis à l’encre de seiche, je me suis régalée !)


– Venise. Pourquoi je pourrais pas y vivre. Parce que je souffre d’un petit de mal de terre que je ne supporte plus, je vais aller consulter. En gros, quand je descends de bateau, je tangue. Beaucoup des fois. Je suis donc pas au top de ma forme, au point de me taper la migraine du siècle le lundi soir (perte de champ visuel et nausées). Mais bon, j’étais un peu fatiguée, j’avais mes règles et je n’ai que peu bu (je parle d’hydratation bien entendu) donc bon. Puis à Venise, y a trop de touristes. Oui, je sais, je fus moi même touriste mais j’étais ni moutonnière ni chiante. Du genre quand je vois quelqu’un qui prend une photo, je me pousse !


– Venise, les clichés. Alors pour ce qu’on m’avait dit, Venise m’a surprise sur trois points : Venise n’est pas sale du tout contrairement à ce qu’on m’a dit. Ensuite, les pigeons ont déserté depuis qu’on ne les nourrit plus, il n’y en a guère que sur la place San Marco mais en dehors, on a vu des mouettes surtout. Et enfin, Venise ne pue pas. A certains endroits, ça pue comme la ligne 14 mais ça puait certainement moins que le RER B qui empestait la merde au sens littéral du terme quand je suis rentrée (j’ai changé de wagon).


– Les Italiens. Bon, en vrai, on n’en voit quasi pas à Venise mais j’ai été un peu sidérée par leur manque total de gêne. On arrive à la Fenice, la caissière sert les deux gens devant nous. Ils partent, elle ouvre la caisse pour ranger la monnaie et sort son iPhone. Au bout de 2 mn de pianotage, je finis par me manifester (j’étais effectivement à presque un mètre d’elle, il est évident qu’elle avait du mal à percevoir ma présence…) et là, la fille se démonte juste pas une seconde et me répond tout à fait normalement et me donne mon billet. Heu… Ben merci. A l’aéroport, le jour du départ, la dame devant moi se pose au comptoir, je suis appelée à celui d’à côté. Et là, l’hôtesse qui servait la dame à côté de moi se lève et vient tenir le crachoir à la mienne. Qui me sert tandis que la dame d’à côté semble se sentir terriblement seule. Sans que ça dérange personne. Soit.

– Venise la nuit. J’ai adoré de tout mon coeur. Sauf que j’en ai pas profité à sa juste valeur. Le premier soir, on se pose à une pizzeria (dégueulasse) pour manger un bout puis on va boire un café sur une placette à côté du Rialto. A 23h30, on se rapatrie Place San Marco pour récupérer le vaporetto et, ahah, tiens, c’est curieux, y en a plus qui vont à Murano. Je demande à un monsieur du vaporetto qui m’explique qu’on doit repartir à Fundamente del nuovo pour prendre le vaporetto noctilien. C’est facile, on suit les panneaux ospedale et dans 15 mn, on y est. Sauf que Loxy m’a appris depuis qu’il y avait un ospedale et un hospedale. On n’a pas suivi le bon donc autant dire qu’on a erré longtemps dans les rues vénitiennes. C’est calme, c’est beau mais on est perdues. On a fini par croiser un groupe d’Anglais je crois (j’ai pas trop situé l’accent) qui nous a remis sur le droit chemin. A 1h30, on était enfin au lit !

– Venise, c’est communiste. Entre les faucilles et les marteaux, les ailes autour du nom de la gare, les étoiles entourant patria e onor sur l’école militaire, la statue d’un mec tenant la tête décapitée de Ronald McDonald… Venise, c’est communiste. Il paraît que je devrais consulter pour mon obsession du soviétisme au passage. Meuh non…


Bref, Venise, j’ai envie d’y retourner. Mais j’ai des tas d’endroits à voir aussi, ça m’a bien plu ce petit week-end. Va falloir que je dresse la liste des endroits que je souhaite voir pour faire des appels à mes amis. Déjà, avec Loxy, on s’est bien trouvées. On s’est jamais stressées, on voulait surtout voir la ville, se promener sans courir. C’est bon, on peut repartir ensemble quand on veut (enfin, quand nos banquiers respectifs arrêteront de nous faire la gueule, quoi…)

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Retournement de situation

JF ch F2

Cruelle désillusion : l’appart que je voulais n’est plus en location apparemment, ce qui veut sans doute dire que je n’en serai pas l’heureuse locataire vu que je n’ai reçu aucun coup de fil à ce sujet. Or après mes histoires de lose avec ma carte bleue et autres déceptions de petit ordre, je suis assez déprimée. Je revis un peu les heures noires du chômage, quand les entretiens n’aboutissaient à rien. Même si l’enjeu n’est pas aussi important, ça me rappelle quand même ces mauvais souvenirs et je m’en serais bien passée.

Une semaine après la disparition de l’annonce, je me lève et me dis qu’il faut que je reprenne mes recherches. Des apparts bien, j’en trouverais d’autres. Et puis j’ai découvert un parc sympa dans ma ville, ce n’est pas parce que je n’ai pas l’appart à 3 mètres de là que le quartier m’est interdit. Puis il me semble avoir vu un panneau à louer sur l’immeuble voisin, je peux toujours me renseigner…

Forte de ma nouvelle volonté de trouver un appart, même si je commence à douter de mon dossier, j’arrive au boulot, salue Ioulia, pose mon fessier sur mon siège et à peine ai-je posé mon fessier sur ma chaise que mon poste sonne. « Et allez, ça commence… Allo ?

– Mlle Bartoldi ?

– Oui.

– Bonjour, agence immobilière Machin, donc pour l’appartement à Plume sur Berges, il faut qu’on décide d’une date d’entrée dans les lieux, votre dossier est bon. »

Hein ? Quoi ? Je ne comprends pas… C’est quoi ce délire ? J’avais déposé mon dossier 10 jours plus tôt, il me paraît impossible qu’on me rappelle 10 jours après… Hé bé si, l’appart est à moi à partir du 20.


Après la joie, je réalise l’engrenage administratif qui s’annonce. Etape 1, envoyer le préavis pour mon appart actuel. Comme je n’ai toujours pas de carte bleue, je dois emprunter des sous à Simon pour payer mon recommandé avec accusé de réception (la honte, quand même). Ca, c’est fait. Ensuite ? Me rendre à l’agence pour signer les papiers et donner plein de sous. Problème : l’agence n’est pas la même que celle où j’ai déposé mon dossier donc les possibilités que je me perde encore sont élevées. La veille de la signature, Vicky me demande si j’ai déjà une attestation d’assurance pour mon nouvel appart. Comment dire… non. Ah, encore un truc à régler.


Mais chaque chose en son temps, revenons en à la signature du bail. Ca n’a pas raté, je me suis perdue, je connais mal le quartier. Ah tiens, c’est là où j’ai eu mon premier rendez-vous avec Gabriel. En fait, c’est sur une station de la ligne 6, on était sortis chacun d’un côté, on était au téléphone sans se trouver puis à un moment, il me dit « avance jusqu’au parking » et là, on avance et tout à coup, on surgit chacun d’un côté de la station, eye contact… Mais j’ai pas le temps de jouer la nostalgie, je suis en retard et perdue. Je finis par trouver l’agence. Je signe tous les papiers, fais un chèque à 4 chiffres et voilà. L’appart est officiellement ma location. Maintenant, l’agent immobilier doit m’appeler pour l’état des lieux.

A peine repartie, coup de fil dudit agent qui se la joue mielleux : « félicitations pour l’appart, hihi » alors qu’il n’avait pas été des plus
agréables pendant la visite. Sans doute que  j’ai pas la tête à avoir les moyens de louer un studio seule… L’état des lieux est donc fixé le lundi suivant, à 12h. Youpi !


Et voilà, Plume sur Berges, je reste chez toi. Et là, je suis contente. Non seulement je dépends d’une autre gare donc niveau problèmes, ça va être beaucoup plus léger vu que plusieurs lignes passent par ma gare, il y a aussi des bus. Mais la super bonne nouvelle de l’histoire, c’est que nos futurs bureaux de Lavande sur Seine sont à un quart d’heure, vingt minutes à pied de mon chez moi. Te souviens-tu du temps béni de ma vie toulousaine où j’allais à la fac à pied ? Ca va recommencer, yeah ! Plus de mauvaise humeur matinale pour cause de train annulé. Ca n’a pas de prix.

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Studio 30m²- 645 euros TCC

 

C’est parti pour la visite de studios. Je galère pour trouver des visites, la plupart des apparts se louent à une vitesse hallucinante et les agents immobiliers n’ont rien à me proposer quand j’appelle. Ou n’ont pas envie de chercher quelque chose à me proposer, je ne sais. Enfin, je chope un numéro pour un studio sympa sur le papier à Plume-sur-Berges
mais pas du tout dans le même quartier que le mien.

Rendez-vous est pris lundi à 13h. Bon, pause-déjeuner visite d’appart, on s’éclate. Je ne connais pas du tout ce quartier, je végète peu à Plume durant le week-end, j’y étais passée à l’époque où j’avais passé la nuit chez Semi-Russe. Premier point négatif : un ex plan cul super relou dans le quartier. Ceci étant, je suis pas convaincue qu’il me reconnaisse si jamais on se croisant : à l’époque, j’avais de courts cheveux roux. Maintenant, j’ai de longs cheveux bruns, une autre femme quoi.

J’arrive à la première gare de Plume (j’habite à côté de la seconde) et évidemment, je me paume parce que sinon, c’est pas drôle. Il fait une chaleur pas possible et j’ai eu la bonne idée de prendre ma veste, je cuis (cui). Enfin, je trouve le bon boulevard et je remonte. La vache, c’est super loin. Mais en chemin, je croise des tas de bus, de pressings et même un Monoprix : commerce de quartier au top. Mais surtout, en avançant, je longe un parc magnifique avec vue sur Paris. Oh ce parc, ce parc ! J’arrive enfin devant l’immeuble, l’agent immobilier me crie les codes des 2 digicodes. Pas de bol pour moi, j’ai plutôt une mémoire visuelle, limite photographique, pas du tout auditive donc je lui fais répéter. Je rentre dans
l’immeuble, classe et propre, je passe l’épreuve des deux digicodes et me voici dans l’ascenseur, direction 3e étage. Là, j’essaie déjà de me raisonner : le quartier est top, le parc voisin génialissime (trois ans que j’habite à Plume et je ne connaissais pas son existence), l’immeuble a l’air bien entretenu mais ne nous emballons pas, l’appart est peut-être tout
pourri… Arrivée au 3e, je trouve l’appart et… Mince, il est bien.

Détaillons un peu : une grande pièce avec une fenêtre qui court tout le long. Bon, j’ai vue sur la rue alors que de l’autre côté, on voit la Seine et Paris mais l’appart d’en face est loin donc pas de vis-à-vis, je pourrais me balader à poil si je veux. Oui, j’aime me promener nue chez moi et je conseille à tout le monde d’en faire autant. De toute façon, avoir un appart avec vue directe sur la Seine et Paris, c’est facile 50 euros de plus par mois, je suis sûre. Je tourne un peu : oh, une grande salle de bain avec baignoire… Oh la cuisine est équipée au gaz ! Y a même un four et tout plein de rangements. Un grand placard dans l’entrée ! Bref, top de top. Seul bémol quand même : la moquette beige. Je rappelle que mon chat est quand même sombre et que comme tout félin, elle aime se rouler par terre. Mais quand même, à part ça, c’est top. Il y a aussi une cave et une place de parking mais l’agent est plus occupé à vérifier que quelqu’un arrive qu’à me faire visiter. Bon, je prends un dossier pour postuler, on verra bien.

Je repars, globalement emballée. Entre le quartier et l’appart, je dirais que tout est bon. Avec un paravent, je pourrais isoler un coin chambre et puis là… Non, stop, pas de précipitation, ça porte la poisse. J’en parle le soir à mes parents calmement (ou à peu près) et je décide de déposer un dossier, ça ne coûte rien. Enfin, c’est ce que je croyais car je ne me rendais pas compte du parcours d’obstacle dans lequel je m’engageais…

 

A suivre, of course (mouahahah)

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Les joies de l’entretien

Quand on cherche un travail, à force d’envoyer des CV partout, forcément, on finit par décrocher un entretien. J’ai déjà parlé de la préparation physique, passons directement à
l’entretien en lui-même, je ne suis pas encore en âge de radoter.

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L’histoire de l’entretien commence au moment où on reçoit le coup de fil tant attendu « Bonjour, je suis M. le recruteur, j’ai bien reçu votre CV et je serais intéressée pour
une rencontre ». Oh mon Dieu ! Je me souviens, quand j’étais au chômage et que je recevais un coup de fil d’un numéro en 01 ou « privé », mon cœur s’emballait. Mais c’est fou
le nombre de boîte de sondages qui ont des numéros cachés… Mais quand il s’agissait d’un coup de fil pour un entretien, il fallait vite tout intégrer : nom de l’entreprise, adresse… Une fois raccroché, il est temps de préparer cet entretien, on n’y va pas les mains dans les poches. Etape 1, vérifier son book et s’il n’est pas à jour, imprimer nos derniers articles pour les montrer à l’employeur. Une fois notre book à jour, il faut savoir qui on va voir. En général, la personne que vous rencontrez va vous expliquer le poste mais je vous jure que si à la question « vous connaissez notre entreprise », vous répondez « non, pas du tout », vous n’aurez pas le poste. Inutile d’en faire des caisses mais sachez au moins dans quel domaine d’activité vous allez travailler, essayer de noter les infos essentielles, ce sera déjà bien. Enfin, point essentiel, surtout pour les gens comme moi, repérer le trajet. Quand on me fixait l’entretien, je demandais toujours la station de métro la plus proche, histoire de me repérer au moins mentalement. Puis je vais sur le site de la ratp et j’apprends le trajet par cœur. Quand on n’est pas douée en orientation comme moi, le plus angoissant dans l’entretien, c’est l’idée d’arriver en retard parce qu’on s’est perdus.

 

Bon, vous êtes arrivés. Parfois, la personne ne vous prend pas de suite donc il faut s’asseoir et patienter. Dans ses cas là, j’ai toujours un livre un peu sérieux dans le sac (même si je peux aussi avoir un Cosmo dedans) au cas où je devrais attendre un peu. Faut pas se leurrer, si je lis « les aventures d’une pétasse », ça fait moins sérieux que
« essai sur l’être et le paraître », par exemple. Je prends un air détaché et détendu. Je suis zen, j’ai confiance en moi et mes capacités, tout va bien. Enfin, le recruteur arrive et
vous tend la main. Attention, une poignée de main est significative. Pour ma part, je déteste les poignée de mains ultra viriles genre « ah, je t’ai pas cassé un doigt ? J’ai essayé
pourtant ! » ou les mains molles genre je serre une éponge, tu les as mis où tes os ? Donc je tends une main ferme mais pas trop, je ne veux passer ni pour la nana prête à tout
écraser à commencer par les phalanges de mon interlocuteur ni pour une personne sans énergie. Une fois dans le bureau du recruteur, je sors le nécessaire de la parfaite candidate : book sur le bureau, un cahier pour prendre des notes et mon stylo, je me tiens droite. Et le sourire n’est en aucun cas une option. Durant tout l’entretien, je regarde mon interlocuteur dans les yeux.

Sur l’attitude, je dois me contrôler. J’ai la manie terrible de parler avec les mains et si celles-ci peuvent jouer avec le stylo qui traîne là, elles sont contentes. Mais en entretien, c’est rhédibitoire. Lors du premier entretien que j’ai passé, j’ai dû démonter et remonter trente fois mon stylo sans même le faire exprès. C’était 30 fois de trop. Donc quand je
parle, je pose sagement mon stylo sur mon cahier et je n’y touche plus. De la même façon, je ne me dandine pas, je reste calme. Moins je fais de gestes, moins j’envoies de messages
contradictoires.

Mais et l’entretien dans tout ça ? Que dire ? Comment se présenter ? Nous verrons ça la semaine prochaine !

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Ecoute et apprends, petit scarabée

Vendredi, j’ai eu droit à un moment d’anthologie. J’étais conviée à un rendez-vous chez THE Journaliste de la presse féminine, la nana que je regardais à la télé quand j’avais 15
ans, la nana qui était journaliste à Perso à la grande époque (la mieux). Bref une sommité. Accompagnée de ma collègue Sylvie qui me fait bien marrer. But de l’opération : que le petit
scarabée que je suis enseigne à la sommité le blogging et aussi à utiliser une caméra.

Pourtant, ça n’a pas été simple. Au départ, j’avais rendez-vous chez Sommité à 16h30. 15h, mon téléphone sonne : « Nina, c’est Sylvie, c’est la méga merdouille, on se retrouve finalement à 17h30, je suis débordée. Tu peux passer à la fnac acheter les cartes mémoires pour les caméras ? ». J’avoue que l’heure de rab est carrément nécessaire vu qu’il y
a une grosse merde sur les blogs et que je dois envoyer une cinquantaine de mails et faire du buzz sur un autre. Irf… Donc 16h30, je me mets en branle mais je me sens pas top bien, je crois que j’ai un peu de fièvre. Etape 1, la FNAC, pour acheter deux cartes mémoires pour les supers caméras achetées pour les rédactrices bloggeuses de TMF. J’arrive à la fnac, flirte avec le vendeur qui me donne les cartes dont j’ai besoin et là, c’est parti pour la queue. Devant moi, une dizaine de personnes, nombre de caisses ouvertes : 2. Bah oui, un vendredi après midi 14 décembre, c’est logiiiiiiiiique. Bon, je finis par payer et repart : 30 mn pour arriver chez la journaliste, ça va être juste mais je peux le faire. A mi chemin, coup de fil de Sylvie « rendez-vous à 18h ! ». Cool, du coup, j’ai le temps de passer à Casa pour mes courses. Sauf qu’à 17H40, je suis toujours en train de faire la queue. Probabilité que je puisse régler mes achats et être à l’heure : aucune. Donc je largue mon panier plein de futurs achats et je me casse. On n’a pas idée de laisser juste deux caisses ouvertes à quelques jours de Noël…

Arrivée dans la quartier de la journaliste, éééééééééévidemment, je me paume. Pas de panique, je vais utiliser mappy via mon mobile. « vous êtes impasse machin, rendez-vous
là ». Non, je suis pas impasse machin, je vois pas d’impasse machin. Surtout que j’ai pas mes lunettes. Alors que je fais un détour assez monumental, Sylvie me rappelle « bon, je suis super à la bourre ». Finalement, 18h30, on se retrouve devant la porte de la journaliste. On arrive, elle nous tape la bise (non mais je tape la bise à une star du journalisme quand même). Elle nous sert un verre de rouge et des chips, on discute un peu et j’apprends des choses sur le site, notamment les chiffres. Oui, je suis pas informée de tout non plus. Bref, on passe sur l’ordinateur et je lui montre deux ou trois trucs sur le blog. Ahah, le petit scarabée peut aussi faire apprendre des trucs. Sylvie et la journaliste papotent, moi, j’écoute et j’apprends beaucoup de choses. Ou ça me confirme certaines choses comme le fait que quand on travaille dans un grand journal, on a sa susceptibilité. Ce n’est pas qu’un mythe. La journaliste est indépendante, genre super pigiste de luxe, du coup, elle est un peu extérieure à tout ça. Mais c’est vrai que je rentre dans un autre univers. « Tu vois, Inès, ma cops, blablabla ». Inès ? Inès de la Fressanges, bien sûr. Alors, déjà, je suis dans la même pièce qu’une journaliste que je regardais à la télé ado, qui dirigeait mon journal de jeune adulte préféré et en plus, elle parle d’Inès. Rien que ça.

Bref, on papote, on trifouille le blog et à 21h45, on se dit qu’on est toutes bien fatiguées et qu’il est temps de rentrer. Alors que je me rhabille, la journaliste me dit « tu sais, il faut se méfier de la carte de la séduction, faut pas jouer avec sinon, ça peut se retourner contre toi ». Mais pourquoi elle me dit çaaaaaaa ? Ayant passé la soirée avec deux femmes, ma séduction est restée dans ma poche, j’ai pas flirté une seule seconde. Je pue l’accro au flirt ou quoi ? Ceci étant, elle n’a pas tort. Si on vend quelque chose sans le donner derrière, ça peut occasionner quelques petits soucis, surtout arrivé à un certain niveau. La susceptibilité, souvenons-nous. Plus on monte haut dans la hiérarchie, moins les gens aiment se faire prendre pour des cons. Et surtout plus le risque de se casser les dents est grand. Et moi, mes dents, je préfère les garder, ça peut toujours servir.

 

Bref, je trouve qu’il est toujours bon pour un petit scarabée d’ouvrir grand les oreilles quand parle un maître Yoda de son métier, c’est très riche en enseignement. Des fois, je
me dis que lors de ma formation, j’aurais vraiment aimé avoir plus de journalistes et moins de sociologues comme prof.

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La liste de la fille qu’a plein de choses à dire

Faites vous un thé ou un café, liste impressionnante !
 

– Le week-end dernier, la famille Bartoldi a voyagé. A ma droite, papa et maman Bartoldi qui se sont rendus à Venise en namoureux (avec un N). Avant le départ, ma mère merdoie avec la valise et entre un code à la con pour le verrou. Sauf qu’elle sait pas lequel. Du coup, une fois sur place, mon père est obligé d’essayer les chiffres un par un. Au retour, vol retardé pour cause de brouillard sur Paris, ils ont eu une heure 15 de retard. A ma gauche, Alice et Anthony en voyage en namoureux, destination Bali via Bahreïn. Une fois là-bas « votre vol est annulé donc soit vous restez ici 24h, soit vous rejoignez Bali via Bangkok ». Donc ils décident de rejoindre Bangkok mais une fois là-bas « non mais si vous voulez aller à Bali, vous payez votre billet, merci. » Du coup, après négociation, ils arrivent à dégoter un vol pour Bali via Djakarta et Kuala Lumpur… Sans leurs bagages perdus entre temps mais retrouvés depuis. Finalement, je suis contente de pas être partie à Prague…


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– Samedi nuit, j’erre pas solitaire dans le XIIIe pour la nuit blanche, entre Bercy et la BNF. C’est étrange… Mon petit préféré : le bus transformé en œuvre d’art dans un parc juste au pied de la salle de concert. On pouvait s’installer sur une chaise longue pour admirer l’œuvre. Mais vu qu’il faisait froid, on n’est pas restés. Mais j’aime bien le XIIIe, en fait, c’est une autre ambiance. En tout cas, ambiance sereine pour cette nuit blanche, les gens rendus joyeux par la victoire de la France face aux All Blacks (nananère)

– Les bloggeurs sont des malades. Enfin, ceux de ma plateforme. Genre on leur modère un article, ils s’insurgent, nous parlent Birmanie et Chine et nous représente avec une image d’Hitler. Finesse, quand tu nous tiens.

– Lundi et mardi, on était deux dans l’agence, les autres étant à Prague. Lundi, me voici seule à partir de 17h. C’est là que j’ai regretté de pas avoir de mec, histoire de conserver un souvenir impérissable de l’agence… En plus, il est tentant le canapé rouge, mouahahah !

– Mercredi, 9h du matin… Tout va bien quand soudain « TAKATAKATAKATAKATA ». .Bordel, c’est la guerre !! Ah non, ils sont en train de casser la rue. C’est bien, ils l’ont refaite y a 1 mois et demi, 2 mois… C’est pas graaaaaaaaaaave ! Et miam, la bonne odeur de goudron chaud qui envahit l’appart tout à coup, celle qui file mal à la tête et envie de vomir… Je l’ai eue dans le nez toute la journée.

– Mercredi soir, j’ai rendez-vous à 18h30 avec Summer, Vicky et Maud, qui subissait son dépucelage bloguesque. Bon, moi, j’ai prévenu : 18h30, c’est pas concevable. 19h, le métro arrive à Châtelet, je descends à la station suivante, les Halles (toi aussi, devine dans quelle ligne j’étais). Et là annonce : « à la demande de la police, ce train ne marquera pas d’arrêt à la station des Halles ». Putaiiiiiiiiin ! Je descends à Châtelet, traverse quand même les Halles, plus de RER, plus rien. En fait, il y avait une alerte à la bombe (et ils m’ont quand même laissée traverser la station, super !). J’arrive au bar où je retrouve les demoiselles sus nommées et une amie de Maud. On papote, je veux un cocktail, j’interpelle le serveur : « Monsieur ! Monsieur ! Monsieur ! » et me prend un vent superbe. Ah ben ouais, le monsieur est une madame et ça les a fait marrer, les copines !
Bon, finalement, je commande mon cocktail, elle m’en apporte un que je commence à siroter et elle revient « me suis trompée ! ». Du coup, je prends mon vrai cocktail, prends une gorgée et pouah !! C’est du gin pur ou presque. Du coup, après, j’étais méga pétée. Mais j’ai réussi à pas me perdre dans un quartier que je n’ai que peu sillonné dans ma vie, je m’impressionne.

– Mes collègues sont revenus de Prague, tous en vie et en entier. J’avais demandé à Guillaume de me ramener de l’absinthe mais étant persuadée qu’il avait oublié, je lui envoie un mail lui demandant une aide technique intitulé « puisque tu as oublié mon absinthe, voilà du taf ». 30 secondes plus tard, le voilà qui arrive à mon bureau tout fier et qui pose une belle bouteille verte dessus. Ouéééééé ! Sinon, bilan du voyage : « c’est con que tu sois pas venue. Mais c’est vrai que partager un appart avec 12 mecs, c’est pas facile. Surtout que personne n’avait pris de gel douche, on a dû en acheter sur place et donc partager un gel douche pour 3 salles de bain, tu nous aurais vu en caleçon pas réveillé ». Ouais, là, je regrette vraiment. Même que j’aurais vu un bout de fesse, ça aurait resserré les liens entre nous.

– Jeudi soir, Vicky, Nina et Kenya sont on the road, parties à 23h et des poussières, arrivées à 6h et des brouettes. Donc 7h de route avec du brouillard, du dark dog, des arrêts pipis mais surtouuuuuuuuuuuut Kenya ! Le chat qui miaule pendant 6h quasi non stop (oui, à un moment, elle a vomi) malgré le cachet censée l’endormir. Et vu sa connerie le lendemain matin, et vas y que je cours, et vas y que je saute, je pense qu’en fait, la pharmacienne m’a filé des vitamines.

– Nina en voiture, 5h30, genre « mais non, je dors pas ». Je raconte les péripéties de mes bloggeurs crétins quand « ouais alors il me dit qu’il va porter
plainte, je l’encourage à le faire et je lui demande s’il veut le numéro de 60 millions de consommateurs et là carte postale… Non, je viens de dire n’importe quoi ! ». En gros, l’histoire de la carte postale, je venais de m’endormir en parlant et c’est le premier mot qui est sorti. Mais Vicky, elle comprenait pas ce que j’essayais de dire avec ma carte postale.

 – Nina, 27 ans, teste pour vous la couette Jurassic Park. Vaut mieux tard que jamais.
 

– Le prochain qui me dit « c’est pas toi, c’est moi », je lui explose la gueule. Vicky suggère de lui péter sa figure avec une batte de baseball.

 – Lundi, réunion au sommet suite à des débordements de bloggeurs crétins et décérébrés. Comme on est pas tous sur Paris, on se fait une conférence téléphonique, trop la classe !! Du coup, on parle à des gens qui ne nous voient pas, y a des gros blancs, on peut dessiner et on parle fort car on sait pas si tout le monde nous entend. A propos de téléphone, lundi et mardi grand jeu au boulot : y a 15 postes dans l’agence, trouve celui qui sonne pour répondre. Je m’éclaaaaaaaaaaaaaaaaate.

– Une musique pour donner la patate

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La liste de la fille qu’est plus en vacances

Ca dure jamais assez longtemps

 

– Retour sur Paris en fanfare ; arrivée à 0h05 (au lieu de 23h50, mais 15 mn de retard, c’est rien comparé aux 3h de la dernière fois), attendu un taxi une heure, l’un d’eux m’a refusé à cause de Kenya. 1h30, j’arrive ENFIN chez moi (notons que le lendemain, je reprenais le boulot). En rentrant, je me rends compte qu’il n’y a plus d’électricité, j’ai coupé les plombs par accident en ouvrant la porte… le jour de mon départ ! Du coup, quand j’ai ouvert mon frigo, je me suis soudain crue au port. Du coup, je vais me coucher. Le lendemain, le réveil sonne à
8h. J’entends beaucoup de bruit dans la rue, des camions car ils font des travaux dans ma rue. 8h15, les marteaux piqueurs juste sous ma fenêtre. Curieusement, le marteau piqueur dès le matin, ça met pas super de bonne humeur.

– « Devenir comme Nina », expression péjorative désignant toute personne estimant qu’une soirée sans alcool peut aussi être réussie. De façon plus générale, personne souhaitant faire parfois des choses constructives et/ou culturelles de ses soirées, Sans alcool.

– Je suis un boulet. Pour de vrai. Mardi, je dois passer un coup de fil d’une cabine et en repartant, je me perds mais bien. Au bout de 45 mn, je finis par retrouver un métro. 10 stations plus tard (avec un changement), je retrouve enfin mon agence, ouf ! Mercredi, j’arrive au boulot, je suis la première. Je dois enlever l’alarme mais je me goure dans le code et elle
sonne. Goooooooooooood morning le 15ème ! Le même soir, je pars en dernier avec Philippe qui me propose gentiment de m’avancer un peu en voiture. Je dois mettre l’alarme. Je me plante 3 fois dans le code, je déclenche l’alarme. Ce code me plaît pas. Le monsieur qui fait le ménage arrive juste après et nous file son code, le sien est mieux, je me demande si je pourrais pas l’utiliser à la place.

– Grâce à mybloglog, je sais qui passe sur mon blog si ces personnes ont un profil. Très instructif.

– Est-ce que je peux demander à la RATP de me rembourser mes grilles de sudoku ? Non parce qu’essayez de remplir un sudoku dans la ligne 4, c’est illisible et du coup, on fait des erreurs parce qu’on sait plus si le chiffre, là, c’est ou 3 ou un 5, un 6 ou un 8.

– Dans la série je me prends la honte de ma vie dans la rue : vendredi. Avant de partir de chez moi, j’enfile ma veste, j’y suis pas très bien dedans mais j’ai pas le temps d’analyser le truc, tant pis. Train, métro, me voici dans ma rue du boulot. Soudain, je sens un truc qui glisse sur mes cuisses et mes mollets et tombe. Je me retourne, me demandant bien ce que ça pouvait être. Un pantalon. Pas celui que je portais sur moi mais un que j’avais posé la veille sur mon porte manteau improvisé et qui était resté collé à ma veste par électricité statique. Nina, la première fille qui perd son pantalon dans la rue… sans pour autant qu’on voit sa culotte.

– La vie est joueuse : elle peut vous faire démarrer la matinée avec une nouvelle géniale et vous la faire finir au commissariat pour porter plainte. Sans aucun rapport entre les deux événements.

– Alors, deux choses : soit free fait livrer ses colis par pigeons voyageurs, soit leurs prises, ils les font pousser ou les font fabriquer par des enfants en centres aérés, c’est pas possible. 3 semaines pour livrer une prise électrique, c’est vraiment du foutage de gueule. Du coup, j’ai voulu en acheter une vendredi. Résultat : dans ma boîte aux lettres, un avis de passage pour aller chercher un colis (sans doute la prise) et en plus, ça marche même pas, celle que j’ai achetée. Non parce qu’avec le bol que j’ai, c’est la box qui est morte donc je
vais passer deux mois sans Internet chez moi.

– Consécutivement à ça, je ne suis plus très présente ici, j’ai eu une semaine un peu chargée (grosse réunion jeudi, j’ai pas pu me connecter quasiment) plus gros problème perso à gérer. Si tout se passe bien, je pourrai bientôt lever la modération des comms et avoir à nouveau le net chez moi. Mais même si j’y réponds pas de suite, je lis vos comms dans la journée.

– Ma connasse de bimbo est passée d’un stade pré anorexique à un stade pré obèse en 5 minutes. Il fait peur ce jeu.

– Dans la série cultivons nous, j’ai appris cette semaine que le terme « comment ça va ? » est une abréviation de « comment ça va à la selle ». Sous entendu : « et ton transit, il est nickel ? ». Donc, maintenant, quand quelqu’un vous répondra « non ça va pas », donnez lui un Actimel. Ou un Activia parce que ça remet de l’ordre en dedans de toi.

– Heure du décès confirmé de la freebox : samedi 11 août à 11h23. Et merde !

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Putaing, je l’’ai perdu !

Il y a des vérités qu’on se prend parfois dans la face et qui font mal. Enfin, plus ou moins, tout est relatif. Donc en ce moment, je rencontre pas mal de gens, pour des raisons X ou Y et là, systématiquement, on me fait : « Ah mais tu viens du sud ? Ca s’entend pas ! ». Putain, quel affront !

 

Ca va bientôt faire deux ans (le 28 mars) que je suis parisienne, déjà. Maintenant, je me sens clairement chez moi, je connais quelques quartiers, je chemine sans me perdre, selon les endroits où je vais, j’ai mes cantines et mes abreuvoirs, les boutiques, les endroits que j’aime bien… J’ai même mes souvenirs. C’est là que je suis allée avec machin, là où j’ai embrassé celui-ci… Bref, vivre à Paris ne me fascine plus, c’est un fait et c’est tout. Je suis parisienne de cœur, aussi, même si je suis toujours attachée à ma province. J’aime ces deux endroits et j’aimerais ne jamais avoir à choisir (genre que les deux soient voisins). Puis j’ai gardé quelques habitudes provinciales genre quand je vais sur Paris, je dis que « je vais en ville » (j’adore dire ça ou mieux, j’ai un déjeuner en ville !).

Mais voilà, les gens me disent que je perds mon accent. Ma sœur a lancé la première salve en me regardant l’air pincé : « Roah putain, t’as trop l’accent parisien ! ». Alors je précise pour mes lecteurs parisiens pure souche que nous n’avons rien contre votre accent, juste qu’on préfère le nôtre. Donc moi : « Non, même pas vrai, j’ai pas perdu l’accengue !! ». Je retourne une quinzaine de jours dans mon pays pour les vacances et là, personne ne me dit que j’ai l’accent parisien, à part ma maman pour se moquer. Mais depuis que je suis revenue, tout le monde me le dit « ah mais en fait, t’as pas d’accent ».

Jeudi soir, j’ai passé la soirée avec un jeune homme peu recommandable et des amis à lui. Je discute avec un charmant monsieur qu’il me présente et quand il me demande d’où je viens, je réponds : « De Toulouse, ça s’entend, non ?

– Non. »

Paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaf ! Dans ma gueule ! Et lors de cette soirée fatidique, je me suis entendue dire : « non mais ça moin ». Moin. Pas moinsssssssss à la Toulousaine. Moin ! Je trahis mon pays, là. Bientôt, je dirai même plus « poche » pour les sacs plastiques ou han-née pour année. Bordel de bordel.

Non parce que mon accent, j’y tiens. Outre mon attachement à ma région de naissance, c’est surtout que c’est un atout pour moi. Oui, un atout et professionnel en plus. Je m’explique car ça peut ne pas sembler évident de prime abord. Déjà, je suis pas journaliste dans l’audiovisuel donc mon accent, il gêne pas pour ça. Ensuite, imaginez que vous ayez rendez-vous avec une journaliste pour une interview (oui, toi aussi, sois célèbre), vous voyez arriver une nana d’un mètre 57 avec une tête de Bisounours et un accent du sud. Et bien, de suite, vous allez m’aimer et vous lâcher. Vous allez aller plus facilement dans la confidence, le off et c’est du pain béni pour moi. Alors que là, j’ai plus que ma (relative) petite taille et ma tête de Bisounours !

Alors non, je refuse de perdre mon accent, de devenir une vraie parisienne. C’est un peu mon attache à mon pays, ce qui fait qu’on me demande toujours d’où je viens et que je réponds fièrement « Toulouse ». Et les gens me répondent (au choix) : « ah, la ville rose », « airbus », « rugby », « violette », « saucisse », « t’es bonne, on va boire un verre »… Un intrus s’est glissé dans cette liste, à toi de le retrouver.

Bref, moi, je suis du sud et j’en suis fière. Alors accent, t’es gentil, tu restes

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Hommes/femmes, la science nous dit pourquoi

Hier soir, je ne suis pas sortie, ça change. Du coup, j’ai pu mater Lost avec le sexyssime Sawyer, même si on l’a pas trop vu hier. Bref, après j’ai zappé sur la 6 et je suis tombée sur une émission hallucinante dont j’ai déjà oublie le titre, ça parlait des différences entre les hommes et les femmes, tout ça expliqué scientifiquement. Tout ça présenté par Mac Lesggy, qui fait toutes les émissions scientifiques de la 6 et qui a piqué les lunettes d’Annette de Premiers Baisers (oui, chez M6, lunettes = scientifique, cherchez pas) et Virginie Efira, la nouvelle Benjamin Castaldi, le pénis et Flavie en moins.

M6 aime bien ces émissions (pseudo) scientifiques, ils en font plein avec toujours des tests en plateau histoire de montrer qu’on dit pas que des conneries (cette phrase est bourré d’humour, vous trouvez pas ?). Alors il faut noter que ce genre d’émission, tout comme les « 100 plus grands… » de TF1 ne servent qu’à faire de l’autopromotion. On y trouve donc Marianne James et André Manoukian qui ont resigné pour la 4 ou 5e année pour être jury à la nouvelle star (après avoir annoncé à chaque fois que c’était terminé), Delphine Chanéac, l’actrice qui jouait dans la saga de l’été de la chaîne qui sort comme de par hasard en DVD. Après, on avait Anthony Kavanagh pour faire rire et Adriana et Christian Karembeu pour la touche de glam. Un plateau qui fait rêver en somme…

L’émission se proposait de démontrer avec des études scientifiques et tout les différences entre les hommes et les femmes. Moi, j’ai vu que la fin mais rien que ça, ça m’a un peu saoulée. Déjà, ça commence « ouais, les filles, elles parlent beaucoup plus au téléphone que les hommes, eux, ils appellent que pour un truc précis. D’ailleurs, c’est pour les femmes que les hommes ont inventé les forfaits illimités, mouahahaha ! ». Alors prenons deux exemples totalement au hasard : Gauthier (homme) et moi (femme). Gauthier qui doit passer en moyenne quatre heures au téléphone (quand il bosse, sinon, c’est pire), moi qui fais la gueule dès que le téléphone sonne. Parce qu’autant je suis bavarde en réalité, autant le téléphone, ça m’emmerde. Non mais c’est vrai, quand je vais voir des amis, c’était prévu et j’ai consacré ce temps là au bavardage. Le téléphone, ça sonne toujours quand je suis en train de faire quelque chose : travailler, manger, dormir, me laver, faire un sudoku dans une pièce intime de mon appart… Enfin, là n’est pas le sujet. Tout ça pour dire que, dès le départ, cette émission me saoule donc j’ai continué à regarder.

Après, on nous parle de sexe avec la sexologue made in M6, Catherine Solano. On nous montre une caméra cachée où une blondinette drague des mecs qui acceptent tous ses avances (sauf un) et la même scène avec un mec qui drague et paf, il se prend que des vents (sauf une nana qui veut bien prendre son numéro). Faut-il en conclure que les hommes sont des obsédés et pas les femmes ? Là, Anthony Kavanagh souligne un point intéressant : « Non mais forcément, les femmes, on leur apprend à dire non, à pas se laisser draguer… ». Si une telle affirmation peut être
soumise à discussion, ça soulève un point intéressant. Alors que l’émission tente de démontrer de façon scientifique que les hommes et les femmes sont différents de par leur constitution physique, l’utilisation de leur cerveau et tout ça, en une phrase, voilà une notion que personne n’a étudié. L’acquis. Et oui, le fait de ne pas être sensible à la drague d’un parfait inconnu dans un café, ce n’est pas une question de cerveau, ni d’éducation, d’ailleurs. Juste qu’en tant que fille, ça nous arrive assez souvent d’être sollicitées donc on fait plus attention. Enfin, bref, tout ça pour dire que cette émission était une belle connerie puisqu’à la fin, ils ont voulu démontrer que les femmes étaient plus bavardes que les hommes en mesurant le taux de parole de chaque participant : la plus bavarde fut bien une femme (Marianne James, était-il la peine de le préciser)…Juste devant les 3 hommes, Adriana et Delphine arrivant bonnes dernières. Bon, bref, cette émission n’était pas terrible et super mal montée en plus (les applaudissements qui s’arrêtent nets avec un gros silence qui arrive tout à coup, c’est atroce).

Les hommes et les femmes n’utilisent pas le cerveau de la même manière, nous expliquent les scientifiques, on ne sollicite pas les hémisphères de la même façon, ce qui explique certaines choses. Par exemple, les femmes n’ont pas un bon sens de l’orientation parce qu’elles n’utilisent pas leur cerveau comme un homme et sont incapable de se projeter dans l’espace et elles doivent tourner leur carte pour arriver à s’orienter. Bon, si on prend un exemple genre moi, c’est vrai que je suis pas douée. Je me perds souvent mais ce n’est pas un problème d’orientation, c’est un problème
d’attention. Quand je me déplace (très souvent à pied), je rêvasse et donc, je passe en pilote automatique ce qui fait que :

– par pur réflexe, j’ai pris le métro direction la fac alors que je voulais aller de l’autre côté (ou je marche vers un endroit alors que c’est pas là que je devais aller).

– quand je reprends conscience que je suis dans la rue, je sais plus forcément où je suis.

Mais je sais lire une carte et je faisais une très bonne copilote pour Guillaume quand on partait… Sauf quand je m’endormais, ce qui arrive souvent quand je suis passagère en voiture et que le trajet dure.

De la même façon, on nous explique que les femmes sont plus sentimentales que les hommes, toujours à cause de ce foutu cerveau. Bon et bien, moi, je dis que ça dépend. Je connais des filles qui
sont sentimentales comme un poisson et des mecs qui tombent amoureux plus vite qu’ils ne fument leur clope. Mais la question que je me pose, c’est qu’elle est la part de l’inné et de l’acquis dans tout ça. Si on regarde les jouets de petite fille et de petit garçon, dès le départ, on nous apprend à développer certains talents. Les filles jouent à la poupée, à la dînette, font des travaux manuels, du dessin… Alors que les garçons, ils jouent aux voitures, aux legos, au foot… A l’école, on nous fait croire que certaines filières sont plus réservées aux garçons (les sciences), d’autres aux filles (les langues). Ben moi, j’étais meilleure en maths qu’en langue et je suis pas un cas à part.

Bref, j’admire le travail des scientifiques qui veulent à tout prix tout expliquer à coups de synapses, hémisphères et cellules grises. Mais des fois, faudrait aussi concevoir l’idée que tout ne dépend pas que de notre constitution.

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