Ce n’est pas sale mon petit

Hier, comme régulièrement, je reçois des insultes de mon troll (toujours plus présent pendant les vacances scolaires, c’est amusant, tiens…). Des fois je publie, d’autres pas, ça dépend si je suis d’humeur taquine ou pas. Hier donc, le voilà qui parle de la santé de mes trous qui, à ses dires, est déplorable. Après avoir ri un bon coup, je sors de chez moi (car j’ai une vie aussi) et soudain, je réalise : ce comm est un véritable scandale, je me dois de réagir publiquement.


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Scandale, oui. Non pas par sa bêtise intrinsèque. Depuis que j’ai mon troll, je lui donne 15 ans à vue de nez et je suis inquiète, il n’évolue pas. Ce qui est scandaleux, c’est l’association sexe=saleté et maladie. Ah ben bravo ! Tu le sens le syndrome François-Xavier élevé dans une école religieuse limite sectaire où on te dit que le sexe, c’est mal et que si tu t’y adonnes, tu seras forcément puni(e) de milles mots. Un peu comme à l’apparition du sida où pas mal de discours tournaient autour d’une punition divine sur les homos et les putes. Tout pareil.

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Alors écoute moi mon enfant. Je sais que tu n’as pas grandi avec Doc et Difool qui répétaient dans toutes les émissions  que le sexe, ce n’est pas saaaaaaaale. Ben oui, pourquoi ça le serait forcément ? Pourquoi avoir une sexualité me condamnerait à, je te cite « fissures anales, herpès génital, des trucs dans la bouche on sait même pas ce que c’est (tu manques cruellement de connaissances) » ? Peut-être te préoccupes-tu de ma santé ? Mais rassure-toi, mes trous vont bien, sauf l’oreille qui traîne un peu mais ça n’a rien à voir avec ma vie sexuelle. Peut-être ai-je eu de la chance mais tu sais, dans la vie, les gens en général se lavent et en cas d’infection, se soignent. Evidemment, il y a le cas des MST asymptomatiques mais bon, ça peut arriver même à des gens ayant très peu de sexualité… Quoi qu’il en soit, ayant une sexualité que je qualifierais de responsable, je n’ai jamais eu à connaître de tels affres.

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Mais voilà, ça montre bien le chemin qu’il reste à parcourir pour dédiaboliser la sexualité. Parce que si je comprends bien ton raisonnement, outre le fait que tu me penses abonnée à des bourrins incapables d’utiliser un lubrifiant (ou que j’ai des problèmes d’évacuation) et que je baise sans la moindre protection, ma sexualité induit forcément des maladies, il ne peut en être autrement. Après tout, c’est mathématique : plus je baise, plus je me soumets au risque d’attraper de vilaines MST. Oui, certes et on peut même arguer que certaines ne sont pas limitées par le port du préservatif. Soit. Ceci étant, rien qu’en sortant de mon chez moi, je côtoie souvent malgré moi des gens plein de microbes. Rien que dans le métro, tiens : je suis dans un lieu clos avec des dizaines de gens, je touche les poignets, les barres centrales, quelqu’un peut m’éternuer dessus et le mec assis à côté de moi peut être fiévreux… Oui, le risque zéro n’existe pas, dans aucun domaine, tu vois.

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Mais mon enfant, on peut avoir une sexualité épanouie sans choper toutes les merdes du monde. Surtout avec préservatif, c’est tout simple, c’est magique. Bon, je vais pas t’expliquer non plus comment les mettre, tu découvriras ça un jour, tu verras. Au pire, tu peux en acheter et t’entraîner. Et au pire, un petit traitement et on n’en parle pas, ça arrive même à ceux qui n’ont pas beaucoup de sexualité. Mais j’aimerais que tu comprennes vraiment, c’est important, que le sexe, ça n’est pas sale. Tant que ça se passe entre personnes consentantes, ça peut même être très beau, limite à en pleurer. Et puis vivre en harmonie avec son cœur, ses envies et ses désirs, ce n’est pas donné à tout le monde. Je comprends que tu me jalouses un peu pour la peine. Mais tu sais, si ça peut te rassurer, à ton jeune âge, moi aussi, je trouvais ça sale, je trouvais même intolérable de mettre un sexe dans une bouche mais finalement, j’ai découvert que donner du plaisir à l’autre est un tel kiff…


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Sérieux, il est vraiment temps qu’ils nous remettent Doc et Difool à la radio.

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Hommes/femmes, la science nous dit pourquoi

Hier soir, je ne suis pas sortie, ça change. Du coup, j’ai pu mater Lost avec le sexyssime Sawyer, même si on l’a pas trop vu hier. Bref, après j’ai zappé sur la 6 et je suis tombée sur une émission hallucinante dont j’ai déjà oublie le titre, ça parlait des différences entre les hommes et les femmes, tout ça expliqué scientifiquement. Tout ça présenté par Mac Lesggy, qui fait toutes les émissions scientifiques de la 6 et qui a piqué les lunettes d’Annette de Premiers Baisers (oui, chez M6, lunettes = scientifique, cherchez pas) et Virginie Efira, la nouvelle Benjamin Castaldi, le pénis et Flavie en moins.

M6 aime bien ces émissions (pseudo) scientifiques, ils en font plein avec toujours des tests en plateau histoire de montrer qu’on dit pas que des conneries (cette phrase est bourré d’humour, vous trouvez pas ?). Alors il faut noter que ce genre d’émission, tout comme les « 100 plus grands… » de TF1 ne servent qu’à faire de l’autopromotion. On y trouve donc Marianne James et André Manoukian qui ont resigné pour la 4 ou 5e année pour être jury à la nouvelle star (après avoir annoncé à chaque fois que c’était terminé), Delphine Chanéac, l’actrice qui jouait dans la saga de l’été de la chaîne qui sort comme de par hasard en DVD. Après, on avait Anthony Kavanagh pour faire rire et Adriana et Christian Karembeu pour la touche de glam. Un plateau qui fait rêver en somme…

L’émission se proposait de démontrer avec des études scientifiques et tout les différences entre les hommes et les femmes. Moi, j’ai vu que la fin mais rien que ça, ça m’a un peu saoulée. Déjà, ça commence « ouais, les filles, elles parlent beaucoup plus au téléphone que les hommes, eux, ils appellent que pour un truc précis. D’ailleurs, c’est pour les femmes que les hommes ont inventé les forfaits illimités, mouahahaha ! ». Alors prenons deux exemples totalement au hasard : Gauthier (homme) et moi (femme). Gauthier qui doit passer en moyenne quatre heures au téléphone (quand il bosse, sinon, c’est pire), moi qui fais la gueule dès que le téléphone sonne. Parce qu’autant je suis bavarde en réalité, autant le téléphone, ça m’emmerde. Non mais c’est vrai, quand je vais voir des amis, c’était prévu et j’ai consacré ce temps là au bavardage. Le téléphone, ça sonne toujours quand je suis en train de faire quelque chose : travailler, manger, dormir, me laver, faire un sudoku dans une pièce intime de mon appart… Enfin, là n’est pas le sujet. Tout ça pour dire que, dès le départ, cette émission me saoule donc j’ai continué à regarder.

Après, on nous parle de sexe avec la sexologue made in M6, Catherine Solano. On nous montre une caméra cachée où une blondinette drague des mecs qui acceptent tous ses avances (sauf un) et la même scène avec un mec qui drague et paf, il se prend que des vents (sauf une nana qui veut bien prendre son numéro). Faut-il en conclure que les hommes sont des obsédés et pas les femmes ? Là, Anthony Kavanagh souligne un point intéressant : « Non mais forcément, les femmes, on leur apprend à dire non, à pas se laisser draguer… ». Si une telle affirmation peut être
soumise à discussion, ça soulève un point intéressant. Alors que l’émission tente de démontrer de façon scientifique que les hommes et les femmes sont différents de par leur constitution physique, l’utilisation de leur cerveau et tout ça, en une phrase, voilà une notion que personne n’a étudié. L’acquis. Et oui, le fait de ne pas être sensible à la drague d’un parfait inconnu dans un café, ce n’est pas une question de cerveau, ni d’éducation, d’ailleurs. Juste qu’en tant que fille, ça nous arrive assez souvent d’être sollicitées donc on fait plus attention. Enfin, bref, tout ça pour dire que cette émission était une belle connerie puisqu’à la fin, ils ont voulu démontrer que les femmes étaient plus bavardes que les hommes en mesurant le taux de parole de chaque participant : la plus bavarde fut bien une femme (Marianne James, était-il la peine de le préciser)…Juste devant les 3 hommes, Adriana et Delphine arrivant bonnes dernières. Bon, bref, cette émission n’était pas terrible et super mal montée en plus (les applaudissements qui s’arrêtent nets avec un gros silence qui arrive tout à coup, c’est atroce).

Les hommes et les femmes n’utilisent pas le cerveau de la même manière, nous expliquent les scientifiques, on ne sollicite pas les hémisphères de la même façon, ce qui explique certaines choses. Par exemple, les femmes n’ont pas un bon sens de l’orientation parce qu’elles n’utilisent pas leur cerveau comme un homme et sont incapable de se projeter dans l’espace et elles doivent tourner leur carte pour arriver à s’orienter. Bon, si on prend un exemple genre moi, c’est vrai que je suis pas douée. Je me perds souvent mais ce n’est pas un problème d’orientation, c’est un problème
d’attention. Quand je me déplace (très souvent à pied), je rêvasse et donc, je passe en pilote automatique ce qui fait que :

– par pur réflexe, j’ai pris le métro direction la fac alors que je voulais aller de l’autre côté (ou je marche vers un endroit alors que c’est pas là que je devais aller).

– quand je reprends conscience que je suis dans la rue, je sais plus forcément où je suis.

Mais je sais lire une carte et je faisais une très bonne copilote pour Guillaume quand on partait… Sauf quand je m’endormais, ce qui arrive souvent quand je suis passagère en voiture et que le trajet dure.

De la même façon, on nous explique que les femmes sont plus sentimentales que les hommes, toujours à cause de ce foutu cerveau. Bon et bien, moi, je dis que ça dépend. Je connais des filles qui
sont sentimentales comme un poisson et des mecs qui tombent amoureux plus vite qu’ils ne fument leur clope. Mais la question que je me pose, c’est qu’elle est la part de l’inné et de l’acquis dans tout ça. Si on regarde les jouets de petite fille et de petit garçon, dès le départ, on nous apprend à développer certains talents. Les filles jouent à la poupée, à la dînette, font des travaux manuels, du dessin… Alors que les garçons, ils jouent aux voitures, aux legos, au foot… A l’école, on nous fait croire que certaines filières sont plus réservées aux garçons (les sciences), d’autres aux filles (les langues). Ben moi, j’étais meilleure en maths qu’en langue et je suis pas un cas à part.

Bref, j’admire le travail des scientifiques qui veulent à tout prix tout expliquer à coups de synapses, hémisphères et cellules grises. Mais des fois, faudrait aussi concevoir l’idée que tout ne dépend pas que de notre constitution.

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Temple solaire quand tu nous tiens…

Par Gauthier
Une fin d’année 2005 à la hauteur de l’année écoulée. En effet il reste encore 3 jours avant 2006 et je ne sais toujours pas si on va y arriver. Océane vous a expliqué dernièrement que par sa faute, et son entière et exclusive faute, l’année 2005 fut longue, extrêmement longue… Je ne vais pas revenir sur le pourquoi du comment, mais il n’empêche que je ne comprends toujours pas comment en ce 28 décembre 2005 je suis encore en vie. Pour ceux qui ont pris le blog en route vous pouvez toujours vous reporter à mes articles précédents. Rien que cet été ce fut mémorable…
 
Donc que se passe-t-il dans ma vie actuellement pour que je n’en vois pas le bout de c’te putain d’année de mes deux … Je suis actuellement en vacances, et pour fêter ça, je suis redescendu dans ma belle ville rose. Je vis donc chez papa-maman (ouais je sais ça fait bizarre mais mes parents n’ont toujours pas divorcé, je sais je ne suis pas normal), et ce pour 17 long jours. J’ai eu du mal à m’habituer à Paris, mes amis me manquaient, mes parents aussi quelque part, mais là je dois vous dire quelque chose de très sérieux, la prochaine fois que je reviens à Toulouse, je vais à l’hôtel !
 
PUTAIN MAIS QU’ILS ME GONFLENT LES VIEUX !
 
J’en parlais à Océane cette semaine et elle me répond « mais Gauthier, en fait, là, tes parents considèrent que tu as encore 15 ans, ils t’empêchent de sortir, de prendre le voiture, de te coucher tard, de vivre ta vie comme tu veux, et ça te fais chier ? Ben écoute réagis comme si tu avais 15 ans, tu vas voir ça va les calmer.. » Ben je dois avouer que c’est pas con du tout comme idée, donc me voilà lundi soir à faire… le mur ! Si j’ai 24 ans, et je fais le mur une fois que mes parents sont couchés…  Mais où va le monde ?
 
Pourquoi ça se passe mal avec eux ? Bon vous connaissez ma tendance à l’alcoolisme festif, et donc le week-end où je suis revenu ils m’ont prévenu « on te prête les voitures, mais si tu en abîme une, c’est fini tu roules à pied ». Ok message reçu… Déjà le soir même Mister Big vomit sur la voiture que j’utilise (à savoir celle de ma mère). Pas bien ! Mais ils ne disent rien. Le jeudi de la semaine suivante je vais en boite, la boite où Océane travaille, et on se met complètement minable. Je finis à parler à des gens dans une langue qui m’appartient, je suis tellement saoul que je ne sais pas ce que j’ai fait 70% de la soirée (ça fait un gros trou ça quand même). Et en sortant sur le parking un gentil monsieur me parle, on papote de je-ne-sais-plus-trop-quoi, et en même temps je me retrouve à fumer un joint qui sort de je ne sais où ! Là je suis fini. Mais encore faut-il traverser Toulouse, qui conduit ? Personne ? Bon tant pis c’est moi… Et dans une avenue suffisamment large pour passer trois semi remorque de face, j’accroche un rétro… aïe… Là Mister Big qui connaît mes parents, me dit « tu t’es fait arracher le retro sur le parking pendant que tu étais dans la boite, tu t’es fait arracher le retro sur le parking… » Et il me le répète à peu près 20 fois dans l’espoir que je m’en souvienne le lendemain. Quand j’ai raconté ça à mon père bizarrement il ne m’a pas cru, moralité, j’ai plus droit de toucher aux voitures.
 
Voilà pour la petite histoire. Mais s’il y n’y avait que ça… Donc je passe mes journées à me faire grave iech dans ma banlieue lointaine (à 20km de Toulouse ya rien à faire…) et pendant ce temps que se passe t il dans la civilisation ? Océane et Mister Big cumulent les problèmes… Surtout Mister Big le pauvre, il lui en arrive des vertes et des pas mûres en ce moment, d’ailleurs je profite de notre notoriété pour lancer le grand « Mister-Big-o-thon » Donnez, donnez, Dieu vous le rendra… Mais il vous racontera ses malheurs mieux que moi.
 
Donc fin d’année pourrie, pas de zizi. Oui hier je devais retrouver un chouchou pour aller faire des galipettes. Enfin quelque chose de positif pendant mes vacances, on doit se retrouver au sauna vu que chez mes parents on ne peut pas, et chez lui non plus. Donc je me pointe dans un sauna glauquissime de ma belle ville rose à l’heure dite. J’attends, j’attends, j’attends, je fini par rentré parce qu’il fait -15°C, je me retrouve à thon-land. Que des vieux à poils en train de s’enculer dans tous les coins, ça sent le vieux sperme, le vieux cul, bref je suis aux anges… j’attends toujours. Là je reçois un texto « j’ai cassé ma voiture je suis rentré chez moi pour pleurer », ben ma fin d’année pourrie est contagieuse en plus ! Super !!! Donc je suis seul, nu, au milieu de vieux qui s’enculent… Je décide de baiser quoiqu’il m’en coute. Et merde après tout j’ai fait 30 km pour arriver là, je mérite ma pipe. Je cherche un mec de moins de 35 ans, et je fini par en trouver un, il a mon âge, il est beau, il me plaît, et à mon avis je lui plais puisqu’il me suit partout (oui un jour je vous ferai un article consacré aux saunas, ce merveilleux monde à part). Je rentre dans le hammam, il me suit, je m’assoie, un mec s’assoit à coté de moi dans le brouillard et commence à me caresser. Je me laisse faire, il m’embrasse, je me laisse faire, il me prend par la main pour m’emmener dehors et se trouver une cabine, je me laisse faire. Retour à la lumière : ARGH C’EST PAS LE BON ! Et me voilà devant un mec de 35 ans mais bien bien sonnés qui m’entraîne dans une cabine, et moi avec mon érection rouge de honte à ne pas savoir quoi dire (il vient quand même de me tripoter pendant 15 min sans que je ne proteste). Je m’esquive prétextant un besoin urgent de me laver ! Et puis je réfléchis « après tout il est bien aussi, un peu âgés, mais bon je le répéterai pas… ». Et je m’enferme dans une cabine, il me fait comprendre qu’il veut se faire sodomiser, je m’exécute, mais ça ne rentre pas, même à grand renfort de poppers ça ne passe toujours pas, il passe sur moi et il s’assoie comme un bourrin sur mon sexe, forcement avec l’élan là ça passe, bon je n’ai pas souvent mal quand je baise, mais cette fois je me suis fait défoncer le pubis, bref il prend son pied, il jouit en deux min et se sauve… Et moi je fais quoi ? Bon ok j’ai compris je me branle et je vais me coucher. SOIREE DE MERDE !!!!
 
Donc programme de la fin de semaine, je prépare le réveillon, je refuse de rencontrer de nouvelles personnes, je refuse de prendre la voiture, je refuse de baiser, je refuse de boire, je refuse de respirer, bref, en fait je vais peut être me coucher et attendre 2006 sous ma couette… Parce que à notre niveau le suicide collectif n’est pas loin, mais alors pas loin du tout, surveillez votre télévision, si vous entendez parler d’un nouveau « Temple solaire » sur Toulouse, c’était nous 😉
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La fin d’’une époque

Ce soir, je préparais mon article débile du dimanche quand Ced me fit une révélation : le film érotique de M6 n’existe plus. Non mais vous vous rendez compte ? Le film érotique de M6 a disparu des programmes. Bon, avant de poursuivre, je précise que ce sujet de conversation est tombé par hasard alors que nous parlions des scènes érotiques dans les livres de Stephen King, ne voyez donc pas le mal partout !
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Le film érotique de M6, ça m’a toujours fait rire, j’en ai vu pas mal car je me couche tard et je regarde un peu n’importe quoi jusqu’à ce que le sommeil pointe. Je me souviens, avant de rencontrer Louis, alors qu’on parlait sur MSN, on en avait maté un « ensemble » et il avait passé son temps à s’extasier sur la plastique des actrices.
 
En fait, j’ai découvert l’existence de ces films lors de ma première année de fac. Un soir d’insomnie, je zappais et je tombe dessus. Déjà, juste avant, y avait une pub pour Ulla, morte de rire. Je mate le film avec curiosité, je suis tombée sur un vieux à l’image poussiéreuse. Si je me souviens bien de l’histoire, y a un type qui est en cavale parce qu’il a baisé la femme du commissaire et s’est fait surprendre par ce dernier. Bon, il s’enfuit (mais il devait avoir commis un autre truc, je suppose). Là, on se retrouve dans la campagne avec le fils du châtelain qui copule avec je ne sais plus qui puis, au château, le châtelain reçoit la nouvelle préceptrice. Ce qui est bien dans ces films, c’est que les personnages ne sont pas du tout régis par des clichés. Forcément, une institutrice, ça a un chignon, des lunettes, un chemisier gris, une jupe droite foncée qui descend jusqu’aux genoux et des vieilles chaussures à talon. Donc, le châtelain, il l’accueille, il lui montre sa chambre et forcément il la mate par le trou de la serrure. Comme toute femme normalement constituée, l’instit se met à poil pour défaire sa valise…
 
Bon, après, elle retrouve le fugitif, ils baisent et là, j’ai coupé parce que c’était quand même pas des plus passionnants. En plus, autant on voit des seins et des chattes, autant on ne voit pas l’ombre d’un zizi. Et puis, j’avais cours le lendemain…
 
Je n’ai pas beaucoup vu de films de ce genre mais c’est assez marrant ! Je me souviens d’une fois où j’étais en week-end en Andorre pour l’anniversaire d’une copine, on tombe sur le film érotique et on regarde… Bon, heureusement qu’il y avait la signalétique CSA sinon, on aurait pas compris qu’il s’agissait du film érotique, vu qu’il n’y a eu qu’une scène de sexe. Pas mieux qu’un « Hollywood night »…
 
Pourtant, il y en a de très marrants. Comme dans les films pornos, il y a des scènes lesbiennes mais c’est très soft. Le problème c’est que, des fois, on sent que les scénaristes ne savent pas trop comment la justifier. Exemple : un film qui se passe dans les Iles. L’héroïne, qui s’appelle Emeraude, Saphir ou Topaze (un truc du genre) a un souci : un fantôme lui fait l’amour. En fait, le fantôme, c’est un mec qui a une potion magique qui le rend invisible. Donc, il va dans un resto où notre amie Diamant mange et la fait jouir avec ses doigts et sa langue. Notre amie Améthyste en parle à sa patronne et pour bien lui montrer, la voilà partie à la lécher, tripoter… C’est sûr, moi, quand je raconte à mes copines mes brouettes, je me sens obligée de leur montrer directement. Ma langue a été conçue pour que je prononce des mots mais ça m’ennuie, je préfère m’en servir pour…
 
Ce que je trouve affolant là-dedans, c’est que les trois-quarts des filles sont d’une vulgarité pas possible. Et puis elles se foutent à poil pour un rien. Par exemple, aucune n’a compris le concept du maillot de bain, il faut toujours qu’elles aillent se baigner à poil. Idem pour les culottes, ce n’est pas trop leur truc.
 
Par contre, ce que j’adore, c’est quand il y a une narratrice. En général, c’est un des personnages du film qui parle avec une voix de chaudasse, c’est très amusant :
« Perle avait très chaud en cet après-midi ensoleillé, des envies très coquines l’envahissaient… ». Enfin, ce genre de platitudes censées exister mais qui font surtout rigoler. Surtout quand on voit la demoiselle se frotter avec langueur à un poteau. Effectivement, quand j’ai des idées coquines, je vais me frotter à un poteau !
 
Et puis, il y a la musique ! Composée à deux doigts sur un bon vieux Bontempi, Indochine n’aurait pas mieux fait. Le tout est censé augmenter la dimension érotique du film
mais… euh… la musique de film érotique est à la musique ce que la soupe lyophilisée est à la gastronomie. Ca a vaguement du goût, vaguement de l’odeur mais ce n’est finalement que de l’eau chaude. Honnêtement, je me demande si ce n’est pas toujours la même musique qu’ils passent, je ne pourrai pas le vérifier, vu que M6 a décidé de l’enlever !
 
Bon après, je ne pense pas que pour se masturber, ce genre de films soient les plus indiqués. Il y a finalement peu de scènes érotiques, beaucoup de scènes « vides » qui
apportent ni à la narration ni au côté sexuel de la chose mais faut bien que ça dure l’heure que c’est censé durer. Mais il n’empêche que les scénarios sont marrants et on n’a pas besoin de payer pour les voir. On peut également en parler en société comme les films pornos surtout que, là, on est sûr de tomber sur du rigolo.
 
Mais voilà, M6 a décidé de tuer ce qui a fait sa marque de fabrique, son émission culte pour mettre quoi à la place ? Du foot. Du foot ! M6 a dû diffuser trois matches en
tout et pour tout depuis sa création et la voilà qui fait une émission de foot à la place du film érotique ! Déjà qu’elle avait sacrifié Culture Pub. Non parce que les films érotiques de M6, tout le monde en rigole mais il n’empêche que tout le monde l’a regardé au moins une fois dans sa vie. Ça m’a toujours fait rire les mecs qui disent : « ouais, moi, j’ai regardé le film de M6 dimanche, ça ne m’a pas excité ». Ça ne t’a pas empêché de le regarder ! En fait, voici un jeu amusant : lancez la conversation sur le sujet, y a toujours quelqu’un qui va dire : « bah, c’est trop nul, je regarde pas » et qui va poursuivre : « d’abord, dans ces films, c’est toujours pareil, y a toujours la scène lesbienne, le trio… ». Bon, heureusement que tu regardes pas, mon gars !
 
Personnellement, je les trouvais marrant ces films même si je ne les regardais pas régulièrement (je viens donc d’apprendre qu’ils avaient disparu, bouhouhou !). Grâce à ma
freebox, je peux voir ceux de RTL9 et NT1, ils ne sont pas mal non plus même si RTL9 devrait en diffuser des plus récents. Je pense qu’ils se sont arrêtés à Emmanuelle. Quant à NT1, ce sont des films pas mal du tout, du « hollywood night » un peu poussé, y a beaucoup d’humour. A noter également les émissions au titre compliqué de Paris Première, un truc avec Playmate, dedans. Là, c’est assez bizarre car ce sont des films complètement biscornus : une fille arrive aux Urgences et elle est opérée, elle monte au Paradis, elle est toute heureuse et là… elle se lave. Bon, comme elle est un peu cracra, elle se concentre sur son minou et oublie tout le reste. Bon, ok, j’ai rien compris, je zappe.
 
Il n’empêche que c’est la fin d’une époque ! Comment les jeunes qui arrivent à se trouver devant une télé un dimanche soir à 0h30 vont faire leur éducation sexuelle ?
Qu’est-ce que je vais regarder les dimanches soirs d’insomnie ? Pourquoi M6 fait une émission de foot alors qu’elle n’en diffuse pas ? Si le foot prend le pas sur le sexe, j’ai peur pour l’avenir de cette société.
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Oh putain ! J’’ai le cul moite…

Par Gauthier
(Sous-titre : ma semaine à Paris) 
C’est un bon résumé… Mais je vais essayer de vous faire découvrir cette ambiance si particulière qui fait que les semaines sont longues…
 
Week-end fatigant :
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Dimanche soir je suis à Toulouse, j’ai passé un week-end horrible. Avec Océane on a passé 48h à s’incruster dans des soirées (où nous étions invités officiellement) histoire de bien se sentir de trop, mais bon on est faible devant une promesse de vodka. Comment peut-on s’incruster dans une soirée où on est invité, ben tout simplement parce que les gens présent n’ont rien à voir avec vous, que l’ami qui vous a demandé de venir le fait plus en souvenir du bon vieux temps, ou parce que ça lui fait profondément plaisir, mais il ne se rend pas compte que vous n’avez rien à dire au consortium des infirmières psy de plus de 40 ans, ou à l’association de l’amicale des rôlistes du Sud Ouest ! Donc que faire dans ce cas là ? Boire dans son coin en attendant une heure raisonnablement avancée pour sortir un « Tu sais ça m’as fait très plaisir, mais j’ai travaillé comme un malade ces derniers temps, et là j’ai besoin de repos, on s’appelle et on se refait ça très vite, merci de m’avoir invité, bisous. », et là on saute dans la voiture et on fait un 160 km/h avec dérapages non contrôlé en direction de la première boite tech/pouff/vodka/bo-gosses-à-poils qui se trouve sur le chemin. Et on décompresse.
Le problème c’est qu’à force de décompresser, moi je pète une durite, mais alors une grosse. Le samedi je regarde Océane dans un grand moment de détresse alcoolique (verre vide = pensée morbide), et je lui dis « c’est maintenant qu’il faut que je rentre, je sens que si je reste une minute de plus je vais causer une catastrophe catastrophique aux retombées non mesurables en l’état actuel de la science ». forcement comme c’est beaucoup plus long que « Ciao, j’me casse les poulettes ! ».Le temps que j’articule tout ça pour faire mon pédant, mon abruti de connard d’ex de mes deux se pointe avec son plus beau sourire et me lâche un absolument pas diplomatique « tu m’évites Gauthier ? ».
En fait ce gland m’a dit la veille alors que je me faisais mal au cerveau pour trouver un moyen diplomatique et courtois pour mettre fin à notre « relation », que de toute façon c’est pas grave qu’on soit plus ensemble « du moment que tu passe réparer mon PC ». Donc inutile de dire à quel point il peut s’enfoncer le doigt dans le fion avant que je passe chez lui faire ça !
Je lui dis à peu près ceci :
– Tu sais, je ne suis pas un ange, je ne suis pas un modèle de fidélité, je ne me casse sans te demander ton avis à l’autre bout de la France. Sur ce point je suis d’accord avec toi, nous ne sommes pas un couple comme les autres peuvent le concevoir. Mais de là à ne dire à personne que nous sommes ensemble, et draguer mon pote en sachant très bien que c’est mon pote et qu’il va s’empresser de me le répéter, y a une grosse marge.
– Oh je t’ai rien promis, je suis comme ça je me fous de tout et je m’inquiète pas de ce que je dis ou de ce que je fais, je ne suis pas quelqu’un de gentil, je suis désolé de t’avoir fait du mal petit bout.
– Mais pas du tout, si seulement ! Ça prouverait que j’ai encore un cœur qui fonctionne, non t’es juste un connard que je rajoute sur ma liste de connard, d’ailleurs cette liste peut faire Paris Toulouse sans problème, te fais pas de bile le prochain ne tardera pas à te remplacer… Bonne route.`
Donc me voilà de trèèèèèèèèèès bonne humeur, je claque ce con, je claque les portes, je claque la portière, je grille les feux rouges et je vais me coucher.
 
Le dimanche donc Océane me propose une soirée « lâchage complet » dans une boite hétéro très fréquentées le dimanche soir, pleine de beaux gosses rugbypèdes et pétés de tunes ! Je suis nase, je me lève le lendemain pour filer à Paris, ma valise n’est pas prête, je n’ai plus d’argent. Donc je dis oui ! Et là c’est le drame : une bouteille de vodka à trois, je parle aux poteaux, je me fais draguer par la serveuse « parce que mon meilleur ami qui tient un resto est gay et tu es tout à fait son genre », moralité : couché 6h complètement saoul, levé 9h direction la capitale.
À 17h30 dans le RER j’étais encore saoule. Lecteur tu sais à quel point l’avion est un mode de transport des plus rassurants en cette fin d’été 2005, tu ajoute à ceci ma peur panique de tout ce qui ne touche pas le sol, et 4g d’alcool résiduel, tu obtiens : moi la tête entre les genoux tout le vol « vomira-vomira pas ? » « Mademoiselle vous avez quelque chose contre le mal de tête ? Des dolipranes génériques 500 ? Parfait donnez-moi la boite SVP ! »
Pour finir de m’achever, une amie (l’ancienne coloc d’Océane) m’appelle quand je sors de l’avion pour me raconter sa vie. Il faut donc rappeler qu’elle est fâchée avec Océane et que sans forcement me retrouver entre les deux, je fais un peu le lien entre elles. Mais là après la grande séance de pétage de plomb psycho dramatique que l’autre vient de me faire, je pense que je vais lui expliquer gentiment que je vais devoir la voir un peu moins (mais elle m’a tenus de ces discours, poufff c’était super fatigant, peut être qu’Océane vous racontera tout ça ultérieurement). Ça me refout une montée d’alcool histoire que j’apprécie le RER dans toute sa splendeur…
Le soir, je vais faire un tour en ville avec Nina et une copine de son ancien travail (Zoé), mais à part qu’un Libanais m’a lu l’avenir dans le café (c’est super flippant ce truc) il ne se passe pas grand-chose de bien intéressant de plus (ah si j’ai pas préciser : j’ai pas vomi ! Suis fort nan ?).
 
Mardi :
 
Donc je monte à Paris dans l’espoir de trouver une fac, une formation, un travail, un appart, bref une nouvelle vie. Donc je me fais un programme d’enfer : passer dans les facs et faire un premier repérage dans les administrations où je serais amené à bosser. Moralité j’arpente 4 arrondissements à pied et je meurs d’une crise d’ampoules aux pieds !!! Là je comprend que je ne peux pas en une semaine trouver des opportunités de travail, encore moins un appart, donc je prend une grave décision : je suis en vacances pour une semaine !!!!
 
Le soir Nina décide d’aller brouetter avec son copain, donc je me retrouve tout seul à l’appart, avec rien à faire. Victoire à qui j’en parle sur MSN me propose de venir manger chez elle. J’accepte avec plaisir, c’est la première fois que je vais rencontrer Victoire en vrai !!!!! Oui c’est pas parce qu’on se raconte nos vies au tel ou sur le net depuis des mois qu’on s’est déjà rencontrés… c’est là qu’on se rend compte à quel point ce monde peut être virtuel. Bref je passe une très bonne soirée avec elle et Linga (que je ne connaissais pas non plus !), on papote de tout et de rien. Victoire est une fille géniale, elle est tout ce que j’aurais voulu être si j’avais été une femme (non je n’ai pas envie d’être une femme, arrêtez de tout comprendre de travers pfff). Et en plus moi je peux le dire sans problème : Victoire est une des plus belles filles à qui j’ai jamais été présenté… 😉
 
Mercredi :
 
Nina rentre de sa brouette vers 6h du mat’, elle se lave, se fait belle pour aller bosser, s’habille, enfin tout quoi, mais elle est en avance (moi pendant ce temps là j’écrase comme un bien heureux !).comme elle se retrouve grave en avance, elle décide de prolonger sa nuit et s’allonge sur son lit. Vers 11h30 je suis réveillé par une indécente sonnerie de réveil. C’est bizarre me dis-je. Je mets bien 15min à émerger (je dors très très bien lol) et là je vois une main sortir du lit de Nina, une main qui s’écrase de toute sa force sur le réveil. Nina n’est pas allée bosser ! La coquinette, elle décide donc vers 12h30 de passer la journée avec moi en ville, on se promène, on file au cinéma, bref on est en vacances, elle est pas belle la vie ? Au passage on est allé voir H2G2 et je vous le conseille vivement ! Les anglais sont fous mais ça fait du bien.
Le soir on continue à ne rien faire, là on est des pros…
 
Jeudi :
 
Je me lève de bonne heure (11h), et je rejoins un chouchou aux Halles, il m’a proposé la veille de me faire visiter le centre. On tourne et retourne en ville, il est mignon, gentil, agréable, bref ça fait du bien. On file au Louvre, il adore ce musée, moi aussi, en plus on a des points communs, je passe une excellente après-midi. Vers 16h on est morts, donc on va se poser sur les quais de l’île Saint Louis. Et on papote en regardant passer les bateaux mouches. Et là c’est le drame, on s’embrasse. Bon il est donc 16h30 par là, en plein Paris, et j’embrasse un homme à pleine bouche sur un banc public : c’est merveilleusement romantique, et je remercie les décennies de lutte pour le droit des homos, parce que sinon je n’aurais pas pu faire ça. Je ne sais pas si on a choqué des gens, mais en tout cas personne n’a osé venir nous le faire remarquer. Par moments je me dis que tout est possible, et ça fait du bien. On s’est promené main dans la main, et j’aimerais que tout le monde trouve ça normal, qu’on arrête de se retourner sur deux hommes ou deux femmes qui osent se témoigner de la tendresse en public. Les autres le font bien, et on trouve ça normal. Je suis normal. J’arrête là la minute militante, mais ça fait du bien voilà.
 
Le soir, on décide de se revoir. Je dîne avec Nina et son copain (présentation officielle), ce garçon est charmant, bien que, par moments, il me rappelle l’ex de Nina, mais bon ce n’est pas le sujet de cet article… Je retrouve donc mon chouchou à Belleville, chez des amis à lui. On papote et on loupe le dernier train. Il semblerait que sortir à Paris un jeudi ne soit pas aussi aisé que dans ma ville, alors après mainte palabre, je décide de prendre mon homme par la main et de partir me promener dans Paris toute la nuit. J’adore la ville la nuit, j’adore m’y promener, prendre mon temps, m’imprégner des ambiances et des gens qui s‘y trouvent tard. Vous en apprendrez plus sur un quartier à 4h du mat en semaine qu’en y passant toute une journée, croyez-moi. Ça m’a permis de repérer les endroits où je voulais vivre, et ceux ou je ne voulais surtout pas vivre ! Je me retrouve avec une régie électrique à chaque pied, un mal de ventre infernal, et j’embarque pour le premier métro à 5h38.
 
Vendredi :
 
Il ne se passe rien dans la journée, je suis trop nase pour envisager quoi que ce soit ! le soir il se met à pleuvoir, et Nina me dit « mes parents viennent d’arriver chez ma sœur, donc il pleut ! », trois minutes après ses parents appelaient pour nous dire qu’ils venaient d’arriver… On passe le début de soirée à délirer sur le net, et Nina se levant de son canapé pour remplir son verre de coca me sort un merveilleux « oh putain, j’ai le cul moite ! ». et je dois dire que ça résume merveilleusement bien nos vies respectives en ce moment, j’ai donc décidé d’intituler mon article selon ce nouveau précepte de notre vie dissolue. Elle part dîner avec ces parents, et je me retrouve seul devant mon iBook. J’avoue je cherche du cul, oui ça commence à gratter. J’ai passé la nuit avec un beau jeune homme, mais comme on était dans les rues de Paris, nous n’avons pas consommé. Bon ok j’ai un peu mis sa main dans son boxer, ok j’ai un peu mis ma bouche sur son sexe derrière un buisson, mais ça compte pas ! (oui les jardins du Louvre sont très réputés pour ça paraît-il…). Donc je suis en manque devant mon iBook. Et là un charmant motard de dix ans mon aîné m’informe qu’il habite à trois minutes à pied de là où je me trouve. Il est beau, il est motard, je fonce chez lui.
 
Il est encore plus beau en vrai, il est gentil, délire, presque autant que moi, et il m’excite grave. Forcement il est actif, donc il m’informe que ça restera soft, tant pis j’ai faim. On se dénude après une bonne heure de papotage. Je le chauffe, je le chauffe tellement qu’il se jette sur sa boite de capote, m’équipe et se met à plat ventre. Pas besoin de répéter l’invitation, je vais pas me faire prier, miam ce cul d’enfer qu’il a !!!!!!! Ce mec est un dieu vivant du sexe. Sisisisi un dieu !!!!!! Je ne fais aucun bruit quand je baise, donc je dois me forcer. Je trouve ça plus excitant les petits bruits qui rythme l’acte. Ça me permet de gérer mon plaisir, le sien, bref c’est de la « simulation utile » ! mais là, j’ai dû me contrôler pour ne pas crier, un dieu de la fellation, un dieu tout court. Après un orgasme cosmique, il m’annonce que je suis son meilleur coup depuis x années. Normal, on me le dit à chaque fois, mais pour une fois j’ai été obligé de retourner le compliment…
 
Samedi :
 
Je prends l’avion et je rentre dans ma belle ville. Juste avant j’ai passé l’après-midi sur les champs avec Nina et ses parents. Je ne vais pas vous raconter à nouveau l’épisode du string au Fouquet’s, Nina je t’aime pour tous ces petits moments de bonheur que je passe avec toi 😉
Je passe le vol avec mon iBook sur les genoux, pour écrire cet article entre autres, j’adore passer pour un homme d’affaire en déplacement qui doit même travailler dans l’avion !!!
 
Le soir, je suis contraint et forcé de me rendre à la crémaillère de l’ancienne coloc d’Océane. J’ai pas dormi de la semaine, je tiens plus debout, mais j’y vais quand même. Je bois forcément, je bois trop, et je finis par me sauver de cette soirée de fou pour me réfugier dans les bras d’Océane qui m’attend de pied ferme dans la boite la plus nulle de la ville (si tu le sais aussi bien que moi, tu y vas juste parce que tu t’es tapé tout les staff lol). Et nous voilà deux pauvres poivrots dans une boite nulle, avec des gens nuls. On boit et on boit, et on danse, et on hurle et on saute, et on se fait remarquer… Bref du grand n’importe quoi encore, comme nous seul savons le faire !
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