L’empathie est morte

Alors que la Start Up Nation démarre sous les chapeaux de roue, grignotant pépouse des acquis sociaux chaque jour un peu plus, les plus aisés commencent gentiment à faire la morale aux plus pauvres : 5€ d’APL en moins ? Respire Bobby, 5 €, c’est rien de rien, un peu d’effort collectif, que diable. Sauf que 5 € pour ceux qui ont si peu, c’est énorme… et c’est là que je me pose la question : est-ce que l’ empathie est morte ?

Menue monnaie, empathie pour les démunis

J’aurais pu vous parler des migrants, sans doute aurait-ce été plus facile, vous demander quelle société empêche des gens qui fuient la guerre de boire à leur soif en pleine canicule ? Dans quelle société les ramasse-t-on tous les trois matins pour les déplacer de centre en centre, rognant chaque jour un peu plus leurs droits élémentaires. Et je ne parle pas ici que des autorités, ne nous lavons pas les mains de ça. Quand je lis les commentaires des articles concernant les Migrants, j’ai la nausée. Et la colère. Merde, qu’est-ce qui nous rend aussi insensibles, au point de rire sans gêne de la mort d’un être humain juste parce qu’il n’a pas la bonne nationalité ? Ni la bonne fortune ?

Emmanuel Macron fait une blague immonde sur les Kwassa Kwassa

En même temps, quand le premier d’entre nous se permet de rire de ça, comment éduquer les gens là-dessus ?

Pourtant, je fais erreur. Ce n’est pas que l’empathie est morte, c’est surtout qu’elle n’a jamais existé. Enfin, pas de ce que j’en sais, en tout cas. Evidemment, je n’ai que les romans et cours d’histoire pour me référer à un temps que les moins de 37 ans ne peuvent pas connaître mais la charité et la solidarité ont toujours été une question compliquée. On se serre les coudes entre semblables et on rejette ceux qui semblent directement nous menacer. Jusque là, pourquoi pas. Je pense qu’en terme de solidarité, il nous est à tous plus facile et plus naturel pour aider quelqu’un que l’on connaît ne serait-ce qu’un peu. Rien qu’à mon minuscule niveau, je donne plus facilement la pièce à la dame au chat gris du RER que je croisais tous les jours à une époque (elle a réapparu vendredi, je vous cache pas que je commençait à m’inquiéter) qu’une personne que je n’aurais pas identifié auparavant. Il y a parfois des élans de solidarité instantanés face à de terribles catastrophes comme le tsunami de 2004 ou le séisme à Haïti. J’aurais pu penser que c’était parce que les gens étaient touchés par la détresse des enfants mais le cas des Migrants a bien démontré que ça ne marchait plus. Alors quoi ? Sans doute le caractère exceptionnel. Et encore, je pense qu’il y a aussi une forte part de « s’acheter une bonne conscience », littéralement. 

Tsunami 2004

Alors quoi ? La peur de l’autre ? Ca marche pas mal, surtout pour les Migrants, mais pour les plus défavorisés ? On peut éventuellement avoir peur de se retrouver avec un faible revenu mais ensuite ? Oui, ok, l’histoire nous a démontré que le peuple pauvre pouvait renverser des Rois et des Tsars mais dans le cas qui nous intéresse, ce n’est pas tellement ça. En vrai, je crois que ce qui agace, c’est l’injustice. Plutôt fantasmée pour le coup mais ceux qui ont tout ont du mal à admettre qu’ils doivent donner un petit peu à ceux qui n’ont rien. Parce que eux, ils ont “mérité” leur argent. Peu importe que leur fortune vienne d’un héritage, d’un salaire indécent car la personne a pu fréquenter de grandes écoles grâce à la magie de la reproduction sociale, de l’exploitation de stagiaires jusqu’à revendre à prix d’or sa start up (même si très peu perdurent)… Certains méritent leur patrimoine, je ne dis pas, mais ceux qui ne parviennent pas à boucler les fins de mois ne sont pas nécessairement imméritants, pour le coup. “Ah mais ils achètent des cigarettes et des écrans plats”. C’est à dire qu’à un moment, la vie n’est pas faite que pour travailler et payer ses factures, hein… Bref, pour moi, 5 €, c’est pas beaucoup, même pas un paquet de clopes, une dizaine de cafés à la cafèt’ du bureau, un quart de cours de yoga… Mais quand chaque centime compte, ça fait une réelle différence et je ne suis pas sûre d’avoir envie de vivre dans une société où on hausse l’épaule quand on grignote toujours plus la part de solidarité vers ceux qui n’ont déjà rien tout en leur faisant la morale. Et si on faisait preuve d’empathie au lieu de donner des leçons de vie à ces gens dont on ne sait rien ?

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Le jour où je n’ai pas voté

(C’était la semaine dernière, là, aujourd’hui, je vais me motiver et y aller).

 C’est un concours de circonstances. Dimanche dernier, je rentre d’un week-end travail en province et j’avais prévu d’aller voter au passage. Il est important de signaler ceci : comme tout ce qui est administratif et moi, ça fait 4, j’ai un peu omis de signaler à la mairie que j’avais déménagé (je sais, ça fait un an et demi presque). Donc mon bureau de vote est à 20 mn à pied de chez moi et j’ai un sac très lourd donc idée : je prends le train jusqu’à mon ancienne gare située à 2 mn max du bureau de vote.

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Sauf qu’évidemment, tout ne pouvait pas se passer comme prévu. Comme il n’y a pas eu le moindre os durant mon week-end, la vie s’est vengée : paf, grève des transiliens. J’arrive à la gare, je vois que le prochain train est à 18h50. Oh, ça va, c’est dans quelques minutes… Sauf que je réalise : là, il est 17h50 ! Je vais pas poireauter une heure… Donc changement de programme : je prends le métro, me tape 15 mn à pied avec mon sac plein de mon appareil photo, caméra et affaires de toilettes (et des fringues bien sûr mais ça
pèse quasi rien, ça), je pose mon sac à la maison et je repars voter. Parce que oui, je vais pas me trimballer pendant une heure avec mon fardeau.


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Métro, marche jusqu’à la maison, je me fais aborder par une petite gamine de 10 ans toute excitée car j’ai un sac TMF « hé mais ma maman, elle y travaille ! ». J’étais habituée à attirer les petits gamins mais si je commence à avoir du succès avec les pré ados, je crois que je vais changer de carrière et faire directrice de colo. Evidemment, ce qui devait arriver arriva : je rentre chez moi, calinou le chat qui était toute seule depuis vendredi matin, coup de fil à papa maman… Puis la flemme. Terrible. 19h, je suis étalée sur mon lit et là, j’avoue sans honte que la perspective de ressortir juste pour cliquer sur un bouton (je suis passée aux urnes électroniques) me paralyse. Tant pis, je jouerai au second tour.

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Et le pire, c’est que je me rends compte que je ne culpabilise pas vraiment. Voire même pas du tout. Merde ! Où est passée la fille qui expliquait le plus sérieusement du monde que je me devais de voter pour saluer la lutte de ceux qui sont morts pour le droit de vote. D’autant plus que je suis une femme, double lutte donc. Qui expliquait aussi qu’il était important de voter pour dessiner la société dont on avait envie. Bon, évidemment, on n’est pas toujours dans la majorité et il arrive qu’on puisse avoir la nausée quand on entend/voit
certaines choses mais au moins, on a essayé de faire barrage. Voter ne permet pas de se laver les mains, hein, ce n’est pas parce que la voix du plus grand nombre a parlé qu’il faut soupirer en se disant qu’avec de la chance, dans 5 ans, les choses changeront et qu’en attendant, on va se fermer les écoutilles. Mais quoi qu’il en soit, je n’ai pas culpabilisé, je n’ai pas eu honte en voyant les chiffres de l’abstention… De toute façon, c’est pas ma faute, c’est celle de la ratp-sncf qui a fait grève, voilà.

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Mais bon, comme j’ai un peu peur d’avoir fait se retourner Olympe de Gouges dans sa tombe, cet après-midi, j’y vais. Ca me fera une balade !

 

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Avant l’entretien, je fais quoi ?

Bienvenue en chômagie

N’importe quel chômeur vous le dira : pour un entretien, mieux vaut arriver en avance, surtout en région parisienne où les transports sont taquins. J’en sais quelque chose. Après une telle déconvenue, j’ai pris l’habitude de partir 30 minutes en avance sur l’horaire. Du coup, quand tout se passe bien, j’arrive 30 minutes à l’avance à l’entretien. Et maintenant, je fais quoi ?

En général, il y a toujours un café dans le coin donc le mieux est encore d’aller boire un petit noir. Mais voilà, ça a l’air simple dit comme ça mais il faut savoir bannir certaines consommations juste avant un entretien. Par exemple, le croissant. Le croissant (ou la chocolatine, c’est pareil), c’est bon, c’est savoureux mais c’est gras : interdiction de toucher son pressbook et autres documents avant de s’être lavé les mains parce que les traces graisseuses, vraiment, ça fait mauvais genre. Par ailleurs, le croissant, ça fait des miettes et on s’en met partout, impossible de tout nettoyer en un coup de main. Evidemment, on peut aussi prendre soin de manger proprement mais personnellement, je bannis. De la même façon, tout ce qui est sucré sur le dessus est prohibé, comme les beignets, par exemple. Parce que y a toujours moyen qu’un peu de sucre se colle sur le coin de la bouche, ça ne fait pas sérieux.

Côté boisson, l’erreur à ne pas commettre, ce sont les boissons gazeuses. Surtout alcoolisées, on ne prend pas de bière avant un entretien même s’il fait très chaud. Vous vous la paierez après au besoin. L’inconvénient des boissons gazeuses, c’est que, comme son nom l’indique, il y a des gaz. Et roter à la figure d’un recruteur (ou devenir rouge parce qu’on jugule le flux), ça peut éventuellement être mal vu. Alors on prend un jus de fruit de préférence pas acide, un café ou un thé. Mais quoi qu’il arrive, avant de partir du bar, on passe par la case toilettes histoire de ne pas être pris d’une subite envie d’uriner en plein entretien et vérifier dans la glace que tout est nickel.

Mais boire un café, ça n’occupe pas plus que ça, il nous faut autre chose, quelque chose à lire. Réviser son entretien ? Si vous êtes paré, je pense que c’est inutile, ça ne servira qu’à mettre la pression. Je suis assez partisane de la lecture détente avant l’entretien genre un roman léger, un magazine féminin… Mais on se rappelle aussi de prendre un livre ou magazine sérieux, des fois qu’on vous fasse patienter dans l’entreprise avant l’entretien, ça évitera de passer dès le départ pour une dinde écervelée.

Autre détail qui a son importance, selon moi : l’odeur. Sous-entendu : on évite de fumer avant l’entretien. Evidemment, si vous êtes le candidat idéal, le fait que vos mains puent la clope et votre haleine le cendrier froid ne jouera pas contre vous mais en cas de choix très serré, je me dis qu’il vaut mieux mettre un maximum de données de son côté. Parce que les entreprises étant non fumeuses, une personne qui fume signifie du temps perdu, une dizaine de minutes par pause clope et ça peut monter vite selon votre consommation. Alors que le non fumeur, au mieux, il fait des pauses pipi mais ça prend moins de temps, normalement. Donc il est préférable de ne pas fumer juste avant pour avoir les mains et la bouche qui sentent bon le non fumeur. De plus, la cigarette, ça excite, on a les mains qui tremblent alors si on a pris un café juste avant, le recruteur risque de nous trouver fébrile. Vous pourrez fumer après sans souci. D’ailleurs, au sujet de sentir bon, allez toujours vous laver les mains dans le bar et avalez un bonbon à la menthe. Tout ça n’est que détail et ce n’est pas une haleine mentholée qui fait l’emploi mais quand on maîtrise le moindre paramètre, on se sent de suite plus en confiance. Et c’est ça qui fera la différence.

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7 secrets à découvrir sur moi

Non, je me la joue Secret Story même si mes secrets sont parfois découverts (private joke). Puisque la charmante et délicate Lambchop m’a gentiment refilé cette chaîne (grml grml), je m’y colle.

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1- Je me lave tout le temps les mains. Enfin, pas tout le temps mais dès que je mange ou que je vais aux toilettes, quand je débarrasse la table… Parce que je supporte pas que mes mains sentent autre chose que le savon, surtout que j’ai la manie de me tripoter les cheveux et l’odeur du sandwich saumon dans les cheveux, no way.

2- J’ai des dents abîmées, des molaires ébréchées. Le problème c’est que ça fait longtemps et j’ose plus aller chez un dentiste parce que j’ai honte, ce qui fait hurler Future coloc. Ok, c’est son métier au dentiste de me réparer ça mais quand même…

3- J’aimerais parrainer un enfant. Le principe pour ceux qui connaissent pas : « sponsoriser » un enfant d’un pays en voie de développement pour le scolariser. En fait, y a quelques années, j’avais envie de partir quelques temps en Afrique pour filer des cours mais feignasse comme je suis, je me suis jamais bougée pour le faire. Pendant les études, j’étudiais, au chômage, je cherchais du taf et maintenant que j’en ai, je bosse. C’est pas pour m’acheter bonne conscience mais un accès universel à un minimum d’éducation me paraît une chose très importante. Ca me tient à cœur.

4- Je suis une grosse angoissée de l’heure et pas qu’un peu. Je ne supporte pas d’être en retard. Quand je vivais à Toulouse, je faisais tout à pied donc ça allait mais à Paris, c’est un cauchemar, ça me stresse énormément.

5- J’adore regarder des émissions merdiques à la télé pour les commenter sur MSN. Genre Next avec Vicky « ah, il est trop moche !! Putain, quelle conne ! Ahahahah ! Bouh, c’te honte ! ». Marche aussi avec Sex HouseAlerte à Malibu et même un peu Secret Story (ce qui est bien c’est qu’à chaque fois que je regarde, je découvre des nouveaux candidats. Mais ils sont combien là dedans ??). Récemment, j’ai découvert « Le Groupe », la série d’AB qui a fait un méga bide y a quelques années (même que je connais une fille
qui a joué dedans mais j’ai jamais réussi à voir l’épisode où elle joue). Ce qui est fantastique c’est qu’en regardant de près, c’est EXACTEMENT le même scénario qu’Hélène et les garçons. Limite s’ils ont pas repris les mêmes noms.

6- Je crois que je suis génétiquement incapable de me coucher avant 2h du matin, quoi que je fasse. Même quand je coupe l’ordi tôt, je mets deux heures à me doucher, me pomponner et surtout, après, je lis. Même des livres que j’aime pas trop mais une fois commencés… D’ailleurs, je ne conseille pas « Sexe, meurtre et cappucino » parce que même pour un livre léger, deviner 100 pages avant ce qu’il va se passer, c’est pas top.

7- J’écris très mal. Vraiment, vraiment. Et ça s’arrange pas avec l’âge. Je me souviens, en DESS de journalisme, un matin, un camarade de promo très choupinou s’assoie à côté de moi. Comme il est à la bourre, il se penche par-dessus mon épaule pour récupérer son retard et je me prends un merveilleux « mais c’est illisible ! ». Faut savoir que je prends les notes façon texto depuis 1997. Exemple retranscrit : Cc° : l’argmt Dmontre q le cscit ne l’é ø tjrs ». J’avais crée des idéogrammes aussi. Roi, je l’écrivais R avec un trait au
dessus pour figurer la couronne et Dieu, un D avec un rond au dessus pour l’auréole. Bref, mes camarades de fac, ils voulaient bien mes cours… Mais que la version retapée à l’ordinateur.

Bon, la tradition bloguesque voudrait que je repasse ce questionnaire à des gens mais je laisse chacun le faire s’il le veut. Sauf Brg, tu t’y colles, mon cher ! Toi aussi, deviens un vrai bloggeur !

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