C’est juste une question de tempo

Si je devais résumer ma vie, j’y verrais une sorte de fuite en avant couplée à une foi en l’avenir sans failles. En résumé « d’abord je règle ça, après ça ira mieux ». Toujours ce côté « il suffit de changer un ou deux paramètres et hop ! ». Sauf que manifestement, je ne trouve pas le bon tempo et ma vie rêvée reste hors de portée.

Le temps qui s'envole
Quelque part cet hiver, Anaïs me parle de son nouveau copain et m’explique « il veut finir de gros travaux avant de chercher un nouveau taf mais s’il le faut dans ce sens, il ne fera jamais rien. » Je hoche la tête avec grande conviction et un peu d’angoisse : je sais qu’elle a raison car je me mets régulièrement dans la même panade que ce jeune homme. Vous savez quelle est la petite ritournelle que j’ai souvent en tête ? « Pour moi la vie va recommencer ». Parce que chaque surplus est vécu ainsi « allez courage, accroche-toi, tu fais ça et après, tu vas pouvoir te la couler douce. ». Quand j’étais étudiante, quand je passais mes soirées à retaper mes notes ou rédiger un mémoire, je me disais « ohlala, ce sera tellement bien la vie active : rien à faire le soir, j’aurai plein de temps pour écrire ! ». L.O.L . Idem quand j’étais au chômage, ma vie était suspendue à l’obtention d’un taf. Et aujourd’hui, je n’attends plus que de changer de taf pour pouvoir vivre à nouveau tellement celui-ci me bouffe.

Métronome qui donne le tempo
Sauf que… est-ce que la nouvelle situation répond à mes attentes ? Je n’écris pas beaucoup le soir car je n’ai plus trop d’énergie. Ouais à 20 ans, on est frais, on peut enchaîner journée de cours, séance bibliothèque et retape des notes pour en faire quelque chose de lisible 3 mois plus tard sans trop trembler. A 38 ans, c’est un peu difficile de pondre de la reco, des plannings éditos, des audits, du reporting… sans avoir le cerveau qui te coule un peu par les oreilles à un moment. Et le travail, est-ce qu’il m’a apporté une certaine félicité comme je l’esperais quand j’étais au chômage ? Il m’a apporté la tune pour me payer des vacances pour me requinquer de l’exploitation et culpabilisation quotidienne. Tant de souffrance pour juste un peu de plaisir… le monde du travail, c’est trop 50 shades of grey…

La souffrance au travail
Du coup, est-ce que je calcule mal ma feuille de route ? Non parce que le pire dans mon histoire, ce sont les regrets. « Ah, si j’avais su que l’on chômage serait si long, j’aurais voyagé, pris des cours… » « Pourquoi je me suis barrée de telle boite ? C’était si peinard, j’aurais pu écrire tout le temps entre 2 tâches, ca aurait été canon ». Bon, ok, j’étais bored out, comme on dit. Après, c’est facile de réécrire l’histoire, d’autant que je suis la reine pour mettre une très jolie patine dorée sur mon passé. Aujourd’hui, mes années chômage ne me paraissent pas si dramatiques alors qu’à un moment, je me couchais à 6h du mat en ayant un peu bu pour être sûre de m’endormir sans ressasser d’idées noires… Je regrette un peu de ne pas avoir profité de cette période pour voyager, m’améliorer en langues, prendre des cours… avec quel argent ? Chut, laissez moi réécrire l’histoire en y ajoutant une bonne couche de déni.

Femme nostalgique
Bref, le temps de faire les choses me parait toujours dans le passé ou le futur, jamais le présent… et il est évident que c’est un tort.

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Travail sous surveillance

En quasi 11 ans de carrière (gasp), j’ai vu une lutte incessante se dérouler : celle du manager qui essaie de discipliner son équipe qui elle, semble s’en f****. Quelle que soit la boîte, du grand groupe à la petite start-up, il y a vraiment ce côté « si je ne peux pas surveiller ce que tu fais, tu vas te la couler douce. » Une surveillance qui me paraît assez contreproductive, personne n’est motivé quand on lui balance un manque de confiance au visage.

Le surveillant

D’ailleurs, depuis que je taquine le monde du travail, j’ai noté cette permanence : le salarié va passer du temps à mettre en place des stratégies pour voler du temps à son patron. Perso, je fonctionne plus en « cash back » en quelques sortes. Si j’ai des périodes intenses de boulot où je suis contrainte de bosser soirs et week-ends, je me rembourse dans les périodes calmes en picorant un peu de temps de ci de là. Mais pendant longtemps, je n’ai pas assumé de ne pas être à fond de 9h30 à 19h (hors pauses) alors que dans les faits, ce n’est pas vraiment possible… et surtout pas souhaitable. J’avais toujours 2 navigateurs ouverts : un pour le boulot, l’autre avec mes réseaux sociaux. Et encore, les réseaux sociaux, c’est mon taf, j’ai des raisons légitimes d’être dessus… À une époque, j’avais même imaginé faire une mini vidéo avec un Excel en cours de modification pour faire genre que je bossais dur à diffuser sur mon 2e écran(je suis la boss d’Excel dans mon équipe).

Excel

Bref, la moindre minute perdue me semblait être un crime majeur que je devais dissimuler avec le plus grand soin. Et je n’étais pas la seule dans ce cas car il existait des tas de petits add-on pour faire genre qu’on travaille dur genre celui qui remplaçait le logo MSN par celui d’Excel (le logiciel des salariés sérieux). Bon aujourd’hui, avec les smartphones, ca peut prêter à sourire mais on a vraiment triché comme ça. Alors que là, j’ai un Skype pro sur mon ordinateur, je suis presque obligée de chatter… mais bon, pour en revenir au sujet de l’article : la présence physique d’un salarié ne signifie pas forcément qu’il va consciencieusement travailler pendant les 8h où il a le cul vissé sur sa chaise, près ou à côté de son manager. Je pense qu’il n’existe pas un salarié qui n’a pas sa méthode pour faire croire qu’il bosse sur alors qu’il prépare ses prochaines vacances (oui, ok, ici, on parle de salariés ayant accès au web sans restriction) ou bosse sur un projet perso. Et puis on ne va pas se mentir : y a les jours avec et les jours sans… sans prétendre être la salariée lambda, y a des jours où j’abats des forêts et d’autres où je ne parviens pas à casser la moindre brindille. Mais il faut être performant tout le temps, paraît-il.

Surveillance de ses salariés

Et c’est pour ça que l’on a besoin d’un surveillant, comme les perms au collège/lycée où tu as plus envie de causer du beau Bastien de la 4e 4 plutôt que d’essayer de comprendre cette histoire de present perfect en anglais ou de réviser ton preterit en allemand. Sauf que perso, plus je me sens traquée, moins je vais avoir envie de bosser. Parce que déjà, on est des adultes et que l’infantilisation ne me paraît être une motivation pour personne. Mais surtout, est-ce que c’est vraiment ce que doit faire un manager ? Checker nos to do lists ? Depuis que je bosse, il y a toujours des histoires de « bidule qui fout rien ». Chaque personne qui travaille a son bidule en ligne de mire et j’ai la vague sensation qu’on est tous le bidule d’un.e autre. Peut-être que le monde du travail nous pousse à compter nos heures pour nous donner plus de valeur…

Finir tard

Bon, j’avais dit que j’arrêterai là cette mini série d’articles sur le travail mais on va revenir sur cette histoire de presentéisme et d’heures de présence. Bientôt…

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Le doux rêve du télétravail

Vendredi dernier, je ne suis pas allée travailler. Après 3 jours de galère avec le RER, ayant observé que beaucoup étaient resté chez eux, j’ai décidé que c’était mon tour. J’avais mes documents, c’était parti pour une journée de télétravail.

Télétravail

Et j’ai super bien bossé. De 9h15 à 19h un peu passé avec une petite demi-heure de pause déjeuner seulement mais surtout, surtout, je n’ai pas été dérangée. Non parce que depuis quelques temps, j’ai une ambition : adopter le 52-17. C’est quoi ? Bosser 52 mn, pause de 17 mn et on renchaîne. Sauf que c’est impossible, littéralement. D’abord j’ai des réunions posées de façon aléatoire mais surtout, je suis dérangée en permanence. Déjà, bien que non manager, je suis manifestement celle qui a réponse à tout donc je suis interpellée beaucoup plus souvent qu’une fois toutes les 52 minutes. Du coup, je plonge à peine le nez dans un dossier que quelqu’un m’interpelle ou vient carrément à mon bureau pour me parler. Je vais m’acheter des guirlandes lumineuses : blanc, tu peux venir me parler, rouge, pas le temps. Et pourtant, j’ai un gros casque audio et une surdité moyenne (va falloir que j’aille chez l’ORL d’ailleurs) mais ça insiste.

Open space

Le télétravail, c’est la vie. On avait eu un programme pour s’inscrire mais notre DG (parti depuis) avait décrété que non, on allait laisser tomber. Dois-je préciser qu’il était lui-même en télétravail le vendredi parce que, tu comprends, il a 1 heure, 1h15 de trajet pour venir bosser ? Et bien moi, j’oscille entre 1h et 1h30 mais je ne suis qu’une salariée donc bon… et c’est là tout le sel du truc. En France, les employeurs ne veulent pas entendre parler de télétravail car tu comprends, le salarié, il va se la couler douce at home. Et tant pis si, en cas d’intempéries, plus personne ne travaille parce que les transports sont gelés… Pourtant, le salarié n’a justement  aucun intérêt à tricher. Les rares fois où j’ai télétravaillé, j’ai toujours produit plus mais surtout j’étais au taquet niveau mail, répondant quasi à la minute… ce qui est un peu mon vu que les mails me coupent aussi dans mon élan (je hais les mails). Mais pour mon employeur, c’est du gagnant : je bosse plus longtemps et mieux. Pour moi, c’est du confort : je bosse en yukata, des petites pauses câlin au chat et je m’arrête de bosser à 19h sans pleurer sur le fait que je dois encore me taper une heure de trajet… si tout va bien.

yukata

J’aime tellement les yukatas

Longtemps, le télétravail me faisait peur, je me savais peu rigoureuse. Le télétravail ? Pfff, c’est un coup à se lever à 11h-midi et à bossouiller devant AB1. Sauf que finalement, non. Point essentiel : je vis en couple. Pas de grasse matinée volée, quoi. Ma journée de télétravail se cale sur les horaires de mon Victor : s’il part à 8h30, je vais commencer à bosser peu de temps après (le temps de finir tranquillement mon café et de m’installer). Il rentre vers 18h30-19h, je termine ce que j’avais en cours et ciao.

Le télétravail

Cette peur du télétravail démontre le manque de confiance total des employeurs vis-à-vis de leurs salariés. Si je suis pas sur place, impossible de me fliquer… alors même que je me connecte au Skype entreprise des que je bosse de chez moi, que j’ai un téléphone pro et que j’ai mes managers sur Facebook messenger. Voir si je suis connectée ou non prend environ 2 secondes. « oui mais on ne sait pas ce que tu fais ». Mais en présentiel non plus, en fait. Franchement, ça ne vous est jamais arrivé, à vous, de perdre une journée de travail parce que vous avez fait un tour sur Twitter/Instagram/Facebook/vos mails ou je ne sais quoi, que vous avez vu/lu un truc qui vous a envoyé sur Google chercher une info et que, tiens, ça me fait penser, si je faisais une recherche pour nos prochaines vacances… bref, vous passez la journée sur des sujets qui n’ont rien à voir avec votre taf mais vu que vous êtes présents dans l’open space, ça passe (à peu près).

Coussin ordinateur

Pourtant, au pays des start-up et du sharing desk, on devrait aaaaadorer le télétravail. Ah oui, tiens, le sharing desk, va falloir que je vous en cause aussi.

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On perd vite le manuel des rencards réussis

Par Audrey

audrey-folle

Après la soirée de l’angoisse avec mes copines censées m’insuffler du courage pour ce premier rencard post longue relation amoureuse, je décide que j’ai pas besoin d’aide. Ca va, je ne suis plus une jeune pucelle rougissante. J’ai passé trois ans avec le même mec et j’ai eu une vie avant lui : plus experte des mecs que ça, tu meurs.

Le fétichisme des pieds, in ou out ?

Et je meurs, justement. De stress. Parce que bon, en trois ans, y a peut-être quelques trucs qui ont changé en matière de drague et mes copines ont préféré me prévenir sur les risques de finir découpée à la scie sauteuse et balancée dans la Seine en menus morceaux plutôt que de me dire si les rendez-vous galants, ça marche toujours pareil. On est toujours dans le bon vieux resto ou vive les apéros dînatoires ? Et on sort où maintenant à Paris pour passer une bonne soirée sans passer pour la meuf dépassée face aux hypra branchées parfaites jusqu’au bout des orteils. Tiens, au fait, faudrait que je pense à me faire une petite pédicure maison, peut-être que ce monsieur va voir mes pieds et les ongles un peu pas faits, ça le fait pas. Où on est-on du fétichisme des pieds, d’ailleurs ? In ou out ? On ne me dit rien, à moi !

Respire, ma fille, respire. Un, deux, trois, tout va bien se passer, ce n’est qu’une question d’organisation. D’abord, lançons les travaux de fond appelés aussi “bah, tiens, enfin une bonne occasion de me chouchouter”. Un peu de cire sur mes poils (c’est pas la mode les poils à tout hasard ? Ca m’arrangerait…), un peu de produits tout doux sur mes cheveux et ma peau, un peu de vernis sur mes doigts… Telle Cendrillon, j’émerge de mon petit nuage magique et… point de miracle. Le souci quand tu vis en couple et que tu te crois à l’abri de toute rupture (ERREUR), c’est que tu en profites pour te la couler douce sur les quelques gestes beauté qui t’ennuient le plus. A savoir pour ma part : épilation stricte (ça va, lui aussi, il a des poils et je ne lui dis rien), vernissage impeccable (selon une loi universelle, il est impossible de conserver une couche de vernis dans son intégralité plus de 8h… un peu comme les collants, impossible d’en porter un sans le filer toute une journée), silhouette impeccable. Je me masse le haut du nez en soufflant puis je hausse les épaules. Y a bien que les magazines féminins pour croire qu’on n’a aucune chance si on ne ressemble pas à une fille de leur canard. D’ailleurs, même les filles de leur canard ne se ressemblent pas et vu que Photoshop n’existe pas dans la vraie vie, on fera avec ce qu’on a.

 M’a-t-il draguée car il me sentait désespérée ?

Etape suivante : les vêtements. Dans la mesure où il ne fait pas particulièrement chaud, tout ce qui implique de dévoiler mes jambes avec juste un peu de voile autour me donne envie de pleurer. Bon allez, va pour mon petit jean fétiche, il me fait un cul d’enfer et ça dédramatise un peu la rencontre : je joue pas ma vie sur ce rencard, t’emballe pas mec. Par contre, pour le haut, l’hésitation monte d’un cran : décolleté or not ? En dévoiler un peu mais pas trop pour donner l’envie d’en voir plus mais sans envoyer le message “j’ai tellement la dalle que tu n’as rien à faire pour m’avoir”. Non, non, pas trop, soyons dans le suggéré… Ah oui, autre chose que j’ai un peu délaissé pendant ma vie de couple : ma grande-robe sexy. J’avoue que la mode sweat a eu avec moi l’une de ses plus ardentes défenseuses…

Deux heures plus tard, le contenu de mon armoire a envahi mon appart et je ne suis toujours pas plus avancée. Au fond, est-ce que tout cela a vraiment une importance ? Le mec m’a adressé la parole dans un bar où j’étais la seule à ne pas être fringuée en mode slut donc soit il aime les filles simples… soit il aime les filles désespérées, en période “basse estime de soi” parce que ça fait des proies faciles…

Je me jette sur mon lit et soupire… C’est fou comme, tout à coup, mon ex me manque… Soit on nous ment en nous disant que le célibat, c’est trop cool… soit c’est moi qui ne suis pas faite pour ça.

 

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Deny everything

L’autre jour, je matais Malcolm, série que j’apprécie et que je n’avais pas maté depuis une éternité. Dans cet épisode, la famille de Malcolm essaie de vendre des sapins de Noël pour gagner de l’argent, il ne leur en manque plus qu’un pour rentrer dans leurs fonds mais la police intervient et les force à plier boutique car ils n’ont pas l’autorisation de vendre ces sapins sur leur trottoir. Le père reste optimiste en expliquant qu’ils vont quand même réussir à vendre leur sapin, contredit par Malcolm qui fait preuve de réalisme. Et là, le père sort un truc fantastique : “Fils, la seule chose qui m’empêche de me flinguer, c’est le déni”. Un truc du genre.

Et là, je me suis dit qu’on frôlait le génie. Et si finalement, il avait raison. Le moral fluctue selon notre interprétation des faits qui dépend elle-même de notre humeur générale. En gros, un incident, si on est dans une période heureuse, ça ne sera qu’un détail, une péripétie sans la moindre importance alors que le même événement dans une période un peu plus compliquée deviendra un drame sans aucune mesure. Donc pour prendre les choses avec plus de légèreté, usons de ce merveilleux mécanisme mental, le déni.

Alors évidemment, c’est à utiliser avec précaution. Pour les choses graves, c’est à éviter absolument, je parle des petits drames, les petits pépins qui vous pourrissent bien la vie. C’est un peu l’idée que demain, ça ira mieux et qu’il va arriver quelque chose qui va nous sortir de là. L’idée qu’on va enfin recevoir un appel après nos envois de CV massifs qui va nous fixer l’entretien qui nous permettra de sortir enfin du chômage, l’idée qu’on va croiser celui ou celle qui fera battre notre coeur, la bonne nouvelle qui va vous redonner du baume au coeur. Bref, plus que du déni, c’est d’espoir dont il s’agit. Peu importe l’orage, demain, ça ira mieux. Voyez, ça a été mon mantra en 2011. La vie a pourtant été taquine puisqu’à chaque fois que je pensais que c’était enfin fini, je m’en reprenais une dans la tronche. Mais hop, je passe en mode déni et je me dis que forcément, demain, ça ira mieux, la vie ne peut pas être que vacharde, forcément la roue tourne… Bon, y a des jours où on doute forcément un peu de cette belle maxime (pas forcément par rapport à ma propre vie) mais faut s’accrocher à ça comme un naufragé à un tronc d’arbre : CA IRA MIEUX DEMAIN !

Par contre, si je trouve que le déni adoucit un peu la vie en nous faisant tenir en attendant des jours meilleurs, relisez bien mon paragraphe précédent et notez un truc essentiel : les bonnes choses n’arrivent pas toutes seules non plus, faut quand même un peu pousser les choses. Je veux dire si tu veux trouver du boulot, ben faut quand même en chercher. Si la recherche d’emploi intègre une part de chance, c’est pas en attendant que ça tombe que ça va arriver. Idem pour l’amour, si tu veux le trouver, sors un peu, le prince charmant ne se cache pas sous ton lit. Et les histoires à base de “j’ai rencontré mon mec sur le pas de ma porte, c’est mon voisin”, ça marche surtout dans les magazines en fait. Et puis si vous ne sortez que pour aller sortir votre poubelle, je doute que votre sexyness soit à son optimum quoi qu’il arrive. Bref, l’idée n’est pas de se la couler douce en attendant que les choses arrivent sinon le déni ne sert strictement à rien. L’idée est plus de faire du mieux que l’on peut en toute situation en espérant un petit coup de pouce du destin ou de qui vous voulez qui va nous faire avancer encore plus vite. Le déni, en gros, c’est le vent dans le dos quand tu fais du vélo.

Moi, je l’applique à mort. Parce que sinon, je pèterais les plombs. Un peu mystique, un peu inconsciente… Et les jours se suivent et chaque jour, j’espère un petit coup de pouce. Et s’il ne vient pas ? C’est pas grave, ça ira mieux après-demain.

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Sérieuse tentative d’evasion chez Pubilon


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Comme je le disais dans mon précédent article, je me la coulais un peu douce aux abords de Noël. Chercher du travail ? C’est plus le moment, tout le monde est en vacances, moi la première. Mais la recherche d’emploi ne te laisse pas de répit et après le SIG, le sort allait encore frapper.

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Juste avant Noël, je descends donc chez mes parents. Un soir, je papote avec Gabriel sur msn, il m’explique qu’il a été approché par un nouvel employeur et qu’il risque donc de changer de taf. Le lendemain, on m’avertit que j’ai un message sur viadeo où je réseaute comme une folle. Sceptique (le nom de mon interlocutrice était écrit tout en majuscule), je vais tout de même lire, pensant à un énième « salut, rejoins mon groupe » ou un « salut, je cherche du taf, t’en as ? ». Et là, énorme surprise : « Bonjour, nous recherchons un responsable marketing, ça vous intéresse ? ». Oh ben merde alors ! C’est sérieux ? Je googlise rapidement le nom de la boîte, ça n’a pas l’air trop mal. Je recontacte la fille, Khadija. Le poste est à pourvoir très vite, il faudrait que je vienne en entretien très vite. Rendez-vous est pris au 30 décembre (oui, c’est urgent donc).

Urgent

Je refais mon « je vais en entretien en cachette » mais en plus relax vu que la seule autre personne à ne pas être en vacances dans la boîte, c’est Isadora. Entretien idyllique, je rencontre Khadija, donc, ainsi que Raphaël, le directeur marketing qui a la particularité d’avoir une casquette sur la tête. Après une première partie de l’entretien, Raphaël nous quitte et Khadija me dit de but en blanc : « bon, il a l’air très intéressé, on va vous faire une proposition. Vous pouvez démissionner quand ? ». Heu mais je… doucement fillette, je ne suis pas celle que tu crois ! Je lui explique que oui, ok, super mais moi, je démissionne pas sans papier officiel. Même si elle a tenté de m’appâter avec un coin cuisine avec frigo (le truc qu’on réclamait à corps et à cri chez Pubilon) et machine à café. Et l’ambiance jeune sans parler du quartier, extrêmement pratique (Bourse, à quelques mètres du premier bureau de Pubilon).

salle-detente

Quelques jours plus tard (je ne me souviens guère de la chronologie, en fait), sans nouvelles, je rappelle Khadija : « Oui, oui, on va te prendre, il faudrait que tu demandes à ton boss combien il te laisse de préavis. » Ouiiiiiii mais moi, je démissionne pas comme ça non plus, hein, il me faut un papier officialisant le truc. Bref, quelques jours plus tard, Khadija me rappelle pour m’expliquer qu’il faudrait que je passe un nouvel entretien avec le PDG de la boîte, ce qui me paraît logique. Rendez-vous est donc pris entre midi et deux (les
entretiens les plus stressants de tous rapport au fait que j’étais priée de ne prendre qu’une heure de pause déj, pas une minute de plus. Ce qui, en pause déj entretien n’est pas gérable). Je rencontre le PDG en compagnie de Raphaël (qui est drôlement mignon sans sa casquette, tiens) et Khadija qui me regarde comme une maman regarderait son enfant faire ses premiers pas. Touchant. L’entretien se passe tout aussi bien.

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Puis j’attends. Tous les dimanche soirs (enfin, y en a eu deux ou trois), je me fais belle à coup de masques et de gommages car, s’il le faut, « cette semaine, je démissionne » et que je voulais être canon pour le faire. Mais un jour, le rêve se brise. Coup de fil de Khadija : « ouais, en fait, on n’ouvre pas le poste, désolée! ». Cruelle déception car j’y ai cru, vraiment, tous les signaux étaient au vert. Mais en même temps, un sentiment pervers de soulagement car la démission m’angoissait profondément. Mais cette histoire m’aura confirmé un truc essentiel : ne jamais poser sa démission sans papier officiel de l’autre boîte !

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Après un instant de chouinage, j’ai repris mes recherches. Il fallait que je me barre, ma santé mentale en dépendait.

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La France t’appelle !

 

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(Je rappelle que ces faits ont eu lieu en décembre 2009, j’ai déjà démissionné car j’avais trouvé un nouveau poste).

Suite à ce premier entretien qui m’a motivée pour en trouver d’autres, je réponds de ci de là à quelques annonces mais Noël arrivant, je commence à me la couler douce. Alors si tu ne vas pas aux opportunités, elles viennent à toi. Un soir, je reçois donc un mail incroyable d’un certain Gonzague : « bonjour, j’ai eu votre cv de la part du big boss de la boite où vous avez passe votre entretien. Le SIG cherche son community manager, ça vous intéresse ? » Alors pour ceux qui ne connaissent pas le SIG, c’est le service d’informations gouvernementales. Ouais, tu as bien lu, on me propose en somme d’être le community manager du gouvernement.

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Premier réflexe : ahahah ! Non mais c’est bon, le gouvernement ! Moi ! Imaginez un peu la masse de travail que ça représente avec toutes leurs déclarations à la con, leur méconnaissance totale du web et des réseaux sociaux. Et encore, ça va, Frédéric Lefebvre n’est que UMP, pas au gouvernement. Je sors du boulot et appelle ma mère qui s’extasie de la nouvelle (mais ma mère est de droite). Ah ? « Mais oui mais attends, c’est génial, tu vas être fonctionnaire, la planque! ». Ouiiii ? Même discours chez mon père et ma soeur. Bon après tout, qui ne tente rien n’a rien, je vais répondre, on verra bien. De toute façon n’oublions pas la raison première de cette recherche d’emploi : fuir (vite). Je décroche donc un entretien tout début janvier.

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Autant vous dire que j’y vais à la cool. Simon étant passé avant moi, j’ai déjà un aperçu des points positifs et négatifs. Le gros point négatif étant qu’il s’agit d’un CDD de 3 ans mais on a 40 jours de vacances et Gonzague a l’air assez ouvert aux propositions et aux évolutions. Bien, let’s go. Ca commence fort : j’arrive sur place, je dois donner ma carte d’identité pour rentrer, le vigile à l’entrée a l’air totalement largué, on n’arrive à joindre personne… Meeeerde, que se passe-t-il ? Une jeune demoiselle arrive et explique qu’elle
était en fait en entretien au SIG, d’où le manque de réponse au téléphone : ils étaient occupés. Je connais donc désormais trois postulants : Simon, une copine et cette demoiselle qui a l’air très sympa au demeurant. Bien, c’est mon tour, l’entretien se passe bien, je suis un peu étonnée d’apprendre que je fais partie des CM seniors (je n’ai que 3 ans d’expérience et je n’aime pas qu’on me colle le mot senior). Gonzague a l’air très motivé pour faire bouger un peu les choses, il a l’air convaincu par mon profil et m’explique que si le préavis pose problème, il pourrait faire bouger les choses. Là, j’imagine la scène, la gueule de mon boss recevant un coup de fil lui demandant de me libérer au plus vite… Oh rien que pour ça, j’ai envie de l’avoir ce job. Même si je comprends que le salaire risque un peu de bloquer mais « hé, y a 40 jours de congés! ». Mouais…

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Je rappelle ensuite quelques fois pour avoir des nouvelles, Simon fait de même (on se partage les coups de fil de relance). Un matin, je reçois un coup de fil de la responsable du SIG « faut qu’on se voie vite. Ce soir, 18h30 max! ». Heu oui mais je travaille, moi, madame. Etre au SIG à 18h30, ça implique que je parte à 17h30-17h45 dernier délai. Dans ma boîte où tu te prends une réflexion si tu oses partir avant 19h… Heureusement, j’ai pris le coup de fil au bureau (quelle audace), tout le monde a entendu cette histoire de rendez-vous, sans pour autant savoir avec qui, je décide donc d’annoncer que je pars tôt sans donner plus de détails. J’avais de toute façon trouvé une excuse au cas où « je dois aller chez le gynéco ». En général, ça met tout le monde mal à l’aise. Mais non, je peux m’échapper sans encombre. J’arrive, je salue Gonzague et je découvre sa patronne. Et là, je découvre la sensation de « ça va pas le faire ». J’en ferai un article, tiens. Je passe l’entretien, je sens que je l’énerve, elle me reprend parce que j’ai dit le mot « nana » à un moment (oui, ok, j’ai tendance à m’emballer parfois mais bon, nana, ça reste soft). A la fin de l’entretien, attention, flagellation : « vous n’êtes pas du tout faite pour la comm institutionnelle, vous n’en avez pas le vocabulaire (foutu « nana »), vous ne savez même pas ce qu’est le SIG, vous parlez de problèmes qui ne sont pas liés au gouvernement (pardon mais des ministres qui s’expriment sur la burqa, ça n’a vraiment rien à voir avec le gouvernement ?). Bref, elle m’éreinte et me dit qu’elle me rappellera dans 15 jours, peut-être, mais j’ai qu’à rappeler moi, sinon. C’est ça, oui… Je suis tellement masochiste…

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Bref, je sors de là sans aucun espoir pour la suite mais pas vraiment déçue. Autant j’avais bien accroché avec Gonzague, autant je pense que sa chef, ça ne serait pas passée. Or je voulais changer de poste pour me sortir d’une ambiance pesante… Donc sans regret. Finalement, ils n’ont pris aucun des candidats community managers envoyés (Simon n’a quant à lui jamais eu de nouvelles et la fille que je connais était passé directement avec les 2 et n’avait jamais eu de nouvelles non plus). A l’arrivée, je crois que le poste n’a pas été pourvu mais il me paraissait plus simple de prendre quelqu’un formé à la comm institutionnelle et lui apprendre le community management que l’inverse. Enfin, je terminerai en rappelant que le SIG est le service qui a lancé France.fr. Voilà. J’oserai dire en conclusion : ouf !

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La douce vie de démissionnaire



Qu’il est bon d’être démissionnaire et d’en n’avoir plus rien à faire, oh oui, c’est bon, c’est bon ! Suite à ma lettre de démission, Louise m’appelle pour que je lui fasse un bilan de mes fonctions. Ouiiiiiiiiii ? Mais comment sait-elle que je m’en vais ? Ah, c’est Lénaïc qui lui a dit avec un « ah au fait, le mois de préavis, c’est bon ». Le contraire m’eut étonnée, vu à quel point j’étais indispensable.

 

A partir de là, autant dire que je me la coule relativement douce. Relativement car j’ai vite du travail à rendre pour Pubilon sur des projets qui vont m’échoir et qui débutent avant mon arrivée. Le reste du temps, je glande lamentablement, faisant quelques vagues effort de ci de là plus pour que Simon ne se fasse pas engueuler si les chiffres de mes sites sont mauvais qu’autre chose. Parce que faut dire ce qui est, j’en ai strictement plus rien à faire. Mais Le changement s’opère. Le lendemain de l’annonce de ma démission, j’arrive au boulot et Ioulia s’extasie : « Oh mais c’est dingue, tu rayonnes ! ». Ben oui, je me caaaaaaaaaasse ! Et je ne fais même pas semblant d’en être affectée, je suis super joyeuse.

 


(c) Tandem2008

Le lundi suivant ma démission, je suis réveillée dès l’aube par le téléphone (8h, quoi… Je suis démissionnaire, je vais pas aller au boulot aux petites heures) « Bonjour, Nicolas Serbeaux du cabinet de recrutement NTCIGM (les cabinet de recrutements ont souvent des noms marrants quand même), je vous appelle pour vous proposer un poste de community manager ! ». Hé oui, je te le dis que le boulot, c’est comme l’amour : dès que tu cherches plus, t’en as dix qui te tombent dessus. Parce que pour l’anecdote, on m’a proposé un autre poste via un cabinet de recrutement 15 jours après et pas plus tard qu’hier soir, on m’a à nouveau reproposé le premier. J’attends la fin de ma période d’essai pour mettre mes fiches viadeo et linkedin à jour.





Bref, autant avoir fait la fille sans grande ambition était reposant, autant la démissionnaire, c’est carrément jouissif, j’ai le pouvoir absolu. Plus personne ne me demande rien, plus personne ne me reproche rien, ils savent que je me barre. Mais certaines réactions sont assez étranges. A ma première réunion post démission avec Vanessa, elle me regarde les yeux plein d’étoiles et me demande : « alors, tu pars où ? ». Bon, vu comme elle me regarde, quelqu’un a dû lui annoncer que j’étais enceinte, c’est pas possible ! C’est amusant sa réaction, elle qui ne m’avait jamais vraiment aimée jusque là…


Après, il y a ceux qui m’aiment et qui sont réellement ravis pour moi et ceux qui s’en foutent. Ioulia m’a expliqué récemment qu’elle a pris le métro avec une nana que je voyais parfois en réunion et quand ma Polonaise préférée lui a raconté que j’avais un poste génial avec des responsabilités, l’autre a semblé un peu dubitative. Ah oui, on me prenait vraiment pour la reine des débiles profondes en fait…  Enfin bref, je n’annonce ma démission à quasi personne sauf mes coupains, je laisse la rumeur faire son travail. Tellement que la
veille de mon départ, alors que se tient une soirée pour le déménagement vers Lavande sur Seine, des tas de gens ne sont pas au courant. M’en fous.  Même que Big boss qui ne m’a jamais adressé la parole en un an et demi me dit « bonsoir, ça va ? ». Avec Ioulia, on est hébétées : il nous a parlé ! Ce n’était jamais arrivé (je vous le jure).




Bref, côté TGGP, le divorce est consommé, je fais moins que le minimum vital, ce qui n’est certes pas pro mais personne ne s’en rend compte de toute façon… Mais j’étais pas partie que déjà, chez Pubilon, je devais assurer mon premier rendez-vous chez un client…

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Les premières vacances d’une jobeuse

La semaine dernière, j’étais donc chez mes parents pour de vraies vacances. De vraies vacances ? Oui, celles où je passe pas ma journée sur le pc à chercher une annonce pour y
répondre, à travailler sur ma candidature… De vraies vacances sans culpabilité, sans me dire « zut, si je descends, je vais peut-être rater une annonce, un entretien, un rédac chef qui viendrait toquer à ma porte… ». Là, c’étaient de vrais vacances pour se reposer et faire le point. Oui, j’adore faire le point, c’est ma spécialité.
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Bon, j’avais un planning chargé : bronzing et reposing. Oui, quand on met en ing, ça fait de suite très hype. Mais pas que ça quand même. J’ai fait des soldes, appelé ma
conseillère financière, crée mon netvibes, vu Anne (mais raté Guillaume 1er qui était en vacances) et mes deux mamies. Puis, j’en ai profité pour réfléchir un peu à ma vie. Depuis que j’ai du taf, je me la coule douce niveau projet de vie et tout ça. Ok, j’ai mérité de savourer ma nouvelle stabilité professionnelle mais va falloir à nouveau aller de l’avant, à présent, avoir de nouveaux projets perso parce que j’adore ça, que ça me motive et qu’en plus, c’est bientôt la rentrée, période hyper motivante pour se lancer dans de nouveaux trucs.
 
Alors, j’ai des envies de tas de choses. Déjà, j’ai pas mal de projets niveau blog, ici et ailleurs. Pour ici, j’ai envie de lancer des « séries », pas de fiction mais des grands thèmes, un peu comme la saga de l’été de Marine sauf que ce serait par thème et pas une histoire, en gros. J’ai envie de lancer aussi le coup de cœur de la semaine, un blog que j’aime
et que je mettrais en avant. Je sais pas si je vais laisser les liens tels quels, je verrai. Les autres projets, on verra ce que ça donne.
 
Pour le reste, faut pas que je stagne car aujourd’hui, on ne reste pas toute sa vie dans la même boîte donc je dois embellir mon CV. J’envisage très sérieusement de prendre des
cours de russe, faudrait que je trouve une école parce que les cours particuliers sont atrocement chers. Puis faudrait que je trouve une pige ou deux rémunérées, ça mettrait du beurre dans les épinards et ce serait ça de pris comme expérience.
 
Ensuite, dans la série, je prends ma vie en main, je recherche des cours d’aquagym mais qui sont bien, pas les trucs de mémères tous mous. Non, des trucs qui bougent, qui remuent,
qui font bosser le muscle. Parce que les longueurs, c’est sympa mais arrive un moment où pas tant que ça finalement. Avec Summer et Vicky, on aimerait faire de la danse également.
 
Vous allez me dire : Nina, c’est bien tout ça mais tu te disperserais pas un peu là ? Tu travailles et tes journées ne font toujours que 24h. Je sais, je sais, mais je pense à tout. Idéalement, si je fais mon sport et mes cours de russe tôt le matin, c’est bon. Après, je vais taffer et le soir, je fais ce que je veux puisque n’oublions pas que je compte venir vivre sur Paris avec Future Coloc donc moins de transports en perspective, youpi you ! Tout est question d’organisation et de planning. Bien sûr, quand on est motivés, tout nous semble
réalisable et quand on s’y met, on finit par lâcher, allez-vous me dire. Certes mais moi, j’ai besoin d’aller de l’avant, d’avoir des projets. J’ai bien savouré ma stabilité professionnelle, je ne suis plus du tout déprimée, je dois profiter de cette énergie pour faire des choses.
 
En fait, ses vacances m’ont permis de me ressourcer, de me rendre compte à quel point ma vie me plaît en ce moment. Certains diront qu’il me manque plus qu’un mec mais même pas. J’ai suffisamment d’amour et d’affection dans ma vie, ce serait un bonus mais pas un besoin. De toute façon, tout est question de cercle, quand on est dans un cercle vertueux, tout ne peux que me sourire, c’est mathématique. Puis en plus, je me suis acheté du Mixa Bébé avec autobronzant pour avoir bonne mine.
 
Bref, en ce moment, c’est vrai que j’ai l’impression d’avoir les moyens de faire ce que je veux. Que si je m’en donne les moyens, tout est à portée. Sauf faire 1m70 ok, mais c’est
pas grave. Je me sens conquérante, c’est tellement bon d’avoir repris confiance en soi, de ne plus se sentir une merde qui trouve pas de taf, qui fait rien de sa vie, gna gna gna. Donc puisque ’ai confiance en moi, autant en profiter pour faire des choses, commencer à construire ma prochaine marche.
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Faut-il partir en vacances avec ses potes ?

Comme vous l’avez noté, nous sommes en période de vacances, les uns partent, les autres reviennent, certains restent parce que l’été, la plage, c’est plein de monde et c’est
pas vraiment des vacances de revivre tous les jours l’angoisse de la proximité physique du métro. Bref, chacun fait à sa sauce. Le grand trip quand on est jeune (et fauchés), c’est de partir 
entre potes : à plusieurs, la location d’une maison, ça coûte moins cher, c’est mathématique.
 

les_randonneurs

Sur le papier, ça promet de supers vacances mais en réalité, c’est pas garanti du tout. En général, ça débute comme une proposition qu’on ne peut refuser. Votre super copine
Charlotte vous propose de partir une semaine chez ses parents, y aura la maison que pour nous. La mer, la plage, le soleil à moindre frais. Vous en rêviez, Charlotte l’a fait. Valise enfournée 
dans le coffre vous voici parti avec Charlotte et d’autres amis parce que plus on est de fous, plus on rit, youpi you ! Sauf que les vacances de rêves tournent à l’aigre. On se dispute pour la bouffe, la vaisselle, les rythmes de vie ne sont pas les mêmes, Julie déteste les musées et ne veut que se reposer, Paul est cramé au 3e degré et refuse de retourner à la plage. Christian veut sortir tous les soirs et moi, je fais un lobbying actif pour jouer aux tarots. Ce qui fait chier Julie mais faut dire qu’elle joue comme une brèle, elle pète les jeux en prenant tout le temps parce que, si, elle a un bout et qu’elle se fait toujours bouffer le petit en essayant de le placer à la fin mais elle comprend pas qu’avec 5 atouts en tout, elle tiendra pas toute la partie.

Alors que la situation est déjà tendue, que Christian et Julie se sont déjà disputés trois fois et que vous vous rendez compte à quel point Charlotte est chiante quand elle s’y met (et elle s’y met tout le temps, à croire). Alors que les vacances touchent enfin à leur fin et que vous vous rêvez discrètement du retour à Paris, là, arrive l’épreuve ultime : les comptes. Avec de la chance, vous n’avez pas de pingre dans le lot parce que sinon, c’est un cauchemar. « Non mais attends, je suis allée acheter trois bricoles l’autre jour, ça m’a coûté 3 euros 28 ! ». Là, si personne ne se fout vraiment sur la gueule, on aura de la chance.

J’ai déjà fait des vacances entre potes et je peux vous dire qu’on a parfois de drôles de surprises. La première fois, c’était en 1ère année de fac, nous voici parti avec Yohann et Rachel, mes meilleurs amis de l’époque, ainsi qu’un couple d’amis, Stéphane et Gabrielle. J’ai cru étrangler Rachel. D’abord, elle ne se levait pas avant 11h30 dont hors de
question de faire du bruit avant, pas question de marcher non plus parce que c’est fatigant et les comptes furent une pure horreur car un sou et un sou. Moi, maline, je m’étais préposée d’office à la vaisselle parce que j’aime bien faire la vaisselle et surtout, Rachel n’aime rien ou presque en matière d’alimentation et si c’est pas préparé comme elle le fait, ça va pas donc la cuisine, j’ai laissé tomber aussi sec. Avec Yohann, on est rentrés, on s’est franchement dit qu’on ne voulait plus jamais revivre ça. J’ai passé d’autres vacances entre amis : un séjour chez Lucie (parfait), un autre chez le même Yohann en Suède ou quelques jours avec Gauthier sur Paris quand on était de jeunes étudiants, ça s’est toujours bien passés. Faut dire que dans les 3 cas, on craquait tous en même temps : hé oui, un corps, ça s’épuise et visiter tout Paris en 2 jours et demi, non, c’est pas possible. Et prévoir la visite du Louvre le matin et celui du salon de l’auto Portes de Versailles l’après-midi, c’est de l’utopie (surtout après 3 jours de folle cavalcade). J’étais également partie 4 jours chez les parents d’une copine, Vanessa, à Gruissan, avec Gauthier et une autre amie, Corinne. Autant vous dire qu’on se l’est coulé douce pendant 4 jours, pas le moindre conflit ou éclat de voix, si ce n’est le premier soir, quand Corinne et Gauthier papotaient (fort) dans la chambre voisine et que Vanessa et moi essayions de dormir. Bon, j’ai été un peu traumatisée par Vanessa qui me parlait dans son sommeil et m’a même attrapé le genou à un
moment (mon Dieu, que va-t-elle me faire ?) mais c’est vraiment tout.

On dit qu’on ne connaît pas vraiment quelqu’un tant qu’on n’a pas vécu avec et je pense que c’est pour ça que les vacances entre amis sont à double tranchant. On peut se
rendre compte que notre super copine, on l’aime mieux de façon épisodique ou au contraire, resserrer les liens. Mais si mon expérience m’a appris quelque chose, c’est que pour éviter les prises 
de tête, prévoyez le budget AVANT. Et ne soyez pas à 3 euros près APRES.

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