Terminator, ma première dystopie

Noël approchant va y avoir un goût de madeleine par ici. Et je me rends compte que dans mes articles sur les dystopies, il y en a une que j’évoque souvent et sur laquelle je n’avais jamais écrit : Terminator. Et je crois que nous parlons ici de la première dystopie de ma vie… Est-ce que ça m’a donné le goût du genre ? Non, je ne pense pas, il manque le gigantisme d’une ville quasi oppressive… Mais on se penchera un autre jour sur mes obsessions dystopiques (c’est Fahrenheit, ma vraie révélation), là, je vais vous parler d’un futur où les machines ont dévasté le monde et pris le pouvoir.

Terminator, Arnold Schwarzenegger

“Heu, meuf, c’est pas une dystopie, Terminator, c’est du post-apo”. Alors oui, vous avez raison et en fait, je dirais que ça dépend à quel segment de l’histoire on s’intéresse. Un peu comme dans The walking dead où on peut trouver du post-apo, de l’utopie et de la dystopie. Bon, pour Terminator, le côté utopique, je l’ai pas mais le reste…

Terminator 2 : le terminator et John Connor

Bon, je vous refais les histoires rapidement mais pour moi, la saga s’est arrêtée au 2. Oh, j’ai vu le 3, Terminator Genisys, quelques épisodes de Sarah Connor’s Chronicle et l’attraction d’Universal Japan mais non, vraiment, faut savoir s’arrêter… même si j’ai un peu la curiosité pour Terminator 6 (oui, le 05, c’est Genisys, ce qui n’a pas de sens vu que c’est un reboot et pas une suite… et qu’on aurait tous préféré l’oublier) surtout qu’il y a Linda Hamilton dedans. J’ai même vu the Terminators, un téléfilm hors franchise et extrêmement mauvaise… et très drôle, du pur nanar. Donc l’histoire : la société Cyberdyne met au point un programme appelé Skynet… mais qui dépasse de loin l’intelligence humaine et déclenche un holocauste nucléaire pour prendre le pouvoir sur le monde. L’humanité est ravagée et les rares survivants doivent se battre contre des machines hyper sophistiquées les traquant jusqu’aux méandres de souterrains. La résistance est menée par John Connor, Skynet décide donc de renvoyer un de ses robots tueurs dans le passé pour tuer Sarah Connor, mère de John… puis John quelques années plus tard. Bon, bref, si vous ne connaissez pas les Terminators, c’est bientôt les vacances de Noël, profitez-en.

Terminator : Sarah Connor, icône badass

Dans Terminator, on est dans la dystopie “technologique” où le progrès finit par nuire à l’homme, un peu comme Le meilleur des mondes, Ravage ou Soleil vert que je n’ai pas encore lu. En fait, Terminator pourrait presque être une contre-utopie extrême où le Mal, ici, Skynet, est créé parce que l’on pense qu’il offrira la félicité aux hommes. C’est particulièrement prégnant (et absolument pas subtil pour le coup) dans Terminator Genisys où Skynet se dissimule sous Genisys, une sorte de logiciel fifou… en fait, personne n’a trop l’air de savoir ce que c’est mais tout le monde se précipite s’abonner au service, Kyle Reese a même une tablette “genisys” pour son anniversaire et est tout content. Pour le coup, on retrouve une critique très semblable à Le cercle, ce côté “on vous vend un truc dont vous n’avez pas besoin mais grâce au marketing, effets d’annonce, vous le voulez à tout prix”. Sauf qu’en fait, à la fin du compte à rebours, Skynet prendra le pouvoir, ahahah, hihihi, on vous a bien niqué.

Terminator Genisys : compte à rebours avant l'apocalypse

Le postulat de Terminator est cependant étrange : si dans les dystopies scientifiques, la science devient malsaine à cause de l’Homme, ici, Skynet prend son autonomie seul et décrète par lui-même d’exterminer la race humaine. Contrairement à Wargame par exemple où l’ordinateur intelligent ne réagit qu’à des stimulis qu’on lui a intégrés. Là, non, Skynet, c’est le mal et c’est tout, une sorte d’incarnation par définition. Evidemment, le thème de la création qui dépasse le maître, ce n’est pas inédit en soi, Skynet, c’est la version informatique de Frankenstein… sauf qu’à la fin, personne n’arrêtera la créature.

Terminator : la machine

Ah et les voyages dans le temps et tout ? Ah ben là, ça n’a rien à voir avec la dystopie donc pas la peine d’en parler. Bisous !

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Ce qui compte, c’est la tension érotique

Allez, je poursuis mes petites réflexions sur les scènes de sexe parce que c’est l’automne et franchement, qu’a-t-on de mieux à faire que de rester sous la couette ? Oui, ok, boire du chocolat chaud ou un bon matcha latte des familles mais l’un n’empêche pas l’autre, vous me direz. Je disais donc que les trois-quarts des scènes de cul me paraissaient foirées car racoleuses et souvent incongru car il manque un ingrédient essentiel : la tension érotique.

Matcha Latte

Je ne suis pas opposée aux scènes crues mais il faut savoir quel média on est en train de consommer. Je veux dire, si je veux voir des scènes de cul random qu’on ne cherche pas à justifier… ben, je regarde un porno. Le scénario est minimal, souvent très drôle malgré lui, et à vrai dire, on s’en fout. On regarde pour voir des gens s’envoyer en l’air, pas pour avoir un scénario de ouf. Après, tu as un genre un peu entre les deux, ce qu’on classifie en érotique qui est plus ou moins réussi… ou foiré selon les goûts. Je crois que j’ai dû construire un certain imaginaire érotique par rapport aux fameux téléfilms “Hollywood Night”, ces productions un peu sulfureuses diffusées sur TF1 le samedi soir en 2e partie de soirée dans les années 90. Films que je ne souhaite absolument pas revoir parce que je suis bien persuadée que c’était nul. Mais à présent qu’on nous mélange les genre, qu’on nous fout du sexe pour faire un peu durer les épisodes, pour se donner un truc un peu sulfureux, on a souvent l’impression que c’est un peu posé là, sans réelle justification et sans aucune utilité pour l’histoire. Tout sauf excitant.

Hollywood night

Vous savez quelle scène de sexe m’a marquée ? Celle de Terminator. Oui, entre Sarah et Kyle. Alors pour ceux qui n’auraient pas vu le film (ou ceux qui ne s’en souviennent pas),  cette scène n’a en soi rien de particulier, elle peut même paraître un peu cucul (gros plan sur les doigts qui s’enlassent) MAIS elle est le couronnement d’une montée en tension. On a d’un coté Kyle qui a une adoration sans bornes pour Sarah, leur fuite pour la survie… C’est pas une scène de sexe, en fait, c’est une parenthèse dans la terreur absolue que vivent les personnages, fuyant le Terminator. Ca peut paraître comme l’incontournable scène d’amour entre un homme et une femme dans n’importe quel film mais il y a un sentiment d’abandon et d’oubli très fort.

La tension érotique entre Kyle Reese et Sarah Connor

Et du coup, comment qu’on fait ça quand on crée une fiction ? Non parce que c’est bien tout l’enjeu. Je n’aime pas trop lire ou regarder des histoires d’amour parce que tu sais très bien où ça va finir et le comment n’est finalement qu’anecdotique. Mais je ne suis pas opposée aux histoires d’amour dans une oeuvre plus globale, rendant les scènes de sexe particulièrement intenses. Un des exemples que j’ai, c’est Kala et Wolfgang dans Sense8. Alors il semble que ce couple soit écrit justement pour ça (cf l’avalanche de vidéos Youtube remontant la relation entre les deux personnages), la tension érotique monte pendant plus d’une saison jusqu’à une très belle scène de sexe que j’attendais avec grande impatience. Cependant, beaucoup de séries jouent sur ce côté “y a John et Annabelle, ils se kiffent mais ça peut pas se faire parce que John est avec Katia et quand il finit par la quitter, Annabelle est avec Simon, oh bad !”. C’est Ross, fou de Rachel qui sort avec Julie alors que son amour de toujours commençait à envisager une relation amoureuse avec eux (le premier baiser en Ross et Rachel est un moment fort de la série, d’ailleurs)(alors que Ross est un connard, quand même). C’était le cas d’Ally McBeal aussi avec Billy, Ted et Robin dans How I met your mother, le héros et la blonde d’en face dans the Big Bang Theory (Leonard et… j’arrive pas à me souvenir et OSEF sur 1000). (Penny, c’est Penny, bordel)… Bon dans les séries que je nomme, y a pas d’histoire de cul mais une montée en tension…

Kala et Wolfgang, Sense8

Mais justement, est-ce que ce n’est pas vu et revu ? Jouer sur les personnages qui se tournent autour, qui se kiffent mais la vie fait que, attendre pour enfin conclure… ou les mettre tellement en tension à base de “vous allez peut-être mourir” que finalement, la scène de sexe ne peut être que belle…

The lobster - Colin Farrell et Rachel Weisz

Mais en fait, pour une belle scène de sexe, il faut aussi une scène de baiser vu que ça commence souvent par là… Je me pencherai là-dessus la semaine prochaine.

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Une journée à Universal studio Japan !

Le 07 octobre – J’ai découvert l’existence du parc Universal Studio absolument par hasard dans mon guide dans le Shinkansen entre Tokyo et Osaka. J’en parle un peu comme ça à Victor et je remporte un franc succès : il veut y aller, moi ça me rend curieuse donc… En plus, il pleut donc autant nous trouver une activité en intérieur. Let’s go !

Universal studio Japan

Par sécurité, je check les avis sur Trip Advisor, consultant d’abord les mauvais avis (c’est ma technique pour m’attendre au pire et avoir de bonnes surprises). Les plus râleurs s’indignent des queues, 1h30 à 2h par attraction. Il existe des pass express mais qui coûtent environ le prix de l’entrée, déjà assez élevé (55 € environ soit entrée + Pass, 100 € la journée, sans compter la bouffe). Ca me stresse un peu cette histoire de queue mais bon, ce n’est pas difficile d’accès, allons y faire un tour.

Universal studio Japan

Première queue : celle pour entrer dans le parc. 10 minutes. Ok, elle est passée où l’heure de queue alors qu’on est un samedi (oui, on cherche parfois un peu la merde) ? On ne sait pas du tout en quoi consistent les attractions donc on y va au hasard. Tiens, Amazing Spiderman, 15 mn de queue annoncée… alors que j’avais lu que c’était l’une des attractions les plus prisées, allons y vite ! En vrai, on approchait de la demi-heure de queue mais c’est assez bien foutu : on serpente dans l’attraction, on a des écrans qui racontent une histoire, quelques mises en situation genre on se balade dans la rédaction du Daily Buggle. On stagne assez peu, ce qui permet de ne pas voir le temps passer. On nous tend des lunettes… ah non, des lunettes 3D! J’aime pas trop ça. Bon, arrivons à l’attraction : on monte dans une sorte de nacelle qui représente la voiture blindée du Daily Buggle et le gros méchants ont volé la statue de la liberté (on le sait car c’était l’histoire racontée pendant la queue) et… c’est dément. Avec les lunettes 3D,on est aspirés dans l’histoire, on est éclaboussés quand un monstre aquatique essaie de nous attaquer, on a un souffle chaud quand un méchant essaie de nous cramer, une petite explosion, on monte, on descend, on est secoués et j’ai bien flippé quand notre véhicule est censé faire une chute de plusieurs étages. Normalement, j’aime pas la 3D mais là…

Universal Studio Amazing spiderman Universal Studio Amazing spiderman

Tout excités, on file à l’attraction suivante : Terminator 2. Oui, ce film (enfin la saga de Cameron) a marqué mon enfance, j’adore Terminator et ça me crispe quand je vois les suites et reboots foireux dont on nous gratifie régulièrement… Déjà, Jay Kourtney en Kyle Reese, c’est un grand non… et Emilia Clarke dans le rôle de Sarah Connor, ça m’a pas fait triper non plus). Ici, la queue est bien moins gérée : le show est long,on arrive à 10h28 pour un prochain spectacle à 10h30 et le temps de remonter le serpentin de queue, on rate et pendant 30 mn, on attend sans bouger. Mouvement tout à coup, on entre enfin dans une pièce, une actrice arrive pour jouer une employée de Cyberdine, elle présente la société et fait des blagues mais panique car son message de promotion diffusé sur écran est piraté par Sarah Connor et John… joués par Linda Hamilton et Edward Furlong eux-mêmes, s’il vous plaît. En gros, ils se sont infiltrés quelque part dans le building de Cyberdine et l’employée fait genre que tout va bien. Sur le coup, je ne comprends pas trop ce qu’il se passe (et pourquoi on nous a encore refilé des lunettes 3D vu que c’est une vraie personne qui assure le spectacle) car, petit point : tout est en japonais et il n’y a aucun sous-titres nulle part donc autant vous dire que les blagues de l’actrice me passaient des milliers au-dessus de la tête mais ça avait l’air très drôle… Heureusement, on nous fait enfin entrer dans une sorte de salle de cinéma et on a droit à un mix entre acteurs live interprétant John, Sarah et le Terminator ainsi que des séquences en 3D dans le futur apocalyptique. Malgré une attraction vieillie par rapport à Spiderman, c’était cool et j’aurais adoré un film Terminator qui se passerait dans ce futur là (sauce Cameron, j’entends, j’ai pas vu le 04 et je n’ai pas envie de le faire).

Terminator 2 attraction à Studio Universal Japon  Universal Studio Japon

Petit passage par l’attraction Backdraft transformée en Zombie Forest pour Halloween, des acteurs grimés en zombie font mine de nous vouloir du mal. J’ai toujours un peu de mal à rentrer dans ce genre de trucs. Les maquillages sont au top, l’acting aussi, c’est juste que j’ai du mal à oublier que c’est pour de faux et je suis trop occupée à admirer les décors et le maquillage pour m’enfuir en criant.

Des visiteurs du Universal Studio Japon déguisés en zombie

Là, ce sont des visiteurs qui sont déguisés

Prochain arrêt : celui qu’on visait depuis le départ : Jurassic Park. Alors ici, nous avons deux attractions phare : un roller coaster “Flying Dinosaure” et un ride. Avec Victor, on se la raconte warrior du manège mais en se rapprochant, on se dit que, quand même, ils ont les jambes dans le vide, ça n’a pas l’air très confortable, on vient juste de manger… Oh et puis y a 4 heures de queue (littéralement), on va pas y aller… à la place, faisons le ride. Une petite heure de queue pour une petite balade sur un bateau. Ah tiens, il faut mettre les kways, ça arrose un peu… mmmm… Quarante minutes de queue plus tard (on a généralement moins attendu qu’annoncé), on monte dans le petit bateau, il faut bien s’accrocher, hein… Ok, on a déconné. Le début est en effet très calme, on se promène au milieu de dinosaures animés, certains assez réussis, d’autres totalement ratés, mais c’est rigolo. Mais attention ! On entre en zone panique ! Les raptors se sont échappés ! Notre bateau accroche un rail et on monte. On monte haut, là, non ? Raptors, lumières qui clignotent, musique angoissante et… oh mon Dieu, le T-rex qui surgit droit devant nous ! On fonce droit sur lui et… aaaaaaaah ! La chute. 25 mètres. Avec à l’arrivée un superbe geyser d’eau que j’ai réussi à esquiver en me plaquant la capuche sur la tête. “Ah cette chute… Tu sais, je suis pas sûr qu’on fasse le roller coaster à Tokyo, en rentrant…” Moi même, j’ai le coeur dans la gorge.


Universal Studio Japan, jurassic park Universal Studio Japan, jurassic park Universal Studio Japan, jurassic park

Petite promenade et milk shake Minion. Ah oui, je ne sais pas pourquoi mais au Japon, ils ont une hystérie autour des Minions, on a croisé je ne sais combien de gens déguisés en Minion dans le parc. On a aussi croisé je ne sais combien de gens déguisés tout court, d’ailleurs. Je trouve ça vraiment très sympa, beaucoup de gens viennent en groupe déguisés dans le même thème, c’est vraiment la fête. Et pratique car pour me répérer dans les serpentins de queue, j’avais identifié quelques personnes qui me servaient de point de repère pour mesurer l’avancée de la foule et les costumes me facilitaient bien la vie. Pas ceux des Minions, cependant, trop nombreux.

Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon

Mais… Mais… on chemine dans un petit coin boisé et cette petite musique m’est familière… Mais… oui, nous sommes en zone Harry Potter ! Pour info, c’est la dernière partie construite dans le parc et c’est vraiment, vraiment, bien fait. On a droit à une reconstitution des villages du Pré au lard avec neige sur le toit et, au loin, Poudlard. Ces vacances sont vraiment très surprenantes… Victor aperçoit une attraction avec juste 20 mn de queue donc on saute dessus sans savoir de quoi il s’agit. C’était en fait un petit tour dans la boutique des baguettes avec un petit sketch. Sympa. Les baguettes m’ont parues un peu moins chère qu’à l’exposition Harry Potter à la cité du cinéma mais j’ai un doute. Je remarque les capes de sorcier que je trouve jolies mais là, je tousse : plus de 100 € et ça filoche déjà. Bon, quand je saurai coudre, je me ferai ma propre cape.

Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard

On se rapproche du Château et on aperçoit l’attraction “le vol du gryffon”, où il n’y a que 70 mn de queue. C’est une petite montagne russe, l’équivalent de la coccinelle à Walibi Agen. Comme on a eu le palpitant un agité par le ride Jurassic Park et qu’on a envisagé un temps de faire un roller Coaster à Tokyo, donc, essayons ce mini-format pour voir si on survit. 50 mn plus tard, nous voici à bord et tout devant s’il vous plaît. Bon, ça va, on survit. Bien. Allons voir le château de Poudlard à présent. Temps estimé pour le ride Harry Potter : 160 mn. Temps pour la visite du château : 30 mn. Oui, on va faire ça, plutôt. Sauf qu’à un croisement, on n’a pas trop compris ce que nous voulait une employée est on est partis vers le ride. Avons-nous fait 160 mn de queue ? Non, “juste” 120… Le truc que j’aurais jamais fait à Disneyland Paris par exemple. Dans la queue, on fait bonne figure (il faut dire que faire la queue au Japon n’a rien de désagréable vu que personne n’essaie de gruger), on se dit “non mais il a l’air cool le ride de toute façon… mais il a intérêt à être au moins aussi bien que celui de Spiderman.

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Et bien, c’était encore mieux ! On est assis sur des sièges côte à côte, bien sanglés, lunettes 3D sur le nez et on nous donne la sensation de voler sur un balai ! Les piqués sont époustouflants, on crie, c’est bluffant. On a un mélange de projections 3D et de décors réels comme sur Spiderman. Une fois de plus, même si j’aime pas la 3D en temps normal, là, c’est un grand oui.

Universal studio japon - Poudlard Universal studio japon Universal studio japon Universal studio japon Universal studio japon

On ressort et la nuit est tombée sur Poudlard… et sur le Japon. Un peu fatigués, on se décide à rentrer mais le chemin vers la sortie ne va pas être de tout repos car c’est l’heure de l’attaque zombie. Halloween approchant, le parc a organisé une Zombie walk dans la plupart des zones du parc donc on croise régulièrement des morts-vivants, musique flippante, cris… et même explosions. Ca, ils sont toujours à fond. Point rigolo : certains visiteurs étaient eux-même déguisés en zombie, on ne sait plus bien qui est qui… La foule est dense, les queues toujours plus longues… Je crois que ce soir (samedi), c’est nocturne. Si on ajoute à ça la pluie, je crois comprendre pourquoi le parc était relativement vide au petit matin. Moralité : j’ai bien fait de ne pas renoncer au parc à cause de ce que j’avais lu sur les queues et la foule. Je fais très peu de parcs d’attractions (la dernière fois que je suis allée à Disneyland Paris, c’était au siècle dernier) et franchement, on a passé un pure journée. Même si nos pieds ne s’en remettront peut-être jamais.

Poudlard de nuit, Universal studio Japon Poudlard de nuit, Universal studio Japon

Pour finir la soirée en beauté, un petit tour à la laverie. Encore une activité qu’on n’avait jamais fait ensemble, Victor et moi. Curieusement, ça manquait pas trop…

Laverie au Japon

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Independence Day : Resurgence ou le gros soucis des reboots/suites

Situation : me voici dans un avion enfermée pendant 8h, le temps de traverser l’Atlantique et de piquer un peu au sud. J’ai des munitions : 2 Society, 2 Néons, un Philosophie magazine, un mag sur le Japon, et une solide propension à m’endormir dans les transports. Mais au bout de 2h, alors qu’on nous sert notre pitance, je cède : allumons l’écran et regardons un film. Et comme il s’agit de passer le temps, prenons un bon blockbuster des familles : Independence Day : Resurgence

Independence day : resurgence, affiche française, tour eiffel

Non mais sérieux l’affiche… je serais capable de faire la même sous Photoshop… et je suis pas particulièrement douée en la matière

Alors je vous raconterais bien le film mais ça ne sert à rien car c’est quasi le même que le premier, sauf qu’ils ont remplacé Will Smith (qui n’avait sans doute pas envie de se ridiculiser là-dedans alors que le mec a quand même joué dans le très critiqué Suicide Squad) par Jessie Usher que vous avez pu voir dans… hmmm… rien de très connu, je crois. Mais comme notre bon Jessie n’est pas trop charismatique, on lui adjoint le mec de Miley Cyrus dans la vraie vie (Liam Hemsworth), un sidekick rigolo que tu as envie de frapper comme tous les sidekicks rigolos, en fait (parce que je sais pas dans quel univers vivent les scénaristes mais ils confondent beaucoup “drôle” avec “t’es tellement lourd, mec, tu veux pas fermer ta gueule 2 mn”. De vraies sulfateuses à punchlines en espérant qu’une ou deux fasse effet. Là, non), une Chinoise pour faciliter l’exportation du film et la fille de l’ex Président, chiante de perfection (et d’une voix française assez agaçante). Ah oui parce que même si l’histoire est peu ou prou la même avec la reprise limite plan par plan de certaines scènes du 1er et un côté “oh, les méchants sont encore plus méchants”, on est surtout là pour “tuer le père”

avant première du film Independence day : resurgence, casting du 1er qui ont rempilé

La team « vieux »

On retrouve peu ou prou 2 générations dans ce film : les anciens qui se sont illustrés durant la 1ère guerre des extraterrestres et leur progéniture et associés. Du côté des “vieux”, certains passent pour un caméo : Vivica A. Fox (la copine de Will Smith dans le 1er opus) doit apparaître environ 5 mn dans le film pour un rôle globalement (totalement) inutile, Bill Pullman va se sacrifier pour éviter à sa fille de le faire, le scientifique dont j’avais totalement oublié l’existence sort du coma pour finalement crever, et Connie… ah non, en fait, c’est pas elle mais bordel, comment suis-je censée les différencier, sérieusement ?

Margareth Colin est Connie dans Independence Day

Sela Ward, président des Etats-Unis dans Independence Day

(déjà que je viens de découvrir que Connie n’était pas jouée par Mary-Louise Parker alors que j’en étais persuadée, Mary-Louise Parker que je confonds très régulièrement avec Sally Field quand je ne suis pas sûre de la date du film que je suis en train de mater. En fait, Connie était jouée par Margaret Colin, connue pour son rôle de maman de Blair Waldorf dans Gossip Girl (j’étais persuadée que c’était Sally Field, bordel) et c’est une pro-vie. Voilà)

Mary_Louise Parker

C’est marrant, je la croyais plus vieille, elle, j’ai dû me planter

Sally Field

Non mais vraiment, je me perds là

Bref, il n’y a guère que Jeff Goldblum qui survit avec son père, aidé par Charlotte Gainsbourg… Wait ! What ? Oui, Charlotte Gainsbourg joue dans Independance Day : resurgence (alors qu’elle avait refusé Terminator 4 parce qu’elle trouvait le film trop mauvais. Je pense qu’elle commence à salement galérer dans sa carrière US) mais bon, elle joue juste l’intérêt amoureux vite fait de Jeff Godblum, elle parle de cercles régulièrement et voilà. Les vieux meurent pour laisser symboliquement la place aux jeunes qui se font tous des bisous dans le désert à la fin. Comme le 1er.

la fin de independence day

Et on arrive à ce qui commence à me crisper un peu dans cette mode des suites/reboots (parce que je suis désolée mais j’y vois plus un reboot qu’une suite, cf Star Wars 7, Terminator Genisys ou Jurassic World pour ceux que j’ai vu) : on reprend des fondamentaux, on copie/colle les scènes icôniques et “tatan”, on te dit que c’est un nouveau film. Sauf que non.

Les raptors de Jurassic World et Chris Pratt

J’ai détesté Independence Day : resurgence, idem pour Jurassic World que j’ai pas fini car mon avion a atterri avant la fin (voyage à Montréal, j’ai pas cherché à rattraper mon retard), je me suis endormie devant Star Wars 7 et Terminator Genisys… Je suis tellement navrée du casting, sérieusement. Non mais juste, je mets ça là, vous allez comprendre :

Ok, il est possible qu'à une époque, j'ai eu un petit crush pour Kyle Reese version Michael Biehn

Ok, il est possible qu’à une époque, j’ai eu un petit crush pour Kyle Reese version Michael Biehn

Curieusement, je crushe pas du tout à la version Jai Courtney, sans doute parce qu'on dirait qu'il va me taper (et elle, elle est trop forever 16 pour être crédible)

Curieusement, je crushe pas du tout à la version Jai Courtney, sans doute parce qu’on dirait qu’il va me taper (et elle, elle est trop forever 16 pour être crédible)

Cheeeeeeeeeeee

Ce qui me saoule dans ces films, c’est que je ne peux pas être embarquée dans l’histoire vu que je sais parfaitement où on va : aux mêmes scènes que la version d’origine. Pour Star Wars, c’est systématique : le 1er opus d’une trilogie tue le mentor du héros d’une nouvelle ère trouvé dans un désert. Et encore là, dans le 7, la notion de mentor est très relative vu que je ne suis même pas sûre que notre héroïne du désert et son mentor de service se soit même adressés la parole. Dans Terminator Genisys, on assume le truc à mort en rejouant carrément la première scène du un mais en gros : poursuite, poursuite, on casse un gros building (une prison, un immeuble de bureau, un hopital), poursuite, poursuite, un accident de transport tue le gros méchant mais en fait non, fin dans une usine ou endroit assimilé, la menace est annihilée… ou peut-être pas. Tatatantatan.

terminator_ill_be_back

Du coup, pourquoi regarder ces films ? Pour les acteurs ? Alors dans les 4 cas, non : soit la jeunesse est mal identifiée par le public, soit ce sont des “sous acteurs” (Bryce Dallas Howard n’est pas Jessica Chastain mais en vrai, moi, elle me fait plus penser à Christina Applegate mais en rousse), soit des vieux acteurs qu’on a aimé dans le film d’origine et qui viennent faire un coucou… même si je mets pas mal d’espoir en Carrie Fisher sur la suite de Star Wars, j’espère qu’elle va botter des culs (j’aime bien Carrie Fisher, cette femme a l’air très drôle). Eventuellement pour les effets spéciaux, on peut mesurer les progrès faits entre la version 1 et la “suite/reboot” (mais j’ai pas trouvé ça très impressionnant) mais… je n’aime pas voir un film dont je devine la fin sans même réfléchir, j’aime être surprise, bousculée, regarder une histoire pour son intérêt propre et pas juste chercher les clins d’oeils, caméos et repompages. Je ne suis pas opposée à la reprise d’une histoire ou d’une franchise mais il faut que ça apporte quelque chose de plus. Et là, c’était pas le cas.

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Si tu pouvais voyager dans le temps, t’irais tuer Hitler ?

Ressort classique de romans SF, le voyage dans le temps qui sous-tend toujours la terrible question philosophique : faut-il intervenir dans l’histoire ou laisser faire les choses ? Car l’hypothèse de base est simple : un élément modifié dans le passé peut bouleverser tout l’avenir, cf Le voyageur imprudent de Barjavel qui met notamment en scène une sorte de boucle temporelle : s’il fait ça, il se déclenchera ça qui fait que dans son présent, il ne pourra pas repartir dans le passé donc s’il ne repart pas, il ne se passe plus rien donc dans le présent, il peut à nouveau repartir vers le passé pour commettre cet acte et donc ne plus le réaliser dans son présent et repartir dans le passé… Pour simplifier la donne, certains solutionnent tout par un « chaque intervention dans le passé crée une réalité alternative ». Complexe de Terminator : si Sarah et John parviennent à arrêter Skynet, John ne pourra pas envoyer son propre père dans le passé pour qu’il fertilise sa mère. J’ai revu Terminator 1 récemment, j’avoue que je me serais bien laissée planter un John dans le ventre aussi, il est canon son père.

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Hypothèse chérie des voyages dans le temps : si tu peux retourner en Allemagne dans les années 20, tu croises Hitler. Tu le tues ou pas ? Si on le tue, on sauve des millions de vie. Forcément, c’est tentant d’être le sauveur de l’humanité même si on reste dans l’anonymat car assassiner un étudiant n’a jamais fait de nous un héros, sauf à connaître l’Histoire qui n’aura du coup jamais lieu. Bon, évidemment, tuer Hitler n’empêchera pas l’affrontement Japon- Etats-Unis. Ok. Mais même en tuant Hitler, les Juifs ne sont plus victimes donc plus d’Israël et plus de guerre là-bas et un gros point de tension en moins dans les relations entre les pays Occidentaux et les pays musulmans et on peut même imaginer que du coup, y aurait pas la guerre froide, pas de guerre en Afghanistan ou de décolonisation donc peut-être pas d’Al Qaïda. Bon, faudrait que je détaille plus, tout ça n’est qu’une simplissime chute de dominos envisageable. Pourtant, je pense que si je retournais dans le passé, je  ne tuerai pas Hitler. Bon d’abord parce que je suis pas certaine d’être capable de tuer mais surtout parce que je pense que la chute de domino ne serait pas du tout celle à laquelle on pourrait s’attendre.

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Imaginons que je sois moins chochotte et que je tue Hitler. Fin du nazisme qui n’a même pas existé. Bien. Mais n’oublions pas qu’Hitler a quand même pu en arriver là grâce au contexte. Tuer Hitler n’efface pas les conséquences de la Première Guerre Mondiale, le fameux Diktat du traité de Versailles. Ce n’est pas parce qu’Hitler n’existe pas que les Allemands n’ont plus de rancoeur face à la terrible humiliation qu’on leur a imposé, que la crise de 29 n’aura ensuite pas lieu : Hitler était peut-être la mèche mais le mélange explosif est toujours là et rien n’indique qu’une autre mèche ne va pas s’imposer. Sans mauvais jeu de mot capillaire. On pourrait penser à Himmler, par exemple, on l’a pas tué, lui. Alors quoi, on éradique tous les dignitaires du parti pour être sûrs ? Mouais. Le terreau est quand même particulièrement fertile à ce moment de l’histoire, Mussolini n’a pas eu besoin d’Hitler pour arriver au pouvoir. Même si le fascisme n’est pas le nazisme. De la même façon, le début du XXe siècle fait la part belle à l’antisémitisme en France.

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Mais ok, imaginons que couic Hitler et qu’aucune mèche ne vient le remplacer à ce moment là de l’Histoire. On peut facilement imaginer que même sans cette guerre, la science continue son chemin. Même si, allez, on peut remettre en question l’installation d’Einstein aux Etats-Unis (même si lors de l’arrivée du nazisme en Allemagne, il n’y résidait pas mais les événements l’ont encouragé à ne pas y retourner)et sa participation au projet Manhattan donc pas de bombe A. Ok. Posons cela. On peut même poser comme hypothèse que sans camp de concentration, pas de tests sur les prisonniers donc un gros recul de la connaissance scientifique par rapport à notre réalité. Sauf que même sans ça, je ne crois pas que les scientifiques se tournent les pouces dans cette réalité alternative.

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Or imaginons qu’il n’y ait pas eu d’Hitler, pas de camps, pas de notion de crime contre l’humanité. Inévitablement, un jour ou l’autre, un autre homme serait parvenu à un même comportement. Les camps existaient avant (même s’ils n’étaient pas d’extermination), ils ont continué d’exister ensuite. Donc suivant mon raisonnement : science qui a progressé, tendance « naturelle » de l’Humain à enfermer les ennemis dans des camps, tentation de les éliminer, ça nous fait, ça nous fait… un massacre épouvantable. Sans parler du développement des armes massives. Pendant la guerre froide, si Etats-Unis et Russie ne se sont jamais affrontés directement, c’est parce qu’ils savaient les dégâts provoqués par les bombes A  et H. Or vu la surface des deux pays en question, une attaque engendrerait forcément réplique. Et là, prions pour notre survie mais j’ai un peu des doutes. Un peu comme dans Le diable l’emporte de Barjavel. Je sais, je
lis beaucoup trop de Barjavel.

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Tout ça pour dire que je ne suis pas convaincue du bienfait pour l’humanité de tuer Hitler, si on pouvait. Je crois que les vies que l’on sauverait au moment de la 2nde guerre mondiale seraient multipliés par 2, 3, 5 ou 10 plus tard dans l’Histoire. 

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Mais en fait, je trouve fascinant de se pencher sur la question. Je suis preneuse de tous les avis et de toutes les théories. C’est ça qui est magique avec une hypothèse de départ impossible (pour l’heure mais je suis plus que sceptique pour ma part) à mettre en place, c’est qu’on peut imaginer toutes les chutes de Domino possibles et imaginables. 

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