Une nouvelle ère arrive

10 ans de blog, c’est pas rien. C’est la première fois que je tiens un projet aussi longtemps même si je ne suis pas sûre que le terme projet soit vraiment bien choisi vu qu’il n’y a ni but ni objectif. Ce blog a grandi avec moi, il m’a accompagnée dans une décennie importante pour moi, peut-être la plus essentielle de ma (courte) vie. Celle où j’ai définitivement coupé le cordon, celle où je suis devenue totalement indépendante, celle où j’ai débuté ma carrière. Celle aussi où j’ai fait des (petites) conneries, où je buvais un peu trop facilement pour oublier le vide de ma vie. Avec le recul, certains articles me sont pénibles à lire mais c’est pas mal d’avoir un petit rappel de cette période moisie histoire de pas retomber tête la première dans certains travers.

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Ce blog, c’est un peu un compagnon discret, il m’a suivie durant 10 ans, a évolué avec moi mais parfois, je me questionne : est-ce que ça sert de continuer ? Est-ce que je pourrais pas mieux utiliser le temps que j’y consacre pour quelque chose de constructif ? Mon éternel à quoi bon. Parce que s’il m’a ouvert des portes à l’époque où je cherchais du taf, je l’ai ensuite un peu maltraité, laissé mourir la communauté qui s’était développée autour parce que je n’ai plus le temps d’aller commenter partout, tisser des liens d’amitié (somme toute relatifs), de faire grossir mes réseaux… Pourtant, si je retravaillais un peu tout ça, je pourrais faire repartir le feu (d’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux), j’ai chopé quelques notions de SEO, je suis quand même consultante senior social media* donc je repimpe un peu tout ça et je reprends les portes ouvertes, je pourrais même faire un peu de pub dessus histoire de remplir ma cagnotte à voyages et…

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Et bien non. Le défi est intéressant, ça me rajouterait une petite pierre à mon CV comme à l’époque mais je n’ai juste pas envie. Parce qu’en fait, les vingtenaires, c’est mon antre et j’ai pas envie de le saloper avec un esprit mercantile, en fait. Puis c’est un peu mon petit cocon où je m’amuse à écrire ce que je veux quand je veux, mon labo de production en quelques sortes. Et puis les soirées blogueurs, j’en ai fait quelques unes à l’époque et quand tout le monde a commencé à se prendre un peu au sérieux, c’était tellement la guerre d’ego que ça m’a bien blasée. Vous n’imaginez pas le niveau de saloperies balancées dans le dos des uns et des autres, tout sexe, âge et thématique de blogs confondus. Ce que toi, tu prends pour un jeu, un loisir sympa le soir, certains le prennent comme une question de vie ou de mort. Alors bien sûr, certains en ont fait leur vrai métier (d’ailleurs, ce sont rarement ceux qui crachent dans le dos vu qu’ils ont intégré le fait qu’on n’était plus au lycée) mais d’autres se prennent tellement pour des demi Dieux dès qu’ils dépassent 500 lecteurs par jour (ce qui n’est franchement pas ouf non plus). Alors entre ça et les “si t’es copine avec Bidule, on va pas être copains”, bof non. Puis j’ai besoin de mes soirées pour voir Victor, mes amis, faire du sport ou juste glander. Donc pour un produit que j’aimerais découvrir de temps en temps, le jeu n’en vaut pas la chandelle (puis en fait, moi, je voudrais juste partir en voyage mais avec mes amis ou mon copain, pas avec des gens qui me fatiiiiiiiiiguent). J’ai cependant l’ambition de lancer un blog plus calibré là dessus avec un thème spécifique mais pas ici.

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A quoi bon le garder alors ? Et bien tester, m’amuser, organiser un peu ma pensée. Là, par exemple, je me dis que je dois me mettre au flat design, infographies et vidéos, ça m’intrigue. Quoi de mieux que mon petit espace virtuel pour m’y amuser sans pression ? Si je fais un truc foiré, c’est pas trop grave, je perdrai au pire un lecteur ou deux ici agressé par la laideur de mon rendu MAIS ça ne fâchera aucun de mes clients et ne mettra pas en péril ma carrière. Au mieux, j’arrive à faire des trucs bien sympas et finir par les intégrer dans mes recos ou animations.

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Et puis, en ce moment, je brûle d’envie de raconter des histoires. J’ai déjà pris un peu ce chemin là par le passé sans le suivre bien loin comme avec la série quasi morte née “une histoire d’amour” et les aventures d’Audrey. Alors pour cette dernière, je la mets en stand by pour le moment car j’ai plein d’idées et je dois travailler dessus mais je sais pas si je vais pas relancer la première. Et réaliser quelques mini strips dans le style des illustrations d’Audrey pour m’entraîner à utiliser Photoshop et progresser là dessus. Même si, pour le coup, ça me prend bien plus de temps qu’écrire un article, activité à laquelle je peux parfois m’adonner au bureau quand je mange devant mon écran alors que faire du photoshop, non, vu que j’ai pas le logiciel.

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Bref, Vingtenaires version 10, c’est parti : plus d’histoires, d’expérimentations en tout genre et, je l’espère, de voyages !

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* J’avoue que ce titre très sérieux me fait un peu rigoler, d’autant que je ne m’en sers jamais dans la vraie vie hors signature de mes mails pro

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J’ai testé pour vous la zumba

Par Pink Lady

Bien, bien, bien, c’est un fait, nous sommes en avril. C’est à dire que malgré le dicton, on commence un peu à se découvrir et il faut être à la hauteur. Genre les fesses adipeuses, le ventre mou et les cuisses bloblotantes, ça va plus trop être permis. Alors pour vous, lecteurs, lectrices, pour vous qui voulez être au top de vous même cet été, je teste. Et là, j’ai testé pour vous la zumba.


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La zumba, c’est quoi ? C’est un mélange de salsa, de danse plus moderne et de fitness. En gros, on bouge nos fesses sur de la musique assez salsa mais pas que en exécutant une chorégraphie. Rendez-vous était pris avec la Reine Zenobie qui n’avait jamais testé non plus. On se rend dans une petite salle rue Quincampoix, le prof m’explique “oui, le samedi, c’est niveau avancé mais ça va aller”. Oh my, j’ai des sueurs froides, je revis le cauchemar de mon dernier cours au Club med gym. Zeze (oh je sens qu’il va pas te plaire ce surnom) arrive, on descend et c’est parti. Le prof nous décrit la chorégraphie, on suit un peu et il lance la musique…

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Et là, c’est parti pour du grand Pink. C’est à dire que je suis passée en mode “non, je fais pas une crise d’épilepsie, j’essaie de faire comme vous”. Sauf que j’ai la coordination relative, je mets le pied droit devant quand il faut mettre le pied gauche derrière. Bon, ok, c’est pas grave, c’est un cours avancé et je suis over débutante, quand même. Déjà, je n’ai frappé ou percuté personne alors ça va, hein. Par contre, j’ai super assuré sur la musique de pouffe, c’est inné chez moi.

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Pendant une heure, on danse, on lève les bras, on saute en tapant des mains, un pied devant, un pied derrière, chaloupe tes hanches, ouiiiiiii ! Sois sexy… même si tu transpires comme un boeuf et que ton corps ne semble pas trop agir en fonction de quelque chose de logique. A droite ! A gauche, touuuuurne ! Et allez, on met cette foutue musique country
pour faire de la cardio, ouéééééé ! Bon, j’avoue, à un moment, j’ai été déçue, une habituée au cours a annoncé qu’on allait danser sur Lady Gaga et ça n’est jamais arrivé.


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Bon, bref, fin du cours, on s’applaudit et moi, je suis trop fière de moi parce que je suis encore un peu composée, j’ai l’impression d’avoir bien bossé mais surtout de m’être amusée et à H+36, je n’ai AUCUNE courbature. Tu le vis ça ? C’est quand même bien foutu car on s’échauffe et on s’étire en dansant. Franchement, j’ai eu un coup de foudre pour la zumba. Ce prof était top mais on m’a parlé d’un centre dans le XIXe pas trop cher, je cours me renseigner. 

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Cet été, non seulement je serai trop bonne mais pour une fois, je ressemblerai vaguement à quelque chose en dansant, oh yeah !

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L’été dissolu de Nina B.

Pouuuuuuuce ! Bon, ok, voilà, on est le 30 juillet et j’ai atteint mes limites. C’est ça la vingt-neuvaine, on se croit plus fort que les autres et à un moment, on se rend compte qu’on n’a plus 20 ans et que dormir, c’est aussi une bonne idée.




Cette année, l’été est plutôt beau (enfin, je trouve), il n’est pas rare de sortir du boulot sous un beau soleil et d’avoir envie de lézarder en terrasse avec un(e) ami(e) en sirotant un petit cocktail. Voire deux. A jeun. Autant dire qu’après ça, je ris très fort et pas forcément à propos, ce qui ne dérange pas forcément la personne en face, pour peu qu’elle soit un homme bien décidé à finir la soirée vers des horizons… plus horizontaux, justement. Ca tombe bien, moi aussi (sinon, je reste au coca).



Oui, cet été, je renoue un peu avec mes anciens démons, c’est sex, alcool et rock n’roll. J’ai du rhum dans le sang, des courbatures aux cuisses, des cernes sous les yeux qui se confondent à merveille avec mon smoky eye… Bref, j’ai plus vraiment fière mine et y a des soirs où je ne rêve que de mon lit mais mon agenda se remplit aussi vite que mon compte en banque ne se vide (oui, c’est pas gratuit tout ça). Et comme j’ai rendez-vous avec des gens que j’apprécie (quand même), je ne peux pas dire non. Mes soirées sont prises, mes déjeuners aussi, vais-je devoir rencarder au petit-déjeuner ? Non, impossible, je dois dormir, dormir… Au moins un peu. Car quand mes nuits ne sont pas faites de cocktails, j’ai des conversations jusqu’au bout de la nuit ou presque avec des hommes sur MSN. Au secours, je veux dormir !



Pourtant, de façon déraisonnée, j’ai l’impression que c’est un peu mon dernier été de fête et de débauche. Peut-être que je me trompe mais force est de constater qu’après un mois et demi de ce régime, je ne tiens plus du tout et que je ne peux non plus abuser car je travaille. Oui, je ne crois pas que mon boss apprécierait de me voir arriver vers midi, les lunettes de soleil solidement vissées sur le nez (« mais j’ai une conjonctivite, je dois les garder ! »), la voix pâteuse, le doigt faiblard (gênant pour taper à l’ordinateur), les yeux prêts à se fermer à la première occasion. Non, je ne suis pas payée à ça, non. Je suis payée pour produire du contenu, gérer ma partie des recos, ne pas trop me moquer des agences qui parlent tellement leur langage que je ne suis pas sûre de comprendre. En fait, la question que je me pose est si les communiquants ont un train d’avance au niveau du langage ou s’ils sont plus dans la catégorie bien connue de nos années collège/lycée des ringards qui essaient de parler cool en utilisant des mots soit disant hype mais que seuls eux comprennent.




Bref, est-ce ce foutu chiffre 29 qui me pousse à me dire que je dois profiter de toutes ces folies maintenant car l’an prochain, ce sera trop tard ? Pourquoi j’ai la sensation que je dois profiter à fond maintenant ? Expérimenter, rire, m’amuser, rentrer tard et peu dormir. La vie ne s’arrête pourtant pas à 30 ans surtout que je n’ai pas de projets importants pour ma trentaine. Pas de changement de boulot en vue (et pas l’envie de bouger non plus), de déménagements (non, là, j’ai pris mon quota pour les prochaines années aussi). Un homme ? Ca se programme pas et je doute d’apprécier la vie avec un pantouflard, de toute façon. Un enfant ? Ahahahah, soyons sérieux trente secondes.


Finalement, je crois que j’ai limite hâte d’avoir trente ans, de passer cette barrière symbolique qui me fait raisonner à l’envers, qui me fait précipiter, courir après le temps pour faire tout ce qui me tente avant 30 ans histoire de ne pas avoir de regrets. Pourtant, la vie ne s’arrête pas là. Enfin, j’espère pas.


En attendant, je vais me mettre un peu au vert chez mes parents. Dor-mir. A mon retour, j’aurai encore quelques petites débauches en attente et à la rentrée, quand la nuit tombera à la sortie des bureaux, je referai mon associale. Profitons avant l’hiver !

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Où trouver l’homme ? Episode 24-2 : au mariage

A la recherche du prince charmant

(Lecteur, lectrice, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction, je suis pas allée à un mariage en vrai, mes amis ne se marient pas)

Dans l’épisode précédent, j’étais à un mariage de type « je connais personne et je m’ennuie ferme » quand je verrouille une cible, un bel homme qui me paraît seul. En tout cas, sur la photo des « on sait pas quoi en faire », catégorie à laquelle j’appartiens, il est seul. Intéressant, très intéressant. Va falloir attaquer.


Ca tombe bien, c’est l’heure du vin d’honneur. Ma timidité (si, si, je suis timide, des fois) et ma pudeur naturelle étant inversement proportionnelle à mon taux d’alcoolémie, j’avale une petite gorgée de punch et je me rapproche l’air de rien. Il semble s’ennuyer ferme lui aussi, ne connaissant vraisemblablement personne. Ok, banzaï, j’y vais.

« Salut, je m’appelle Nina et toi ?

– Fabien.

– Ah ok. Tu es un invité du marié ou de la mariée ?

– De la mariée. »

Génial, ça nous fait déjà un point commun. Et tu la connais d’où ? Ah du boulot ! Moi du collège. Ouais, je sais, j’ai perdu mon accent du sud. Quoi que c’est marrant, dans la phrase « j’ai perdu mon accent », j’ai tendance à dire accing. Comme quoi, il fait de la résistance, le petit, c’est bien. Je suis très fière de mes origines du terroir et ça me déprime d’avoir perdu l’accent. Bon, il est sympa Fabien puis il multiplie les eye contacts, c’est plutôt bon signe. Ah, là, il a rapidement glissé vers mon décolleté. Mais il revient à mes yeux, l’honneur est sauf.


L’avantage quand on discute à l’heure de l’apéro, c’est qu’on boit moins, je suis donc en pleine possession de mes moyens quand il s’agit de s’installer pour le dîner. Dieu, dans son infinie bonté m’a placée juste à côté de Fabien ! Ou alors, c’est la table des rebuts venus seuls et n’appartenant pas aux deux familles, les mêmes que sur la dernière photo où les mariés ont une crampe à la mâchoire à force de sourire. Peu importe. Comme je suis une fille sociable et bien élevée, je discute un peu avec l’ensemble de ma tablée tout en adressant
des regards en coin à Fabien qui les attrape tous. Yes ! Y a moyen de moyenner, là.

On mange. On mange. On mange encore. Mais qu’est-ce qu’on peut manger à un mariage, c’est indécent, j’ai peur pour les coutures de ma robe. Et on boit aussi. Du blanc, du rouge. Voilà, on mange, on boit et on discute et ça n’en finit pas. Le problème c’est que je ne suis pas habituée à manger et boire autant et je commence à glisser dans une douce torpeur, je sens Fabien un peu flottant aussi. Soudain, le DJ décidé qu’il est temps de se bouger le popotin, pile ce qu’il fallait.

« Youhou, je vais danser ! Qui vient ? »

Sous entendu : Fabien, tu me suis, s’il te plaît, sous peine de briser mon petit cœur ?

Il obtempère. Il est top ce mec. Nous voici à nous dandiner sur la piste de danse. Faut avouer que j’adore danser. Non pas que je le fasse forcément bien, j’ai jamais pris de cours mais ça importe peu, le dandinement est mon ami. Ouais, j’adore cette chanson, je chante à plein poumon : « GIMME GIMME GIMME GIMME MORE ! ». Oui, le DJ doit contenter tous les âges et tous les styles de personnes, y compris les fanas de Britney. Et franchement, Britney, pour danser, on fait difficilement mieux.


« Every time they turn the light down, Just wanna go that extra mile for yaaaa ! »Bonne nouvelle, Fabien semble plus amusé par ma version un peu personnelle de la chanson qu’effrayé. Ca tombe bien parce qu’après une journée à m’ennuyer ferme et après quelques verres de vin, je suis très motivée pour faire la fo-folle. Et je le fais drôlement bien.

Mais déjà, la soirée se termine. Je me rends compte une fois assise que j’ai très très mal aux pieds, mes petites folies sur le dancefloor vont se payer cher. Mais tant pis, je me suis bien amusée. Peu avant de partir, Fabien vient vers moi et me demande mon numéro car ça lui ferait plaisir qu’on aille boire un verre un soir. Un peu mon neveu. Je le lui donne, il me susurre un merci dans l’oreille et m’embrasse délicatement sur la joue.

Les enfants, j’ai une touche.

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Reste digne, ma fille

Dans la vie, on a tous nos limites. Selon notre vécu, nos croyances, notre éducation et que sais-je encore, elles sont plus ou moins loin mais restent rarement figées. Si à 20 ans, on m’avait expliqué que je pratiquerais un jour le plan cul, je ne l’aurais pas cru. Elle est pourrie mon intro, non ?

Donc des fois, on fait des choses qu’on ne pensait pas faire un jour. Je vais pas vous détailler mon cas perso parce qu’on s’en fout de savoir ce que j’ai fait, ce que j’aimerais faire, ce que je me refuse à faire… Mais l’idée générale est la suivante : mes limites sont celles de ma dignité. En gros, m’amuser, ok. Mais encore faut-il que je puisse me regarder dans la glace le lendemain matin sans rougir. Bah oui, tu vois, être wild, péter les plombs, se lâcher, c’est bon. Par exemple ma soirée des vœux de la boîte où j’étais bien déchirée (et où j’ai même demandé à un mec que je ne connaissais pas du tout s’il était pédé) mais je n’ai pas regretté parce que je me suis beaucoup amusée.

Tout est question de contexte bien sûr. Plus on est bien dans ses baskets, plus il est facile de rester digne. Par exemple, en ce moment, je me sens légère comme une bulle donc j’ai pas besoin de péter les plombs tous les samedis soirs, de me bourrer la gueule pour oublier pendant 2 heures que je suis une loseuse et que je suis malheureuse avant de vomir les tripes. Histoire de cercle vicieux et de cercle vertueux, je vais pas développer. Et pourtant, à y réfléchir, je ne vois pas ce qui mérite que je m’assois sur ma dignité.

Prenons la question du sexe. Je parlais avec Vicky d’histoires de fesses et elle me dit « oh, c’est glauque ! Je crois que je deviens prude ». Et bien non. L’histoire en question (qui n’implique ni l’auteur de cet article ni Vicky) est totalement glauque et c’est pas tellement une
histoire de pudibonderie, à mon avis. En gros, cette histoire me fait penser à un accident de voiture : une femme se détruit en faisant n’importe quoi avec n’importe qui dans le mépris total de sa propre personne et quand on me raconte cette histoire, j’ai la sensation de voir son corps démantibulé sur la chaussée. C’est gore. N’allez pas croire que l’on juge cette personne. Je dirais que chacun fait ce qu’il veut de son cul mais tant que ça se fait dans le respect des uns et des autres et à commencer par le sien propre. Dans ma grande période de n’importe quoi, Lucie aka la copine qui n’a pas sa langue dans sa poche m’avait dit : « mais bordel, arrête ces conneries, t’es un fille bien ! ». Ben, elle avait raison. Evidemment, c’est plus facile d’être une fille bien quand on est bien dans ses baskets.

Mais voilà, il y a des choses qui ne méritent pas que je m’assois sur mes principes. Accepter de se rabaisser pour une partie de jambes en l’air ou pour oublier pendant une paire d’heures que ça va pas, ça n’en vaut pas le coup. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut de ses fesses ou de son foie, bien sûr. On peut tendre la main vers quelqu’un qui ne va pas bien, lui faire remarquer que oui, super, il a repoussé ses limites mais le jeu en valait-il la chandelle ? Non. La trashitude, ce n’est pas si drôle si on fait les choses en dépit du
bon sens et que le lendemain matin, on a envie de vomir quand on se voit dans la glace.

Dans ma vie, j’ai fait des conneries et avec le recul, je les assume complètement. Pas de regrets, ça ne servirait à rien de toute façon. Sans doute qu’il aurait été mieux que je découvre ce que j’acceptais ou refusais de faire sans faire mes conneries mais je suppose que c’est aussi une question de maturité et de connaissance de soi.

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La drague en boîte

Deuxième volet de « la drague vue par une fille qui n’aime pas ça ». Après la rue, voici un haut lieu de drague : la boîte de nuit. Des hommes et des femmes parés pour l’occasion et gigotent sur des musiques endiablées. Toute cette sueur active fortement les phéromones, on espère ramener un(e) partenaire de brouette pour terminer la nuit. Après tout, la pénombre, des mouvements en rythme tel un prélude à l’amour, l’alcool, les strass… Tous les ingrédients sont réunis ! Sauf que c’est pas une raison pour nous croire forcément consentantes.
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En boîte, les discussions sont impossibles, il faut l’admettre donc on ne se base que sur ce que l’on peut juger : le physique. Après une conversation hautement philosophique « Et c’est quoi ton nom ? Nina et toi ? Jean-Paul. », on danse, on se tripote, on se mélange la langue et plus si affinités (dans les toilettes, la voiture ou même dans un lit, tant qu’on y est !). Du coup, des tas de jeunes loups (ou louves, d’ailleurs) affamé(e)s hantent ces lieux à la recherche du bon coup. Sauf que tout le monde n’est pas là pour ça, il faut savoir décoder les signes. Il y a deux ans, le prof de communication politique nous a expliqué que des sociologues avaient décrypté la drague en boîte et ils avaient révélé que contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont les femmes qui donnent le coup d’envoi de la séduction, en se trémoussant d’une certaine façon, en se touchant les cheveux…
 
A bien y penser, ce n’est pas faux. Bon, moi, les cheveux, je les touche tout le temps donc ce n’est pas nécessairement un indice (ben oui, quand je danse, ils me viennent dans la figure, faut bien que je les repousse). Mais si en boîte, un monsieur m’intéresse, je lui envoie des regards assez explicites… Je dirais même que je cherche son regard avec insistance et je vois : s’il n’y répond pas, je laisse tomber. A l’inverse, si je vois qu’un gars me dévore des yeux et qu’il ne me plaît pas, j’essaie de lui faire comprendre que je suis pas intéressée, le mieux étant en lui tournant le dos. Mais la plupart ne comprennent pas.
 
Il y a de tout en boîte dont certains mecs qui ont du mal à comprendre que non, c’est non et qui insistent lourdement. Quand je suis allée en boîte il y a un peu plus d’un mois, je me suis retrouvée aux toilettes avec deux filles, mortes poules, l’une d’elles commence à se lamenter sur les mecs car un jeune homme éconduit l’avait griffée… et pas qu’un peu, elle avait une sacrée estafilade sur la figure. Non mais on rêve ! Certaines se prendront des « pétasses » ou « salopes » très galants, ça donne vraiment envie de connaître le monsieur. Parce que c’est pas parce que monsieur vient pécho que toutes les filles doivent tomber à ses pieds et se faire traiter de la sorte si elles osent dire non.
 
Cet été, je suis allée en boîte avec Linga et Athéna : une Asiatique, une Antillaise et une châtain, bonjour le trio. On a passé la soirée à se faire entreprendre : trois filles ensemble, le pied. A un moment, un mec m’attrape la main (non mais ça va oui ? On n’a pas élevé les cochons ensemble mon gars). « Hé tu danses avec moi ?
– Non, suis avec mes copines.
– Et alors ?
– Et alors je veux danser avec elles, pas avec toi. »
Le problème quand on est qu’entre filles, c’est que nous sommes les proies faciles de tous les dragueurs, surtout les acharnés. Parce qu’apparemment, quand on n’est qu’entre filles, on est forcément en chasse. Et bien non, moi, je vais en boîte avec mes copines pour m’amuser. Si j’avais eu envie de danser avec monsieur, je lui aurais envoyé des signes. Et puis on me prend pas par la main, non mais !
 
Y en a qui privilégient à la quantité à la qualité : je me jette sur toute la chair fraîche environnante, y en a bien une qui va céder. Toujours lors de ma dernière virée en boîte hétéro, j’ai assisté à la chasse d’un pauvre type qui se jetait sur toutes les nanas et se prenait râteau sur râteau, forcément. Alors, là, j’entends les mâles qui hurlent : « ben alors quoi ? On a le droit de draguer qu’une nana par soirée ? » Je vous réponds : si je vois un mec draguer une nana, se prendre une veste et venir joyeusement m’entreprendre quelques minutes après, c’est clair qu’il va se prendre un vent. Hé oui, je ne suis pas une femme parmi tant d’autres, je suis un individu. La drague, c’est pas comme l’usine, ça marche pas à la chaîne. Quel crédit vais-je donner à un mec qui se jette sur moi avant tout parce que je suis de la chair fraîche ? Si je lui dis non, il va attaquer une autre fille, ça fait toujours plaisir…
 
Dans ma courte vie, je ne suis sortie qu’une fois avec un mec en boîte. J’étais dans ma période Pierre, un type m’accoste (enfin, vient danser devant moi) et comme j’étais résolue à mélanger ma langue ce soir-là, me suis pas faite prier. Sauf qu’il devait faire deux mètres et moi beaucoup moins. A un moment, je lui demande son prénom (oui, après avoir visité sa cavité buccale, la te-hon) et il me répond Pierre donc je l’indique discrètement à Gauthier quelques mètres plus loin qui explose de rire. Résultat, on a passé la soirée à se rouler des pelles sur la piste de danse à tel point que quand on s’est décollé, à un moment, des gens ont applaudi (la te-hon bis). Résultat : ben rien, fin de la soirée, fin de l’histoire. Le lundi, j’ai croisé un mec à la fac qui lui ressemblait terriblement, j’ai jamais su si c’était lui ou pas mais vu qu’il était équipé d’une greluche, j’ai jamais osé demandé. En même temps, deux jours plus tard, je sortais avec Guillaume 1er du nom donc ça n’avait plus d’intérêt. Ceci étant, je ne crois pas que je puisse trouver le géniteur de mes trois enfants en boîte. Peut-être me trompe-je mais c’est tellement la foire aux bestiaux que les histoires qui naissent là sont souvent éphémères. De toute façon, je ne veux plus sortir avec un mec en
boîte. Pas tant par principe que par souci technique : en boîte, il fait sombre, j’ai pas mes lunettes donc le Brad Pitt de la boîte pourrait se révéler être Jean-Louis Bidochon le lendemain au réveil. Avec ou sans alcool dans mon sang.
 
Je n’aime pas la drague en boîte. J’ai un peu l’impression que c’est le marché aux bestiaux, faut à tout prix se trouver une moitié sinon, la soirée est gâchée. Personne ne peut concevoir qu’on va en boîte juste pour danser ou pour passer un bon moment entre amis ? Pourquoi sommes-nous tous censés être là pour « choper » ? Hé oui, moi, si je vais en boîte, c’est avant tout pour transpirer un peu, pour me défouler, quel bonheur ! C’est sans doute pour ça que j’aime bien aller en boîte gay, au moins, je suis peinarde (quoique ça dépend de la boîte).
 
Autre question : pourquoi la discothèque est-elle à ce point l’ennemie de la galanterie ? Ok, il est difficile (voire impossible) de discuter en boîte, mais c’est pas une raison pour entamer la relation par une main au cul. Au passage, mon fessier n’est pas un espace public, on ne s’y balade que sur autorisation. Qu’est-ce qui pousse les mecs à croire que la discothèque est un lieu propice aux attouchements de toute sorte ? Je n’aime pas qu’on me touche, je déteste qu’un mec que je ne connais pas vienne se coller à moi alors que je ne lui envoyé aucun signe d’intérêt. Je me souviens quand j’étais allée en boîte avec mes collègues de mon premier stage, un mec était arrivé derrière moi et m’avait enlacée, s’agitant dans tous les sens derrière moi. Quand il a vu que je m’étais transformée en statue, il m’a lâchée, le tout sous le regard étonné d’un collègue. NON MAIS CA VA PAS ! Je veux bien danser collée serrée mais avec le partenaire que j’ai choisi, sans que ça engage quoi que ce soit au passage. En juillet, j’étais sortie en boîte avec des copains de Clara et je m’étais amusée à faire du frottis-frotta avec l’un d’entre eux. Un pur jeu de part et d’autre, on s’est bien amusés et voilà. Le problème, c’est que les trois-quarts des mecs pensent que le frottis-frotta mène à la brouette donc je ne le ferai jamais avec un inconnu. Alors qu’il ne me l’impose pas, merci.
Bref, la drague en boîte, ça me fait penser à la drague sur meetic : on se choisit uniquement sur des critères physiques et comme on pense que, comme la plupart des gens sont là pour choper, on se dispense des règles élémentaires de séduction. Erreur, erreur. Voilà pourquoi je ne vais jamais en boîte hétéro, ou alors avec mon pénis accompagnateur (un mâle qui joue le rôle de mon mec pour faire fuir les lourdauds, Gauthier, en général).
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Voyage humanitaire

Il y a… houlà… 10 ans, je participe à un convoi humanitaire organisé par une association étudiante. Il s’agit d’apporter médicaments, matériel médical et plein de petites choses en Roumanie. Pendant le préparation du convoi, je commence a bien accrocher avec une des filles du convoi. 

Episode 1 – Les cibiesCe qui est sympa dans un convoi de ce type, c’est l’usage des cibies. Et je me lance lors du deuxième jour du convoi dans une drague par cibie (nous n’étions pas dans la même camionnette dans cette rotation). Au mieux, elle marche dans le coup, au pire c’était juste pour rire puisque devant tout le convoi (nous étions 12) à l’écoute de nos provocations verbales. Là où c’était moyen, c’est que le responsable du convoi était l’ex de mon objectif et qu’il voulait profiter du convoi pour ressortir avec elle…
Bref ! la rotation suivante fait que je me retrouve seul avec « elle » pendant deux heures… les gros blancs, les malaises… ça voulait dire que soit je lui avais foutu la honte, soit qu’elle avait été plutôt sensible…

Episode 2 – Cette première nuitLa nuit, on se retrouve à dormir dans la même camionnette… L’un contre l’autre, on s’est serré, puis on s’est embrassé… Ce qui était moyen, c’était qu’on était quand même 4 les uns contre les autres… et mes 2 autres copains m’ont dit le lendemain qu’on avait fait un bruit épouvantable en s’embrassant comme des phoques… Bon, on s’est dit qu’on se trouverait un moment plus tranquille plus tard

Episode 3 – Le pique niqueLe big boss a dû être au courant, ce qui n’était pas difficile et nous a séparé quand le convoi s’est séparé en deux directions… je ne lui en veux pas du tout… dans les 2 convois suivant que je dirigeais je faisais la même chose, car les couples qui se créént, ce n’est pas toujours bon pour l’ambiance de groupe. Mais je me dis qu’il y avait quand même une arrière pensée. Bref, quelques jours après on se retrouve dans notre point de ralliement roumain… on fait un grand pique nique avec tout un village à 2 ou 300 personnes, très sympa, très convivial. On se dit avec la belle que l’on vas’écarter un peu discrètement pour s’amuser un peu à l’abri des regards… au milieu des champs. Mais le pique nique s’est achevé plus vite que prévu et ils se sont rendus compte qu’il manquait 2 personnes. Et alors que nous étions au milieu de belles caresses, on entend du bruit, une sorte de battue… mais ce sont nos noms qu’ils scandent… pour la discrétion, on repassera.

Episode 4 – Le retourSur ces avancées encourageantes, on se retrouvera seuls, une fois dans la même camionnette. J’ai profité qu’elle soit au volant pour l’embrasser, la caresser un peu et finalement mettre ma tête sur les genoux… A l’arrêt suivant, je vois bien que le boss n’est pas très content… un ami vient me voir discrètement… il m’explique que pendant toute cette séance d’amourades de deux heures… ils avaient roulé juste derrière nous et avaient de très bonnes places pour le spectacle… le boss n’était pas très heureux et il y avait une ambiance un peu lourde…

Episode 5 – Une soirée d’intégrationPeu de temps après, notre asso organise un week end d’intégration pour les étudiants étrangers. Nous partons tous en Normandie pour une soirée de débauche… Mais voilà, j’étais un peu malade, gros mal de tête… je vais me coucher avec un duvet parmi les premiers… je monte dans une grande chambre et me met au fond… J’y suis bientôt rejoint par ma belle qui vient dormir contre moi… mais pas plus… si vous avez bien suivi j’avais la migraine (non, pas ce soir chérie)… Au réveil, je me rend compte que nous sommes seuls dans cette immense pièce alors que les non-campeurs… étaient aglutinés dans une pièce plus petite… ils n’avaient pas voulu nous déranger… bon, discrets je vous dis…

Episode 6 – un Réveil d’intégrationMais puisqu’on est seul, on en profite… elle me rejoint dans mon duvet, on se retrouve vite nus. Elle vient sur moi, se découvre un peu, les seins à l’air en face de moi… et là… c’est le drame… son ex (vous savez le « boss ») déboule d’un coup dans la chambre, nous surprenant dans une situation à l’inverse de l’équivoque… « euh, le p’tit déj’ est prêt… » « oui, on va pas tarder, merci »

EpilogueCette relation a duré un mois… c’était très compliqué car à vrai dire j’étais pas vraiment célibataire à ce moment, enfin je ne rentre pas dans les détails mais imaginez juste que ça en rajoute une couche côté discrétion. J’ai vite perdu de vue la miss alors que je suis encore en contact avec « le boss »… après deux années pas évidentes (en plus il y a eu des conflits associatifs) on est devenu très potes… comme quoi, tout est possible, sortez avec l’ex d’un gars dont vous voulez devenir l’ami !

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Moi, ma vie, mon oeuvre

Par Mister Big
On dit souvent que tout ce qui est inutile est indispensable.
 
Je dois être indispensable.
 
Ô Toulouse, comme le chantait Nougaro. Ô rage, ô désespoir comme le clamait Shakespeare.
Entre les deux, mon cœur balance. Je viens d’avoir mon quart de siècle et je ne suis bon à rien. Pas de boulot, pas de diplôme, pas d’argent, pas de volonté, pas de but. En gros, si je mourrais demain, je ne laisserai que des dettes, rien d’autre. Si quelques regrets peut-être…
 
Acte 1 scène 1 : le décors est planté. Pas très folichon, mais on fera avec.
Mes activités principales depuis un moment déjà se résument à : taxer du fric à ma génitrice, sortir, et aller boire avec des amis tout aussi perdus que moi ! La vodka a des principes inattendus qui aident à rendre la vie beaucoup plus supportable, surtout ingérée à fortes doses.
 
Mes amis. Scène 2.
Alors… comment résumer cela… on a tous un but dans la vie, mais on a pas trouvé lequel encore ! Je pense que ça peut aller comme définition. Donc à défaut, on s’est fixé comme but de finir la bouteille de vodka rituelle du vendredi soir… et/ou parfois du samedi soir, au maximum à 3 personnes. Avec l’alcool, moins on est de fous, plus on rit.
 
Le lieu. Scène 3.
Les QG se suivent et se ressemblent invariablement : de la musique, des gens, des folles, encore des gens, des canons, toujours des gens, des horreurs, encore des horreurs, des m’sieur’dames, et d’autres choses que la science n’a pas encore identifiées. Et surtout de l’hypocrisie… des tonnes d’hypocrisie… le sport national dans ce genre d’endroit, outre le viol collectif d’une cage en métal ou d’une poutre malencontreusement perdue sur une estrade, est la langue de pute. Pas bien, j’ai dis un gros mot. Un euro de plus dans la cagnotte à gros mots. Revenons à notre activité nocturne. La langue de pute est une discipline quasi-indissociable du milieu homo. Tu vas en boîte, tu vois des gens, tu dis du mal. Il faut bien faire ça, sinon on s’ennuie assez rapidement… Et bien sur, cela s’accompagne d’une dose d’hypocrisie à un niveau olympique. En général, la tournure est celle là : « Saluuuuut ! Comment vas-tu ? » «  Trééééés bien, et toi ? » Fin de la conversation. Jeté-retourné vers les copines et : « Jamais pu la blairer, celle-là ! » ou encore « Elle a encore grossi ! ». Y’aurait de quoi faire une étude sociologique la dessus, je pense. Dans certains cas, cette partie de la sortie peut être remplacée par un rituel de spasmes frénétiques appelé « danse ». Ces boîtes de nuit servent parfois aussi à des groupes d’individus à se retrouver dans des rythmiques primitives et à unifier le groupe en commettant des parades sociales plus ou moins développées, souvent accompagnées d’ingestion d’alcool voire de substances plus ou moins licites.
 
Bien sur, ceci n’expose que certains cas de ce que l’on peut rencontrer la nuit. Certains n’ont aucune de ces tares (mais que font-ils donc là, alors ?) tandis que d’autres cumulent ces handicaps ou les mélanges à souhait. Enfin, bref… Sociologiquement parlant, le principe de ces peuplades primitives est planté.
 
Scène 4 : le pourquoi du comment.
 En effet, devant le glamour évident et l’attractivité de tels endroits, pourquoi s’y rendre ? La solitude. Réponse number one de cette société. On se regroupe dans ce genre d’endroits pour s’y retrouver seul. J’explique : célibataires endurcis ou non, tous recherchent l’âme sœur, le Saint Graal du couple. Certains non-célibataires se rendent aussi dans ces boîtes, me direz-vous. Normal : cela fait parti d’un rituel de socialisation nécessaire. Ceux qui ne suivraient pas le troupeau deviendraient des parias.
Et certains autres, Ô surprise, y vont tout simplement pour s’amuser. Si si, ça existe.
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La fréquence des rapports sexuels

Voici un sujet qui va passionner mes lecteurs et, en plus, attirer du monde sur mon blog. D’ailleurs, pour augmenter l’audience, je glisse d’ores et déjà les mots fellation, cunnilingus et sodomie dans ce texte. Ce n’est pas parce que je vais en parler, juste pour voir si le nombre de visiteurs uniques va augmenter suite à la publication de cet article. Mais je rassure les âmes pures et prudes, je vais parler de sexe Pas réécrire le Kama sutra.

Aujourd’hui, je suis d’humeur badine. Il fait beau, la chaleur revient et je retrouve Benoît, un camarade de brouette, ce soir. Pourtant, la semaine avait mal commencé, un nouveau déboire amoureux donc je parlerai plus tard mais la vie est curieuse : c’est quand on se sent moche et indésirable qu’un camarade de brouette se manifeste.

Hier soir, j’ai regardé la télé, honte à moi. Il y avait « Ca se discute », une émission consacrée justement au sexe et à la bonne fréquence des rapports sexuels. J’avoue que j’en ai vu juste un bout car je ne suis pas une fanatique de ce genre d’émission. Une dame d’une quarantaine d’années répondait aux questions de notre Jean-Luc national, je vous retranscris ici le dialogue tel quel :

« Pour lui, cinq à six fois par an, ça suffisait.

– Et vous ?

– Moi, ce serait plutôt cinq à six fois par semaine.

– Et vous êtes mariés à ce monsieur ?

– Non, divorcée. »

Un blanc éloquent s’en est suivi mais j’ai coupé l’émission là, ça me suffisait. Ce petit dialogue a été prononcé pendant que je fermais mes volets et que je me battais avec mon chat pour pas qu’elle sorte pas la fenêtre et mon cerveau s’est mis en ébullition. Quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Bon, je brise immédiatement le suspense : il n’y a pas de réponse. Ca dépend des gens, des moments, des lieux…

Alors je me penche sur mon cas et je me rends compte que le sexe est quelque chose de fluctuant, chez moi : il y a des moments où je n’en ai pas du tout envie, d’autres où je ne pense qu’à ça. J’en parlais un soir, avec Gauthier, qui m’a dit cette phrase au combien vraie : « Tu vas voir, plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Quelle sagesse…


Après tout, ce n’est pas évident à admettre : même si le sexe s’affiche partout (on a même vu récemment Paris Hilton faire l’amour à une voiture pour vanter une marque de hamburger, j’ai pas bien compris le rapport…), il n’en reste pas moins qu’il est difficile de revendiquer son appétit sexuel.

Pour ma part, je pense être dans la moyenne ; je n’ai pas besoin de dix rapports par jour pour être épanouie mais je ne suis pas frigide non plus. Tout dépend du contexte. Par exemple, en période de partiel, je ne suis pas du tout attirée par une petite brouette car je suis dans un état de fatigue mentale. Franchement, j’ai beaucoup d’estime pour les historiens, théoriciens et compagnie mais lire du Bourdieu n’a jamais aiguisé mon appétit sexuel. Par contre, ça a souvent alimenté de mémorables migraines. Faut dire ce qui est : Bourdieu est un
théoricien fascinant mais c’est agaçant cette manie qu’il a de faire des phrases de trois paragraphes bourrés de termes qu’il vient d’inventer.

Mais je perds mes lecteurs, là, je reviens sur ma vie sexuelle.  Il y a donc des périodes moins propices au sexe. Dans ces périodes troubles, je préfère
de doux câlins. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais rien n’est plus agréable que de s’endormir dans les bras de l’être aimé après une journée bien difficile.

Heureusement, je ne suis pas en examen tout le temps. Si j’analyse ma vie sexuelle passée et présente, je remarque que toutes les saisons ont leur charme. Au printemps, les hormones sont en ébullition on « violerait une bite de trottoir » (dixit Gauthier) tant on ne sait plus quoi faire de notre trop plein de désir. J’aime bien le sexe de printemps car je le trouve globalement très explosif et fantasque : le soleil revient, notre humeur est au beau fixe. De là naît notre envie de bien s’amuser et on se montre plus imaginatif. En été, le sexe est plus langoureux… En automne, la fraîcheur qui arrive nous remotive et en hiver, on se réchauffe doucement au coin du feu.

Bon, il n’y a donc pas de période plus propice à une activité sexuelle qu’une autre : quel que soit le temps, on brouette. Mais la météo a une influence, en tout cas sur moi : j’ai remarqué que j’aimais bien faire l’amour quand c’est la tempête, au dehors, surtout quand il y a de l’orage. Je suppose qu’il s’agit d’une pulsion primaire, une sorte d’ode à la vie alors que c’est le chaos au dehors… C’est pareil pour le feu : dans les films romantiques, les héros ont tendance à copuler devant un merveilleux feu de cheminée sur un tapis en peau de
bête. Ca me fait penser à nos ancêtres d’il y a très longtemps qui n’avaient que leur feu de camp pour s’éclairer la nuit et avaient pour seule couche des peaux de bête. Personnellement, je n’ai ni l’un, ni l’autre… Au mieux, je peux faire l’amour devant des bougies mais leur puissance de feu n’est pas franchement impressionnante. Je suis une femme, je théorise le sexe.

Bon, suite à ces réflexions, quelle est la bonne fréquence pour moi en matière de sexe ? Et bien, je n’ai pas de réponse, tout dépend du partenaire. Il y a ceux qui m’attirent comme des aimants. Ceux-là, j’ai toujours envie d’abuser de leur vertu, de les toucher… De façon générale, en début de relation, il faut que ça bouge ! Je ne demande pas que le monsieur m’honore tous les soirs (car ça voudrait dire que toutes mes soirées lui sont consacrées et j’ai besoin d’un peu d’air) mais il me faut au minimum une nuit par semaine, voire un peu plus… Une
fois que le couple dure depuis quelques temps, ce n’est pas forcément pareil, il y a moins cette espèce d’attirance animale et plus de tendresse, il peut y avoir sexe sans pénétration, tripotages sans éjaculation (ce mot va me rapporter quelques lecteurs de plus)… Voilà d’ailleurs une excellente question que je n’avais pas encore soulevé : qu’est-ce qu’un rapport sexuel ? Car figurez-vous que la définition varie selon les personnes.

Nous avions discuté de ce sujet avec Gauthier, une fois : aux Etats-Unis, pays ô combien puritain, le rapport sexuel en tant que tel ne concerne que la pénétration vaginale. Ainsi, des jeunes filles qui pratiquent activement la fellation et autre sodomie peuvent se targuer d’être encore vierge. Nous avons tous les deux trouvés ça très hypocrite. Maintenant, pour moi, la fellation et autre cunnilingus font partie des préliminaires et ne comptent pas comme rapport sexuel. Ceci étant, je ne serai jamais assez hypocrite pour dire que si j’ai administré une fellation à un homme qui n’est pas le mien, je n’ai pas été infidèle puisque « je n’ai pas fait l’amour avec lui »…

Je parle de la fréquence des rapports sexuels mais qu’en est-il de la fréquence des non-rapports sexuels ? L’abstinence est-elle une bonne ou une mauvaise chose en soi ?  Ayant vécu une période de vide sexuelle, je me rends compte que ça a de vrais avantages. Ca permet de redécouvrir les joies de la masturbation et quand on retrouve (enfin) un camarade de brouette, qu’est-ce qu’on apprécie !

Trop de sexe tue le sexe, à mon avis, mais ça dépend. Le problème de la sexualité en couple, souvent, c’est le caractère rituel de la chose. Le jour où je ferai l’amour tous les jeudi soir à 22h47 avec mon homme car on est habitué comme ça, je pense que je demanderai le divorce. Ce que j’aime le plus dans le sexe en couple, c’est le côté surprenant. On se couche après une dure journée l’un à côté de l’autre, on s’embrasse chastement pour se dire bonne nuit mais le frottement des corps inspire… Et soudain, sans que ce soit planifié, la situation change et on se retrouve à partager un coït enragé. Oui car ce n’est pas parce que ça fait 10 ans qu’on fait l’amour avec une même personne qu’il faut que ce soit mou. 

Pour répondre à la réponse initiale : quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Pour moi, la réponse est simple : c’est faire l’amour à chaque fois qu’on en a envie

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Edito/Présentation

Les amours des trentenaires ont la côte ! Entre les aventures sexo-urbaines des girls de « Sex and the city » et les états d’âme acidulés de la française Clara
Scheller, on connaît tout des angoisses amoureuses de ces filles qui ont fini de faire la fête et partent à la conquête d’un mari pour la vie.

Les ados ont aussi leur lot de séries les représentant, plus ou moins fidèlement, ce serait trop long d’en faire la liste, d’autant que je ne suis plus de cette génération et qu’il en sort tous les deux jours.

Mais qu’en est-il des jeunes entre 20 et 30 ans ? N’existe-t-on plus à partir du moment où on passe la majorité ? Quand on détaillera le film de notre vie, sur notre lit de mort, serons-nous face à un abîme de 10 ans durant lesquels il ne se passe rien ? Même le dictionnaire ne parle pas de cette période : on est adolescent ou trentenaire, mais rien entre les deux. A la limite, la plupart d’entre nous fêteront leur catherinettes au milieu de cette triste décennie, histoire de dire qu’il s’est passé quelque chose.

Pourquoi personne ne parle des vingtenaires alors que leur vie (notre vie, puisque j’en fais partie) est tout aussi fascinante ? Peut-être parce que nous sommes de la mauvaise génération : génération SIDA, génération chômage, génération sacrifiée… Pourtant, nous nous amusons, aussi, nos vies amoureuses n’ont rien à envier à celles des autres tranches d’âge !

Partant de ce constat, ce blog va narrer la vie de six vingtenaires comme les autres, entre boulot, amourettes et soirées entre copains… Car nous sommes finalement au bel âge : on garde un certain romantisme de nos années adolescentes, on espère sans l’avouer que le prince charmant viendra frapper à notre porte. Mais nous ne subissons pas encore l’appel de nos ovules qui se demandent bien à quoi elles servent. On a encore le temps de se caser et on en profite. De plus, à force d’entendre qu’on mourra tous de notre tumeur du cerveau à force d’utiliser nos téléphones portables, ordinateurs et micro-ondes, d’un cancer du poumon ou de la peau dû à la pollution ou encore que la planète explosera lors de la prochaine guerre mondiale, on est poussé à vivre notre vie à fond !

Ici, vous suivrez les histoires d’Anne, Clara, Lucie, Victoire et Gauthier racontées par votre humble servitrice, moi. Un peu romancées, nos histoires n’en sont pas moins vraies. Les prénoms ont cependant été modifiés pour ne pas nuire à l’intimité de notre joyeuses troupes et celle de nos conquêtes. Comme je suis « responsable » de ce blog, ma partie sera forcément plus étoffée mais ce n’est pas pour autant qu’elle est plus trépidante que les autres.

Venez vous éclater avec nous !

Nina

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