The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)
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Comment écrire un article quand on a rien à dire

Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.


Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).

 

Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !

 

Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).

 

Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.

 

Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !

 

Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.

 

Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.

 

Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « 
le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?

 

Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !

 

Et en bonus, un youtube!!

 

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Du sexe avec une célébrité : un fantasme à réaliser ?

L’autre jour, j’ai écrit un article dans lequel je parlais de « Sagamore », en référence à Sagamore Stévenin. Oui, c’est pas parce que j’ai pas de moitié en vrai que je ne peux pas parler amour ou autre. Mon fiancé virtuel, avant, c’était Brad mais comme j’ai eu un vrai copain pas virtuel du tout depuis, le nouveau, c’est Sagamore parce que je fais pas dans le réchauffé. Bref, voyant cela, une lectrice me proposa gentiment de me filer les coordonnées de ce monsieur mais je refuse, ne sachant qu’en faire. Car après tout, autant c’est rigolo de fantasmer
sur une célébrité, autant le concrétiser, non.

Bon, imaginons, imaginons. Nina est seule dans son lit, elle imagine de belles histoires de princes charmants et de princesses. Dans le rôle de la princesse, moi, forcément. Dans le rôle du prince… Bon, comme je n’ai aucun plan M pour le moment, prenons un choupinou célèbre, ça fera l’affaire. Donc au hasard, notre ami Sagamore. Voilà un prince doux, prévenant aux attributs royaux conséquents. Oui, comment vous croyez, vous, que prince et princesse « eurent beaucoup d’enfants », par insémination artificielle ? Bon, bref, vous saisissez
l’idée. Bon, comme j’ai beaucoup d’imagination et que j’ai du mal à m’endormir, j’ai le temps de fantasmer, avec plein de scénarii différents et tout.

Un jour, voilà que je me promène dans la rue. « Lalalalala ». Soudain, qui vois-je ? Sagamore himself ! Bon, cette scène est totalement fictive puisque je pourrais croiser mon père dans la rue que je ne percuterais même pas. Mais bon, on continue ! Donc, je croise M. Sagamore et lui, il me remarque aussi, il me propose de boire un verre. Bon, on discute, blabla, puis il me propose un dernier verre chez lui. Bon, comme j’ai plus 15 ans, j’ai pas la naïveté de croire qu’un mec m’invite à un dernier verre juste pour me parler de la pensée philosophie de Kierkegaard. Donc, toute émoustillée, j’accepte. Oui parce que quitte à être dans la supposition, il est acquis que pour l’occasion, je serai épilée, j’aurai mes plus beaux dessous et j’aurai même pas mes règles.

Bref, lui et moi, moi et lui sur un canapé à quand même boire ce dernier verre et ce qui devait arriver arriva, nous nous embrassâmes passionnément avant de finir en brouette. Bon alors, déjà, vous aurez noté que jusqu’à la brouette, M. a un comportement irréprochable. C’est déjà de l’ordre du fantasme. M. étant un peu connu, il pourrait me croiser dans la rue et faire : « hé poulette, ça te dirait de baiser avec une célébrité ? ». Heu… Ben non, là, j’ai pas le temps, j’ai ma casserole de lait en double file ! Bon et même s’il est gentleman, il pourrait être très mauvais amant ou me sortir un « alors, ça te fait quoi d’avoir couché avec une star ?» à peine a-t-il fini de jouir. Heu… Ah, il faut que j’y aille, mon
chat a l’appendicite, là. Bref, entre la réalité, pas toujours glamour, et le fantasme, toujours délicatement sensuel, il peut y avoir une sacrée différence. Non parce qu’on sait jamais, Sagamore, il peut être goujat, SM hard, podophile (non, y a pas de fautes, c’est un amateur des pieds !), petite bistouquette, bande mou, éjaculateur précoce…

Bref le mythe serait brisé. Tu vas me dire, et alors ? Au moins, le fantasme sera réalisé. Ouais mais finalement, j’aurais préféré que ça reste un fantasme car même si la liste de mes fantasmes sur des célébrités sont longues, ça fait chier quoi. En plus, j’ai rien d’une midinette et côté « fan qui couche avec sa star » (à dire avec une voix de pétasse), ça me fait pas triper, il faut être honnête. Déjà quand j’ai reçu le mail de la demoiselle, je me suis demandée ce que je pourrais en faire. Fureter dans son quartier en espérant le croiser ? Je le fais plus depuis mes 16 ans. Et puis j’ai pas le temps. Et puis avec le bol que j’ai, il habitera forcément à l’autre bout de Paris. L’appeler alors ? Ah, j’imagine ça d’ici :

« Allo Sagamore ?
Heu… Oui, c’est qui ?

Je m’appelle Nina et j’ai 26 ans et je te trouve trop trop beau.

Merci. Et ?
Ca te dirait qu’on aille boire un verre un de ses 4 ?

Ah…euh…Je peux pas, je dois m’épiler les genoux. Et puis je suis marié et en plus, je suis podophile. »

Toutes mes répliques sont à dire avec ma voix de pétasse option suraiguë hystérique. Bref, ça pourrait être très rigolo mais la dernière fois que j’ai appelé un mec pour lui déclarer ma flamme (j’avais 16 ans), je me suis pris un vent donc curieusement, la drague téléphonique, je le sens plus trop.

Et puis d’abord, si mon destin est de me taper un jour Sagamore, c’est que nous nous serons trouvés par hasard et pas parce que j’ai joué ma fan hystérique et collante parce que, ça, curieusement, je sens que ça lui plaira pas.

Nous fantasmons tous sur des célébrités, c’est normal. Mais je suis pas la seule à trouver Sagamore (ou Brad ou d’autres) choupinou donc c’est plus marrant de se faire ses films que de tenter quoi que ce soit. Parce que Sagamore, il doit en avoir marre des nanas qui le désirent corps et âme, qui lui écrivent de longues lettres avec des cœurs sur les i et puis tout ça.


Non, c’est définitif : Sagamore, si tu me veux, c’est à toi de te bouger !

 

PS : Sagamore, si tu me lis, sache que je ne pense pas que tu sois équipé petite bistouquette impuissante. Sache cependant aussi que je suis comme St Thomas, je ne crois que
ce que je vois…

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Faut-il se marier pour réussir ?

Il y a des jours, je regarde la télé et je zappe. M6 : émission de foot présentée par Estelle Denis qui n’est pas n’importe : c’est madame Raymond Domenech. Bon, on m’a expliqué qu’elle était très douée pour ce qu’elle avait à faire dont soit. Ceci étant, elle a eu chaud aux fesses, la demoiselle. Les Bleus se seraient ratés, je pense qu’elle n’aurait pas gardé son fauteuil. Sur W9 (si je ne m’abuse), une émission de rallye est présentée par Séverine Loeb, la femme de Sébastien du même nom, le champion du monde. Alors, là, je m’interroge ? Faut-il
se marier pour avoir son émission ?

estelle-denis-foot

 

L’univers des people en France est un microcosme essentiellement parisien où tout le monde connaît tout le monde. Pour intégrer de nouvelles personnes dans ce paysage, il y a soit la télé réalité, soit le mariage. Pernault épouse une ex miss France oubliée de tous ? La voilà « star » d’un été avec sa ferme et ses flirts avec M. Ducruet. Il paraît qu’elle est en pourparlers avec je ne sais quelle chaîne pour présenter une émission. Cendrine Dominguez est (ou était ?) l’épouse d’un tennisman célèbre en son temps. La femme de Patrick Bruel (enfin,
sa compagne, je sais pas s’ils sont mariés) a, comme de par hasard, publié un roman il y a peu… Bon, bref, vous avez compris l’idée. Et bien, je ne trouve pas ça juste. Déjà qu’il faut être jolie et bien foutue, si en plus, il faut être mariée à une célébrité, on n’y arrivera jamais !

 Personnellement, comme tu le sais, lecteur, je suis journaliste. Donc je veux travailler dans cet univers-là. Mais je ne suis pas la fille de Mitterrand donc pas de tribune dans les colonnes de Elle. Je sais pas si vous avez eu l’occasion de lire la prose de Mlle Pingeot mais ce n’est que du verbiage sans queue ni tête. On lit et à la fin, la seule réaction possible est un : « hein ? quoi ? ». De la même façon, certaines présentatrices télé font peur. Mais qu’est-ce qu’elles sont nulles ! Genre une blonde anorexique qui s’appelait Clémence Arnaud. Si vous vous en souvenez, vous êtes forts. Moi, je m’en souviens surtout parce que j’ai relu récemment une chronique de Guy Carlier à son sujet (oui, dans les chiottes de mes parents, y a les bouquins de Guy Carlier, ça occupe). Donc cette demoiselle était du genre « à côté de la plaque », elle présentait une émission humoristique où trois comiques viennent présenter leur dernier spectacle. Vous savez, le genre où la présentatrice fait des blagues qui tombent à plat, des humoristes qui se font clairement chier et des extraits de spectacles à la

pelle ? Bon, ben notre amie Clémence présentait ça, elle était nulle, toujours un train de retard, elle passait plus de temps à minauder devant la caméra qu’à faire son job… Et comme de par hasard, qui était le producteur de cette… chose ? Son mari ! Fou, non ? Je crois que c’est pareil pour Daniela Lumbroso. Nuance : j’ESPERE que c’est pareil pour Daniela Lumbroso parce que dans le style nulle… Elle a forcément dû coucher sinon, j’ai honte pour la télévision publique française (déjà que…).

 

Donc voilà, je regarde tout ça et je me dis que, merde, j’ai épousé personne de célèbre moi. Bon, j’ai épousé personne tout court, en effet. Mais l’épouse d’un sportif fera-t-elle forcément une bonne journaliste sportive ? Déjà, ils nous imposent les bombasses nullasses : Thalmann est une très jolie fille mais on sent bien que le foot, c’est pas son truc. Idem pour la nouvelle poulette de la F1, une Asiatique parlant à peine français à qui on charge désormais d’interviewer Jean-Louis Moncet, journaliste…à TF1. Oui, je sais pas si vous avez remarqué
mais c’est le grand jeu des journalistes sportifs de s’interviewer entre eux. Genre, tout à l’heure, pendant le Tour de France, avant le départ, les cyclistes commencent à pédaler et comme les journalistes de France 2 savent pas quoi faire, ils interviewent Jalabert qui n’a rien à dire vu que la course n’est pas partie puis « Biloute », le conducteur d’une voiture qui est là depuis 20 ans… Bon, ok, pour le Tour de France, on interviewe pas les cyclistes en plein effort. Mais sur une grille de départ en F1, y a quand même des pilotes, des directeurs d’écurie, des pros de la stratégie alors qu’est-ce que coui-couille première qui parle même pas français nous fait chier à interviewer Jean-Louis Moncet qui parlera tout au long de la course, de toute façon ? Y a des jours où je regrette Karen Minier. Elle était pas forcément plus compétente mais au moins, quand elle parlait, on la comprenait. Puis elle, au moins, elle s’est approchée des pilotes,
particulièrement de David Coulthard, hein !

 Bref, revenons à nos moutons. Donc, en plus des bonnasses, ils nous imposent les « femmes de » et là, je suis pas d’accord. Parce qu’une femme est mariée à un pilote ou à un footballeur, est-elle censée mieux s’y connaître qu’une journaliste qui a fait des études ? Rien n’est moins sûr. J’ai passé quatre ans et demi avec un rôliste, je serais totalement infoutue de présenter une émission sur le sujet. D’ailleurs, il m’a appelée l’autre jour pour prendre des nouvelles et a commencé à m’entreprendre sur le sujet. Au bout d’une demi-heure (durant

laquelle je m’étais habillée, maquillée et coiffée pour sortir, ce qui veut dire que je n’écoutais mais je n’avais rien à répondre), je l’arrête : « je comprends rien à ce que tu me racontes ! ». Donc est-ce que parce qu’on partage la vie d’une personne connue, on est plus à même de faire de la télé (ou du ciné, de la musique, de la littérature et, donc, du journalisme). Non ! Et pourtant, être « femme de… », quel précieux sésame.

 

Donc, dans le souci de réussir ma vie, il est temps que j’agisse. Sagamore, c’est à toi que je parle. Oui, je le sais que tu lis mon blog (ohé, ça va, j’ai le droit de dreamer in blue moi aussi) et que tu es fasciné par ma personne. Crois-moi, en vrai, c’est encore mieux. Alors Sagamore, agis ! Envoie moi un mail à nina.bartoldi@hotmail.fr et fais de moi ta femme. Bon, je te préviens de suite, nos enfants, c’est moi qui choisis les prénoms, vous êtes un peu trop joueur
de ton côté. Bref, ce serait sympa que tu m’épouses. En échange, je ferai ce que tu veux, de la musique, du cinéma (enfin, n’oublie pas que je suis journaliste et potentiellement écrivaine à la base), on nous prendra en photo dans Voici et Closer. A partir de là, tu deviendras la star incontournable qu’on verra dans tous les films et moi, je mènerai ma carrière tranquille. Mais bon, je te promets aussi des nuits torrides, de l’amour que même pas t’en rêvais, je te promets le sel au baiser de ma bouche, je te promets le miel à ma main qui te touche… Enfin, tout ça, quoi. Et en plus, Sagamore, je parlerai de toi sur ce blog qui réunit quand même l’équivalent d’un Olympia par jour, tu imagines ? Je dirai que du bien de toi. Alors, écris ce mail, Sagamore, n’hésite plus !

Plus sérieusement, je trouve ça assez injuste. Il y a des nanas genre moi qui font des tas d’années d’études et qui rament comme des malades (et encore, je suis pas la pire !) et d’autres qui se contentent de passer devant le Maire et grillent toutes les places. C’est pas parce que je n’ai pas épousé quelqu’un de célèbre ou que je ne suis pas la fille de que je suis incompétente. Evidemment, je le sais que c’est comme ça et rien de ce que je dirai ne changera les choses. Mais y a des jours, je me dis que je ferais mieux de passer mes soirées au milieu de la
jet set, on ne sait jamais… Au cas où l’alcool et le sexe seraient plus rentables que mes foutus diplômes et expériences.

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L’’uniformisation américaine

Soyons clairs, je ne suis pas très fan des Américains. Oh, pas d’anti-américanisme à deux balles, je ne les fous pas tous dans le même panier. Sur 300 millions d’habitants, y en a
forcément des biens. Ceci étant, y a des trucs qui me gonflent, notamment leur volonté de nous imposer leur foutu culture en maltraitant nos petits produits français.

 

Jeudi soir, je tombe sur Taratata sur France 3 avec Placebo, cool. Bon, Nagui, j’aime bien son émission mais je le trouve un peu poussif lors des interviews mais peu importe, ce
que j’aime dans Taratata, ce sont les performances en direct. Suite à Placebo apparaît une petite fée brune en robe de tulle, la géniale Emilie Simon qui vient interpréter « Végétal ». Faut que je trouve quelqu’un pour aller au concert avec moi en septembre, tiens. Bref, la jolie Emilie interprète son titre et passe à l’interview et là, Nagui reparle de son travail sur la marche de l’Empereur. Je dois avouer que j’ai adoré ce film et encore plus la BO. Sauf que voilà, quand le film est parti outre Atlantique, nos amis Américains ont complètement changé la musique ainsi que le mode de narration si particulier. Mais ça leur arrive de respecter les choses, non ?

 

La spécialité des Américains, ce sont les remakes. Ca, ça m’insupporte. Bon, en France, on a cette sale manie en musique. Quand j’allume ma radio, entre les reprises française,
américaines, anglaise ou je sais pas quoi, j’ai l’impression que toutes les fréquences sont squattées par Nostalgie. Mais revenons-en à nos yankees. Ce qu’ils aiment : prendre un film français qui a plutôt bien marché dans notre petit hexagone, genre « trois hommes et un couffin » ou « un Indien dans la ville » (entre autres) et ils l’importent chez eux. Mais hors de question de passer ça sur leurs écrans, André Dussollier n’est pas Tom Selleck, il a même pas de moustache ce naze, bouh ! Donc on revoit le scénario en y rajoutant une bonne dose de ketchup et d’américanisme à deux balles. On prend une Christina Applegate à la place d’une Valérie Lemercier, c’est plus glamour. Autant, Christina, je l’adore dans « Mariés deux enfants », autant je la vois pas, mais alors pas du tout dans le rôle d’une bourgeoise au sang bleu.

En France, on a des idées mais apparemment, nos acteurs ne sont pas vendeurs, sauf rares exceptions genre Jean Reno qui joue toujours le Français qui mâche du chewing gum et qui s’appelle Philippe. Oui, tous les Français dans les films américains s’appellent Philippe, c’est curieux, ça, quand même. Bon, c’est sûr, c’est plus facile à dire qu’un prénom avec un R mais bon, nous aussi, on en a plein de prénoms, faut pas croire. Alors oui, un Hugh Grant, c’est plus vendeur qu’un Patrick Bouchitey mais quelque part, ça m’énerve que nos acteurs français ne passent pas sur les écrans yankees. Ils sont aussi bons que les Américains, voire meilleurs, selon lesquels on prend.

Je me pose une question : quand on est un réalisateur français et qu’on voit un gros ponte d’Hollywood arriver dans notre bureau pour racheter notre scénario (à défaut de
racheter notre film), on fait quoi ? Petite mise en situation. Imaginons que je suis la réalisatrice d’un film, un espèce de trio amoureux avec Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi, évidemment. Oui, tant qu’à être dans l’absurde, autant ne rien se refuser. Bon, bref, comme je suis super talentueuse, les yankees débarquent dans mon bureau et proposent de me racheter les droits pour une somme astronomique. Seulement le but n’est pas de reprendre mon petit bijou cinématographique (hihihi !) et de traduire les mots, il s’agit de remplacer les acteurs, de tout remanier. Ca ne se passera plus à Montmartre mais à Manhattan, ce ne seront plus Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi mais John Cusack, Julian McMahon et Sarah Jessica Parker (au hasard). Ca n’aura pas forcément grand-chose à voir mais au moins, je vais me faire de la tune et puis, au moins, mon œuvre sera reconnue dans le monde entier. Mon idée est si géniale qu’on veut me la racheter !

 

Mais après, un film est une œuvre d’art, mon œuvre et on ne veut pas la respecter ? Bon, dans la plupart des films exportés et retournés, ce sont des comédies sans réelles
volontés esthétiques (enfin, je crois pas) mais voilà si j’étais réalisatrice de film, je pense que chaque image aurait son importance, elle serait inscrite dans une logique esthétique particulière. Par exemple, si je fais une scène sous la pluie, ce serait plus pour exprimer la mélancolie, la tristesse, que sais-je ! Alors qu’aux Etats-Unis, sous la pluie, on s’embrasse dans un esprit de romantisme à la con (enfin, en vrai, j’aimerais bien qu’on m’embrasse sous la pluie aussi mais passons). Un baiser échangé devant l’Hôtel de ville serait un hommage à Doisneau. Dans la version américaine, un baiser devant ground zero ne serait qu’une ode pathétique à la vie et le rappel que les Etats-Unis sont des victimes.

 

Bref, quand on crée quelque chose, peut-on accepter de céder les droits et de voir son œuvre passer à la moulinette. La créativité et le sens artistiques se vendent-ils ? Accepterais-je qu’une œuvre que je me suis cassée le cul à monter, image par image, plan par plan, scène par scène, des heures et des heures de travail effacées par un vulgaire remake, un message qui ne sera plus le mien. Non parce que quand on voit ce qu’ils font de nos comédies, ça fait peur. Je n’ai pas vu « Un indien dans la ville », « 9 mois » ou « Les visiteurs à New York » parce que je pressens l’immonde navet. Pourtant, j’ai bien aimé les versions originales.

Quand Jean-Marie Messier avait annoncé que l’exception culturelle française n’existait plus, on avait crié au scandale mais ne sommes-nous pas en train de la tuer en acceptant de voir nos œuvres ainsi travesties ? La Marche de l’Empereur est un bon concept, des voies magiques (Charles, c’est quand tu veux qu’on se marie), une musique qui dessert parfaitement l’émotion dégagée par ce film. C’est bien la première fois que je suis émue par des histoires de manchot (les pingouins, pas les gens sans bras), j’avoue que j’ai été complètement transportée par le film. Je l’ai visionnée avec mes parents pour le réveillon de Noël, on en a oublié de manger nos toasts au foie gras tellement on était plongés dans l’histoire (« ah non, le gros oiseau, il va manger le bébé ! » « Oh non, il est mort le manchot ! »). Si on vire tout ça, il reste quoi ? Un simple documentaire animalier comme on en voit tous les après-midi sur France 5. Loin de moi l’idée de critiquer ces documentaires mais je trouvais que la Marche de l’Empereur avait un mode de narration tellement particulier qu’il rendait ce film magique. Une fois de plus, Hollywood nous a tuer.

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La psychologie masculine, cette inconnue

Il est 1h34, je suis saoule et je tente une expérience : écrire un article. Alors qu’un homme (que j’ai brouetté dans le temps) m’annonce qu’il vient de jouir en se branlant pendant qu’il parlait sur MSN (où j’avais mis une photo de Kenya, c’est ignoble !), je vais tenter une incursion dans la psychologie masculine. Heu non, je vais plutôt expliquer comment et pourquoi les femmes tentent de saisir la psychologie masculine. En général, elles échouent.
 
Mercredi soir, dans un bar parisien, je rejoins une copine, Tatiana. Cette fille n’a pas de veine, elle attire les cas en ce moment : entre celui qui n’arrive pas à oublier son ex femme et celui qui n’arrive pas à plaquer sa copine, elle est un peu mal… Donc ce fut une soirée sur le thème : « les mecs sont incompréhensibles ». Le meilleur, quand même, c’est le mec en couple. Ils sortent ensemble un soir, il insiste pour aller chez elle, bisous mouillés et là, il arrête tout : « Non mais je suis sorti avec toi pour pas que tu crois que tu me plaisais pas. » Et pourquoi n’a-t-il pas dit : « je te trouve jolie mais je suis en couple » ? Ça suffisait amplement, quand même ! Les hommes ont-ils peur de nous au point de ne pas nous dire non ? Ça se saurait ça, quand même ! Je me suis pris suffisamment de râteaux pour savoir que c’est pas le cas.
 
Alors quoi ? Opération brainstorming, essayons de pénétrer la psychologie de Nikos. Comme des détectives, on dresse la liste des hypothèses mais à l’arrivée, on n’a pas tranché. Pareil, à chaque fois, les mecs qui nous larguent nous disent souvent (tout le temps ?) : « tu m’en veux pas, hein ? ». Veulent-ils se rassurer sur notre état ou sur l’image qu’on a d’eux ? Faut-il comprendre dans cette phrase : « Ok, tu pleures mais rassure-moi, tu crois pas que je suis un connard,
hein ? ». Bon, ils ne sont pas tous comme ça mais ces deux-là, on dirait. Surtout que le Nikos, il est parti en courant le jeudi pour mieux reprendre son jeu de drague le lendemain ! Ben, si, on t’en veut mais qu’est-ce que ça peut faire ? Peu de filles seront suffisamment garces pour appeler madame Nikos et lui avouer la vérité. Tatiana ne le fera pas, en tout cas. De toute façon, s’ils se conduisent en gentlemen, y a pas de raison de leur en vouloir, nous ne sommes pas des harpies (enfin, pas toutes). Nous avons aussi droit au : « tu mérites mieux que moi », quelle modestie ! Ah oui, ça, ça me console. D’ailleurs, il a intérêt à sortir avec un vilain boudin débile après moi : puisqu’il ne me mérite pas, il ne mérite pas mieux que moi ! De toute façon, qu’est-ce qu’il en sait que je mérite mieux que lui ? Il croit que je suis trop conne pour prendre moi-même ce genre de décision ? Je sais ce qui est bien pour moi et ce qui ne l’est pas, qu’il ne me sorte pas cette excuse pour se débarrasser de moi. En plus, je n’aime pas quand mon ex sort avec une fille moche : oui, il a trouvé une fille « qui le mérite » mais c’est quand même vexant pour moi. Certes, M. Bidochon fantasme aussi sur Monica Belluci alors qu’il honore sa vilaine épouse le samedi soir à 21h39 parce qu’après, y a Téléfoot mais quand même… Cette excuse, y a que moi qui ait le droit de la sortir : « tu ne me mérites pas ! » mais pas l’inverse ! La phrase « tu mérites mieux que moi » ne peut être sortie que quand monsieur se rend compte à quel point il a de la chance de nous avoir et que nous lui répondons rassurante : « mais non, ne dis pas ça, tu es parfait pour moi. »
 
Pareil, en journée, j’ai la même conversation avec Zoé : « pourquoi est-ce qu’il fait ça ? Tu crois qu’il pense ça ? Pourquoi il a dit ça comme ça ? » Liste des hypothèses mais aucune affirmation. Je suis journaliste, moi, pas psychologue et je suis aussi désemparée face aux mâles de ma vie, je me tourne vers Gauthier : « et pourquoi il fait ça ? » Même réponse : « je sais pas, peut-être que… ». Remarquez, c’est mieux que Laurent : quand je lui parle comportement masculin, il me répond : « je pense à tes seins » (véridique). Bon, si même les hommes se comprennent pas entre eux, autant lâcher l’affaire…
 
Sauf que c’est pas possible. Plus je me penche sur les relations amoureuses des autres, plus je constate que les femmes ont besoin de comprendre, un
besoin viscéral. On voudrait entrer dans la tête du vilain mâle qui nous fait de la peine, comprendre pourquoi il a signé « mille baisers » et pas « bisous ». Pourquoi il nous a pas rappelé le lendemain de notre folle nuit mais trois jours plus tard pour nous demander un DVD ? C’est le maître mot, ça, « pourquoi ? ». Ce phénomène est amplifié par le fait qu’on parle tout le temps des hommes. Quand je parle de mon chômage, ça dure… deux minutes. Et plus on en parle, plus on se noie dans les hypothèses. Si les hommes avaient leurs règles, ce serait plus simple : Pourquoi il m’a pas appelée ? Parce qu’il a ses règles. Pourquoi il m’a appelée par mon prénom et pas ma biquette d’amour (le premier mec qui m’appelle comme ça, je le plaque) ? Parce qu’il a ses règles ? Pourquoi il a couché avec une autre ? Parce que c’est un connard (oui, là, les règles, ça marche pas).
 
Le problème, c’est qu’on veut mais on ne peut pas savoir. L’autre jour, Zoé s’enflammait, m’expliquant par A+B que si M.Zoé agissait comme ça, c’était parce qu’il ressentait telles choses et telles choses. Non, là, on ne peut pas aller trop loin et je le lui explique : nous ne sommes pas lui, nous ne pouvons que supputer. La seule façon de savoir, c’est de demander. Et en demandant, on passe pour de sacrées casse-couilles. J’imagine les conversations de M.Zoé ou de Nikos en parlant de ces demoiselles : « mais qu’est-ce qu’elle est prise de tête, elle passe son temps à me harceler de questions pour savoir si le fait que je pose mon verre à gauche de mon assiette signifie que je veux l’épouser. ». J’exagère, mais à peine. Parce que les femmes aiment les longues conversations « explique-moi pourquoi ? » mais les mecs non… Enfin, en général. Ils nous répondent : « c’est comme ça » ou le pire « parce que ». Mais parce que quoi, tu crois qu’on va se contenter de ça ? Remontons à ta petite enfance pour comprendre…
 
Comprendre, c’est se rassurer, ne pas être surprise si monsieur n’agit pas selon le plan qu’on a établi pour notre relation. J’ai l’impression que la différence fondamentale entre les hommes entre les femmes en matière d’amour, c’est que les hommes prennent sans se poser de questions, les femmes se posent tellement de questions qu’elles oublient parfois de prendre. Est-ce typiquement féminin de manquer tellement de confiance en soi qu’on veut à tout prix comprendre le moindre geste de l’autre pour se rassurer ? Avons-nous une inclinaison naturelle pour la psychologie qui nous pousse à analyser tout et à voir un signe de rupture dans la façon dont il a fait ses lacets ? Sommes-nous masochistes au point de ne pas goûter au bonheur tout simplement ? Là, j’avoue que j’ai pas la réponse.
 
Bon, il est manifeste qu’on ne parviendra pas à comprendre les hommes entre nous. Alors on triche, on utilise les cartes, moyen pas très fiable mais ça détend au moins. Donc, mes cartes ont dit ce soir que Tatiana devait laisser tomber son Nikos car elle court tête baissée vers le mur et elle le sait. Mais bon, sans les cartes, j’aurais dit pareil. Enfin, c’est marrant, on veut tellement comprendre, on est prêtes à tout.
 
Seulement, il y a une erreur fondamentale, il me semble : on veut comprendre les mecs, on n’arrête pas de râler : « putain, les hommes, ils sont compliqués ! ». Certes mais pourquoi on s’entête, nous aussi, à mettre tous les hommes dans le même panier ? Si les hommes se comprennent pas entre eux, c’est qu’il y a bien une raison : ils sont différents les uns des autres. M.Zoé n’est pas Nikos ou Sagamore (oui, en ce moment, l’homme de ma vie, c’est Sagamore Stévenin, ça m’occupe). Après tout, nous, les femmes, sommes différentes les unes des autres, Dieu merci. Parce que, finalement, ce que l’on prend pour une incompatibilité entre les sexes n’est ni plus ni moins que deux personnalités différentes qui se rencontrent. Et nous, on veut à tout prix rentrer dans la tête de l’autre.
 
Maintenant, je vais me coucher. Seule mais moi, au moins, je me comprends.
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