Plongée dans les sources chaudes du Ryokan

Le 16 octobre – Un lever parfait, un petit déjeuner copieux, nous voici installés dans le TER version japonaise avec ses bancs de siège en face à face. La route est toujours aussi belle, la rivière serpente entre les montagnes délicatement coiffées de nuages. La quinzaine des passagers présents semblent se rendre à Toyama, comme nous.  

Dans le train japonais

Pour mener à bien cette mission, nous devons donc parvenir à changer de train à Inotaki en trois minutes. La route se passe bien, on s’arrête à toutes les gares possibles et imaginables. Jusqu’à la dernière. Là, on est loin du stop and go, l’arrêt s’éternise. Je feins de rester plongée dans mon magazine et de rester détachées mais je commence à devenir nerveuse et je ne suis pas la seule. Je me lève pour jeter un coup d’oeil dans la cabine suivante qui donne sur le poste de pilotage : un putain de feu rouge. Un train passe à nos côtés, on devait sans doute attendre qu’il passe pour repartir… Et en effet… Ok, le sprint final, il nous reste en théorie 15 mn, nous sommes censés arriver à 10h48. 10h45, on se lève pour mettre notre sac à dos. 10h46, le chauffeur annonce la gare d’Inotaki. 10h48, on pose le pied sur la quai, on saute dans le train pour Toyama : mission accomplie ! Il nous reste encore deux trains à prendre mais avec trente minutes de battement, on est sereins.

Dans le train japonais Dans le train japonais

Nous voici à destination ! Une navette vient nous chercher directement à l’Hôtel. L’accueil est charmant, on nous fournit des petites pantoufles, on abandonne nos chaussures dès l’entrée. Un Italien demande un peu hautainement si quelqu’un peut s’occuper de ses bagages. Mec, on est dans un ryokan, pas dans un Plaza…

Ryokan Takagarawa

Ah mais c’est quoi un Ryokan au fait ? C’est une petite auberge traditionnelle avec sources d’eaux chaudes pour prendre des bains. Oui, encore des bains, nos jambes douloureuses l’ont bien mérité ! Même si, là, en vrai, ça va déjà mieux.

Ryokan Takagarawa

Nous récupérons donc notre chambre qui nous paraît immense. Il y a quatre zones : une entrée, un sas, la chambre et le coin un peu véranda avec baie vitrée donnant sur la rivière et un minuscule balcon. C’est absolument tout chou. On va désormais se déplacer en yukata, un habit traditionnel, sorte de kimono en coton que l’on ferme avec un obi et on peut passer une veste traditionnelle par-dessus.

Ryokan Takagarawa Ryokan Takagarawa

Yukata

Bon, c’est pas tout ça mais on a des bains à prendre. Ici, les bains sont extérieurs et mixtes; il fait environ 8-10° et on va donc se balader en yukata. Là, de suite, on appréhende un peu. Je décide de garder mes chaussettes. On récupère des sortes de chaussures en plastique pour traverser la zone permettant de se rendre aux bains. Tout est détrempé… y compris mes chaussettes qui apprécient assez peu la balade. Mission : trouver une robe en tissu éponge pour dames pour me baigner, je n’en trouve nulle part. J’ai bien une serviette mais elle est trop petite pour tout emballer, mes seins ne rentrent pas. Heureusement, en approchant d’un bain mixte, on constate que tout le monde est nu, y compris une femme posée délicatement sur un rocher, façon Petite Sirène de Copenhague. Et bien, comme on dit “à Rome, fais donc comme les Romains”.   L’eau est délicieusement chaude, le décor est juste parfait. Les vapeurs troublent les lumières des ampoules, la rivière assure l’ambiance sonore. A un moment, je commence à avoir trop chaud, je glisse donc vers la partie non protégée et me met à genou pour sortir mon buste de l’eau, profitant de la pluie rafraîchissant ma peau brûlante.

Ryokan Takagarawa

On décide de migrer vers un autre bain et on retrouve les Italiens… pas nus du tout. Pour le coup, les femmes ont la fameuse robe et les hommes portent un maillot… alors que normalement, les hommes sont nus avec juste une petite serviette à poser sur son pénis. Dans les faits, tout le monde s’en fout… Mais du coup, je me sens un peu gênée d’imposer ma nudité, ma pudeur commence là où je dérange les gens… Le barbotage est donc un peu court, ce bain est moins chaud que l’autre donc on retourne au premier et là, nous sommes seuls. Douce détente.

Ryokan Takagarawa

L’heure du diner approche (18h30…), nous retournons dans notre chambre et surprise ! Deux futons ont poppé. On a également récupéré une carafe d’eau fraîche, très appréciable après un bain chaud qui déshydrate pas mal.

Le repas avalé, on retourne se poser à la chambre puis petit bain intérieur nocturne histoire de se doucher. On se glisse sous les grosses couettes bien chaudes car il fait un peu frais dans le Ryokan, même si le coin chambre est bien chauffée. On ne traîne pas : demain, réveil à 5h15.

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D’Hiroshima à Kyoto

Le 10 octobre – Petite journée entre deux villes, Hiroshima et Kyoto. Levés un peu tard (08h40, une belle grasse mat’), on prend le temps, rien ne presse. Au menu du jour : aller jeter un oeil au château d’Hiroshima, jeter nos valises à la gare, faire le tour du Memorial Park puis retourner à la gare prendre un train pour Kyoto.

Le château étant à deux pas du AirBnB, nous partons avec nos gros sacs sur le dos. On traverse et là, on tombe sur un groupe de piétons qui attend patiemment le feu vert pour traverser la rue perpendiculaire… qui était coupée ! Ok… Je n’avais pas vu grand chose sur ce château et on s’attendait à un truc un peu pourri mais il était tout à fait charmant. Evidemment, c’est une reconstruction, le vrai ayant été rasé lors du bombardement…

Hiroshima - Le château

Hiroshima est une ville que je trouve très agréable, essentiellement parce que ses trottoirs sont très larges, j’avais comme un sentiment d’espace que je n’avais pas ressenti à Tokyo ou Osaka. Un peu plus de respect pour leur cours d’eau, aussi, il n’était pas enterré sous une route ou une autre. Mais l’Histoire est omniprésente, Hiroshima est un symbole de paix à elle seule. Et il y a évidemment le Memorial Peace Park, juste à côté du A Bomb Dome, les restes de la préfecture détruite par le souffle de la bombe qui a éclaté 600 mètres plus haut.

A bomb dome à Hiroshima

Un peu plus loin, des classes d’enfants se succèdent devant un monument à la mémoire des enfants d’Hiroshima tués par la bombe. On continue pour arriver au memorial en lui-même avec sa flamme qui ne sera éteinte que le jour où toutes le armes auront été éradiquées. C’est pas demain, quoi…

Memorial Peace Park à Hiroshima

Forcément, en se baladant dans la relative quiétude du parc (beaucoup d’enfants dont certains sont venus nous parler en anglais), on se sent un peu écrasés par le drame qui s’est joué ici, sa violente inutilité, aussi. Mais l’actualité nous rappelle assez régulièrement que l’Homme a tendance à ne pas trop apprendre de ses erreurs…

Le Péage Memorial Park d’Hiroshima #japan #hiroshima #memorialpark #peace

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Chat à Hiroshima

On finit ce petit tour d’Hiroshima par un déjeuner à base de soba, des nouilles au sésame, encore une jolie découverte ! On se balade dans quelques passages marchands, une des grandes spécialités des villes japonaises. Enfin, nous n’en avons pas croisé à Tokyo mais à Osaka et Hiroshima, ça pullule. On admire les chaussettes (j’adore les chaussettes japonaises), on traînasse dans un magasins de produits dérivés d’animés (avec un joli rayon manga… Je crois que je vais me mettre à en relire à mon retour). Un peu cher, forcément, mais bien sympa.

Soba

Jouir de bijou, boutique japonaise à Hiroshima

Hihihi

Retour à la gare pour un voyage Hiroshima-Kyoto avec petit pic de stress à la gare Shin Osaka avec cinq petites minutes pour notre changement de train. Moi qui suis du genre à totalement stresser pour les transports, imaginez ma sérénité. Mais on a assuré, mission accomplie. 12 minutes plus tard, nous voici à Kyoto. On se précipite dans notre AirBnB bien confortable malgré l’éternelle salle de bain en plastique honnie par Victor (moi, je n’aime juste pas que le rideau de douche se colle à moi car le bac de douche est souvent très étroit. On s’étale sur le lit pendant deux bonnes heures, harassés. Un petit bento et au lit, Kyoto nous attend.

Bento acheté à la gare de Kyoto

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Sea, salt and sun

Des fois, je me défonce tellement violemment sur mes titres, j’aurais dû postuler à Libé. Ou à Voici, je sais pas…

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La semaine dernière, j’ai pris mon petit sac à dos, destination l’Ile de Ré pour une semaine de thalasso en famille. J’étais vierge niveau thalasso, je vous raconterai ça demain (ou un autre jour). Là, je vais faire un petit point vacances. Non parce que si j’étais pas partie entre septembre et mai (mais qu’a-t-il pu arriver en septembre et mai, lalala), je me rattrape depuis ! Égypte, Lyon, Marseille et là, Île de Ré. C’est foufou ! En famille disais-je, nous avons donc papa, maman, Alice ma sœur, Anthony son mari et surtout le plus beau, le plus gniiiiiiiii, mon neveu adoré. Je vous raconte pas le shoot d’ocytocine que je me suis pris cette semaine, cet enfant est tellement adorable et mignon et beau… Je dis ça en toute objectivité bien sûr. Mais je digresse, revenons à l’Ile de Ré.

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La dernière fois que je suis venue, j’avais environ 16 ans, je crois donc mes souvenirs étaient légèrement brumeux et pas super bons vu qu’on avait fait 34 km en vélo donc un petit paquet face au vent et le sport et moi, à l’époque, on se côtoyait pas trop (sport pratiqué par ma personne à ce moment là de l’histoire : tir à l’arc. Ça situe). Là, j’étais sûre qu’on ferait pas de vélo vu qu’on a le pitchou donc j’étais venue confiante. Et j’avoue que j’aime l’océan. Même si je comprends pas bien les marées (enfin, si, je comprends mais je sais jamais dans quel sens elle va, là, de suite) et que des fois, la marée basse, ça pue. On a ainsi fait une virée à St. Martin en Ré en mode « respire par la bouche ». Mais c’est beau, les paysages : la campagne verte, les fleurs sauvages, l’odeur de sel et de mer, la brise, l’iode en permanence. Pour une Méditerranéenne depuis l’enfance, l’océan a le charme de l’inconnu. J’aime les balades en bord de mer avec la brise parfumée qui te fouette, les roses trémières à foison, les coquelicots, les couleurs chatoyantes. Et le gris, le vert, le bleu, le sable. C’est étrange comme la monochromie de la mer et du ciel (merci la météo pas au top) peut contrastée avec les champs envahis de coquelicots, de fleurs mauves et jaunes.

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Niveau météo, ça n’a pas été la fête mais bon, comme disait ma sœur, on a évité la tempête tropicale puis c’était pas si gênant. On ne s’est certes pas baignés (alors que l’an dernier, je m’étais offert un bain à Hendaye à la même époque et en deux pièces s’il vous plaît) mais on a pu se promener. On a fait le classique : Saint Martin en Ré (dont une fois avec une très forte odeur), La flotte (ma préférée), Ars en Ré et le phare de la Baleine. On n’a pas trop fait les marais salants ou les plages mais bon, on était là pur se reposer avant tout. Et manger des fruits de mer. Huîtres, palourdes, crevettes, langoustines, bulots, bigorneaux, crabes… Je suis tellement iodée que je dois briller dans le noir. Mais quel délice ! Un peu de pineau, chardonnay et trousse chemise également, faut bien faire glisser…

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Mais parlons de l’essentiel, le sel de ses vacances : mon neveu. Je vous en parle peu mais je suis tellement tatie Gaga que je suis aussi chiante que si c’était le mien, je montre ses photos à mes copines, j’annule des soirées pour le garder, j’en suis folle. C’est pas ma faute, c’est le plus beau du monde, c’est le petit chouchou de la nounou, il sourit à tout le monde et il est beau, voilà. J’ai appris à m’en occuper et ma mère me trouve incroyablement douée, surtout pour une fille assez indifférente aux enfants. Mais bon, c’est pas un enfant, c’est mon neveu… Grosse semaine pour le pitchou : premier bain en piscine, premier petits pieds dans l’océan, premières grandes vacances. Du coup, cette semaine, il a acquis plein de choses : il marche désormais à 4 pattes, il s’assied tout seul, il maîtrise à la perfection le « prfffff prfffff » (et crache donc sur tout le monde) et les cris suraigus. Ce qui donne quand il rigole « hiiiiiii prfffff prfffff », quand il joue « hiiiiiiii prffffff prfffffff » et quand il pleure « hiiiii prfffff prfffff » (il sait pas pleurer). Bref, grosse semaine pour le bébé le plus merveilleux du monde qui semble souffrir comme sa tante de légers problèmes de sommeil vu qu’il a assez peu dormi pendant ces vacances. L’excitation.

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Bref des vacances parfaites. J’en aurais bien repris une louchette vu que cette semaine, je suis pas en vacances mais en arrêt maladie pour cause de… Opération du genou. Le retour... Mais rassurez-vous : on m’enlève juste les vis. Bon, je serai pas au top de ma séduction avec les points que ça va ma rajouter mais vu que ma jambe gauche est toujours défigurée par la blessure que je me suis faite en janvier dans le métro, je suis plus à ça près. Par contre, j’espère ne pas boiter !

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Je suis entrepreneur, moi, madame

Dans le marketing, les mini structures poussent comme des champignons. Un beau matin, les travailleurs du digital se lèvent et se disent « stop, je me mets à mon compte ». Et j’avoue que j’ai du mal à comprendre.

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Je peux tout à fait comprendre le désir de se lancer dans une aventure entreprenariale. Il y a des avantages certains à se mettre à son propre compte. À un moment, je me suis un peu posé la question, je m’imaginais une vie sans horaires précises, la possibilité de faire du sport en pleine journée et travailler tard le soir, partir en vacances dès que j’ai mis assez de sous de côté… Par exemple, j’ai une pote intermittente du spectacle, elle se fait de grosses sessions de travail en cumulant soirs et week-end et hop, elle se paie 5 semaines de vacances. Ca me laisse rêveuse (moins quand elle bosse à 8h du mat le 1er janvier).

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Oui, être son propre patron, sur le papier, c’est über cool. Mais. Méééééééééé. Pour avancer mes arguments, laissez-moi faire directement une mise en situation, j’espère y gagner en clarté. Donc Nina, gentille social media manager qui, du haut de ses 32 ans 10/12e, décide de devenir son propre patron. Grâce au statut merveilleux d’auto entrepreneur, c’est facile. Alors déjà, revenons sur cette histoire d’auto entreprenariat. Le CA est limité à 32 000 euros. Alors oui, mon salaire net annuel est inférieur sauf que si je vire toutes les cotisations sociales…Ben, je gagne moins en autoentrepreneuse qu’en temps que salariée. Bon, déjà, je gagnerai moins tout en travaillant plus vu qu’en plus de mon petit taf de SM manager, je dois faire de la prospection… Oui bah tiens, c’est rentable cette histoire, y a pas de doutes !

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En dehors de ces basses considérations matérielles, je me pose la question de l’utilité de la chose. Je veux dire qu’on est assez nombreux dans le community management et on n’a pas vraiment quelque chose de neuf à apporter. Evidemment, l’avantage, c’est qu’on peut choisir ses clients (enfin, si on marche bien parce que sinon, ça va être compliqué de jouer les fines bouches), gérer un projet de A à Z, ce qui n’est pas toujours le cas en agence. Mais bon, j’ai du mal à comprendre quelle marque d’une taille assez conséquente préfèrera aller chez un freelance plutôt que dans une agence qui peut la gérer de A à Z. Alors oui, la plupart des free sont consultants et font du conseil plutôt que du community management mais là encore… A moins d’avoir un nom déjà bien connu dans le milieu, j’ai des doutes. Faudrait que je suive le parcours de ces gens là, pour voir au bout de combien de temps ils retourneront en agence. Bref, à moins d’avoir l’idée du siècle et de proposer un service innovant, je comprends pas.

bonne-idee

Mais peut-être… Peut-être que dans deux ans, peut-être plus, j’aurai envie d’un gros souffle, d’une vie un peu plus zen comme ma copine intermittente. Alors je me mettrai à mon compte quelques temps, travaillerai d’arrache pied sur quelques périodes avant de prendre mon sac à dos et de parcourir le monde. Enfin, dans une vision idéale du truc… Mais j’ai quand même du mal à saisir le réel intérêt de cette aventure (surtout en auto entreprenariat), si ce n’est le plaisir de mettre CEO ou founder sur LinkedIn mais pour ça, j’ai qu’à me créer une fiche LinkedIn Nina Bartoldi et me mettre founder and editorial director of Vingtenaires.com. Et je continue à ramasser mon gentil salaire d’employée d’agence et de boire du champagne aux soirées corporates (bon, y en a pas tant que ça mais c’est juste pour faire ma maline)

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Week-end sac à dos

Toi qui me lis depuis si longtemps, tu me connais, j’ai quelques marottes dans la vie : la merdophagie, les concepts et théories, les métaphores foireuses et les résolutions. Voyez, moi, les résolutions, j’en fais pas juste au 1er janvier, j’en fais toute l’année avec une petite préférence pour le dimanche soir et son fameux cafard « ma vie pue ».

Récemment, j’ai traversé une phase « marre de dire sans faire » qui est un grand classique de ma vie. En témoigne l’état de ma machine à coudre achetée en décembre 2010 (la pédale est toujours sous plastique), de ma pâte fimo jamais utilisée… Dans ma tête, j’ai des milliards d’idées et de projets mais ça n’enclenche pas. Sauf que vivre dans ses rêves n’engendre in fine que de la frustration donc ça suffit de dire « je voudrais », « j’aimerais ». Maintenant, je fais. Et en première place de mes envies à réaliser : les voyages.

Je crois que je suis incapable de faire la liste de toutes les villes européennes qui me tentent les bras, qui me donnent envie de prendre mon sac à dos, mon appareil photo et c’est parti pour l’aventure. Pour une nuit, je dors en auberge de jeunesse, peu importe. Si on part à deux, un petit bed and breakfast voire un hôtel et on sillonne. Trop court un week-end pour connaître une ville ? Bien sûr mais c’est mieux que rien.

Dans mon sillage, des amies se montrent intéressées. Anaïs, Salima, Zénobie me disent « mais tiens moi au courant, je veux venir ! ». Oui, partons, crapahutons, prenons nous en plein les mirettes. Grâce à la magie des low costs et des auberges de jeunesse ou B&B, y a moyen de se faire plaisir sans trop se ruiner. Pas tous les week-ends bien entendu (j’ai toujours pas gagné au loto mais je joue toujours pas) mais de temps en temps, faisons nous plaisir. A moi Londres, Amsterdam, Rome, Florence, Barcelone, Bruxelles, Prague, Berlin, Vienne, Madrid, Naples, Stockholm… Et tant d’autres. Et puis Lyon, aussi, Strasbourg… Bref, c’est ma résolution. Et j’ouvrirai un blog dédié quand je commencerai (septembre/octobre à priori). Une sorte de petit carnet de voyage perso que je partagerai avec vous.

Et puisque j’ai décidé de voyager, je commence. Là, pendant que vous me lisez, je me la coule douce en Sicile avec Zeno. Un voyage de dernière minute dont mon corps réclamait la nécessité à corps, à cris et à coup de crise de spasmophilie (cet épisode m’a légèrement traumatisée). Profitons de la vie tant qu’on est jeunes et sans enfants. Les regrets, ça sert à rien, autant ne pas les provoquer.

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Volée !

Et énervée un peu. Samedi, retour de la plongée, j’ai mon gros sac sur le dos, mon sac à main suspendu à mon épaule, mes écouteurs dans les oreilles. Stalingrad, changement de métro, je suis perdue dans mes pensées quand 2 jeunes me sautent dessus.

« Madame hé madame ! »

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Au passage, depuis que j’ai écrit mon article annonçant qu’en fait j’ai à nouveau 25 ans, on n’arrête pas de m’appeler madame. Le pouvoir contradictoire de ce blog me fatigue. Par exemple la semaine dernière, je marchais dans la rue avec ma collègue Salima quand une nana nous aborde pour Handicap National : »[à Salima] mademoiselle, vous avez une minute ? [à moi] et vous madame ? ». Blaaaaaf ! Je vais arrêter de porter la veste moi.


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Bref je disais Stalingrad, 2 ados me sautent dessus « Madame, y a un type qui vient de vous voler votre portefeuille ! Il est parti dans le couloir pour la ligne 5! ». Hein ? Sur le coup, je pense à une embrouille, mon sac est fermé et personne ne s’est approché de moi puis avec le sac de plongée, ça me parait impossible. Et pourtant mon porte-monnaie a
bel et bien disparu. Montant du butin : 3 euros max. Ma CB, mon iPhone et mon téléphone sont toujours dans mes poches, mon billet de 5 euros aussi, mes papiers dans mon sac. Inutile donc de courir après mon voleur qui doit déjà etre loin.

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Pourtant je sens la colère monter. Je m’en fous des 3 €, dommage pour le porte monnaie que j’aimais bien mais le geste me rend furieuse. La seule fois où on a essayé de me faire les poches, le gamin était tellement adroit que je l’avais capté en deux secondes et engueulé mais là, j’ai rien senti. Première réaction : pourquoi moi ? Facile : j’ai dû bien faire sentir que j’étais dans la lune et mon porte monnaie était facile d’accès dans ma poche (faut que j’arrête de tout mettre dans la poche). Mais j’ai quand même un profond sentiment d’injustice, une envie de retrouver ce petit con pour lui démonter la tête. Même si imaginer sa réaction en découvrant son butin me console un peu.

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Le truc, c’est qu’après, tu paranoïses. Dans le métro suivant, il y avait du monde, j’ai passé mon trajet à contrôler mes poches. iPhone ? Vu que j’ai toujours de la musique dans les oreilles, ok. Téléphone mobile ? Ok mais lui, on me le volerait, on me le rejetterait aussi sec à la figure en m’insultant : « non mais tu te fous de moi, tu utilises vraiment cette rougne pour téléphoner? ». Oui, monsieur, depuis que mon iPhone a tenté un baptême sauvage de plongée dans mes toilettes et vu le prix d’un smartphone (même si je change d’opérateur), on va attendre un peu, j’ai dû me payer des dents et des lunettes récemment. Et je préfère me payer des vacances aussi. Bref, personne n’a fouillé mes poches mais je restais bloquée sur la violence symbolique de l’acte, le côté « c’est dégueulasse ». Tout ça pour 3 euros, je sais, j’ai toujours été excessive.

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Je suppose qu’il faut y voir une alerte : j’ai eu chaud y a 15 jours avec le gamin maladroit, fallait bien que ça finisse par m’arriver. Devenir parisienne ne protège pas des mains piqueuses. J’ai eu du bol, je n’ai perdu que 3 euros dans l’affaire, j’ai toujours mon iPhone (qui me sert de smart sans phone) et ma CB, rien de grave. Ca fait juste chier et ça ébranle mon monde Bisounours dans lequel personne ne me veut du mal, surtout un gars croisé dans un couloir de métro qui a vu mon porte-monnaie dépasser.

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Enfin, voyons le positif : cette semaine, je suis en vacances, je n’aurai donc pas besoin de monnaie pour le café.

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Paranoïa, on est sûr qu’on n’en revient pas

[Impossible de trouver la chanson dont est extrait le titre… Mais j’ai pas trop cherché non plus]

Lundi soir, retour de soirée, ligne 9, 23h45, je crois (par là). Je suis plongée dans mon livre quand un homme s’assied face à moi, je ne fais pas trop attention, prise dans mon livre. Le métro repart et là, je sens un truc qui me touche les jambes. Oh mince, c’est quoi encore ce délire ?


D’abord, c’est le sac à dos qu’il a sur les genoux qui me frôlent. Je ne dis rien, je ne vois pas le mal. Seulement voilà, le mec en face s’affaisse genre je dors et sa jambe se glisse entre les miennes. Heu ? Bon je me recule un peu sur mon siège en regardant discrètement le monsieur. Ouais, non, évidemment, ce n’est pas précisément mon type de mec, je tape pas dans la cinquantaine. Au fur et à mesure du trajet, ses jambes s’installent autour des miennes, une entre les miennes, l’autre à l’extérieur, je feins de ne rien remarquer. Il a l’air
de s’endormir donc soit il ne le fait pas exprès, soit il guette une réaction de ma part et il n’en aura aucune. Evidemment, c’est là que je me rends compte que je suis en train de lire Lolita de Nabokov. Sauf que même si je fais pas mes 29 ans, j’ai clairement plus le corps d’une jeune ado avec des seins naissants. De toute façon, à l’adolescence, j’avais déjà plein de seins.



Ma station, je me désembrique comme je peux, pas forcément aimablement et je pars sans même le regarder. Mais je suis turlupinée. Le mec avait vraiment l’air de somnoler, ses mains sont restées apparentes et croisées sur sa poitrine (à un moment, j’ai cru que l’une d’entre elles me touchaient mais c’était toujours son sac à dos). D’un autre côté, ce sac, là, il ne cachait rien ? Ceci étant, j’ai du mal à concevoir d’être encore tombée sur un pervers, malgré ma lecture. D’abord lire Lolita n’est pas un signe de perversion quelle qu’elle soit, c’est juste de la culture. Ensuite, je pense avoir eu mon compte, merci. Mais finalement, ce qui m’ennuie le plus, c’est de me poser la question. Est-ce que j’ai pas un peu la manie de voir le mal partout ? Non parce que des frottement de genoux, c’est quand même pas super violent, il m’arrive d’être plus intime avec des inconnus aux heures de pointes.



Au fond, je trouve assez triste de se sentir agressée au moindre effleurement, de se demander si c’est accidentel ou non. Et qu’à chaque fois, on parte dans le bon vieux laïus du « mais merde, j’ai le droit de sortir dans la rue et de lire du Nabokov sans être emmerdée ! ». Ce qui arrive relativement souvent genre hier, personne ne m’a tripotée, effleurée ou quoi que ce soit du style. Le seul contact physique avec des hommes se sont limités à des effleurements de doigts quand on m’a tendu un briquet (parce que j’oublie toujours le mien) ou le ticket du Monoprix. D’ailleurs qu’est-ce qu’il était choupi le caissier dis donc. En fait, je me demande si faut pas prendre le laïus à l’envers : « mais merde, un corps étranger a le droit de m’effleurer (par accident, je précise) sans que de suite, je me sente victime d’harcèlement sexuel ».




Bref, en attendant, je ne sais toujours pas si je suis paranoïaque ou aimant à pervers. Et si je devrais donc mettre une couverture opaque sur mon livre.

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Où trouver l’homme. Episode spécial : les bons plans de la rentrée

A la recherche du prince charmant

(Cher nouvel arrivant, avant de lire cet article, sache que c’est de la fiction, tout ça, c’est pour de rire. Je chercherais un mec avec un tel acharnement, je m’inquièterais moi même au plus haut point).

Me voici revenue sur Paris, surmotivée. Déjà, j’ai des atouts dans ma main : je suis bronzée [on sent bien la fiction, là], reposée, toute confiante en moi vu que j’ai attrapé un beau mec de la plage avec plein de qualités en prime. Ok, ce sont les vacances mais quand même. Mais un homme, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et Dieu Merci, je suis pas sûre qu’il soit encore en état après. Non, pour trouver l’homme, il me faut un plan d’attaque.

Ca tombe bien, la rentrée pointe paresseusement le bout de son nez. Ca se sent, dans le métro, y a plus de monde, les gens ont plus de mallettes que de sacs à dos, ils regardent tous dans le vide ou lisent leur 20 minutes plutôt que de fixer le plan de la ligne avec une attention de chaque seconde histoire de ne pas rater l’arrêt. C’est bien connu, à Paris, on aime changer les lignes pour faire des blagues aux touristes…

Bref, que se passe-t-il à la rentrée ? La vie associative reprend son cours, tout un tas d’activités me tendent les bras. Alors, voyons voir ce que je peux faire. Du sport ? Est-il réellement la peine que j’insiste sur cette voie là, au vu de mes résultats de drague, c’est à dire archi nuls ? Je crois qu’à un moment, il faut reconnaître qu’une voie n’est pas pour nous donc le sport, si j’y vais, ce ne sera que pour me défouler, pas pour draguer. Non, il me faut des activités plus nobles.

Des cours, en voilà une bonne idée. Ca tombe bien, ça fait longtemps que j’ai envie d’apprendre le russe. Les cours de la ville de Paris sont super intéressants mais je ne suis pas domiciliée à Paris [d’ailleurs, je cherche très officiellement une combine parce que, Paris, j’y passe quand même la majorité de mon temps de veille vu que j’y bosse, je ne trouve pas ça très juste de ne pas pouvoir en profiter. Oui, je ne paie pas d’impôts ici mais je consomme énormément sur la capitale, je fais un peu tourner l’économie !]. L’INALCO a l’air de
proposer des cours du soir mais leur site Internet n’est pas à jour pour le moment et je veux être sûre que ce n’est pas trop tôt ou trop loin car il m’est difficile de partir du boulot avant 18h au très grand minimum. Puis l’avantage des cours de langue, c’est qu’ils se pratiquent à plusieurs, sauf à prendre des cours particuliers qui coûtent un bras. C’est toujours mieux que les cours de musique qui se prennent en tête à tête. Notez les filles : prendre des cours de musique pour draguer un mec est très risqué. Si le prof est une femme, c’est mort pour vous.

Il y a aussi foultitudes d’ateliers en tout genre : photo, architecture… Haaaaaan, je sens que mes week-ends vont être vite tous pris. Puis même si je trouve pas l’homme, j’aurai au moins appris des choses.

Autre plan : les associations à but caritatif. Là, double combo : d’un côté, j’aide des gens dans le besoin, de l’autre, je peux choper du beau bénévole. Ok, dis comme ça, ça fait sans coeur mais si mon égoïsme amoureux m’encourage à donner quelques heures de mon temps à des gens qui en ont besoin, je me dis que je rééquilibre un peu mon karma. Maintenant, faut quand même que je trouve une cause qui m’intéresse parce que par exemple, sonner aux portes pour apporter la bonne parole des témoins de Jéhovah, non, c’est pas mon trip. Même s’il y a de très beaux témoins de Jéhovah, je ne m’appelle pas Katie Holmes, je ne vais pas vendre mon âme à une obscure église pour me choper un mec. Même si c’est Tom Cruise mais je le trouve méga beauf maintenant. Un peu comme George Clooney, je trouve qu’il glisse subrepticement vers le vieux beau, j’espère qu’il va se rattraper. Bref. Rien en rapport avec la religion. Le sida ? J’ai été refroidie par ma mauvaise expérience avec Aides donc du coup, je suis pas très motivée. Je sais : ma marotte à moi, ça a toujours été l’éducation des enfants dans les pays défavorisés. Oui, ok, de savoir lire, ça leur filera pas de la nourriture mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’occuper aussi de ce problème. Ok, je me lance, ma BA légèrement égoïste, ce sera ça.

La semaine prochaine, je vais donc m’inscrire à plein de choses.

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A l’hôtel ou au camping?


On n’a pas tous la même notion de vacances. Pour certains, le mot d’ordre est« je n’en fous pas une », pour d’autres, ce serait plus « tiens, si j’allais escalader l’Himalaya, pour voir. » Du coup, on ne va pas forcément choisir le même logement non plus. Evidemment, la question des moyens se posent aussi mais comme ce n’est pas très drôle, on va faire comme si on n’allait pas en parler.

L’hôtel
C’est un peu l’idéal pour des vacances 100% farniente. La cuisine, c’est sympa mais là, j’ai pas envie tu vois… L’hôtel, on ne fait pas la cuisine, le ménage ni même le lit, y a des gens qui sont payés pour le faire. En plus, on mange mieux qu’à la maison… Et plus lourd et gras. Bref, l’hôtel, on zappe de suite si on est au régime, à moins de se dépenser entre deux repas. En fait, la seule chose pénible, ce sont les horaires un peu rigides : après certaines heures, il n’y a plus de repas, plus de petit déj et si tu rentres trop tard, l’hôtel peut être fermé (si, si, j’ai déjà vu ça). Erreur à ne pas commettre : prendre la pension complète qui vous empêche de vadrouiller toute la journée. Et avant de quitter votre chambre le matin, pensez à ranger vos culottes,,la femme de chambre appréciera. Et si vous aimez le calme et l’intimité, vérifiez que votre hôtel n’est pas trop « club » histoire de ne pas être sollicité en permanence pour participer à toutes les animations.

L’appartement à louer
Là, vous êtes en charge de la nourriture et le ménage mais l’avantage, c’est qu’on fait ce qu’on veut quand on veut. Le truc, c’est de louer le bon appart parce qu’en général, on choisit sur photo. Sans parler des arnaques potentielles. Par exemple, Lil Virgo qui avait trouvé un super appart à Amsterdam l’an dernier : pas cher, bien placé, le rêve. Mais quand le proprio lui a demandé de payer
en liquide par western union à envoyer vers l’Afrique, elle a compris que c’était une arnaque. Bref, le secret de bonnes vacances en appart, c’est d’abord éviter les pièges. Et ensuite, pensez à préciser avant le départ les missions de chacun au sein de l’appart : on est tous en vacances, y a pas de raison que bobonne se tape tout.

Le camping
Sociopathes et misanthropes s’abstenir. Les vacances en camping, je dirais que c’est une culture : on l’a ou pas. En général, ça se transmet de génération en génération mais parfois, on découvre par hasard les joies du camping car c’est la solution la moins chère. Le camping, c’est vraiment la quintessence de la vie en communauté : on partage les toilettes, les douches, on fait la vaisselle avec ses voisins… Et niveau intimité, c’est léger, surtout si vous dormez dans une tente. En gros, si vous partez en vacances pour retrouver un peu votre moitié après une année de dur labeur, le camping, c’est l’erreur stratégique. Après, si vous avez la nostalgie de la colo et des copains de vacances, là, c’est l’idéal. Pour peu que vous retourniez chaque année au même camping, ça fera un peu comme des vacances en famille.

L’improvisation
Certains aiment partir à l’aventure et pourquoi pas, après tout. Le sac sur le dos, c’est parti : on dormira où on trouvera. Un petit goût d’aventure à la Pékin Express mais avec plus de sous, quand même. C’est la solution à éviter par tous les anxieux, sous peine de ne pas profiter des vacances : passer la journée à s’angoisser à l’idée qu’on ne sait pas où on dort le soir, ça vous gâche des vacances. De l’autre, si vous êtes en plein périple « tour d’un pays », avoir réservé un hôtel pour tous les soirs peut vous brimer un peu. Surtout que selon où vous allez et quand, il n’est pas difficile de trouver un hôtel pour la nuit. Par exemple, quand ma soeur et Anthony sont partis à Bali, ils l’ont fait à l’aventure et ils ont bien fait vu que grâce à la compagnie Gulf Air, ils ont passé leur première nuit à l’aéroport de Djakarta alors qu’ils auraient déjà dû être à Bali :ils auraient réservé un hôtel, ils auraient payé la nuit pour rien. Même si à Bali, le prix
de la nuit est franchement dérisoire.

Bref, l’idée est la suivante : moins vous voulez en faire, plus vous prenez l’hôtel. Mais la farniente, ça coûte plus cher.

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Je ne reconnais plus personne en Harley Davidson

  

 Des vacances façon Easy rider, en voilà une bonne idée. Tous ceux qui ont posé un jour le cul sur une moto savent à quel point on ne voit et on ne ressent pas les choses de la même façon. Par exemple, Paris en moto, c’est vraiment une expérience à vivre. A la limite en scooter si vous en avez un sous la main, ça peut le faire aussi, après tout. Mais partir en moto, ce n’est pas que des pures sensations.

Regardons la bête de plus près, les plus observateurs noteront le nombre de places limitées : 2 personnes au maximum. Donc si vous avez des enfants, où vous les laissez chez papy-mamie, ou vous ne partez pas en moto, il n’y a pas d’alternatives. On notera aussi le manque de toit : quand il pleut en moto, c’est vraiment la galère, on se fait tremper mais en plus, la route est glissante et on risque de se casser la figure. Passer des kilomètres et des kilomètres à serrer les fesses et à repérer tous les pièges pour ne pas tomber, c’est épuisant. Ceci étant dit, en moto, il faut plus de vigilance qu’en voiture quoi qu’il en soit.

Mais surtout, les plus « je voyage avec 3 tonnes de bagages » noteront qu’ils manquent une chose essentielles sur une moto : un coffre spacieux pour mettre toutes nos valises. Voyager en moto, c’est faire dans le minimaliste : un sac pour deux sur le dos du passager et basta. Oui parce que si on en met un sur le dos du pilote, ben la moto devient un transport pour un. Donc on oublie les 150 produits de beauté, les tenues en pagaille, on ne prend que l’essentiel. Tout un art. Art que de façon toute personnelle, je ne maîtrise absolument pas.

Par ailleurs, la moto, y a plus confortable dans la vie. Pour une  balade d’une heure ou deux, ça va mais plus, ça commence un peu à piquer les fesses et tirer dans les bras. En tant que passagère, j’ai tendance à dormir. En moto, ce n’est pas du tout conseillé parce que tomber d’une moto, ça doit faire super mal quand même… Donc faut bien s’accrocher tout du long et ça fatigue à force quand même. Surtout si on prend l’autoroute ! Quand la moto va à fond les turbines, on a l’impression qu’on va s’envoler (enfin, moi, c’est l’effet que ça me fait), c’est grisant mais au bout d’un moment, moins.

Mais à côté de ça, on découvre les paysages comme jamais en voiture. Quand j’étais jeune et innocente et que je flirtais avec Pierre le pervers, il était parti 15 jours se faire un moto trip dans le sud et il m’expliquait que la route des Alpes en moto, ça n’avait rien de comparable. Et je veux bien le croire. Mais je me demande si, quelque part, la moto n’est pas plus un transport de solitaire (ou à la limite, on part à plusieurs motos) tant il est plus simple de voyager seul qu’avec quelqu’un sur le porte bagage. Comme ça, on n’a que sa moto à gérer et je dirais que c’est déjà pas mal. Mais surtout, ce qui est magique en moto, c’est que même seul, on fait partie d’un clan. En gros, tomber en panne en voiture, c’est pas sûr qu’on trouve de l’aide. Alors qu’en moto, il y aura toujours un motard pour nous filer un coup de main. Une grande famille, en somme.

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