Le jour où j’ai été photographe sur tapis rouge

Vous savez ce que j’aime dans la vie ? Les moments cocasses, what the fuck, ces moments où je vis un truc assez foufou et qu’une petite voix dans ma tête vient gentiment me demander si tout ça n’est pas un peu trop surréaliste. Genre quand je danse pour le réveillon sur un bateau entourée de dauphins, quand tu traverses l’Atlantique pour aller faire de la luge. Et puis un jour, tu te retrouves au bout d’un tapis rouge parmi des photographes qui hurlent les prénoms des acteurs qui passent… quand ils les connaissent.

Photographes sur le tapis rouge de Cannes

Mais depuis quand je suis photographe de stars ? Depuis un matin du mois de mai : “Nina, y a le client qui est partenaire d’un festival de film, il voudrait savoir si tu veux aller faire la CM là-bas”. Alors, voyons, un petit tour dans une ville que je n’ai pas encore la chance de connaître… Mais oui ! Bon, après, déménagement oblige, je m’en suis un peu mordu les doigts car ça nous faisait sauter un week-end d’installation dont nous avions cruellement besoin mais j’allais, sans le savoir, mettre à mon actif une nouvelle expérience… hmmm…intéressante.

Voilà, photo prise le dimanche soir avant le fameux week-end, ça vous situe le bordel

Voilà, photo prise le dimanche soir avant le fameux week-end, ça vous situe le bordel

J’arrive sur place le vendredi après un trajet en train… où j’ai dormi du départ à l’arrivée, à peu près, 2 heures envolées. J’arrive sur le lieu des festivités en navette, véhicule qui me dépose pile devant le tapis rouge où se massent déjà quelques curieux. Des gens me sourient à travers les vitres teintées, je me demande si c’est ma cliente… Ah pas du tout, ce sont des badauds qui espéraient que je sois une star et quand ils ont vu que je n’étais personne, j’ai juste disparu de leur radar. Je rencontre mon contact qui m’envoie passer l’après-midi dans un lieu un peu isolé du festival pour une manifestation de la marque. A 17h, je retourne au coeur des événements, je spotte quelques personnalités en me faisant quelques réflexions sur la différence réel/à travers un écran (oh mais lui, en vrai, il a un vrai truc alors que je le trouve absolument dégueulasse à la télé… Elle par contre, j’ai un peu envie de lui donner mon shampoing…). Je reste un peu avec une de mes contacts puis on me donne une accréditation presse. Mais pourquoi faire donc ? Je traîne, je fais quelques photos (un peu pour moi, beaucoup pour le taf) puis ça commence à s’agiter sur le tapis rouge. Tiens, mais j’ai une accréditation, tentons le coup. Me voici donc au milieu d’une dizaine de photographes pro armés de leurs super appareils Reflex suréquipés de flashs qui te font passer de la nuit au jour en une seconde et d’objectifs plus long que leur… à peu près, voilà. Moi ? J’ai mon adorable hybride Olympus OM-D 5markII. Alors je l’adore cet appareil, sincèrement, il est hyper pratique mais surtout, sa fonction wifi me permet d’envoyer mes photos directement sur mon mobile, idéal pour poster le tapis rouge sur les réseaux sociaux de ma marque. Bon, par contre, par rapport aux vrais photographes, je me sens en léger décalage. Je me cale dans un coin, je ne bouge plus, affectant mon air “mais oui, j’ai tout à fait le droit d’être là”.

Tapis rouge

Le défilé commence, on a d’abord droit aux invités des marques partenaires, puis arrive une actrice que personne n’identifie, on sait juste que c’est une actrice car elle est très belle, très maquillée, très coiffée et très mince. J’appuie gentiment sur le bouton quand ça commence à devenir la folie furieuse autour de moi “Hé, mademoiselle, HE HE !!! A DROITE ! OH ! A DROITE, A DROIIIIIIITE !!” Qu’est-ce qui se passe ? Ah oui ok… Alors je ne sais pas si vous avez déjà regardé la cérémonie de clôture du festival de Cannes, le moment où le primé va faire coucou aux photographes, vous voyez ? On entend comme une rumeur chez les photographes… Car ils veulent avoir la star de face, qui les regardent, pour une photo au top.

actress-emmanuelle-bercot-best-actress-award-winner-for-her-role-in-the-film-mon-roi-poses-during-a-photocall-after-the-closing-ceremony-of-the-68th-cannes-film-festival-in-cannes_5508823

Alors ça hurle, ça interpelle, ça vitupère… Ce qui est très drôle, c’est que la plupart des participants étant de jeunes pousses du cinéma ou des indépendants, il arrivait parfois qu’on ne connaisse pas le nom de la personne sur le tapis rouge (moi, j’en connaissais quasi aucun, vu ma grande cinéphilie mais ça m’a rassuré de voir que les autres, qui sont un peu plus dans le métier, ne s’en sortaient pas toujours bien non plus). Du coup, quand on connaissait, ça donnait “MELANIE !! RAPHAEL !!! FREDERIQUE !!!” et quand on ne connaissait pas… “MADEMOISELLE ! MONSIEUR ! AAAAA DROITE ! DROITE ! NON DROITE !” Moi, évidemment, avec mon petit Olympus, je fermais ma gueule et mitraillais, mi amusée mi gênée. Non parce que, ok, le tapis rouge fait partie du job mais on me gueulerait comme ça dans le cadre du travail, je ferais un procès pour harcèlement ! Mais les acteurs posent, goguenards, ils font un petit tour et s’en vont en faisant coucou, quelques uns signant des autographes de façon un peu random. Tout est normal dans le cirque Paillette.

leila-bekhti-au-festival-de-cannes

Et puis y avait une fille, la seule en dehors de moi (alors que j’étais un peu posée là par hasard, pour voir si on allait me laisser faire (oui)). Le lendemain, je croise le photographe officiel de la marque qui me dit ne pas m’avoir vue sur le tapis, je lui explique où j’étais posée “derrière une fille qui criait très fort, là…” “Ah oui, c’est Cyrielle, elle n’est pas commode… mais en même temps, c’est pas un milieu facile pour les meufs”. Ah. Alors avec moi, elle a été cool durant la mini interaction que nous avons eue (je lui ai pris son sac pour le poser derrière la bande de photographes, à peu près) mais elle a pourri la vie d’une autre CM de l’événement en lui foutant des coups de coude, se justifiant d’un “je bosse, moi, connasse !”. Alors, Cyrielle est-elle obligée de mettre ses balls sur la table, comme on dit, pour être respectée par ses collègues testostéronés ou réelle connasse ? Moi, en tout cas, elle m’a bien rendu service : vu qu’elle hurlait très fort, tous les people la regardaient… et moi, j’étais juste derrière. Clic ! Clic !

Un milieu très mixte, en effet... Jeu : sauras-tu trouver la seule femme de la photo ?

Un milieu très mixte, en effet… Jeu : sauras-tu trouver la seule femme de la photo ?

Moralité : c’était marrant… et je suis ravie que ce soit pas mon métier parce que j’aime pas me battre pour avoir la meilleure place, j’aime pas devoir montrer les dents pour me faire un peu respecter parce que je suis une femme, je déteste crier. Ou alors, je repère le plus fort en gueule pour me mettre pile derrière et je mets à profit ma souplesse naturelle (hyperlaxie mon amour) pour faire des photos sans avoir le flash ou l’objectif des photographes devant.

Oui, parfois, le photographe de devant te niquait un peu ton cliché

Oui, parfois, le photographe de devant te niquait un peu ton cliché

Rendez-vous sur Hellocoton !

Attention à qui tu retweetes

Janvier puis novembre, ce même phénomène : passer mes journées sur Twitter à cliquer sur tous les articles sur les attentats, apprendre, apprendre encore. Essayer de trouver des articles qui vont m’éclairer sur Daesh, sur la situation, m’éclairer du mieux possible même sur ce que je sais ou pensais savoir… F5, F5. A l’abri derrière mon écran, je suis l’horreur en direct en me ramassant des infos dans tous les sens. Et c’est là que le bât blesse : au milieu des infos vérifiées et importantes à diffuser circulent des hoax, rumeurs et grosses merdes qui te feront bien paniquer.

Fausse info Twitter

Soyons plus concret. Vendredi 13 novembre : j’échange des mails Facebook avec mes anciens collègues pour savoir si tout va bien. Alors qu’on se stresse pour celui coincé au Stade de France, une autre nous explique être à Châtelet et c’est un peu la merde. Je passe sur Twitter et je vois un tweet affirmant qu’il y a des fusillades aux Halles. Whaaaaaat ? Panique pour ma pote. En même temps, je reçois des SMS d’Anaïs qui m’explique que tous les bars sont attaqués, de la Bellevilloise au Comptoir Général. Sauf que pour le coup non, non pour ces derniers. Le lendemain, les journalistes spécialisés dans la Désintox refont le point sur ce qu’il s’est passé ou non. Et là, je vois passer certains comptes que je connais trop bien : info140 et lesnews. Vous savez, ces comptes qui démarrent tous leurs tweets par un énorme point rouge avec un “urgent”.

View of an installation of the exhibition "Infinite Obsession" by 84-year-old Japanese female artist Yayoi Kusama at the Banco do Brasil Cultural center (CCBB) in Rio de Janeiro, Brazil, on October 11, 2013. AFP PHOTO / YASUYOSHI CHIBA (Photo credit should read YASUYOSHI CHIBA/AFP/Getty Images)

Je vomis ces comptes. Vous pensez que leur but, c’est de vous informer? Absolument pas. Tous ces comptes comme celui-ci, lesaxviezvous, les Abandonedpics etc., sont ici pour une seule raison : choper du follower en masse pour louer leur compte aux marques. Donc déjà, je suis légèrement agacée quand je vois ces comptes sur ma timeline et j’ai toujours envie de gronder (plus ou moins gentiment selon mon humeur) ceux qui rentrent dans ce jeu, souvent malgré eux. Après tout, n’ai-je pas moi même retweeté des chatons mignons par le passé ? Bon, voilà. Un article qui vous situe un peu le bordel de tous ces mendiants du RT (je dis plus pute à clic, trop sexiste)

chaton-mignon

Là où le bât blesse, c’est sur la diffusion d’information et de fausse information. Depuis pas mal d’années, on s’énerve sur les hoax et autres désinformations, j’étais la Reine du mail lapidaire “c’est une fausse info, merci de vérifier avant d’envoyer ce genre de mails, merci”. Je ne dis pas ça par snobisme (enfin, si, un peu parfois) mais parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a derrière. Au mieux, des gens pas très bien intentionnés récolteront gentiment votre adresse mail et vous recevrez des tas de pourriels. Au pire, on vous racontera des histoires qui font peur, distillant quelques grammes de haine ordinaire de l’Autre (souvent arabe et encore plus précisément musulman même si cette nuance est souvent difficile à percevoir pour les émetteurs de ces messages). Aujourd’hui, si le procédé reste plus mercantile, bien que quelques uns ne cherchent que la gloriole parce que j’imagine qu’il y a corrélation entre nombre de RT et taille du pénis (sinon, je vois pas l’intérêt); les fausses informations peuvent potentiellement devenir dangereuses. Dans le cas du 13 novembre, j’ai été quitte pour une frayeur pour ma pote (et elle encore plus, vous imaginez bien) mais la situation aurait pu facilement dégénérer à cause de ces comptes relayant toutes les rumeurs comme s’il s’agissait d’un fait avéré.

foule-panique

Les réseaux sociaux sont un média potentiellement incroyable, qui vous permet de suivre n’importe quel événement, heureux ou malheureux, en direct. Twitter réalise régulièrement des cartes liées au nombre de tweets sur un sujet donné pour montrer l’instantanéité des nouvelles. Ici, par exemple, Charlie Hebdo :

Ca fait toujours son petit effet en présentation même si celle sur un but en foot met l’assistance de meilleure humeur. Une rumeur peut se répandre comme une traînée de poudre grâce à ces comptes merdiques qu’on retweete sans y penser et pour le coup, en devenant relais, on devient responsable. Or, le souci, c’est qu’une rumeur, même avérée fausse, laissera toujours des traces, tout le monde n’a pas le courage/l’envie de vérifier une info et le démenti n’atteindra pas forcément ceux qui ont rediffusé sans penser à mal. N’y voyez aucune condescendance de ma part, je me suis aussi parfois plantée (par contre, si je vois le démenti, je le diffuse en faisant mon mea culpa).

flagellations_59417_1903

Mais aujourd’hui, soyons responsables : ne retweetons plus les mendiants du RT, c’est notre petit militantisme pour une info vérifiée et de qualitay sur les réseaux sociaux.

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’annonce faite aux parents

Maintenant que Jonichou et moi avons un peu décidé à quoi allait ressembler notre mariage, il faudrait voir à en parler, histoire que les gens soient un peu au courant quand même. Ok mais on le dit à qui d’abord ? Non parce qu’on connaît le phénomène traînée de poudre de la rumeur : tu le dis à trois personnes, tout le monde est au courant en 5 mn. C’est donc logiquement que nous allons d’abord en informer nos parents (et nos frères et soeurs si on en a).

Alors comment annoncer ce genre de nouvelles aux parents ? Rappelons que nous sommes censés nous marier qu’une fois dans notre vie, c’est pas trop un truc qui se dit au téléphone genre « hé, maman, ça va ? Moi oui, le chat a vomi cette nuit et sinon, je me marie. Et toi, tu racontes quoi ? ». Non non, ça le fait pas. Il faut être un peu inventif. En plus, moi, j’ai un sérieux handicap : ma soeur est passée avant (idem pour le bébé, d’ailleurs. Et voilà, on traîne, on traîne et on perd la primauté. Je crois qu’elle se venge du bac : quand elle a su mon résultat, elle a angoissé à l’idée de pas faire aussi bien).

Bon, faut que ce soit un peu inattendu et « pop! » (oui, j’invente une expression, voilà). Genre faire un cadeau rigolo qui veut dire ce qu’il veut dire ou tiens, me vient une idée. Je suis une fana de photos, je pourrais dire à mes parents que je veux leur montrer des photos et en plein panorama, paf, une photo de Jonichou en train de me demander en mariage ou des photos un peu genre trash the dress… Non parce que j’avoue que le trash the dress est un peu le truc ultime qui me motive pour un mariage. Quoi que je crois que je préfèrerais être derrière l’appareil et non devant même si j’ai pas très envie que les mariés m’imposent leurs envies. Non parce que y a des mariés qui ont des goûts de chiotte quand même… Ouais ben heureusement que j’ai pas choisi photographe de mariage comme carrière…

Bref, faut que ce soit surprenant pour susciter des « oh c’est pas vrai ?!? » et des larmes de joie. Bon, faut dire que j’ai tellement préparé le terrain avec mes parents en mode « moi, le mariage, bof », que peu importe la façon dont je pourrais l’annoncer, ça fera forcément son petit effet ! Finalement, j’ai, dès le départ, adopté la bonne stratégie : être blasée pour qu’on croit que ça ne m’arrivera jamais.

Ou alors j’offre la boîte des mariés Playmobils ?

Vu comme l’annonce est délicate, je n’ose imaginer le reste de l’histoire. Mais oui, dans ma famille, on aime se compliquer la vie un peu et faire les choses différemment.

PS : si t’as un peu envie de nous raconter comment tu as annoncé ton mariage à ta famille, c’est le moment !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les limites de la liberté d’expression

Janvier 2005, cours de droit du journalisme. Face à nous un avocat (plutôt craca miaou) nous soumet un cas « vous avez rendez-vous avec Nicolas Sarkozy dans un hôtel pour une interview sur son dernier livre quand vous le voyez arriver avec une femme qu’il embrasse, qu’est-ce que vous faites ? ». Là, c’est la lutte droit d’information contre droit à la vie privée. Les journalistes ne peuvent pas tout dire et tout faire, c’est un fait. Mais aujourd’hui, les limites de la liberté d’expression touchent aussi les internautes lambda.

 Depuis quelques temps, la rumeur grandit : Nicolas Sarkozy sortirait avec une journaliste française de type blonde qui a un nom de voiture rouge italienne. Mais la consigne tourne : les journalistes ne doivent pas en parler, la journaliste aurait demandé aux
rédactions de ne plus évoquer sa vie privée. Sur le fond, je peux comprendre que c’est chiant que tout le monde commente sa vie privée. Sur la forme, c’est inévitable : on ne devient pas compagne du Président de la République en toute discrétion. Mais suite au scandale des photos de François Hollande et de sa nouvelle compagne dans « Closer », personne n’ose tirer le premier et il faut s’en référer à la presse étrangère pour en savoir plus. Si les journalistes sont soumis à la loi du droit à la vie privée et ne franchissent pas la ligne rouge, les blogueurs, eux, s’en donnent à cœur joie dans le sous-entendu. On ne dit pas qu’ils sont ensemble mais on fait plein de blagues. Mais ça ne plaît pas à la journaliste qui décide de sévir. Ainsi, le sujet évoqué sur le forum Elle a été censuré à la demande de l’avocate de la journaliste. Je vous aurais bien mis le lien mais le sujet a été supprimé depuis.

 Là, j’avoue que ça me pose un problème. D’après ma cops qui participait à la conversation, ça ne dépassait pas le stade de la rumeur. En gros, une nana a posé la question « vrai ou pas », les gens ont répondu des phrases genre « bah si c’est vrai, il se fait pas chier le père Sarko » ou « on s’en fout, y a les grèves, qu’il s’en occupe ». Bref, rien de bien méchant. Et pourtant, ça a été jugé too much par notre amie. Elle a donc demandé à Elle, hébergeur du forum (et donc responsable du contenu) d’effacer le sujet. Ni plus, ni moins. Les journalistes n’ont pas le droit d’en parler, ok, mais nous ? Au nom de quoi doit-on se taire ? Pour respecter la vie de Mme la voiture rouge ? Mais alors tous les forums n’ont qu’à fermer leur portes, alors, car il y a toujours des sujets sur la vie privée des personnalité, y a qu’à lire les forums de Public et consort. Même le divorce Sarkozy est commenté en long, large et travers, y a un sujet sur la future compagne de Sarko… Et je dirais tant mieux. On a encore le droit de papoter, de languedeputer, non ? Ah ben non. Désormais, les propos des gens comme vous et moi tenus en public sont susceptibles d’être censurés sous peine de poursuite judiciaire ? Ne peut-on plus dire ce que l’on veut ? Bien sûr qu’on flirte avec la limite, le droit à la vie privée mais les commentaires sur la vie privée des personnalités est en général un incontournable des forums. Pourquoi Mme voiture rouge a surréagi ? Oui parce que là, je trouve que c’est un peu fort de café, quand même. Surtout que, selon le mail de l’avocate, c’est pas tant l’histoire avec Sarko qui coince mais qu’on parle de son divorce avec son futur ex mari, donc. Elle n’a pas été le seul site à subir les foudres de l’avocate, comme lu ici.

La loi est pour elle, y a rien à redire. Mais je la trouve bien mauvaise joueuse. On ne peut pas empêcher les gens de parler, de ragoter, surtout sur la vie de notre président de la République. A partir du moment où Cécilia est partie, la liste des nouvelles copines de Sarko s’est allongée de jour en jour. Une réaction aussi « virulente » donne donc à penser que la rumeur n’en est pas une. Ca me rappelle l’épisode Baudis chez TF1 dans l’affaire Allègre : en voulant « tordre » le cou à la rumeur, il en a fait une affaire d’état. Là, c’est
marrant de voir comment les médias contournent le truc, comme 20 minutes qui publie une info sur son site suisse (la loi n’est pas
la même…), tout le monde renvoie vers le Daily mail anglais… Il paraît qu’il existe des photos du couple supposé qui vont paraître à l’étranger.

Là, on touche quand même à une question éthique. Que les journalistes respectent la déontologie journalistique c’est normal. J’avoue que la peoplisation des politiques ne me plaît pas, les photo de paparazzi d’Hollande et de sa nouvelle compagne, je trouvais ça too much. Je pense effectivement que les médias n’ont pas à parler en long, large et travers de la vie privée de Sarko parce qu’au fond, on s’en fout quand même un peu. Même s’il est vrai que sa compagne peut avoir un rôle dans la vie politique française, comme je l’ai déjà dit. Mais peut-on en demander autant aux internautes lambda ? Quand je vais sur un forum, j’ai des devoirs, définis par la charte. Mais c’est vrai que papoter sur ce genre de rumeurs me paraît pas des plus odieux, surtout si personne n’affirme rien. Et quid des bloggeurs ? Pas journalistes mais doivent-ils pour autant respecter la même ligne de conduite que ces derniers ? Pour ma part, j’aurais pas fait d’article sur le sujet, même si j’avoue avoir lancé une sale vanne sur la question dans une de mes listes. Mais demander à des bloggeurs d’enlever les articles sur le sujet, n’est-ce pas un peu trop ? Surtout que les articles de blog ont une durée de vie globalement limitée, surtout pour les blogs tenus à jour quotidiennement. Alors qu’il m’aurait paru plus simple de laisser pisser, Mme Voiture rouge
et son avocate remettent une bonne dose d’huile sur le feu et relancent l’impression que la liberté d’expression en France n’existe plus. Pour ma part, je ne peux nier que Mme Voiture Rouge utilise la loi qui est en effet en sa faveur et sur le principe, on ne peut rien redire sur ça. Mais je trouve ça vraiment exagéré. Sortir un lance-flamme pour tuer une punaise, ça fait plus de dégâts qu’autre chose même si, in fine, les articles et sujets de forum visés ont été retirés.

(quoi, j’ai abusé des méta liens?? Mais euh…)

Rendez-vous sur Hellocoton !

N’importe qui peut faire mon métier

 Il y a pas mal de temps, j’ai lu un article d’Hervé Brusini sur les journalisme et la blogosphère (Le journalisme, quand Internet est roi…, dans Le Monde du 05 mars… Oui, je
fais preuve d’une incroyable réactivité, là). Le lisant dans le train reliant mon sud adoré à Paris, j’étais déjà passablement de mauvaise humeur grâce à l’heure et demie de retard de mon train.
 apoil.jpg

Là, je lis la prose de M. Brusini et je suis passablement agacée. « Tous journalistes ? ». Ben tiens, c’est bien la peine que je me sois fait chier à faire 7 ans d’études alors que journaliste, c’est pas quelque chose qu’on devient, c’est quelque chose qu’on est. Hé oui, moi, je fais ma maline avec mon « master professionnel de journalisme » mais n’importe qui peut faire la même chose que moi.

Le blogueur est-il un journaliste ? Rien ne m’agace plus que cette affirmation. Qu’est-ce qu’un blogueur ? Quelqu’un qui écrit, se filme ou parle, nous sommes d’accord, il utilise finalement les mêmes formats qu’un journaliste. Je ne dénigre pas le média blog, sinon, j’aurais pas les miens ! Je trouve que les blogs, bien utilisés, sont un vecteur
d’information tout à fait intéressant, j’en lis tous les jours. Mais ce que j’aime dans leur blog, c’est leur subjectivité, leur légèreté.

Quand j’écris un article pour mes blogs, je suis en mode « fille ordinaire de 27 ans » et pas en mode journaliste. En gros, je ne fais pas de recherche documentaire, je décroche pas mon téléphone pour un entretien, avoir l’avis d’un psy, d’un sociologue ou d’un politologue, je croise pas les infos, j’ai pas de dossier de presse. Quand j’écris un article de blog, je me pose juste devant mon ordi et je plaque mes idées sur l’écran et ça ne va pas plus loin. C’est totalement subjectif et je le revendique. J’ai d’ailleurs dû m’énerver car pas mal d’internautes me reprochaient mes opinions, m’expliquant que « pour une journaliste », j’avais des avis bien tranchés. Apparemment, on est tous journalistes mais ceux qui en ont le diplôme n’ont pas le droit d’avoir un avis.

Un blog n’est-il pas finalement que la vision écrite (ou filmée) d’une conversation du café du commerce. Ici, je vais m’amuser à analyser l’actu, à donner mon opinion mais je ne
pose aucune vérité établie, je ne cherche pas à recouvrir ma prose d’un vernis de crédibilité pour vous faire adhérer à mon avis. Pour moi, la différence majeure entre journal et blog, c’est le but. Un journal cherche à informer et à faire comprendre alors que le blogueur cherche à partager. Une musique, un coup de cœur, une opinion mais il partage.

Je suis un peu fatiguée par cette volonté de toujours opposer les uns aux autres. Le fait de bloguer n’est pas du journalisme et je trouve très grave de faire l’amalgame. Parce que
c’est écrit, on a l’impression que c’est indiscutable, on se méfie plus des journalistes que des blogueurs sous prétexte que les blogueurs annoncent clairement leurs orientations politiques et sont « libres ». Pourtant, pas mal d’intox circulent sur le net comme les nombreux hoax qu’on reçoit par mails et que certains prennent pour argent comptant.

Le journaliste, lui, a une obligation morale et éthique de ne pas avancer n’importe quoi. Notre métier implique non seulement un savoir-faire qui ne s’acquiert pas en claquant des
doigts, un réseau constitué au fil des expériences, une rapidité d’exécution née de la pratique mais surtout une déontologie. La rumeur ne doit pas faire les choux gras des journaux. Bien sûr, ça, c’est la théorie. Mais tout de même, je suis lassée de voir à quel point mon métier est bradé aujourd’hui. Bien sûr que je savais écrire avant de commencer mon « master professionnel ». Mais j’oubliais parfois, comme mes camarades, que le but premier d’un article, c’est d’informer donc les titres semi obscurs genre on fait du Libé mais on pousse le bouchon trop loin, on oublie. Si on veut faire des effets de style qui rendent nos propos limite incompréhensible, on écrit un roman. Un article de journal, il faut que ce soit compréhensible pour tous. Sujet, verbe, complément, pas la peine de faire des phrases de 4 km de long. On apprend aussi l’art de choisir la bonne photo, comment fonctionne une caméra, ce qu’il faut filmer, les montages d’images qui donnent du sens, éviter les faux plans, les mauvais raccords, travailler sa voix pour la faire paraître plus spontanée. Quoi qu’en disent certains qui méprisent le journaleux, c’est
un vrai métier.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 2)

L’autre, je vous expliquais avec le talent qui me caractérise (mouarfff ! Quelle modestie) quelques tuyaux pour faire un blog qui déchire. Mais c’est pas tout d’avoir un beau blog, il faut que les gens le découvrent. Parce que tu peux être une pépite d’humour et de finesse, si personne ne sait que ton blog existe, ça sert un peu à rien. Alors, aujourd’hui, je te donne des tuyaux pour faire de la pub pour ton blog.

 

Bon, déjà, tu as les annuaires et les moteurs de recherche mais ça, je vais pas t’en parler parce que tout le monde le fait et c’est même pas drôle. Moi, je fais te filer des conseils d’une vieille blogueuse, à appliquer ou non. Alors comment popularise-t-on un blog ? Alors, déjà, de quoi tu parles ? Non parce que par exemple, si tu fais un blog sur l’OM, c’est pas super la peine d’aller faire ton malin sur un forum pro-PSG. Parce que si tu attires des lecteurs grâce à ça, tu risques que de récolter des comms d’insultes donc je te le conseille
pas. Donc, déjà, si tu veux faire ton malin sur les forums en mettant l’adresse de ton blog, assure-toi de pas te faire des ennemis parce que se faire attaquer en permanence sur son blog, c’est pas franchement amusant. Ça peut même te dégoûter à vie du blog… Pourtant, certains utilisent cette technique. Par exemple, lors de mes interviews pour Modo, deux over-bloguiens m’ont parlé d’un commentateur militant FN qui venait les insulter. Ah oui, je le connais bien celui-là, il m’a fait pareil ! Sauf qu’à force d’insulter les gens, tout le monde le dénonçait sur le forum OB pour son blog à la limite de la loi (presque raciste, presque négationniste…) et dès qu’il faisait un pas de travers, hop ! blog suspendu. Donc voilà, c’est pas vraiment une bonne technique.

Le mieux, c’est de faire ami ami avec les autres blogueurs. Parce que finalement, la blogosphère, c’est vraiment comme le lycée (voire le collège) : toi, t’es nouveau, tu arrives en cours d’année et les groupes sont déjà constitués. Mais les groupes ne sont pas hermétiques, à toi de t’intégrer. Comment ? Mais comme dans la vie. Tu entames la conversation. Ce qui est bien sur les blogs, c’est que les gens te livrent un texte ou une planche, tu n’as plus qu’à commenter. Mais, s’il te plaît, sois pertinent. On raye de suite les « trop cool ton
blog, viens voir le mien ». Ce genre de comm, je les efface. Déjà, j’aime sentir que la personne a vraiment lu ce que je m’étais cassée à écrire. Après, tu n’es pas obligé d’être toujours d’accord avec ce que je dis non plus, c’est même la vie. Parce qu’un mec qui commente toujours « t’as trop raison, tu es géniale ! », je vais pas aller voir son blog et à la fin, je risque même de me foutre de lui. Non, sois pertinent mais correct. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec moi, c’est pas une raison pour me mépriser ou m’insulter. Non, sois courtois, sincère, pertinent et les gens viendront te lire (et pas que celui chez qui tu commentes, magie !).

Après, ce qui marche quand même bien, c’est le léchage de fesses. J’en eus connu qui étaient des spécialistes. Déjà, ils commençaient par un « en fait, je voulais trop te rencontrer car c’est toi qui m’a donné envie de créer mon blog ». Ça, c’est très bon ! Du coup, on se sent un peu parrain/marraine du nouveau blogueur et même qu’on le met en lien. Enfin, moi, je le fais plus, je laisse grandir un peu ledit blog pour voir si je le linke ou pas. Non parce que le lien en blog, c’est délicat : si je linke un blog, c’est un gage de qualité donc je mets pas n’importe quoi. Or, parfois, un blog bien parti perd rapidement en qualité, ça m’emmerde de le laisser lié mais si je l’efface, ça va faire des histoires à base de « ouais, elle a enlevé mon lien, c’est une connasse, elle est jalouse de mon succès » ou chais pas quoi. Sauf que le fait d’être lié sur un blog, ça rapporte au mieux une dizaine de visites par jour donc pas de quoi s’extasier non plus. Par contre, faire ami/ami avec un blogueur, ça, c’est plus efficace. Par exemple : « Hier, je suis allée avec LilVirgo faire des courses »… Donc lien vers Lil. La demoiselle commente chez moi et comme elle est trop drôle, mes lecteurs-commentateurs passent la
voir à leur tour et hop. Ce qui marche vachement bien, aussi, c’est les soirées blogueurs et tout ça, faut pas en rater une. Moi, honnêtement, je suis allée à aucune. Parce que je n’en vois guère l’intérêt, si je veux rencontrer un blogueur, je lui écris direct un mail, ça va plus vite. Mais bon, ça reste un bon truc pour se faire des copains et se faire linker un peu à droite à gauche.

Mais là, encore, attention, ce genre de relation, ça se gère. Hé oui parce que des fois, les blogueurs, ils se tirent dessus. Genre, fais de la lèche, ok, mais fais en sorte qu’on ne relève pas ton hypocrisie parce que sinon, tu vas perdre ton lien sur les autres blogs. Après, si tu te la joues sur ton blog, attention aux rencontres, ça risque de te retomber dessus. Par exemple, si tu te la joues « je suis trop un tombeur, j’ai couché avec 258 filles », évite de t’étonner quand une blogueuse avec qui tu passes la nuit se couche sur le ventre malgré son opulente poitrine parce qu’elle va avoir tendance à penser que t’as trempé ton biscuit à peine trois fois dans ta vie. De la meme façon, rencontrer des blogueurs, c’est donner un visage à son pseudo et là, c’est à manipuler avec précaution. Bon, si tu dis que tu es beau ou belle sur ton blog, tout le monde te croira, pas le choix. Si tu mets des photos de toi sur ton blog et que tu ressembles plus à Lova Moor aujourd’hui qu’à Adriana Karembeu, bon,  y en aura toujours quelques uns qui se sentiront obligés de dire « ouah, comme t’es trop belle », comme on dit toujours qu’un nouveau né est beau, même si on le trouve laid. Mais je pense que tes stats vont s’en ressentir. De la même façon, si tu n’arrêtes pas de vanter ta beauté, ne mets jamais de photos car tu risques d’être la cible de deux blogueuses languedeputes qui commentent sur MSN (j’avoue que je fus l’une d’entre elles). Donc si tu dis que tu es sublime, évite de donner ton visage d’une façon ou d’une autre, ça fera partie de ta légende : « Bidule, le blogueur si beau que personne ne l’a jamais vu ». La rumeur peut être un bon argument vente aussi mais c’est très dangereux quand même, à manier avec précaution. Par exemple, si on dit « en fait, Nina, c’est Virginie Despentes » ou une autre écrivaine connue, c’est cool. Par contre, si tu fais naître une rumeur à base de « Nina sort avec blogueur machin », les gens peuvent se passionner de cette histoire et fouiller sur vos blogs respectifs
pour voir si c’est vrai ou pas. Le problème, c’est que ça peut te revenir dans la gueule, genre « il a dit ça sur elle », « elle a dit ça sur lui », « il paraît que c’est un mauvais coup », « il/elle l’a trompé(e) ». Alors, à la limite, y a pas de couple Nina-blogueur X donc tout ça, c’est fatigant mais bénef mais si le couple existe vraiment, ça peut l’atomiser ce genre de conneries.

Voilà, maintenant, tu as un blog top et tu as appris à lécher les bottes des blogueurs pour qu’ils parlent de toi… A partir de là, tu es bien parti pour devenir un blogueur incontournable !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Comment écrire un article quand on a rien à dire

Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.


Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).

 

Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !

 

Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).

 

Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.

 

Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !

 

Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.

 

Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.

 

Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « 
le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?

 

Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !

 

Et en bonus, un youtube!!

 

Rendez-vous sur Hellocoton !