Birdman d’Alejandro Iñarritu

D’ordinaire, je suis la fille à lever un sourcil voire deux quand on me propose d’aller voir un film primé aux Oscars/Césars. Ces cérémonies étant plus un bal de faux culs occupés à masturber leurs voisins pour tenter de choper une statuette (ou une compression). Bon, ok, les Oscars, c’est pas les pires, j’admets. Mais là, la bande-annonce m’avait enthousiasmée et on m’avait dit que c’était un peu comme Mulholland Drive, l’un de mes films préférés. Donc avec Victor, nous voici pop corn* en main et c’est parti.

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L’histoire : Riggan Thomson, ancienne gloire hollywoodienne surtout connu pour son rôle dans Birdman, les aventures d’un super Héros à moitié oiseau. Après avoir refusé Birdman 4, Riggan tombe peu à peu dans l’oubli. Pour rebondir et gagner enfin ses galons d’acteur, il décide d’adapter au théâtre un roman de Raymond Carver. Au casting : Lesley, une actrice qui réalise enfin son rêve de jouer à Broadway, la jeune et éthérée Laura, maîtresse de Riggah et Ralph, un acteur poussif qui surjoue en permanence. Autour de Riggan gravite sa fille, Sam, sortie tout juste de sa rehab et nommée assistante de Riggan, son meilleur ami, producteur et avocat Brandon et son ex femme, Sylvia.

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Alors que l’on assiste aux répétitions, un accident survient, Ralph se prend un projecteur dans la figure et va donc avoir du mal à assurer les générales qui doivent avoir lieu le lendemain. Rebondissement : Lesley propose de contacter son ami Mike Shiner, un acteur génial. Bonds de joie, tout le monde y croit. Mais Shiner va se révéler absolument ingérable et au fur et à mesure de ses fraques, l’aspect noir de Riggan ressort : une voix gutturale (qui n’est pas sans évoquer le Batman de Nolan) l’accable, essaie de le faire péter les plombs, Riggan s’adonne de plus en plus à la télékynésie. Est-il réellement Birdman ?

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Au fur et à mesure des générales de la pièce qui se déroulent toutes mal, la colère grandissante de Riggan rythmée par une batterie de jazz incroyable nous amène petit à petit jusqu’au jour de la première, vrai climax du film.

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Alors que penser de Birdman ? Je ne prétendrai pas à l’objectivité : j’ai vraiment adoré et j’ai envie de vous pousser à aller le voir. La musique est complètement incroyable, prenante. La caméra sur épaule qui suit les personnages dans un décor sombre et un peu étouffant. Le rythme est hyper enlevé, parfaitement souligné par la batterie jazz donc, tu restes collé à ton siège pendant tout le film, tu veux voir la suite, vite. Petit effet intéressant (mais je ne sais pas si c’est volontaire) : la bande annonce raconte une histoire tellement différente que tu attends un rebondissement qui ne viendra jamais, tu le comprends quand soudain, une scène apparaît et que tu réalises que ce n’est pas ce que tu croyais. La surprise est d’autant plus grande. Et agréable. Les acteurs sont impeccables, je suis d’ailleurs un peu déçue que Keaton n’ait pas obtenu l’Oscar. J’espère qu’il est bon Eddie Redmayne et qu’il n’a pas chopé la statuette juste grâce à la “prime du biopic”. J’ai bien aimé la mise en abyme d’ailleurs : Michael Keaton, le génial Batman de Burton (mon côté Burton fan girl m’oblige à dire qu’on n’a jamais fait mieux que les 2 Batman avec Keaton)

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Par contre, je suis perplexe quand on me parle de Mulholland Drive. Alors oui, ok, ça parle d’acteurs et y a Naomi Watts dedans qui roule une pelle à une brune. Scène qui me semble d’ailleurs une sorte de clin d’oeil au film de Lynch. Oui, quelques scènes interrogent notre logique, jouent la carte du surréalisme, oui, on essaie de démêler le vrai du faux. Mais après, rien à voir. J’ai aussi vu des comparaisons avec Black Swan. Alors éventuellement oui sur le questionnement sur la gloire, sur l’orgueil, ce besoin maladif d’être aimé et l’envie de réussir et un personnage antinomique mais après…

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Et puis, gros plus produit, ce film m’a fait réfléchir. Avant d’aller au cinéma, on avait discuté, avec Victor, du monde du travail, de travailler par passion ou pour gagner de l’argent en acceptant d’avaler pas mal de couleuvres pour pouvoir “se payer des vacances”. Quand Riggan cherche un nouvel acteur pour remplacer Ralph et qu’il constate que tous ses collègues sont allés se fourvoyer dans des films “franchise” qui leur permet d’avoir du succès alors que lui, qui essaie de faire une performance qui a un sens pour lui, flirte dangereusement avec l’échec.

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Bref, en résumé : allez-y.

 

* En vrai,non, on ne mange pas de pop corn au ciné parce que vu le prix, faudrait que je crève de faim pour m’offrir des grains de maïs soufflés à prix d’or

 

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La ceinture masculine, ta pire ennemie

(article léger pour les 3 du fond qui traîneraient ici en ce long week-end)

La première fois avec un homme, toujours une grande aventure. Les doigts caressent, fébriles, le corps de l’autre, découvrant ses coins et recoins. Dans les magazines féminins, on vous explique que la femme craint que l’homme n’apprécie guère son corps sans emballage (non mais faudra un jour m’expliquer comment des vêtements pourraient m’enlever 10 kilos qui réapparaîtraient dès que je suis nue !). Moi, c’est pas d’être nue qui m’angoisse… C’est la ceinture.

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Dans la version féminine des ceintures, y a une boucle, un trou, une languette et fin de l’histoire. Une ceinture masculine, y a toujours une boucle à la con. Je vous jure, je sais plus lequel de mes ex avait une ceinture que je n’arrivais jamais à détacher, ça devenait limite un running gag ! Du coup, à l’heure de l’effeuillage, je stresse. Mes doigts commencent à tâter la bête, caresser la boucle, soulever l’air de rien un coin ou l’autre pour essayer de déclencher quelque chose. Surtout que je ne suis pas censée regarder car je fais ça tout en faisant autre chose (genre mélanger ma langue avec mon partenaire. Allez regarder discrètement une ceinture quand on vous roule une pelle… Surtout quand on est myope !). Multitâche, oui, mais encore faut-il que je maîtrise les dites tâches.

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Mais pourquoi sont-elles si compliquées, ces ceintures ? Pour vous démarquer des weshs avec les pantalons aux genoux ? Parce que vous avez bien remarqué que dans le Da Vinci Code et toute la série des bouquins de Dan Brown, le Professeur dont j’ai oublié le nom arrive à choper facile avec des histoires d’énigmes et de casse-têtes ? Mais messieurs, si je suis en train d’essayer de vous enlever la ceinture, c’est certainement que je suis déjà conquise, inutile d’en rajouter, hein… Et puis à la limite, filez-moi un Rubik’s cube pendant la levrette…

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Ou alors, c’est pour jouer avec ma patience, en mode cadeau de Noël avec tout un tas de scotch. Oui, je déchire pas le papier, moi, je décachète. Et je fais pareil avec les hommes, imaginez leur tête si je déchirais leur pantalon ! Surtout si nous sommes chez moi… Quoi qu’il en soit, il y a des moments plus indiqués pour jouer avec ma patience, surtout que j’en ai pas des masses.

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Et là, les hommes s’insurgent. Eux aussi, ils doivent se battre. Non pas avec notre ceinture mais avec nos pantalons. C’est vrai quoi, pourquoi les pantalons féminins ont toujours des boutons à l’intérieur, des agrafes, des fermetures éclairs un coup sur le côté, un coup sur le devant. Pareil pour les robes, les fermetures éclairs sont toujours cachées. Alors oui, il est possible de passer dessous mais avouons-le, le peau contre peau, ça reste le must. Et puis les soutien-gorges impossibles à défaire, les collants qu’il ne faut pas déchirer… Vous, femmes, osez vous indigner d’une ceinture un peu taquine à enlever. Mais il faut bien que vous gagniez votre Graal, vous aussi, pas de raison qu’on soit les seuls à galérer !

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Oui, oui… Mais nous, on n’est pas responsable de la galère du collant ou du soutif, y en a pas de plus simple (quoi que jeune ado, j’avais un ravissant petit soutien gorge qui se fermait devant avec un bouton pression). Alors que vous, pourquoi vous ne prenez pas une ceinture toute simple à base d’une boucle, une languette, un trou dans lequel on glisse la languette (cette phrase me paraît terriblement ambiguë). Promis, personne ne vous volera le pantalon dans la rue !

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Tu veux ma brosse à dents ?

Drame domestique y a 10 jours : ma tendre moitié a oublié sa brosse à dents pour dormir à la maison. Un problème, une solution : utilise ton doigt, ai-je suggéré. Solution adoptée.

Puis, tandis qu’il s’exécutait, une chose m’est revenue en tête. Dans ma prime jeunesse, j’avais lu dans un roman de Mary Higgins Clark (référence) un dialogue ou un mec proposait à sa nouvelle copine d’utiliser sa brosse à dents, comme une sorte de signe d’amour, un partage d’intimité absolue. Ciel, aurais-je compromis l’équilibre de notre couple en ne proposant pas ma brosse à dents ?

De prime abord, je trouve ça un peu crade de prêter ma brosse à dents, je suis pas sûre que partager avec autrui toute ma flore buccale et mon tartre donne envie à qui que ce soit. Puis à y repenser, je me dis qu’on partage bien « pire » en terme de flore et de fluides. Puis après tout, nos langues pénètrent nos bouches pour se mélanger dans un déluge de salive… Alors le brossage de dents, c’est peanuts à côté… Et tiens, cherichou (je l’appelle pas comme ca en vrai) il en pense quoi ?

Samedi matin, je relance je ne sais plus comment cette histoire de brosse à dents. « Tu sais, tu aurais pu utiliser la mienne… ». « Oh oui mais bon… J’en ai 2 à la maison, je penserai à en avoir toujours une sur moi ». « Bah, tu peux aussi la laisser ici ».

En fait, c’est pas tant que la brosse à dents commune débecte mais c’est juste bien d’avoir la sienne propre. Un peu comme la serviette de bain ou la brosse à cheveux (oui, enfin, les mecs n’utilisent pas de brosse à cheveux). Surtout que si tu passes en second, la brosse à dents ou la serviette humides, ça fait un peu chier… Sans parler du fait que c’est pas parce qu’on est un couple qu’on doit nécessairement tout partager…

Puis se prendre la tête sur une phrase écrite par Mary Higgins Clark, était-ce bien raisonnable ?

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La soirée qui ressemble à rien

Samedi, j’étais de sortie. Isabelle la rousse organisait une petite fête chez elle plus ou moins pour son anniversaire mais plus tellement vu qu’il était en novembre. Plusieurs membre du clan des 7 étaient là : Isabelle la brune (y avait aussi Isabelle la châtain à la soirée), Alice, Isabelle la Rousse et moi, les trois autres n’étant pas dispo. Une soirée qui tombait à pic vu que ces dernières semaines m’ont bien éreintées sans oublier que samedi, ça aurait fait un an avec l’Amoureux. J’étais donc de charmante humeur, j’ai même failli en pleurer sous la douche. Mais j’ai bloqué, ce qui est un peu con car je crains de me mettre à pleurer pour une connerie après.

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Je retrouve Alice à Châtelet et c’est parti pour un trajet pour la campagne transilienne : rer, bus et une petite marche d’une dizaine de minutes. Le bout du monde. Pendant le trajet, on parle de nos marasmes respectifs (elle s’est retrouvée célibataire deux jours après moi, ça crée des liens) mais je n’ai qu’un mot d’ordre : passer une bonne soirée. Et je vais être servie, ce qui suit fut un grand moment de surréalisme. En chemin, nous nous disions « oh mais ça va être une soirée sympa mais calme, personne ne va se mettre la tête à l’envers ». La vie devrait m’apprendre de ne plus prononcer des sentences sur l’avenir, il suffit que je dise « ceci sera » ou « ceci ne sera pas » pour que l’inverse arrive. Mon pouvoir est fascinant. Donc on arrive sur place, Isa la rousse est encore sous la douche donc on accueille les nouveaux arrivants, deux frères, Arthur et Fabien. Petit à petit, les gens arrivent, un gros convoi de gens de la plongée avec deux Philippe (oui, 3 Isa, 2 Philippe, on se marre), Isa la châtain et Laure. On commence à s’installer pour boire et tartiner des toasts en discutant, Philippe le blond me taquine sur mon étalage de rillettes (j’en mets pas assez) et semble flatté que je l’ai déjà vu à la plongée. En fait, je me suis rendue compte plus tard que je le confondais avec un autre mec. Au fur et à mesure des discussions, je me retrouve à discuter avec Fabien, un des deux frères et j’entends bien que ça jase autour de nous, qu’on nous prend en photo. Oui, euh, ok… J’ai bien noté que le monsieur me trouvait très sympa mais j’ai un peu été claire sur la situation : moi avoir le cœur brisé, merci. 

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Changements de place au gré des excursions sur le balcon pour fumer, Philippe le blond passe à un moment et me parle avec les mains sur mon ventre ( ??) mais je ne fais guère attention. Retour à l’intérieur et je me retrouve à parler au frère de Fabien, Arthur, qui a décidé que j’étais trèèèès à son goût : « Han, t’es belle, t’as des yeux magnifiques, des très beau seins et un beau petit cul ». Le tout à prononcer avec une voix pâteuse, bien sûr. Il m’explique qu’il veut qu’on se voie samedi prochain (pas possible, je suis prise pour de vrai), il me colle un smack, j’arrive à esquiver le suivant. Au bout de 15 mn de « t’es belle, j’ai envie de toi, t’as trop des beaux seins et un beau petit cul », j’arrive à m’échapper. Retour sur le balcon avec Fabien, une fille, Marie, nous rejoint et nous parle de Philippe le blond qui lui a roulé une pelle alors qu’il lui avait mis un vent y a 6 mois (faudra que je vous parle de sa théorie de l’épilation, assez vrai) et d’Arthur qui lui a dit qu’elle avait « un très beau petit cul » et un discours très semblable à celui auquel j’ai eu droit. Là, Isa la brune qu’est ma chouchoute du groupe et qui m’a beaucoup soutenue (ou supporté, je sais pas bien) ces derniers temps arrive et vient me parler de la St Valentin « tu fais quoi lundi ? » « Ben rien ! » « Ah mais la St Valentin, ça sert à s’envoyer en l’air quand on est célibataire ! ». Apprendre à Isa à ne pas dire ce genre de choses devant un garçon que je trouve bien trop sympa pour en faire un sex buddy. Ahahah… Ben, je vais rentrer moi.

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Retour à l’intérieur, on se pose sur le canapé avec Isa la brune, elle me montre les photos de la soirée où Arthur et Philippe le blond essaient de rouler des pelles à tout le monde. D’ailleurs, tiens, Philippe attrape Isa la châtain et lui viole les amygdales. Ah ok. Laure nous rejoint, Philippe commence à se désaper et finit par sauter à poil au milieu du salon. Ah ok.  Je vais retourner dehors avec Fabien, tiens. Dehors, on retrouve Arkan, acteur, qui joue dans une grande série fleuve française (devine laquelle), on discute tous les trois quand Isa la brune arrive pour me dire qu’on doit intervenir car Alice est en train de cajôler Nicolas son ex qui dort et que c’est pas bien. D’ordinaire, je suis l’élite des interventions « Alice » mais là, non, elle décide d’agir seule. On reprend notre conversation et c’est Philippe qui intervient, il arrive torse nu, le pantalon défait et la ceinture ruinée (on avait retrouvé la boucle à nos pieds) et très chaud, il finit par carrément se foutre à poil.


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« Bah ça te fait quoi ? me demande-t-il.

– Heu, rien… »

Donc on continue de tous discuter tranquillement, lui les couilles et la bite à l’air mais il finit par se rhabiller. Isa vient me chercher pour me dire qu’on s’en va. Tout le monde rentre dans la pièce puisqu’on lance la vague des départs. Philippe m’attrape et me roule une grosse pelle baveuse. Heu oui…ok. Je m’en dépatouille, commence à dire au revoir, Isa m’indique qu’Alice pleure donc je vais la voir pour la consoler un peu et quand je me relève pour rejoindre mon convoi, Philippe me resaute dessus « Hé mais tu m’as même pas fait un bisou !». Si mais j’ai pas le temps de protester que j’ai droit à un nouveau service de soupe de langue. Ouéééé…


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Fin de soirée, retour à la maison. Pourquoi je vous raconte ça, outre le fait que c’était un peu du grand n’importe quoi. Parce que, curieusement, cette soirée m’a un peu montré quelques univers des possibles. Ca fait du bien de se sentir intéressante et séduisante. Je parle pas d’Arthur et Philippe mais plus de Fabien même si je sais qu’à cette heure-ci, j’ai pas envie d’une relation de quelque nature que ce soit. Mais ça fait du bien de se dire que quand je retournerai sur les chemins de la conquête, non seulement je suis un « produit »
intéressant (même si  je pense avoir perdu des points quand j’ai eu une langue étrangère au fond de la gorge) mais qu’en plus, des rencontres, c’est pas si dur d’en faire. 

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Courrier des cœurs : réponse à ML

Cette semaine, ML nous a soumis la question suivante : « J’ai un collègue avec qui il y a attirance depuis deux ans, on flirte par mail et tout mais il ne s’est encore rien passé. Je lui plais, il me plaît mais rien. Pourtant, je sais qu’il en a envie, il me l’a dit. Alors que faire pour débloquer la situation? »



La cellule love and sex des vingtenaires s’est donc réunie pour essayer de répondre à cette délicate question.

Tatiana : Viole le !

Summer : moi je dis qu’il y a anguille sous roche. Il te dit mais ne fait rien? étrange…

Jane : Au bout de 2 ans, s’il y a vraiment attirance, s’il avait du passer quelque chose, ça se serait passé. A moins que le monsieur en
question soit indisponible genre « j’ai une femme et 5 gosses », où là, on comprend l’hésitation… Non mais voilà quoi, 2 ans! Il y a bien un moment où il faut savoir se jeter à l’eau, passer du flirt gentillet par mail interposé (qui remplace les petits papiers qu’on s’envoyait en cours au collège) à une tentative de rapprochement physique (on se tient la main pendant la récré) voire même carrément physique (on se fait des bisous à la grille le soir avant de rentrer chacun chez soi)
Enfin bref, deux ans d’attente, quand on a plus de 15 ans, ça fait beaucoup quand même… Pourquoi ne pas tenter de forcer le destin histoire de tester votre compatibilité avant la ménopause?
Parce qu’il semblerait que monsieur ne soit pas prêt à faire le premier pas.
Le conseil bonus: Demander à une copine de la compta de dire à un de ses collègues des RH que tu es dispo un soir en semaine pour sortir et attendre la réponse par le même chemin.

Bobby : La timidité devrait être proscrite…
Vous êtes hétérosexuels, alors foncez, que diable ! Aucun rapport, me diras-tu ? Mais ma ptite, que je mette deux ans à me poser des questions, du style « oui mais si il me refoule parce qu’il n’est pas gay ? » ou « peut-être est-il bi avec un peu de chance ? », ça peut se comprendre. Toi tu n’as aucune excuse. Alors on se met un coup de pied au cul, et on y va !
(Bobby en mode pédé aigri qui en a marre des chouinouses)

Jane : Et s’il est gay en fait et que c’est pour ça que ça avance pas, hein hein? 😉

Bobby : Dans ce cas :
1/ Oublie le
2/ Non, non, on t’a dit d’oublier !
3/ Présente le moi

Diane : Alors, dans ce genre de cas, plusieurs solutions:

1/Le damoiseau en question pourrait bien, tout simplement, ne pas être célibataire, ce pourquoi il flirtouille parce que tu lui plais réellement, mais que il ne veut pas aller jusqu’à l’adultère.

2/Il peut également être un énoooooorme immense timide (parce que 2 ans qd même…), de ces gens que, même quand tu leur envoie des énooooormes signaux genre ouiouitumeplaisjtassurevraimenttienstusensbont’esbeauj’aimebientavesteposetesmainssurmeshanches, eh bien ils se disent toujours « peut-être que pas vraiment au fait », du fait que effectivement y’a des gens qui jouent avec les autres sans vouloir aller plus loin. Bref, si c’est le cas, tu prends le taureau par la corne, si j’ose dire, et tu l’invites carrément à diner, avec force suggestion et jupe fendue.

3/Ou alors, ou alors, c’est peut-être que c’est juste le jeu qui l’intéresse, qu’il a peur qu’une fois le flirt consommé, la magie de la séduction disparaisse, et qu’il aime justement cette petite incertitude excitante qui plâne entre vos deux libidos au garde à vous.

Mais dans tous les cas, il n’y a qu’une façon d’être fixée, c’est de lui rentrer dans le lard.

Lucie : jusqu’à présent je pensais être un cas désespéré, merci à toi chère lectrice…je vois qu’il y a plus désespérée et plus nulle que moi
en drague!!!! Enfin bon 2 ans….hahahahahahahahaha….je serais tentée de dire que vous êtes (si il y a réellement ouverture avec le monsieur) vraiment de grands handicapées…mais lâchez-vous enfin! Vous n’allez pas non plus y passer 2 ans de plus.

Sinon, autre hypothèse, le monsieur en question est un grand pervers qui s’amuse allègrement avec toi depuis 2 ans. Et comble du comble du pire, peut être qu’il en plaisante même avec ses potes…version dîner de cons!!!! dans ce cas là, jettes-le.

Lucas : Je suis le seul à avoir pensé à la scène de Love Actually où le patron impose à une de ses employées de prendre son courage à deux mains et d’aller voir l’objet de ses soupirs pour le bien-être de la boite ?
Je te donne la réponse qu’une demoiselle avait écrite lorsque j’avais organisé une Lucas Academy (où les 13 candidates initiales devaient écrire un article chaque semaine sur un sujet que j’avais proposé : au bout de deux mois restait l’Elue).
Note bien que la scène se passait à une soirée mais qu’elle est transposable au bureau.
Le damoiseau : « Bon ben je m’en vais, il est tard. Bonne nuit. »
La demoiselle : « Et t’as cru que t’allais partir sans me rouler une pelle ? »
Trash ? Pfff, arrêtez vos jugements négatifs, vous les lecteurs pleutres ! Entreprenante c’est tout…

Enzo : Tout d’abord, je suppose qu’après deux ans, tu connais son statut marital et donc qu’il n’y a pas de soucis de ce coté là ! Si ce n’est
pas le cas, laisse tomber, vous échangerez votre premier baiser lors du pot de départ en retraite.
Je me désolidarise de la plupart des commentaires de mes camarades :
Summer > ELLE dit mais ne fait rien? Etrange…
Jane > Et pourquoi pas se peindre les fesses en rouge pour attirer l’attention du mâle et l’inviter à la saillie ? Il faut arrêter et se prendre en main tout(e) seul(e) !
Je dirais donc qu’il faut que tu agisses comme une grande fille ! Comme le dit Tatiana (quoiqu’avec un peu de nuance), viole-le ! Comme le conseille Lucas, soit entreprenante au lieu d’attendre (2 ans, putain !) ! Met les pieds dans le plat ! Girl-Power !

Si toi aussi, tu as une question à nous soumettre, n’hésite pas à nous laisser un comm, mail, message sur facebook, ce que tu veux !

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La liste de l’été parce que oui, c’est l’été

(attention, liste un peu olé olé, réservé à un public à peu près averti. Hein, les jeunes ?)

– J’ai traîné ma maladie toute la semaine, surtout la toux qui n’en finissait pas. J’ai eu des fantastiques quinte de toux qui n’en finissait pas. Je crois même que j’ai effrayé une vieille dame dans le train (bon, faut dire que j’arrivais plus à reprendre mon souffle et à la fin, on avait l’impression que j’allais en vomir). C’est très gênant quand je suis au boulot, exemple:

« Nina, tu peux faire ça. – Oui, tu m’en dis keuf keuf plus – Alors (keuf keuf) il faudrait (keuf keuf keuf) que tu fasses (KEUF KEUF KEUF KEUF) – Pardon, tu peux répéter la
fin ? ». Et après, je partais en courant boire pour essayer de faire passer ça alors que mes yeux pleurent. Dans la nuit de jeudi, je m’étouffais tellement que j’ai fini par sucer un
glaçon. Pas mal comme solution.

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– Quand je suis malade, je suis un poil agressive quand même. Mardi matin, dans les couloirs du métro. Je me prends les tapeurs habituels, les mecs qui vendent Sans Abris, une nana qui demande un ou deux euros et là, une dame arrive, j’entends Invalides et je réponds un méchant « Non ! ». Je continue à avancer et là, ce qu’elle m’a dit monte au cerveau :
elle veut aller à la station Invalides. Donc je rebrousse chemin pour lui répondre en me confondant en excuses, qu’elle accepte très gentiment mais je suis morte de honte. Le lendemain, par contre, j’ai envoyé chier le tapeur habituel du quai du métro. Tous les matins, il me demande une petite pièce. J’arrive sur le quais « Bonjour, est-ce que… » « Non ! ». J’avance, je m’arrête au distributeur pour m’acheter à boire (toujours rapport à ma toux) et là « Bonjour, vous auriez pas une petite pièce ». Là, exaspérée et atterrée : « Mais enfin, vous me l’avez demandé y a 30 secondes ! Non ! ».

 

– Curieusement, les femmes agonisantes, ça le fait, mon mojo a bien marché cette semaine. Mardi matin : nez pelé, reniflement, casquette vissée sur la tête (il pleut), foulard
autour du cou, veste, des mecs me regardent. Ils sont malades ou quoi ? Jeudi soir, je rentre d’une soirée tranquille chez un mec (no brouette inside) et là, mon mojo explose : tous les
regards se tournent vers moi. Je devrais être mourante (au moins) plus souvent. A moins que ce ne soit le pouvoir de la prune.

– Dans la série, « je suis amoureuse », le semi Russe est l’homme parfait. Si, si. Ces derniers temps, il me cherche beaucoup donc mardi « ok, on se voit » et là, il disparaît de MSN. Vicky le soupçonne d’avoir une copine, donc je décide de jouer un peu ma garce et je lui vois un texto explicite. Et là, je reçois un merveilleux « Si tu mets un tee shirt et tu descends, je veux bien te défoncer dans la voiture… ou même dans ta cage d’escalier (voir pipe) ». Quelle abnégation. N’empêche qu’il me relance tous les soirs pour sa pipe maintenant alors que je suis indisposée, d’abord.

– Pour finir sur les mecs, ça fait chier des fois de constater qu’un homme avec qui on a plus ou moins brouetté et quand même choupi et que s’il était pas un connard, on jouerait bien le round 2.

– Je crois qu’au boulot, la poubelle des toilettes n’est jamais vidée. Alors soit ma boss a les règles en même temps que moi et utilise les mêmes tampons, soit ce sont les miens du mois dernier. Dégueu…

– Je crois que j’ai égratigné mon image de jeune fille bien au boulot. D’abord en jouant à un jeu vidéo où on campe un gamin dans un centre de redressement où il faut rouler
des pelles aux filles et taper nos ennemis en ponctuant ma participation de « Putain, mais lâche moi, je te pète ta gueule, tiens, prends ! Connard, va. Tiens, je vais aller lui rouler
une pelle à elle. Quelle chiennasse ! ». Et je crois que demander à mon pote Tchèque (qui est né à Bordeaux mais il vit là-bas) de me montrer le zizi qu’un bloggeur a posté, ça n’aide
pas non plus. D’ailleurs, il m’a suggéré de venir à Prague en même temps qu Guillaume,mon collègue. Sauf que Guillaume, il a une raison de partir là-bas alors que moi, non. Pourtant, si on me dit d’aller à Prague, je sais pas pourquoi mais je suis sûre d’accepter.

– J’ai pris le métro hier soir avec ma boss, on a un peu papoté et je me suis rendu compte que j’avais vraiment l’esprit d’entreprise. Genre je lui raconte que je fais un aller/retour éclair dans le sud ce week-end (oui, là, chuis dans mon paaaaaaaaaays !) et elle me suggère de prendre mon lundi. Mais vu qu’on est deux dans mon service et que le 2e
est déjà en vacances, je lui explique que c’est pas raisonnable et que de toute façon, je prends une semaine début août. Elle a beaucoup apprécié mon attitude. Heu… C’est pas
normal ?

– Dans la série, non, non, la SNCF et moi, ça passe toujours pas. Mardi soir, train annulé pour « avarie technique ». Bon, faut dire que quand un train qui part à 19h50 est toujours à quai à 20h, on se doute qu’il y a un truc. Vendredi, je vais acheter les billets de train pour Kenya et Carambar, le chat de ma sœur. Après15 mn de queue parce que les billets pour chat, ça se commande par sur le net, je sors du guichet et là « suite à un incident technique, tous les train en partance de cette gare sont annulés ». Bordeeeeeeeeeel.
Bon, finalement, le temps que j’appelle mon pôpa, c’était reparti. Sinon, toujours en rapport à la SNCF, grand moment jeudi. Ma sœur m’envoie un mail « tu pars à quelle heure, samedi, on prend un taxi ? ». Je regarde mes billets électroniques et là, grosse panique : j’ai réservé pour dimanche/lundi au lieu de samedi /dimanche. Donc, vite, j’annule, je veux
changer la date et à chaque fois que je clique sur « valider ce trajet », le site me répond « aucun train ne circule au-delà de l’horaire indiqué ». Au bout d’une demi-heure
de « putain, putain » grommelés, j’y suis enfin arrivée.

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Un jour, mon prince viendra

(nouveau sketch de mon one woman show, merci d’être indulgents sur la version audio, j’ai pas répété)

Un jour, mon prince viendra, un jour, il m’aimera nananananananananaaaaaaaaaaaaaaa ! Un jour mon prince viendra… un jour, il m’aimera…

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Tu parles ! Dès le départ, ça puait l’arnaque ces contes de fées. Non mais regardons : Cendrillon, elle passe sa journée à faire le ménage, aidée par des souris. Blanche Neige,
encore mieux. Elle manque de se faire tuer, elle court dans la forêt et quand elle trouve enfin une petite maison pour s’abriter, qu’est-ce qu’elle fait ? Le ménage ! J’imagine tout à fait le truc : « Oh mon Dieu, on cherche à me tuer, au secours, aidez-moi… Oh, tiens un balai, si je m’en servais ? ». Et cette couillasse de Belle au bois dormant ? La nana, elle voit un rouet, faut à tout prix qu’elle s’en serve ! Moi, je vois un rouet, je sais même pas comment ça marche alors je vais le laisser où il est. Donc voilà, dès le départ, les princesses font le ménage et aiment ça.

Face à elles, le prince charmant, celui sur qui on doit fantasmer. Alors excusez-moi mais dans le genre « je me foule pas », on fait fort. Genre le mec de Blanche Neige. Elle, elle
échappe à la mort, aux dangers de la forêt, elle se tape le ménage de non pas un mais sept nains, elle affronte une sorcière. Et là, le Prince, il arrive, il lui roule une pelle et c’est un héros ? Merde, je savais pas qu’il y avait un nid de princes charmants dans toutes les boîtes de France. Et celui de Cendrillon ? Elle, elle est limite esclave, l’autre, il essaie des chaussures aux filles et ça nous fait un héros, ça ? Ah ben bravo ! Au lieu de chercher le prince charmant partout, je vais aller chez Bata !

Je me moque mais tous ces dessins animés qu’on nous a fait avaler, petites, c’est un vrai drame pour la femme indépendante des années 2000. Si, si. Petites, on nous a appris que
pour une femme soit accomplie, elle doit trouver son prince charmant. Donc nous, qu’est-ce qu’on fait ? On le cherche, évidemment. Et là, c’est le début des emmerdes. Non parce que les garçons, ils ont appris qu’une chaussure, un baiser et hop, on est emballées alors voilà, c’est à nous de tout faire. Non parce qu’on ne dira jamais à un mec « 30 ans et toujours célibataire ? C’est quand que tu nous ramènes une femme ? ». Et puis, eux, ils s’en foutent des princesses et tout ça alors que nous, c’est tellement ancré en nous qu’à 30 ans, si on n’a pas un mec qui veut nous faire des bébés, on est périmées. Pé-ri-mées, oui ! Déjà qu’on vous dit l’air de rien : « et après 25 ans, les ovules se dégradent ». Hé, c’est pas la faute si la nature m’a fait féconde dès 13 ans ! Si elle avait attendu que je sois prête, mes ovules seraient en parfait état quand je déciderais de faire un bébé.

Ah oui parce que le conte de fée, il se termine toujours par « et ils se marièrent, ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Alors moi, je veux bien mais j’aimerais bien
voir la gueule de Blanche Neige après ses « beaucoup d’enfants ! ». Alors moi, je suis une femme indépendante des années 2000 et je n’ai pas envie que mon utérus serve de refuge à une colonie scout ! Déjà un gosse, je saurais pas quoi en faire entre mon boulot, mes cours de yoga, de stretching, mon coiffeur, mon esthéticienne, mon chirurgien esthétique… Non parce que les Blanche Neige, Cendrillon et tout ça, elles pouvaient en faire 50 de gosses, le prince allait pas les larguer à 50 ans pour se taper une bimbo blondasse siliconée. Nan, elles, elles vivaient dans leur château avec leur prince charmant et ils furent très heureux. Bon, on se doute qu’il tripotait une ou deux servantes par ci par là mais il restait. Alors que nous, femmes indépendantes des années 2000 que nous sommes, on ne doit jamais baisser la garde. A 30 ans, faut avoir l’air d’avoir 20 ans, à 40, toujours 20, à 50, faudrait tenter un petit 18 ans…

Alors moi, je dis non. Non aux contes pour enfants où la princesse se tape toutes les horreurs en attendant qu’un pauvre type à cheval vienne lui rouler une pelle pour l’embarquer et lui faire 36 moutards. Le prince charmant, ça n’existe pas. Ils épousent Blanche Neige mais à la crise de la quarantaine, ils se cassent avec Barbie.

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Do you wanna hug ?

Ce blog étant à la pointe de l’actu, de la mode, de la trendouille attitude ou presque, il est de mon devoir de parler de ce qui réjouit la planète entière aujourd’hui. Je parle de
la manie hug. Enfin, quand je dis la planète, pas la France parce qu’on aime bien tripoter mais pas des inconnus.

 

Le hug, c’est quoi ? C’est un câlin. En gros, y a des mecs qui se baladent avec des panneaux « free hug » et qui serrent les gens dans leurs bras. Comme ça. Just for
fun. Oui, j’ai pour ambition de rendre ce blog bilingue ou d’en faire un truc genre « repeat after me » de France 4 avec Lily Allen. C’est cool, j’ai appris plein d’expressions
argotiques dont je peux pas me servir. Mais je l’aime bien Lily, elle parle avec les bras. Si, si, regardez, elle parle en agitant ses bras dans tous les sens. Mais revenons à notre hug. Donc l’idée, c’est de câliner, de façon chaste et amicale des gens dans la rue. Nyfah des deputamadre en a vu un à Londres mais elle est pas passée dans sa sphère.

 

Perso, je trouve ça marrant comme truc. C’est gratuit et ça fait plaisir à tout le monde. Perso, quand j’ai pas le moral, une paire de bras réconfortants, un peu de chaleur humaine
et ça repart. Je me souviens du bouclage cataclysmique de notre journal universitaire quand j’étais en master : arrivée à 9h30 en premier avec une cops, repartie à 15 ou 16h sans avoir
mangé, mes yeux pleuraient tous seuls, j’avais eu quelques envies de meurtre dans la matinée. Donc le moral à peu près dans les chaussettes. J’avais rendez-vous avec Gauthier (au départ, on devait déj ensemble, finalement, ce fut un goûter) et quand je l’ai retrouvé, je lui suis tombée dans les bras tellement j’en pouvais plus. Un petit câlin, ça fait toujours du bien.

 

Pourtant, je crois qu’en France, jamais ça ne marcherait. Pourquoi ? Parce qu’on n’aime pas l’Autre. L’enfer c’est les autres, comme disait si justement Sartre. On se méfie
toujours, on est totalement paranoïaque. Non mais imaginez, vous marchez dans la rue, lalala, quand un mec s’approche de vous et fait mine de vous serrer contre lui. Vous pensez, au choix :

– il veut voler mon sac/mon portefeuille/mon ipod
– il veut me peloter et me draguer et fait chier
– il veut me poignarder
– c’est un fou, ils ne sont donc pas tous enfermés ?

Quand je dis vous, soyons clairs, je m’intègre dans le lot. Non parce que moi, le seul mec qui m’a pris dans ses bras dans la rue, il a essayé de me rouler une pelle alors que je
le connaissais absolument pas. Oui, moi, j’attire les tarés mais quand même, quoi !

 

Mais pourquoi en France, on est aussi renfermé sur soi ? On n’aurait pas idée d’aller câliner un inconnu. Moi, pourtant, y en a quelques uns que je câlinerais bien… Alors que,
finalement, le hug, c’est de l’altruisme pur et dur, un geste gratuit qui fait plaisir et ne coûte rien. Mais alors rien. Lucas m’en avait parlé en octobre, déjà, et voulait le faire en France. Oui, Lucas, il est pas comme les autres ! C’est vrai que si je vois un mec dans la rue avec un panneau « câlins gratuits », si y a pas la queue, j’en prendrai bien un petit parce
que même quand tout va bien, ça fait plaisir de partager de la joie même pour 10 petites secondes. Et puis, pour une fois que le rapport à l’autre, cet inconnu, peut être cordial, pour une fois qu’on vous arrête pas dans la rue pour vous demander de la tune, une clope, son chemin, ton numéro de téléphone, ça fait du bien. Non mais vraiment.

 

En attendant que ça se démocratise dans la rue (je dreame un peu en blue, là, mais bon…), on peut déjà se câliner sur le net en allant là : http://www.contreladiscrimination.org/ . Moi, j’y suis, sous le pseudo de Nina (que c’est original !). J’essaierai d’y passer plusieurs fois dans la journée, venez me faire des câlins ! Hé oui, le fantasme de câliner Nina est désormais accessible à toutes les bourses. Je suis drôle des fois que ça fait peur !

 

(si en France, c’est un peu possible quand même, cf ce youtube!)

 

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Soutien Psychopaslogique

Par Eric

Avez-vous remarqué que c’est toujours lorsque vous ne vous sentez pas bien , que vous auriez besoin d’un peu de réconfort même si pour rien au monde vous ne l’avoueriez , même pas si c’était Heather Graham qui vous demandait ce qui ne va pas (bon , si , ok pour Heather Graham) , que vous vous retrouvez dans la situation de devoir remonter un pote qui également a des soucis problématiques ?

Pas de contestation : ce n’est pas un pléonasme . J’ai tellement de soucis que je suis bien obligé de les regrouper en catégories , les autres étant soucis annexes (par exemple mon pharaonique découvert) , soucis dérisoires (la lutte armée contre les kékés au Guatemala) et soucis existentiels (devenir président de la république , pour commencer) .

Il faut savoir relativiser , allons allons …

Bref , hier soir , un de mes meilleurs amis n’allait pas trop , sa copine ayant décidé que la petite pause , qu’il avait jugé utile après qu’elle soit sorti un soir d’égarement avec un abruti quelconque , soit transformée en une pause un peu plus marquée , bref définitive . Et qu’elle reste avec l’abruti quelconque , mais a ce niveau la , il s’agit plus que d’un soucis dérisoire .

Légèrement éméché , il a passé la soirée a chanter tristement « have a break , have a kit kat » .

Des lors , j’ai tenté d’aider a le remonter , ce qui en soit n’était pas facile ayant moi-même quelques inquiétudes en ce qui concerne mon propre sort . C’est vrai ! Analyser la rupture des autres , c’est en quelque sorte prendre des notes sur les âneries qu’il ne faudra pas dire soit même lorsque l’on se sera soit même fait larguer , le panel est tellement large …

Par exemple :

– « lui elle s’en fout , c’est juste qu’elle avait besoin d’un peu d’air » me semble peu crédible , personnellement j’ai du mal a respirer en roulant une pelle . Question de pratique peut être .

– « elle m’a beaucoup plus marqué que la précédente » ne serait pas foncièrement idiot si l’on ne pensait pas ça a chaque fois . A ce jeu la , c’est un coup a être plus marqué au fer rouge qu’une vache Texane .

– « on se remettra peut être ensemble » est un classique , et d’ailleurs cela arrive assez souvent . Seul problème , les rechutes n’aboutissent qu’a revivre en une semaine la relation , soit le passage du génialc’esttoutbeautoutnouveau a tum’empechesdevivrec’estfinid’ailleursjet’aitrompé .

– « j’ai une photo de ses seins sur mon portable , ils sont les plus beaux que j’ai jamais vu » . Ok , mais je les préfère plus petits . Question de point de vue .

Sur le chemin du retour , nous sommes tombés sur une quantité hallucinante de couples s’embrassant , alors pour soutenir le pote , je me suis amusé a chaque fois de parler a voix haute et faire comme si je continuais une conversation en disant « et tu imagines que si ça se trouve il l’a déjà trompé ? » , mon ami rentrant dans mon jeu et répondant « bah elle était avec son ex hier soir et elle l’a pas raté non plus » …

C’est mesquin des mecs bourrés .

En fait , c’est terriblement minant de remonter un copain qui vient de se faire larguer , personnellement , j’ai passé la soirée a me voir a sa place , ce qui a eu pour conséquence que je n’ai pu faire autrement que m’imbiber au moins aussi violemment que lui , en souvenir de mes cuites de célibataire .

Ca se commémore , si si !

Post Scriptum : et voila , cette vingtenaire ac se termine , je suis ravi d’être arrivé jusque la et je remercie ceux qui ont voté pour moi spontanément (ou parfois moins « spontanément » , mais j’aime a me rassurer en me disant que nous sommes quelques uns a avoir demandé quelque fois le renforts de nos infortunés contacts msn) , et j’espère en avoir fait rigoler un ou deux . Toute une vocation …

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Les vacances de Gaugau, suite

Par GauthierSamedi soir :

 

Lefroid vient passer le week-end à Toulouse avec moi. Avec Emma le soir on décide d’aller à la crémaillère de mon petit frère. Grosse, très grosse erreur. Pour résumer la soirée, à la fin j’ai dit « bon les filles, on récupère nos déambulateurs garés en double fille, et on rentre ? ». Moyenne d’age de la soirée : 20 ans. Nous on a plus 20 ans… Et ça se sent, vraiment. Voilà je ne détaillerais pas plus, je suis déjà assez déprimé comme ça…

 
 
Dimanche soir :
 

Il faut se rattraper de la soirée de samedi. On va au resto avec Océane, Emma, Lefroid, et moi même. Petit resto du centre de Toulouse, sympa, mais pas transcendant non plus. Avant et après on boit un verre dans le bar à goudous juste en face. Pendant on mange pas si mal, et on arrose à outrance de Chinon 2003. Après Océane décide de rentrer. Avant ça Lefroid trouve un saladier devant le resto (vous savez, ceux de votre grand-mère, ronds avec le fond plat, blancs avec des petites fleurs dessus), et elle le trouve trop joli ! Elle embarque donc le saladier, après nous avoir fait une scène de « je suis moldo-slave et je fais la manche avec un saladier » mémorable ! La soirée s’annonce mal…

 

Avec Emma et Lefroid, fort de cette crise de fou rire qui ne nous quitte plus (même quand mon Baby boy m’appelle pour me souhaiter bonne nuit) on file dans une boite à tafioles très connu dans notre Sud-Ouest. Je me gare devant (ou presque), et derrière nous une 206cc prend place. En sort deux mecs jeunes, pas si mal, et Lefroid ne peut s’empêcher de sortir une connerie (que j’ai oublié j’avoue). On engage la conversation avec les mecs, ils vont dans la même boite que nous, forcément…

 

À l’intérieur, on boit. On sniff du poppers. On rit. Bref c’est la fête ! Les mecs sont là, et ça drague à tous les étages (sauf moi, bien sûr, on est dans une boite gay, donc c’est normal que tous les mecs soient hétéros !!!!!). Lefroid se fait draguer par le conducteur de la 206cc, Emma par le pote du serveur du resto où l’on était le soir même, serveur qui tente de draguer aussi Lefroid. Vous suivez ? Moi pas trop.

 

Alors pour décoincer un peu cette situation complexe, je décide de lancer un « jeu-du-glaçon ». Tu connais pas le principe lecteur ? C’est simple, je prends un glaçon, je le mets dans ma bouche, et je le fais passer à ma victime (prétexte à faire des bisous en gros). Donc voilà que tout le monde se fait passer des glaçons, et ça roule des pelles à qui mieux-mieux. Au passage, je veux pas rapporter, mais Lefroid et Emma se sont rouler une pelle du coup 😉

 

Bref, à la sortie, il s’avère que le premier qui a dragué Lefroid était con, et très lourd, mais le second était moche, donc elle est partie avec les tel, mais rien de plus. Quant à Emma, son mec est mannequin (tatoué en plus, trop chouchou !!!!), mais il a 22 ans, et la Emma gérontophile que l’on connaît tous ne peut pas se faire claquer la galette par un mec qui faisait encore pipi au lit il y a à peine 15 ans… EMMA T’ES TROP CONNE !!!!!!!!

 

Bref, rien n’y a fait, elles sont rentrées sans kekettes (enfin si, la mienne, mais tout le monde sait que ça ne leur sert à rien…). Et moi je suis encore plus dégoûté par les boites homo de c’te ville de merde (pas un pédé baisable, PAS UN !!!! En même temps, un fois qu’on enlève le personnel, on devait être 5 pédés, ça aide pas…).

 

Après notre sortie de boite (et un petit « pipi dans la rue » made in Lefroid), nous retrouvâmes notre voiture. Et Lefroid (qui n’avait sans doute pas fait assez de conneries ce soir), décide de laisser un souvenir au propriétaire de la 206cc : un merveilleux « Bisous J 06 74 .. .. .. » sur le pare-brise, écrit avec un rouge à lèvre bien sûr !

 

Là c’est définitif, on a encore fait n’importe quoi…

 

Voilà pour le résumé de ce week-end démoniaque. Je résume donc : je rentre à Paris avec :

 – Une Lefroid morte de fatigue.– Une bouteille de whisky.

– Des vêtements repassés (merci maman).

– Deux kg de graisse supplémentaires sur les hanches et le cul (encore merci maman).

– Trois bouteilles de poppers (merci Mister Big)

Mais sans :
 

– Rapport de stage.

– Travail.

– Vie sexuelle.

 
Mais bon, j’assume bordel !
 
 

Gauthier en vie par volonté divine…

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