Avance rapide

C’est lundi et comme tous les lundis, je souffle. Je souffle en pensant que c’est parti pour cinq jours. Je souffle en pensant à ma to do list de la semaine. Je souffle en me disant que je n’ai aucune surprise à attendre de cette semaine. Parfois une petite soirée en phare dans la nuit et encore… parfois, j’ai la flemme. C’est officiel : je suis dans le spleen de novembre et parfois, j’aimerais faire une petite avance rapide sur ma vie.

Spleen automnal

Je suis souvent insupportable. Pressée de vivre des trucs cools. La routine m’ennuie au possible. Me lever sans perspective d’un truc un peu cool (un ciné, un verre entre gens de bonne compagnie, peu importe) me donne juste envie de rester roulée en boule sous la couette, collée au corps chaud de mon cher et tendre. Cinq jours avant le week-end. 26 jours ouvrés avant Noël. Heureusement ce week-end, petite escapade chez mes parents et début décembre, petit tour à Bruxelles. S’accrocher à ces petites parenthèses, ces bulles d’oxygène ++ en attendant le regain. Déjà les week-ends sont accueillis comme le Messie mais deux jours pour tenter de faire autre chose, s’extirper du métro-boulot-dodo, c’est si court…

Un couple heureux enlassé sur un canapé avec un chat

C’est en général dans ses périodes là que je tombe dans le “à quoi bon ?”. Je suis une fille à projets, moi. Des projets de romans, de blogs, de loisirs créatifs. Je veux me mettre au tricot, à la couture, au paper art, écrire, colorier, tenter le montage vidéo, m’engager, lire aussi. Me cultiver, apprendre, savoir. Je veux, je veux. Et faire du sport parce qu’un corps sain booste les neurones fatigués. Mais voilà, la fatigue, justement. Le soir, après une journée à faire ce qu’on peut pendant 8h (au moins…) avec juste une pause entre midi et deux pour se souvenir qu’on peut rigoler aussi, 1h de trajet avant, 1h de trajet après, mon cerveau ne veut pas, ne veut plus. Une série ou des vidéos Youtube qui “prennent pas la tête” ou vulgarisent comme il faut pour que je puisse avoir ma petite dose de savoir sans trop mobiliser ma matière grise. Je n’allume pas mon pc, je n’ai plus touché mon journal intime depuis avril (alors qu’il s’en est passé des choses depuis genre j’ai changé de taf et compris qu’en fait, c’était le travail que je n’aimais pas et pas les gens autour… Même si certains, je vis mieux sans qu’avec, c’est vrai), même mon coloriage avance peu voire pas. Non le soir, je furète entre Twitter lire des mots qui m’indiffèrent de plus en plus, et Instagram avec des gens qui feignent des vies parfaites et tripotent du slime (je suis allée tellement loin sur Instagram que j’ai fini par tomber sur une vidéo tirée d’un film X ou érotique japonais… je fus perplexe). Je découvre certes de jolis endroits mais les photos ne sont-elles pas trop retouchées ? Ce lieu existe-t-il vraiment ?

Décor fantasmé

Je sais qu’en ce moment, il n’est pas prévu qu’il arrive un truc cool. J’ai commencé l’année en cherchant un nouveau taf, je l’ai trouvé. Je ne cherche pas à faire d’enfants, je n’attends pas une demande en mariage (“je n’attends pas” dans le genre le mariage ne me parle pas du tout donc je suis pas sûre que ça me ferait plaisir), on ne cherche pas encore notre appart à acheter (ce sera l’an prochain). Alors évidemment, je mise un peu sur les événements heureux de mes copains et copines, on a un mariage et un bébé en approche, peut-être un changement de vie… Mais à part ça, le calme plat.

Eaux calmes à Hambourg

Oui, il est vrai que parfois, le calme plat, ça fait du bien aussi surtout que l’année fut intense et c’est peut-être pour ça que je suis un peu fatiguée, aussi. Sans doute devrais-je rester “recroquevillée sur le bord de la vie et j’attends qu’elle passe”, comme dit Anna Gavalda dans La vie en mieux. Et quand j’ai débuté cet article y a une semaine, j’étais un peu résignée à ça, à attendre que ça passe…

Avance rapide

Mais depuis, j’ai pété un câble et je repars en recherche d’un nouvel emploi, en espérant ne pas tomber sur un.e N+1 toxique parce que je commence à avoir une jolie collection et je commence à être un peu lassée, là. Je vous raconte semaine prochaine.

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Cette bande annonce qui m’a trompée

Quand je vais au cinéma, je fais bien attention à ne pas rater le début de la séance car ils passent un truc que j’adore : les bandes annonces. J’aime bien prendre ces morceaux de films mis bout à bout et imaginer l’histoire du long métrage derrière. Sauf que maintenant, la bande annonce te spoile méchamment le film. Comme dirait le fossoyeur de films “maintenant, aller au cinéma, c’est payer pour voir la version long métrage de la bande annonce”. Et c’est pas faux ! Je me souviens par exemple avoir vu le film Le Saint avec val Kilmer et à un moment, le personnage est censé être mort ou disparu (j’ai un souvenir très diffus de ce film) mais je savais que c’était un leurre. Parce que c’est le héros donc immortel ? Non parce qu’une image de la bande annonce le mettant en scène n’était pas encore passée… Et c’était extrait d’une des dernières scènes du film. Bravo champion.

le-saint-kilmer

Mais parfois, les bandes annonces sont montées de telle façon qu’on te raconte une tout autre histoire. Bonne nouvelle, on me spoile pas le film mais mauvaise nouvelle, ça peut être absolument déceptif. Prenons par exemple les comédies : on peut être sûr que les meilleures vannes seront dans la bande annonce, faut donner envie quand même. La question devient alors : est-ce que le film est à l’avenant où on a eu droit aux seules trois bonnes vannes de l’oeuvre. L’avantage, c’est que si on n’a pas rigolé sur la bande annonce, on peut déjà se passer de voir le film.

Dès la bande annonce, tu sais que tu n'iras pas voir ce film

D’autres fois, tu vois un teaser et là, ton imagination construit une histoire en deux minutes trente et tu veux aller voir ce film… Sauf qu’il n’existe que dans ta tête en fait. Comme par exemple… A la poursuite de demain. Quand j’ai vu la bande annonce pour la première fois, alors que le film s’appelait encore Tomorrowland, j’avais très envie de le voir, d’autant que la grande ville me rappelait follement Esthar de Final Fantasy VIII, jeu auquel j’ai beaucoup joué, juste pour les cinématiques et parce qu’il se finissait beaucoup plus vite que Final Fantasy VII. Et un peu Zanarkand de Final Fantasy X, jeu que je n’ai jamais terminé, tiens… Bref, j’étais motivée pour le voir même si je craignais d’avoir un George Clooney version “je suis venu cachetonner mais j’en ai rien à foutre du film, bisous !”. Puis les distributeurs français ont décidé de lui donner un titre français “À la poursuite de demain”, douchant immédiatement mon enthousiasme. Déjà, est-ce que les gens qui traduisent les titres de films peuvent arrêter de parodier des titres d’autres films ? Genre le “entre amis”, là. Surtout qu’en général, ça n’annonce vraiment rien de bon, ça fait “hé, ce film est une merde mais on a mis un titre proche de celui d’un autre film que vous avez aimé pour vous attirer dans les salles”. 

Ici Esthar

Ici Esthar

Zanarkand

Et là Zanarkand

Magie, magie, Tomorrowland se matérialise sur mon disque dur et un soir de “on fait rien”, on décide de se mater ça avec Victor. Et… Ben pour ce que j’en ai vu parce que je me suis endormie un bon moment, c’est mauvais. Je vais citer Victor qui lit par dessus mon épaule tandis que j’écris cet article “Non mais parle de la scène d’exposition qui te fait croire que la fin du monde est imminente afin de créer un enjeu alors qu’à la fin du film, tu comprends que pas du tout, c’est malhonnête !”. Ce n’est certes pas le sujet mai un peu quand même car il y a une autre chose de malhonnête dans ce film : la bande annonce ! Donc là, je vais spoiler mais le film est nul de toute façon ! En fait, dans le film, l’insupportable héroïne dont j’ai oublié le nom trouve un médaillon qui la fait switcher de son monde actuel (le présent) à cette société futuriste incroyable où elle va prendre une fusée, moment qui constitue l’essentiel de la bande annonce et qui m’avait mis l’eau à la bouche… sauf qu’on apprend au bout de 20 mn de film qu’en fait, ce qu’elle a expérimenté n’était qu’une publicité pour une ville qui n’existera jamais. L’enthousiasme de la jeune insupportable est douché et mon intérêt pour le film envolé.

Et donc là, c'est Tomorrow Land

Et donc là, c’est Tomorrow Land

On a en France un vrai problème avec les bande annonces. Je sais pas bien comment ça se passe à l’étranger mais nous, soit on te raconte tout le film parce qu’on veut t’en mettre plein la vue et que les scènes finales sont généralement plus dantesques que le début (surtout pour les blockbusters) soit on te raconte un truc qui n’a rien à voir parce que les seules scènes cool du film mises bout à bout sont trompeuses… Mais on s’en fout, on veut que tu craches ton billet de 10 pour voir ce film qui, en fait, n’existe pas ou que tu connais déjà. Et encore, quand je dis 10, je parle pour les versions 2D.

wonder-woman

En attendant, je suis toujours à la recherche de ce film d’anticipation avec une ville cool et lumineuse qui me donnerait envie de vivre dans le futur, une belle utopie… Je ne désespère pas ! Mais je me fierai plus aux bande annonces pour choisir un film, par contre. Et je vous mets les cinématiques de Final Fantasy VIII et X car ça me fait plaisir

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Le droit à la paresse

Lors de mes rendez-vous chez la naturopathe, j’ai parlé, beaucoup. À un moment, j’ai détaillé mon emploi du temps « lundi chorale, mardi plongée, jeudi salle de sport, vendredi yoga. Quand je suis chez moi, j’écris, je lis, je tricote ». « Mais ça ne vous arrive jamais de ne rien faire ? » »Non, je sais pas faire… » »Mais vous savez, vous avez le droit de paresser… »

La paresse. Si, si, je paresse ! Quand je lis des trucs sur le web ou un bouquin, je me repose, quand je tricote aussi. Pourtant, j’ai du mal avec l’idée de perdre mon temps. Je veux dire : faut que je tricote les trucs pour mon neveu, faut que j’écrive pour mon blog, que je tague les anciens articles, que je lise tel bouquin… Etc. Ne rien faire, c’est péché parce que bon, une journée ne fait que 24h, j’en passe 6 à 7 au lit en semaine et une bonne grosse dizaine au boulot. Il ne me reste donc que mettons 7 rien qu’à moi dont j’enlève 1h de toilette et 30 mn de dîner : il me reste 5h30 rien qu’à moi durant lesquelles je fais du sport, j’écris, je lis, je tricote. C’est serré !

Pourtant, j’apprends à me détendre sur la question. J’ai passé la soirée sur zéros sociaux, danstonchat, checkdonc.ca ou les tumblr avec des gifs ? Et alors où est le drame ? Au mieux, j’ai rigolé, au pire, j’ai certes perdu 2h mais céder à la procrastination signifie souvent que ma plume a envie de rester dans son fourreau. Écrire pour écrire n’a pas de sens. J’aurais pu bosser mon anglais mais aurais-je vraiment retenu quelque chose ? Rien n’est moins sûr.

Et puis merde, je ne suis pas une machine. Dans un monde parfait, je ferai des choses constructives tous les soirs comme je me concocterais des plats sains et équilibrés. Sauf que des fois, se faire un petit repas fromage ou s’enfiler du chocolat, ça fait juste plaisir et vu comme je me dépense, c’est pas si dramatique. Là, c’est pareil. Il y a des périodes où c’est plus facile de jouer la carte de la diététique comme il y a des périodes plus propices à la productivité. Rien de dramatique en somme.

Là, se dessine les grandes lignes de ma résolution 2013 : lâcher du lest, péter un coup, admettre que je ne suis pas parfaite comme j’aimerais, m’offrir le luxe de glander. En un mot : cesser de culpabiliser pour ce qui n’en vaut pas la peine (soit beaucoup de choses).

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Et toi, c’est quoi ton Klout ?

La semaine dernière, on a un peu rigolé sur Twitter suite à une annonce de Quechua pour un stage (faut que je vous parle des stagiaires, je l’ai déjà dit) qui listait pas mal de caractéristiques nécessaires pour intégrer ce stage dont… Un klout de 35. Ahahah !

Alors pour les chanceux qui ne connaissent pas le klout, je vous définis ça en 30 secondes : c’est votre score d’influence sur les réseaux sociaux. En gros. C’est basé sur la taille de votre communauté, votre activité, les réactions que vous suscitez (like, comment, mention, RT, share). En gros : plus ton klout est élevé, plus t’es influent.

Sauf que. En tant que salariée du digital, je peux vous le garantir : la notion d’influence est la plus merdique du monde. Du moins sur la blogosphère et ses satellites (les réseaux sociaux). Je veux dire comment mesurer l’influence d’un écrit quel qu’il soit sans finalement interroger le lecteur ? Ben on va utiliser le quantitatif, hein. Nombre de lecteurs (souvent du déclaratif et autant vous dire que le nombre de lecteurs annoncé, c’est comme la taille de la bite, c’est toujours en dessous). En fait, quand tu travailles dans le milieu et que tu traques certains billets sponsorisés, tu te rends compte à quel point « l’influence » est un flanc et que certains blogueurs incontournables le sont par le réseau et certainement pas leur nombre de lecteurs… En gros, on s’invite aux soirées de marque des uns et des autres. Grosse blague donc.

Et puis les chiffres, moi, ça m’interpelle et pas forcément dans le bon sens. Pour être blogueuse et travailleuse, j’ai note que mon nombre de lecteurs quotidiens est inversement proportionnel au temps que j’y accorde. En gros : plus je bosse, plus je tue mon imposant lectorat. Oui bon ça et aussi le fait que je vous détaille plus ma vie sexuelle, je suppose. Forcément : si je parviens encore à tenir un rythme qui force l’admiration (je me la raconte pas du tout), je ne réponds quasi plus aux comms et surtout je ne commente plus les blogs voisins. Perte de visibilité donc. Et que dire de mon klout sur Twitter ? Oui, c’est vrai que je ne suis pas une top influenceuse, il n’est que de 51 (oh ? Il était de 38 l’autre jour il me semble… Peu importe). Faut dire que je ne suis pas précisément payée à twitter. Si on considère que j’ai posté environ 17 000 tweets en 5 ans (oui, je fus pionnière), ça me fait une moyenne de 0,93 tweets par jour… Mmmm… Plus concrètement, je dois en poster 5 ou 10 par jour (hors discussions) dont le relais de mes articles ici et sur week-end sac à dos. Du coup, un mec qui a un klout de malade, il passerait pas un peu sa vie sur les réseaux sociaux ? Pas vraiment l’employé rêvé !

De plus, je considère que mon compte twitter n’est pas une vitrine professionnelle, je suis pas obligée de le donner à mon employeur. Bon, mon blog étant sur mon CV, c’est pas compliqué de le retrouver mais bon… Ce serait limite comme me demander mon relevé de téléphone… Y a rien de secret mais j’ai pas envie…

Enfin, est-on un mauvais CM si on n’est pas influent ? Plusieurs de mes collègues ont des comptes twitter qui servent plus d’outil de veille que d’outil de prise de parole. Ils n’ont que peu de followers mais savent utiliser l’outil. De la même façon, je n’utilise pas mon compte Pinterest. J’en ai un, hein, mais je ne m’en sers pas. Serais-je infoutue d’en user pour une de mes marques ? Non, je ne pense pas. Après tout, j’ai un four, je m’en sers une fois tous les trois mois, c’est pas pour autant que je suis infoutue de l’allumer pour faire un gâteau ou ce que vous voulez. Et puis, il me suffit de lire les blogs marketing pour connaître les best practises du genre.

Bref, si Quechua a voulu montrer que ahah, viens pas nous raconter des cracks pour choper un stage chez nous (…), on n’est pas des lapinots, nous ! Tellement qu’ils ont mis 24h à répondre, laissant le bad buzz (relatif) faire marrer les twitterers. Moralité : c’est pas d’un stagiaire qu’il faut vous faut mais un vrai CM.

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Baisse les yeux quand tu m’regardes!

Par Diane

Vingtenaires,  vingtenairettes,Aujourd’hui,  j’ai envie de partager une expérience avec vous. ( Là, étant donné les moultes sens et contresens que peut contenir ma phrase légèrement équivoque,  je vois certains d’entre vous qui pensent que je leur propose des trucs tendancieusement louches, ou qui se croient à une réunion des alcooliques anonymes. Que nenni petit lecteur, patiente donc un peu, j’y arrive). Voyez vous, j’ai obtenu mon petit diplôme de professeur l’été dernier, et de fait, j’ai le droit cette année certes à  une classe de mômes boutonneux aussi divertissants que désespérants, mais également à deux jours par semaine dans un établissement rien que pour nous les profs débutants, un établissement hors du temps et de l’espace qu’on appelle l’institut  de formation des maîtres (IUFM pour les intimes). Je vous passe les détails de ce qu’on y fait, mais entre autres nous avons eu une sorte de « cours » en gros sur le geste/la voix/le regard, parce que, être prof finalement se rapproche pas mal du boulot de comédien, parfois. Et lors de ce cours, un G.O IUFMiens nous a fait faire une sorte de…euhhh « exercice », ou en gros, et tout simplement, il fallait pendant 10 secondes environ fixer droit dans les yeux un petit camarade. Eh bien j’ai été aussi surprise qu’intéressée par à la fois la difficulté, et
surtout le côté si inhabituel de la chose.Déja, il y en a pas mal qui n’y arrivait tout simplement pas: qui détournent imperceptiblement toutes les deux secondes les yeux d’un côté ou d’un autre. Puis il y a ceux qui rigolent en même temps, histoire de tenter de détourner par leur rire ce regard étranger qui les fixe.

Bref, même en y parvenant, je trouve ça vraiment étrange la difficulté, l’effort que cela peut demander de simplement regarder quelqu’un dans les yeux pendant 10 secondes.Et puis, en y réfléchissant, quand on y pense, c’est vrai que la société où on évolue ne voit pas la chose d’un très bon oeil, sans faux jeu de mots. Essayer de fixer un inconnu dans le métro, même de la façon la plus neutre du monde, vous allez voir que au mieux il se détourne de votre regard, au pire vous vous prenez une baffe ou une insulte dans la gueule.  Et faites l’expérience, quand vous parlez avec quelqu’un en tête à tête, il (de même que nous tous) détourne le regard régulièrement, il « décroche » des yeux de l’autre.Et au delà de l’ultime cliché qui nous dit que les yeux sont le « miroir de l’âmeuuu », je me demande bien ce que ça dit d’une société, le fait qu’on ne puisse pas fixer 10 secondes une autre personne dans les yeux, voire même qu’on trouve ça insultant…

Parce qu’il y a des cultures où ça n’est pas du tout le cas, où c’est le contraire qui est offensant.Chez nous, il me semble que le regard, c’est quelque chose de complexe, certes: il y a le regard qui materne, celui qui vous envoie chier en un froncement de sourcil, celui qui vous aguiche (cf cette jolie phrase de Stendhal: « le regard est la grande arme de la coquetterie vertueuse. On peut tout dire avec un regard, et cependant on peut toujours nier un regard »‘) MAIS il me semble aussi que le regard (occidental en tous cas) est toujours furtif en ce qui concerne les yeux de l’autre.
Et d’après mon expérience, c’est en regardant avec attention une chose qu’elle devient intéressante. Alors pourquoi ne pas le faire avec l’Autre? Par pudeur de pénétrer un peu trop loin dans son intimité? Ou par peur, peut-être?

Bref je vous conseille de tenter l’expérience, c’est vraiment un contact très particulier aussi repoussant qu’attractif, et particulièrement fort, ne serait-ce que parce qu’on n’y est pas habitués. Essayez donc et racontez moi ce que ça vous a fait, ça m’intéresse. Vous verrez, c’est bien spécial.Et, je trouve, très agréable.

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Où trouver l’homme ? Episode 26 : nuit blanche avec Fabien

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

(Cher lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction et que je suis un peu limite sur le respect des dates vu que je parle
de la nuit blanche 15  jours après les faits mais euh… prout!)

Rendez-vous était donc pris vendredi soir avec Fabien, j’étais toute émoustillée, surtout depuis le baiser auquel j’avais eu droit à la sortie du taxi. La veille, je reçois un texto : « voyons nous plutôt samedi pour la nuit blanche. » Heu mais pourquoi on ne se verrait pas vendredi et samedi d’abord ? Il n’a pas l’air super motivé là… Si ? Non ? Quelques mails échangés avec la girlie team plus tard, il est entendu que je dis oui pour samedi et j’arrête de psychoter. On en est au tout tout début de la relation, inutile de se voir toutes les trois heures non plus. Même si la mise en bouche m’a furieusement ouvert l’appétit.


Le samedi soir, nous voici aux Tuileries pour une nuit blanche de folie. J’arrive et je le vois en train de lire. Heu, je lui fais la bise ou je l’embrasse direct ? Non, je l’embrasse direct, je veux reprendre les choses où elles en étaient. Il me prend la main et on marche. D’animation en animation, on marche beaucoup mais je ne m’en rends pas tellement compte. On discute beaucoup, on se raconte notre semaine, on devise sur l’actualité, je ne vois pas le temps passer. De quartier en quartier, on se retrouve au Trocadéro. Oh, la Tour Eiffel en bleu, c’est beau. Oh, ça clignote ! Fabien m’enlace et on regarde la vieille Dame de Fer scintiller. Quand ça arrive aux autres, on se pince le nez en hurlant au cliché mais finalement, quand on le vit, on trouve ça magique. Finalement, même une cynique comme moi peut trouver ça chouette, le romantisme. On descend le long du Trocadéro pour rejoindre la Tour Eiffel, de l’autre côté. J’aime bien me mettre en dessous de la Tour  et regarder en l’air, je me sens toute petite. Encore plus que d’habitude.

Fabien me tire par le bras et m’amène droit vers une station de Velib. Aïe, ça se corse. Je n’ai jamais fait de Velib et y a une raison à ça : j’ai peur. D’abord, je n’ai pas fait de vrai vélo depuis facilement 10 ans (le faux vélo étant celui qui reste dans un appartement, pour ceux qui allaient demander) ce qui signifie que je vais avoir autant d’assurance là dessus que Bambi sur le lac gelé, sans parler du fait que ça pèse un âne mort. En plus, les voitures, ça me fait peur, surtout à Paris. Bon, comment m’échapper de là sans perdre mon aura de sensualité?

« Tu veux pas continuer à marcher plutôt ?

– Non, non, je veux aller jusqu’à la BNF et ça va nous faire une chouette balade, tu vas voir.

– Oui mais les voitures…

– Elles  ne sont pas obligées de nous rouler dessus, tu sais. Allez, viens ! »

Ok, ma case « argument valable et non ridicule pour ne pas faire de Velib » est officiellement vide, je n’ai pas le choix.


Nous voici partis sur nos montures qui pèsent vraiment lourd, pfff. Mais force est de constater que la balade est plus que plaisante. A la fin, je suis même suffisamment détendue pour rigoler à ses blagues et faire un peu la folle. Mais juste un tout petit peu, y a les voitures quand même… Arrivés à Bibliothèque, on abandonne nos vilaines montures et c’est reparti pour un tour. Les animations sont à l’image du quartier : futuristes et alambiquées. Avec le jeu des sons et lumières, j’ai un peu la sensation d’être dans un rêve. Tout cela ne
serait-il que le fruit de mon imagination ? On descend de l’esplanade pour tourner du côté de Bercy, très underground dans le style, aussi. En revenant, on s’arrête sur un banc du Pont Simone de Beauvoir pour regarder un peu couler la Seine en discutant. Comme j’ai un peu froid, j’en profite pour me coller à lui mais je tremble quand même un peu.


Et là : « tu veux qu’on aille chez moi ? C’est pas loin. »

Aaaaaaaaaaa suivre.

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C’est l’exception française qui part en fumée !

Pour ceux qui ne vivraient pas en France, on vient de vivre un grand changement (sans rapport avec le fait que notre Président Sarkozy soit un mélange de Napoléon et de Victor Newman, celui des Feux de l’Amour) : on ne peut plus fumer dans les bars, boîtes et restaurants. Un peu comme dans pas mal de pays, vous me direz avec raison sauf que là, les journaux étrangers s’agitent : des Français qui ne fument plus, c’est impossible !

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Sur le coup, j’ai rigolé : « non mais les Français, c’est culturel qu’ils fument. Regardez Sartre au Café de Flore, regardez Gainsbourg ! ». Je me souviens d’un
épisode de South Park comme ça où il y a un passage en France et tous les Français sont coiffés d’un béret et fument. Nous, les Français, on crie, on s’indigne : c’est la liberté qu’on assassine. Moi, en tant que fumeuse « mais si je vais arrêter », je regarde tout ça et j’avoue que je me gausse un peu. D’abord, cette histoire de liberté, je trouve que c’est un peu too much. Je me sens pas particulièrement brimée de ne pas pouvoir fumer surtout que même en temps que fumeuse, les lieux trop enfumés, j’ai du mal. Je ressors de là avec limite une crise d’asthme (alors que je ne suis pas asthmatique), les yeux qui pleurent, sans parler de l’odeur de ma peau, mes cheveux, mes vêtements. Si, au moins, il y avait de réelles salles fumeurs et non fumeurs, ça irait mais non, dans beaucoup de bars, on décide juste qu’un groupe de table correspond à ceux qui ne fument pas et les autres, allez y, c’est permis. Oui, c’est vrai que le
café-clope, j’aime mais je peux aussi m’en passer, ce n’est pas non plus dramatique.
 

En fait, je crois qu’on en fait une montagne parce que c’est nouveau et, comme d’habitude, on craint le pire. La plainte principale vient du fait que si on peut plus fumer, on n’ira plus en boîte, bar, pub… Ah bon ? Pourtant, samedi, je suis allée au cinéma où on ne fume pas et il y avait du monde. Pourtant, dans les magasins où on ne fume pas, il y a toujours du monde… D’ailleurs, s’il pouvait en avoir moins des fois, ça me ferait plaisir. Et nos amis non fumeurs qui ne veulent pas qu’on fume chez eux, arrête-t-on de répondre à leurs invitations ?
Non.

En fait, pour moi, tout est question d’habitude. Souvenez-vous, y a un an, on pouvait fumer dans les locaux de l’entreprise, certains fumaient même dans leur bureau. Aujourd’hui, tout le monde fume sur le trottoir… et alors ? On s’y habitue. Ca fait prendre l’air, en plus. Alors, comme je l’expliquais à mamie Parmentier, je crois que les gens vont prendre le pli
naturellement et on n’en parlera plus. Beaucoup commencent à dire que ce ne sera pas respecté et tout ça, certains crient haut et fort qu’ils fumeront quand même. Sympa pour le tenancier du bar si tu te fais prendre ducon. Oui je dis ducon, j’ai toujours eu du mal avec les grandes gueules. Surtout que les non-fumeurs qui font remarquer qu’eux, ils n’ont rien demandé, je les comprends.
On pourra toujours sortir des études comme quoi, le tabagisme passif, même pas vrai que ça rend malade, la fumée, ça pue et ça fait pleurer les yeux, c’est un fait, ça.

 

Vendredi soir, je suis sortie avec Summer, Tatiana et Jim, le gagnant de Mister Personnality au restaurant, très bonne soirée. En sortant de là, on a remonté la rue des Lombards et là, j’ai trouvé qu’il y avait un monde fou, une ambiance festive. Le retour des vacances ? Non, les fumeurs qui cramaient leur clope sur le trottoir en discutant. Et franchement, j’ai trouvé ça génial comme ambiance. Alors y aura toujours des gens qui me feront remarquer que « c’est pas cool pour les gens qui habitent au dessus ». Ok mais d’un, un bar a toujours été
bruyant, que les gens fument dehors ou dedans et de toute façon, à ce tarif là, rien n’ira jamais et autant interdire la clope à la vente, hein. Mais on voit la naissance d’un nouveau phénomène social, les groupes de fumeurs sur le trottoir et franchement, j’aime le concept. Dans un an, ça nous paraîtra tellement normal qu’on ne fera même plus attention. J’en fais le pari. On parlera,
peut-être, nostalgiques, du temps où on pouvait fumer dedans mais on aura pris le pli et rien ne nous paraîtra plus aberrant que de fumer à l’intérieur. Une culture française s’éteint, une autre s’éveille.

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Comment bien vivre la grève

Bien que je ne sois pas Birmane réprimée, je me permets de reparler de grève mais de façon un peu ludique car après tout, on va arrêter de se la jouer sérieux, rigolons un peu. Donc me voici dans la tourmente, au cœur du cyclone. Ce n’était pas la première grève que je subissais mais celle la était bien terrible, je devais m’organiser.

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Bon puisque c’est la galère, ce n’est pas la peine de partir à l’aube. Déjà, je me démerde pour venir bosser, c’est pas si mal. Et puis si j’arrive vraiment tard, je mettrai ça sur le dos des grèves. Donc je pars tranquille de chez moi. Bizarrement, il fait beau. Non parce que je dois marcher 15 mn pour rejoindre un métro donc 5 à 10 dehors… Arrivée à la station, je m’arrête acheter Elle. Ben oui, les attentes seront longues alors bon…Mais j’ai de la chance, je peux prendre des lignes qui marchent encore (ou à peu près) et au départ, en plus. Première rame part 5 minutes après que j’ai posé mes fesses dedans, j’attends pas trop à la correspondance non plus. Arrivée à la correspondance suivante, par contre, la ligne que je dois prendre ne marche pas donc je finis à pied. Un petit quart d’heure mais il fait beau.

Le soir, j’ai la bonne idée de partir tôt mais en fait, c’était pas une bonne idée. Je refais le même trajet. Après mon quart d’heure de marche, j’arrive à la station « la prochaine rame passe dans 25 mn ». Putaiiiiiiiiiiiiiiin. L’autre ligne refonctionne mais c’est pire donc je reviens sur la première et patiente. Elle est mon amie. En face, la rame passe, si y en a un qui pète, la rame explose. Une vieille à côté de moi qui a très envie de parler commence à commenter « ohlala, tout le monde n’a pas pu monter ».J’essaie de la rassurer, lui rappelant qu’il y a une grosse station juste avant la nôtre, les gens seront descendus. Voilà notre rame. Bondée. Pas grave, on monte. Dans le métro, quasi que des touristes, ça parle dans toutes les langues. J’envoie un peu chier une dame qui s’appuie lourdement sur la barre centrale, m’empêchant de m’y accrocher. Mais si ce premier bout de trajet se passe bien, la suite par contre… Arrivée sur le quai de l’autre ligne, c’est la cohue. Que 10 minutes d’attente, ça gère. La rame arrive, c’est bondé, les gens montent et je me retrouve sur le quai face à une foule compacte.


Prochaine rame ? 25 mn. Et ta sœur, elle bat le beurre ? Alors on va y aller en finesse, on pousse dans le tas, c’est le Chabal powaaaaaaaaaaaaaaaa. Bon, je rentre mon pied, c’est bon, ça passe. Sauf que les portes se referment et j’ai le bras tendu vers le haut, y a pas de place pour le redescendre. A chaque station, ça fait un peu piscine à vague humaine, on est poussé dans tous les sens. Le premier qui a le mal de mer, je le décalque !  On ne me vomit pas dessus. Mes 15 mn de marche, quelques courses. J’ai mis 2h pour rentrer contre 40 minutes en temps normal.

Le lendemain, je la joue autrement. Partie (très) tardivement, c’est surtout au retour que je vais décaler mon départ : puisque de toute façon, faut attendre, autant ne pas le faire aux heures de pointes. Donc me voici à 19h30 sur le quai et là, j’attends à peine quelques minutes. Idem à la correspondance. Du coup, je me voici rentrée plus vite. En me décalant, j’ai croisé du monde, bien sûr, mais moins globalement. Toujours pas mal de touristes… Ben ouais, quand tu viens passer tes vacances dans une capitale, c’est pas une grève qui va t’empêcher de
visiter. Parce que les touristes descendent rarement en lointaine banlieue.

 Bref, les choses reprennent leur cours normal, j’ai craint un instant qu’on revive le remake de cet hiver (3 semaines de grève donc) parce que ça va deux jours, je fais contre mauvaise fortune bon cœur mais faut pas pousser mémé dans les orties. Moi, j’ai pu aller travailler sans (trop) de soucis, ce ne fut pas le cas de beaucoup de gens. Bon, j’en ai honteusement profité pour faire des mini grasses mat, je pourrais pousser la mauvaise foi à dire que c’est en solidarité avec les cheminots mais honnêtement, jeudi et vendredi matin, la seule chose avec

laquelle j’étais solidaire, c’était mon lit. Et c’était trop bon !

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Le boulot, c’’est fendard !

En ce moment, j’aime ma vie, y a pas à dire. Est-ce le fait de reprendre le rameur ? Est-ce parce qu’il refait beau ? Est-ce le fait que des hommes fascinants s’intéressent à moi ? Enfin bref, en ce moment, je suis bien dans mes baskets. Et niveau boulot, ça va bien. Bon, je suis totally débordée mais y a vraiment des jours où on rigole bien.

 
Jeudi soir, réunion hebdomadaire. « Bon alors, on se retrouve à 19h30 pour avoir fini vers 22h ». Résultat, je suis rentrée en taxi car j’avais raté le dernier métro.Mais nous n’avons pas passé tout ce temps à taffer, nan, nan, nan. En fait, la réunion en elle-même s’est terminée vers 22h30, 23h puis nous nous sommes collégialement dirigés vers la pizzeria en bas avec un serveur trop mignon, miam miam ! Je l’aurais bien mangé à la place de ma pizza. Bref, on mange, on discute, y a une petite jeunette de 21 ans (la garce, elle m’a piqué ma place de benjamine !) qui était fan de tout le monde, même de moi. Il faut savoir qu’au boulot, je suis radicalement différente, c’est à dire que je suis discrète et sérieuse. Normal, je suis pas là pour faire la fête. Me souviens, quand je faisais un stage dans un canard local, chez mes parents, un journaliste m’avait dit : « mais faut pas être réservée comme ça ! », ce qui a fait rire mes amis. Réservée, moi ? Ben si tel était le cas, je pourrais changer de suite de métier. Mais bon, passons. Donc en réunion, je suis la calme qui rigole aux blagues d’Isa, qui sort une connerie de temps en temps mais grosso modo, moi, je suis pas payée pour amuser la galerie. Et comme je suis la seule à être payée, justement, je fais la sérieuse.
 

Mais bon, jeudi, c’était pas pareil. On va au resto et le vin aidant, on commence à parler cul. Bon avant, on a expliqué à un nouveau de l’asso la différence entre plaques à induction et vitro-céramique et pourquoi un wok et une sauteuse, c’était pas pareil. Mais après, on en arrive au débat que tout le monde aime, celui où (presque) tout le monde a quelque chose à dire : le sexe. En fait, c’est Simon, le Président de l’asso qu’a commencé. Simon, je le vois les ¾ du temps en costard, il travaille dans une grande institution (je dirai pas laquelle), il est prof à HEC, à Sciences Po, je crois, aussi, il prépare toujours un DEA de quelque chose, bref, la tête. D’ailleurs, la petite de 21 ans, Latifah, l’avait eu en cours au lycée pour une sorte de prépa Science Po. Donc Simon, qui n’a pas toujours l’air très drôle, quoi, commence à dire : « Moi, j’adore quand ma nana invite ses copines à dîner, je me fais discret, pour qu’elles m’oublient un peu et là, elles commencent à parler cul, c’est génial ! ». Flora renchérit sur le sujet : « Ouais mais nous, on parle pas de cul pareil. Les mecs, vous faites les fanfarons, nous, on partage ». Et c’est carrément vrai. Perso, je me vanterai jamais de mes prouesses sexuelles (sauf avec Gauthier), en général, je parle plus des sensations. En gros, je dirai pas : « on l’a fait 5 fois cette nuit » mais plutôt « putain, ce mec est un Dieu au lit, j’ai jamais autant joui de ma vie ». Et on se conseille, on échange… Le but n’est pas à celle qui en aura fait le plus mais de dire ce qu’on aime ou pas, éventuellement pour inspirer les copines. Evidemment, y a des exceptions mais c’est comme tout. Après Flora a expliqué qu’on ne disait jamais du mal de nos exs, sauf s’ils nous avaient fait un coup de pute. Et c’est vrai, du moins sur le plan sexuel. Je pense avoir rarement été méchante en parlant d’un de mes ex amants, sauf peut-être avec Benoît mais c’était vraiment un sale enfoiré (et le plus petit zizi que j’ai croisé en plus et c’est vrai mais je pense pas qu’il y ait un rapport de cause à effet). Et c’est là que j’ai appris que la demoiselle était sortie dix mois avec un « people » (un journaliste qui a travaillé à Nulle Part Ailleurs et qui est maintenant chez Ruquier mais je ne dirai point son nom pour pas être accusée de calomnie)et elle lui a taillé un short assez impressionnant au petit. Mais comme y avait des hommes avec nous, je n’ai point su certains détails croustillants que j’aurais répété à Gauthier qui savait même pas qui était ce people (pfffffffff !). D’ailleurs, Flora, faudra que je la présente à Gauthier parce qu’elle est géniale cette fille. Elle a l’air toute calme comme ça mais elle sort de ces trucs ! Puis elle est super belle, en plus. Je serais lesbienne, je serais amoureuse d’elle (mais bon, je le suis pas et elle non plus et en plus, elle a un mec donc débranche de suite la machine à fantasme, lecteur à tendance mâle hétéro ou femelle lesbienne).

De là, Simon nous raconte des anecdotes. Comme le fait qu’à 15 ans, il roulait des pelles aux copines de son frère qui avaient 18 ans ou comment il s’était retrouvé quasi à poil en bas d’un immeuble à 2h du mat car le papa de sa nana venait de rentrer. Ou encore, la meilleure, quand il passe à 1h du mat’ chez une nana pour la sauter et qu’il tombe nez à nez avec le mec de cette dernière (il était au courant pour le mec mais la réciproque n’était pas vraie). Ni un ni deux, il a sorti des feuilles de son sac et les a donné à la nana : « Tiens, tes cours d’allemand » avant de se barrer. Il a jamais su si ça avait marché ou pas son stratagème car il a pas revu la nana. Et là, j’ai vraiment envié Latifah. Je rêverais qu’un de mes anciens profs me raconte ça, ce serait excellent ! Bien qu’il y en a un qui m’a raconté qu’il devait arracher le string d’une strip-teaseuse avec les dents, une fois… Il aimait beaucoup ses petites étudiantes, ce prof, ceci explique cela.

 

Bref, cette petite soirée a permis de découvrir un peu plus de la personnalité de chacun et c’était vraiment bien. Mais il m’est arrivé autre chose, depuis, c’était dimanche. J’étais donc allée à la conférence de M. Jack Lang au cirque d’hiver de Paris (c’est super joli comme endroit mais il faisait un peu 40 degrés, pas cool) avec une collègue, Véronique, journaliste professionnelle. Bon, la conférence se passe, on traîne une heure pour essayer de parler à sa directrice de comm ou je sais pas quoi car elle avait rencontré Simon et Michel à l’université du PS. Bon, je tiens à préciser que Véro était venue car « elle, elle est forte pour attraper les gens » (dixit Simon) et qu’une fois qu’il a fallu attraper des gens pour leur parler, c’est moi qui ai dû tout faire. Bref, avec Véro, on parle avec la nana puis on se casse, on rentre dans la station de métro et là, c’est parti pour un grand moment de n’importe quoi. Bon, il faut dire que j’avais eu la grande idée de mettre une jupe avec des bas qu’on voyait un peu selon le mouvement de la jupe mais quand même ! Un mec chelou nous croise, je trace, il touche Véro derrière, je me retourne mais apparemment, ça doit pas être trop grave puisqu’elle dit rien. On arrive aux portiques, je glisse ma carte et là, je sens deux mains sur mes hanches qui ne sont pas les miennes : le mec, un type d’une cinquantaine d’année tout cuité. Donc je lui gueule de pas me toucher et on se casse. Pas de chance, il nous retrouve sur le quai donc il commence essayer de me toucher les cheveux et je lui aboie de pas me toucher. Il me demande pourquoi, je lui explique très sèchement qu’il n’a pas à me toucher et que je n’ai pas à me justifier. Donc, là, il me dit « tu as peur de l’orgasme, c’est quoi l’orgasme ? » un truc du genre, je réponds même pas, Véro parlemente un peu et il lui demande si elle est jalouse qu’il me préfère à elle (n’importe quoi !). Il nous dit que les Françaises sont méchantes donc Véro lui répond qu’on est effectivement racistes, antisémites et tout ça, comme tous les Français quoi. Après qu’il m’ait à nouveau touchée les cheveux et que je me sois à nouveau énervée, le métro arrive, j’entraîne Véro plus loin dans la station mais il nous suit. On grimpe dans la rame, on s’asseoit au milieu d’un groupe de jeunes. Le mec arrive et demande au jeune en face de moi de se décaler pour se retrouver donc pile sous mon nez, je demande au jeune de pas le faire. On parlemente quelques secondes comme ça et le super collant dit un mot en slave (j’ai pas reconnu la langue exactement… Enfin, je parle aucune langue slave, ça aide pas) et là, le jeune se lève, toise le vieux et le pousse. Pas de chance, il était de la même origine, ses copains s’en mêlent, ça pue la castagne et avec Véro, on se pousse. Dieu merci, on arrivait à République, on s’est barrées en courant : comme y a plein de lignes, une fois hors vue, impossible de nous retrouver. On en a ri, après, je me suis limite demandé si c’était pas une caméra cachée parce que le mec slave qui tombe sur un groupe de la même nationalité, c’est quand même énorme. En tout cas, ils nous en ont débarrassés et franchement, Dieu Merci car on se séparait à République, Véro et moi, et ce mec, je le sentais vraiment pas, j’avais pas envie qu’il me colle jusqu’à chez Gauthier. Vous allez me dire que j’aurais peut-être dû lui foutre une baffe mais avec ce genre de personnes, on sait pas comment elles vont réagir…

Bref depuis que je travaille, c’est fou le nombre de petites anecdotes marrantes que j’ai à raconter ! Plus tard, je vous parlerai de ma conférence Jack Langienne.

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Le collectif « tous des connards »

L’autre jour, Mister Big a dit dans son article : « vu la propension de murs qui affleurent en ce moment, vous êtes en droit de vous dire qu’en automne, saison déjà propice à la déprime, les Vingtenaires vont tous passer du côté sombre… Genre « je crois plus à la vie, j’en ai marre… tous des connards, etc etc… ». ». Je profite de l’occasion pour présenter notre collectif « tous des connards. »

connards

Bon, vous lisez un peu notre vie, quand même et vous avez pu remarquer qu’on a pris quelques murs (oui, on est monomaniaques, et alors !). Et y a des fois où le nez pété sur le mur, on le prend mal et là, le collectif entre en jeu. De quoi s’agit-il ? On se réunit en groupe, le blessé énumère un peu ses malheurs et les autres répondent : « TOUS DES CONNARDS ! ». Petite mise en situation :

« Putain, il m’a pas rappelé alors qu’il devait le faire

– TOUS DES CONNARDS !
– Il a couché avec un(e) autre
– TOUS DES CONNARDS !

– Il a pas voulu me payer la super robe de mes rêves pour la modique somme de 249 euros

– TOUS DES CONNARDS ! »
 

Bon, ok, le dernier exemple, c’était pour rigoler. Je te vois venir lecteur, surtout si tu es pénissalement équipé : c’est stérile, gratuit et débile. Oui et alors ? Quand on a le cœur en miettes, on s’en fout de la finesse. Quand on est malheureux, ça soulage un peu de voir qu’on est pas les seuls à souffrir ou à avoir souffert à cause d’un homme. Et de se sentir soutenu, surtout. Non parce que dans l’optique de « tous des connards », ça prouve que c’est pas moi, spécialement, qui les attire, on tombe tous sur des connards à un moment ou à un autre. Et puis d’abord, tous des connards ! Oui parce que quand on est triste, on a tendance à mettre tous les mecs dans le même panier. Même si au fond, on ne le pense pas. Mais, franchement, lecteur, quand tu te prends un mur, tu débordes d’amour pour la terre entière, toi ? Ben nous non plus !

Bref, on en revient un peu au principe de solidarité féminine (mais ça marche aussi avec les pédés vu qu’ils sortent avec des hommes aussi). Par exemple, lors du dernier vent que j’ai pris, j’ai retrouvé Tatiana au Cour St Emilion et devant mon browniccino (faut que j’arrête de manger des trucs pareils sinon je vais augmenter les risques de me prendre des vents) et là, quelques uns ont été rhabillés pour l’hiver. D’abord, il l’a dit lui-même dans son mail « oui, je sais, tous des connards  » (ah ben si tu le dis tout seul, il sert à quoi le collectif??). Bon, j’ai quand même eu la classe de faire preuve de discernement mais c’est con comme ça fait du bien de cracher son fiel, un peu, de se dire « non mais tous les mêmes, ils font les quéqués mais ils ont des tous petits zizis, ils assument pas après ! ». Là, on comprend qu’on a été trop naïve de le croire, ce bâtard de sa mère (on est énervées, on vous dit !). Quelle lucidité tout à coup, on lit soudain en les hommes comme dans un livre ouvert. Eux, ce qui leur plaît, c’est le jeu de séduction et une fois qu’ils ont eu ce qu’ils voulaient, ciao ! Et puis d’abord, forcément qu’il y avait anguille sous roche, tous des connards on vous dit ! On s’improvise psy pour hétéros dotés d’un pénis, on cherches les pourquoi des comment puis on soupire : merde quoi, on est des filles biens, pourquoi on est célibataire ? Non parce que Pauline qu’est conne, vulgaire et même pas belle, elle a un mec, elle… Ah oui, il faut savoir que quand on est en phase « tous des connards », on se défoule tellement qu’il peut y avoir des dommages collatéraux. Bref, même s’ils sont pas tous comme ça, ça fait rire d’être bêtement misandre, comme ça, de sortir des considérations générales à la con sur le mal(e), de se dire qu’on est trop bien pour eux, de toute façon. De déclarer qu’on ferait mieux de devenir lesbienne ou nonne avant de dire : « Ouais, mais non… J’aime pas les filles et je crois pas en Dieu. ».
 

Parce qu’on a beau dire, les mecs, c’est comme une drogue : on a beau dire qu’on arrête, on le fait jamais, il suffit qu’un beau brun passe et hop, on disait quoi, déjà ? Tous des connards… Et tu crois qu’il est célibataire ? Après tout, c’est pas parce que le précédent était un connard que le suivant va l’être… Si ? Non ? Bah, de toute façon, au pire, on retrouvera notre collectif préféré pour nous remonter le moral !

 

Bon, la prochaine fois, dans un souci d’équité et pour ménager la susceptibilité de mes lecteurs pénissalement équipés que j’adore (surtout s’ils sont bruns, entre 1m70 et 80, mal rasés, célibataires, avec un beau petit cul, intelligents, raffinés, peut-être avec des lunettes, des beaux yeux, un beau sourire et s’ils m’envoient un mail pour me proposer de m’aimer au minimum toute une nuit), je vous parlerai du collectif toutes des salopes.


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