Dimanche pluvieux, dimanche foireux

J’avais déjà expliqué il y a quelques années que je n’aimais pas le dimanche, un non jour. Petite, c’était le jour des devoirs (oui, je suis de celles qui bossent toujours dans l’urgence). Adulte, c’est le jour du ménage vu qu’en temps normal, je ne suis jamais chez moi avant 20h ou plus tard et j’ose plus passer l’aspi après. Bref, dimanche, ça a toujours été corvée et déprime à l’idée que le week-end est fini. Le pire étant quand je suis en week-end chez mes parents (ce qui n’arrive plus beaucoup, merci la SNCF qui me coûte un bras), rentrer me déchire toujours un peu le cœur.

Aujourd’hui, nous sommes en plein dimanche qui s’annonce mal. Avant même de me lever, j’ai déjà crié trois fois sur Kenya qui a décidé que mon sommeil n’était plus sacré. Oui, il suffit que j’écrive dans un article que mon chat est devenue sage pour qu’elle recommence à faire la con à 6h du matin. Youpi. Et là, alors que j’essaie de dormir une heure de plus (quoi que vu mes rêves cette nuit, j’aurais pu m’abstenir, rien de sympa), j’entends des ploc ploc sur les volets. Sous entendu, il pleut. Suis-je donc obligée de me lever alors que je sais déjà ce que je vais découvrir derrière mes volets fermés ? Bon, allez, je tente. Volets ouverts, je découvre un paysage de désolation avec un ciel gris-noir, des feuilles mortes plaquées au sol par la pluie et l’humidité. La fin de l’automne est toujours une période sale, avez-vous remarqué ? Les feuilles qui pourrissent au sol, transformées en espèce de gadoue qui salissent les trottoirs, sans parler de l’odeur. Octobre-Novembre puent la moisissure. Alors que septembre sent bon la terre mouillée et les champignons, par exemple. Bref, tout est mort, gris, marron, pourri et Noël est encore un peu trop loin pour nous consoler.

Donc voilà, je me lève et j’ai déjà envie de me recoucher, sans pour autant avoir sommeil. Mais bon, on ne peut pas zapper une journée en entier comme ça. Sachant que ma productivité hebdomadaire flirte avec le néant pour cause, le soir, je suis claquée, je n’ai envie de rien faire. Alors si j’en fais autant le week-end, ma vie va se résumer à ma vie professionnelle… Pardon mais bonjour l’angoisse. Je ne veux pas juste être une salariée, je veux vivre ! Alors bon, déjà, faudrait que je fasse le ménage mais sans lumière, ça ne donne pas envie, pas du tout, du tout. On a juste envie de se rouler dans une couverture moelleuse, avec un bon bouquin et une tasse de chocolat chaud (ou de cappuccino). Mais je n’ai pas de quoi faire de chocolat ou de cappuccino et le bouquin que je lis est pénible. Mais vraiment pénible, ça fait deux mois que je suis dessus et le jour où je l’aurai fini, je vous écrirai un article en forme de victoire. Non, je ne le lâcherai pas, j’en suis à 500 pages sur 700, ce serait ridicule d’abandonner maintenant. Par contre, le Ulysse de Joyce attendra 2010. Bref, tout ça pour dire que rien ne pouvait réellement m’inciter à la paresse et vu les rêves peu intéressants de cette nuit (à la limite du désagréable mais je ne peux pas parler de cauchemar, plus de navrantes histoires qui me rendent de mauvaise humeur. Alors que normalement, les week-ends, je fais des rêves érotiques. Mais il est vrai que ma libido a profité de ma baisse de forme récente pour se faire la malle (la garce) et elle n’a pas l’air de vouloir revenir.

Alors puisque rien ne m’appelle à la paresse mais sans pour autant me motiver pour une activité, j’écris. Un mug de café, des clémentines (le point positif majeur de ces foutus mois de fin d’année), j’écris. Je bidouille des trucs pour le blog (il va se passer bientôt un truc, vous allez voir). Je langue de pute avec Vicky via MSN et c’est délicieux.

En fin de compte, ce dimanche merdeux ne s’est pas si mal passé. Repos, écriture, papotage et clémentines… Simple mais efficace. Mais je vous laisse, j’ai encore un peu de pain sur la planche !

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Courrier des cœurs : réponse à So Long

So Long nous a soumis la question suivante :
Un jeune homme de ma connaissance et qui a partagé mon lit quelques fois me poursuit de ses ardeurs « fellationesques » lors même qu’il est heureux et amoureux. Dois-je, au nom de la solidarité féminine (of course), informer la demoiselle qui partage sa vie ?

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La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous pensons de cette histoire :

Diane : OOooohhh que j’ai envie de dire OUI, oui OUI!! Au nom de toutes (les frustrées du monde entier, certes, mais pas que) les pauvres, naïves et larmoyantes jeunes filles trompées, désabusées, déçues, vidées,abusées, bernées et avilies, va la voir, mets donc ce pauvre lâche devant sa bassesse crasse et force le à assumer ses désirs et ses responsabilités!
….Et puis je réfléchis un peu, et je doute.
-si moi à la place de la fille, je voudrais la vérité, qui me dit que, elle, elle préférerait pas rester dans une illusion confortable? Qui me dit que ce serait lui rendre service?
-Et le bougre en question, si tu lui disais « oui », qui me dit qu’il concrétiserait ses désirs? Tous les gens casés du monde ont des désirs cachés avec lesquels il faut composer. En rêver, ou en parler permet parfois de les exorciser, de faire avec plutôt que d’en être complètement frustrés. Par définition, on ne peut pas désirer ce que l’on a déjà (avec des nuances, bien sûr), et demandez à tous les gens casés (du moins depuis un certain temps) autour de vous: leurs rêves érotiques ne concerneront jamais la personne avec laquelle ils sont en couple. Et l’homme (en général, hein, ça inclut Eve aussi) a besoin de désirer ce qu’il n’a pas.
Après, l’important, ce sont les actes. On ne peut contrôler ses désirs, mais on peut contrôler ses actes. Donc si Môsieur en question passe à l’action, là, la question sera toute autre.
Tout en pensant aussi qu’il y a des filles que être trompées ne dérange pas, même si ça court pas les rues.
Donc, malgré mon désir intérieur de super fille curieuse/touche à tout, je réprimerais mon premier réflexe qui aurait été de te dire vas y dis lui la vérité et fait le affronter ses conneries, à ce sopckzpfojkapfj de (———), et te conseillerais davantage de garder cela pour toi, tout en envoyant chier le (——–) en question.

 Jane : Il faut tout d’abord noter que la poursuite et les ardeurs sont excellents pour ton ego. Tu es douée, il en redemande. Tu es en quelque sorte un exemple à suivre pour toutes les femmes et devrais penser à donner des cours. Il est toujours bon de flatter le lecteur (dans le sens du poil)
Concernant ton dilemme, que dire… Tout d’abord, as-tu accepté? parce qu’il y a une différence entre expliquer à une demoiselle « Ton homme voudrait que je le fellationne joyeusement » et « je fellationne ton homme sur une base semi-régulière » Dans le premier cas, il sera un salaud. Dans le second, tu te prendras un pain. Je te déconseille évidemment de le faire. Sauf si tu es masochiste.

Je pense que la solidarité féminine a le dos large sur ce coup-là. Mais si tu n’aimes pas l’officielle et a envie de la faire douter de son potentiel de fellation, dans ce cas, go go go, annonce lui que son homme vient vers toi pour des interludes torrides. Mais j’espère que tu cours vite.

Lucie : NE SURTOUT PAS AVERTIR LA DEMOISELLE !!! Elle pourrait s’offusquer !!! Ben vi, elle se rendrait compte qu’elle assure peut-être pas assez niveau fellation&co…la lose quand même…

Je vous évite le blabla sur la fidélité…

Marine : Ceci n’est pas une pipe.

Chère SoLong,

Première chose, j’ai envie de dire qu’il y a quelque chose de flatteur dans la requête de monsieur, quant à tes qualités « fellationesques » (sic). Mais juste un petit quelque chose, dans la mesure où par ailleurs, merde, on n’est pas des putes, à ou sans frange, d’ailleurs. Bref. Désolée pour cette brève incursion chienne de gardesque, ça ne se reproduira plus, promis.
Deuxième chose, rapport à la solidarité féminine. Perso, j’ai demandé à Benoît l’autre jour de cesser de me dire à quel point une de ses ex était pas belle et qu’il se forçait pour coucher avec.
C’est juste que je frémis d’avance à l’idée qu’un de mes ex dise à sa nouvelle à quel point j’étais lamentable au pieu ou que sais-je encore. D’où le double raisonnement suivant (d’aucunsparleront de syllogisme) : est-ce que tu aimerais être dans la position de la dinde de la farce? Réponse attendue : non. Ce qui nous amène à l’attitude non seulement de refus de la pipe mais aussi de rappel au monsieur qu’il est moyen classe sur ce coup-là.
Mais aussi l’autre partie de mon raisonnement est la suivante : est-ce que tu aimerais apprendre par une pote de ton mec qu’il lui fait des avances? Ça j’y crois moins. C’est un peu humiliant malgré tout et peut-être même la mort de leur couple. En gros : si c’est une bonne copine à toi, tu arriveras peut-être à trouver les mots, ou alors à lui faire comprendre que « he might not be the one« . Si c’est quelqu’un que tu connais assez mal, je te conseille de rester à ta place pour lui éviter à elle d’être dans une position encore plus humiliante, et de rappeler à ton pote que s’il est heureux et amoureux, nom de dieu mais sucer c’est tromper! (j’adorais Tout le monde en parle, et j’assume). En définitif, on est pas des putes, mais le fait d’être d’authentiques connasses égocentriques est une bonne clé pour gérer nos relations avec nos consœurs. Amies connasses, bon week-end!


Nina : Chère So Long,
 
Réponse courte : non

Réponse longue : la demoiselle sort avec un goujat et t’es au courant, ok. Mais à moins qu’elle ne te connaisse depuis trèèèèèèèèèèèès longtemps et qu’elle ait une confiance absolue en toi, laisse tomber. D’abord parce qu’on a tendance à tuer le messager. Ensuite, l’amour rendant souvent aveugle, il se peut que tu te retrouves avec le mauvais rôle dans l’histoire, en gros « nan mais elle est trop une vipère, elle dit ça parce qu’elle est jalouse et qu’elle est amoureuse de mon mec en secret, gna gna gna ». De toute façon, les histoires de couple, vaut mieux pas s’en mêler car n’est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, hein !

Tatiana : Hum, effectivement c’est une position délicate à ce que je vois. Enfin, à ce que je lis plutôt. Déjà, est-ce que tu connais la jeune
demoiselle en question ? Car si oui là il faut dire à ce jeune homme d’aller porter ses ardeurs fellationesques ailleurs, sous peine d’une intervention de ta part. Et puis tu peux aussi lui faire remarquer que c’est pas hyper intelligent de faire ça avec une copine de sa nana. T’as de fortes chances d’être démasqué un jour ou l’autre. Maintenant, s’il est heureux et amoureux on est en droit de se poser la question du pourquoi ne pas combler ce manque avec sa chère et tendre plutôt qu’avec toi ? Ca je crois que c’est un trait de l’être humain que j’ai du mal à piger des fois : l’herbe est toujours plus verte dans la prairie d’à côté. Ma supposition de psycho de comptoir du jour serait de dire que certains mecs voient leur copine comme une fille sainte et prude et que donc fellation=péché et que c’est pas possible que ce soit fait par elle. Du coup ils cherchent ailleurs. Autre solution c’est que la copine en question s’y prend très mal
et que du coup il a perdu tout espoir d’exercer cette pratique avec elle.

Donc, en conclusion, soit tu l’emmènes chez un psy pour qu’il arrive à voir sa copine autrement, soit tu donnes des cours à sa copine.

Lucas : Bien sûr que tu dois l’informer ! Le mec est en couple, il n’a aucune légitimité pour aller voir ailleurs ! C’est un manque total de
respect pour SA nana d’aller cherche ailleurs si pipeuse il y a. Le jeu sexuel est une chose mais le fait d’être en couple mets un stop aux dérives. Quand on est en couple, on se tient et on se retient ! Et si on est frustré on en parle à sa copine. Et si elle n’est pas d’accord, on fait des abdos et des étirements pour se faire une autopipe et point barre. Donc moi j’informerais la demoiselle que son mec est un sagouin et j’eunuquerais le damoiseau.

Bastien : Prenons la question par l’autre bout. Admettons que tu dises a la miss que son mec veuille se faire polir le chinois par tes soins. Admettons également qu’elle prenne quelques secondes de réflexion et que donc tu puisse prendre le temps de fuir sa noire colère avant qu’elle ne décide de trucider le premier bipède a croiser sa route. Que penses tu qu’il pourrait arriver ? Et bien moi je vais te le dire ce qui va arriver ! Non seulement dans ta fuite tu tomberas dans les escaliers, mais en plus -et surtout-, prise d’une
folle panique digne d’un mec qui n’a plus d’air dans son scaphandrier elle va se mettre a nous danser la tecktonik version AAAAHH MAIS PPPOOOOOURQUUUOIIIII et autres railleries du genre, le tout dans un concert d’assiettes cassées, d’armoire retournées et de photos de belles mamans jetées par la fenêtre. Voila le point critique. Belle maman. Dans un élan de lucidité elle se dira « mais,
elle n’y est pour rien Gertrude » et dans un ultime effort pour rattraper le cadre encore en vole elle sautera par la fenêtre le sourire au lèvres. Résultat les pompiers concluront au suicide.

Tu ne vois toujours pas le hic ? Attends, je vais te faire un dessin. Qui dit jeune fille suicidait en plein Paris pour cause de quasi adultère dit info d’ouverture du 13h de TF1. Qui dit info d’ouverture du 13h de TF1 dit nouveau décret du gouvernement interdisant les suicides (comme pour les chiens méchants, les jeunes dans les cages d’escalier, tout ça). Qui dit décret du gouvernement dit réaction des opposants. Et comment vont réagir les opposants !? Et bien en se suicidant pardi ! Le geste est fort, médiatique, parfait
pour faire connaître la cause. Imagine un peu le nombre de suicidés dans les semaines qui suivront ta révélation !

Mais ça n’est pas tout. Voyant la France enfin dans une grande crise interne les USA toujours jaloux de nos camemberts et de notre belle tour Eiffel vont décider de but en blanc de nous envahir, pour sur. Réaction en chaîne, jeux des alliances, tu peux être sûre que la Russie chantant le bon vieux temps se dira très proche depuis toujours de la France, l’Afrique verra enfin une bonne occasion de retourner la donne et se liera a l’Amérique, l’Angleterre jouera toujours les toutous atlantistes mais l’Allemagne se rangera de notre coté pour éviter que les jumelages Nancy – Brême ou autre Troyes – Winweiler ne sautent. L’enjeu est énorme ! Qui dit guerre intercontinentale dit donc guerre mondiale, et qui dit guerre mondiale dit bien évidemment bombe H.

Apres on peut spéculer sur la Chine, si les bridés jouent bien le coup ils peuvent rester neutres pendant que chacun s’affaiblit pour ensuite prendre le contrôle du monde a la docteur No. Mais ceci est un autre débat.

C’est quand même cher payé pour une simple imitation de Loana.

Apres moi je dis ça…
 
Les avis sont partagés, quoi. En espérant avoir pu t’aider !
 

Toi aussi, lecteur ou lectrice, tu as une question de cet ordre et tu veux être éclairé(e) par les étranges lumières des vingtenaires, pose ta question ! J’en sélectionnerai une lundi matin pour la soumettre à la cellule love & sex des vingtenaires.

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La fille la plus joyeuse du monde

Bon, alors, voilà, on est samedi, je n’ai aucun article sous le coude et aucune envie d’être drôle. Enfin, quoi que si, là, aujourd’hui, ça va mais cette semaine, je n’avais pas envie de l’être donc je n’ai rien écrit. J’avais commencé un sketch pendant les vacances mais aucune envie de le terminer. Donc, là, je fais du freestyle, c’est parti.

Donc, cette semaine, j’ai été chiante. Si. Du genre : « ça va ? » « Mouais bof ! » « Ben qu’est-ce que t’as ? » « A ton avis ? ». Oui parce que moins je suis de bonne humeur, moins je suis patiente donc quand on me demande pourquoi ça va pas alors qu’on le sait, ça m’exaspère un peu. Bref, j’ai été chiante à base de « bof, ma vie, elle est pourrie ». Alors, quand vous allez pas bien, tout le monde vous fait des compliments à base de « tu es belle, jeune et intelligente ». Oui, et je suis chômeuse et célibataire, super utile, tout ça. Bon, je vais pas vous refaire la complainte qui n’aurait pour d’autres objectifs que de récolter de nouveaux compliments ou alors de vous saouler définitivement. De toute façon, le moral remonte alors ça sert à rien.

 

J’avais dit que cette semaine serait meilleure que la précédente et en cela, je ne me suis pas trompée mais l’inverse était tout de même difficile. La seule condition pour que les choses empirent, c’était un décès et bon, voilà, comme une personne peut pas non plus tout subir en même temps, j’y ai échappé. Donc voilà, cette semaine, ce fut une semaine plutôt neutre même si j’ai vu plein de gens, fait des déjeuners en ville (j’aime bien dire ça, ça fait très sex and the city), rencontré des gens, aussi… Bref, finalement, ça fut une semaine dense que j’ai pas vue passer donc c’était pas la peine de chouiner. Oui, j’ai pas eu une forme olympique mais dans des circonstances différentes, j’aurais trouvé cette semaine très chouette.

 

Alors, oui, j’ai pas de boulot mais au moins, je risque pas de le perdre. J’ai plus de mecs donc je risque plus de me faire plaquer. J’ai la santé, en plus, plein de sous parce que j’ai arrêté de fumer (selon mon logiciel, j’ai économisé 95 euros qui me serviront à payer la réparation de mon disque dur externe, pour peu qu’ils soit sauvable). Et puis bon, ça va, y a plus dramatique que ma vie alors j’arrête de me plaindre. En plus, ma libido est en forme, genre je fais plein de rêves érotiques avec de vieux fantasmes qui me montrent leurs (petits…) attributs. Or il me semble que quand on est déprimée, on n’a plus de libido. Le fait que la mienne aille très (voire trop, bordel) bien est bon signe, ça veut dire que tout ne va pas si mal. Et puis j’arrête pas de voir des beaux mecs de partout, même s’ils mettent leur doigt dans leur nez alors qu’ils végètent sur les escalators de la ligne 14 de St Lazare (oui, je t’ai vu, jeune homme !). Bon, évidemment, je mets jamais mes lunettes donc forcément, tout est plus beau dans mon monde de myope mais c’est pas grave, penser que tous les mecs que je croise sont trop cracamiaou, je trouve ça sympa comme concept. Bon, après, je vais pas aller leur parler non plus parce que rien ne garantit qu’ils le sont vraiment, cracamiaou, et c’est un peu la lose d’aller voir un mec et de lui faire : « Salut, je…ah non, en fait, de près, t’es pas beau ! ». Enfin, bref, je préfère vivre dans un monde fantasmagorique où tout le métro est plein de futurs petits amis potables que me rendre compte qu’en fait, c’est pas vrai…

 

Ouais ma vie, elle est passionnante et mon post débile et même pas je vais m’excuser. Parce que j’aurais pu vous faire un post « ouais la vie c’est moche » et qu’à la place,je suis sympa, je vous fais un truc « Nina a pété un plomb et n’est plus en contact avec la réalité ». C’est cool, nan ?

 

Bon, voilà, je vais aller faire une sieste, des fois que des vieux fantasmes aient envie de m’honorer dans mes rêves, ça fait toujours plaisir. Même si le dernier en date avait un tout petit zizi (mais pourquoi d’ailleurs ???).

 

Voilà comme perdre tout son lectorat en un article. Et le pire, c’est que je peux même pas mettre ça sur le dos de l’alcool ou de la drogue puisque je n’ai consommé ni l’un ni l’autre. Même pas une clope en 26 jours, MEME PAS ! Alors que je vais dans des bars enfumés, je n’en taxe aucune. Parce qu’après 26 jours, 95 euros d’économisés et presque 3 jours de vie gagnée (à choisir, j’espère que c’est 3 jours de sexe, tant qu’à faire), ce serait con de recraquer. Parce que comme me rappelle mon logiciel, la raison première de cet arrêt, c’est « je peux le faire ». Hé ouais, je PEUX le faire. Comme je peux aussi trouver du boulot, un mec qui n’a pas un tout piti pénis et puis plein d’autres trucs, encore.

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Les rêves, reflet de mon esprit dérangé

S’il y a truc qu’on ne peut nier, c’est mon imagination débordante et des fois, ça envahit mes nuits. Je fais des rêves bizarres, ça, c’est un fait et les gens rigolent beaucoup quand je les raconte. Certains sont de véritables films ou romans dont je suis l’héroïne. Oui, c’est marrant, je ne suis pas moi dans mes rêves ou plutôt, je suis une actrice qui joue dans un film ou évolue dans un livre. Parfois, je suis même l’héroïne du roman que j’écris, bonjour la mise en abîme ! Faut dire qu’il y en a, ce sont de vrais scénarios extrêmement alambiqués.

Plus jeune, mes cauchemars reflétaient mes peurs primaires. Par exemple, je me trouvais souvent dans un avion qui s’écrase (ou je me prends un avion dans la gueule, pas de chance), un ascenseur qui tombe ou je me faisais attaquer par des serpents. Pour les Freudiens, je précise que mes serpents avec une grosse tête avec plein de dents et une petite queue. En grandissant, ma peur des serpents a disparu, sans doute parce que j’ai déménagé dans la grande ville et que la friche à côté de ma grand-mère qui grouillait de couleuvres a laissé place à de sales immeubles. Ca me fait penser à une chanson de Polnareff, tiens… Pour les ascenseurs, pareil…

Par contre, les avions, ça reste. L’autre nuit, par exemple, je rêvais que je montais avec Anne dans un vieil appareil tout pourri avec des sièges en cuir genre RER et de vieilles ceintures, je donnais mon ticket de train pour que le contrôleur le poinçonne puis je montais dedans. L’avion décolle, gniaaaaaan ! A un moment, allez savoir pourquoi, je sors de mon corps et de l’appareil et je découvre qu’il est en train de voler à l’envers… Là, je me dis que l’avion, ça fait moins peur à l’intérieur qu’à l’extérieur. Mais en fait, l’avion était en panne, il plane en attendant que ses moteurs s’arrêtent et là, il tente un atterrissage en catastrophe et évidemment, il s’écrase. De là, je me retrouve à l’hôpital en train de visiter Anne et là, je regarde les infos et j’apprends que je suis morte donc je vais dans les décombres pour essayer de retrouver mon corps. Sinon, dans le genre « les avions dans les rêves de Nina », l’histoire de l’avion qui menace de se crasher sur Paris. Donc nous voilà en famille sur Paris dans un resto chinois (hautement improbable, mes parents n’aiment pas ça). Il y a donc papa, maman, Anthony, Alice et moi. Ma mère se casse faire des courses aux Halles et pendant que mon père consulte le menu, Anthony, Alice et moi nous promenons devant le resto. Soudain, alarme : un avion menace de s’écraser sur la ville, pile là où on est, évidemment. L’avion, encore à l’envers, rase le sol une première fois, on se couche par terre puis on se cache dans le hall d’un immeuble et je dis à Anthony et Alice qu’il faut rentrer dans l’immeuble et monter à l’étage pour éviter l’effet de blast. Anthony (pompier de son état) se fout de moi mais on fait ça, on rentre dans l’immeuble, on se recroqueville à l’étage et finalement, l’alerte est levée, on rejoint mon papa, toujours en train de consulter son menu. Imperturbable, le papa.

A propos de ma sœur et des rêves récurrents. Souvent, je rêve que je suis juive pendant la deuxième guerre mondiale donc je dois me cacher. Et je me retrouve toujours dans un immeuble désaffecté avec un grand escalier en pierre. Je rêve aussi souvent que je fuis les autorités et dans ce genre de rêve, la seule personne de ma famille présente, c’est ma sœur. Sinon, dans la série famille, ces derniers temps, je me retrouve affublée d’un petit frère, un bébé MINUSCULE, il tient dans la main… Je sais pas d’où il sort, celui-là !

Sinon, en ce moment, j’ai deux rêves récurrents. Le premier je suis enceinte ou j’accouche. La dernière fois, je rêvais que j’accouchais dans mon lavabo (très confortable comme lieu d’accouchement, tiens), mon père faisant office d’obstétricien, ma mère de sage-femme. Fascinant. Le bébé, une fille (d’habitude, un garçon), un truc bizarre que je pose sur le rebord du lavabo une fois née. Je suis contente, elle a les yeux verts et l’accouchement se passe extrêmement facilement, même pas mal. D’ailleurs, on en parlait après avec mes parents, nous étions tous fiers du travail accompli (et ma pauvre gosse neurasthénique toujours sur son rebord de lavabo). Sinon, l’autre nuit, je rêvais que j’étais enceinte, d’un garçon cette fois, mais il voulait pas venir le bougre, il avait trois jours de retard et je me promenais avec mon gros bide, je prenais le train et je racontais cette histoire à Bertrand (qu’est-ce qu’il foutait là, lui ?). Tiens, ça me fait penser que je rêve souvent de trains, aussi.

Sinon, dans la série rêves très récurrents : je repasse mon bac. Ah, celui-là, je le fais tout le temps ! Je suis extrêmement angoissée par l’épreuve d’allemand, vu que je ne parle plus un mot de cette langue. C’est curieux car pour mon bac, le vrai, j’avais pas stressé du tout, pourquoi ce rêve revient donc fréquemment ? La nuit dernière, j’ai rêvé que je devais passer le bac mais en série ES (j’ai le L). J’expliquais à un métis trop miam miam que je passais cette série pour ajouter un plus à mon CV… Non mais c’est dingue ça ! Mais c’est plus souvent l’allemand qui ressort, quand même, cette foutue épreuve qui me glace le sang j’arriverai pas à faire illusion, je ne sais plus rien dire. Ich spreche nicht deutsch ! I can do my work in english ? Non? Va te faire voir.

Sinon, les rêves les mieux, ce sont ceux plein d’amour. Il y a des moments dans la vie où je suis amoureuse de mecs qui ne sont pas (encore ?) mien. Dans les rêves tout est permis… Et ben non, en fait. Je me souviens, quand je craquais sur Fabien, le vilain démon tentateur, dans mes rêves, il y avait toujours le « tu n’as pas le droit ». Les caresses et attentions tendres étaient nombreuses mais je n’ai rêvé qu’une fois d’une brouette avec lui car généralement, même dans mes rêves, je me l’interdisais… Ah, mon surmoi est très puissant, ma foi. Mais ces tendres baisers déposés sur la joue, sa manie de me prendre dans ses bras, juste comme ça… Et les : « non, il ne faut pas ». Merdouille ! Encore récemment, je rêvais d’un gars comme ça, pas disponible pour moi, je me contentais de le serrer contre moi, de lui chuchoter de belles paroles et même, audace suprême, de l’embrasser sur la joue… Bon, j’avoue, je l’ai aussi un peu embrassé sur les lèvres mais pas trop, car pas le droit.

Par contre, quand je craque sur un célibataire, mes rêves sont autrement plus explicites. Quand je craquais sur Julien, je me souviens très bien d’un rêve où il m’emmenait chez lui me présenter sa famille, très gentille, d’ailleurs. A un moment, on se retrouvait à s’embrasser passionnément sur un tapis, c’était torriiiiiiiide. Pareil pour Bertrand après ma rupture avec Guillaume mais je me souviens moins là.

Curieusement, mes rêves érotiques (hé oui), je les fais extrêmement rarement avec quelqu’un que je connais, même si ça arrive. Le plus souvent, ce sont des inconnus, pas forcément dotés de visages. Même un homme que je désire, je rêve rarement d’une brouette avec lui, peut-être parce que, psychologiquement, je ne veux pas imaginer, j’en sais rien… Mes rêves érotiques sont par contre très crus, pas de fioriture, on en vient à l’essentiel… Des fois, y a de la baise au milieu de rien, comme ça. Et chose merveilleuse, il m’est déjà arrivée de me réveiller juste après ce genre de rêve car je venais d’avoir un orgasme. La puissance de l’esprit m’étonnera toujours, que de sensation on peut avoir en rêve, la douceur de lèvres, le grain d’une peau, la puissance d’un sexe masculin dans le mien… ou ailleurs.

Donc je rêve, beaucoup. Et même, quand je suis amoureuse d’un homme qui n’est pas (encore) mien, je m’accorde quelques siestes pour espérer le retrouver dans mes rêves et partager de délicieux moments avec lui… En attendant que ça soit enfin la réalité. Mais souvent, ce genre de rêve me rend nostalgique, après, je ne cesse de ressasser et je suis un peu triste que ça ne soit pas la réalité. A moins qu’ils ne soient prémonitoires !

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Ce que font les filles sous la douche

Oh, le vilain titre racoleur, là, je plaide coupable. Mais s’il y a un moment particulièrement orgasmique de la journée, c’est bien la douche.
 
Il faut parfois être privé de quelque chose pour en apprécier pleinement la saveur. Pendant presque deux mois, je me suis douchée avec juste un filet d’eau chaude, cette activité devenait une pure question d’hygiène, je n’y prenais plus aucun plaisir. Puis ma chaudière fut réparée et là, quelle douche, mes enfants ! Elle dura facilement un bon quart d’heure. Quand l’eau chaude, propulsée par une sacrée pression (je ne savais pas que j’avais de la pression) qui vient frapper ma peau, mais quel délice ! J’avais oublié à quel point c’était bon de sentir son corps s’abandonner à la douce chaleur, sentir la vapeur d’eau me rentrer dans les narines… Bref, je pense que si je devais faire un classement des meilleures douches de ma vie, celle-là serait dans les premières places.
 
La douche est la dernière chose que je fais avant d’aller me coucher, une bonne façon de terminer la journée. Je ne suis pas du tout douche du matin : une fois passée sous la douche, l’idée de mettre un orteil dehors me traumatise complètement. La douche est un pur moment égoïste où on se prélasse, tous les sens sont en éveil. L’odeur du savon, la mousse qui glisse paresseusement sur votre corps pendant qu’on se lave, la peau qui devient douce…
 
Tout aussi plaisant, son corollaire : le bain. Je ne peux m’empêcher, quand je me glisse dans mon bain, de laisser échapper un petit soupir de contentement : oh que c’est bon ! J’avoue que l’une de mes occupations préférées de ma vie de célibataire, c’est de barboter dans mon bain bouillant à l’eau rendue laiteuse par la poudre faite pour avec un magazine à la con, un manga ou un bouquin. Mais un bain à deux, c’est bien aussi !
 
Bon, mais revenons-en un peu au titre de l’article : que font les filles sous la douche ? Il y a un mythe assez répandu de la demoiselle qui se masturbe sous la douche grâce au concours du pommeau. J’avoue tout à fait que sous la douche, je me lave, je me délasse mais point barre. Pourtant j’ai du plaisir quelque part, rien que lorsque l’eau chaude caresse mon corps et c’est un moment que j’ai du mal à partager.
 
Si je regarde en arrière, je n’ai partagé ma douche qu’avec des hommes avec qui j’avais développé une certaine intimité. Un copain de brouette, je n’ai même pas envie de partager ce moment-là avec lui, j’attends d’être peinarde pour me laver. Quelque part, je n’aime pas me laver devant autrui. Même quand je me brosse les dents, ça m’emmerde qu’on me regarde, un peu d’intimité, que diable ! Pour mon corps, c’est pareil. C’est un peu les coulisses du spectacle, si j’ose dire. C’est là où je me fais belle, que je nettoie mon corps et mes cheveux pour paraître toute rutilante quand je sors. Bon, j’avoue que cette idée est bizarre.
 
 Avec un petit ami ou un amant très proche, j’avoue que j’adore me doucher avec lui (ou prendre un bain). La première fois que j’ai pris une douche avec Guillaume 1er du nom, j’ai dû insister, il trouvait ça bizarre. J’avais déjà expérimenté la chose avec Pierre le pervers qui me démontrait par A+B les bienfaits du pommeau de douche et son grand jeu était de couper l’eau chaude à la main car l’eau glacée, c’est bon pour la peau. Du coup, je poussais de grands cris et essayait d’échapper aux jets froids, qu’est-ce qu’on s’amuse ! Finalement, Guillaume 1er a trouvé ça très amusant. Chez mes parents, la salle de bain du haut, dédiée aux enfants de la famille, n’est équipée que d’une cabine de douche donc à deux là-dedans, on se frotte, on se frôle et, immanquablement, à un moment, je sentais poindre un truc dur dans le dos… Curieusement, je me souviens pas qu’on se soit douchés à deux ailleurs que chez mes parents, sans doute parce qu’il était douche du matin et moi douche du soir. Il n’y avait que le week-end où on se douchait un peu n’importe quand, selon l’heure du lever et du coucher.
 
La plupart de mes petits amis ne rechignent pas à une douche mixte sauf Arnaud qui n’avait jamais dû tenter l’expérience. Première soirée chez lui, on brouette joyeusement puis après le câlin postcoïtal que j’affectionne tant, il m’annonce qu’il va se doucher. « Super, fis-je, je viens avec toi ! » Et là, il m’a regardée très étonné : mais quelle est donc cette demoiselle aux mœurs étranges ? Je me suis donc incrustée dans sa baignoire… Et rien. Chacun de son côté, on se savonne, on se shampouine, il m’a gentiment rincée avec le jet mais absolument rien d’érotique. Certes, on venait de faire l’amour comme des fous mais c’est pas une raison pour se tripoter un peu, non mais !
 
J’aime laver mon partenaire de douche, lui passer mon éponge (oui, je me lave avec une éponge) sur tout le corps, insister sur certaines zones, le rincer, et qu’il en fasse autant pour moi. De façon générale, la douche est un bon préliminaire ou une bonne façon de conclure une brouette. L’avantage d’une douche précoïtale, c’est qu’on est sûr de la propreté de son partenaire. Bon, à ma connaissance, je n’ai jamais eu de relations sexuelles avec un monsieur fâché avec l’hygiène (disons qu’ils étaient toujours propres quand ils passaient entre mes mains) donc je n’ai jamais eu à me plaindre. Mais si le monsieur exhale des odeurs franchement écoeurantes, il peut se brosser pour avoir droit à la brouette (rien de sale en moi), à une fellation (rien de sale en moi), ou même à une soupe de langue (Hum !). Je ne suis pas une nazie de l’hygiène mais il y a des choses avec lesquelles j’ai du mal. Donc se doucher avec son partenaire, c’est être sûre d’éviter ce genre de mésaventures. Et même si la douche ne dégénère pas en brouette, ça reste un agréable moment intime à partager, selon moi. Le seul souci, c’est de croire qu’une douche à deux peut faire gagner du temps (les deux prennent la douche en même temps donc logiquement…) parce qu’on se frotte, on se tripote, ça fait durer un peu la douche.
Enfin, moi, ça m’arrange, c’est mon propriétaire qui paie l’eau et j’ai décidé de le faire cracher au maximum (oui, il y a un jeu de mot atroce dans cette phrase, je le confesse).
 
Mais quand même, le must du must, ça reste le bain à deux. C’est d’ailleurs une scène assez courante dans les films un peu chauds comme dans « Une liaison pornographique » avec Sergi Lopez et Nathalie Baye, à un moment, ils prennent un bain et je sais plus qui tripote l’autre avec son pied mais ça plaît beaucoup. Donjuju a aussi fait une planche sur le sujet. Personnellement, je n’ai jamais fait l’amour vraiment dans une baignoire mais de longs jeux érotiques, ça oui et j’aime bien. A la base, je suis une fille aquatique, j’ai su nager avant de savoir écrire, j’ai toujours aimé ça. Donc mélanger eau et sexe, c’est un cocktail affolant. L’eau rend la peau douce et parfumée, pour peu qu’on ait mis de la poudre de bain dedans (ce que je fais toujours), on est alanguis, totalement détendus… Et après, je m’étonne de faire des rêves érotiques qui se déroulent dans ma baignoire !
 
A force de parler de jeux coquins dans l’eau, j’ai chaud… Je vais calmer mes ardeurs sous la douche !
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