Comment vivais-je sans lui ?

Parce qu’en ce moment, l’actualité m’énerve prodigieusement et que j’ai beaucoup à en dire, parce que j’ai encore plein de trucs à raconter sur le Canada et parce que j’arrive pas trop à écrire sur ma série sur les plans culs, je vous propose aujourd’hui un article niais sur l’Amour à base de “mais comment vivais-je sans lui, avant ?”. Apologie du couple heureux

Couple heureux

Oueeeeee !

Intérieur nuit, quelque part entre 23h et minuit, deux corps lovés l’un contre l’autre, peau contre peau, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Mon esprit flotte et quitte peu à peu sa pleine conscience pour glisser doucement dans le sommeil. Les nuits où je m’endors avec lui, j’ai rarement de pensées parasites de type “je suis en retard sur mon dossier, comment faire ?” “Ca va être serré niveau tunes ce mois-ci”, “comment il/elle m’a énervée aujourd’hui, j’aurais dû lui dire ça pour lui clouer le bec”. Rien de tout ça. Je cède doucement au sommeil, certaine d’avoir mon content de repos, sans cauchemars.

conseils-pour-dormir-en-couple

Mais comment vivais-je sans lui, avant ? Je sais pas vous mais c’est souvent une question qui vient gentiment me titiller quand je suis heureuse en couple avec quelqu’un… Il y avait un avant, il y a un pendant. Et autant vous dire qu’avec Victor, ces derniers temps, le pendant se démarque remarquablement de l’avant, notamment sur cette histoire de sommeil : célibataire (ou quand je dormais sans lui), je me couchais rarement (jamais) avant 2h du matin et autant vous dire que je ne connaissais pas de réveil riant. Ces derniers temps, on fait un 23h/0h – 7h du mat sans ciller. Même le week-end, on commence peu à peu à émerger avant une heure à deux chiffres. Mais ne remplace-t-on pas finalement des habitudes par d’autres qui nous rend l’autre indispensable ? Si je prends mes dernières grosses ruptures, il y a toujours une peur primale dans la séparation : comment vais-je vivre sans l’autre ? Même si on ne s’aime plus, même s’il faut parfois arrêter les frais, on renonce aussi à son petit confort de vie, ces petites habitudes rassurantes. Quand je romps avec quelqu’un avec qui je suis restée quelques temps, il me vient toujours cette même exigence : “on reste amis, hein ?”. Parce que la vie sans lui me paraît inconcevable.

Bon, c'est sûr que quand ton ex, c'est le frère de ta meilleure amie, t'as pas trop le choix de rester en contact

Bon, c’est sûr que quand ton ex, c’est le frère de ta meilleure amie, t’as pas trop le choix de rester en contact

Et pourtant… Si je compte mes ex dans mon entourage immédiat, on arrive à peu près à… zéro. Quelques textos de bonne année/ joyeux anniversaire échangés avec Guillaume 1er et c’est tout. Et je le vis très bien. Parce que oui, dans une relation amoureuse, l’autre devient à un moment un rouage important, essentiel, de notre vie. Comme notre meilleurs amis, notre famille. On s’ébahit d’avoir pu vivre sans lui ou elle avant mais finalement, ce qu’on n’a pas ne peut pas nous manquer. Et puis n’oublions pas : en amour, l’ocytocine nous saupoudre tout d’une jolie couche de paillettes.

pluie-paillettes

Mais en attendant, en m’endormant hier soir, j’étais juste bien. Alors j’ai envie de dire : merci ocytocine et merci ma vie avec lui. Des fois, le bonheur, ça fait du bien.

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Ce qui devrait être, ce qui est

Dans ma vie, j’ai un but, un but ultime : régler mon problème du matin. C’est à dire arrêter de ne pas me lever comme il faudrait, arriver au boulot tôt, être pimpante dès l’aube voire même avant (en hiver, à l’aube, je suis déjà levée). Mais force est de constater que j’échoue, inlassablement, tous les matins. Pour lutter contre le snoozing maudit, j’ai tenté une nouvelle technique : mettre direct le réveil à mon heure de lever. Résultat : me suis levée hyper en retard.

Alors forcément, sur le coup, ça m’a pas mis de très très bonne humeur, surtout que je devais me laver les cheveux donc la course dès le réveil, ça me fatigue. Déjà que je traîne une vieille fatigue due à une vie sociale intense (trop)… Bref, alors que je cheminais, cheveux encore mouillés, vers mon boulot, je soupirais intérieurement : bordeyl, je vais jamais arriver à me lever tôt pour faire des trucs. Bon ceci étant, ce n’est pas une surprise. Et là, je réalise que j’ai un énorme problème dans ma vie : je ne vois que mes défauts (ou ce que j’interprète comme tel) et pas mes qualités. En gros, j’essaie d’être ce qui me paraît être le mieux au lieu de travailler sur ce que je suis et mes forces déjà présentes.



Reprenons cette histoire de sommeil. J’avais dit “idéalement, je dois me coucher à 0h30 et me lever à 7h30, ouais !!”. Sauf que dans les faits, ma vie ressemble à ça :



Donc retournons le problème autrement. Dans les faits, peu importe l’heure du réveil, je me lève tard, c’est un fait (enfin, tard, tout est relatif, je travaille quand même). Donc au lieu de prévoir un lever à 7h30, soyons objectifs et plaçons le à 8h30. Et au lieu d’espérer se coucher à 0h30, couchons nous à 1h30 (max), ça fait toujours 7h de sommeil et j’ai le temps d’écrire si je veux. Oui, faut pas se forcer non plus.


Au fond, plutôt que d’essayer d’être ce que je ne suis pas (en l’occurence lève-tôt pour cet exemple), essayons de tirer partie de ce que je suis (couche-tard). Je parle de cet exemple là spécifiquement mais ça marche pour tous les autres domaines de ma vie. Par exemple je ne suis pas quelqu’un de rangé, je vis dans un joyeux bordel permanent mais je retrouve toujours ce que je cherche. L’inconvénient, c’est que la norme est d’avoir des apparts nickels, ce genre d’appart où j’ose même pas m’asseoir de peur de marquer très légèrement le cuir du canapé. Moi, mon appart, j’y vis, j’empile les choses (et je manque cruellement d’espace de rangement mais dès que j’ai réglé mes problèmes de sous, je m’achète une commode). Plutôt que de me lamenter sur le fait que je suis pas la reine du ménage, acceptons les faits. Et passons la serpillère parce que pas rangé n’est pas synonyme de souillon, faut pas déconner non plus (puis ça sent bon quand c’est tout propre). Bref, il faut que j’arrête de stresser en ne focalisant que sur ce qui ne va pas chez moi par rapport à ce qui me paraît être un modèle de perfection et voir ce qui va bien. Sans non plus se réfugier dans une espèce d’autosatisfaction permanente, y a quand même certains défauts qui sont corrigibles, pour peu qu’on s’en donne la peine.

Ceci étant, j’ai décidé de changer de fusil d’épaule. Plutôt que de tenter de travailler sur ces qualités que je n’ai pas et que je n’aurai sans doute jamais (quoi que y a 5 ans, je ne me savais pas sportive et finalement…), travaillons pour gagner en compétence là où j’ai des prédispositions. Et arrêtons de culpabiliser parce qu’il m’est toujours impossible de me lever à 7h30 si j’ai pas une bonne raison de le faire. Y a pas mort d’homme.

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Le bon plan chope de la rentrée : la plongée

(aurait pu faire partie des où trouver l’homme mais faut que je les reprenne de zéro, je m’étais trop éloignée de mon concept de départ)
Oyez oyez, braves gens, c’est bientôt la rentrée et qui dit rentrée dit choix des activités extraprofessionnelles. Comme à l’école, oui. Alors, que va-t-on choisir ? Moi, j’hésite très très fort, comme d’hab. Plongée, c’est sûr que je continue mais quoi d’autre ? Le russe ? les horaires sont chiantes et les cours individuels hors de prix (même déduction des
impôts). Le violoncelle ? Je répète quand ? Sans parler du prix toujours auquel il faut ajouter la location du violoncelle. Le dessin ? J’ai envie de dire « lolilol ». En fait, j’ai eu une idée d’enfer cet été : les stages. Le truc qui me va très bien puisque ça permet de s’initier à des tas de trucs, tout à fait pour moi. Par contre, ça manque de site clair (jemebouge est un peu
brouillon). Limite, j’aurais le temps, je lancerais un blog dédié… J’hésite. Mais là n’est pas le sujet. Je vais plutôt te parler du bon plan pour trouver l’amuuuur (pas forcément avec un grand a, à toi de mener ta vie aussi) : la plongée.
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En 7 mois de pratique, j’ai vu pas mal de couple se former. Au club où je vais, il doit y avoir une demi douzaine de couples officiels (je ne suis pas au courant de tout non plus). Oh, évidemment, dans notre club, après avoir plongé et respiré de l’air en bouteille pendant 2 heures, nous allons célébrer tout ça autour d’une ou plusieurs bières selon les personnes (je n’aime pas la bière, c’est socialement handicapant parfois) donc forcément air en boîte+alcool, ça peut éventuellement faire tomber les inhibitions et favoriser le rapprochement des corps. Bien qu’à ma connaissance, il n’y ait pas eu de réveils difficiles après une soirée plongée où l’un(e) se réveille à côté d’un(e) autre dont il/elle n’avait surtout pas envie. Une fois de plus, je ne suis pas au courant de tout.

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Pourtant, la chope en milieu aquatique n’est pas une exclu de mon club. Cet été, j’ai fréquenté rapidement un autre club pour faire ma plongée en Corse et sur 5 membres du club qui nous faisait plonger, 4 étaient en couple. Donc ce n’est pas propre à un club, c’est le pouvoir de la plongée. J’en ai parlé à une de mes collègue de plouf, Isabelle, qui a elle-même trouvé une moitié au club : « Nan mais c’est normal, on partage la même passion, la même vision d’un monde parce que tu comprends, la plongée, c’est un peu une philosophie de vie ». Un truc du genre. Parce que je vais vous faire un aveu : la plongée, ça vous rend pas sexy du tout. On pourrait le croire vu qu’on est tous à moitié nus à la piscine mais déjà, on a un bonnet de bain sur la tête, glamour – 10. Mais ça, c’est rien. Parce que la plongée en mer, la vraie, ça, c’est pas glam. Je vous situe un peu le truc : en un, on enfile des combi en néoprène et non, c’est pas sexy à la Catwoman, ça n’a rien à voir. Par exemple, si je prends mon propre cas, ma morphologie fait que je prends des combi qui me sont limite juste au niveau épaule-poitrine mais flotte partout ailleurs. Ce qui est, entre parenthèse très chiant parce que les espaces libres, ça veut dire eau qui rentre et brrrr. Ensuite, une fois équipés, on ne ressemble carrément plus à rien : y a-t-il quelque chose de moins sexy qu’un masque de plongée ? Sans parler des palmes, bouteilles et autres détendeurs. Mais comme on n’est pas censés se tripoter à 20 mètres de profondeur, vous allez me dire que c’est pas grave. Mais le pire est à venir. La sortie de l’eau ! Parce qu’on a passé entre 20 et 40 mn sous l’eau, à 20 mètres ou plus de profondeur avec des pressions différentes de celles que l’on connaît à se déplacer en 3D en respirant de l’air en bouteille. Résultat, quand on sort, on a le masque imprimé sur la tronche, le teint cadavérique et, mesdemoiselles, votre belle mise en pli n’est qu’un vieux souvenir. Je pense être rarement aussi sexy qu’à la remontée d’une plongée, surtout si le zodiac tangue.

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Et pourtant, ça marche. Alors si vous avez envie d’une grande passion marine, savez où vous inscrire maintenant. Sinon, paraît que la salsa, c’est un bon plan, aussi, j’hésite à tester (ce qui me serait surtout utile pour le mariage de ma soeur en 2011)
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Nicolin et Reno

Sous-titre : quand les blogueurs se rencontrent (et non « à la découverte du triolisme »)
 
Acte 1 : les discussions sur le blog
La semaine dernière, je visite le blog de Nicolin, comme tous les jours, et interpelle le jeune homme sur le fait que certaines lectrices pourraient vouloir le draguer pour paraître dans son blog. On discute sur son chat à peu près privé et il m’informe de sa venue sur Paris cette semaine. Sur ce, on rentre dans un jeu de « brouettera, brouettera pas », en gros, puis il me propose de venir le chercher, lui et son copain Reno, à la gare. Les fidèles lecteurs parisiens commencent à s’insurger, réclamant eux aussi le droit de rencontrer les deux garçons dont l’affaire s’organise petit à petit… Le problème, c’est que le choses s’organisent n’importe comment. Il faut savoir que le blog de Nicolin est devenu une sorte de chat entre une dizaine de personnes, les messages fusent de toute part et il est assez compliqué de tout suivre.  
 
Mardi, dans la conversation, Reno me demande de l’héberger, j’accepte, pensant qu’il s’agissait d’un jeu. Au départ, nous devions retrouver les garçons à la gare avec Sab mais nos amis marseillais étant des surdoués du planning, le projet a capoté. En effet, ils arrivaient à 12h30 à la Gare de Lyon et avaient rendez-vous à 13 heures à Saint-Tintouin les Bains, ou un bled du genre bien loin du centre de Paris.
 
Pour nous consoler de l’immense peine qui a envahi notre cœur, Nicolin propose de nous retrouver tous pour un apéro en fin d’après-midi. Motivés, les Parisiens s’organisent et c’est parti pour la rencontre du siècle.
 
Acte 2 : rendez-vous manqué
Le midi, je déjeune avec Sab, une jeune fille adorable. Pendant que nous faisons nos stars sur les bancs du jardin du Luxembourg et que nous nous faisons insulter dans une langue inconnue par un petit con parce que nous n’avions pas voulu signer sa pétition, mon téléphone sonne : Papaiya, une autre fidèle commentatrice du blog, vient aux nouvelles, nous proposons de nous retrouver tous à St Michel à 17h30, les garçons nous ayant dit qu’ils termineraient leur rendez-vous à 17h.
 
J’arrive au rendez-vous et je retrouve Papaiya sur la place. Cette jeune fille tient un blog (dont j’ai mis le lien dans la rubrique appropriée, je vous invite à aller voir !) et se représente si fidèlement que je l’ai reconnue sans problème. Il n’est pas évident de reconnaître quelqu’un à partir d’un dessin mais là, c’est impressionnant ! Sab nous rejoint puis nous attendons…
A 18h15, lassées d’attendre, nous décidons d’aller nous installer dans un café : quitte à attendre, autant poser nos charmants fessiers ! Nous discutons tranquillement quand Sab aperçoit un jeune homme avec une drôle de pancarte. Nous attendions justement un autre fan, Laxigue, je l’appelle sur son portable et il s’agissait bien de ce garçon. L’histoire est amusante : arrivé à 18h à Saint Michel sans savoir à quoi nous pouvions ressembler, il a attendu, encore et encore… Au bout de trois-quarts d’heure, il a trouvé un papier orange fluo dans une poubelle et a emprunté un stylo à un kiosquier. Je tiens à féliciter Sab pour sa bonne vue car, sans elle, il aurait pu tourner longtemps.
 
Nous récupérons donc le jeune homme et, déjà, Sab doit s’en aller car elle a une soirée, elle est très déçue de ne pas avoir rencontré nos amis Marseillais, d’autant que nous n’avions aucune nouvelle d’eux. Laxigue, Papaiya et moi faisons de la résistance mais à 20 heures, nous nous résignons à rentrer chez nous. Alors que j’étais en train de patienter sur le quai du RER quand mon téléphone sonne (oui, ici, c’est merveilleux, je capte même dans les souterrains malodorants du métro et du RER) et me voici en conversation avec Reno qui m’explique qu’ils viennent juste de sortir de leur rendez-vous et que je serais aimable de les attendre.
 
Me voici donc en train d’errer seule dans les couloirs de l’immense station Châtelet. Pour m’occuper, je décide d’appeler Cédric, mon dernier prétendant en date qui, une nouvelle fois, annule notre rendez-vous prévu pour jeudi. J’avoue que j’ai du mal à comprendre ce garçon : il passe son temps à me proposer des rendez-vous et, à chaque fois, il annule. Certes, il a de bonnes raisons (son boulot, son fils), mais ça me fatigue un peu…
Suite à cette petite déception, je décide d’appeler Gauthier mais il ne me répond pas, sans doute trop occupé à se shooter à l’oxygène. Je trompe mon ennui en explorant la station. Au bout d’une demi-heure, enfin, mon portable sonne : Nicolin himself est au bout du fil !
 
Acte 3 : un verre avec les deux zigotos
Commence alors un nouveau jeu : retrouvons-nous à la station Châtelet. Nous tournons en rond, cherchant désespérément une sortie où nous pourrions nous retrouver, je me tue les yeux à lire les panneaux, refusant toujours de chausser mes lunettes de vue (coquetterie oblige). Enfin, j’aperçois la bonne sortie, je m’y dirige. A la recherche d’une issue pour quitter cette foutue station, je croise soudain deux gars et reconnaît Nicolin. En effet, j’avais vu des photos de lui sur le site d’un de ses copains, heureusement ! Sinon, nous aurions pu tourner longtemps avant de nous reconnaître. Je leur saute un peu dessus et nous voilà partis au bar ! On discute, je les trouve très sympas… Nicolin n’est pas aussi « fanfaron » que sur son blog et Reno n’est pas franchement timide. C’est bizarre de les voir en vrai même si je ne parviens pas à fusionner les personnages dessinés et leur version réelle.
 
Ils m’expliquent un peu leur nouveau projet, le rendez-vous avec les producteurs, j’avoue que je suis totalement perdue : je ne connais absolument rien à ce milieu-là. Mais j’écoute avec attention… Après, on parle beaucoup du blog, Nicolin me demande si je crois que tout est vrai ou pas, il est particulièrement fier de ses fans qui participent activement au blog en postant des dizaines et des dizaines de commentaires par jour. Puis il m’avoue qu’il me trouvait bizarre, au début… Il faut dire que sur ce blog, on fait un concours : celui qui postera le message le plus débile a gagné. J’exagère mais tout juste.
 
Il est tard et il est temps de rentrer et c’est là que je comprends, enfin, que Reno ne plaisantait pas quand il disait qu’il viendrait dormir chez moi…
 
Acte 4 : Ma nuit avec Reno
(et voici le chapitre que tout le monde attend).
Nous voici donc partis chez moi ! Nous discutons pas mal de la vie parisienne puis je lui avoue que je ne pensais pas qu’il venait réellement dormir chez moi donc mon appartement n’était pas franchement en ordre (mes strings étaient en train de sécher dans la salle de bain, par exemple, très glamour…). Evidemment, suite à cette déclaration, il s’est senti tout de suite très à l’aise… Parfois, je me dis que je suis trop honnête… Mais je me rattrape en le rassurant : il peut tout à fait rester dormir chez moi, j’ai réellement deux lits (comme je suis naïve).
 
On s’installe sur le canapé, un verre de taillefine à la fraise dans la main (je suis nulle comme hôtesse), on éteint la lumière et on allume la télé pour regarder Nip/Tuck… Enfin, j’avoue que j’ai pas vu grand chose…
 
On parle de pas mal de sujets, de son boulot, de nos amours passées tandis qu’on se rapproche toujours un peu plus l’un de l’autre. Je le trouve super intéressant comme garçon et je me dis que c’est plutôt une bonne chose qu’il reste dormir chez moi, même si je ne pense pas à mal. En fait, je le trouve franchement mignon… Pendant que je lui parle, mon regard navigue de ses yeux qui pétillent (ou qui ont un air pervers, selon Papaiya) à sa jolie bouche mais je reste dans mon coin, persuadée qu’il ne se passera rien. De plus, il a fait une petite gaffe que j’ai trouvée trop mignonne : nous parlions donc de blog et il me dit : « Tu écris trop bien, j’ai bien aimé l’histoire de l’autobronzant… ». Mes fidèles lecteurs savent bien que cette histoire a été rédigée par Gauthier… Puis il m’a félicitée pour un dessin que j’avais fait… Il fallait vraiment que je sois stupide pour pas deviner l’issue de la soirée. Franchement, ce n’est pas par modestie que je dis ça : je suis très mauvaise en dessin.
 
Alors que je lui parlais de je ne sais plus quoi (que je suis bavarde), il dépose un rapide baiser sur mes lèvres, ce qui me surprend totalement. Je me demande quelle tête j’ai fait à ce moment-là mais ça devait être comique… Je devais vaguement ressembler à mon chat quand je lui crie dessus en prévision de la connerie qu’elle va faire. L’étonnement passé, je lui rends son baiser…
 
Pour le reste, je ne rentrerai pas dans les détails, ce fut une nuit très sympa et très câline… Maintenant, j’ai une très bonne opinion des Marseillais… Juste une petite anecdote qui m’a fait rire (excuse-moi, Reno). J’ai eu droit au compliment le plus original de ma vie puisque le jeune homme m’a avoué adorer mon… menton ! D’ordinaire, les hommes s’extasient sur ma poitrine ou mes yeux, mais là… Ceci étant, moi qui me plains toujours que les hommes ne sont pas franchement originaux dans leurs compliments sur ma personne, pour la peine, j’ai été servie.
Acte 5 : le restaurant
Nicolin, s’en voulant d’avoir planté la majorité de ses fans parisiens (tous sauf moi, en fait), décide d’organiser une séance de rattrapage le lendemain midi  à St-Michel. De notre côté, le réveil est un peu difficile, le temps qu’on se fasse beau, me voici en retard. On se traîne jusqu’au métro, je suis complètement éteinte… Du coup, je ne me montre pas particulièrement bavarde mais, en même temps, je ne suis pas du matin. En effet, au réveil, je suis la championne du monosyllabe (ça change). Reno m’abandonne à une station car il avait rendez-vous ailleurs et j’arrive enfin à St Michel, je me hisse hors de la station, manquant de tomber car j’avais mal évolué la hauteur des marches et je retrouve la joyeuse bande à savoir : Sab, Papaiya, Nicolin et Agnès, qui n’avait pas pu venir la veille. Laxigue arrive quelques temps plus tard et nous voilà tous partis dans un restaurant italien avec un serveur à peu près aussi aimable qu’une porte de prison et un patron qui se la jouait Italien, avec un accent très étrange…
Ce déjeuner fut fantastique ! Petit tour de table : Agnès, la seule trentenaire du lot, une vraie frappadingue ! Une personnalité que je qualifierais d’explosive… Chaque phrase est un vrai one-woman-show !
A côté, Papaiya, une jeune femme plus discrète mais qui a un sacré coup de crayon. A la fin de repas, Nicolin et elle nous ont fait des dessins, je suis limite jalouse ! C’est une fille vraiment charmante, paisible mais qui sort quelques phrases bien senties, un humour très fin… Et en plus, elle est adorable, elle m’a proposé de me donner quelques cours sur un logiciel 3D, je suis ravie.
Laxigue, le plus jeune de la bande (17 ans !) nous a fait beaucoup rire, parfois malgré lui. Après l’histoire de la pancarte trouvée dans la poubelle, il était un peu patraque, hier, il avait trop dormi, apparemment… Je me demande lequel de nous deux était le plus amorphe. Enfin, il nous a fait beaucoup rire car, la veille, il râlait car il voulait sortir une blague misogyne à Nicolin. Là, il se prépare, il sort une phrase totalement surréaliste : « Par rapport à ton conseil de kystouille d’hier, j’ai trouvé une phrase pour dire pareil mais plus subtilement…mais je m’en souviens plus ! ». Nous nous sommes quittés à 16 heures, il ne s’en souvenait toujours pas.
Sab, ma préférée, est une fille très calme et très mature, je trouve qu’elle dégage beaucoup de charisme et de douceur. C’est la seule du lot à avoir un vrai boulot (moi, j’ai un stage fictif), elle a dû nous quitter prématurément mais elle a gagné un beau dessin de Nicolin et de Papaiya.
Nicolin, enfin, que dire ? Tant pis, je casse son image mais il n’a rien d’un connard ! Déjà, en lisant son blog, je le trouvais touchant mais là, il faut le voir quand il parle des personnes qu’il aime avec ses yeux bleus qui pétillent…Et puis il nous a payé je ne sais combien de consommations, c’est un grand Seigneur !
Je termine cet article par des messages personnels.
 Nicolin : ça m’a fait plaisir de te voir, même si tu me fais ressembler à Barbie sur ton blog… Merci beaucoup pour le dessin et pour les moments passés ensemble, tu as égayé ma semaine.
Reno : Merciiiiiiiiii beaucoup… On se revoit quand tu veux ! (Après tout, on ne vit qu’à environ 900 kilomètres l’un de l’autre…) Promis, je te rendrai ton T-shirt.
Papaiya, Laxigue, Agnès, Sab mais aussi Tink : J’espère qu’on n’attendra pas le retour des Marseillais pour se faire un apéro ! Promis, la prochaine fois, je serai réveillée.
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La semaine de Gauthier

 

Tout commence par un début de semaine à la poste (ô joie des boulots d’été…) moi je dis la poste c’est nul et j’en ai marre de bosser, surtout après LA cuite du week-end dernier… Cause de la cuite? Lucie fête la fin de ses oraux, et dans le doute d’un échec on fait la fête avant (et pis si elle réussi on la fera deux fois arf).

Océane ayant déposé son fils chez mes parents, nous voilà en mauvaise posture éthylique dès 21h… No comment, nous sommes ignoblement alcooliques!

Donc mardi soir je finis le contrat (et me voilà en quasi vacances jusqu’à début août!) et là je me dit « chouette je vais pouvoir aller à la piscine, aller voir ma grand mère, aller faire les soldes, aller en Andorre faire des courses et voir mon amie qui y vit, aller sur le net et choper du petit jeune esseulé! Bref suis en vacances »

 Mardi soir je me met sur le net et je « chope » mais alors bon là c’est pas gagné… Le mec bi à tendance exclusivement hétéro qui ne sort qu’avec des filles mais adore se faire prendre en levrette de temps en temps! Bingo je fonce, photo floue mais bon il semble mignon. J’arrive chez lui et … c’est le drame! Mon dieu qu’il n’est pas beau! Argh… Tendance anorexique et pas beau quoi! Bon je me dit « tu viens de traverser Toulouse, tu bois un verre tu discutes et tu prétextes une montée de fatigue soudaine version narcolepsie latente et tu te sauve! » et on papote, papote, papote et il me saute dessus! Je me laisse faire, j’évite de trop l’embrasser et je ferme les yeux en me demandant « que faire? » et pis je me dit « bon je me laisse faire quand il va me déshabiller il n’y aura pas d’érection et tu dira que t’es trop crevé et tu partiras…. » tout homme sur terre ne souhaitera jamais de ne pas avoir d’érection, au contraire (cf vente de viagra) ben moi si j’avais eut un cachet pour être impuissant 24h je l’aurais pris! Donc il me jette sur son lit, me dessape, et là… C’est le retour du drame: je bande! AAAAAAARRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHH POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIII MOIIIIIIIIIIIIIIIII? Bon ok c’est comme ça? Ben on fait avec! Et là, j’ai eu le vieux flash du retour de ce que j’ai vécu y a quelques années: je serais une pute je me ferais payer au moins pour mes efforts!

Ça ne vous est peut-être jamais arrivé, et je ne vous le souhaite pas mais ces sentiments horribles « je couche avec, il me dégoûte presque, je pense à quelqu’un d’autre, il faut que ça se finisse vite, je me sens sale! » bref une pute! Mais moi je le fais juste pour la gloire?

 Non je sais pas pourquoi je le fais…. Donc sur ce je me sens pas merveilleusement bien dans mes basket mercredi matin au réveil (je précise que je n’ai pas dormi chez lui là je n’aurais pas supporter!)

Mercredi: les soooooooooooooooooooooooooldes! Donc parti dans l’idée de dépenser 40€ je m’en fous pour 160€! Et là suis assez content de moi, la dernière fois le budget était de 50€ et me suis arrêté à 270€! Donc on s’améliore! Bref j’ai des ampoules aux pieds, j’ai mal au dos, mais suis content de mes trouvailles soldesques!

Jeudi: rien! Sauf le soir….. Avec quelques amis on décide de se mettre une race à l’appart d’un ami, puis on va au hot pepper (soirée pédale de notre belle ville rose) pas grand monde mais tout le monde été complètement saoul!!!!!!!!!!! Ça fait du bien ces petites réunions des alcooliques VIP lol

Là je tombe sur un mec et je bloque « je le connais, je le connais, je le connais, je le connais » mais impossible de savoir pourquoi je le connais, dans ces cas là une fois sur deux c’est un ex et je pète la honte « mais si on est sorti ensemble y a 2 ans pendant quelques semaines » « non désolé me souviens pas » « mais si je t’avais offert cette bague que tu porte là! » « aaaaahhhhh oui bien sûr c’est toi » bref le honte! Donc je me repasse tous ce que je peux mobiliser d’ex dans ma visionneuse perso, mais rien, je finis par aller le voir « bonjour on se connaît du net sûrement? » « non » « mais si mon pseudo, c’est …. » « ah salut! » et là le mec sourit et se barre…. Ok prend toi ça dans la gueule et ramasse les morceaux… Putain ça fait 6 mois que je cause avec et quand on se voit il me fout un wind surf? AAAAAARRRRRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHHH BARMAN À BOIRE!!!!!! Deux verres cul sec plus tard il revient me voir « salut tu vas bien? Tu t’amuses ? « ouais » (imaginé le « ouais le plus glacial que vous puissiez sortir un jour dans votre vie ben c’était celui là!) donc il commence à blablater et moi je fais des réponse monosyllabique (suis très soupe au lait surtout quand je bois, non mais me foutre un vent à moi! Il est suicidaire celui là!). Mes amis me rappellent que ça fait 1h qu’on devrait être rentré, donc je dis au revoir et je m’approche du mec en question « je dois filer, on se voit bientôt? Je t’embrasse, amuse toi bien! » et là il me bloque pour me faire la bises le plus tendancieuse du millénaire (celle qui déraperait bien sur les lèvres si jamais on veut bien l’aider) donc je lui fous ma langue dans sa bouche! Et il se laisse faire…

Je rentre chez moi le coeur léger (en plus j’ai même pas besoin de lui demander son tel parce que je l’ai déjà et toc lol) et je lui envoie un petit message gentil en espérant le revoir..

Là dessus nous sommes vendredi, et moi suis en gueule de bois totale! Malade, mort de fatigue, envie de vomir et de me trépaner à cause de mon mal de tronche! Là je me lève comme je peux, je rampe jusqu’à la salle de bain, je me mets la tête dans l’armoire à pharmacie, avale tout ce qu’on ne doit pas prendre avec de l’alcool dans le sang en me disant « Vaut mieux être shooté que malade! » les cachets ne font pas encore effet que j’entends du bruit dans le salon! Diantre un voleur? Non… Pire…. Mon père bosse à la maison aujourd’hui! Mon père qui bosse à la maison c’est quoi? Il joue au solitaire sur son pc portable devant le tour de France et dès que je passe devant il fait semblant de travailler (bref un gamin en gros!) papa je le dis haut et fort ici, tu as le droit de ne pas avoir de travail! De toute façon il est en préretraite et il s’entraîne à ne rien faire lol

Donc je passe l’après-midi à errer dans les méandres de l’alcool en descente et là Anne me propose un ciné! Douce Anne, toi t’es gentille quand suis malade tu me propose pas des soirée méchantes! Donc nous voilà parti pour aller voir Madagascar. Ben ce film c’est GÉ-NIAL! Donc je rentre chez moi vers 1h, je vois les deux dernières minutes de Sex and the City et je me met à chatter avec Nina jusqu’à pas d’heure, on dit du mal des hommes, des miens, des siens, de tous ce qui porte un caleçon en gros (bref comme à chaque fois qu’on cause lol) mais cette fois j’ai pas eu droit à l’indémodable « moumour t’es le seul homme à pénis que j’aime! » (oui dans le monde de Nina il faut préciser si un homme à un pénis ou pas! cherchez pas… C’est son monde lol) ça prouve donc qu’elle n’était pas si écoeurée que ça (elle s’est trouvée plein de nouvelles cibles mais elle vous racontera tout ça!)

Bref là nous sommes samedi, je suis seul, mes parents sont allés voir mon petit frère dans sa campagne perdue… Et j’ai même pas invité mes amis chez moi parce que j’ai pas eu le temps, je ne sais pas quoi faire aujourd’hui, ni ce soir, ni demain, c la lose…

 

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