Je ne sais pas écrire d’histoires d’amour

J’avais pensé commencer à écrire cet article en vous expliquant que je n’aimais pas tellement les histoires d’amour. J’insiste sur le mot “histoire”, c’est pas l’amour qui me gêne dans cette histoire. Mais dans toute romance, vous savez déjà comment ça va finir : ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Mais quel ennui ! Mais en fait, en y pensant deux secondes, je mens : j’adore les histoires d’amour.

A christmas prince sur Netflix

Je vous parlais des podcasts Transferts la semaine dernière où, parmi les différentes histoires de vie, se nichent quelques récits de rencontre amoureuse, histoires heureuses ou malheureuses. Et ce sont mes préférés. De la même façon, je suis avide des jolies histoires des gens de mon entourage, je rêvasse un peu sur cette magie du moment où tout bascule, ce premier baiser qui fait passer la relation dans une nouvelle dimension… Mais curieusement, je déteste les romances fictionnelles. Les comédies romantiques me font soupirer, je n’ai jamais réussi à fini After (en même temps, c’est pas une histoire d’amour, c’est l’histoire d’une pauvre fille tombée entre le griffes d’un pervers narcissique et j’espère qu’à la fin, elle le largue et se rend compte qu’elle mérite mieux que ça), j’ai hésité à me motiver à lire des Twilight ou Fifty shades of grey (tiens, en anglais, ça aurait été une idée) qui me paraissent être des modèles du genre mais…l’ennui. J’ai lu le premier tome de Gilles Legardinier avec une histoire d’amour sans intérêt, plein de chick litt avec des filles maladroites et la conquête du prince, j’ai même un jour débuté la lecture d’un bouquin de collection Harlequin (emprunté dans la bibliothèque du bateau de croisière, là). J’ai dû lâcher au bout de trois pages. Idem sur les Marc Lévy et Guillaume Musso : l’ennui, l’ennui, l’ennui.

Lire dans le jardin

Et en conséquence, je n’arrive pas à écrire une histoire d’amour qui soit au coeur du récit. Des histoires d’amour, j’en ai toujours un peu truffé mes récits, d’aussi loin que je me souvienne. Dans Technopolis, il y avait la romance entre Oceany et Ethan (et qui pourrait disparaître dans Technopolis reload sur lequel je travaille actuellement, déjà 46 pages et pas l’ombre d’un Ethan pour le moment…), certes. Dans d’autres, il y a toujours de la romance mais ce n’est pas le coeur, jamais, du récit. Dans le roman de Maja (un jour, je le relirai pour réécrire une ultime fois, promis), Maja a certes des romances mais la vraie histoire, c’est la lutte contre le nucléaire et le questionnement sur les formes de lutte… Parce qu’en fait, les histoires d’amour seules me paraissent ennuyeuses au possible.

Ted et Stella, une des pires histoires d'amour

En fait, quand je décide de tenter le coup (je le fais de temps en temps notamment via le projet Audrey que je relance une fois tous les 36 du mois, un peu), je me lasse vite. En fait, j’ai parfois des scènes romantiques (au sens romance du terme) qui me viennent en tête… notamment à la suite de quelques rêve érotiques qui m’émoustillent. Je me dis “ah mais oui, belle histoire !”, je commence à écrire… Et au bout de cinq pages, j’en ai déjà marre. Parce que je n’ai aucune chair pour enrober la colonne vertébrale de mon récit. Il faut du drama pour raconter une histoire d’amour et je vomis ce modèle. Parce que toute production de romance t’explique que l’amour se mérite, qu’il faut se battre… du coup, quand tu rencontres quelqu’un avec qui ça se passe bien, si y a pas de drama, de tension… ben c’est que ce n’est pas la “passion” donc ça n’est pas le vrai amour.

Coeur blessé par un couteau

En vérité, je crois qu’écrire des histoires d’amour ne devrait être qu’un exercice limité à des nouvelles, juste pour travailler la fameuse montée de la tension érotique, le premier baiser, pourquoi pas la première nuit pour les plumes audacieuses mais après… raconter un quotidien normal ennuie. Personne n’a envie de lire ce qu’il expérimente déjà, surtout si on ne cherche pas à se sortir de ce quotidien, justement…

Lire en couple sur le divan

Des nouvelles, oui. D’ailleurs, entre le moment où j’ai prévu d’écrire cet article et son écriture effective, j’ai lu un livre qui m’a un peu turlupinée précisément sur ce sujet. Je vous en parle dimanche.

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Obsessed

(à lire façon chuchotement. J’imagine mes articles de blog comme une pub pour du parfum si je veux, d’abord).

Depuis le mois de mars, je suis légèrement fatiguée : des nuits très courtes et pas forcément parce que je fais des folies de mon corps (malheureusement), des week-ends chargés. Bref, les week-ends où je ne fais rien, je dors. Beaucoup. Et par conséquent, comme je laisse mon corps m’éveiller quand il en a assez, je me souviens de mes rêves. Non parce que ma prof de bio m’a expliqué plus jeune qu’on ne se souvenait de ses rêves que quand on se réveillait avant la fin et en semaine, je suis trop épuisée pour me réveiller avant que le réveil ne me dise que ça suffit, je dois quitter mon lit. Mais fin du chapitre “en ce moment, je suis fatiguée” et passons au réel sujet de cet articles : mes rêves.

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Parmi mes rêves, on retrouve le classique “en ce moment je suis stressée donc je rêve que je dois passer mon bac d’allemand et je ne parle plus un mot de la langue de Goethe” ou ses variantes “je passe le bac de français dans 3 jours et j’ai encore lu aucun des bouquins du programmes” ou encore “je dois soutenir ma maîtrise incessamment sous peu mais j’ai pas commencé à l’écrire”. Ici, mon subconscient veut rappeler à mon conscient que professionnellement, je suis un peu stressée-débordée. Ah super merci, j’avais pas assez de mes journées pour percuter ! Mon subconscient est parfois un peu con. Mais j’ai également les rêves humides, ceux que j’adorerais déclencher sur commande. Dans ces rêves, je vis une sorte de passion avec une personne, c’est un peu genre “raaaaaah, on n’en peut plus de passion, aimons-nous vivants devant tous ces gens qui n’en demandaient pas tant”. A peu près. Le casting de l’autre varie selon ce que mon subconscient a en rayon : ça peut éventuellement être une personne vue à la télé (mais pas trop) ou plus souvent des personnes de mon entourage, parfois même des gens que je déteste. Dans ce cas là, le match entre mon ça et mon moi est intéressant car y a toujours un moment dans le rêve où j’ai une certaine logique “non mais attends, tu vas pas coucher avec telle personne, tu la détestes !”. La dernière fois, pour tout vous avouer, la personne détestée avec un (énorme) appareil génital tout noir. Pas noir “appartenant à une personne noire”, non, noir nécrosé, plutôt. Là, mon cerveau surchauffait “non mais attends, je peux pas coucher avec lui, je le déteste et c’est dégueulasse son truc” “mais ta gueule, c’est un rêve érotique” “non mais là, je vais pas me laisser mettre ce truc à moitié crevé dans ma petite grotte d’amour, pardon hein!”. Pour l’interprétation de ce type de rêves, je vous laisse fouiller sur les forums.

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Mais parfois, parmi les gentilles personnes (dont certaines que je connais pour de vrai) qui prêtent leur enveloppe à mes fantasmes oniriques, se cache le fantôme du passé. Celui que l’on a désiré mais qu’on n’a pu avoir parce qu’on était en couple, parce qu’on n’a pas osé. L’aurait-il voulu ? Ca reste sujet à interprétation. Pendant longtemps, ce fut Fabien, ce garçon aux yeux dorés avec qui je faisais de la radio. Peu à peu, il s’est effacé, laissant place à d’autres. Mais depuis quelques temps, un nouveau tient un peu la corde, nous l’appellerons Arthur. Dans la vraie vie, quand je l’ai vu, ça a à peu près fait “aaaaaaaaah, miam miam, il est pas mal, il a une voix de dingue et il sent bon” (combo magique). Puis à force de se voir souvent dans un contexte pas érotique, ça calme. La compatibilité très relative de nos caractères aussi. Puis il y a eu des hommes dans mon lit pendant ce temps, même certains qui ont pris un peu de place, ceux qui ont obsédé mes moments d’éveil car ils ont fait leurs gros connards mais n’ont pas daigné me donner une explication digne de ce nom. Mais dans mes nuits, Arthur passe, Arthur hante. Arthur se comporte en parfait petit ami. L’autre nuit, alors que nous étions une sorte de jeune couple en voyage de groupe (UCPA je crois), il va à un moment se chercher un truc à boire et me ramène une tasse de chocolat chaud alors que je n’avais rien demandé, spontanément, comme ça. Dans la vraie vie, je préférerais un café mais ça va, ça passe.

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(vous pouvez acheter ce tableau sur Etsy)

Alors, une fois éveillée, je réfléchis. Faut-il prendre le taureau par les cornes ? Nos chemins se sont séparés, je n’ai qu’un mail pour le contacter, je ne sais plus rien de sa vie, il ne sait plus rien de la mienne. Peut-on réellement envoyer un mail à un mec “bon, écoute, je fais régulièrement des rêves érotiques avec toi donc mon subconscient semble regretter qu’on n’ait pas couché ensemble donc enlève ton slip, j’arrive. PS : c’est quoi ton adresse ?”. Non, non, non ! Je veux dire je suis la meuf qui s’énerve quand on la prend pour un objet sexuel, c’est pas pour me comporter de la même façon avec les mecs. Oui, j’ai envie de ton corps, bébé, de ta voix, je veux un mec like you mais juste pour passer le désir que j’ai pour toi, il semble évident que nous n’aurons jamais aucun avenir ensemble.

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Parfois, j’ai la sensation que ces fantômes sont ceux de garçons où j’ai cru ressentir une réciprocité dans l’attirance. Mais bon, mon conscient à d’autres chats à fouetter (et à caresser), peu importe au fond. On se recroisera peut-être à la prochaine sieste.

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Le lendemain gênant d’un rêve un peu chaud

Le cerveau est une petite chose taquine. La nuit, il aime me susurrer de belles histoires dignes des romans les plus tordus que je pourrais imaginer. En période d’accalmie sexuelle, il aime stimuler ma libido à travers des rêves humides et pénétrants où un homme peut découvrir mon corps de ses doigts fébriles. Sauf que parfois, mon cerveau à la flemme et au lieu de me sortir un homme monté de toute pièce, il m’attribue un homme que je côtoie dans la vraie vie. Oups !

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Cette nuit, Clément et moi avons connu un épisode torride et passionné, nous nous sommes laissés emporter par une pulsion irrésistible. Sauf que ce matin, je suis la seule à m’en souvenir. Et pour cause, tout s’est passé dans mon subconscient. C’est pas grave, une bonne douche et il n’en paraîtra plus. La journée s’écoule donc quand soudain, Clément fait son apparition. Oh mon Dieu, mon Dieu. Mon rêve revient par flash. Ses doigts, sa langue et sa queue bien dure dans ma main et dans ma… Oh merde ! Enlève ces images de ta tête, enlève ces images de ta tête. Ne laisse pas glisser ton regard vers sa braguette pour vérifier que la chose est à la hauteur de ce que m’a fait croire mon cerveau assoupi… Risque de rougissement intempestif : très élevé. On est en alerte typhon dans ma tête (et zone humide annoncée plus au sud au souvenir de cette étreinte onirique mais néanmoins intense). N’ayons l’air de rien, il n’est pas socialement admis de lancer à une personne “dis donc, j’ai fait un rêve érotique avec toi hier, c’était très chaud, hihi”. Sauf si cette personne est déjà votre moitié ou votre crush mais sinon, non. Soyez Tostaky, n’ayez l’air de rien (je recycle mes vannes de 1993, permettez).

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Ouragan dans le cerveau, vos neurones s’agitent, les synapses fonctionnent à plein tube, on frôle la surchauffe. Non parce que si vous arrivez à donner le change à ce pauvre Clément qui doit quand même vous trouver un peu bizarre, vous commencez à vous poser de sacrées questions : est-ce que je désirerais pas un peu Clément sans m’en apercevoir ? Voire pour les plus romantiques “mais est-ce que Clément serait pas un peu l’homme de ma vie mais j’avais pas réalisé jusque là…”. Alors, là, j’ai envie de dire : stop. STOOOOOOOOOOOP ! On arrête de se triturer les méninges pour rien. Comme je disais précédemment, des fois, le cerveau, il a un peu la flemme et prend un mâle déjà connu pour peupler vos rêves les plus érotiques. Enfin, je dis ça, moi, le mien, il a tellement pas envie que lors de l’un de mes derniers rêves torrides, mon amant était un… fantôme. Voilà, un homme sans corps et sans visage (mais qui parvient à me faire ma fête), aucun effort. Quel branleur mon surmoi ! Bref, si parfois se faire oniriquement arracher la culotte par un mec nous rappelle que, ouais, il est pas mal, il ne s’agit en aucun cas d’une révélation.

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Alors respirez, tout va bien. Dans 2 jours, Clément aura été remplacé par Loïc ou Steve voire Souria (oui, votre cerveau endormi suit pas toujours votre orientation sexuelle), vous serez un peu troublé quand vous croiserez l’objet de vos rêves. Mais finalement, n’est-ce pas amusant si on y pense ? Cette personne n’a pas juste la moindre idée de ce qu’il a pu faire dans vos songes alors que c’était terriblement chaud… Ou au contraire assez décevant. Peu importe la réalité, vous ne le saurez sans doute jamais. Ca reste un secret entre vous et votre inconscient.

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Ce roman dont l’auteur est le héros

Grâce à ma convalescence, j’ai un peu repris l’habitude de lire, ce qui n’est pas un mal. Même si je n’ai pas battu mes scores, lecture du Nouvel Obs oblige (ça prend du temps quand même), travail, écriture et déménagement du blog prenant du temps. Mais j’ai lu trois romans qui avaient la même caractéristique : le héros principal était l’avatar du romancier.

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Je me demande dans quelle mesure ce n’est pas un travers « naturel » de l’écrivain. Reprenons ces romans. Les deux premiers (oui, c’était une histoire en deux tomes), c’étaient « Les Borgia » de Claude Massé, historien de son état. Bon historien je pense mais niveau romancier, c’est pas trop trop ça. Il a inventé un personnage qui navigue dans l’univers des Borgia pour nous le raconter, pourquoi pas, un jeune théologien érudit. Sauf que tu sens bien que le théologien, Vincente, c’est un peu son avatar dans l’univers historique des
Borgia. Fils caché d’Alonso Borgia et Isabelle d’Aragon (rien que ça !), c’est un personnage d’une mollesse infinie. Pour nous planter le décor historique, Massé ne cesse de prêter des intentions à son personnage qui veut un coup aller à Florence rencontrer Savonarole puis Venise oh et puis non, je vais retrouver ma maîtresse juive en Espagne mais oh, on me rappelle à Rome. En gros, il veut beaucoup mais il ne fait rien. Sauf quand même se taper Lucrèce pour une scène qui ne sert strictement à rien mais bon, faisons-nous plaisir. Ceci étant, ce roman m’a donné envie d’en savoir plus sur les Borgia.

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Autre roman de ce type : Le symbole perdu de Dan Brown. En fait, ça marche avec tous les romans de D. Brown puisqu’on sent bien que le Robert Langdon, c’est Danounet qui s’y croit. Pourtant, il est un peu con par moment Robert genre « han mais je comprends pas cette énigme si mystérieuse, hum hum… » alors que moi, j’ai compris, merci. Mais bon, Robert, c’est un peu le mec qui a toujours toutes les forces de sécurité du monde au cul mais qui s’arrête papoter autour d’une tasse de thé avec une charmante créature qu’il finit par se taper (je n’en suis pas encore là dans le symbole perdu mais je suppose). Mais bon, Robert, il a une culture innn-cre-di-beul et le charisme d’un Indiana Jones. D’ailleurs il passe son temps à se la raconter dans sa tête « c’est toujours ce qu’il dit à ses élèves qui l’écoutent si pieusement, qui sont trop fans de lui et même tous ses élèves aimant les hommes sont fous de lui et font des rêves érotiques impliquant son corps ». Oui bon, j’exagère légèrement mais vous saisissez l’idée.


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Quand je regarde modestement mes propres héroïnes, y a un peu de moi, c’est sûr. Oceany était un bon avatar de ma personne sur certains points mais pas forcément sur tous. Mon héroïne actuelle me paraît plus éloignée mais il est difficile d’être juge de ses propres écrits. Au fond, l’écriture n’est-elle pas une forme de concrétisation d’un fantasme. Je m’explique : quand j’écris, je donne chair d’une certaine façon à une histoire tricotée dans mon imaginaire. Forcément, certaines scènes sont inspirées de mes désirs et/ou de mon vécu. Par exemple, dans un roman que j’ai laissé de côté (abandonné ?) à la page 5, il y avait une image, une bribe de scène précise qui me vient d’un vécu (un couple allongé après l’amour et la fille regarde leurs corps allongés dans un miroir en se disant qu’ils sont beaux ensemble, en gros), d’une scène que j’ai très précisément vécue. D’ailleurs, dans ce nouveau roman (j’arrive à la page 30, héhé), l’héroïne est violoncelliste, italienne et flirte avec un Russe. Oui bon, ok, y a beaucoup de mes fantasmes là.

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Ca renvoie à la sempiternelle question : pour qui écrit-on ? Et sa corollaire : à force de me faire plaisir en écrivant, est-ce que je ne risque pas d’ennuyer le lecteur ? Les Borgia, le roman m’a assez ennuyée dans la mesure où il ne se passe quasi rien et le seul intérêt est effectivement la très bonne maîtrise de l’auteur de la période dont il traite. D. Brown, lui, tricote des énigmes politico-ésotérico-policières qui excitent l’imagination, surtout celle des conspirationnistes à 2 balles (oui, oui, les Illuminati gouvernent le monde, oui, oui, oui… Tiens, prends ta petite pilule). Sauf que réécrire à chaque fois la même histoire avec les mêmes rebondissement, en changeant juste le nom de la ville et celui de l’héroïne, ça va finir par se voir.

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Mais en cherchant bien, je n’ai pas d’exemple d’écrivains loin de leurs personnages. Peut-être parce qu’au fond, l’écriture reste la meilleure des thérapies ? 

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Est-il gênant de faire un rêve érotique quand on ne dort pas seul ?

Depuis un mois, je partage donc ma couche. Avec Vicky. Avec qui je ne sexe pas. D’ailleurs, va falloir au passage que je vous explique pourquoi, NON, on ne couche pas ensemble, même dans le cadre d’un plan à trois avec un homme. Donc nous partageons nos nuits et voilà que le pourtant évitable se produit : je fais un rêve érotique.

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Tout s’est joué dans la nuit de mercredi à jeudi, alors que nous retrouvions enfin après deux nuits de découcherie (une chacune). Alors que précisément, j’avais eu mon compte de sexe et que je n’avais donc aucune raison d’avoir des pensées impures (même si le fait de repenser à certains épisodes de cette fameuse nuit ruine instantanément ma culotte…), je m’endors donc mercredi nuit, toujours un peu claquée par ce foutu rhume. Non mais sans rire, en une semaine, j’ai détruit un hectare de forêt amazonienne à moi toute seule en me mouchant. Bref donc je m’endors et au détour d’un rêve, voilà que je me mets à tripoter un homme. A travers son jean ceeeeeertes mais j’avais alors en main une baguette impressionnante (je ne m’attendais pas à une telle prestance).

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Réveil. Hmmmmm, j’aime pas ne pas aller au bout de mes rêves érotiques surtout que là, j’étais à peine à la mise en main ! Face à mon mur, je me retourne et me retrouve nez à nez (enfin, façon de parler) avec Vicky. Et là je me dis que merde, j’ai tripoté oniriquement un pénis à côté de ma meilleure amie. Meilleure amie qui est quand même en train de dormir en gémissant doucement, une main glissant sur son ventre. On a mangé quoi déjà ? Bon, quand je lui ai demandé plus tard si elle avait fait un rêve érotique, elle m’a dit que non, on
va lui laisser le bénéfice du doute.

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Quoi qu’il en soit, si on ne peut pas contrôler réellement ses rêves (voire même pas du tout parce que moi, j’essaie des fois avant de m’endormir de penser à des trucs cools pour faire des rêves dans ce sens et finalement… Ben c’est rarement ça qui ressort), il n’en reste pas moins qu’on se sent un peu bizarre. Et encore, ça va, ce ne fut pas un rêve avec orgasme à la clé. Ce  n’est pas que je ne les aime pas, au contraire, je les adore, c’est un peu le principe de l’orgasme gratuit, je jouis et je dors, si c’est pas merveilleux… Même si des
fois, ça fait un peu peur de se réveiller en plein orgasme après avoir rêvé qu’une fille que vous ne connaissez pas mais supra bien foutue avait décidé de vous faire un petit plaisir, comme ça. Et que cette fille supra bien foutue, après rapide analyse, est une version totalement fantasmée de moi (c’était à l’époque où j’avais les cheveux oranges et c’était un peu la caractéristique première de la demoiselle, aussi), ce qui doit peut-être vouloir dire que je m’aime et me désire, je sais pas trop. Mais pour en revenir à nos moutons, j’ai un peu de mal à visualiser la scène. Enfin, si visualisons pour situer tout le gênant de la situation :

Scène : rêve, sexe, oh oui, ah ah, oui, ah ah, oui, oui, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Orgasme

Et me voici dans mon lit, ruisselante de plaisir, le souffle court, mon intimité en émoi et… Vicky à côté qui pourrait être réveillée par ma brutale sortie de sommeil.

Vicky : T’as fait un cauchemar ?

Moi : Euh…

Vicky : Bah alors ?

Moi : Non, je viens d’avoir un orgasme.

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Je sais pas si notre amitié s’en relèverait… (même si on fait pipi la porte ouverte maintenant)

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I kissed a girl, I liked this

(Pas de où trouver l’homme aujourd’hui parce que j’ai pas envie, en fait)

 Attention, pour ceux qui ne seraient pas au courant, une nouvelle chanteuse débarque sur les ondes, la coquine Katy Perry qui chante qu’elle a embrassé une fille et qu’elle a aimé ça. Gloussons, gloussons ! Sauf que voilà, Katy qui joue sur sa bisexualité est, en réalité, totalement hétéro et n’a même jamais échangé sa salive avec une femme. En gros, Katy s’est inventée une bisexualité pour faire vendre et, devinez quoi, ça marche.

Je suis toujours amusée par les nanas qui font d’une éventuelle bisexualité un argument vente. Il y a un an ou deux, je ne sais plus, un magazine avait fait un reportage sur ces filles qui se roulent des pelles en boîte pour chauffer et choper des mecs. Oh waaaah, trop fortes. Sauf que je trouve limite vexant de me dire que ce que j’ai de plus sexy chez
moi, c’est la langue d’une autre fille en train de taquiner mes amygdales. Evidemment, cette technique de chope (je n’ose même pas dire drague) ne peut pêcher que des chauds du slibard élevé au porno, celui où y a au moins une scène lesbienne. Non pas que ces hommes soient forcément insensibles, c’est pas la question mais un mec qui me drague  parce que j’ai léché la face d’une fille, je me doute que ce n’est pas mon intellect qui l’intéresse.

Je me pose toujours la question : faut-il se réjouir d’une quelconque libération sexuelle qui pousse les femmes à tester la bisexualité (enfin, rouler une pelle, c’est très léger comme test) ou se désespérer de constater que les femmes « libérées » collent à ce point aux fantasmes des mâles ? La bisexualité féminine n’a rien de nouveau. Au XIXe siècle, elle était même très courante entre les jeunes filles bourgeoises en pension mais c’était plus vu comme une amitié profonde, si j’ose dire, qu’une réelle relation amoureuse. Et non, je ne fantasme pas, des études sur les journaux intimes de ces demoiselles prouvent que ces pratiques étaient courantes. Donc la bisexualité féminine n’est pas un signe de
libération sexuelle vu qu’elle existait avant. Je suis toujours un peu amusée par les nanas qui parlent sérieusement de leur bisexualité alors qu’elles sont hétéro qu’elles n’en peuvent plus. Concrètement, je peux dire sans mentir que, ouais, coucher avec une femme, j’aimerais tenter que, oui, j’ai déjà fait des rêves érotiques lesbiens et même qu’un a abouti à un orgasme. Est-ce pour autant que je me définis bisexuelle ? Pas du tout. Je ne suis, de fait, attirée sexuellement par aucune femme. J’imagine quel peut être mon style, je peux dire que telle femme ou telle femme
est excitante mais dans les faits, je ne suis pas sûre qu’en face d’une femme excitante, j’aurais envie d’aller fouiller son string.

Et quand bien même je serais bisexuelle, le mettrais-je en avant ? Franchement, quelle importance ça a de coucher avec des femmes aussi ? Si ça devait arriver, ce qui compte, ce n’est pas qu’elle soit femme mais qu’elle soit elle, qu’elle m’ait attirée pour une raison X ou Y. Le reste ne compte pas. Et puis n’est-il pas paradoxal d’utiliser une femme pour choper des hommes ? N’ai-je donc rien à proposer comme mon humour, mon esprit, ma curiosité ou autres choses bien plus triviales ? Suis-je vraiment obligée de jouer la coquine bisexuelle pour allumer un peu d’intérêt chez le mâle ? Si la réponse est oui, je tombe en dépression.

Au fond, ce qui me déprime dans ce genre de comportement, c’est de voir des filles faire ou faire des choses non par envie mais par calcul. Pour moi, ça dénote vraiment un certain manque de personnalité (je fais les choses car c’est ce qu’on attend de moi, une fille chaude est forcément bisexuelle) mais également un manque de confiance en soi. Quand je
vois deux nanas se rouler une pelle pour chauffer un mec, je me dis qu’elles pensent ne pas pouvoir séduire par d’autres armes. Hé ben non, les filles, rouler des galoches à une autre ne fait pas de vous quelqu’un de plus intéressant. De mon point de vue, c’est même limite plus pathétique. Embrassez qui vous voulez, ok, mais faites le parce que vous en avez envie, pas dans le but de séduire une tierce personne. On n’est plus au collège !


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Courrier des cœurs : réponse à Madinlove

Madinlove nous a soumis une question : Pourquoi les hommes en couple stable (tout va bien et tout est nickel) sont attirés par d’autres femmes?


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

Diane : Bon, je tenterais d’éviter les foudres du MLF en arguant que peut-être, des fois, y’a des épouses qui ne brillent pas par leur spiritualité et leur sensualité animale, mais en revanche j’ai une ou deux petits explications annexes.
1/l’explication neuro-biologique, j’énoncerais tout d’abord une raison, toujours la même, à laquelle on n’échappe pas: LES HORMONES! Un homme est fait de matière grise certes (quoique des fois on se demande), mais surtout de chair de sang et d’hormones. Et surtout, contrairement à nous mesdames qui avons un unique petit ovule à féconder (et qui nous amène à être plus sélectives, à privilégier la qualité à la quantité), ces messieurs ont des milliards de ptis zigouigouis gigoteurs qu’il ont besoin (ou plutot l’instinct) de caser, et comme ils ne peuvent les caser en une seule femme, eh bien pouf, ils vont zigouigouiser ailleurs, ou tout du moins avoir envie de zigouigouiser ailleurs. (car un homme a des instincts certes, mais aussi une raison et un cerveau qui peuvent l’aider à se contrôler: que ces messieurs n’aillent pas voir dans mes propos une magnifique excuse imparable à leurs indifélités)
2/l’explication psychanalytique sommaire
L’être humain est fait pour espérer et désirer, c’est cela qui le fait avancer. Si on est un être parfaitement contenté, on stagne dans sa finitude et on ne fait plus rien. Et il se trouve que on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Alors oui on peut désirer sa femme gnagnagna, mais le VRAI désir est celui qui aspire à ce qu’on ne possède pas. Messieurs/mesdames en couple depuis qques temps, je le répète, tentez de vous rappeler  votre dernier rêve érotique avec pour partenaire votre conjoint…. vous risquez de chercher longtemps. Bref, si l’homme désire ailleurs, (autant que la femme d’ailleurs), c’est absolument normal, il est configuré pour, et ce n’est pas ça qui va l’empêcher d’aller voir ailleurs,sauf si c’est un abruti primaire qui ne contrôle pas ses pulsions et qui ne sait pas faire la différence entre don juan et la vraie vie. Donc, baver sur la collègue de bureau ou sur le voisin qui joue du saxophone torse nu (non mais franchement, allez résister à un homme qui joue du saxophone… rrrrrouf), c’est normal, mais au final on a une caboche en principe remplie d’une matière bloubloutante qui nous sert à contrôler nos actions.
Et puis de toute façon, dans une énoooorme majorité des cas, le désir, une fois contenté, perd tout son charme.

Jane : Etre attiré par d’autres femmes, c’est à dire? Il faut ici faire la distinction entre regarder et goûter. Regarder, tout le monde le fait, homme ou femme; ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu. Nous sommes humains, donc forcément attirés par… ce qui attire notre oeil. On peut posséder un
Picasso chez soi et toujours aller dans les musées (oui, cette réponse sera pleine de métaphores foireuses, j’assume) Regarder, trouver quelqu’un attirant, c’est donc normal.
Si on parle ensuite de tester la marchandise… C’est une question de volonté, à mon humble avis. Tout comme goûter le dessert de son voisin au restau histoire de voir si c’est bon (oui, je persiste et signe) Il faut à un moment savoir si on peut se contenter de ce qu’on a dans son assiette, avec ses qualités et ses défauts, ou si on préfère essayer une cuisine différente. Avec les risques d’indigestion encourrus quand on enchaîne deux repas (et les interactions parfois désastreuses). Pour finir cette parenthèse gastronomique, je dirai tout simplement ceci: qui a dit que seuls les hommes étaient comme ça?

Lucie : Vaste question. Je ne pense pas que mon taux de testostérone soit assez élevé pour prétendre résoudre cette fascinante énigme qu’est le mââââââle. Enfin, je peux toujours essayer.
Première réponse envisagée (qui je pense peut s’appliquer également aux femmes) : je vais évoquer un élément plus que banal mais qui peut peut-être jouer dans un couple : la routine. Cette insidieuse et perfide petite chose qui fait que l’autre ne nous surprend plus ; que le côté off nous lasse (ben oui, l’exotisme des jambes de yeti ou d’un maillot un peu oublié, bof au bout d’un moment.). Du coup, on se prend à rêver d’exotisme, d’inconnu, de fraîcheur…bref, on aimerait peut-être retrouver les moments simples d’un début de relation, la découverte de l’autre…
Deuxième réponse envisagée (je maîtrise un peu mieux, je l’ai connue) : le cas psychologique du Dom Juan. Cet homme vous aime, vous adore, vous idolâtre mais…ben oui il y a toujours un mais avec lui…il a besoin de se sentir aimé, désirable en permanence. Il va donc séduire à tour de bras juste pour se rassurer. Attention, le Dom Juan ne va pas forcément passer à l’acte et tromper sa dulcinée, il veut simplement tester son potentiel de séduction. Si vous voulez plus de renseignements là-dessus, je vous conseille les rayons psycho et sexologie.
Après le mâle a peut-être d’autre motivation profonde, genre le gène de Cro Magnon qui inconsciemment le pousse à vouloir se reproduire avec le plus de demoiselles possibles (pour sauvegarder l’espèce et disséminer ses gènes pourris) même s’il est follement amoureux de sa dulcinée…Au final, je sais pas trop ce qui peut se passer dans la tête d’un homme. Par contre, je sais que quand je suis en couple et que je vois un superbe mâle passer, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus voire plus si affinités !

Nina : Alors, ça veut dire quoi attirer? Mater les autres filles en les trouvant jolies. Non mais alors, ça, c’est tout à fait normal. C’est pas parce que nous, on sait mater discrètement qu’on ne le fait pas.
Par contre, si dès que tu sors avec A, tu as envie de B, j’appelle ça le syndrome du  jouet. Mécanisme basique de l’enfant : il veut un jouet, il le veut, le veut, le veut. Mais une fois qu’il l’a, il se rend compte qu’il y a l’autre jouet qui est mieux finalement et se désintéresse de celui qu’il a. On peut aussi envisager que le monsieur n’est pas amoureux de sa madame quoi qu’il en dise mais ça, c’est une autre histoire.

Summer : Pourquoi? à généralité et cliché répondons par généralité et cliché, peut être parce que les hommes sont aveugles et qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont sous le nez? Peut être sont ils inconstants? ou tout simplement idiots?

Tatiana : Question intéressante. J’ai déjà eu l’occasion d’y réfléchir pas mal de fois par digression à la question suivante : pourquoi les mecs qui me draguent sont tous casés ?
Déjà je pense que cette question est aussi appliquable aux femmes. N’allons pas jouer les sexistes. Donc je préfère parler des Hommes au sens large et donc des êtres humains. Pour moi la réponse est simple. Premièrement c’est très normal d’être attiré par d’autres personnes parce que si l’on était attiré seulement par une personne ce serait bizarre. Après y a des degrés d’attirance : d’un simple regard à de la drague appuyée pour finir à l’adultère. Deuxièmement, je ne crois pas à l’amour éternel. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vouloir passer toute notre vie avec une seule personne (à moins de la rencontrer à 70 ans). Il y a forcément un moment où on aura un coup de coeur pour quelqu’un d’autre. Et puis il y a aussi le besoin de voir qu’on plait à d’autres personnes. Ce besoin de séduire et aujourd’hui hyper présent dans la société. Il n’y a qu’a voir combien de personnes draguent au travail, même si c’est de la drague légère histoire d’avoir ce dont on a besoin. Mais toutes ces raisons évoquées ne veulent pas dire qu’on n’aime plus la personne avec qui l’on est.

Bastien : Cette question est aussi pertinente que de demander « Pourquoi l’eau mouille t-elle ? » ou « C’est loin Pékin ? ». Mais il est parfois bon de rappeler certaines choses des plus primaires. Non l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Du Moyen Age au XXe siècle l’age moyen du mariage était de….allez, dites un chiffre….27 ans pour les dames et 28 pour les hommes. La nouvelle femme servait a remplacer la mère trop vieille pour s’occuper du foyer. Sachant que la durée de vie était des plus limitée (a 40 ans on était considéré comme un sage pour les cahiers de doléances en 1788) je pense pouvoir affirmer qu’entre la polygamie médiévale et la polygamie contemporaine les choses ont bien changées. D’ailleurs, de quand date la monogamie imposée dans le monde chrétien ? En même temps que la chasteté des prêtres, c’est a dire le XIe siècle avec la reforme grégorienne. Non messieurs (et mesdames) je vous le dit, l’illusion que l’Homme devrait vivre sa vie avec une seule créature de son espèce est un petit reste de doux rêve judéo chrétien, et comme beaucoup de ces restes même les athées y succombent, la force de la tradition me direz vous.
Et puis St Exupery a dit « L’amour commence quand la passion s’arrête » et il est de notoriété plus ou moins publique que c’est la passion qui crée le désir, pas l’amour.
Bref je ne dirais plus qu’une seule chose, ne confondons pas sentiments / sexe / désir.

Lucas : Classique… Une fois les folies de l’état amoureux dissipées on tombe dans l’amour, pur et simple, et on est donc facilement tenté par ce qui nous sort de l’ordinaire. On cherche dans l’autre une petite nouveauté, une raison de s’extasier, un peu de relief dans notre existence. L’intérêt pour l’autre n’est en somme que la preuve évidente de notre incapacité à rendre notre couple épanoui et vivant.
Je n’en dirais pas plus. Je n’ai jamais atteint avec une donzelle une durée telle que je m’intéresse à autrui.

Si t’as des questions love and sex, n’hésite pas à les poster en comm. Surtout si elles sont loufoques parce qu’on n’est pas là pour être sérieux !

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La liste de la fille déconnectée

– Ca faisait longtemps que j’avais pas eu de lose informatique. Cette semaine : la freebox est morte. Du coup, je n’ai plus la télé (l’antenne est morte), plus le téléphone mais surtout, j’ai plus le net et là, c’est très pénible car au boulot, j’ai pas forcément le temps de faire toutes les démarches administratives et autres que je dois faire en permanence. Et ça fait super chier. Parce passer des soirées sans le net, je veux bien mais je préfèrerais que ce soit un choix.

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– Quand un mec choupinou me dit qu’il a fait un rêve érotique avec moi en star, je devrais être flattée. Mais quand ma partenaire de cochonnerie c’est ma mère, je sais pas pourquoi mais je me sens totalement traumatisée.

– Hé, je deviens châtain ! Comme la couleur que j’aurais dû avoir dès le départ. Mais je me kiffe en brune.

– Je suis une inculte cinématographique et ça se voit des fois (souvent). Mardi soir, Gabriel veut me montrer un reportage qu’il a enregistré pour une copine sur Arte. Pendant qu’il cherche le reportage en question sur une cassette, on tombe sur « Il était une fois dans l’Ouest », moi : « ahah, c’est quoi ce truc ? » Lui : « Quoi, tu connais pas ? » « Heu… nan ». Du coup, on regarde la fin, à base de « et lui, c’est qui ? Et elle ? Et pourquoi il fait ça ? Aaaaaah ! ». Heureusement que je me suis teinte en brune.

– Lundi, verre avec la girlie team (moins Vicky), mardi, verre avec Vicky puis champagne chez Gabriel pour fêter son admission dans une formation, mercredi, verre entre forumeurs, je suis pas sûre de tout me rappeler. Vendredi, théâtre et verre avec Summer et son Kinder et VideSentimental et Vicky, of course (mais elle part en vacances donc on va tenter la désynchronisation des siamoises), samedi, soirée filles chez Vicky avec sans doute de la vodka rouge. Vive les jeudis sobres.

– L’alcool et ma myopie ne font pas bon ménage, c’est un fait. Mercredi soir, un bar de type canadien, on se réunit entre forumeurs, donc. Comme je suis un peu pétée, je me mets à parler anglais (j’ai pas vu le rapport non plus). Je sympathise vaguement avec une serveuse blonde. Quelques temps plus tard, je rappelle une serveuse pour commander un cheese cake que
tout le monde a goûté (bande de vilains) et revoilà une blonde, je lui fais un truc « hey, you’re my friend ! » et la nana me regarde un peu atterrée. Et là Vicky me fait remarquer que c’est pas ma nouvelle copine mais une autre. Oh my gosh !

– J’ai reçu mon walkman sony ericsson, il a moins de capacité que mon vieux popod donc j’ai dû faire le tri mais réécouter MA musique au boulot, ça va être bon. Maintenant, faut que je mette dessus la version clip de « je veux un mec » parce qu’elle déchire sa maman.

– Ma cousine est la pire des putes. Je suis vraiment dégoûtée par cette personne mais je peux pas dire pourquoi. J’arrive pas à croire qu’une personne dont j’étais proche ado, avec qui j’ai beaucoup parlé, puisse être devenue aussi monstrueuse. A moins que j’ai un talent inné pour mal juger les gens et donner de la valeur à ceux qui n’en ont pas, je sais pas.

– Cette semaine, j’ai joué la princesse aux pieds nus au boulot. En fait, mardi soir, je dois me rendre chez Gabriel mais mes vieilles chaussures d’été sentent vaguement la croquette donc hors de question de mettre ça à mes petons. Ok, il sait qu’il doit pas toucher mes pieds mais quand même. Donc j’enfile des jolies chaussures que je mets quasi jamais. Et évidemment, j’ai vite très mal. Donc mercredi, en arrivant au boulot, je vire mes pompes viteuf. Entre salir mes petites voûtes plantaires et pleurer au moindre pas, j’ai choisi mon camp ! Il n’empêche que mes petits orteils ont mal vécu cette aventure, ils étaient rouges et difformes. Déjà qu’ils étaient moches, ils sont devenus officiellement les parties les plus grotesques (et certainement inutiles) de mon corps.

– Comme ma freebox est en panne (donc), s’il m’arrive quelque chose entre maintenant, 18h36 et demain, vous ne le saurez que la semaine prochaine.

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Liste de la fille qui passe le week-end dans le sud

(y a intérêt à ce qu’il fasse beau)

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– La semaine dernière, on m’a proposé un poste à Toulouse ! J’ai refusé vu que je suis sur Paris et que j’ai un CDI (mais ça en était un aussi et pour un site orienté féminin. Je sens que dès que j’ai vérifié si je peux rapport à mon contrat, je vais essayer de piger chez eux). Ma voyante aurait-elle eu raison du coup? Parce qu’on en est à 4 mois de la consultation, 2 propositions d’emploi, on y est. Par contre, y a toujours pas de voyages donc je sais pas. Puis il reste quand même que ma relation amoureuse de février, elle a complètement
foiré. Alors ouais, elle m’avait dit que ça durerait pas longtemps et que j’aurai d’autreS relationS ensuite mais elle m’avait expliqué que j’allais gagner en confiance en moi grâce à cette relation. Ouais, super, un mec qui me fait le coup du silence radio, ça me redonne trop confiance !

– J’ai définitivement une bonne tête, plein de gens inconnus me parlent tout le temps. Genre, je fume une clope devant l’agence, une nana me parle de son arthrite, y en a toujours un ou deux pour me demander leur chemin (les inconscients). Dans le métro, aussi, une dame me parle pendant deux minutes parce que mon manteau a effleuré sa jambe et elle a cru que c’était un chien. Heu…

– Jeudi à la piscine, je me suis retrouvée dans le même couloir que le mec super bien gaulé, j’enlevais de temps en temps mes lunettes pour faire voir mes splendides yeux bleus mais c’est un acharné des longueurs. Par contre, il a l’air d’avoir un visage pas super top. Par contre, le toucheur de fesses a récidivé. Mais bon, je pense que ce sont des accidents parce qu’avec des lunettes de plongée qui cachent mes yeux, un sourire absent et un maillot sport, je vois pas trop comment je pourrais séduire qui que ce soit.

– C’est fou cette capacité que j’ai à me perdre tout le temps. Au moins, ça me fait visiter Paris mais y a des jours où c’est lourd.

– Des fois, j’aimerais ne pas avoir de soucis de transports. Non parce que ça devient impossible d’être à l’heure à Paris et je supporte pas d’être en retard. Jeudi matin, réunion au siège de notre client en banlieue. Mappy me dit que je mettrai ¾ d’heures donc je pars une heure à l’avance. Quand j’arrive à Montparnasse, il me reste 25 minutes pour faire 5 stations de métro et 3 de bus, je suis confiante. Je suis naïve que ça fait peur des fois. Au bout de 15 minutes, j’arrive enfin à la bonne station de métro (au lieu de 6 mn normalement mais vu qu’on s’arrêtait trois plombes à chaque station ET dans les tunnels…). Là, je trouve le bon bus, je monte dedans. Et le chauffeur se casse. 10 minutes plus tard, on repart enfin. Comment arriver avec 25 mn de retard par Nina Bartoldi. La prochaine fois, je fais le trajet du métro au siège à pied, j’ai repéré. Ca va plus vite. 

– Cette semaine, j’ai fait un rêve du type érotico-romantique avec un choupinou de mon entourage, j’adore. Avec plein de câlins et de complicité. Bon, remarquez, tant mieux vu que dans mon rêve, la brouette a été interrompue peu après son début par un mec qui nous engueulait parce qu’on n’avait pas le droit de copuler et nous « mais non, on faisait rien, voyoooooooooooons ! ». Mes névroses vont bien, merci.

– Au boulot, la big boss est revenue, je la connaissais pas. Oui, elle était en congé maternité mais elle a fini d’accoucher et de récupérer donc mardi, je vois une frêle jeune femme arriver, dire bonjour à tout le monde. Elle s’approche de moi et me tend la main « Nina ». Ah ouais, c’est donc elle la boss. Oui, elle s’appelle Nina aussi, c’est très rigolo comme ça, on est deux à répondre en même temps, des fois. Je sais pas pourquoi mais je l’imaginais pas cool du tout genre chiante, pas drôle. Mais non, en fait, elle a l’air plutôt cool, genre je me promène pieds nus dans le bureau (vu l’état de la moquette, elle a pas peur), souriante, tout ça. Me voilà rassurée ! Du coup, on a tous rangé nos bureaux, c’était un peu nécessaire !

– Conséquence du paragraphe précédent : vends lot assez fourni de Matin + et de 20 Minutes Vintage. Retrouvez l’actualité et les analyses d’il y a un mois, voire deux !

– J’ai initié mes coupines (Vicky, SoLong et Summer) à la belote, je suis trop contente. Par contre, j’aimerais savoir pourquoi j’ai toujours que des jeux de merde.

– Je pense que la fin du monde est proche, mon proprio m’a filé de la tune pour trop plein de charges perçu. J’ai peur, j’ai très très peur.

– Je suis une loseuse, c’est pas une nouveauté. Mardi, je décide d’aller à la piscine nocturne : 2h de piscine par semaine, j’augmente la dose. Je prends mon sac puis le métro et je me plonge dans 20 minutes ou Matin +. Arrivée à ma station je descends et argh ! Mon sac de piscine, je l’ai laissé dans la rame, j’ai juste le temps de resauter dedans mais pas de redescendre. C’est pas grave, la suivante n’est pas si loin, ça me rallonge juste le trajet de 5 minutes. Le soir avant de partir du boulot, je regarde les horaires. C’est ouvert tous les
jours jusqu’à 23h45… Sauf le mardi où ça ferme de 19 à 20h15. Vu l’heure à laquelle je m’en rends compte, c’est mort.

– Petite musique de la semaine, j’ai pas la version radioblog mais j’aime très beaucoup. Des paroles qui me parlent très beaucoup, parfois.

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La vie ordinaire d’une desperate jobless

En ce moment, vous aurez noté que je parle peu de moi. Sauf pour dire que je prends le métro et que je mate les gens. Sauf pour vous montrer mon sac. Sauf pour vous dire que les bonnes idées naissent sous la douche. Bref, que des choses pas très importantes. Mais que fait la Nina de ses jours (et de ses nuits). Bah pas grand-chose. Enfin, si, mais rien d’exaltant.



Comme je n’arrête pas de le répéter depuis un an et demi, j’aime pas l’hiver. Pas du tout, c’est moche, ça pèle et ça pue. Et même pas il neige vraiment, histoire que l’hiver soit plus joli. Donc l’hiver, j’hiberne ou à peu près. Je dors facile 9h par nuit tout en faisant des rêves super chelou mais des fois, ils sont bien et ils me rendent de bonne humeur (genre quand ils sont de type érotique, huhuhu). Du coup, au lieu de me lever, je me rendors pour essayer de prolonger le rêve, ce qui n’arrive jamais. Et puis quand j’ouvre les volets et qu’il pleut, ça me donne pas envie de sortir. J’ai plus envie de m’enrouler dans ma couverture en mohair violette méga chaude et tricoter toute la journée en buvant du thé. Mais bon, comme je travaille pas, j’ai pas trop de vie sociale hors de chez moi donc j’essaie de me bouger quand même sinon, je vais finir dépressive et asociale.

Donc de temps en temps, je m’organise des déjeuners avec mes coupines, des soirées avec des ami(e)s, des interviews en ville, tout ça, tout ça. Ouais, en fait, j’ai une vie sociale bien remplie. Par exemple : jeudi dernier, resto avec un ami, vendredi, soirée avec Dru Dru et un de ses amis, samedi après-midi, interview, samedi soir, verre+resto avec un charmant jeune homme. D’ailleurs, c’était super drôle, cette soirée. On est tombé dans un espèce de boui boui avec des nanas qui démarraient manifestement dans le métier de serveuse puisqu’il y en a une, elle sert un fond de vin dans le verre à mon comparse pour qu’il le goûte mais elle attend pas, elle nous pose la bouteille et se casse. Bah alors ça sert à rien de verser juste un fond ! Enfin, tout a été à l’avenant, on leur a appris de proposer un café pendant que les gens mangent leur dessert (alors que normalement, c’est après, quand on débarrasse). C’était marrant, on n’y retournera pas. Bon, dimanche, je devais aller au billard avec l’ami de jeudi mais ça a été annulé. Bon, pour le moment, j’ai rien de prévu pour les jours prochains sauf dimanche midi, déjeuner chez l’oncle de mon papa mais je dois voir LilVirgo dans la semaine et Lambchop ce week-end. Ah et j’ai une réu jeudi soir, aussi ! 

En dehors de ma folle vie sociale, j’ai une vie professionnelle. Enfin, j’essaie. Je cherche du taf, quoi. Donc, en ce moment, avec ma sœur, on monte une opération CV et lettre de motivation, tout ça. Mais l’étape ultime, c’était la photo d’identité sur mon CV. Lundi, je décide donc de m’exécuter. Hop, hop, un tailleur avec un chemisier. Hop, hop, du maquillage et même du gloss pour repulper mes lèvres. Hop, hop, on se coiffe nickel. Hop, hop, on est partie ! Evidemment, il pleut, grrrrrrrrr. Bon, je m’installe dans la machine. Merde, y a pas le noir et blanc, ça commence. Bon, première tentative. Non, on va refaire. Deuxième tentative. Ah bah non, j’ai les yeux fermés ! Troisième tentative, je peux pas me rater. Je souris, clic et… faut que j’attende qu’elles sortent. Je poireaute à l’extérieur de la machine (3 minutes, c’est long…) et là, les photos sortent. Bon, ok, je viens de me faire enfler de 4 euros. Non mais où sont passés mes beaux yeux bleus ? Et depuis quand je suis brune ? Bon, moi qui envisageais d’aller chez un coiffeur prendre cette couleur (oui, j’aime changer de couleur de cheveux), au moins, j’ai une idée de ce que ça va donner. Bon, en vrai, j’ai pas le teint jaune mais bon… Là, je vous ai mis le cliché, j’ai juste flouté ma gueule mais j’ai pas du tout trafiqué les couleurs ! Ceux qui me connaissent mesureront la différence entre ma vraie couleur et celle-ci. Du coup, j’ai fouillé mon ordi pour trouver une joli photo qui paraîtra sur mon CV parce que celle là, mais c’est carrément impossible. Je suis donc rentrée chez moi trempée, les cheveux se collant à mon gloss et le moral à plat. Oui parce que moi, une photo moche de ma personne, ça me fout le moral en l’air. Même si, comme dit Gaor, les gens beaux sont jamais photogéniques. Enfin, je réponds à toutes les annonces me correspondant pour le moins et quand tout sera réglé au niveau de mon CV et lettre de motiv, je lancerai ma campagne d’envoi de CV. Bon, avec de la chance, mon chômage touche à sa fin. Après tout, y a pas de raisons.

Bref, en ce moment, ma vie est follement passionnante, c’est dodo-tricot-recherche de boulot. Et là, je sens que je fais beaucoup d’envieux, hein ? Et puis aussi, je mets plein de liens dans mon article comme ça, si tu t’ennuies, tu auras plein de lecture.

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