Comment vivais-je sans lui ?

Parce qu’en ce moment, l’actualité m’énerve prodigieusement et que j’ai beaucoup à en dire, parce que j’ai encore plein de trucs à raconter sur le Canada et parce que j’arrive pas trop à écrire sur ma série sur les plans culs, je vous propose aujourd’hui un article niais sur l’Amour à base de “mais comment vivais-je sans lui, avant ?”. Apologie du couple heureux

Couple heureux

Oueeeeee !

Intérieur nuit, quelque part entre 23h et minuit, deux corps lovés l’un contre l’autre, peau contre peau, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Mon esprit flotte et quitte peu à peu sa pleine conscience pour glisser doucement dans le sommeil. Les nuits où je m’endors avec lui, j’ai rarement de pensées parasites de type “je suis en retard sur mon dossier, comment faire ?” “Ca va être serré niveau tunes ce mois-ci”, “comment il/elle m’a énervée aujourd’hui, j’aurais dû lui dire ça pour lui clouer le bec”. Rien de tout ça. Je cède doucement au sommeil, certaine d’avoir mon content de repos, sans cauchemars.

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Mais comment vivais-je sans lui, avant ? Je sais pas vous mais c’est souvent une question qui vient gentiment me titiller quand je suis heureuse en couple avec quelqu’un… Il y avait un avant, il y a un pendant. Et autant vous dire qu’avec Victor, ces derniers temps, le pendant se démarque remarquablement de l’avant, notamment sur cette histoire de sommeil : célibataire (ou quand je dormais sans lui), je me couchais rarement (jamais) avant 2h du matin et autant vous dire que je ne connaissais pas de réveil riant. Ces derniers temps, on fait un 23h/0h – 7h du mat sans ciller. Même le week-end, on commence peu à peu à émerger avant une heure à deux chiffres. Mais ne remplace-t-on pas finalement des habitudes par d’autres qui nous rend l’autre indispensable ? Si je prends mes dernières grosses ruptures, il y a toujours une peur primale dans la séparation : comment vais-je vivre sans l’autre ? Même si on ne s’aime plus, même s’il faut parfois arrêter les frais, on renonce aussi à son petit confort de vie, ces petites habitudes rassurantes. Quand je romps avec quelqu’un avec qui je suis restée quelques temps, il me vient toujours cette même exigence : “on reste amis, hein ?”. Parce que la vie sans lui me paraît inconcevable.

Bon, c'est sûr que quand ton ex, c'est le frère de ta meilleure amie, t'as pas trop le choix de rester en contact

Bon, c’est sûr que quand ton ex, c’est le frère de ta meilleure amie, t’as pas trop le choix de rester en contact

Et pourtant… Si je compte mes ex dans mon entourage immédiat, on arrive à peu près à… zéro. Quelques textos de bonne année/ joyeux anniversaire échangés avec Guillaume 1er et c’est tout. Et je le vis très bien. Parce que oui, dans une relation amoureuse, l’autre devient à un moment un rouage important, essentiel, de notre vie. Comme notre meilleurs amis, notre famille. On s’ébahit d’avoir pu vivre sans lui ou elle avant mais finalement, ce qu’on n’a pas ne peut pas nous manquer. Et puis n’oublions pas : en amour, l’ocytocine nous saupoudre tout d’une jolie couche de paillettes.

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Mais en attendant, en m’endormant hier soir, j’étais juste bien. Alors j’ai envie de dire : merci ocytocine et merci ma vie avec lui. Des fois, le bonheur, ça fait du bien.

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La fable de l’ascenseur et des automatismes

Tu connais la meuf débordée au mois d’août. Hé salut, c’est moi ! Mon temps de cerveau disponible étant réduit à peau de chagrin, je te propose donc, cher lecteur avide de mes mots, un article court et concis qui, sous un titre volontairement abscons, cache une terrible réalité : celle des habitudes que l’on prend en 3 minutes et demi.

Ascenseurs

22 juin 2015, après m’être faite torturer 4 jours en bord de mer lors de mon stage yoga, je vais au bureau. Mon nouveau bureau. Oui, mon entreprise a loué un superbe immeuble tout neuf avec terrasse, stores qui marchent avec des télécommandes, une clim capricieuse (comme partout), une “agilité” dont je vous reparlerai car c’est intéressant et 4 ascenseurs. Tu appuies sur le bouton de ton étage et hop, il te dit lequel des 4 tu dois prendre. Ouahhhh ! Mais en fait non.

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Dès le premier jour, ça puait la croquette : appuyant fièrement sur le 6, je vois que je dois prendre l’ascenseur C. Okay ! Et là, c’est le drame : c’est l’ascenseur assigné à tous ceux qui montent. 2, on s’arrête. 3, on s’arrête. 4, on s’arrête. 5, on s’arrête. 6 ! Putain bordel de merde, j’ai cru ne jamais y arriver !

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Et ça ne va pas en s’améliorant. Notre quatuor n’a qu’un cerveau pour quatre  et ça fait mal, forcément. Ainsi, comme je suis pas du matin, j’arrive avec le lot des “oh ça va, il est pas encore 10h”, très nombreux. Le souci étant que l’ascenseur a été programmé de façon un peu basique : des gens appuient pour monter, il envoie un seul ascenseur… du coup, on se retrouve assez régulièrement à être trop nombreux à vouloir monter, ceux qui n’ont pas pu avoir leur place appuient frénétiquement sur le bouton d’appel avant que nous soyons partis, retardant et agaçant tout le monde. Oui, l’ascenseur, il ne gère pas le trafic et il nous emmerde bien cordialement. Il aurait sans doute été plus simple de faire deux ascenseurs pour les étages pairs et deux ascenseurs pour les étages impairs mais une subtilité doit m’échapper.

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Vous allez me dire que cette histoire d’ascenseur est l’un des trucs les plus inintéressants que vous ayez lu cette semaine à part peut-être le fait que Cindy ait tenté de dire du mal de Nabilla pour exister (ok, j’avoue, j’ai dû chercher pour trouver une news encore plus inintéressante que mon ascenseur) mais il révèle deux mécanismes :

  • la force de l’habitude
  • la théorie de l’engagement.

 

Une habitude prise en à peine un mois ? Mais oui. En fait, la chose suivante arrive à chaque fois que je veux prendre l’ascenseur : soit je suis seule et suis plongée dans mes pensées, soit je suis avec quelqu’un et je discute. En somme dans un cas comme dans l’autre, je ne suis pas concentrée, je file automatiquement vers les ascenseurs et j’appuie sur le bouton. Et là, je rentre dans la fameuse théorie de l’engagement où je suis à un moment trop investie dans mon attente de cette cage de malheur pour renoncer.

Je ne suis pas sûre de comprendre l'histoire que veut nous raconter cette photo

Je ne suis pas sûre de comprendre l’histoire que veut nous raconter cette photo

La force de l’habitude me pousse donc à me poser devant les ascenseurs plutôt que d’entreprendre l’ascension des 6 étages m’amenant à mon bureau. Certains me diront que oui, bon, 6 étages, faut se les avaler quand même mais je vous rassure, ce sont six étages “faciles”. Oui, j’ai calculé : pour chaque étage dans l’immeuble de mon cher Victor, il y a 17 marches quand j’ai 21 pour un étage de ma boîte et que ceux-ci me paraissent moins hauts : en gros, plus de marches, moins d’efforts car j’ai moins à lever la jambe. Et en plus, à m’avaler 6 étages au moins deux fois par jour, ça me fait du bien aux fessiers, ça me fait une mini séance de steppers.

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Mais surtout ça me permet d’arriver un poil plus sereine au boulot, sans avoir pesté sur ce putain d’ascenseur qui fait n’importe quoi… Et en ce moment, la moindre lichette de sérénité est la bienvenue.

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Je n’aurai pas le temps

Dimanche,  alors que je dégustais mon petit pamplemousse devant la télé (mon estomac va finir par faire la tête avec tous les agrumes que je m’avale), je tombe sur une pub qui me parle, sur les premières images. Un monsieur prépare un truc pour un anniversaire, il est un peu tendu. Quand arrive sa femme qui lui dit “Ah, Marc a appelé, il sera un peu en retard” et un petit orchestre apparaît sur son épaule pour fêter le fait qu’il a du temps. Bon, la pub n’est pas super bien foutue et c’est pour un organisme de crédit que je vomis de toute mon âme mais le concept d’avoir le temps me parle, oui.

Je suis la fille qui veut tout faire. Ecrire, tricoter, coudre, fabriquer des bijoux, faire de la photo, aller à la chorale, faire du sport (plongée, salle de gym, just dance sur wii), voir mes amis… Et encore, en ce moment, je suis sage avec les hommes. Bref, c’est la folie furieuse. Au travail aussi, la to do list s’allonge à n’en plus finir. Mais le travail, ça stresse mais ça gère. Je déroule mes tâches au fur et à mesure et si j’ai besoin d’un coup de main, j’appelle à l’aide. Je me prends de sacrés coups de speed mais les choses doivent être faites et le sont.

Dans la vie privée, c’est différent. D’abord, je cours, tout le temps. La source principale de mon stress reste le timing. Exemple dimanche. J’ai rendez-vous au ciné à 15h55 avec Anna pour voir J. Edgar. J’arrive à la gare et là, bim, le prochain train n’est que dans 8 mn. J’avais calculé pour prendre celui de 15h35 mais il a disparu. La ratp/sncf aime me faire des blagounettes. Stress. Je ne serai jamais à 15h55 au cinéma. Finalement, j’y suis arrivée à 16h, j’avais prévenu de mon retard (alors que j’étais quand même la première) mais ça m’a stressée. Alors que la veille, pour mon tea time avec Loxy et Amy, j’étais pile à l’heure donc détendue du string. Donc point essentiel de ce sentiment lancinant que le temps me presse et m’oppresse : les transports et le retard qui en découle. Sans parler de l’extrême lassitude de toujours envoyer ce texto : “pas de train, j’arrive quand je peux”.

Le temps est un tyran. Envie de faire tant de choses en si peu de temps. Lutter contre le sommeil pour faire quelque chose de ma soirée alors même que je n’arrive pas à m’extirper du lit le lendemain. Se dire que demain, oui, demain, on ira s’acheter de la pâte Fimo pour fabriquer des bijoux. Mais on n’a pas le temps. Ni vraiment l’argent, ma banquière n’apprécierait pas mais ce n’est pas le sujet de l’article. Demain, on rangera le coffre qui contient des objets déposés en son ventre il y a trois ans et dont on pourrait se débarrasser. Demain, je prendrai en photo les livres que je ne veux plus pour les vendre et gagner de la place chez moi. Demain, demain, demain. Sauf que demain ressemble à aujourd’hui, trop de choses à faire, pas le temps de tout accomplir.

Le temps m’étrangle. J’en ai marre. C’est sans doute de ma faute, je veux faire trop de choses. Mais comment font les autres ? Genre mon ex qui mène de front son travail, ses cours de théâtre, ses groupes de musique et qui faisait (ou fait encore) de la photo ? M’éparpille-je ? Mais est-ce de ma faute si les gens veulent me voir et que je le leur rends bien ? Si mes journées de travail font 9 à 10h ? Si je me mets des deadlines qui ne servent à rien. Pour ce week-end, j’aurais aimé terminer une écharpe pour le projet de Larcenette (j’en ai déjà faite une, la nouvelle, elle a des torsades) et une petite robe pour bébé Emma. Forcément, je ne pourrai pas mener les deux à temps puisque ce soir, je nage, demain, je pédale avec Anaïs sur nos vélos de salle de sport, jeudi, je dis bye bye à notre petite stagiaire et mes parents arrivent vendredi.

Et on est repartis pour un épisode d’asthme mental.

Du coup, je me dis que c’est pas demain que je vais commencer à apprendre le russe ou reprendre le violoncelle. Entre autres.

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Panne sèche

A l’image de ma libido, j’ai l’écriture capricieuse. Profitant du luxe d’avoir 2 mois à ne rien faire qu’à écrire (et à faire ma rééducation tout de même et à travailler un peu), j’avais mille et une idées, je pouvais commencer dix articles à la minute. Et puis je suis retournée à ma petite vie. Et là, tel un homme perturbé, j’ai eu une grosse panne. C’est gênant.

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En fait, j’ai été victime d’une double panne :

grosse fatigue, pas envie d’écrire. En gros, le soir, je me pose devant l’ordi et je le regarde sans avoir envie de lui faire quoi que ce soit.


Faut me comprendre aussi, j’ai passé la journée devant et au boulot, y a la clim. Du coup, j’ai les yeux tous secs, je souffre. Et mon cerveau a dû faire un effort certain pour rattraper tous les dossiers en cours, arrêter de confondre A et B, reprendre les rétroplannings abandonnés y a deux ans pour réaliser avec stupeur qu’on est super en retard et que si on fout pas un coup de pied au cul au client, on va être dans la merde. Ceci étant, vu que c’est le client, on lui caresse plutôt le fessier en gloussant “tu m’envoies le brief et les éléments, petit coquinou ?”. 

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De plus mon corps morfle. Je crois que le chirurgien n’exagérait pas en me disant que je ne devais reprendre le boulot que fin août parce que là, je morfle. En fait, je ne marche pas tout à fait correctement encore (ma flexion est au top mais alors l’extension…), mes muscles restent faibles donc en gros, je marche lentement et je me fatigue vite. Sans parler de la douce sensation de la rotule qui s’engage mal sur mon tibia (quand j’y pense, j’ai envie de vomir un peu). En prime, figurez-vous que j’ai les pieds plats donc je marche mal donc en fin de journée, c’est plus un pied gauche que j’ai mais une patate à orteils. Epouvantable. Et je vous parle pas de mon dos, martyrisé par mes positions aléatoires. Pour tout vous dire, le soir, je rêve qu’on me passe un rouleau à pâtisserie dans le dos pour tout remettre en place

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panne d’inspiration. Des idées, j’en ai eu des milliards pendant ma convalescence dont les ¾ que je n’ai pas encore écrites. Et pourtant, face à mon clavier, rien, nada, gros trou blanc. Même les articles à moitié avancés ne me tentent pas. Je reste plus sèche qu’un caillou au milieu du Sahara, je suis incapable d’écrire une ligne sur quoi que ce soit. Alors je vais m’écraser (littéralement) sur mon lit et mater un épisode ou deux de Xéna (oui, je sais mais ça nourrit ma merdophagie et puis c’est quand même un peu sympa Xéna
même si le scénario est toujours le même) avant de m’endormir. Je rêve de la machine des Tommyknockers, le téléfilm avec Marg Helgenberger (les experts) et Jimmy Smits (New York police blues). Marg joue une écrivain légèrement possédée par des ET (ça c’est le côté pas cool) et elle crée une machine à écrire reliée à son cerveau qui écrit tout pendant qu’elle rêve. Moi j’aimerais bien
une machine qui écrirait les phrases jolies que je conçois dans ma tête avant de m’endormir… Quoi que je suis assez intéressée de voir le résultat, je suis sûre que je serais assez surprise du décalage entre ce que j’imagine et ce qui est retranscrit. 

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Mais ça n’existe pas. Si je veux pondre un article, je dois taper sur un clavier et aligner les caractères les uns après les autres pour former des mots qui créeront eux-mêmes une phrase. Mais y a des soirs où j’ai juste la fleeeeeeemme.

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Mais ça va revenir, hein…

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Jamais je n’épouserai un pompier

(sous titre : enterrement de vie de jeune fille de ma soeur et de son futur mari).

Comme vous le savez parce que j’en ai déjà parlé, ma soeur se marie cet été. Dans 2 mois précisément, elle dira oui et j’en pleurerai certainement. De joie, hein, je suis heureuse pour elle. Je commence vraiment à réaliser en fait, ça me fait un peu bizarre. Ma petite soeur, le petit bébé joufflu avec sa coiffure à la Mireille Matthieu qui butait sur un tas de mots, la petite Alice qui traînait partout son « manteau », une vieille couverture est aujourd’hui une femme et va épouser l’homme qu’elle aime. Mais où sont passées ces 28 dernières
années ? Mais trêve d’envolées lyriques de supermarché, passons à la narration. Ca vous inspirera peut-être.

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Les témoins ont super assuré, nous avons régulièrement reçu des mails nous tenant au courant de l’évolution de la situation. Le matin, on prend Anthony tandis que les garçons s’occupent d’Alice puis on récupère notre jeune fille pour l’après-midi pour se retrouver en fin de journée tous ensemble. Sauf que je sais pas s’il s’agit d’une loi universelle immuable ou c’est parce que c’est une histoire dans laquelle je suis impliquée mais y a eu couilles dans le potage. Au pluriel. Le vendredi, Alice descend de Paris avec son Anthony et un quintet
de pompiers survoltés. 5h de train et une cinquantaine de bouteilles de bières décédées (!!), la troupe arrive très joyeuse. Alice rentre chez mes parents, Anthony chez les siens et les pompiers sont dispatchés chez les copains des futurs mariés. L’alcool aidant, les plus courageux décident de sortir. 5h45, le téléphone sonne chez Adrien, un pote de ma soeur convié à la fête « ouais, Adrien, c’est Guillaume, j’ai planté la voiture… ». Donc on a perdu une voiture (ça aurait pu être pire, la voiture est apparemment morte dans l’opération, une histoire de virage jamais négocié donc pam le mur). On se retrouve donc en retard sur le planning. Alice devait être tirée du lit à 7h30 par les garçons, elle ne l’a été qu’à 9h. A la même heure, on se rend, nous les filles, chez Anthony. Nous sommes accueillies par son père qui nous fait une révélation fracassante : « Ah ben Anthony, il est parti à la pêche! ». Oui, c’est véridique. Donc on l’appelle et il nous rejoint quelques minutes après. Le voici parti pour une matinée fille : café ou nesquick et viennoiseries avant de passer à la confection de muffins. Il a pas bronché, il a exécuté sa mission avec brio, il faut le dire, ses muffins avaient bonne gueule et sentaient bon. On file ensuite au marché où on retrouve ma soeur dans un état pas possible : bourrée (elle a eu droit à un petit déj
campagnard avec du vin), à moitié à poil car les pompiers ont ruiné son jean (en gros, il ne restait qu’une jambe, tout était arraché au niveau des fesses, l’obligeant à porter un truc autour des fesses pour ne pas exhiber sa culotte. Pendant la matinée, elle a dû pécher des poissons et les vendre au marché. A l’arrivée, elle a récolté 32 € sans que personne ne lui prenne le moindre poisson. Par contre les muffins sont partis tous seuls. 

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On récupère donc ma soeur, saoule, dépenaillée et trempée après avoir pris une rafale de vent alors qu’elle se penchait dans la fontaine pour y jeter ses poissons. Après un déj très sympa dans un salon de thé, on va buller au spa. Jacuzzi, hammam et sauna, elle revit (et ne sent plus le poisson car les pompiers l’ont un peu trempée dans le canal dégueu). 2h
de pure détente avant de partir pour Toulouse pour retrouver les garçons… pour un laser quest. Truc auquel j’ai pas joué depuis 10 ans. A l’arrivée, Anthony a été le meilleur (alors que je l’ai quand même descendu 4 fois), Alice aussi. Je m’en sors pas si mal, 24e sur 34, devant quelques pompiers vraiment pas doués parce que rappelons que je suis myope et mes lunettes ne sont plus trop à ma vue. De là, on file manger dans une bodega : tapas puis danse au programme.

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Une très belle journée qui a joué les after dimanche quand le très gros de la troupe a débarqué à la maison pour déjeuner. Dont les pompiers de Paris qui ont encore bu comme des trous (y en a quand même eu un qui a vomi sur la portière d’une voiture le samedi soir). Franchement, ils sont super marrants et très sympas mais tous ensemble, ils sont tout simplement ingérables. Compréhensible quand on connaît la discipline militaire à laquelle ils sont soumises (ils sont tous pompiers de Paris donc militaires, justement) mais pour ma soeur, la matinée a été looooongue. Elle a super bien joué le jeu, notons, mais la pauvre quand même. 

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Il n’empêche que ce fut un EVJF comme je les conçois : drôle sans être vulgaire ou pénible pour qui que ce soit avec une part belle faite au plaisir et au chouchoutage. Je regrette juste que les pompiers ne nous aient pas offerts un petit strip tease… Non parce que mine de rien, à force de faire la planche deux fois par jour (se tracter à la force du bras sur une planche, en tenue de sport puis en tenue de pompier), y avait du biceps et du pectoral à ne plus savoir qu’en faire. Et je le confesse, ça émoustille un petit peu quand
même…

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L’entretien caméra cachée

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Durant mes recherches, j’ai eu l’occasion de passer pas mal d’entretiens dont beaucoup seront oubliés d’ici quelques temps. Mais l’un d’eux méritera sans doute de reste quelques temps dans le rayon « anecdoes dont on rit volontiers après coup mais sur le coup, pas trop ». Comme la fois où j’avais mis le pied dans un trou plein de béton frais (et autres histoires navrantes ici). Voici donc l’entretien « mais elle est où la caméra ».

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En fait, je crois avoir été en présence d’un retour de karma. C’était un mercredi, je me souviens, rendez-vous à 19h en plein coeur de Paris. Dans l’après-midi (ou était-ce un autre jour, mes souvenirs sont confus), un candidat vient chez Pubilon passer un entretien : il attend 30 mn car on l’avait oublié et il a droit à un entretien de 15 mn dans un café car y a un rendez-vous après. Très classe. Je dis à mes collègues « non mais moi, un entretien comme ça, je prends pas le job! ». Prémonitoire comme déclaration.

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Le jour J, j’arrive pile à l’heure et même un peu en avance, je fais bien : j’arrive pas entrer dans les bureaux. En fait, la sonnerie ne marche pas donc je frappe, je frappe, j’entends bien des voix derrière la porte mais personne ne vient m’ouvrir. J’appelle mais personne ne répond. C’est une blague ? Enfin, alors que j’entends des pas se rapprocher, je tambourine et on vient enfin m’ouvrir pour me déposer sur un canapé. Et là, j’attends. Dans mon sac, je n’ai que deux trucs à lire : un numéro de Management mais je trouve que ça fait trop
fayote… et un Guillaume Musso. Oui, je SAIS, Guillame Musso, je vous expliquerai ça demain. Donc concrètement, entre le trop et le pas du tout assez, je n’ai rien à lire. Donc j’observe les lieux. Pendant 30 mn… C’est long, très long. 

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Enfin, alors qu’intérieurement, je commençais à insulter les gens parce que bon, 30 mn de retard, ce n’est pas très correct, un homme vient enfin me chercher pour m’amener dans une salle de réunion. Au passage, il s’arrête à la fontaine à eau pour se prendre un verre d’eau. Moi, ça fait juste 30 mn que j’attends, j’ai pas besoin de me réhydrater, manifestement. Bon, ok, on ne va pas se formaliser de cette légère goujaterie. A peine la porte refermée, il s’excuse et sort son iPhone pour passer un coup de fil… histoire d’organiser sa
soirée. Là, je respire très fort et je garde mon sourire alors que, bordel, moi aussi j’ai une soirée et que grâce à cette demi-heure de retard (on arrive à 40 mn avec son coup de fil), c’est sûr que je vais en rater le début. C’est bon, on peut y aller ? Ah, on dirait que oui.

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Entretien classique à base de « avant, je faisais ça, maintenant, j’en suis là, j’ai telles compétences et compagnie ». Pendant que je lui raconte ma vie professionnelle, il envoie des textos. Non mais merde, elle est où la caméra là ? Dans ma tête, ma décision est prise : je ne viendrai pas ici. D’ailleurs, voilà que se dresse un gros nuage : « ah c’est bien tout ça mais il me faudrait quelqu’un de plus commercial, qui soit capable dans un premier temps d’aller chercher les clients. » Au lieu de répondre en criant : « mais tu l’as lu mon CV ou t’as juste décidé de me faire perdre mon temps? », je saisis la perche : « Ah oui, le commercial… Je ne vais pas vous mentir, je n’ai vraiment pas les compétences dans ce domaine, je n’aime pas ça du tout. » Voilà, pif paf, on convient que nos chemins vont se séparer là mais il me dit, jovialement « mais tenez moi au courant, votre profil est bien, on ne sait jamais… ». Là, j’ai sorti ma mine « oui, je prends ton numéro mec parce que je sens que tu ne me lâcheras pas sinon mais crois bien que je ne m’en servirai jamais » et je suis partie. 

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Je ne suis pas désespérée. Ce qui me pousse à chercher un nouveau job, c’est le fort sentiment d’injustice, de non reconnaissance de mon travail et de non respect. Là, le mec, dès l’entretien, il pose à quel point il fait grand cas de ma personne. Je ne suis pas forcément exigeante mais il me semble que lorsque l’on a un rendez-vous avec quelqu’un et qu’on est en retard, ce que je peux comprendre, on évite de pousser le vice jusqu’à téléphoner devant elle et on n’envoie pas de textos pendant un entretien ! Quant à mon verre d’eau, je suppose que je ne devais pas avoir la tête d’une fille assoiffée (alors que dans les faits…). Je suis sortie de là, tellement atterrée que j’ai fini… par en pleurer de rire. Mais je commençais à entrevoir quelque chose, comme une répétition des faits… Comme il y a trois ans, quand je cherchais un job et que j’avais eu un entretien bien merdeux. Et si…

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Quand mes voisins pénètrent mon intimité

Ça fait maintenant un an et demi que j’ai investi cet appart (je crois que pour la crémaillère, c’est mort). Un an et demi que je suis à nouveau la fille au chat qui miaule pour tout le 3e étage. Et je m’amuse parfois à imaginer ce que pensent mes voisins de moi selon les données qu’ils ont. Ou comment je dois passer pour une hétéro refoulée.

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Un dimanche fin de journée, je rentre d’un week-end pro en province et je croise ma voisine, une des seules identifiées (elle et son mari qui savait déjà qui j’étais la première fois que je l’ai identifié ce qui m’a un peu fait flipper). On discute poliment et là, elle me balance l’air de rien : « oui, je vous entends rentrer le soir avec votre petit chat qui miaule et vous qui lui courez après ». Ah…ahah…hum. Il faut savoir que dès que j’ouvre la porte de mon appart, Kenya sort comme une flèche en pioutant comme une débile donc, c’est un fait, mes voisins sont au courant de mes allées et venues.

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Alors je me suis amusée à imaginer ce que pourraient penser mes voisins s’ils observaient les visites chez moi et force est de constater que je sens l’hétéro refoulée à plein nez. Concrètement, pendant ces un an et demie, j’ai très souvent reçu la visite de Vicky qui a même vécu chez moi pendant un mois. Pourtant, pendant cette période de concubinage, si le voisin tend l’oreille, point de bruit de sexe. Contrairement aux fois où j’ai reçu des hommes aux petites heures de la nuit. Mais bon, Vicky est repartie, notre couple lesbien est bel et bien mort et comme elle ne vient plus chez moi, mes voisins doivent imaginer le pire.

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Et dernièrement, il s’est passé un truc. Un matin, le réveil sonne, je retarde au maximum le pénible lever jusqu’au moment où mon retard flirte avec l’indécence. Je finis par m’extirper du lit, attrape Kenya que je trouve bien dissipée pour lui faire un câlin et là, je le trouve face la porte d’entrée ouverte… Alors que je suis nue. Je la claque, éberluée, me demandant comment j’ai pu ne pas la fermer la veille. Je comprends soudain pourquoi durant la séance de « grml grml encore 5 mn », j’entendais aussi distinctement mes voisins. Mais pendant ma douche, j’angoisse. Dans la soirée, je me suis rendue plusieurs fois à la salle de bain, j’aurais vu que la porte était ouverte. Et si je devenais somnambule et que je m’étais baladée à poil une partie de la nuit dans l’immeuble ? Oh mon Dieu ! En fait, j’ai eu la réponse le soir même : j’avais juste mal claqué la porte et un courant d’air l’a ré ouverte.

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Ceci étant, je note que si je dois un jour me faire assassiner chez moi, j’aimerais que ce ne soit pas dans cet appart. Ben oui, mes voisins sont passés devant ma porte ouverte sans rien faire, j’en conclus donc qu’en cas d’assassinat, mon chat aura eu 3 fois le temps de me manger avant qu’ils ne réagissent. Et je rappelle que mon chat a des tendances anorexiques…

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L’avion partira quai n°6

Maintenant qu’on a choisi la destination, faudrait voir comment on y va. Evidemment, si la destination est lointaine, la question ne se pose pas, on part en avion. Mais si on part en France ou dans les pays limitrophes, on choisit quel transport ?

Moi, l’avion, j’aime pas, autant le dire. Je ne trouve pas naturel de me retrouver à de telles altitudes dans une boîte de conserve géante. Si je devais voler, j’aurais des ailes. Mais bon, ça m’est déjà arrivé de le prendre et plusieurs fois même. L’avion, ça a l’avantage d’être rapide : en à peine une heure, nous voici à Amsterdam, par exemple. Par ailleurs, en avion, on est quand même chouchoutés : on nous propose des boissons et du manger, gratuit ou payant selon la compagnie qu’on a choisi, on est dans des fauteuils plus confortables et on peut même choper un journal gratuit avant le décollage. Pour les vols longs, penser à faire quelques exercices pour éviter l’effet engourdissement et jambes lourdes et penser à s’hydrater parce que l’air en boîte, ça assèche

Mais l’avion comporte moults inconvénients. D’abord les aéroports sont rarement en centre ville et même jamais donc on perd quand même pas mal de temps à y aller et  en revenir. D’autant qu’il faut arriver au moins une heure avant le décollage, le temps d’enregistrer les bagages et d’embarquer. Si on rajoute également une bonne demi heure de récupération des bagages  à l’atterrissage, on ne gagne pas tant de temps que ça sur de brèves distances. Puis l’avion, c’est polluant. Mais surtout, à chaque vol, j’ai une frayeur. Pas tant le crash même si j’aime mieux être déjà au sol mais surtout celle de ne pas retrouver mes bagages sur le tapis. Ca, c’est un peu la spécialité de mes parents, perdre les bagages. Je sais pas comment ils se démerdent mais leurs valises ne partent jamais dans le même avion qu’eux, c’est incroyable. Donc pour des vacances pas trop gâchées, au cas où, on prend toujours les appareils photos, camescopes et autres en bagage à main. Ca évite aussi les soucis avec des bagagistes indélicats qui iraient fouiller dans la valise. Ce n’est pas que tous les bagagistes sont malhonnêtes, bien au contraire, mais on sait que certains se sont déjà servis donc on fait attention.

Dernier point pour les avions : les grèves et problèmes techniques. En avion, c’est radical : si on voit un souci technique gênant sur un appareil, on en change, ce qui peut occasionner des retards. Mais à choisir, je préfère arriver quelques heures plus tard que mourir. Le truc, c’est que les plannings des aéroports sont très très serrés. Si tu rates ta fenêtre de décollage, ça va être galère d’en attraper une autre. Et si on tombe en pleine grève des aiguilleurs du ciel, là, on entre dans un univers plein de suspense et de surprise : mais quand va-t-on décoller ? J’ai vécu pour vous la grève des aiguilleurs du ciel en Corse en 99. La famille Bartoldi est assise joyeusement dans la salle d’embarquement et attend. Elle attend toujours. Bon, il fait faim, on va faire une expédition punitive au point relais puisque c’est le seul endroit où y a de la nourriture. On va aussi acheter des magazines du coup parce qu’on a fini ceux qu’on avait. Au bout de deux heures, enfin, on nous parle « les passagers à destination de Toulouse sont priés de se présenter porte… ». Ben après deux heures d’attente sans aucune nouvelle, vous êtes contents de voir que vous existez encore et qu’on n’a pas oublié votre vol. Le seul avantage de tout ceci c’est qu’en cas de gros retard, la compagnie vous prend en général en charge, sauf les low coast. Oui, choisir une compagnie qui coûte cher, c’est capitaliser sur sa possible lose. Moi par exemple, si je veux prendre un low coast, j’ai intérêt à ne pas prendre un vol proche de la nuit ou de planifier un rendez-vous proche de l’heure de l’atterrissage. Enfin, ça, c’est en général d’ailleurs. J’ai eu peu de soucis de retard d’avion dans ma vie, essentiellement parce que je ne le prends jamais,mais je vois pas pourquoi ma poisse ferroviaire épargnerait totalement mes voyages aériens…

Le prix? Aujourd’hui, il y a quand même moyen de voyager en avion pour des tarifs pas si onéreux que ça. Mais pour des destinations exotiques, le low coast dit aussi vol charter, c’est un peu à quitte ou double : ils ne s’écrasent pas tous mais niveau confort, c’est pas ça du tout et 12h avec un siège qui fait mal au cul, je ne le souhaite à personne.

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Nota Bene…

Bon, aujourd’hui, il devait y avoir les résultats de mister vingtenaires mais comme je n’ai pas reçu les notes de pas mal de membres du jury, ben, c’est retardé… 🙁

PS : Clio, tous les mails que je t’envoie me reviennent, t’as pas une autre adresse (désolée mais je n’ai aucun autre moyen de te joindre!)

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