Ca suffit le foutage de gueule, là ?

Non mais juste deux minutes, ça devient insultant là. Donc je suppose que vous avez tous bien suivi l’affaire Benalla, je ne vous ferai pas l’affront de vous faire un résumé… essentiellement parce que j’écris cet article le mercredi 25 juillet et que quand cet article sera publié, allez savoir ce qu’on aura eu comme révélation. Mais si y a un truc qui me fait péter les plombs, presque autant que le fond de l’affaire : le foutage de gueule TO.TAL.

Emmanuel Macron et Alexandre Benalla

Je sais que nous n’avons pas tous le même degré d’intérêt envers la chose politique ni le même niveau d’indignation, je peux l’admettre. Cependant, faudrait voir à ne pas confondre “avoir un intérêt limité voire nul pour la politique et voter pour ce qui paraît être le moindre mal” et “être totalement con”. Parce que là, y a un souci de mépris mais genre puissance 10 000. Alors il est vrai que certains s’en foutent, j’ai été légèrement agacée quand une pote n’a pas su de quoi je parlais de cette histoire avant de m’assassiner d’un “ah ben on vit bien mieux sans infos, hein !”. Oui, après tout, la démocratie, c’est juste mettre un papier dans une urne quand on nous le demande et après, laissons-les faire. Si on ne sait pas qu’ils font de la merde, on ne s’indigne pas d’avoir été floué, astuce ! Bref.

Emmanuel Macron clin d'oeil

Chaque jour… je devrais même dire chaque heure, on se prend révélation sur révélation à un rythme si effréné que je m’attends à tout moment à voir le château de cartes s’effondrer… bon, en vrai, je l’espère de tout mon coeur. Je dis depuis son élection que Macron est bien plus dangereux qu’un Fillon voire une Le Pen et les faits me donnent hélas raison. Hélas oui parce que je vous jure que des fois, j’aimerais avoir tort, surtout quand je joue les Cassandre comme ça. Non parce que là, on a arrêté les frais maintenant mais le mec était armé, allez savoir jusqu’où ça aurait pu aller. D’ailleurs, c’est quand qu’on en parle de Crase et son holster lors de la fameuse manif, mmm ? 

Vincent Crase armé

Mais le pire ne sont pas tant les faits, certes très dérangeants (j’ai envie de pleurer à chaque fois que je vois la fille voir son mec se faire tabasser et ne pas pouvoir réagir, tellement dégueulasse…) et il serait temps que quelques têtes tombent et pas juste celles de fusibles lointains. Ce qui me révulse le plus, c’est à quel point on se fout de notre gueule. Comment ce connard de président qui vous a bien arnaqué avec son petit air de gendre idéal vous crache tout son mépris à la figure, toute son arrogance, toute sa certitude qu’il n’y aura rien parce que vous avalerez avec le sourire toutes les couleuvres qu’il vous présentera. Comment pouvez-vous juste accepter ça ? Ce mec s’arroge des pouvoirs incroyables, étouffe petit à petit “ceux qui ne sont rien” et il ne se passe rien. Ca vous dérange pas trop de vous faire prendre pour des cons ?

Macron en plein mépris, le foutage de gueule

Non mais sérieux, regardez le mépris qui déforme son visage. Je crois que je l’ai jamais autant haï qu’à ce moment-là

A chaque fois, j’espère. Je me dis que là, ça va trop loin. Je me dis que cette fois-ci, c’est l’intelligence des citoyens qui est insultée, méprisée, et que ça va pas se passer comme ça. Evidemment, y a l’été et j’ai peur que ça fasse pshiiiit même si notre espoir réside aujourd’hui dans le Sénat qui va pas oublier cette histoire de si tôt. Non mais ça aussi, aujourd’hui, on en est à applaudir des Républicains, les sénateurs, on veut tous ériger une statue à Jacques Toubon… Quelle vie. Mais je ne peux pas croire que les gens vont laisser filer un tel mépris. Vous avez donné mandat à cet homme pour diriger la France, il vous crache à la gueule que la loi ne le concerne plus et qu’il fait ce qu’il veut. Et vous allez accepter ça ? Pour rappel, c’est vous qui décidez. Et la démocratie ne s’exerce pas qu’une fois tous les cinq ans.

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Divergente de Neil Burger

Ou “regarder un film dont tu n’es pas le public cible était une mauvaise idée”

divergente

Parfois, un titre de film m’évoque une histoire. Par exemple, j’ai regardé avec mon Victor le Dernier pub avant la fin du monde, je m’attendais à un film de type art et essai sur des personnes qui se réunissent une dernière fois dans un pub, sachant la fin du monde proche. Pour ceux qui ont vu le film, vous pouvez imaginer mon choc… Et bien Divergente, c’est un peu pareil. Je n’avais pas la moindre idée du sujet mais je trouvais le titre cool alors…

Divergent_film

Alors faut vraiment que j’aille lire les résumés avant de lancer n’importe quoi.

Le résumé est très long donc si vous vous en foutez et que vous voulez juste mon avis, lisez sous les étoiles en fin d’article.

divergente-les-audacieux

Il était une fois une jeune fille, Beatrice, qui vivait dans sa famille dans une société marchant par caste. Pas d’histoire de riche ou de pauvre, ils sont là en fonction de leur caractère. Ainsi, la caste Altruiste (celle des parents de Beatrice) s’occupent des sans castes, en gros, c’est un peu la caste Resto du coeur. Ensuite, on la caste des sincères qui disent toujours la vérité, les audacieux qui sont de gros bourrins qui font du parkour en criant “woohoo!”, les Erudits qui sont surtout de gros connards méprisants et enfin les fraternels qui… bah en fait, on sait pas bien pourquoi l’auteur a inventé cette caste vu que tout le monde s’en branle mais si j’ai bien compris, ils doivent fumer de l’herbe toute la journée en dansant et en tressant des fleurs. Déjà, on est un peu mal niveau cohérence de l’univers qui nous est proposé. Et puis y a les sans castes, les clodos qui n’ont pas su s’insérer parce que tu dois choisir ta caste jeune et si tu te plantes, tant pis, fallait réfléchir avant. Cette société me plaît beaucoup dis donc…

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Bon bref, avant de choisir ta caste, on te fait passer des tests et on te dit vers quelle caste tu ferais mieux d’aller mais tu fais ce que tu veux (très utile donc). Beatrice arrive et est plongée dans une simulation mais ses réactions sont imprévisibles et l’examinatrice coupe tout avant de la faire dégager fissa “t’es une divergente, tu es à la fois altruiste, érudite, audacieuse et sincère (mais toujours pas fraternelle, notez) mais c’est pas bien, on chasse les gens comme toi alors je vais dire que tu es altruiste et casse-toi !”. Beatrice rentre un peu perturbée chez elle, passage très chiant sur la dernière soirée en famille, son frère (ils doivent être jumeaux je suppose mais ça n’est jamais dit) lui dit qu’elle doit choisir en son âme et conscience et tant pis pour les parents au pire. Ah oui parce que si elle choisit une autre caste, elle quitte sa famille et salut, on se parle pas entre castes. Cette société est vraiment très charmante.

Altruiste

Nous voici le lendemain, tout le monde s’attroupe dans un espèce d’auditorium locaux, les érudits arrivent en plissant du nez, les audacieux en sautant partout en faisant “woohoo !” et les fraternels en jetant des fleurs, sans doute. Béatrice arrive avec sa petite famille, ils rencontrent la leader des Erudits qui pue la dominatrice castratrice à des kilomètres à la ronde (sinon, c’est Kate Winslet qui devait avoir besoin d’un peu d’argent de poche, je suppose). Elle regarde Beatrice en mode “tu sais, t’es pas obligée de choisir la caste de tes parents, hein, hein, HEIN !”. Beatrice répond quelque chose comme “hihi grml grml” puis tout le monde prend place. Les gamins doivent poser un caillou dans la vasque représentant la caste qu’ils choisissent et à chaque fois, la caste choisie s’enflamme en mode “ouais, viens avec nous !” (avec parfois une famille trahie par son rejeton qui se met à pleurer parce que dans cette ville, une fois ta caste choisie, apparemment, tu ne revois plus jamais les autres… alors que depuis le début du film, ils n’arrêtent pas de fréquenter les mêmes lieux mais passons). Le frère de Beatrice arrive devant les vasques et… OH MON DIEU il choisit les Erudits, sa maman est effondrée et Beatrice bien embêtée car voici son tour… Elle hésite et, INCROYABLE surprise que tu n’as pas vu venir, elle choisit les Audacieux. Sa maman pleure mais elle s’en fout, elle va devenir la reine du Parkour.

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Donc voici notre joyeuse tribu qui part en courant en faisant woohoo ! Beatrice et une nouvelle camarade qui vient des sincères sont extatiques jusqu’à ce que le Parkour commence : vas y, on escalade les piliers du métro et on saute direct dans les rames à partir du toit… Oui alors, ok, hein, mais c’est pas super sympa pour les nouveaux venus, notamment Béatrice et sa robe de Laura Ingalls…

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Bon, je vous rassure, Beatrice arrive à sauter dans le train avec sa nouvelle copine, ils ressortent de la même façon arrivés à destination (je veux bien que ces jeunes gens soient audacieux mais pourquoi s’obstinent-ils à ne pas prendre le train comme tout le monde ?) et là, le boss des Audacieux, un espèce de musculeux mal dégrossi (joué par Jay Kourtney qui allait jouer par la suite Kyle Reese dans Terminator… Ca m’a fait mal car j’étais un peu amoureuse de Michael Biehn, à l’origine, le mec qui jouait le premier Kyle Reese et qui était terriblement sexy, je comprends que Sarah ait craqué, quoi) (c’était la parenthèse adolescente rêveuse) leur dit “allez, jetez vous en bas de l’immeuble les nouveaux, pour voir. Beatrice, énivrée par son voyage en train, se précipite pour sauter et atterrit comme une plume sur une sorte de trampoline en rigolant. Ce qui aurait été vraiment audacieux, ça aurait été de ne rien mettre en bas, la meuf s’écrase et le boss aurait dit “ouais, enfin, être audacieux vous empêche pas de réfléchir, on saute pas la tête la première du haut d’un immeuble !”. Mais non. Bref, Beatrice est cueillie en bas par un beau garçon qui lui fait quelques risettes, elle rougit et lui dit s’appeler Triss.

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Bon, les nouveaux doivent passer toute une série de tests et les moins bons sont dégagés du groupe et deviendront… des sans castes. Des clochards quoi. Ca me paraît pas du tout extrême comme façon de procéder, c’est bien. Y en a qui ont dû regretter de choisir les Audacieux, tiens. Donc ça s’entraîne, Triss est une grosse quiche parce que chez les Altruistes, on a beau porter de la nourriture aux sans castes, ça vous muscle pas. Mais elle s’accroche, elle se bat comme une lionne. Et s’en prend littéralement plein la gueule. Non parce qu’en fait, les Audacieux, c’est pas les rois du Parkour, c’est juste l’armée mais l’armée des débiles : tu fais ce qu’on te dit ou on te frappe ou on fait semblant de te jeter dans le vide. Au secours !

Divergente_promo_45

Entre deux cassages de gueule, Triss doit passer des tests dans la réalité virtuelle : elle se retrouve face à des épreuves qu’elle doit franchir. Le problème, c’est qu’elle réagit en tant que divergente et quand ses camarades choisissent la technique bourrine (la solution au problème est en général de tout casser), Triss se montre plus subtile… et le beau gosse du trampoline, accessoirement examinateur, se doute que Triss est… différente. Et ce n’est pas le seul à avoir les soupçons ! Kate Winslet, qui vient souvent se balader chez les Audacieux, regarde notre divergente de façon soupçonneuse. Mais attends, on nous explique depuis le début du film que les différentes castes ne se fréquentent guère et là, t’as las chef des Erudits qui se balade chez tout le monde, tranquille ? Alors que les parents de Triss, leaders des Altruistes, eux, ne peuvent pas venir voir leur fille ? Hmmmm… Mieux, on apprend que Kate va assister au passage des examens des Audacieux. Je… quoi ? Vous me perdez là, les mecs…

Je hais le botox, au passage

Je hais le botox, au passage

Triss s’entraîne dur, ils font une méga partie de paintball, de la tyrolienne entre les immeubles et on sent bien qu’il se passe un truc entre Triss et Quatre… Qui finissent par se rouler de grosses pelles dans la chambre de l’instructeur et là, il enlève son T-shirt et révèle un énorme tatouage représentant les 5 castes car lui aussi est un divergent… Attends, quoi ? Depuis le début du film, on nous explique que les divergents sont traqués, qu’ils sont anormaux et qu’ils doivent cacher ça et l’autre tatoue sa divergence sur tout son dos ? Là, le film m’a perdue…

Notez que le seul logo qu'on ne voit pas, c'est celui des Fraternels... Je veux pas faire ma parano mais je crois que cette caste n'existe pas en fait

Notez que le seul logo qu’on ne voit pas, c’est celui des Fraternels… Je veux pas faire ma parano mais je crois que cette caste n’existe pas en fait

Bon, Triss passe les exams et réussit car Quatre lui a expliqué comment un Audacieux est censé réagir (TOUT CASSER!) mais rebondissement : suite à leur passage d’examen, on doit leur injecter un sérum fourni par les Erudits pour les traquer… Vous allez me demander pourquoi les Erudits traquent les Audacieux et bien… comme ça. Mais en fait, c’est un truc pour les manipuler : la nuit suivante, ils rentrent dans un état second et vont massacrer les Altruistes parce que les Erudits trouvent que ça sert à rien d’aider les plus pauvres, ça coûte de l’argent (métaphore subtile du capitalisme sauvage, tavu ?). Mais le sérum ne fonctionne pas sur les Divergents (donc Triss et Quatre, y en a pas d’autres) et le boss bourrin percute, il demande à Quatre d’exécuter Triss mais là, la mère de la jeune fille surgit soudain et sauve sa fille, se faisant tuer au passage. Bouh !

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Bref, massacre, massacre, ça crie, ça tire, Quatre est bien mis sous contrôle mais Tris chope son frère et le force à l’amener au Centre des Erudits pour trouver la meuf qui a créé le programme qui contrôle les Audacieux et elle parvient à libérer ses copains. Le film se termine sur les Audacieux, désormais rebelles, qui sautent dans un train pour fuir.

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Je déteste les films pour ados. Parce que c’est toujours le même putain de schéma : un couple phare et lisse, des stéréotypes, du bien contre le mal… C’est du Disney en encore plus sucré enrobé de poudre qui pique pour faire croire qu’on est trop des rebelles à regarder ça. Genre les Audacieux sont censés être cool parce qu’ils font du Parkour et se font tatouer mais dans le fond, Triss n’est qu’une scout sous ses airs de rebelle : elle ne cherche qu’à faire le bien, protéger les plus faibles (ses parents) et se battre contre l’injustice (la tentative de coup d’état par les Erudits).

divergente_tris

Ca peut être un matériel de base intéressant, je ne dis pas (c’est à peu près ce que j’avais utilisé dans Technopolis, roman que j’avais écrit à… 19 ans… Ah ben voilà), mais tu prends Labyrinthe et, d’après ce que je sais, Hunger Games et c’est exactement la même histoire. Même les actrices d’Hunger Games et Divergente se ressemblent, t’as toujours une femme de pouvoir mauvaise qui essaie de corrompre la société à son profit… C’est tellement toujours la même histoire que tu peux limite deviner dès le départ qui sont les gentils (les beaux) et qui sont les méchants (les beaux aux sourcils froncés). La seule touche de gris, c’est quand les Audacieux sont sous sérum. Quant aux Audacieux… comment on peut avoir envie de rejoindre ces débiles ? Je ne dis pas que le Parkour, c’est pas cool, j’avoue que je suis toujours fascinée par ce que les mecs sont capables de faire, mais tu n’es pas obligé d’être limité à 3 de QI pour en faire, hein…

parkour

Et ça m’agace que je trouvais le propos du départ intéressant : la question de la place dans la société, comment équilibrer la dite société, le fait que malgré tes prédispositions, tu peux choisir ton destin… Mais non, c’est juste prétexte à une histoire d’amour cousue de gros fil blanc avec une méchante femme de pouvoir et une lutte sans merci dont Tris et Quatre sortiront vainqueurs, je suppose, avec une société à reconstruire.

divergente-shailene

Bref, je ne regarderai pas la suite parce que… ben parce que je sais très bien comment ça va se terminer et j’ai envie de voir d’autres histoires. Comme celle dont je vous parlerai la semaine prochaine (si je suis sérieuse).

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Un peu de télé-réalité

En 2001 (je crois), Loft Story débarque sur M6. Je suis catastrophée : cette merde télévisuelle ne peut pas arriver en France ! Bon, si elle est là mais elle ne marchera pas, les Français sont des gens intelligents. Je suis naïve !
 
Un jeudi soir, 18h, je me plante devant la télé pour regarder Highlander, histoire de bien évacuer mes cours d’histoire et là, ô surprise, au lieu de Duncan McLeod je vois… des poules. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Je mate ces gallinacés avec étonnement quand soudain, la réalité se révèle à  moi : c’est Loft Story ! Ah non, pas ça ! Comment vais-je faire pour décompresser après mes cours, moi. Bon, je vois passer les candidates, je me demande ce que fout Ophélie Winter là-dedans (en fait, c’était Loana), j’éteins ma télé.
Dans l'oeil de la caméra...
 
Personnellement, je ne suis pas fan de télé-réalité. Mais c’est quand même difficile d’y échapper. Une semaine après le début de Loft, l’émission télé de Canal+ décide de nous montrer les images de Loana et Jean-Edouard dans la piscine. Seigneur, quelles galipettes ! Ils sont forts quand même. Et là, alors qu’il est en train de la brouetter (sans capote, je suppose, bonjour l’exemple), je me rends compte qu’il y a quelqu’un qui nage dans la même piscine qu’eux… Dès le départ, on a touché le fond (de la piscine). Tout le monde en parle : les
amis, les profs, les hebdos télés et même le Monde. Moi, je résiste. A la fac, une nana (que je n’apprécie pas) m’explique sans rire : « Tu vois, Loft Story, c’est super intéressant d’un point de vue sociologique ! Tu vois, Aziz, il pourra jamais sortir avec Laure parce qu’ils sont pas du même milieu social. » Non mais quelle hypocrite, je rêve ! A ce niveau là, je pouvais prétendre regarder Sunset Beach par pur intérêt culturel, une sorte d’étude du genre « soap opera »…
 
J’ai raté le Loft 1, je me suis un peu rattrapée sur le 2 qui tombait pile à une période d’inactivités : je passais mes journées chez moi à ne rien faire si ce n’est regarder la télé, dormir, et faire semblant de travailler sur mon mémoire. Tout a commencé un soir d’avril, j’étais en vacances à la mer avec mon chéri. On va dans un petit resto et au moment de payer, on voit Loft Story 2 à la télé, l’arrivée des filles… Waaaaah, les pétasses ! Du coup, on rentre à l’appartement pour mater un peu les candidats, je suis effarée… Les nanas sont toutes
vulgaires, les mecs sont des clichés pas possible… Bon, les candidats rentrent dans le Loft, Lesly, la Loana noire, monte sur la table basse, prend une pose ultra naturelle (le cul en arrière, la poitrine en avant) et fait avec sa voix d’Ophélie Winter : « Ah euh ! Je veux…han… remercier les organisateurs…han… parce que c’est trop cool ici…han ! ». Bon, on la balance dans le confessionnal, l’autre elle arrive, elle dézippe sa combinaison jusqu’au nombril et s’assoit dans le fauteuil. Ok, elle, c’est la pouffe de service.
 
Bon, j’avoue que je n’ai pas grand souvenirs de cette émission, il me revient des anecdotes mais je ne sais plus si elles se sont réellement passées ou si à force d’en parler entre nous, nous avons tout exagéré. Il y avait Angela, la fille que je ne comprenais jamais. Elle se la jouait nana de la té-ci, elle n’arrêtait pas dire : « wouah, zyva, truc de ouf ! ». Je ne comprenais donc rien à ce qu’elle disait mais elle avait de grands problèmes de communication avec ses congénères lofteurs. Un jour, y en a un qui lui dit :
« Toi, t’es une nymphomane !
– Ahahahah, truc de ouf ! »
Notre amie Angela file de là pour rejoindre son ami mannequin qui passe son temps à défiler devant la caméra en jetant des œillades à la Alain Delon. Elle lui demande gentiment ce que veut dire nymphomane et là, il a sorti la phrase la plus culturelle, la plus poétique, la plus belle de cette émission : « une nymphomane, c’est une gue-din du cul ! ».
 
Sinon, il y a eu une belle scène, aussi, Lesly et Angela (décidément) qui découvrent un nouveau mot : ingénu. En fait, comme ils s’emmerdent, la production leur donne des défis à faire, là, il fallait chanter en duo. Comme les organisateurs veulent des prises de tête et du sang, ils ont forcément collé les deux demoiselles ensemble car elles ne se supportaient pas. Les voilà donc à répéter leur chanson, les demoiselles de Rochefort, dans laquelle il y a donc le mot « ingénu ». Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Alors en gros :
« ingénu, c’est comme ingénieur donc ça veut dire intelligent !
– Ah ouais mais non car in-génie, c’est quelqu’un de te-bê, non ? »
Arrive un lofteur.
« Hé, machin, tu sais ce que ça veut dire, ingénue ?
– Ben, ça veut dire candide. »
Du coup, ils ont fini par leur filer un dico parce que pour les demoiselles, candide, c’est une petite fille aux anglaises blondes qui a un raton-laveur.
 
Après, je n’ai pas regardé grand chose. Cette année, j’ai regardé Marjolaine et les millionnaires (pas jusqu’au bout) et le Bachelor, ces émissions me font assez rire, surtout le ménagement du suspense… J’aime bien quand le Bachelor sniffe sa rose d’un air préoccupé style : « vais choisir Marie ou Sophie ? » alors qu’il le sait très bien mais c’est pas télégénique, la certitude. Ce que j’aime surtout, c’est quand il y a du sexe ! L’avantage quand on est bachelor(ette), c’est que des tas de personnes se pâment à nos pieds ! Les filles écartent les cuisses à une vitesse folle, tout ça pour se faire jeter par le Bachelor au tour suivant. « Tu sais Anne-Charlotte, nous avons vécu de bons moments mais je cherche la femme de ma vie et tu ne l’es pas. » Marjolaine, elle était super, une reine de la brouette ! Elle a commencé dans Greg le millionnaire, une perle que j’ai ratée mais grâce au zapping, j’ai vu
l’essentiel.
 
Un soir, ma sœur rentre de Londres (ou de Paris), elle s’attable avec toute la famille autour et elle met Greg le millionnaire, une des dernières émission avec un super résumé de
la mort qui tue en début qui fait la moitié de l’émission, en gros. Et là, on a eu droit au merveilleux : « putain, arrête, je suis dur de partout ! ». Ensuite, le Greg parle
à une nana, ils sont allongés sur le lit et il lui fait : « allez, tu vas dormir maintenant ! » « Non, je veux rester là ! » « Non, tu restes pas là sinon
ça va partir en couilles ! » Oui, le terme est merveilleusement choisi. Avec mon père, on est morts de rire tandis que ma mère râle : « mais c’est une honte, c’est
scandaleux ! ».
 
Après, je n’ai suivi qu’une autre émission de téléréalité, les « colocataires »… et j’ai été à peu près la seule. Faut avouer que les candidats n’avaient aucun charisme,
aucun relief. En fait, je l’avoue, si j’ai regardé cette émission, c’est à cause de Jessica. L’année précédente, j’avais fait un stage au mouv’, dont le siège est à Toulouse, et tout le monde
m’avait demandé si j’avais rencontré Jessica. Non. Et la voilà à la télé ! Bon, je ne l’imaginais pas du tout comme ça. Vu comme elle se la joue allumeuse, je pensais découvrir une bombasse
blondasse mais euh… non. Déjà, cette fille a un sacré problème avec la nourriture : elle mange en permanence. A un moment, on la voit manger de la semoule alors qu’elle est dans son bain…
Elle bouffe, elle bouffe, elle ne fait que ça. Elle n’est pas appréciée par ses congénères, c’est une érotomane forcenée : elle est persuadée que tous les hommes la désirent, elle en harcèle
un et se prend râteau sur râteau. La demoiselle se sert de sa grosse poitrine pour tenter d’amener un monsieur dans son lit, ce qui ne se passe pas. Comme quoi, les gros seins, ça fait pas
tout.
Sinon cet été, lors d’une nuit avec Laurent, on a un peu maté la télé en mangeant des graines de tournesol car il s’arrêtait de fumer (il a repris depuis). On mate Koh Lanta,
j’avoue que je n’y connais strictement rien donc il m’explique. Dans cet épisode là, l’asiatique de service, Sakhone (je crois), qui, forcément, est tout zen. Oui parce que dans la téléréalité, y
a des stéréotype, le Noir fait du rap, l’Arabe a une main de Fatima et l’Asiatique est zen. Donc notre ami Sakhone est tout zen, il parle à la caméra en disant que cette aventure lui avait montré
à quel point il avait été salaud avec son ex copine. Et là, en surimpression, on voit l’image de la copine ! Ils se foutent de nous ou quoi ? D’où ils la sortent cette image ?
N’importe quoi !
 
Le pire, c’est qu’après, ils enchaînent sur « mon incroyable fiancé ». Bon, c’est pas le premier épisode. Petit résumé puis on voit la fille qui fait : « Ah, je
dois appeler ma maman pour lui annoncer notre mariage ! » Donc on la voit qui s’assoit, qui compose le numéro fébrile… « Allo maman ? » et là on se retrouve dans le salon
de la maman qui feint (mal) la surprise ! Non mais on se fout de nous ? Du coup, on a coupé la télé.
 
Sinon sur AB1, ils passent des super émissions américaines de téléréalité, des trucs mais d’un niveau ! D’abord, il y a « mister personnality », des hommes masqués
qui draguent une femme aux grandes dents (une Américaine, quoi), le tout présenté par Monica Lewinsky, tout ça pour dire que c’est pas le physique qui compte mais la personnalité. Bon, déjà, les
masques, ils font peur, je ne sais pas comment elle a fait, la fille, pour pouvoir les embrasser, brrrrrrr ! Mais bon, elle est trop forte, elle a choisi Jeff qui est « agent
immobilier-millionnaire », comme par hasard…
 
Sinon, ce soir tandis que j’écris cet article, je regarde « opération survie et séduction », un truc comme ça ! En fait, ce sont des super pintades mais alors du
haut de gamme, en talon et tailleur Gucci qui sont parachutées dans la jungle pour séduire Jack l’aventurier, un putain de beau gosse. Donc nos princesses écartent les cuisses plus vite que leur
ombre pour pas être éliminées. Mais c’est super tordu : là, elles sont dans un hôtel, le présentateur propose aux candidates si elles préfèrent rester dans l’hôtel ou retourner dans la
jungle ave Jack donc le mec, il doit éliminer une nana sans savoir qu’une d’entre elles pouvait partir ! En plus, ils en ont gardé une autre sous la main, une fille éliminée par ses
« copines », elle va revenir dans l’aventure… Aïe ! Là, une candidate au dépoitriné vertigineux (oui parce que là, ça n’a plus rien à voir avec un décolleté) annonce à sa
copine : « Ahahah ! Tu vois, j’ai pas de culotte non plus ! Ahah ! » L’autre l’a regardé avec un regard atterré. Y a de quoi !
 
Bon, sinon, je regarde pas les émissions de chanson, il y en a trop qui sont pris pour le physique que pour leur voix alors je me contente du zapping pour ce genre d’émissions.
L’autre soir, j’ai regardé une quotidienne avec Gauthier, c’était l’épisode : « la grosse en cours de sport ». Bon, à la Star Ac, ils prennent tous les candidats, des blancs, des
noirs, des pédés et même des gros, ce sont des candidats comme les autres… montrés comme des phénomènes de foire. Vous auriez vu cette pauvre gosse en train de courir comme une malade… Et on vous
montre ça sans pudeur, on interviewe la gamine et ses camarades : « elle est courageuse, machine ! ».
 
Sinon, ce qui est drôle, dans ces émissions, c’est que tous les présentateurs disent exactement la même chose ! « N’hésitez pas à voter, à revoter pour votre candidat
préféré, c’est très, très serré ! Quelques voix seulement séparent les deux candidats ! Il va y avoir des regrets ce soir ! ». Et toujours le côté on insiste sur
l’émotion : « Beaucoup d’émotion et de magie, ce soir ! Regardez, on voit Théo, le fils de Paolo. Oh, Paolo, vous pleurez ! C’est parce que votre fils vous
manque ? » Vous pouvez aussi dire : « Oh, Paolo vous pleurez ! C’est parce que vous pensez à votre frère mort ? ». Oui parce qu’un candidat de la téléréalité a
toujours vécu un drame terrible, c’est pas drôle, sinon.
 
Un jour, mon ex meilleur ami m’a dit : « nous, on pourra jamais faire de la téléréalité, on est normaux. » Ben, je crois qu’il avait raison. En même temps, qu’est-ce
que je m’en tape !
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La semaine d’Océane

Par Océane

Le problème avec ce type de résumé, c’est que vu nos états, arriver à remettre les évènements dans l’ordre est aussi compliqué qu’un casse tête japonais et je ne vous parle même pas de la discipline qui consiste à leur donner une date précise : c’est purement et simplement une torture chinoise…

Vers la fin de la semaine dernière, enfin celle d’avant quoi, je dirais jeudi, j’appelle un pote très très gay mais très très beau et très très proche aussi pour qu’on se raconte nos pathétiques petites vies qui piétines allégrement depuis un an…On était crevés tous les deux et assez tristes aussi. Tous nos potes étaient de sortie mais nous suite des problèmes bassement techniques, nous étions chacun coincés chez soit avec pour seule compagnie un paquet de clopes quasiment vide et une bouteille d’eau de vie de prune pour lui et de mirabelle pour moi…

Je vous passe les détails mais les deux insomniaques pathologiques que nous sommes sont rapidement allés se couchés et ont passé une très bonne nuit !!!

Vers le début de la semaine, je dirais lundi, je n’avais plus de télé ce qui veut dire pas de Dolmen et quand on a décidé d’être socialement pathétique, être privé du feuilleton pourri de la 1 est synonyme d’échec cuisant… 

 suis donc partie me coucher en bougonnant que c’était trop nul na !!!

Mardi : rendez vous chez mon ami Mirabelle (cf. jeudi pour ceux qui lisent en diagonale) où il y avait tout plein de gens. Ce qui nous donne une soirée très arrosée, à jouer au trivial poursuite….

Mercredi : travail la journée avec une sensation assez épuisante d’avoir enfiler un casque trop petit et de ne plus pouvoir l’enlever.

Sortie le soir avec Gautier où ma fois on ne s’est pas ménager non plus et effectivement une nounou pour la nuit à 45 FR, ça va faire des heureux…

Jeudi : c’est le quatorze juillet ? Ha ben j’ai fait le ménage avec ma mère…

Mon père m’a installé mes 14 chaînes, je suis à nouveau une femme comblée au quotidien !!!

Du coup, j’suis partie dormir chez eux, puis après on est allé à la campagne…

 Vive les vaches quoi !!!!…

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