Est-on avec qui on couche ?

Récemment, j’ai découvert un peu accidentellement via Facebook qu’un garçon pour qui j’avais une certaine estime avait mélangé son sexe avec une fille que je qualifierais de « hystérique avec un feu perpétuel au cul ». Cliniquement, c’est ce qui doit correspondre à nymphomane mais je ne suis pas psy donc je sais pas… Quoi qu’il en soit, quand j’ai vu ça, ça m’a un peu déçue, je me dis qu’il tombait bien bas.

Puis j’ai réfléchi et me suis dit que non, on ne pouvait pas être limité à qui on couche ou plutôt, on a tous droit à nos erreurs de casting. Prenons ce cas précis dont je parle, imaginons que le garçon s’appelle Charles et la fille Succube. C’est pas très joli mais j’ai préféré éviter de choisir un vrai prénom pour ne pas froisser mes lectrices qui pourraient penser que je sous entends que toutes les filles portant leur prénom sont des nymphos. Donc pourquoi Charles s’est compromis avec Succube ? Peut-être par attrait du sexe facile, de la réputation sulfureuse de la fille car c’est bien connu, plus une fille se tape de mec, meilleure elle est au lit (ahahah !). Peut-être Charles n’avait-il pas vu de femme nue en vrai depuis longtemps et que quand on a très faim, on n’est pas très regardant sur la nourriture. Peut-être tout simplement que Charles ne connaissait pas la triste réputation de Succube et qu’elle lui a fait croire qu’elle était une fille douce, aimante et pas du tout hystérique.  Voilà : difficile donc de savoir le pourquoi du comment et à la limite, ça ne me regarde pas. Je vous parle de Charles et de Succube mais j’ai vu la même chose entre une fille que j’estime intelligente que nous appellerons Bénédicte et son amant que nous appellerons Poney, suite à la
réputation qu’il se plaît à entretenir (je vous laisse deviner laquelle, ça n’a aucun rapport avec l’haleine, bien sûr). Qu’est-ce qu’elle fout avec ce type ? Mystèèèèèèèèèère.

Mais soyons honnête jusqu’au bout. Si j’étais tous les hommes avec qui j’ai couché, je ne serais pas forcément quelqu’un de bien, ça dépend qui on regarde. Des amants bien (au niveau humain, je ne parle pas de performance), j’en ai connu quelques uns, ils gardent d’ailleurs une belle place dans mon cœur (c’était la minute neuneu, veuillez m’excuser). Mais des connards, j’en ai eu aussi une foultitude, bien trop même à y penser. Il y a eu plusieurs types de connards, je ferais deux catégories :

– les connards non identifiés, que je prenais pour des mecs bien et le lendemain, tu découvres qu’ils t’ont effacée/bloquée de MSN ou que leur ex, en fait, c’est toujours leur actuelle ou qui ne te donnent plus de nouvelle le jour où tu leur expliques que, non, tu n’as aucune envie de coucher avec une de tes copines et lui pour lui faire plaisir. D’ailleurs, suis-je vraiment anormale de ne pas avoir envie de coucher avec mes amies ? Mes copines, je les adore mais de leur caresser leurs corps nus avec mes doigts, ma langue… de les voir prendre du plaisir… Heu, ça me fait limite l’effet d’un inceste en fait.  Puis si un mec veut un plan à 3, je ne vois pas pourquoi je devrais me taper le boulot de trouver la 3e personne.

–  les connards parfaitement identifiés mais quand on a faim, on a faim. Même si après s’être tapé son connard, on se sent un peu sale et surtout totalement nulle, comme après avoir avalé un menu maxi giant au McDo alors qu’on est censée être au régime : sur le coup, c’est bon mais après, c’est un peu la honte.

Alors oui, je n’ai pas couché qu’avec des gentlemen et parfois en parfaite connaissance de cause. Est-ce que ça fait de moi une moins bonne personne ? Parfois à mes yeux le lendemain mais c’est tout. Sûr que je mérite mieux mais en attendant ce mieux, j’ai aussi le droit de m’amuser un peu. De toute façon, ça ne regarde que moi et personne n’a à être au courant. Parce que quitte à coucher avec des connards, je préfère que mes contacts Facebook ne soient pas au courant…

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Mon incroyable fiancé !

Comme je le répète souvent, la vie est pleine de surprises mais à un point parfois peu croyable. Je ne peux pas dire qu’elle me réserve de sublimes surprises en ce moment mais, pour me consoler de mon chômage, elle m’a préparé une petite farce. Hé oui, le « fiancé » que m’a dégoté mes parents a décidé de faire plus que de la figuration. Accrochez-vous à vos strings (ou boxer), voici l’histoire de Nina et de son « fiancé ».

 

Lors du dernier épisode, j’en étais restée à « mon père doit me filer son e-mail mais il ne le fera jamais… » et j’avais raison. Mais je n’avais pas compté sur la détermination du jeune homme qui a l’air très motivé pour me rencontrer, quand même. Mercredi matin…euh… midi… téléphone sonne : « Ninette, c’est maman, tu sais pas où sont tes papiers de voiture ? ». Je te rappelle, lecteur, que j’ai quitté mon sud natal il y a huit mois et que, depuis, je n’ai pas touché ma voiture adorée donc, non, je n’avais pas les papiers sur moi. Je raccroche. Quelques instants après, ça resonne. Oui, chez moi, le téléphone fixe ne marche que deux jours par mois mais quand il marche, c’est un festival : Télé2, Club Internet, ma mère… Je décroche : « Nina Bartoldi ? » Les jeux sont lancés qui m’appelle ? Wanadoo, France Telecom, les témoins de Jéhovah, Jean-Baptiste Elissalde ? Et bien non, c’est mon « fiancé » ! Très motivé, le jeune homme, Pierre-Marie, me propose d’aller avec lui à une soirée « gens du sud-ouest » vendredi soir mais, pas de chance, j’ai déjà un resto de prévu avec les gens de France Five.

« Ah, ben, c’est pas grave, on se recontacte très vite, alors. Tiens, mon numéro c’est le 06********.

Ok. Tu as mon portable ?

Heu… non, je  n’ai que ton fixe.

Ah, je te donne mon numéro de portable car mon fixe marche quasiment jamais donc tu peux m’appeler au 06 ********* ».

Cette petite conversation me permit de comprendre que le jeune homme avait attrapé mon numéro sur l’annuaire : motivé !

Le lendemain, mon fixe ne marchait plus. Par contre, mon portable n’a pas (encore ?) rendu l’âme donc vers 13h et quelques, je reçois un texto. Bip ! Bip ! Je saisis mon portable, persuadée que ce petit message venait de Guillaume ou Gauthier mais raté, c’est Pierre-Marie ! Qu’est-ce qu’il veut ? « Je suis libre samedi après-midi, ça te dit qu’on se voit ? Sinon, je suis dispo le week-end prochain. » Ah dis donc ! C’est bien la première fois qu’un mec me court après avec tant d’ardeur alors qu’il ne connaît de moi que ma voix… Ils ont raconté quoi mes parents ? Que j’avais été mannequin ? Là, je suis perplexe. Mais irrémédiablement curieuse donc j’accepte. Romantiquement, il me propose de nous rejoindre aux Tuileries à 17 h pour une promenade. Comme m’a fait remarquer plus tard un gars qui participait au repas France Five : « A 17 heures ? Mais il fait nuit, il va t’entraîner dans les buissons ! » Ah, certes, je n’y avais pas pensé…

Jour J, je pars en avance car je veux à tout prix acheter les contes de Narnia. En effet, le film me tente beaucoup mais comme ils commencent l’adaptation cinématographique dès le deuxième opus, je me dis qu’une petite lecture avant d’aller voir le film ne sera pas une mauvaise idée. Donc je prends un gros livre qui réunit les sept ouvrages ainsi que « Glamourama » d’Easton Ellis. Hop, direction les champs, je commence à lire dans le métro. Arrivée sur place, je regarde l’heure : 16h40. Bon, je vais me trouver un banc et lire mon bouquin en attendant. Sauf que le téléphone sonne aussi sec ! « Ouais, c’est Pierre-Marie, je suis en avance ! ».

Bon, mon portable n’aime pas la station Champs Elysées donc ça raccroche. Je sors, me pose au milieu du trottoir et rappelle. Je vois un mec qui répond pas loin : c’est lui, je suis trop forte. On se rejoint, on se fait la bise. Première impression : aucune. Il ne me plaît ni ne me déplaît. Je précise que je suis emmitouflée dans mon manteau, les mains gainées de gants roses et un chapeau visé sur la tête.

« Ça fait longtemps que tu es sur Paris ?

Ouais, 8 mois.

Ohlala, t’as presque plus d’accent ! »

Ah non, c’est pas vrai, ça !! Mais ça m’ennuie car trois personnes m’ont fait la réflexion ce week-end dont Christophe qui a dit que je l’avais pas mal perdu et un lecteur que j’ai rencontré samedi soir mais l’alcool aidant, mon accent revient, ouf ! Voilà comment Paris me rendra alcoolique. Mais revenons à notre balade.

« Tu connais un peu Paris?

Ben, ouais, quand même…

Ah mince, moi qui voulait te faire découvrir Paris…

Ah, ben… Raté ! »
 

Donc on marche, des Tuileries à la Bourse, de la Bourse à St Lazare. Dès le départ, je sens que le jeune homme est assez intéressé par ma personne. A peine 15 minutes plus tard, j’ai droit à un compliment hallucinant :

« Tes cheveux sont de quelle couleur ?

Châtain clair, normalement, mais là j’ai fait une couleur cuivrée mais le cuivré est parti, je me retrouve châtain tout court.

D’accord. En tout cas, tes cheveux ont l’air très beaux, même si j’en vois que trois centimètres ».

Bon, alors, faut avouer qu’un mec qui me complimente sur mes cheveux, il gagne des points car ça n’arrive JA-MAIS. Sauf le collègue de ma coiffeuse mais c’est son métier alors bon… Et puis c’est même pas pour me draguer : il ne resterait que Gauthier et moi sur Terre, ben j’aurais qu’à aller jouer toute seule. A un moment, aussi, il s’écrit « Ohlala, j’avais pas vu mais tu as des yeux magnifiques ! ». Ouah, il est à fond les ballons ! Il me propose aussi de porter ma poche mais ça va : elle n’est pas lourde. Bon, on finit par se poser au café du côté de St Lazare, je bois un lait chaud en fumant quelques cigarettes et les compliments pleuvent : « tu as vraiment de trop beaux cheveux… Tu es quelqu’un de bavard, c’est super agréable… ». Ce qui est amusant, c’est qu’en venant de la même ville et ayant fréquenté le même collège, ça nous fait pas mal de souvenirs en commun. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que nos destinées se croisent, on partait au même camp de ski, étant jeune… Et malgré ma bonne mémoire, je ne me souviens absolument pas de lui. On discute aussi de meetic où il est inscrit, aussi. Comme je sens qu’il est un peu beaucoup intéressé, je préfère freiner un peu ses ardeurs et je lui parle de Guillaume qui « n’est pas mon petit copain mais un peu, ça dépend si on se voit ou pas. » Il a eu l’air étonné mais ça ne l’a pas refroidi. Ainsi, quand j’ai expliqué que j’avais des problèmes de chaudière, il m’a proposé de venir me doucher chez lui. En sachant qu’entre nos deux demeures, il doit y avoir facilement ¾ d’heures de transport en commun. Une heure et demie de vadrouille pour une douche, c’est un peu trop pour moi, quand même.

Bon, on repart de là car on a froid (on s’était posé en terrasse, soit-disant chauffée… Ils doivent avoir le même modèle de chaudière que moi, le modèle kapput) donc on chemine un peu, je lui dis que je suis frigorifiée et il me propose gentiment de me frictionner pour me réchauffer. « Non, non, ça va ! » Finalement, on traverse le printemps pour gagner quelques minutes de chaleur, il me propose plusieurs fois d’essayer les parfums mais non, ça ira, le mien m’ira très bien. On ressort, on tourne un peu et je lui propose de dîner rapidement ensemble (oui après, j’ai rendez-vous…). Donc on se pose à un Flams. « Dommage que t’aies rendez-vous, on aurait pu aller manger chez moi ! ». Non mais il lit mon blog ou quoi ? Il sait que je brouette le premier soir ? Bon, bref. On continue à discuter, il me regarde un peu comme la 8ème merveille du monde, ce qui gêne un peu par moment. En tout cas, il faut à tout prix qu’on se voit pendant nos vacances dans le sud. 

A un moment, on parle métier et il m’explique où il bosse : « à l’usine Vroum Vroum à Santigny » et là, je me décompose : il travaille dans la même usine qu’Arnaud ! C’est pas possible, il n’y a je ne sais combien d’hommes sur la région parisienne et me voilà à dîner avec un collègue de mon ex. Et en plus, il fait de la plongée sous-marine ! Bon, apparemment, ils ne se connaissent pas mais je le sens mal, cette histoire.

On se quitte au métro après s’être fait la bise, chacun retourne chez soi. Aujourd’hui, alors que je ne faisais rien qu’à végéter dans mon lit, il m’a envoyé un texto pour me demander le titre d’un bouquin (alors qu’il déteste la lecture) et termine son texto par : « J’ai passé un excellent moment avec toi hier soir ». Et, ce matin, alors que je dormais, j’ai reçu le texto suivant : « Bonjour, Nina ! Le temps passé ensemble samedi soir me semble déjà bien loin… Est-ce qu’on pourrait se voir un soir de cette semaine ? Bisous !!! ». Et bien j’ai décidé de refuser l’invitation : il ne faudrait pas qu’il s’emballe trop, il oublie mon Breton !

Bon, en conclusion, je ne sais pas trop qu’en penser… Il est très sympa et je ne sais pas si son empressement est dû à de la pure gentillesse ou à une envie de m’épouser. Car apparemment, ce n’est pas le genre à courir l’aventure, il semble plus attiré par la vie de couple et compagnie. Sauf que ce n’est pas mon cas… Enfin, on verra bien. En attendant, c’est agréable de voir que je peux aussi intéresser un homme sans la réputation (un petit peu) sulfureuse que m’a conféré ce blog.


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Les femmes préfèrent les connards

Qu’est-ce que c’est que cette  affirmation, encore ? Décidément, lecteur, je ne t’épargne aucun cliché. Et pourtant, c’est un fait : les femmes préfèrent les bad boys.

 

Trop bon, trop con ?
Lors de mon ancien stage, j’ai côtoyé un garçon charmant, Ludovic, qui figurait dans mes « targets ». Brun, mignon, un sourire à tomber, des fesses à croquer… A la fin de mon stage, il y a eu la finale de rugby et nous avons tous fait la fête jusqu’au bout de la nuit. Nuit blanche avec Ludovic, le lendemain, nous avons dormi ensemble durant un quart d’heure dans un bureau, c’est hautement romantique. Et alors que j’étais à côté de lui, que nous discutions, je me suis dit : il lui manque un truc. Je le trouve super mignon mais, au fond, je  ne suis pas attirée par lui.

Un mois plus tard, je déjeune avec une ancienne collègue de mon âge et nous voilà en train de discuter de Ludovic : il est mignon, attirant, sexy, mais… En fait, ce « mais », c’est qu’il est trop gentil, un comble ! Ma collègue sort d’une histoire compliquée avec un homme marié qui l’a quittée pour fréquenter une autre jeune femme. Mais elle ne vit et ne respire que pour lui, elle attend (à raison, apparemment) son retour. Ludovic est sur le carreau, il ne la fait pas vibrer. D’après ce que nous savons de la vie amoureuse du jeune homme, elle n’est pas brillante : il ne sortait qu’avec des filles qui ne lui plaisent pas plus que ça car celles qu’il convoite n’ont pas envie de lui. Il est trop gentil, trop lisse. Fin de la démonstration.

Si tu ne m’aimes pas, je t’aime
Les femmes préfèrent les connards, c’est un fait. Le font-elles exprès ? J’en doute. Si je regarde dans la liste de mes vingtenaires et que je vois les relations de Anne et son Tobias ou Victoire et son Fulbert, Linga et son ex, je me dis que nous avons un gène masochiste très prononcé. Je suis désolée, les filles, mais quand je vois comment ces hommes vous ont traitées, ça me gonfle. D’une part, nous sommes des princesses donc nous devons être considérées comme telles. D’autre part, pour ces sales types, votre ego est passé à la trappe et à l’arrivée, vous avez souffert plus qu’autre chose. Bien évidemment, je n’échappe pas à la règle. Jeune, je suis sortie avec un sale type trentenaire alors que je n’étais pas vingtenaire, une relation dominant/dominée très forte. Plus il me foutait plus bas que terre, plus je rampais à ses pieds. Gauthier m’a avoué récemment qu’il m’aurait volontiers giflée, à l’époque, pour que je me sorte de cette relation. Six ans plus tard, je me rends compte qu’il avait raison, je ne comprends pas comment j’ai pu me faire marcher sur les pieds comme ça.

Mais pourquoi préférer les bad boys aux gentils garçons ? Dans la série Lost, je bave devant le vilain Sawyer qui est terriblement sexy, Jack est trop lisse, toujours pareil…Et
apparemment, je ne suis pas la seule. Pendant son séjour, Clara et moi discutions sur un banc de ma ville à 22 heures en attendant que nos pizzas soient prêtes (elles m’ont rendue malade, d’ailleurs). Et voilà qu’elle considère sa propre vie amoureuse et soupire : pourquoi a-t-elle couru longtemps après son ex qui ne l’a jamais considérée avec les égards qu’elle mérite. Je me souviens en décembre, juste avant les vacances, nous avions passé un après-midi avec une camarade de promo et elle nous avait exposé ses problèmes de couple. Pour moi, il était clair qu’ils ne passeraient pas les vacances et j’ai eu raison. Je ne parlerai pas de leur couple en détail mais le coup de grâce fut un voyage professionnel de monsieur au Sénégal (je crois, je ne suis pas sûre du pays). Il part avec une collègue plutôt charmante et des amis et n’appelle quasiment pas Clara. Et, à son retour, il lui sort : « Je veux retourner au Sénégal avec X et Y pour les vacances ! » Et elle, elle pue le pâté ? Et pourtant, elle a cherché à le récupérer en avril et a lâché l’affaire il y a peu, définitivement dégoûtée de son attitude. Pareillement, nous avons discuté d’une de ses amies dont le cœur balance : d’un côté, son nouveau petit ami officiel qui la bombarde de textos d’amour, de coups de fil, qui veut la voir tout le temps. De l’autre un playboy dédaigneux qui aime s’entourer de jolies filles mais qu’elle avait repéré avant. Normalement, la raison devrait la conduire à choisir le premier…mais non !

Un de mes charmants lecteurs (il se reconnaîtra) m’a raconté par mail quelques anecdotes amoureuses dont une qui illustre ce que je raconte : il sort en boîte avec, entre autres, un de ses amis et une nana. A l’entrée de la boîte, la joyeuse troupe croise deux demoiselles qui s’apprêtent à partir car il n’y a personne mais nos gentils garçons les convainquent de rester : pourquoi partir puisqu’ils sont là ? Bref, durant la soirée, un des garçons mélange copieusement sa langue avec la fille avec qui il est arrivé (mais qui n’était pas sa copine), celle-ci étant morte saoule puis il est allé rejoindre les deux filles croisées à l’entrée et il a soutiré le numéro de la plus jolie avec qui il est sorti deux jours plus tard.

Le connard a tout compris
Mais pourquoi on préfère les connards ? J’ai une théorie à ce sujet. C’est parce que sortir avec un connard, c’est un sacré défi. Partons du constat, indéniable, qu’on veut toujours ce qu’on ne
peut avoir. Sortir avec un garçon sympa, c’est être sûre d’avoir de suite un prince charmant serviable et dévoué à notre personne. C’est bien mais pas drôle, il est où, le défi ? Je pense qu’inconsciemment, on recherche le bad boy qu’on va tenter de transformer en parfait lover. Comme ça, on pourra se vanter : « tu vois, lui, avant de sortir avec moi, c’était un parfait connard. Maintenant, il file droit ». Quelque part, il y a la satisfaction du travail bien fait, le plaisir d’avoir fait du lion sauvage un chaton câlin…  Déjà, le connard ne se traîne pas à nos pieds, à nous de le conquérir. Voici un premier défi de taille. Le connard aime les femmes et laisse son regard glisser sur les fessiers et seins à portée de vue. Ça nous exaspère mais, en même temps, si on parvient à devenir l’unique objet de son attention, quelle gloire ! Le connard n’a pas besoin de nous susurrer de beaux mots d’amour, il a d’autres moyens pour nous rendre folle de lui. Le connard a compris quelque chose, le fameux adage : « je te fuis, tu me suis ». Le connard a compris qu’une femme est jalouse et les mettre en concurrence.

Une fois à la colle avec le connard, on fait tout pour rester avec lui et, s’il file, pour le récupérer. Pourquoi ? Je me base sur ma propre expérience avec mon connard cité
précédemment. Je me considère comme quelqu’un ayant un sacré caractère et une assez haute opinion d’elle-même et, pourtant, je me suis laissée rabaisser sans rien dire et j’ai tout fait pour le garder. Mais là, je sais pourquoi. Une nuit, après de multiples brouettes, nous discutions tranquillement et il m’expliquait qu’il ne se souvenait pas de toutes ses partenaires sexuelles, il en avait trop eu… Et là, je me suis dit que je ne voulais pas être oubliée par lui, d’autant qu’il était le premier à visiter mon intimité. Donc pendant deux mois, malgré la distance, je me suis escrimée pour pas le perdre. Tout ça pour rien, à l’arrivée.

Ça ne m’a pas trop servi de leçon, finalement. Sans aller jusqu’à dire que je ne sors qu’avec des connards (ce qui serait logique, vu qu’ils m’attirent), j’ai besoin d’un mec qui a
du caractère pour m’attirer, quelqu’un capable de dire merde… Mais pas à tort et à travers non plus. Quelqu’un capable de parler sexe crûment et de jouer les misogynes gentiment, tant qu’il ne
l’est pas vraiment (à choisir, je préfère un gars qui fait des blagues machos qu’un gars qui regarde le foot avec sa bière pendant que je me tape la vaisselle parce que ma place est à la
cuisine…).

Les garces ont tout compris aussi ?
A l’inverse, les hommes préfèrent-ils les garces ? Au vu de mon expérience, malgré mon jeune âge, j’ai tendance à penser que oui. En effet, quand j’étais une gentille jeune fille, peu de garçons s’intéressaient à moi (enfin, si, les gentils). Depuis que j’ai une réputation plus sulfureuse, le nombre de mes prétendants s’est multiplié de façon exponentielle. Après, je reste une gentille fille, je ne suis pas désagréable gratuitement ni dédaigneuse mais mon côté brouette girl les attire… Sans doute plus grâce à la perspective d’une folle nuit en ma compagnie que grâce à ma merveilleuse conversation… Ceci étant, je sais que mon côté peste plaît beaucoup, plus que mon romantisme (s’il m’en reste encore). Après, je me demande si un homme épousera plus facilement la parfaite ménagère ou une maîtresse limite SM…

Alors, les gentils garçons n’ont donc aucune chance ? N’exagérons rien ! Les gentils garçons ont tous une mauvaise conscience, un côté un peu insupportable ! Et parfois, ils font
les connards sans le faire exprès, comme quand ils ne se rendent pas compte que nous sommes folles d’eux et qu’il ne nous rendent pas les regards langoureux que nous leur lançons. Messieurs, montrez-vous un peu peste (sans abuser, nous ne sommes pas de vulgaires paillassons) : on a beau dire, on adore ça.

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