Cienfuegos, la seule ville coloniale française de Cuba

Le 13 mars – Dernière plongée du séjour, encore un joli moment avec des poissons perroquets et un banc de chirurgiens, encore une langouste… A la fin, je reste un peu à barboter dans l’eau, comme à mon habitude… 26°, un bonheur.

Guajimico - Cuba - Centre UCPA Pelican

Enfin un peu de temps de repos ! Après la douche, on file lézarder en bord de piscine avec ma coloc, je peux rattraper un peu mon retard sur ce journal tout en sirotant une piña colada. On file au restaurant, la majorité des grumeaux s’étant mis à part mais on ramasse la pire qu’on taquine un peu sur ce qu’elle raconte sur son baptême de plongée (“non mais c’est sympa mais je comprends pas trop l’intérêt, j’aime pas les poissons”).

Ecrire au soleil

14h30, on décolle pour Cienfuegos, très très jolie ville, la seule fondée par les Français sur l’île. On commence par le joli théâtre, un peu abîmé mais franchement adorable. Mon regard a du mal à se détacher de la scène où un groupe de danse répète son show. La porte ouverte sur l’arrière de la scène transforme chaque danseur en ombre chinoise, notamment cette femme aux formes affolantes et au profil sublime qui m’offre quelques pauses parfaites pour mes photos.

Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba

A la sortie, notre guide nous fait faire rapidement le tour de la place centrale avec de magnifiques bâtiments et un parc central garni de très nombreux sièges. Une architecture néoclassique qui me rappelle un peu certaines maisons à Rhodes mais en beaucoup plus coloré. Je commence à sillonner avec ma coloc, on cherche du café qu’on ne trouvera jamais. On retrouve une fille sympa du groupe un peu plus loin, on fait le marché, je m’achète un petit carnet cubain auquel je n’ai pas encore trouvé d’utilité (six mois plus tard, toujours pas), des maracas pour Saturnin et Pivoine… et moi, histoire de rajouter du bordel sur mon bureau. on arrive sur le front de mer et je suis légèrement déçue car dans ma tête, j’imaginais une petite plage… Pas du tout. Mais le reste de la ville me plaît, les couleurs, les cabines téléphoniques qui nous paraissent si anachroniques… La petite brise qui souffle rend la balade particulièrement agréable.

El che au dessus d'une laverie à Cienfuegos, Cuba Vieille voiture dans les rues de Cienfuegos Architecture remarquable à Cienfuegos, Cuba Une rue de Cienfuegos Une boîte postale à Cienfuegos Cabines téléphoniques à Cienfuegos Front de mer à Cienfuegos à Cuba Front de mer à Cienfuegos à Cuba Une belle façade à Cienfuegos Kiosque de la place centrale à Cienfuegos

On repart en bus et en longeant le front de mer, nous avons droit à un superbe spectacle à base de rayons de soleil filtrés par l es nuages frappant la surface de l’eau… On arrive dans un quartier assez chic avec villas privées dont pas mal proposant des chambres. On va prendre un verre dans un restaurant de style mauresque qui m’évoque beaucoup Séville… donc complètement décalé. On déguste des daïquiris sur la terrasse avec vue sur la baie. Magnifique.

Cienfuegos, vue au couchant, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Orchestre Cubain Le quartier des villas privées à Cienfuegos Couchant sur le bord de mer à Cienfuegos

On repart pour le club français pour dîner, je m’offre un petit verre de rosé pour couper un peu du rhum, très liquoreux. En sortant, je discute avec une des compagnes de voyage qui m’avoue être assez lassée du comportement de divas de certain.e.s. Ah bah je suis pas la seule alors ! Rassurée par cet état de fait, je m’endors de bonne humeur.

Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos

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Vite, une pause soleil : Cuba

Parfois, on est à bout. La routine métro-boulot-dodo vous ruine, vous épuise, vous n’avez plus d’énergie, plus d’envies. Je vous cache pas que depuis mon retour du Japon, c’était l’enfer au boulot. J’ai d’ailleurs commencé à écrire tout ça, ça va finir en journal d’une démissionnaire, ça. Bref, je n’en pouvais plus et avec Anaïs, on se parlait du Mexique depuis des années. Mais après moults rebondissements, c’est officiel : je pars seule à Cuba avec l’UCPA.

Centre UCPA à Guajamico, Cuba

Oui, c’est une partie du centre UCPA. Sympa, non ?

En vérité, le côté “seule” a été un manque de réflexion de notre part, à Victor et moi. Je voulais partir plonger, j’ai orienté mes recherches en ce sens. Sauf qu’une fois réservé, j’ai réalisé que ce voyage pouvait également être décliné en “découverte” (sans plongée, donc) et que Victor aurait pu venir avec moi en prenant quelques jours en anticipé. Surtout que je savais que, pour ma part, si tout se passait bien, j’allais changer de travail incessamment sous peu donc inutile de garder des vacances pour l’été, je n’en aurai sans doute pas. J’avais raison, pour la petite histoire, j’ai passé mon premier entretien pour le taf que j’ai trouvé juste avant Cuba, le deuxième peu de temps après. Ce que je n’avais pas anticipé, c’est que Victor allait, lui aussi, changer de travail. Mais c’est pas le sujet.

Un paysage à Cuba

Bien donc situation : Anaïs ne peut pas venir avec moi pour une histoire de ravalement de façade (ce n’est pas une métaphore), je dois trouver une destination avec du soleil, du repos un peu, pas trop trop cher et que je n’ai pas envie de faire avec Victor. Alors rien que ce dernier point, c’est compliqué. Il ne me reste guère que les Antilles… et Cuba. Pour ceux qui furètent un peu par ici, vous aurez noté que Victor et moi avons le coeur à gauche, comme on dit. Du coup, aller à Cuba sans lui était un non-sens… Et en même temps, j’en avais envie. J’ai déjà fait la Martinique et la Guadeloupe (pas très bien, certes), Cuba, ça me titillait l’imagination de ouf.

Vieille chevrolet à Cuba

Alors en trois clics, après avoir discuté avec Victor pour être sûre que ça ne le dérangerait pas (point : Victor ne m’ennuie jamais quand il s’agit de vacances sans lui, c’est juste moi…), c’est décidé. Pendant une semaine, je vais vivre au rythme du rhum et de la salsa, tout oublier parce que je suis partie si épuisée que je n’aurais pas eu ces vacances, je n’aurais pas tenu le coup. L’histoire ne dira pas si ça n’aurait pas été mieux mais bon…

Daiquiri

Je suis partie avec mon joli stylo gel et quelques feuilles de papier pour vous gratifier d’un nouveau carnet de voyage. Hola chicos y chicas, vamos a Cuba ! (je parle pas espagnol)

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Périple au Japon : ce que j’aurais changé

Quand nous sommes allés au Japon, nous étions, Victor et moi, totalement en terre inconnue. Du coup, nous n’avons guère été audacieux quant à notre petit voyage et fait le grand classique : TokyoOsakaHiroshimaKyotoles alpes japonaises. Mais du coup, si je devais refaire le match, je changerais deux ou trois petites choses.

Le château d'Osaka au Japon

Premier point : j’éviterais peut-être les AirBnb. Apparemment, c’est devenu bien plus compliqué en un an. Et il semble plus intéressant de changer de l’argent en France qu’au Japon. Voilà, j’avais eu ce retour sur mon précédent article et je pensais important de le partager.

Chambre traditionnelle japonaise

Bref, reprenons notre sujet, qu’est-ce que je modifierais pour un voyage parfait ? Voici notre trajet :

Périple au Japon : trajet type

Alors faire Tokyo en deux fois n’était pas trop mal mais c’est vrai que commencer par là est assez ambitieux pour cause de décalage horaire et ville réellement épuisante. D’ailleurs, conseil pour Tokyo qui a relativement marché pour nous : visites urbaines le matin, parcs les après-midi, ça permet de couper avant la furie du soir. Du coup, je crois qu’à refaire, je ferais idéalement Hiroshima -> Kyoto -> les montagnes -> Tokyo (avec une première nuit à Tokyo parce que c’est toujours plus intéressant un aller-retour vers le même aéroport). Alors vous allez me dire “mais et Osaka ? Et le Mont Fuji ?

Plaque d'égoût au lac Kawaguchi

Et bien, je ferais de Kyoto et Tokyo nos bases pour plus de souplesse. Concrètement, Kyoto et Osaka sont proches et je ne trouve pas qu’Osaka mérite les trois jours qu’on y a passés. Ca dépend de ce que l’on veut faire, certes. Je ne referais pas forcément l’aquarium même si je lui reconnais un côté très apaisant et les méduses sont impressionnantes… et y avait des loutres, même si elles dormaient. Par contre, le château mérite le détour. Reste la question de Dotonbori… Je le conseillerais quand même mais c’est de nuit donc ça fait rentrer tard mais après tout… Et évidemment, si y a moyen de se faire Universal Studio Japan, je conseille. Même si j’ai assez conscience que, sur le sujet, on a eu un bol monstre.

Universal studio Japan : sesame street

Ensuite, le cas Kyoto. On est complètement passés à côté : on n’y est resté finalement que trois jours pleins sur l’une des journées, nous sommes allés à Nara. On a vu juste un temple (le meilleur, Fushimi Inari, immanquable) et on a lâché, un peu lassés par la météo. On a cependant fait la forêt de bambou, grosse déception (et je suis pas la seule, il semble désormais que le passage des voitures soit courant) mais je pense qu’Arashiyama sans la pluie peut être cool. Oui du coup, de Kyoto, vous pouvez aller à Osaka et Nara. Et du coup, en ayant une base sur plusieurs jours, il est possible de faire preuve de souplesse et caler son planning en fonction de la météo.

Le Mont Fuji dans les nuages

Et donc j’en viens naturellement au Mont Fuji, notre grand rendez-vous manqué. Alors qu’on faisait le tour du lac sans voir ce foutu Mont, on s’est dit qu’on a eu tort d’avoir prévu des mois à l’avance un périple sans possible changement car… la météo est vraiment notre pire ennemie. Du coup, vu qu’il y a des sites accessibles entre une et trois heures de Tokyo pour voir le Mont, bah finalement…Après, il n’est pas pratique de rejoindre Kawaguchiko de Tokyo, c’est quasi trois heures de train et c’est pourtant un lieu que je recommanderais, notamment pour le Music forest museum qui est adorable. Et c’est là que j’ai envie de poser autre chose. Ce voyage, on l’a adoré mais il nous a épuisés. Et plutôt que de foncer sur Osaka, on aurait dû s’accorder deux nuits à Kawaguchi… ou Hakone, peu importe, en se trouvant un petit ryokan. On a peu dépensé finalement et ce petit trip serait parfaitement entré dans notre budget… D’ailleurs, pour notre prochain périple japonais (qui fera à peu près Kyoto – Okinawa – Fuji), on va se ménager du repos, aussi. Parce que courir partout, c’est bien mais à la fin, tu ne profites même pas de tout. Ah oui parce qu’il semble qu’en avançant dans la vie, je suis de plus en plus favorable aux petites pauses… Mmm…

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Quand tu as un plan de vie mais que la vie s’en fout

Vendredi soir, 21h, je jette mon sac dans l’entrée et m’effondre sur le canapé, un peu heureuse d’en avoir fini avec cette semaine de merde, un peu inquiète de celle qui suit. Fin mars, je faisais un peu ma maline en mode “héhé, en avril et mai, je fais pas une semaine complète, ahahah!”. Et effectivement, j’ai inauguré la semaine dernière ma première semaine de 5 jours depuis début avril et autant vous dire que j’ai salement payé l’addition… Ruinant au passage mon joli plan de vie. C’est quoi l’issue, en fait ?

Quand t'es sous l'eau

Alors j’ai absolument conscience que ma chouinerie du jour transpire le problème de riche mais voilà, ça m’agace. Pardon ça m’agaaaaaaaace. Voyez, depuis ma sublime épiphanie, j’avance dans mes projets de vie parfaite. Ca se résumerait en : écrire mon roman (le roman de Maja est le seul projet que je tiens bien, 186 pages recopiées actuellement et partie 4 (sur les 4) entamées), écrire des articles et réaliser des vidéos de “résistance” (on en est même pas à un mois de Macronisme que je suis déjà en souffrance), monter mes vidéos de vacances (faut que je vous parle de tout ça, d’ailleurs), lancer mon blog bien-être, faire du sport tous les jours, reprendre mon Morning miracle, finir ma robe qui attend depuis décembre sa parmenture, coudre en général… Ah et oui, consacrer 8h par jour au travail.

plan de vie sous forme de bullet journal

Je voulais me faire un bullet journal aussi mais j’ai un souci avec le fait que j’ai une écriture dégueulasse

Sauf qu’entre la vision que j’ai de mon boulot désormais (job alimentaire) et la réalité, il y a une certaine marge. C’est à dire que je sais bien à quelle heure j’arrive le matin mais jamais à quelle heure je partirai le soir et autant vous dire qu’à part lundi, je n’ai pas réussi à filer à une heure qui commence par 1… Et comme en plus, le retour de la clim me nique les yeux (je pense à cause de la poussière accumulée en hiver qu’on me souffle gentiment à la figure maintenant), je rentrais chez moi avec la nuit, épuisée, cramée, finie. Oh, j’ai ma part de responsabilité, certainement : appelez ça la conscience… ou plutôt la bonne poire, je crois. Bref, je m’en sors toujours mais comme je disais à notre petit junior (qui fait deux têtes de plus que moi) “je sais que je vais y arriver, je m’en sors toujours… et je crois que c’est justement là, le problème”.

Xena la guerrière

Parce que j’ai beau n’en avoir rien à faire de mon travail, j’arrive pas à bâcler vraiment. Un vieux relent du syndrome de la bonne élève qui ne me lâche pas, sans doute. Connerie. Non parce que dans le monde du travail, tout ne va que dans un sens : je me crève le cul pour des queues de cerises (2% d’augmentation en 2 ans et cette année, je vais m’asseoir dessus. C’est pas comme si j’avais appris un nouveau boulot toute seule comme une grande) mais je n’arrive pas à lâcher prise, m’en foutre que ça le fasse plus. En fait, ce qui m’agace le plus dans l’histoire, c’est clairement moi, sachez-le. Mais du coup, en cas de grosse semaine comme ça (et celle qui débute au moment où vous lisez cet article ne s’annonce guère mieux), ma vie rêvée est reportée. Encore et encore. Jusqu’à quand ?

Une femme essaie de s'envoler avec un parapluie

J’essaie de m’organiser, caler le max de trucs dans mes journées. Même ma présence au boulot est hyper minutée. Mais ça ne rentre pas. J’aimerais que ce soit quelque chose comme :

– 6h15-6h45 : sport

– 6h45-7h15 : écriture

– 7h15-8h30 : aller réveiller mon adoré, câlin, douche, habillage, maquillage, petit déj.

– 9h30-10h : un peu de veille au bureau pour me cultiver un peu

10h-12h : travail

12-13h : pause dej

13-14h : écriture

14h-17h : travail

17h-17h30 : repos

17h30-18h : veille boulot

18h-18h30 : travail (administratif)

19h30 : maison

Et no pression pour la soirée, je profite avec mon adoré. Et pour le week-end, je me rêvais un truc genre : samedi écriture et cuisine et le dimanche travaux manuels mais ça, j’ai déjà abandonné. Alors vous allez me dire que je ne consacre “que” 5h30 au travail mais dans les faits, less is more, comme on dit et puis personne ne peut bosser 8h d’affilée sans glander à un moment ou à un autre.

difficultés de concentration, rêvasserie

Moi en réunion quand je préfère imaginer la suite de mon roman que d’écouter les gens qui parlent de trucs ne me concernant pas

Alors comment on fait en fait ? Comment on arrive à équilibrer sa vie quand on bosse dans un milieu où le premier qui part a perdu, qu’on ne tolérera pas que tu n’aies pas fini ton boulot à temps, peu importe l’heure à laquelle tu finis (parce que le problème, c’est forcément toi, pas le sous-= staffing)(et j’ai malheureusement très bien intégré cette vision, j’arrive pas à la déconstruire). Et encore, moi, j’ai pas d’enfants, ce sont juste mes projets de ma vie rêvée qui sont en péril, hein. Certains me diront que je cherche à faire d’autres choses mais : y en a qui y arrivent et surtout, c’est ça qui me rend heureuse, au fond. Faire pleiiiiin de trucs, faire comme si je vivais plusieurs vies.

Atelier créatif, machine à coudre, matériel

Bon, je vais chercher des stages en affirmation de soi et dire non sans avoir peur de se faire virer. Si j’arrive à le caser dans mon emploi du temps.

 

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Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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Comment vivais-je sans lui ?

Parce qu’en ce moment, l’actualité m’énerve prodigieusement et que j’ai beaucoup à en dire, parce que j’ai encore plein de trucs à raconter sur le Canada et parce que j’arrive pas trop à écrire sur ma série sur les plans culs, je vous propose aujourd’hui un article niais sur l’Amour à base de “mais comment vivais-je sans lui, avant ?”. Apologie du couple heureux

Couple heureux

Oueeeeee !

Intérieur nuit, quelque part entre 23h et minuit, deux corps lovés l’un contre l’autre, peau contre peau, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Mon esprit flotte et quitte peu à peu sa pleine conscience pour glisser doucement dans le sommeil. Les nuits où je m’endors avec lui, j’ai rarement de pensées parasites de type “je suis en retard sur mon dossier, comment faire ?” “Ca va être serré niveau tunes ce mois-ci”, “comment il/elle m’a énervée aujourd’hui, j’aurais dû lui dire ça pour lui clouer le bec”. Rien de tout ça. Je cède doucement au sommeil, certaine d’avoir mon content de repos, sans cauchemars.

conseils-pour-dormir-en-couple

Mais comment vivais-je sans lui, avant ? Je sais pas vous mais c’est souvent une question qui vient gentiment me titiller quand je suis heureuse en couple avec quelqu’un… Il y avait un avant, il y a un pendant. Et autant vous dire qu’avec Victor, ces derniers temps, le pendant se démarque remarquablement de l’avant, notamment sur cette histoire de sommeil : célibataire (ou quand je dormais sans lui), je me couchais rarement (jamais) avant 2h du matin et autant vous dire que je ne connaissais pas de réveil riant. Ces derniers temps, on fait un 23h/0h – 7h du mat sans ciller. Même le week-end, on commence peu à peu à émerger avant une heure à deux chiffres. Mais ne remplace-t-on pas finalement des habitudes par d’autres qui nous rend l’autre indispensable ? Si je prends mes dernières grosses ruptures, il y a toujours une peur primale dans la séparation : comment vais-je vivre sans l’autre ? Même si on ne s’aime plus, même s’il faut parfois arrêter les frais, on renonce aussi à son petit confort de vie, ces petites habitudes rassurantes. Quand je romps avec quelqu’un avec qui je suis restée quelques temps, il me vient toujours cette même exigence : “on reste amis, hein ?”. Parce que la vie sans lui me paraît inconcevable.

Bon, c'est sûr que quand ton ex, c'est le frère de ta meilleure amie, t'as pas trop le choix de rester en contact

Bon, c’est sûr que quand ton ex, c’est le frère de ta meilleure amie, t’as pas trop le choix de rester en contact

Et pourtant… Si je compte mes ex dans mon entourage immédiat, on arrive à peu près à… zéro. Quelques textos de bonne année/ joyeux anniversaire échangés avec Guillaume 1er et c’est tout. Et je le vis très bien. Parce que oui, dans une relation amoureuse, l’autre devient à un moment un rouage important, essentiel, de notre vie. Comme notre meilleurs amis, notre famille. On s’ébahit d’avoir pu vivre sans lui ou elle avant mais finalement, ce qu’on n’a pas ne peut pas nous manquer. Et puis n’oublions pas : en amour, l’ocytocine nous saupoudre tout d’une jolie couche de paillettes.

pluie-paillettes

Mais en attendant, en m’endormant hier soir, j’étais juste bien. Alors j’ai envie de dire : merci ocytocine et merci ma vie avec lui. Des fois, le bonheur, ça fait du bien.

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Noël, ce truc que tu vois jamais venir

Chaque année, la même histoire. D’abord novembre, les anniversaire de ma soeur, mon père et Anne qui sonnent comme un léger avertissement à mon oreille : Noël approche, gère les cadeaux au plus vite. Puis nous voilà déjà au Black Friday vers la fin novembre et soudain, sans que je comprenne pourquoi, me voici dans le train direction le sud avec un ou deux cadeaux manquants, des paquets à faire et surtout, surtout, l’angoisse qu’un des cadeaux commandés ne soit pas arrivé parce que le centre de tri de mon bled aime faire grève peu de jours avant Noël.

Le bocal de Noël

Enfant, Noël me rendait extatique. Le sapin et ses guirlandes lumineuses, la crèche, les vacances, les cadeaux, le quatuor gagnant. Faire le sapin et la crèche était une de mes occupations préférées. Je m’arrête un peu sur la crèche car c’est une vraie institution chez nous. En fait, l’histoire commence lors mon premier Noël, ma marraine avait offert à mes parents quelques santons “Carbonel”. Petit à petit, la crèche s’est étoffée : mon papa avait construit une maison-étable puis on a acheté quelques éléments dans un village près de Perpignan : une nouvelle étable en “pierre”, un pont, un puit, une autre maison… Puis une année, ma mère a acheté deux petites dalles de béton aggloméré que l’on a taillées avec ma soeur pour créer des espèces de falaises à plateau. On a buriné tout un dimanche après-midi et résultat, j’ai eu mal au poignet pendant 2 jours. Bref, la crèche, chez nous, c’est bien plus une institution qu’un symbole religieux, un terrain de jeu fantastique pour ma soeur et moi quand nous étions plus jeunes.

La crèche de Noël avec les santons Carbonel

C’est pas la nôtre mais y a de l’idée

Mais le temps est assassin et mon esprit de Noël en prend chaque année un coup. Peut-être parce qu’il fait 15° en décembre et que j’apprécie même pas mon traditionnel vin chaud censé me réchauffer vu que j’ai pas froid ! Peut-être parce que la semaine avant Noël est la pire quand tu bosses : trois milles réunions, des bouclages de dossiers aux petites heures de la nuit, de la fatigue et des crises de nerfs à tous les étages. Autant vous dire que quand vous dormez moins de 10h en trois jours, l’esprit de Noël devient vite un concept fumeux et lointain.

Fatigue de fin d'année

Et que dire des vacances de Noël ? Je les attends avec impatience avec la douce promesse de siestes et grasses mat’. Sauf qu’en vrai, non, pas tant que ça. D’abord, tu as la course aux derniers cadeaux et leur emballage, une activité dans laquelle je n’ai jamais réussi à briller, essayant de déployer quelques astuces pour cacher la misère du paquet. Puis tu entres dans le marathon bouffe et familles : tu manges, tu manges, tu bois, tu bois, tu vas de maison en maison faire des bisous à tes proches, apporter quelques cadeaux, manger, manger, boire, boire. Si on rajoute à ça ma bonne habitude de choper un rhume ou une crise de foie, c’est un peu râpé pour le repos. Sans parler que depuis, j’ai gagné un neveu (et une nièce mais elle est encore dans sa période “je dors, je mange, je végète”) qui aime très fort sa tatie. En somme : quand Saturnin est debout, tout repos devient impossible vu que je suis son jouet préféré.

Saturnin joue dans la forêt, une photo sans retouches dont je suis très fière

Je suis super fière de cette photo (sans retouches)

Mais pourtant, j’aime Noël quand même. je m’en fous que ce soit une fête commerciale, je m’en fous des histoires de crèche ou pas, je m’en fous de la fatigue et de prendre 3 kg en 5 jours. Noël reste une jolie parenthèse dans ma vie où je me fais cajoler chez mes parents, où je vois ma famille, où on rigole, où on se ravit de faire plaisir à ses proches. Et où on boit du champagne devant la cheminée (enfin, la cheminée, ça devient salement optionnel). Mais cette année, quand même, gros bémol : quasi une semaine sans Victor, ça me chagrine un peu.

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Les résolutions, c’est bon, mangez-en

Aaaaaah, vous l’attendiez, voici mon article sur mes résolutions 2014. Accrochez-vous à vos slips, j’ai de grandes ambitions pour ce nouveau millésime.

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Mais avant, reprenons ensemble mes résolutions 2013 pour rire ensemble du fait que je les tiens jamais (c’est pour ça que j’aime bien en faire, je les appelle mes voeux pieux). En 1 : faire n’importe quoi… Ah oui, si, ça je l’ai pas mal tenu, tiens. Par contre, dépenser des sous dans des cours qui me plaisent, pas tant que ça. En 2 : bosser sur des projets éditoriaux et me remettre à écrire : non pas du tout pour le 1er et pas assez sur le second. En 3 : travailler mon e réputation en cleanant tous mes CV : oui, ça, c’est bon ! Bon, en fait, j’ai été soft niveau résolution l’an dernier, je crois que j’ai bien fait. Rajoutons tout de même que j’ai arrêté de fumer depuis le 04 mars et qu’à part quelques clopes taxées en soirée, j’ai pas repris et ça, même si c’était pas dans mes résolutions, c’est la victoire suprême.

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Bon, puisque 2013 était l’année du repos, 2014 sera l’année de la réussite, ai-je décidé. J’ai avec moi ma petite liste de résolutions mais avant de vous l’exposer, laissez-moi vous présenter ma façon de réfléchir. D’abord, je dois admettre que je ne peux pas être parfaite. Donc pour aller vers celle que je veux être, je dois m’autoriser certains défauts. Donc je renonce à l’idée d’être une super cuisinière, je ne ferai jamais de jogging, j’aurai toujours une écriture manuscrite de cochon. Ah et j’admets que je serai jamais cinéphile et que je continuerai à regarder des merdes à la télé. Ah et résolution que j’abandonne d’ores et déjà car je SAIS que j’y arriverai pas : le snoozing. Tous les soirs, je me dis « demain, tu te lèves de suite » et tous les matins, j’échoue. Alors, oui, je sais, c’est mauvais pour moi mais oh, j’ai arrêté de fumer, je peux pas tout faire non plus.
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Autre point : j’ai souvent eu de la frustration car je me résolvais à trop de choses et, ne sachant dans quel ordre commencer, je ne commençais finalement rien et me disais que je n’étais qu’une grosse merde sans volonté. Alors je vais un peu hiérarchiser. Chaque chose en son temps. Dooooonc à présent, voici mes résolutions !

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Temps 1 : remettre de l’ordre dans mon intérieur. Estomac et appartement. Mon appart semble sortir tout droit d’un cambriolage en permanence, j’en ai marre. Donc en janvier, par ici étagères et rangements, on va vendre bureau et canapé sur le bon coin, c’est parti mon kiki. Parallèlement à ça, on va manger bien. Légumes, légumes et fruits. J’y ai déjà pensé : le dimanche, je découpe tout et je range mes bouts de légumes dans des petits sacs isothermes pour ne plus avoir qu’à les mixer pour me faire des soupes et la mixture (un truc inventé par mes soins à base de carotte, tomate, brocolis, banane, mangue, ananas, yaourt au soja et amandes. Si, c’est bon). De toute façon, vu la méga crise de foie que je viens de me taper (toi aussi, passe le 25 décembre enfermée dans les toilettes à gerber), le gras et moi, on s’aime plus trop. Evidemment, avec ça, faut que je reprenne le yoga car j’ai besoin de mon shoot de sérénité et toujours autant la piscine car je me sens jamais aussi bien qu’après deux ou trois heures de barbotage. Puis un peu de marche aussi, faut s’aérer. Bref, en temps 1, je deviens plus mince et ordonnée.

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Temps 2 : je mets en place un suivi précis de mes dépenses pécuniaires et caloriques ainsi qu’un compteur de mots écrits. Je m’explique : sur mon agenda iPhone, j’inscrirai tous les jours combien de temps j’ai marché, si j’ai nagé ou non, ce que j’ai dépensé par jour et combien de mots j’ai écrit pour mes romans (pour le blog, ça compte pas). Objectifs : 7 km de nage par semaine, 150 € dépensés par semaine, 1500 mots écrits par jour. Ca peut faire ultra psychorigide dis comme ça mais vu qu’au boulot, ma liste drastique a fait de moi une employée super organisée, je sens que c’est par là que je tiens le bon bout.
le-grand-livre-des-listes-résolutions

Temps 3 : trouver un mec. Là, de suite, j’avoue que je suis pas ultra motivée, j’aime bien vivre de beaux instants, de super premiers baisers. J’ai vraiment eu de jolis moments cette année et, en un sens, ça me convient. De l’autre, quand la journée a été chargée et que je rentre chez moi avec l’envie de m’asseoir par terre et de pleurer pour sortir la fatigue de moi, des petits bras accueillants ne seraient pas de trop. Même si j’avoue que la reprise intensive de la piscine a pas mal réglé cette histoire de sortir la fatigue de moi. Tout se dissout dans l’eau chlorée, y compris la sale fatigue. La question est cependant : si je trouve un mec, pourrai-je garder la résolution 2 ? Non parce que si je nage 3,5 km par session, il me suffit d’en faire deux et là, je suis bonne. Mais pour les 1500 mots… Bah, on verra !

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Ah et évidemment, la vraie résolution mais qui va devoir se lancer très vite, c’est réussir mon nouveau projet professionnel me permettant de devenir la queen du digital… A suivre !

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Donc premier pas : acheter des étagères. Et bloquer le numéro de ma banquière !

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Plane plus fort !

Autant vous le dire : mon mois d’octobre pue. Un peu normal pour un mois humide où toutes les jolies feuilles jaunes et rousses tombées au sol pourrissent et exhalent une odeur pestilentielle. Automne de merde. Donc fatalement, mon petit corps fragilisé par les coups de la vie (c’te pute) et une humidité record : je suis malade.

Week-end pourri, passons parce que ça m’agace d’avoir dû annuler mes plans alors qu’ils étaient signes d’un moral en hausse. Non, ma déprime, je suis priée de la savourer, option nez qui coule et corps qui tremble. Donc samedi soir, plutôt que de bitcher en joyeuse compagnie, je m’effondre sur mon lit, m’enroule dans ma couette et c’est parti pour une longue nuit que, malgré tout, j’affectionne : la nuit délirante.

Il faut savoir qu’en mode repos, mon cerveau déraille déjà pas mal. Sans doute est-il si heureux de s’ébattre loin de mes réflexions profondes qu’il s’en donne à coeur joie, me racontant des histoires sans queue ni tête. Je sais en général que je suis en train de m’endormir quand ma réflexion m’échappe et devient un joyeux bordel, le délire pré dodo. Mais là, en prime, je suis malade donc entre deux retournements-virage de couettes (ou rapatriement de celle-ci au vu de ma température interne oscillant entre peu et beaucoup trop), mon cerveau pense avoir pris de l’exta et me raconte d’étranges histoires. Samedi, par exemple, vu que je venais de regarder The Tudors, me voici épouse d’Henri VIII. J’ai pas trop situé quelle reine j’étais… Si j’ai bien saisi, je semblais être entre Anne Boleyn et Jeanne Seymour (donc une Reine qui n’a jamais existé). Mais bon, là, je me demande si je suis pas un peu victime de mon nouveau fantasme absolu, j’ai nommé Henry Cavill (gnaaaaaaaaaaa…)

Le week-end passe et je me réveille lundi à 6h30 (je n’arrive plus à dépasser les 6h de sommeil en semaine, quoi que je fasse) et là, c’est reparti pour 1h30 de délire, avec le générique d’Hollywood Girls 2 dans la tête (pour vous dire comme je souffre) et je sais même plus quoi. Au moins, je suis sûre d’une chose, je me suis pas prise pour une Hollywood Girl, ça prouve que je suis pas si atteinte que ça.

Sauf que le lundi, faut être opérationnelle et c’est parti pour la journée coton, celle où tu comprends rien à ce qu’on te dit, celle où tu planes à 100 000 mais que tu te raccroches désespérément à ton powerpoint en espérant ne pas taper trop de conneries dessus (ou du moins que les mots que tu utilises sont les bons) (non parce qu’à la cantine, j’ai pas toujours utilisé les bons mots quand je discourais sur le mariage homo. J’ai des conversations passionnantes… Enfin, je crois, je m’en souviens déjà plus trop).

Et en même temps, cet état de planage a quelque chose de divinement reposant. Rien ne te touche, tu réponds certes avec un délai de retard, tu as du mal à expliquer ce que tu veux dire. Mais tu es impérméable au stress, tu planes. Tu pourrais avoir le feu dans l’open space que tu prendrais ta veste avec un flegme admirable « Ah… Bon, ben je vais rentrer chez moi alors ». Et le tout sans aucun médoc (oui, ok, je me soigne à la juvamine parce que j’avais décrété dans un premier temps que j’avais rien de grave et au bout de 3 jours, je suis pas sûre que ce soit pertinent d’acheter du Fervex vu que le plus gros est passé, NORMALEMENT). Les émotions coulent sur toi mais tu tournes au ralenti, t’as pas le temps de les saisir. Ca offre un peu de repos, c’est pas si mal.

Puis en un sens, c’est assez amusant de voir la journée passer sans bien comprendre le déroulé des heures, en se réveillant de temps en temps pour se dire qu’il est déjà telle heure, taper des powerpoints sans avoir la moindre idée de ce qu’on raconte et de la cohérence des mots employés. Mais on avance. Le pire, c’est que je crois que le résultat n’est pas si mal… Peut-être que la vie me donne une petite astuce : pense moins ma fille, tu réussiras mieux.

En attendant, je vais me coucher. Avec de la chance, mon cerveau me reservira une fournée d’Henry Cavill.

PS : Je jure que j’ai essayé d’écrire un article un peu intelligent mais rien n’est sorti.

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La liste de la fille qui se barre en Thaïlande

En attendant, je suis sous humex parce que je suis malade et putain-bordel, ça fait chier. Mon humeur ne s’arrange pas trop, donc.

– J’essaie de rendre le monde meilleur à mon niveau. L’autre soir, j’attendais donc le bus à son départ avec pas mal de gens. Etant l’une des premières à saluer le chauffeur, j’ai lancé le mouvement et tout le monde lui a dit bonsoir. J’étais fière de moi. On a les fiertés qu’on peut.

– Quand une blogueuse mode se prend en photo dans un centre commercial, ça donne des montrages de culotte involontaires et des confettis partout après. Parce que la blogueuse mode se met en scène mais ne nettoie pas, c’est ça la célébrité. Par contre, je ne l’ai pas du tout reconnue (mais je ne les connais pas bien).

– Le hammam, notre nouvelle passion avec Anaïs et Anna… Quand on arrive à nos fins. Première tentative, un dimanche avec en prime le cousin d’Anaïs. Parce que oui, c’est un hammam mixte. Le monsieur nous dit que c’est plein mais qu’on revienne dans une heure. Une fois au chaud chez Anaïs à boire de la tisane ou du café, on n’a jamais eu le courage de repartir. Sauf pour aller chez Anna manger des crèpes. La semaine suivante, nos trois drôles de dames y retournent, le mec nous reconnaît de suite et une fois dans le hammam, on comprends pourquoi. En fait, ce hammam mixte, ça veut dire “que des mecs et tes copines”. Pof.

– Anaïs me tire les cartes sur le plan amoureux “il y a un événement surprise, quelque chose que tu n’attends pas…”. Elle retourne la dernière carte : une femme blonde. Ah oui, en effet, je m’y attendais pas.

– Depuis un an que je hurle sur mon ordinateur, je suis un peu entendue. Je vais donc voir notre monsieur ordinateur. “Hé salut, tu m’installes un nouveau pc ?” “Ben, écoute, t’as qu’à prendre celui de Lise et utiliser le webmail”. Oui alors le pc de Lise étant à peu près aussi pourri que le mien (mais bénéficiant d’office 2007 alors que j’en suis à 2003). Comme cette semaine je me suis beaucoup énervée très bruyamment sur mon pc, mon manager a fait un mail pour qu’on me file un nouveau pc. Réponse “mais je lui ai dit de prendre celui de Lise et j’aurais connecté le mail”. Je réclame un formatage sur ledit pc. Ca, c’était mardi et depuis, plus rien. Je sens que c’est pas gagné.

– Quand je suis fatiguée, j’ai la paupière qui vibre. Là, en ce moment, c’est la paupière supérieure gauche qui n’arrête pas de clignoter. Tellement fort que j’ai l’impression qu’on me tire par le cil. Ca fait un peu mal. Mais courage mon petit corps, tu auras bientôt le repos que tu mérites.

– La semaine dernière, j’ai été une grande fille, j’ai sollicité un entretien pour une augmentation. Et mon manager m’a répondu qu’on en parlerait après mon entretien d’évaluation. A mon retour de Thaïlande donc.

– Anaïs et Nina, un cerveau pour deux. Samedi dernier, nous nous retrouvons dans le même groupe pour l’entraînement en fosse avec Isa blonde. Ce fut une fosse très drôle mais pour ceux qui ne font pas de plongée, nos histoires n’ont pas le moindre intérêt. Bref, après une séance en fosse, on débrieffe avec l’encadrant (en l’occurence, une encadrante), on refait la séance pour voir ce qui a marché ou non. “Ouais alors, Isa, ton parachute, y a,pas de plomb au bout, ce n’est pas normal”. Mon parachute… Je me souviens pas l’avoir replié comme il faut… Oh bordel, je l’ai laissé au bord de la piscine avec mes palmes. Je redescends donc tout récupérer et qu’est-ce que je trouve à côté de mon parachute ? Celui d’Anaïs ainsi que ses palmes. Moi aussi, ça me fait un peu peur.

– Avant, je râlais pour les boulangerie qui te rendent 10 cts en pièce de 1. Mais dimanche, j’ai découvert pire. Après une nuit chez Anaïs, j’avais proposé à Anna de venir petit déjeuner avec elle car on avait prévu d’aller toutes les deux à une expo sur les loisirs créatifs. Comme je suis pas trop une connasse, je vais chercher des viennoiseries (quitte à faire des invitations dans des apparts qui ne sont pas à moi). Je demande donc au monsieur “3 chocolatines, 3 croissantes et des chouquettes”. Est-ce le 3 ou le chocolatine qui l’a perdu ? Il me sert deux chocolatine puis m’explique que les chouquettes sont par 5 et pas par 2. “Oui mais moi, je veux trois de chaque et…hmmm, 10 chouquettes.” Il me sert une 3e chocolatine et les chouquettes. Je réclame à nouveau les croissants. Je donne un billet de 20 € pour un total de 8,65, il me rend 1, 35 €. Après avoir réclamé (et obtenu) mon dû, je suis rentrée chez Anaïs et lui ai fait jurer de plus retourner là-bas.

– Soirée St Valentin. Avec Anaïs, nous avions prévu une soirée dans un bar entre célibataires mais la fatigue et la faim aidant, on s’est finalement repliées sur un resto. On rentre et le serveur nous présente deux tables : une entre deux couples se caressant les mains avec ardeur et une à côté des escaliers menant aux escaliers. Devinez laquelle on a choisi.

– Comment savoir que tu es fatiguée ? Quand tu appelles un prestataire et que tu lui laisses comme message vocal “Ouais, Nina, c’est prestataire”. N’im.por.te.quoi

– Mercredi, nous avons visité nos nouveaux locaux. Oui, en fait, mon service bouge et descend d’un étage. Nous voici donc dans nos nouveaux bureaux et qu’avons nous retenu ? Les immenses toilettes pour mec, “aussi luxueux que dans un hôtel”, dixit Adrien. On a le sens des priorités. Tous les individus sans pénis ont été assez jaloux de ces toilettes de luxe.

– Y a des moments, t’es fatiguée, très. Alors quand la poche qui contient tes pamplemousses se rompt en pleine rue, de 1, ça ne te fait pas rire, de 2, tu soupires d’abord longuement, de 3, ah ben tiens si tu ramassais…

– Des fois, tu veux bien faire et tu décides de faire un traitement anti paludisme pour la Thaïlande. La pharmacienne te dit gentiment « ah, c’est pas remboursé », tu hausses les épaules (en souriant parce qu’elle est gentille). Donc un traitement anti paludisme non remboursé, un vaccin non remboursé, du nurofen, du humex, du stérimar et je sais plus quoi… « 160 € . Pif paf. Tout ça pour un traitement juste un peu conseillé…

En résumé : je suis fatiguéeeeeeee mais jeudi, je me caaaaaaaaaaaasse

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