Noël, ce truc que tu vois jamais venir

Chaque année, la même histoire. D’abord novembre, les anniversaire de ma soeur, mon père et Anne qui sonnent comme un léger avertissement à mon oreille : Noël approche, gère les cadeaux au plus vite. Puis nous voilà déjà au Black Friday vers la fin novembre et soudain, sans que je comprenne pourquoi, me voici dans le train direction le sud avec un ou deux cadeaux manquants, des paquets à faire et surtout, surtout, l’angoisse qu’un des cadeaux commandés ne soit pas arrivé parce que le centre de tri de mon bled aime faire grève peu de jours avant Noël.

Le bocal de Noël

Enfant, Noël me rendait extatique. Le sapin et ses guirlandes lumineuses, la crèche, les vacances, les cadeaux, le quatuor gagnant. Faire le sapin et la crèche était une de mes occupations préférées. Je m’arrête un peu sur la crèche car c’est une vraie institution chez nous. En fait, l’histoire commence lors mon premier Noël, ma marraine avait offert à mes parents quelques santons “Carbonel”. Petit à petit, la crèche s’est étoffée : mon papa avait construit une maison-étable puis on a acheté quelques éléments dans un village près de Perpignan : une nouvelle étable en “pierre”, un pont, un puit, une autre maison… Puis une année, ma mère a acheté deux petites dalles de béton aggloméré que l’on a taillées avec ma soeur pour créer des espèces de falaises à plateau. On a buriné tout un dimanche après-midi et résultat, j’ai eu mal au poignet pendant 2 jours. Bref, la crèche, chez nous, c’est bien plus une institution qu’un symbole religieux, un terrain de jeu fantastique pour ma soeur et moi quand nous étions plus jeunes.

La crèche de Noël avec les santons Carbonel

C’est pas la nôtre mais y a de l’idée

Mais le temps est assassin et mon esprit de Noël en prend chaque année un coup. Peut-être parce qu’il fait 15° en décembre et que j’apprécie même pas mon traditionnel vin chaud censé me réchauffer vu que j’ai pas froid ! Peut-être parce que la semaine avant Noël est la pire quand tu bosses : trois milles réunions, des bouclages de dossiers aux petites heures de la nuit, de la fatigue et des crises de nerfs à tous les étages. Autant vous dire que quand vous dormez moins de 10h en trois jours, l’esprit de Noël devient vite un concept fumeux et lointain.

Fatigue de fin d'année

Et que dire des vacances de Noël ? Je les attends avec impatience avec la douce promesse de siestes et grasses mat’. Sauf qu’en vrai, non, pas tant que ça. D’abord, tu as la course aux derniers cadeaux et leur emballage, une activité dans laquelle je n’ai jamais réussi à briller, essayant de déployer quelques astuces pour cacher la misère du paquet. Puis tu entres dans le marathon bouffe et familles : tu manges, tu manges, tu bois, tu bois, tu vas de maison en maison faire des bisous à tes proches, apporter quelques cadeaux, manger, manger, boire, boire. Si on rajoute à ça ma bonne habitude de choper un rhume ou une crise de foie, c’est un peu râpé pour le repos. Sans parler que depuis, j’ai gagné un neveu (et une nièce mais elle est encore dans sa période “je dors, je mange, je végète”) qui aime très fort sa tatie. En somme : quand Saturnin est debout, tout repos devient impossible vu que je suis son jouet préféré.

Saturnin joue dans la forêt, une photo sans retouches dont je suis très fière

Je suis super fière de cette photo (sans retouches)

Mais pourtant, j’aime Noël quand même. je m’en fous que ce soit une fête commerciale, je m’en fous des histoires de crèche ou pas, je m’en fous de la fatigue et de prendre 3 kg en 5 jours. Noël reste une jolie parenthèse dans ma vie où je me fais cajoler chez mes parents, où je vois ma famille, où on rigole, où on se ravit de faire plaisir à ses proches. Et où on boit du champagne devant la cheminée (enfin, la cheminée, ça devient salement optionnel). Mais cette année, quand même, gros bémol : quasi une semaine sans Victor, ça me chagrine un peu.

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Mer, montagne, là ou loin ?

Les vacances sont décidément l’objet de bien des casse-têtes. Une fois qu’on a décidé quand on partait et avec qui, il faut bien se décider sur le où. Là encore, nous avons de multiples choix selon les goûts et les attentes de chacun. Petit tour d’horizon.

Dans la famille

Ouais, la famille a parfois de bien belles maisons en sa possession et idéalement situées ou presque. Par exemple ma grand-mère a un appart au bord de la mère, dans les Pyrénées Orientales, ce qui fait que j’ai pu y passer de nombreuses vacances avec Guillaume 1er sans que ça nous coûte grand-chose, juste l’essence et la bouffe. Le problème est que souvent, dans la maison de famille, y a justement la famille. Je te renvoie à l’article sur avec qui on part pour ce chapitre. Parce que bon, des vacances à hébergement gratis, c’est bien, mais supportera-t-on toute la semaine les blagues lourdingues de tonton Roger ou les moufflets braillards pleurnichards morvards et
mal élevés du cousin Olivier ? Faut tester pour voir mais si déjà, au bout d’un repas de famille, vous avez envie de tuer tout le monde, partir chez eux, sur LEUR terrain… Non, vraiment, on laisse tomber.

La mer

La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs, la mer, la meeeeeeeeeer ! L’été, il fait chaud donc forcément, la perspective de passer des vacances à côté d’un point d’eau, ça motive et pas qu’un peu. L’idée de paresser à la chaleur du soleil pendant que notre peau se dore, bercé par le bruit des vagues, l’odeur de l’iode… Un peu chaud ? En trois pas, on est dans l’eau. Bon, ça, c’est la mer façon carte postale parce qu’en vrai, la mer, y a quand même quelques inconvénients. D’abord, il y a soit des galets, soit du sable. Alors
autant te dire que les galets, moi, je les fuis comme la peste. Comment on peut décemment s’étaler sur une plage de galets sans se tuer le dos ? C’est dur, pas confortable, ça fait mal aux pieds. Et dans l’eau, c’est pire : t’as des pierres de plus en plus grosses et comme tu ne les vois pas, tu te fracasses les pieds, voire les genoux dessus. Non, moi, je suis plage de sable mais là, encore, c’est pas forcément le pied. Les pieds, justement, ils sont cramés pour peu que le sable soit chaud. Puis le sable, ça cache pas mal de choses comme les saloperies enterrées par les gens avant toi, les crottes de chiens, les tessons de bouteille (aïe)… Mais surtout, le sable, ça colle. Je me souviens, enfant, c’était mon gros problème : je ne comprenais pas comment faire pour ne plus avoir de sable sur moi. Je sortais de l’eau, j’en avais plein les pieds donc je retournais me rincer, je retournais à ma serviette et… Ben j’en avais encore plein les
pieds. De toute façon, il est illusoire de penser s’en débarrasser d’un coup de serviette : le soir sous la douche, t’en découvres dans tous les replis de ta personne, dans les cheveux… Gommage garanti.

Mais surtout, le problème de la mer, à mon avis, c’est que tout le monde a l’idée d’y  aller. Etant légèrement misanthrope, la foule, ça m’exaspère. J’aime avoir la paix, mon espace vital. Et à la plage, rien n’est garanti. Les deux grands classiques de « l’enfer, c’est les autres », version plage :

– vous mettez un pied dans l’eau, brrrr, elle est froide. Alors que vous atteignez difficilement le genou, votre voisin de plage (son gosse ou son chien), arrive en courant et plonge dans une grande gerbe d’eau qui vous tombe bien dessus. Je suis en vacances, ça ne se fait pas d’insulter les gens.

– vous êtes tranquillement allongé sur la plage, le corps recouvert de crème solaire qui colle et là, votre voisin de plage secoue énergiquement sa serviette, vous envoyant un kilo de sable dessus. Et avec la crème qui colle… Marche aussi avec les gosses qui se battent à coups de poignets de sable à côté de votre serviette et chien qui creuse un trou tout à côté aussi.

Je ne parlerai pas de ceux qui écoutent la musique avec un transistor pourri parce que ça, à la limite,on a les mêmes à Paris avec leur foutu mobile qui crache de la musique à peine reconnaissable.

Pas envie de croiser votre voisin ou votre collègue sur la plage ? Demain, on étudiera d’autres possibilités de voyage.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

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Voyage au bout de l’enfer (ou pas loin)

Ceux qui lisent ce blog depuis quelques temps le savent : la SNCF et moi, on s’aime pas. Faut dire qu’il y a du contentieux, j’ai tendance à prendre tous les trains en
retard ou à vouloir prendre ceux qui sont annulés. Mais samedi, là, je crois que notre histoire d’inimitié (oui, haine, c’est un peu trop fort) a atteint des sommets.

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Commençons par le commencement : samedi 14 juillet, la famille Parmentier se réunit pour les 80 ans de ma mamie. En fait, c’était en mai son anniversaire, ils avaient fait un
repas « mamie, ses copines, ses filles et ses gendres ». Là, y avait plus les copines mais les petits enfants arrières petits enfants donc en gros : 4 filles, 3 gendres, 8 petits enfants de 19 à 32 ans, la compagne d’un des petits enfants et 4 arrières petits enfants de 11 mois à 4 ans et demi. Manquait à l’appel Anthony, le copain de ma sœur qui bossait et Sonia, la
copine de mon cousin qui était chez ses parents en Bretagne. Je devais donc rentrer samedi pour repartir dimanche puisque je devais être au boulot lundi et comme je prenais Kenya, hors de question de la prendre au boulot toute la journée pour partir dès la sortie du taf. Avec ma sœur, on s’arrange pour partir avec le même train. Comme ma sœur est du genre stressée, elle me propose de partir à 8h30 en taxi pour un train partant à 10h10 « mais tu comprends, avec le 14 juillet, la circulation risque d’être merdique ». 8h32, le taxi est devant chez moi et c’est parti pour un périple merdique.

Je monte dans le taxi, Kenya hurle sa désapprobation tandis que Carambar, le chat de ma sœur, reste mignonne comme tout. Avec ma sœur, on commence à discuter quand soudain, un vile odeur nous frappe les narines. Une odeur reconnaissable : le caca de chat. Je jette un œil à Carambar qui est toute mignonne, toujours. Ok, forcément, c’est la mienne qui a chié et qui en plus, vomit un coup, histoire de bien en rajouter. Avec ma sœur, on feint de se rendre compte de rien ce qui donne en gros « ouais alors tu comprends, il me dit ça et je lui dis [odeur de merde qui apparaît]…heu…je lui dis… Enfin tu vois quoi ! ». Arrivées à la gare à 9h, je vais au pipi room avec mon chat pour nettoyer ses bêtises, on se prend un petit déj tranquille puis à 09h50 « merde, on n’a pas à manger, allons vite acheter un sandwich ! ». Alors que ma sœur commence à stresser rapport à l’heure, message : « Le train Teoz
n°8547 initialement prévu à 10h10 est annoncé avec un retard de 30 minutes environ ». Supeeeeeeeer, un train en retard dès le départ, j’adore. On achète nos sandwiches, des magazines, on composte le billet et on se pose devant la voie du train. A un moment, un membre de la SNCF arrive au pas de course et sa collègue lui fait « non mais c’est bon, te presse pas ! ». Ben ouais, Jean-Luc, te presse pas, on n’a qu’une demi-heure de retard, tout va bien, quoi. 10h30, ils confirment enfin la voie et tout le monde se précipite composter les billets. Que les gens sont cons des fois, c’est pas comme s’ils avaient pas eu le temps jusque là. On monte chacune dans nos voitures respectives (on était pas à côté) et c’est parti.

Au bout d’une heure 30 de voyage, le train s’arrête en pleine voie en rase campagne. Sur le coup, je ne fais pas trop attention : vu qu’on est partis en retard, si un TGV est
dans le coin, il est prioritaire. Même si aucun TGV ne passe par là… Au bout de 15 mn d’attente, le contrôleur prend la parole. « Mesdames et messieurs, suite à une panne sur la locomotive, nous sommes arrêtés en pleine voie pour une durée inconnue ». Oh sa mère, je le sens mal. Non parce que qui dit locomotive en panne dit plus de courant et qui dit plus de courant dit plus de clim. Et il fait chaud. Je prends mon mal en patience et continue à lire mon Technikart tout en insultant mentalement la SNCF. « Mesdames et messieurs, merci de ne pas ouvrir les portes et de ne pas fumer. Les fumeurs, abstenez vous ». Moi, je suis en passe d’arrêter, de toute façon, ma dernière bronchite, angine ou chais pas quoi m’ayant fait arrêter pendant plus d’une semaine. « Mesdames et messieurs, une fois de plus, merci de ne pas fumer, les fumeurs, abstenez-vous ! Vous pourriez déclencher un feu de talus, comme cela vient de se passer à l’instant, les risques sont réels ». Bordel, manquerait plus que ça ! Au bout d’une heure, on nous informe qu’un engin vient de partir d’Orléans et va nous pousser jusqu’à la gare suivante. Ma sœur arrive (nos portables ne captent pas) : « bon, t’as compris, à la prochaine gare, on change de train, on n’est pas à la maison avant 20h ». Super, l’apéro de ma mamie doit durer de 18 à 20h ! Sous-entendu : je me tape un aller-retour dans le week-end pour une fête à laquelle je ne pourrai pas assister. On nous annonce finalement que plutôt que de nous pousser, on va carrément nous envoyer une nouvelle locomotive.

 1 heure plus tard, alors que je me prends pour un poulet cuit à la vapeur, une locomotive nous dépasse à toute vitesse. « Mesdames et messieurs, la locomotive qui vient de

nous doubler est celle qui va nous dépanner, nous espérons repartir d’ici 30 minutes ». Effectivement, ce fut le cas. Au bout de 2h30 arrêtés en rase campagne sans climatisation, enfin, on repart. Carambar et Kenya sont annihilées, moi, je suis puante. Retard estimé : 3 heures. On ne les rattrapera jamais, vous vous en doutez. A la gare suivante, ils nous ont proposé des plateaux repas gratuits mais j’avais déjà mangé et à 15h, de toute façon, j’ai pas faim. On arrive finalement chez nous à 19h30 au lieu de 16h20, on largue les chats à la maison et on repart aussi sec chez ma tante où l’apéro durera finalement jusqu’à 23h30 puisque la grognasse de cousine qui voulait que ça se termine à 20h s’est cassée à 21h30 mais vu qu’elle ne faisait rien à parti gueuler sur ses gosses, ça n’a pas forcément été plus mal.

Conclusion. Personne ou presque n’a gueulé sur les contrôleurs, même pas moi mais bon, ils étaient dans la même galère que nous, de toute façon, c’était pas leur faute. Ceci étant, le train avait un problème dès le départ, ils nous ont laissé partir en le sachant. En avion, on serait morts. Alors mettre 9h pour un trajet qui en dure 6, oui, je trouve ça proprement scandaleux, mon chat l’a très mal vécu, mes vacances déjà courtes l’ont été d’autant plus. Mais bon, je vais demander le remboursement et ils ont intérêt à me filer plus de 50% du billet vu que j’ai mis 50% du trajet en plus pour arriver à destination. Je crois que la SNCF devrait changer de slogan parce que là, je sens que je vais entamer une liaison avec Air France. Moi, je ne préfère plus le train.

PS : Pour être de totale bonne foi, au retour, je suis arrivée à l’heure.

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Publier un article ou pas ?

Bon, aujourd’hui, je me suis posée la question : dois-je publier un article en ce dimanche 24 décembre alors que je sais d’expérience que la plupart d’entre vous ne viendront pas par ici, trop occupés à faire des repas de famille et tout ça. Bien sûr, ce n’est pas un reproche. Moi même, ce soir, en compagnie de mes géniteurs, je vais m’en foutre plein la panse.

Alors donc, est-il utile de publier quelque chose aujourd’hui si personne ne vient le lire, de griller un super article qui va te faire mourir de rire alors que tu ne viendras pas ? Mais d’un autre côté, est-il juste de punir ceux qui viendront quand même, comme un artiste qui ne donnerait pas tout ce qu’il a sous prétexte que la salle n’est pas pleine ? Bon, comme tu es en train de lire ces quelques lignes, lecteur, t’as compris que je t’avais pas oublié, méprisé, non. Voici donc l’article du jour. Cette année, je te raconterai pas les Noël de mon enfance parce que je l’ai déjà fait l’an dernier et que je n’ai vécu qu’une enfance. Je pourrais inventer des Noëls que je n’ai pas eus mais j’en vois pas bien l’intérêt. Et puis en plus, tout le monde te parle de Noël alors moi, je veux faire autre chose.
Bon, alors, de quoi vais-je te parler ? De sexe ? Bah, non, pas envie. De toute façon, moi, je pourrai pas en avoir avant le 04 janvier donc je conchie tout ceux qui vont brouetter entre temps. Je pourrais râler après la SNCF mais je le fais quasiment à chaque fois que je prends le train donc on va arrêter. Aaaaaaaaah, je sais ! (nous en sommes à la ligne 21 et je trouve enfin de quoi je vais parler, bravo !). Je vais te parler des trois chats qui cohabitent actuellement dans cette maison.
En un, nous avons Kenya. Tu la connais, c’est la bestiole qui partage mes jours et mes nuits. Maintenant, c’est une grande donc elle ne fait plus de conneries et se montre plus calme qu’avant. Genre je me pose et j’observe. Elle fait ça quand j’ai du sexe aussi mais là, j’aime moins, si elle pouvait mater autre chose pendant ce temps, ce serait sympa quand même. Donc Kenya, vraie petite princesse qui fait tout avec grâce et délicatesse, du moins quand on la regarde. En deux, nous avons Clio, la chatonne de mes parents. 7 ou 8 mois au compteur, un vrai chat de gouttière. Toujours en train de fureter à droite, à gauche, adorable, elle a une super tête, elle est trop mignonne. Donc Kenya et elle ne s’aimaient pas au départ, enfin, surtout Kenya, elles se battaient mais maintenant, ça va, elles se sont reconnues et jouent à se battre (mais comme ça ne miaule ni ne souffle, on sait que c’est pas vrai). Puis hier est arrivé le petit dernier, le chaton de 6 mois de ma soeur, Carambar. Lui, c’est un vrai petit écureuil, il saute partout, marche en équilibre sur la rambarde d’escalier… Bref, le chaton hyperactif. Mais comme c’est le petit dernier et le seul mâle, en plus, les deux autres n’arrêtent pas de lui souffler dessus, Kenya lui a même collé une tape ! Donc pour le moment, c’est les deux grandes contre le petit. Quoi que Kenya laisse les deux jeunots se débrouiller entre eux et les observe de loin… Trop maligne ma Kenya ! Le problème, c’est qu les deux aînées adoooooooooorent dormir dans ma chambre… Je dirais même sur mon lit. Bon, j’ai récupéré un lit deux places depuis ma dernière excursion mais Clio a un peu tendance à me dormir dessus, quand même… Et du coup, cette nuit, j’avais Kenya sur le lit et les deux autres dessous en train de se chamailler. Yeah ! Maintenant, les alliances ont un peu changées, Carambar et Clio sont inséparables, Kenya ne supporte toujours pas le petit. J’imagine ce que sera les noëls dans quelques années, quand ma soeur et moi ramèneront nos enfants plutôt que nos chats… Quoi que non, on ramènera le tout, avec nos compagnons aussi. Bref, j’imagine nos enfants, cousins, se retrouvant chez papi-mamie. Et forcément, il aura des alliances entre eux. Frères-soeurs contre frères-soeurs, garçons contre filles, aînés contre cadets? Ça va être folklo ! Enfin, déjà, avec les chats, c’est super animé dans la maison et on rigole pas mal à voir qui souffle qui, qui joue avec qui, qui castagne qui (qui dérape sur le carrelage et se mange un mur ou une porte)… On en a toujours un par les pattes, mais aucun chat n’a été écrasé pour le moment par un pied étourdi. Maintenant, je me demande ce que la séance d’ouverture des cadeaux va donner lundi avec nos trois acrobates… Un grand moment, certainement !

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La famille, y a que ça de vrai

Cette semaine, je suis chez mes parents et ce jusqu’au 26 juillet. Pas vraiment des vacances puisque je dois bosser mais je suis quand même à la campagne avec Kenya, je peux faire des pauses piscine, tout va bien. Si je suis rentrée pour le 15 juillet, c’est pas pour voir le feu d’artifice en direct de ma ville natale (je suis même pas allée le voir) mais pour assister à la grande réunion de famille qui eut lieu chez moi samedi. Voici donc une petite chronique de la vie de la famille Parmentier (côté maternel, donc).

guepard 

Ils étaient presque tous là. Mes trois tantes, quatre cousins-cousines, quatre compagnons, une sœur et un presque frère. En tout, nous voilà dix-sept. Qu’allons-nous fêter ? Officiellement, la retraite de tante n°1 qui après trente ans de bons et loyaux services au sein de l’Education Nationale prend une retraite anticipée mais méritée. En fait, pour l’occasion, ses trois enfants (cousine, cousin 1 et cousin 2) ainsi que la chérie de cousin 2 lui ont fait un cadeau. Mais on fête aussi les 18 ans de cousin 3 et son bac, par la même occasion, sans parler des fêtes de tante 2 (et tante 3, décédée) et l’anniversaire prochain de tante 4. On aime bien cumuler. En fait, il ne manquait que cousine 2 et ses trois gamins (dont un que j’ai jamais vu) et cousin 4 et sa copine enceinte jusqu’aux yeux. Mais nous sommes plutôt en froid avec cette partie de la famille, ils n’ont même pas été conviés.

Tout le monde arrive vers 19h, tout est prêt : les tables dressées, la bouffe fraîche (oui, il fait 35e degré ici donc pour la raclette, on repassera. Oncle 1 commence à m’entreprendre et on refait le monde, comme à notre habitude. Il faut savoir que dans la famille, ils sont tous à droite sauf oncle 1, donc, cousin 3 et tante 2, je suppose. Tante 4 était à gauche aussi avant mais il paraît qu’elle ne l’est plus. Ma mère m’a expliqué que tante 4 avait voté Le Pen en 2002, j’avoue que je me suis prise une sacrée claque, j’ai du mal à y croire. Je me souviens, il y a quelques années, tante 4 était partie de chez moi en claquant la porte après une conversation très houleuse avec ma mère sur le sujet. Merde alors… Bon, bref. Lors du dernier repas de famille, nous avions découvert Aglaé, la chérie de cousin 2 (une Bretonne, c’est fou cette passion pour nos amis aux chapeaux ronds). Elle est toujours là, parfaitement intégrée à la famille tout comme Anthony, la tendre moitié de ma soeur et Yohann, mon presque frère. En son temps, Guillaume 1er avait aussi trouvé sa place. Bref, dans ma famille, on accueille gentiment les nouveaux arrivants. Cette année encore, il y en a eu un ! Pas le fiancée de cousine ou le mien, vu qu’on n’en a pas, ni le compagnon de cousin 1 puisqu’il viennent de se séparer, pas plus que le petit copain de cousin 3, ma grand-mère ne sachant pas que celui-là aussi est homo. Elle l’a un peu mal pris pour cousin 1 alors on va peut-être pas lui dire pour le petit dernier. Il faut savoir que cousin 3 est né en juillet 88, à peine deux mois après le décès inattendu de mon oncle, mari de tante 1. Donc, forcément, cousin 3, il a été extrêmement choyé, c’est un peu le chouchou de tout le monde. Si on dit à la mamie que cousin 3 est gay et qu’il s’installe à la rentrée avec son copain (oui, il est super précoce), ça va la tuer. Donc ce n’est pas du côté des cousins qu’il faut chercher le nouvel arrivant mais du côté des tantes : tante 2 nous a enfin présenté son compagnon ! Ça fait dix ans qu’ils sont ensembles mais elle nous l’avait jamais présenté car « ce n’était pas le bon ». Bon, finalement, elle a dû changer d’avis. Il est très sympathique, un look à la Bernard Lavilliers (cheveux un peu long, boucle d’oreille, chemise blanche en lin…).

 

Bon, tout le monde est là, on attaque l’apéro : soupe de champagne et cakes. Bon, il fait très chaud donc je tape un peu beaucoup dans la soupe au champagne, genre quatre coupes à moi toute seule, je commence à rire. On passe à table, oncle 1 tape l’incruste parmi les jeunes. Avant de dîner, on fait les discours. Ma mamie adresse un message à chacune de ses filles, sans oublier tante 3 qui n’est donc plus parmi nous depuis trois ans, maintenant. Sobre mais émouvant. Vient ensuite la lettre écrite par les enfants de tante 1 et par Aglaé, une lettre très émouvante qui fait pleurer ma mère. Alice et moi, on fait les fières mais on a un peu la boule dans la gorge aussi. Si c’est cousin 2 qui l’a lue, c’est que les trois autres n’en auraient pas été capables sans pleurer, Aglaé écrase aussi une petite larme. Oui, dans ma famille, on est super sensibles. Avec le discours, il y a un cadeau, donc : un voyage en Egypte. Tante 1 remercie et là, tante 2 lui dit : « Il faut que je te dise un truc. Pendant ton voyage, tu partageras ta cabine avec moi. » Et là, tante 1, 55 ans, prof de son état, se met à sauter partout et à trépigner comme une petite fille ivre de joie. Ma mère rajoute : « oui et tu devras nous supporter tous les deux » en parlant de mon père et elle. Re-trépignements de joie. Bref, c’est le bonheur. Ma grand-mère n’est pas super rassurée de voir trois de ses quatre filles restantes partir ensemble dans un pays arabe au vu de la conjoncture actuelle mais bon…

Bref, le dîner se passe plutôt bien, oncle 1 entreprend Yohann sur le sujet de la religion : les deux ont des avis fondamentalement opposés mais tout reste cordial. Alice et moi buvons tranquillement du rosé et du champagne. Autant vous dire qu’à la fin du repas, on rigole joyeusement. Tout le monde discute avec tout le monde puis à minuit, tout le monde file, reste la famille Bartoldi, Yohann et Anthony. Ma sœur décide que c’est l’heure de faire des photos donc elle y va gaiement. Elle nous impose une séance de photos : tous les 6 ensemble (ça dure trois plombes), ma mère, elle et moi, Yohann et Anthony, Yohann et elle, mon père, elle et moi… Elle nous prend en photo pendant qu’on fait la vaisselle. Oui parce que j’ai beau être saoule, j’essuie les assiettes avec Anthony et même pas j’en ai cassée une.

Bref, le lendemain, ma mère expliqua à ma mamie : « Ahlala, mes deux filles étaient pilos (ouais, ma mère parle djeuns, des fois), y en a une qui arrêtait pas de parler et l’autre qui n’arrêtait pas de prendre des photos. » Ben crois-le si tu veux, lecteur, mais ma mamie a deviné de suite laquelle avait fait quoi.
 
En somme, une petite réunion de famille comme il en existe tant, des gens liés par le sang (ou par alliance) qui se donnent des nouvelles, confrontent leur vision des choses, se racontent des blagues ou des anecdotes. Rien d’exceptionnel… Mais ça fait vraiment du bien.
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Cravachons l’’hippopotame

Les années se suivent et ne se ressemblent guère. Il y a un an, à peine arrivée sur Paris, je fêtais mon anniversaire avec Gauthier et Lucie montés pour l’occasion, Clara qui
vivait chez moi et son meilleur ami et Pedro, qui nous avait bien emmerdé toute la soirée (« non mais moi je veux pas faire ça ou ça. Et puis d’abord, c’est Nina qui choisit, tu veux faire ce que Gauthier propose ou ce que je propose ? » Curieusement, Gauthier a gagné). Une soirée sympathique mais qui ne restera pas forcément dans les annales (sauf ma bûche mémorable sur le trottoir à St Michel).

 

Cette année, je fus gourmande : pour fêter mes 26 ans, qui me rapprochent inexorablement de la trentaine, j’ai décidé de le faire trois fois. En fait, au début de l’année 2006, j’étais trèèèès pessimiste sur ces 26 ans, j’avais un peu peur de revivre mes 22 ans, la pire année de ma vie, d’après mes souvenirs (premier échec scolaire de ma vie, des décès en pagaille dans mon entourage, rupture d’Alice et Anthony…). Pourtant, plus l’échéance approchait et plus je me sentais sereine, je pense que mon petit CDD a bien aidé. Première fête d’anniversaire à Toulouse avec Mister Big, Anne, Lucie et un couple d’amis. On va boire dans un bar toulousain et on rit comme des petits fous, quelle merveilleuse séance d’abdos. J’avoue que j’étais ravie de cette petite soirée car, l’an dernier, je n’avais pas pu le faire avec Anne, mon amie d’enfance, et ça m’avait fait un peu bizarre. Fête deux : avec ma famille. Samedi soir, le lendemain, petite soirée en famille, papa, maman, Johann et Alice (Anthony étant resté sur Paris pour passer son concours de pompier). Et comme j’avais pas encore assez mangé et bu du week-end, le dimanche, on se fait un petit repas en famille avec ma mamie et ma tante. Tout ça se solde par un paquet de nouvelles fringues, un livre de cuisine et un kit de massage (ma famille chercherait-elle à me caser ?).

 

Retour sur Paris. Mon anniversaire étant jeudi soir, il paraît logique de fêter ça le vendredi soir comme ça, on peut se coucher tard. La liste des invités est la
suivante :

– 3 vingtenaires : Tatiana, Gauthier et moi.
– 2 blogueuses : La rouquine et Lilvirgo
– 3 lecteurs : Lefroid, Bernardin et Sechev
– 2 amies parisiennes : Sab et Zoé
– 1 membre de ma famille : Alice
– 1 élément rapporté que je connais pas : un copain gay de la rouquine.

Bon, tout le monde arrive (en retard) sauf Zoé qui est malade mais qui n’a pas l’appendicite, rassurons-nous. Forcément, nous avions réservé une table dans notre bar-restaurant de
prédilection, où nous passons pas mal de soirées depuis octobre. Bon, on est un peu serrés à table, nous voilà tous très intimes. A côté de moi, j’ai pris ma sœur qui ne connaît pas le blog donc ordre du jour : deux mots sont interdits : « Nina » et « vingtenaire ». On discute et Alice me sort : « bon, et faut appeler les gens par leur vrai nom ou leur pseudo ? » Mon cerveau passe en mode alerte : mais comment elle sait ça, elle ? J’ai bien envoyé un mail à tout le monde sauf la miss pour donner les vrais prénoms,
aurais-je commis la faute de lui adresser aussi ? Non, c’est mon Gauthier d’amour qui a envoyé un mail à tout le monde (y compris ma soeurette) de sa boîte gauthier.vingtenaire en intitulant le dit message : « anniversaire [biiiiiiip]/Nina ». Bon, ça, c’est fait.

Elle a eu droit aussi à la fameuse histoire du sperme qui rend la peau douce. Comme je ne suis pas sûre que cette histoire ait été racontée ici, je vous la retranscris. C’était en deuxième année de fac, j’étais au resto U avec Gauthier et un copain commun, Guillaume (pas celui avec qui je suis sortie). J’étais en train de bouquiner quand Guillaume dit : « et alors, il paraît que le sperme, ça rend la peau douce. » Et là, je me frotte le coin de la bouche et je lâche un merveilleux : « ah ouais ! ». Bon, elle a eu droit à plein d’autres histoires sur ma personne, notamment celles où je fais l’amour à des étagères et des grilles en fer forgé en boîte. Donc ma sœur ne me regardera plus jamais comme avant, c’est clair et net. Elle m’a aussi révélé au passage qu’elle savait que je fumais. C’est fou comme c’est difficile de cacher des choses aux gens qui vous connaissent…

 

Bon, je ne parlerai pas de la qualité de la bouffe, très bonne, mais là n’est pas la question. Abordons l’essentiel : mes cadeaux. Bon, comme j’en ai eu plusieurs (hihihihi),
ils ont été distillés tout au long du repas. Oui, les cadeaux, c’est comme les brouettes, faut pas tout donner d’un coup, faut profiter de chacun d’entre eux. Entre en piste cadeau n°1 : un petit hippopotame tout bleu, tout doux, avec de grands yeux tout mignons et qui a la particularité de vibrer. Bon, déjà, on a mis deux heures à mettre les piles, le couvercle refusant de se fermer puis le gentil hippopo a fait plusieurs fois le tour de toute la table, toute la table voulant l’essayer : « oh, mais c’est tout doux ! », « oh, ça vibre ! », « oh ouah ! Ca fait vachement de bien » (personne ne l’a testé de façon intime, je préfère préciser). Mon ami l’hippopotame, baptisé Hugo, a été l’objet de toute l’attention, Le Froid a même tenté de me le subtiliser (la photo est d’elle, on applaudit).

 

Après le plat principal entre le cadeau n°2, celui que je réclamais à corps et à cris depuis 6 mois et qui était enfin entre mes petites menottes excitées : une cravache que
j’ai baptisée Monica. Oui, j’aime donner un nom à mes objets coquins et alors ? Monica n’est pas très grande mais elle est très jolie, tout à mon image. Elle manque encore un peu de souplesse mais ça viendra avec le temps. J’ai donc passé le reste de la soirée à jouer avec, à l’agiter sous le nez des gens quand je veux leur parler et à en cravacher quelques uns. Bref, si Gauthier avait eu quelques doutes sur ce cadeau, il n’en avait plus, après. Enfin, troisième et dernier cadeau : un après-midi shopping, youhou ! Je vous tiendrai au courant de cette dernière partie du cadeau. J’ai aussi eu droit à deux roses, une offert par La rouquine, une autre par un gars qui fêtait son anniversaire à la table d’à côté. Ca devait faire trois ou quatre ans qu’un homme m’avait pas offert de roses…

 

Enfin, samedi, j’ai eu un dernier petit cadeau qui m’a fait très plaisir. Nous sommes sortis avec La rouquine, Le froid et Gauthier (of course), une folle soirée où j’ai dansé
comme une folle. Note pour moi-même : ce n’est pas une bonne idée de danser quand on a eu un torticolis dans la semaine, faut que j’apprenne à danser sans jeter ma tête de droite à gauche pour faire de supers effets avec ma chevelure. Bref, vers 4h du matin, Gauthier et moi décidons de nous transposer dans notre boîte gay préférée, prenant Le Froid sous le bras. La semaine précédente, j’avais harcelé le barman pour qu’il m’offre la merveilleuse paire de menotte en foufoune rose qui pendait à côté des bouteilles et qui étaient toutes malheureuses, seules, inutiles, inexploitées. Donc cette semaine, je reviens et je fais : « hé, tu sais, c’était mon anniversaire, jeudi ! ». Et là, je les ai eues, mes belles menottes. Et bien, la foufoune rose est très douce, je me suis baladée pour la fin de la nuit avec mes menottes au poignet, yahaa !!

 

Bon, maintenant, me reste plus qu’à trouver le monsieur qui fera la connaissance Monica et des menottes à qui j’ai pas donné de nom…

 

Voilà, j’ai maintenant 26 ans et je reprends ma vie en main, j’ai profité du week-end pour régler des choses qui ne pouvaient plus attendre, il est temps de ne plus subir les
événements mais de les maîtriser. Déjà, à peine ai-je soufflé mes bougies que je vais commencer un nouveau boulot. Ca commence plutôt bien, non ?

 

Pour terminer : je remercie les gens qui sont venus à mon anniversaire, j’ai passé une super bonne soirée et j’étais ravie de mes cadeaux. On se refait ça l’an prochain,
hein ?

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J’’aime pas le dimanche

Au septième jour, comme il s’était bien décarcassé, Dieu décida d’arrêter là sa création et décida d’aller se reposer. Bon ok, créer le monde en 6 jours, c’est balèze, il avait bien le droit à une petite sieste. Mais voilà, le dimanche, du coup, c’est le jour du rien, le non-jour de la semaine. Et je l’aime pas.

Petite, les heures du dimanches qui s’égrenaient à une vitesse folle me faisaient penser à un ultimatum : bientôt la fin du week-end ! Il est 16h, tu dînes à 20, il te reste 4 heures pour faire tes devoirs… Bon, d’abord, je goûte. Puis après cette sacro-sainte pause (comme si j’avais interrompu mes devoirs pour ça, tiens, je les avais même pas commencés !) à base de
chocapic tout en feuilletant un magazine, je retourne dans ma chambre où je fais semblant de bosser, sauf quand j’ai un devoir à rendre. Dimanche 20 heures, devoirs rarement faits mais c’est pas grave. Moi, j’étais la rebelle du primaire, du collège et du lycée : jamais je ne faisais mes devoirs mais j’avais toujours de bonnes notes. Dégueulasse hein ? Reste que le dimanche, je n’aime pas ça, devoirs ou pas devoirs. Et encore, les devoirs, ça occupe…
Oui car que faire un dimanche ? Du shopping ? Ben non, les magasins sont fermés. Aller chez le coiffeur, l’esthéticienne, le docteur, l’agence immobilière, la banque ou je sais pas quoi ? Non, ils sont tous fermés. Oui, ils travaillent en même temps que nous, logique, me direz-vous. Tout ça, faut le faire le samedi. Bon, s’il fait beau et que nous sommes à une période de l’année où il fait bon, on peut aller se promener, prendre la voiture pour partir au fin fond du département ou chausser les baskets pour déambuler dans la forêt voisine. Mais, curieusement, le dimanche, il pleut souvent. Alors on glande, on ne regarde pas la télé car il n’y a rien. Vidéo-Gag, ça fait 15 ans que ça passe et se farcir les présentateurs entre les gags, c’est d’un pénible… D’ailleurs, ils ont bien fait de remplacer Bernard Montiel par M. Météo, j’ai pas vu la différence, ils récitent tous les deux de façon pénible et ennuyeuse leur texte. Là, y a une blonde en plus qui doit feindre l’enthousiasme mais c’est pas trop ça. Le public, maintenant, ce sont des enfants mais je me demande s’ils ont pas recyclé les images du public du Club Dorothée. Sinon, y a le maillon faible, rapidement lourd, 7 à 8, émission ni racoleuse, ni voyeuriste, Drucker qui roupille sur un canapé tandis que ses chroniqueurs font de l’auto-promo à fond. Par exemple, Philippe Geluck, personne qui m’énerve, il faut l’avouer : « oui alors M. l’invité, je vous ai fait un dessin du chat, vous savez, ma BD dont le volume 8 vient de sortir ! ». Bon, Geluck sort sa blague, souvent nulle et Drucker, à la fin, il fait le récapitulatif : « notre invité, Bidule, qui sort un film au cinéma le 7 janvier, Philippe Geluck dont le volume 8 du chat vient de sortir, vous pouvez retrouver Anne Roumanoff tous les soirs à une salle de spectacle et Jean-Pierre Coffe dans sa cuisine. » Soyons franc, cette émission résume parfaitement les ambiances de dimanche : c’est mou, c’est chiant, c’est morose. Et en plus, j’ai l’impression que le montage accentue encore cette impression.
Le dimanche, c’est se coller le nez à la fenêtre et regarder la pluie qui tombe. C’est soupirer quand on allume la lampe à 18 h car la nuit tombe : week-end déjà fini, on repart sur une nouvelle semaine. Ce n’est pas tant la perspective de cette nouvelle semaine qui commence qui me mine que celle de la semaine qui se termine. Cette semaine, j’aurais voulu finir mon roman, raté. Cette semaine, j’aurais voulu finir mes devoirs, raté. Cette semaine, j’aurais voulu appeler la mairie pour savoir comment je peux avoir le RMI, raté. Cette semaine, j’aurais voulu qu’il m’appelle pour me dire de le rejoindre chez lui, raté. Bref, les dimanches, c’est l’heure du mini bilan de la semaine : tout ce qui devait être fait et ne l’a pas été, ça fout la trouille. Et puis, y a le terrible constat : que s’est-il passé cette semaine ? Rien. Pas d’appel pour du boulot, pas de charmant jeune homme pour me consoler, Brad et Angelina sont toujours ensemble et Kenya ne sait toujours pas faire la vaisselle (ça m’arrangerait).Des fois, le dimanche soir, à l’heure du bilan, j’ai comme une boule à la gorge… Et à la télé, y a que des trucs pour me démoraliser encore plus, des émissions sur des meurtres, des crashs d’avions, des scandales, des ci, des là… Tous pas beaux, tous malhonnête, l’homme est un fruit pourri. Si, des fois, y a
Urgences. Cette série est un peu particulière pour moi puisque quand j’étais au lycée, on la regardait tous à la maison, papa, maman, Alice et moi. Plus tard s’est agrégé Guillaume 1er qui adorait. Je l’ai ensuite regardée avec Arnaud et Guillaume II. Et seule. Je me souviens de mon premier urgence seule, j’étais triste : le lendemain, je commençais la fac et je pensais au reste de ma famille qui regardait ça collégialement. Et moi, toute seule dans mon coin. En plus, Urgences, maintenant, c’est chiant. J’ai même plus le beau George Clooney pour faire passer mon cafard, j’ai plus qu’à aller me coucher.
Des fois, le dimanche, c’est repas de famille : ça égaie, mais c’est pire au niveau « sentiment qu’on n’a pas vu passer le week-end ». On apérote (hop, une coupette de champagne), on déjeune mais pas qu’un peu : entrée, deuxième entrée, des fois, plat, fromage, dessert, re-champagne, café. Comme aujourd’hui, un peu. Ma mamie et ma tatie sont venues, nous avons mangé joyeusement et pendant le café, alors que ma sœur et mon père avaient fui, ma grand-mère, pompette, raconte à quel point ma mère était une vilaine peste petite et ses sœurs, guère mieux. Moi, je
suis pleine à craquer et le champagne fait des bulles dans mes yeux. Ca pique, la meilleure façon de les soulager, c’est de les fermer. Oui, d’ordinaire, moi, le dimanche, à midi, je dors, je ne mange pas. Donc le repas s’éternise, ma tête s’appesantit et le temps qu’on finisse, qu’on débarrasse et tout ça, c’est 17 heures. Qu’as-tu fait de ton dimanche ? Bah, j’ai mangé.
J’aime pas le dimanche. En plus, dans ma famille, ils décèdent toujours un dimanche. Mon grand-père (je n’étais pas née), mon autre grand-père, mon oncle, ma tante… Ils ont tous trépassé un dimanche, c’est comme ça. Quand le téléphone sonne un dimanche et que mon père n’est pas de garde (ce qui arrive relativement rarement, il faut l’avouer), ma mère a un peu peur. Je me souviens la dernière fois que quelqu’un est mort dans ma famille : un dimanche ensoleillé, tout va bien, on déjeune tranquillement à trois (ma sœur étant à Londres) quand le coup de fil retentit. On abandonne tout sur place et, depuis, on n’a jamais plus mangé de poisson aux petits légumes.
Le dimanche, c’est aussi le jour où je me sens sale. Comme je sors pas, je fais le minimum d’effort : en jogging, un coup de brosse histoire d’éviter les nœuds et pas de maquillage (pourquoi faire ? Séduire George Clooney à travers la télé ?). Je traîne, je glande et le soir, je me sens cra-cra. Alors que je n’ai rien fait de physique ou salissant (parce que quand je le
fais, je me lave, du coup). C’est juste parce que je suis en négligée et que je ne suis pas si habituée que ça à ne pas être parée. Et qu’en plus, j’aime même pas ça, être en jogging parce que ça fait sac à patates et je me sens moche.
Un nouveau dimanche se termine. Cette semaine, j’ai eu une hypothétique proposition de stage (à suivre), j’ai appelé un beau garçon et papoté une heure avec lui, j’ai eu une idée fantastique, j’ai eu des cadeaux d’anniversaire tout plein. Mais les gens m’ont pris une taille (voire deux pour certains vêtements) en trop sur les fringues (pas vexant du tout), j’ai bouffé comme dix en culpabilisant parce que si on me prend des tailles en trop sur les fringues, c’est que je dois ressembler à une baleine. Brad est toujours avec Angelina (oui, ma mère lit Voici donc j’ai pu le
constater), Kenya roupille au lieu de faire la vaisselle et j’ai fait un rêve cette nuit qui m’a rendue tristoune et perplexe pour la journée.
Foutu dimanche !
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Belle-famille, je t’’aime……ou pas.

Dimanche, je suis allée avec M. Gauthier voir un film « Un esprit de famille »… Je vous épargnerai mon avis, on va encore dire que je sais que critiquer. En gros, vous prenez tous les films américains qui mélangent Noël et famille, vous y prenez les clichés habituels (les vieux films, le beau sapin, des histoires d’amour à la mord moi le nœud…) et vous avez ce film. Mais pour rentabiliser cette soirée (enfin, on a papoté avec Gauthier, c’était quand même sympa), j’ai décidé d’écrire un article sur la « belle famille ».
esprit-de-famille
Comme tu le sais sans doute, lecteur, je n’ai jamais été mariée. Cependant, j’ai été quatre ans et demi avec un garçon, Guillaume (pour les nouveaux arrivants) et j’ai donc eu droit à divers repas de famille chez lui. Et lui chez moi. Comme je le sentais bien, ce petit copain-là, je l’ai ramené au bout de trois semaines chez mes parents. Je pense que mes parents sont plutôt sympathiques, on raconte des histoires de famille marrantes. Parfois, on fait de grandes tablées : les trois enfants (avec mon presque frère) et nos compagnons respectifs… Ah famille nombreuse, ah famille heureuse ! Je ne crois pas que mes parents soient des gens intimidants mais bon, moi, ça fait 25 ans que je les connais, je suis pas très objective. Bref, au bout de trois semaines, je ramenais Guillaume chez moi et nous partagions la même couche. A y repenser, ils sont ouverts d’esprit mes parents, quand même ! Guillaume est le seul petit ami que j’ai ramené à la maison.
 
De la même façon, les parents de Guillaume sont les seuls que j’ai côtoyés. Je me souviens parfaitement du jour où je les ai rencontrés. Ça faisait six mois qu’on sortait ensemble et je leur avais parlé quelques fois au téléphone, de grandes conversations.« Allo, madame Bidule ? J’aurais souhaité parlé à Guillaume, de la part de Nina, s’il vous plaît, merci ! ». Passionnant, n’est-il pas ? Donc, un jour, je ramène Guillaume de chez mes parents où nous avions passé le week-end et là, il me fait : « viens, je te présente à mes parents ! ». J’étais alors vécu d’un mini short qui tenait plus de la culotte qu’autre chose et je me suis sentie de suite follement à l’aise ! En plus, j’étais morte de trouille parce que son père était très strict et je ne savais trop comment ça allait se passer. Rassurez-vous, ses parents ont été charmants avec moi, ils m’ont proposé des verres mais je n’ai pas accepté, j’avais trois quarts d’heure de route pour rentrer chez moi.
 
Une fois la première rencontre faite, je faisais partie de la famille. Comme Guillaume était fils unique, sa mère me donnait plein de bricoles genre trousse à maquillage ou bracelet de la Redoute, ce qui était très gentil de sa part. Contrairement à tout ce qu’on m’avait dit, sa mère ne me considérait pas comme la « rivale », celle qui allait lui voler son fils pour toujours… Son père me stressait plus, donc, car il était très strict avec son fils et je me suis parfois retrouvée entre les deux quand le ton montait. Bon, Guillaume s’est aussi retrouvé entre ma mère et moi lors de disputes donc finalement…Son père était très gentil avec moi même s’il avait tendance à toujours me remplir mon verre, ce qui faisait qu’à la fin des repas, je me retrouvais un peu ivre.
 
Ensuite, en tant que compagne de Guillaume, j’ai assisté à de nombreux repas de famille, j’ai donc rencontré tous ses grands parents. Son grand-père paternel était sourd donc je devais parler fort et distinctement pour m’adresser à lui… J’avoue que je suis pas du tout habituée et j’en faisais des caisses pour être sûre d’être comprise. Côté maternel, nous allions voir ses grands parents à chaque fois que nous partions en vacances dans l’appartement de ma grand-mère au bord de la mer, ils habitaient à côté (nous avions tous deux des origines catalanes). Quelquefois, il y avait d’autres membres de la famille ce qui fait qu’en quatre ans, j’ai rencontré quasiment toute la smala. Je me souviens, une fois, on avait passé un après-midi chez eux, devant le Tour de France, Guillaume et son grand-père sur un canapé en train de parler de la course, sa grand-mère et moi en train de faire semblant d’être éveillées sur l’autre. La dernière fois que je les ai vus, je venais de pleurer toutes les larmes de mon corps car on avait eu une discussion assez difficile avec Guillaume. En gros, j’avais compris que c’était terminé, lui aussi, mais nous n’avons pas rompu à ce moment-là. Je devais vraiment avoir une drôle de tête avec mes yeux rouges et gonflés…
 
Quoi qu’il en soit, j’ai eu de la chance avec cette belle famille (je crois), je m’entendais bien avec tout le monde et je pense avoir été bien acceptée, notamment par ses cousines que j’aimais bien voir. La seule que j’ai pas rencontrée, c’est une dénommée Nina qui était journaliste… Amusant ! D’autres ont moins de chance comme, au hasard, ma mère. Quand elle a rencontré mon père, il avait encore ses deux parents mais ma mère ne les a rencontré que tard, vu qu’ils vivaient loin. Le jour J, ma mère se trouve face à sa future belle-mère et celle-là lui assène un : « Et bien, je n’ai pas de complexes à avoir ! ». 30 ans plus tard, ma mère lui en veut encore. Mais il n’y a pas eu que ça. Mon père et ma mère ne sont pas du même milieu social donc pour le mariage, ma grand-mère paternelle a refusé de cohabiter avec la famille de ma mère, des « ploucs » et a déjeuné dans une pièce voisine. J’ai des valises d’histoires comme ça. Il y eut la fois, aussi, où mes parents et moi-même étions chez mes grands-parents pour le week-end, ma mère et ma tante (la femme du frère de mon père) étaient enceinte, ma mère avait un trimestre d’avance sur ma tante mais ma grand-mère lui faisait faire tout le ménage alors que son autre belle-fille (pharmacienne et donc d’un niveau social plus élevé que ma mère) se prélassait, fatiguée par sa grossesse. Ce jour-là, ma mère fit ses valises et partit, rattrapée de justesse par mon père à la gare… Enfin, je vais pas tout raconter, je pense qu’on a saisi l’essentiel.
 
Je n’ai jamais rencontré d’autres beaux-parents, même si je les ai souvent vus en photo ou entendus au téléphone. Je me souviens, quand j’étais avec Arnaud, mes parents étaient venus sur Paris. Sur le coup, je l’avais un peu taquiné : « Tu veux pas que je te présente à mes parents ? Ils sont sympas ! ». Bien entendu, c’était une blague mais quand je lui ai demandé s’il avait déjà rencontré les parents de ses anciennes copines, sa réponse négative m’avait étonnée. « J’ai jamais eu l’occasion ! ». Ça, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.
 
A la réflexion, je ne comprends pas vraiment pourquoi on craint à ce point la belle-famille… Evidemment, on peut tomber sur des cas comme ma grand-mère mais malgré toutes ses tentatives (dont certaines lettres), mon père a tout de même épousé ma mère et ils ont eu deux super enfants ! Certes, ma première expérience en la matière fut plutôt rassurante puisque le principal défaut des parents de Guillaume était leur caniche que je détestais et qui passait son temps à me sauter dessus (je n’aime pas trop les chiens). De plus, sans me vanter, je pense être une belle-fille plutôt bien : polie, serviable, souriante, jolie (ahah !), diplômée, une bonne situation (oui, d’ici que je me trouve un fiancé qui me présentera à ses parents, j’aurai un boulot)… Je peux même être non tabagique sur demande. Bon, je ne sais pas encore si je suis fertile mais selon le dernier voyant que j’ai vu, oui.
 
Du côté de mes parents, ils doivent se demander pourquoi en un an et demi de célibat, je ne leur ai présenté personne alors que Yohann ramène régulièrement de nouvelles conquêtes. Ils ont su que j’étais sortie avec Arnaud dont il ont vu une photo et je suppose qu’ils sont au courant pour Guillaume. Pendant les vacances, mon père a répondu à mon téléphone portable quand Guillaume appelait… Or quand il appelle, une photo de lui en peignoir apparaît… Hum ! Et encore, heureusement que ce n’est pas ma mère qui a répondu, sinon, elle aurait eu droit à un « chérie ! »… Je me demande aussi si ma sœur n’a pas craché le morceau (oui, elle est au courant, comme ça, elle me garde Kenya quand je pars en Bretagne) puisque vendredi, elle m’a sortie une petite pique.
« Ce que j’envisage, expliquai-je, c’est de commencer ma carrière à Paris puis partir ensuite en province.
– En Bretagne, par exemple… »
Ma mère m’a fait aussi une référence au pays des crêpes mais je me souviens plus laquelle… Mais bon, outre le fait que Guillaume et moi ne nous engageons pas, je vois pas en quelle occasion je pourrais lui présenter mes parents.
 
En fait, là où la présentation des beaux-parents peut être angoissante, ce n’est pas tant de rencontrer deux individus qui n’ont rien de plus ou de moins par rapport à nous. Mais être présentée aux beaux-parents est un pas de plus dans la relation… La prochaine étape, c’est quoi ? L’appart commun, les fiançailles ? Ah, quel stress ! C’est vrai que, dans ma famille, on a une certaine pudeur par rapport à ça. Une fois ma mère m’a expliqué que ça la gênait que Yohann ramène toutes ses copines : « Tu comprends, on s’attache aux gens et après, ils s’en vont… ». Du coup, le prochain que je ramènerai, j’attendrai un peu plus de trois semaines avant de le ramener !
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Bonne année !!

Aujourd’hui, c’est le premier jour de l’année, un jour où généralement,on ne fait rien. Un jour qui compte pour du beurre. La veille, on s’est autorisé tous les excès : c’est pas tous les jours qu’on change d’année… Que l’on soit seul, en famille ou entre amis, on n’a pas hésité à reprendre un bout de gâteau, un petite coupe de champagne, une gorgée de bière… Enfin, chacun son péché mignon.
 
Le lendemain, quoi qu’il arrive, on se lève tard, on traîne au lit pour récupérer de cette folle nuit. Peut-être certains d’entre vous auront trouvé une charmante moitié et commenceront l’année à deux. Il faut dire qu’il n’y a pas plus douce façon de bien démarrer 2006 qu’en se réveillant auprès d’une personne qui nous séduit, de s’embrasser et de brouetter, si le cœur nous en dit. Pour ma part, j’ai dormi chez Anne donc pas de brouette !
 
Tous ces excès nous rendent indolent : le jour de l’an, on ne fait rien ! On se lève souvent tard (très tard), aux petites heures de l’après-midi. Forcément, ce rythme inhabituel ne nous réussit pas plus que ça… On traîne en pyjama ce qu’il reste de journée. Et si on prenait un bain, histoire de se délasser et effacer les
traces de la nuit. C’est ce que je préfère, le jour de l’an, le bain post fiesta…
 
Ensuite, on prend son téléphone et on appelle ceux à qui on a envie de souhaiter la bonne année… La nuit tombe déjà sur cette journée qui n’a servi à rien, la première de l’année.
 
Certains ont peut-être un repas de famille. Petite, j’allais faire la tournée des tantes avec ma grand-mère, des tantes et mes cousins. Il y avait la
cousine de ma grand-mère puis la sœur de mon grand-père, elles nous donnaient des gâteaux, des biscuits, des bonbons, on se gavait à tel point qu’on ne mangeait rien le soir. Les deux sont mortes depuis, hélas. Je regrette un peu de ne pas avoir connu la seconde actuellement car c’était une sacrée pro de la brouette, paraît-il… Elle était mariée à un homme qui s’appelait Fiacre et elle
aimait répéter : « Moi, je n’ai eu qu’un seul fiacre dans ma vie et j’en ai jamais changé ! », « mais qu’est-ce qu’elle a eu comme roue de secours ! » ajoutait
ma mère quand elle me racontait ça. Elle était chouette ma tante, elle adorait les rugbymen… Il est clair que le même sang coule dans nos veines !
 
Bref, on commence l’année sur un vide, sur une journée creuse… D’ailleurs, vous noterez que nos bonnes résolutions ont cours à partir du 2 janvier…
 
D’ailleurs, moi, j’ai trop travaillé pour aujourd’hui, je m’arrête donc là, on reparlera des résolutions demain… Maintenant, je vais prendre un
bain ! Mais avant, je te donne les deux phrases qui ont marqué le réveillon.
 
Mister Big : « 2006 sera dans ton cul ou ne sera pas. »
 
Gauthier par SMS : « on a survécut ! Bonne année… Plein de sexe surtout. » Je tiens à préciser que j’ai respecté l’orthographe dudit texto… Parce que Gauthier, quand son portable lui dit que survécu ne prend pas de « t », il râle et décide de l’ajouter au dictionnaire…
 
Sur ce, bonne année lecteur !
 
 (à venir, la photo du réveillon des vingtenaires, quand je les aurai reçues et retravaillées ! ;))
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J’’ai dit non quatre fois à la drogue !

Par Gauthier
(suite des aventures de Gauthier)
 
Oui je suis rentré chez moi parce que je devais travailler toute la semaine dans la banque qui m’emploie pour l’été. Et je passe donc une semaine calme, mais très pauvre en heures de sommeil.
 
La suite : mais arrête c’est le cendrier !
 
Le week end se profile, et Océane me promet « un grand moment d’hystérie collective ». je note, je prend acte, et je me prépare donc à sortir trois soirs de suite. Océane a ses raisons pour avoir besoin de dégoupiller le temps d’une semaine, moi j’ai aussi les miennes. Figurez vous que je suis convoqué à un entretien de master le 27, ça mérite pas une grooooooooosse cuite ça ? Si…
 
On commence soft vendredi, un petit repas chez mes parents avec Lucie en supplément. Ensuite un petit ciné, toujours avec Lucie. Puis on file dans un bar, et Lucie qui est une fille consciencieuse depuis qu’elle est prof rentre se coucher. Le bar est nul, mais bon, on boit ! Ensuite on se dit « et si on faisait n’importe quoi ? », vendu, on décide d’aller dans une boite hétéro complètement inconnue au bataillon. Mais ça tourne court quand des amis d’Océane lui demande de les accompagner dans une autre boite (celle où on a fait n’importe quoi le week end précédent tout les deux) je décide de la déposer là bas et de rentrer me coucher.
 
Après une nuit de 14h (c’est encore une nuit ça ? oui..). Je me lève frais et dispo. Je bats le rappel, et j’embarque Mister Big, Lucie et un autre pote chez Océane pour une soirée éthyliquement décadente. Cette soirée, c’est celle de Mister Big, oui le pauvre a des problème de couple en ce moment, et on a décidé de lui changer les idées ! la seule façon qu’on ait de se changer les idées dans ce groupe, c’est de boire, on est pas alcoolique, mais bon si peut être un peu, mais pas trop. Donc nous voilà sérieusement attaqués à la vodka quand nous arrivons dans LA boite pd du coin. La soirée se déroule plutôt normalement, j’embrasse deux hétéros, je me fais offrir à boire par plein de gens (grand moment de solitude quand même quand je me retrouve avec un verre de champagne dans une main, et une Eristoff Ice dans l’autre : je fais comment pour fumer ????). bref je résous mes problèmes existentiels comme je peux, et une fois que tout le monde est rentré, je me retrouve seul avec Océane.
Il est 7h du mat’. Nous sommes des gens raisonnables, nous décidons d’aller au lit. Une fois dehors il fait 10°, je suis en tee-shirt, je cours vers la voiture. Océane en talons aiguilles ne peut pas me suivre, donc elle traîne. Et quand elle arrive enfin à la voiture, elle est suivie par un beau jeune homme qui me demande de la façon la plus polie qui soit « je peux me faire une trace dans ta caisse ? ». Forcement je suis poli, je dis oui. Il se fait sa trace, et il m’en propose, moi fort, moi ai renoncé à la drogue y a deux ans, moi refuse !!! Moi très fort, mais faudrait pas qu’il me demande deux fois ! On dépose le jeune homme devant la boite et on rentre. Discussion de deux épaves en début de journée :
– C’est plus raisonnable de rentrer !
– Oui tu as raison c’est raisonnable…
– J’ai pas envie de rentrer…
– Moi non plus !
– Oh tient, une place juste là !!!!
Et nous voilà à retourner dans la boite, no comment, des fois on a la volonté qui flanche c’est tout ! Je retrouve le jeune homme drogué, et il me demande s’il peut recommencer. Je l’accompagne donc à ma voiture avec deux de ses amis, on s’installe, ils se font leur trace. Je range ma carte grise (qui a servi de support) et quand je lève la tête je te vois t’y pas le gonz en train de lécher mon tableau de bord !!!!!
« Euh tu fais quoi là ?
Mais yen a partout (et il me montre toute les petites taches blanches sur mon tableau de bord)
– Euh… c’est de la cendre de cigarette chéri !
– Ah… ben maintenant c’est propre…
La drogue, ce monde à part… en tout j’ai dit non 4 fois, ben je suis vachement fier de moi. J’en avais envie, c’est clair, mais j’avais encore plus envie de pouvoir me dire « non j’ai pas craqué ! » donc je suis super content, j’en ai pas besoin pour m’amuser de toute façon… On retourne en boite, et vers 9h on décide d’aller manger un quick dans une voiture vierge de toute trace de cendre de cigarettes ! Je dépose Océane et je me dirige vers ma campagne.
Comme il est 10h du mat’ je devrais éviter de rouler à 160, mais bon que voulez-vous, j’ai bu et je ne suis pas quelqu’un de très respectueux en général. Je passe donc à 160 devant la gendarmerie et je coupe la route à une fourgonnette de la gendarmerie nationale ! OOPSSSSSS !!!! j’ai donc droit à une queue-de-poisson de la part d’un gendarme relativement irritable en ce beau dimanche ensoleillé (ou alors c’est peut-être parce que je me suis pas arrêté quand il m’a fait des appels de phares ! Bref nous ne le saurons jamais !). Je baisse la vitre, je ne baisse pas mes lunettes de soleil, je fais mon plus beau sourire. Il m’informe que c’est limité à 50 en ville, je m’excuse, il me demande mon permis, je prie pour qu’il ne me demande pas la carte grise (recouverte de cocaïne), et pour qu’il oublie de me faire souffler. Il me rend mon permis et me dit « ça va pour cette fois, circulez, que je ne vous y reprenne pas ! ». là je n’ai qu’une chose à dire : DIEU EXISTE !!! Bon c’est pas une raison pour faire comme moi les enfants, y a des morts tous les jours sur les routes, mais quand même avouez, y a de la chance que pour les crapules loooooooool
 
Le dimanche je me remets difficilement de mes excès de la veille, avec Océane on termine ce week-end anthologique par une petite virée dans un haut lieu de la nuit hétéro-branché (une boite pleine de métroséxuels, je les adore, ils sont tous beau, et on peut les sucer si on demande gentiment lol).
 
Voilà c’est tout pour aujourd’hui, le week end prochain Nina vient par chez nous, et moi je serai à Paris à partir de lundi pour passer mon entretien. Ça me fera encore plein de belles choses à vous raconter…
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