Bouge toi le cul

Parfois, le soir, je ne fais rien. Glandant gentiment sur Twitter en matant des vidéos à la con sur Youtube*, je vois parfois passer un pseudo que je connais, une personne que j’ai côtoyé dans une ancienne vie. C’est un peu la magie perverse des réseaux sociaux : soudain, un nom ou un pseudo perdu dans les limbes de votre mémoire vous revient soudain à la figure et vous brûlez d’une petite curiosité, parfois malsaine: et alors, il-elle devient quoi ?

stalking

Les parcours sont variés, certains ont trouvé une joyeuse moitié, d’autres ont même eu l’audace de se reproduire, j’ai accès à leurs photos de couple, leurs photo de bonheur qui ne me regarde pas, finalement. Puis d’autres exposent d’autres aspects de leur vie : leur réussite. Quand je parle de réussite, je ne parle pas nécessairement de réussite au sens capitaliste du terme mais oui, certains ont réalisé leur rêve. Et moi, j’en suis où ?

aladdin magic lamp on black with smoke

aladdin magic lamp on black with smoke

Bonjour, je m’appelle Nina B. et je suis une putain de flipette qui se réfugie dans la procrastination pour ne pas réussir. Voilà, on pouvait pas mieux résumer la situation. Je suis la fille qui veut faire plein de choses mais repousse toujours au lendemain pour d’obscures raisons qui tiennent au choix de la flemme ou de la peur ou des deux. Ma vie est loin d’être un échec, entendons-nous bien, mais il y a ces rêves que je repousse pour « quand j’aurai le temps ». Vous voyez très bien de quoi je parle, vous qui me lisez depuis longtemps, n’est-ce pas ?

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Des fois, j’ai de petites ambitions. Genre créer de nouveaux blogs qui seraient plus axés sur une rémunération, même minime, histoire de (je ne parviens pas à me résoudre à mettre de la pub sur les vingtenaires), lancer une petite marque de bijoux et accessoires faits main juste pour le côté je l’ai fait et choper 30 € de plus par mois (la richesse). Je veux aussi me lancer dans la vidéo, apprendre la musique, une nouvelle langue, tout ça, tout ça. Mais non, je ne fais rien parce que tu comprends, « j’ai trop de travail, j’ai pas le temps ». Notez qu’il est vrai que je suis bien (trop) débordée et que le soir, je suis bien meilleure à résoudre quelques escape rooms (ma nouvelle addiction) en matant une énième fois des épisodes de Salut les geeks, le fossoyeur de films ou le joueur du grenier qu’à écrire trois phrases correctes. Puis la naturopathe, elle a dit que j’avais droit à la paresse alors hein… Et c’est vrai. Mais faut assumer alors.

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Et j’avoue que c’est là que le bât blesse un peu. J’ai pas envie d’être juste une fille de bureau. Mon travail n’a certes rien de routinier, je dois régulièrement me pencher sur de nouvelles marques, de nouveaux univers, comprendre ce que veulent des gens qui sont différents de moi, d’une marque qui ne me parle pas. Je suis l’écolo bobo qui anime la page de voitures plutôt polluantes, je suis la rêveuse qui raconte des histoire autour de pays où elle n’est jamais allée pour des compagnies aériennes, je suis l’experte de la bancassurances qui finit à découvert tous les mois, je suis la fille qui écrit des tweets sur un film qu’elle n’a pas vu… Ca occupe. Mais est-ce que ça suffit à m’épanouir ? Non car ce métier me permet de toucher des tas de choses du bout des doigts mais jamais de soulever le voile. Entre parler d’une voiture et la piloter, il y a un gouffre. Entre habiller la photo d’un sublime paysage d’un texte évocateur et voir ce paysage de mes yeux, il y a un abysse. J’ai envie d’expérience, j’ai envie d’aventure, je dois essayer.

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais parce que ça me terrorise à mort

Alors maintenant, le dire, c’est bien, le faire, c’est mieux. Parce que ces gens là, croisés irl ou virtuellement dans une autre vie, ils ont pris leur destin en main, ils ont essayé. Si je prends le cas de Natoo dont j’ai déjà parlé, ses petites vidéos lui ont apporté beaucoup : une carrière, des projets (un livre, une BD) et même un mec.  Moi, j’ai déjà le mec mais sur le reste, y a du boulot.

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses...

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses…

Quotidien vs la recherche d’un extraordinaire, la bataille est lancée.

* J’ai plus la télé depuis presque un an. Pas par choix, non, juste par flemme d’appeler SFR pour réclamer une nouvelle télécommande. Ca vous situe mon envie de récupérer une télé

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La drague façon rue : la meilleure façon de pas choper sur les sites de rencontre

Avant d’aborder le point de la planification du premier rencard, je souhaiterais revenir sur un point : ce qu’on met dans les mails. Comme je l’ai dit, beaucoup de messages sont envoyés et peu reçoivent de réponse. Mais avant de nous bassiner avec l’éternel « toutes des connasses », ne seriez-vous pas légèrement en faute, messieurs ?

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Pour ceux qui sont un peu connectés à Twitter, vous voyez souvent passer des messages sur la drague dans la rue voire le harcèlement de rue. Tel n’est pas mon sujet même s’il est intéressant (mais d’autres le traitent mieux que moi, click on the link). Parmi ces messages, certains caricaturent ce petit jeu ridicule comme ce message, posté par Dieu seul sait qui : « Waaaah, tu siffles trop bien, voici mon 06″ – Personne, jamais ». Difficile, les femmes ? Bah oui, pardon d’aimer les hommes légèrement civilisés capables de tenter une interaction avec moi en utilisant un sujet, un verbe et un complément. Et je parle pas de vos putain de phrases à la con du genre que mon père a volé toutes les étoiles du ciel et compagnie. Un homme a-t-il réellement pensé un jour pouvoir choper de façon aussi basique ou sort-il surtout ça aux filles pour se faire mousser auprès de ses copains postés quelques mètres plus loin ? Non mais je demande, ça m’intéresse…

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Sur les sites de rencontre, on observe peu ou prou le même phénomène. Alors que certains se fendent d’un joli mail, certes en copier/coller pour certains, d’autres se disent qu’écrire, c’est chiant. Si pour certains, « slt », « bjr », « hi »… comptent pour un mail (alors que si j’avais voulu chatter, je serais allée sur le chat, ASTUCE !), d’autres singent carrément les comportements de drague dans la rue, ceux que l’on répète à longueur de temps qu’ils nous horripilent. Sans mentir, j’ai eu droit à des « hey, t’es vraiment mignonne, toi ! » ou des « hey, sexy ». Hey sexy. Hey-sexy. A quel moment dans ta tête tu t’es dit que j’allais répondre alors que si t’es pas totalement teubé, tu sais que des mails, j’en reçois par pelletée et que, oui, c’est un filtre. Même si t’es le sosie de Gael Garcia Bernal avec l’accent incluido, je te jure que non, ça marche pas. On me fait signe en coulisse que je peux pas entendre l’accent des gens par mail mais on s’en fout, y a pas non plus de sosie de Gael Garcia Bernal ni sur les sites de rencontre ni même dans ma vie et ça me fait déjà assez mal comme ça, arrête de retourner le couteau dans la plaie, merde*

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Reprenons ma super comparaison recherche d’emploi vs recherche d’amour parce qu’on va pas se mentir, elle est super. Est-ce que si un poste vous intéresse vraiment, vous allez envoyer un simple mail genre « hey, lucratif ! » ou « hey, je te trouve très rémunérateur » ou « salut, les missions que tu proposes me mettent les étoiles dans les yeux que mon père aurait volées dans le ciel » ? Bon, ce serait peut-être une technique à tenter mais pas sur le poste de vos rêves, je vous promets.

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Moralité : non seulement j’ai rien à répondre à tes « hey sexy » mais même si tu avais la tronche d’un Jon Kortajarena ou d’un Henry Cavill, ça ne fonctionnerait pas. Parce qu’au fond, je sens bien que t’en as rien à foutre et que t’as parlé à celle qui était connectée en même temps que toi. Et c’est pas non plus la peine de m’agresser en m’envoyant un « tu serais pas un peu trop difficile, toi ? », c’est le genre de mail qui me donne envie d’envoyer une réponse pas sympa (oui, j’ai reçu ça récemment d’un parfait inconnu qui n’a pas daigné me dire bonjour, faut pas déconner non plus).

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Bref, la semaine prochaine, on a une réponse à un mail car on a suivi les conseils de tata Nina.

* Si jamais t’as un freelance pour moi, je cherche des sous pour me payer quelques séances de psy…

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Jeune, tu es une manne pour les employeurs

 


Sauf qu’ils n’auront pas tous l’honnêteté de te payer à ta juste valeur. Pour ceux qui ne sont pas au courant, ô joie, le journal 20 ans ressort. Bon, je ne le lisais pas à  l’époque mais tiens, pourquoi pas. Je n’ai même pas eu le temps de l’acheter que je veux déjà ne plus rien savoir de ce torchon. Je ne parle pas des papiers (après tout, de prime abord, ils valent ceux des autres féminins) mais des révélations pas jolies jolies qui ont été faites sur la rémunération des « journalistes ». Entre guillemets parce qu’à ce niveau là, j’appellerais plutôt ça de pauvres victimes.

 


Il était une fois un groupe presse qui se dit « tiens, si on ressuscitait un magazine féminin connu pour se faire plein de blé ? » « Ouaiiiiiiiiiiiiis ! ». Alors prenons un magazine féminin mort style 20 ans qui bénéficie d’une bonne image nostalgique chez ses anciennes lectrices. Maintenant, prenons de très jeunes filles genre blogueuses ou étudiantes en école de journalisme ou comm et faisons leur une proposition d’enfer : « Alors, tu vois, tu vas travailler avec nous, ça va être trop top pour ta carrière, ça va faire super joli sur ton CV ! La paie ? 20 euros les deux pages, 10 euros l’une, 5 euros la demi page ». En gros, on t’encule à sec avec verre pilé sans lubrifiant et t’es mignonne, tu souris, merci.  Des tarifs scandaleux, une équipe inexpérimentée : la rédac chef avait 19 ans, stagiaire et s’est d’ailleurs fait remercier avant la sortie du 1er numéro. Et curieusement, le gentil directeur (Frédéric Truskolaski) rechignent à leur donner leur argent de poche. Oui, moi, j’appelle pas ça un salaire mais de l’argent de poche.




J’ai déjà parlé de ce patron de presse qui m’avait tenu sensiblement le même discours dans le temps. Pourtant, je n’ai rien contre la pige bénévole puisque j’en ai déjà fait (et que ça m’arrive encore), je pense même que c’est un bon tremplin. Mes deux ans de pige bénévole en tant que chef de rubrique sur un webzine étudiant m’a drôlement aidé à trouver du boulot. Il y a aussi l’aventure Sensuelles montée de toute pièce par une équipe motivée et bénévole. Mais là où il y a une énorme différence, c’est qu’en l’espèce, rien qu’une page de pub dans le magazine permettra de payer nos pauvres journalistes et le reste, direct dans la poche du patron. C’est ce qu’on appelle de l’exploitation, non ? Si.




Oui mais il reste quand même le volet expérience vont souligner les esprits grognons ou ceux qui ne savent pas ce qu’est la précarité et la course à la moindre pige. Non mais c’est vrai, elles font chier ses petites connes à chouiner alors qu’elles ont écrit sur 20 ans et ça va faire trop bien sur le CV. Et bah tiens ! 20 minutes ayant révélé ce qu’il se passait en coulisses, bonjour la crédibilité. Même si pour ma part, j’admire Claire Crepon, la jeune de 19 ans qui a réussi le lancement du mag en 1 mois et demi, sachant que tout se faisait par MSN vu qu’il n’y avait pas de locaux. Claire si tu me lis, je te paie un verre quand tu veux, ça me ferait plaisir de te rencontrer, ceci sans ironie. Le challenge qu’elle a relevé est juste énorme. Sauf que voilà, 20 ans, ça sent un peu mauvais suite à ce mini scandale. Travailler par MSN, c’est bon pour les magazines amateurs, pas pour les titres de presse avec plein de gros sous investis dessus.



Et voilà dans quel monde on vit. Entre les stagiaires et les piges payées avec les billets qui traînent dans la tirelire, on est loin de se sortir du trou. Tout ça m’écoeure et me donne envie de hurler. Parce que j’ai vécu ce genre d’expérience, parce que j’ai parfois été trop conne d’accepter parce que j’espérais que ça  m’ouvrirait des portes et que je m’en suis prises sur le bout du nez.  Que je vois nombre de webzines ne pouvant payer les gens qui écrivent dedans et qui s’excusent platement de ne pouvoir le faire (genre le très bon Save my brain ou Madmoizelle) et qu’à côté de ça, des mecs peu scrupuleux se font construire une jolie maison en exploitant nos espoirs en une belle carrière,  notre envie de bosser coûte que coûte, même si le salaire n’est pas là…



Et après, on nous dit que les jeunes ne sont pas travailleurs. Et bien…

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Bonjour, votre profil nous intéresse




La vie est un chaud-froid permanent, je l’ai déjà dit. Alors que je suis très fragilisée par le décès de ma grand-mère, le côté boulot qui m’avait fait approcher des limites de la dépression se redresse. Et même plus que ce que je n’en attendais. Alors que j’étais résolue à m’accrocher un peu plus, je suis appelée sur mon portable : « Bonjour, Fabienne Lesage du cabinet de recrutement Startofer. Votre profil nous intéresse, nous aimerions vous rencontrer, c’est possible ?». Oh waaaaah. On me courtise professionnellement pile au moment où je lâchais du lest. Quand je dis que boulot et amour, même combat.


Rendez vous est pris début janvier, juste après ma grippe qui m’a mise KO. Techniquement, il n’y a pas de poste à proposer mais je rentre dans leur base de données et la fille qui suit mon dossier veut me rencontrer pour pouvoir me mettre le plus rapidement en contact avec une entreprise si elle est intéressée par mon profil. En gros, c’est un entretien un peu pour de faux mais ça ne fait jamais de mal. Je raconte donc toujours l’histoire de ma vie, zappant le côté études (mon diplôme a presque 4 ans, qui s’en préoccupe encore ?) pour en arriver direct à mon arrivée de Paris. De toute façon, c’est un énorme virage dans ma vie.


Bref, je raconte mon parcours, mes fonctions, ce que j’ai appris, pourquoi j’ai envie de bouger (en minimisant bien sûr le côté vexatoire). Envie d’évoluer, perspectives bouchées chez TGGP, envie de plus de responsabilités, blablabla. Le salaire que je demande ? Je veux ça au minimum du minimum. Yes, la fourchette que je donne est validée. Ca peut servir pour les prochaines étapes et ça me prouve que j’ai pas eu tort lors du précédent entretien.

Et là, la question à laquelle je ne m’attendais pas : « idéalement, vous avez une idée de boîte chez qui vous aimeriez bosser ? ». Heu ? Comment dire ? Non ? Je réfléchis un instant, un peu prise au dépourvu. Je n’avais jamais envisagé cette question et pour cause : j’ai tellement galéré pendant un an et demi que l’idée même de « choisir » une entreprise ne fait plus partie de mon mode de pensées. « Heu…Heu… Canal plus… ? ».

En repartant, l’idée de bosser pour Canal Plus ne me paraît pas si mal, surtout au vu des rémunérations qu’ils proposent. Un voisin de ma ville natale est passé de l’Equipe TV à Canal, il a quasi doublé son salaire. Paf. Même si leurs bureaux sont à Issy-les-Moulineaux soit pas du tout à l’endroit qui m’irait vu qu’en plus, j’ai emménagé pas loin des futurs locaux de  TGGP mais bon, ma vie est tellement taquine que ça ne m’étonnerait pas que j’y travaille un jour. Même si, après recherche, Canal + n’a aucune communauté donc s’ils ne souhaitent pas la développer, je peux oublier leur existence.

Enfin, la fille m’a expliqué qu’ils allaient proposer mon profils aux entreprises qui cherchent mais aussi aux autres, « au cas où ». En gros, j’ai désormais quelqu’un qui cherche du boulot pour moi. Ca tombe bien. Surtout qu’avec un gros voyage familial programmé en mai, plus rien ne presse de mon côté.

Mais ce n’est pas parce que des gens trouvent mon profil intéressant ailleurs que chez TMF, ça s’arrange…

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Parce que la vie, c’est pas du foie gras

(© Anaïs)
 

La vie est vraiment quelque chose d’étrange : il peut se passer des journées entières sans événement notable et tout à coup, tout s’emballe, pour le meilleur et/ou pour le pire. Hier, j’ai vécu ce genre de journée un peu surréaliste.

Tout commence à 10h30, heure tardive… Sauf que je me suis couchée à 6h après avoir passé la nuit à parler avec un trop beau gosse… Bon et LilVirgo, aussi, c’était juste pour vous faire jaser trente secondes. Donc ce matin, je me lève, la tête dans le pâté, comme vous pouvez vous en douter. J’avale un café,je m’habille, hop, un déjeuner dans le sud de Paris, hop, un autre rendez-vous aux Champs. Sur la ligne 6, ça pue le cramé dans le métro, il me semble même qu’il y a un peu de fumée, ça pique un tout petit peu la gorge mais bon, je suis arrivée à bon port, j’ai pas su ce que c’était mais j’étais pas la seule à l’avoir remarqué. Ca me rassure, ça veut dire que je suis pas folle.

 

Ce rendez-vous s’est super bien passé et j’ai décroché une pige mais j’en parlerai plus tard au besoin. Donc, forcément, je rentre chez moi toute guillerette, je raconte l’histoire à tous mes contacts MSN ou à peu près, j’appelle ma maman… Bref, je décide que cette bonne nouvelle marque le début d’une bonne période. Bon, c’est pas un plein temps mais bon, c’est rémunéré et c’est un bon truc. Et puis mince, faut savoir ne pas bouder son plaisir, aussi.

 

Mais bon, voilà, c’est typique : dès que je me réjouis trop vite, pif paf, je me prends un truc dans la gueule. Donc, en début de soirée, j’apprends qu’un copain a eu un grave accident de voiture. En fait, ça date d’une quinzaine de jours mais je le savais pas. Je m’en doutais mais je savais pas. Il a fait du coma, il a subi des opération et je le savais pas. Ca m’a filé un coup de l’imaginer dans cet état, surtout lui qui était du genre super vif…

 

La veille, avec bogosse et LilVirgo, on en parlait, justement. On parlait d’amitié virtuelle et bogosse nous demandait ce qu’il se passerait si l’une de nous avait un accident, l’autre serait-elle au courant ? Bonne question, je n’en sais rien. Mes parents connaissent de nom pas mal de mes copines parisiennes mais juste le nom. Je trouve que ce genre de réflexion vous remet à votre place. Si je disparaissais, qui le saurait de suite ? Si un de mes amis avait un accident, serais-je prévenue rapidement ou l’apprendrais-je par personnes interposées ? Le saurais-je même un jour ? Après tout, des gens ont disparu de ma vie sans explication et s’ils étaient décédés ? Je me suis sincèrement posé la question pour Yohann mon ancien meilleur ami mais je pense que sa mère m’aurait informée, quand même…  Quoi qu’il en soit, ça pose un peu la question des cercles de connaissance. Qui sont nos amis proches, qui sont nos amis un peu moins proches, nos copains, nos potes, nos connaissances, parfois lointaines. Qui saura, qui ne saura pas ? Qui remarquera mon absence, qui s’en foutra ? Qui m’oubliera sans avoir remarqué que je n’ai jamais rappelé… et pour cause.

 

Bref, ça me remue quand même. Il s’en est tiré vivant et c’est déjà énorme, je vais lui acheter quelques trucs et lui expédier car je pense pas qu’on puisse encore le voir pour le moment. Histoire qu’il sache que je le soutiens à ma manière. Mais quoi qu’il en soit, cette histoire me rappelle une nouvelle fois que notre vie peut changer du jour au lendemain. Ca fait flipper.  

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Changement de cycle

 Reste donc lecteur, je ne compte pas de parler de machine à laver, même si je pourrais faire un article sur la mienne tellement chaque lavage se transforme en épopée fantastique. Par exemple, la dernière fois, ma machine a voulu me livrer sa propre version du déluge. Principales victimes : mes pauvres pantoufles déjà pas très en forme. Mais passons mes histoires de machine, tout le monde s’en fout, même Gauthier qui a vécu l’aventure en direct.


 Je le sentais, ce foutu vent qui se décidait enfin à tourner ! Le déclic a eu lieu lors de mon dernier voyage chez mes parents, fin mars. D’abord l’espoir. Après un trajet un peu pénible avec des histoires de vomi et de place réduite dans le train (pourquoi je paye 5 euros pour avoir le droit de faire voyager mon chat alors que je n’ai pas le droit à plus de place ?), je retrouve enfin ma maison, je papote avec ma maman (aussi bavardes l’une que l’autre, imaginez) et je vais faire un tour sur le net pour voir un peu ce qu’il s’est passé sur le blog pendant mon absence et vérifier qu’aucun amoureux transi ne m’a envoyé de mails. A défaut d’une demande en mariage de Brad, je trouve un mail curieux me proposant un stage. Bon, je sais que ça va capoter, je peux pas avoir de conventions mais je vais quand même donner suite, on ne sait jamais. Et là, tout s’enchaîne.
 
Vie pro

J’ai déjà raconté l’histoire de cet entretien surprise. Au départ, je dois réaliser un stage non conventionné de 2 mois, payé 25% du SMIC. Bon, la rémunération est minable mais je ne peux prétendre à mieux sans convention et, de toute façon, pour une fois qu’on me rémunère pour un stage… Je repars de l’entretien surexcitée, emballée par le projet et par Pierre Cécil, le DRH choupinou qui ressemble à David Duchovny. Ils me prennent, c’est sûr. Le lendemain, coup de fil, choupinou et sa voix sexy : « Oui, alors comme on peut pas faire un stage non conventionné de 2 mois, je te propose un CDD de 3 semaines, parce qu’on peut pas plus, niveau salaire. » Forcément, je m’empresse d’accepter. Forcément, je préviens ma sœur et Zoé sur MSN, forcément, j’appelle ma mère (qui, comme d’hab, n’a pas compris qu’un portable, ça marche mieux quand c’est allumé). Je suis carrément euphorique. Non parce qu’un stage, on ne sait jamais trop ce qu’il y a derrière, je peux avoir été stagiaire « je fais le même boulot qu’un journaliste » ou une stagiaire « je suis la pro de la photocopie ». Alors que là, c’est un CDD. Pour la première fois de ma vie, me voici pleinement journaliste, avec les responsabilités qui vont avec. Et ça, c’est la classe !

Après une première semaine, je suis comme un poisson dans l’eau. Pierre-Cécil me présente des tas de gens tous les jours que je ne retiens pas mais je leur adresse un grand sourire : « Salut ! Tu vas bien ?

– Oui, oui. »

Bon, ça va, le fait que je n’utilise pas son prénom ne l’a pas traumatisée. En plus, en RH, y a que des bonnes femmes, sauf choupinou donc c’est pas facile de les différencier. Puis je m’en fous, c’est pas avec elles que je bosse. Quoi qu’il en soit, après une première semaine, ce que j’ai rendu les satisfait donc je continue sur ma lancée. Cette semaine, je dois finir le rédactionnel pour la dernière semaine ne faire que de la mise en place et seconder Pierre-Cecil s’il a besoin de moi. Enfin, tout ça s’annonce bien.

La vie perso

Là aussi, piou piou les petits oiseaux. Déjà, côté familial, les bonnes nouvelles pleuvent. En ce moment, je m’entends à la perfection avec tout le monde, tant mes parents que ma sœur. De plus, le copain de ma sœur a été admis aux Pompiers de Paris ce qui semble être plutôt une exploit car le concours est difficile mais je me faisais pas vraiment de soucis pour lui pour être honnête. D’abord, les cartes m’avaient dit qu’il allait réussir. Ensuite, ça fait 5 ou 6 ans qu’il est pompier volontaire donc il sait quand même de quoi il s’agit. Donc voilà, il va bientôt entamer sa formation.

Côté « ma maman est une farceuse », il y a un mois, elle m’appelle et mauvaise nouvelle :

« mes analyses sanguines sont mauvaises, j’ai peut-être un lupus.

– Heu… Je sais pas ce que c’est.

C’est une maladie dégénérative. Bon, c’est pas rapide, ça se dégrade sur 50 ans mais bon… »

Oups, en effet, ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle. Bon, on fait le tour des médecins car les analyses sont curieuses : disons que tous les tests sont négatifs sauf son taux d’agents antinucléaires. Donc son médecin lui fait arrêter les bétabloquants qu’elle prenait pour son hypertension « pour voir ». Samedi, elle m’appelle : « Bon, j’ai tous mes résultats, tout va bien et en plus, ton père va me payer une nouvelle voiture ! ». Les deux parties de cette même phrase n’ont aucun rapport l’une avec l’autre mais elle était euphorique comme une gamine à qui on offre la maison Playmobil. Du coup, sa voiture actuelle échoit à Anthony et Alice mais elle me rassure : « tu sais, si tu as besoin d’une voiture, un jour, on t’en achètera une, hein, te sens pas lésée ! ». Je ne me sens pas du tout lésée et je vois pas ce que je ferais d’une voiture ! Actuellement, j’ai 15 mn de bus pour aller bosser, je peux lire Courrier International durant le voyage, j’ai pas à m’emmerder à garer mon véhicule où que ce soit… Qu’est-ce que je ferais d’une voiture ? De toute façon, j’ambitionne de devenir une vraie citadine à la Carrie Bradshaw, moi, c’est-à-dire, prendre le taxi en toute circonstance. D’ailleurs Carrie Bradshaw a-t-elle le permis ? Rien n’est moins sûr.

Vous me direz, ne reste que l’amour pour que le tableau soit complet. Et bien, il l’est complet, le tableau, une histoire qui se dessine à une vitesse peu croyable mais ce n’est pas encore le moment d’en parler, je le garde pour moi. Disons que l’histoire est merveilleusement résumée par cette chanson d’Etyl, « Moi, je » (oui, c’est ma came musicale, en ce moment) :

 
Moi qui suis pourtant restée seule,
Pour n’en vouloir qu’à moi-même
Quand ça va pas
Fatiguée de reprocher
Les mêmes manques, les mêmes
Erreurs, les même faux pas
 
Refrain : Moi qui me protège, qui court qui vole
Je me vois aujourd’hui
Sûre de vouloir être là
Oh j’ai tant cru en de belles paroles
Que tes silences timides
Me rassurent tout bas
 
Moi qui suis pourtant malhabile,
Encombrante, jamais docile
Me voilà
Avec toi, devenue plume
Une fois la nuit tombée devenue lune
Devenue chat
 
(refrain)
 

J’ai retrouvé le sourire, il ne me quitte plus. Et c’est le pied ! Vu toutes les loses qui se sont accumulées les 6 derniers mois, pour compenser, je ne peux avoir que le bonheur.

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Mon anniversaire avant l’’heure

La vie est une chose curieuse. En fait, cette semaine est proprement hallucinante, avec de très bons et de très mauvais moments mais en ce jeudi soir où je rédige cet article je suis heureuse, tout simplement. Bon, comme vous m’adorez et que vous aimez lire ma vie, je vous la raconte (oui, je suis mégalo).

 Noel 2012 217

Ce week-end fut plutôt sympa, j’ai eu plein de cadeaux d’anniversaire en avance. Oui, ma maman ayant eu son anniversaire dans la semaine (oui, dans ma famille, on marche par deux pour les anniversaires, c’est plus marrant), Alice et moi sommes descendues ce week-end pour fêter tout ça. Première très bonne nouvelle de la semaine mardi. J’étais chez mes parents, dans le bureau, ma mère dans le salon en bas. Comme la porte était ouverte, j’entendais ma mère au téléphone en bas (j’entendais, j’écoutais pas !) à discuter avec ma sœur. Elle raccroche. Cinq minutes après, le téléphone sonne et ça donne :

« Allo ? Non, c’est pas vrai ! C’EST PAS VRAI !!! Mais c’est sûr au moins ? »

Comme elle est passée en mode hystérique heureuse, je bondis hors de ma tanière pour aller aux nouvelles mais je sais très bien ce que c’est, j’ai compris. Hé oui, lecteur, Anthony, le copain de ma sœur, a été reçu au concours des pompiers de Paris. Qui va se retrouver belle sœur d’un pompier de Paris et va pouvoir draguer les collègues de celui-ci. Moi ! Voilà, vous pouvez me détester, surtout toi, moumour. Plus sérieusement, je suis ravie pour lui, c’est un concours très difficile à avoir mais, curieusement, je me faisais pas de soucis pour lui. D’abord mes cartes l’avaient dit qu’il l’aurait mais surtout, Anthony, c’est la force tranquille, le mec qui fait ce qu’il a à faire. Il se disait prêt pour son concours, je savais que c’était vrai. En fait, pour l’anecdote, il avait compris que le concours se terminait mercredi soir donc quand ma sœur l’a retrouvé à la maison un jour plus tôt, elle était au bord de la crise cardiaque persuadé qu’il avait été recalé, mais non ! Il a même fait 13 tractions au lieu des 10 réglementaires, trop fort !

Suite à cette bonne nouvelle, ma mère décide de ne pas du tout me foutre la pression : « ah ben entre ta sœur qui a eu une prime, ta cousine et Anthony qui trouvent du boulot, manque plus que toi ! ». Merci maman ! Et pourtant, une piste se dessinait : vendredi, en arrivant au domicile familial, je me connecte à Internet et je trouve un mail d’une dénommée Frédérique qui me propose un stage. Mais c’est qui ? D’où elle sort ? Pourquoi elle me parle ? Je regarde les références de l’entreprise, je fouille rapidement dans ma boîte mais non, je n’ai jamais postulé chez eux, je savais même pas que leur boîte existait. Bon, comme il est 19h, je rappellerai lundi. Le dit lundi (lire ce bout de phrase à haute voix, j’aime bien), j’appelle donc, la bonne femme voit de suite qui je suis puisqu’elle me précise que l’entreprise est pas loin de chez moi. En effet, elle est dans la ville où vivait Arnaud, que de souvenirs…. C’est aussi là que travaillent Alice et Clara. Ahlala, je sens que les pauses déjeuner vont être vivantes ! On se fixe un rendez-vous le jeudi car même si je rentre le mercredi

en tout début d’après-midi sur Paris, je sens que la SNCF va me jouer des tours. Et j’avais raison. J’avais prévu d’arriver à 13h50, je suis arrivée à 18h20… Merci les cheminots !

Jeudi, donc. Je me lève, je m’habille, me prépare, je sors mon press book qu’il ne faut pas oublier, tout va bien. Je me rends à ma gare et là, le train n’arrive pas. Mais ils ont décidé de me pourrir à la SNCF ou quoi ? Ah non, il arrive, ouf. Oui, c’est pas que je sois stressée mais si quand même. Arrivée sur Paris, je prends le métro et là, il n’arrive pas… Mais c’est pas possible ! Je vois mon quart d’heure d’avance fondre comme la graisse lors d’une liposuccion. Mais bon, mon métro arrive enfin. Sortie de la station, je ne peux pas me perdre : le bâtiment qui abrite l’entreprise est ENORME. Je rentre, me présente à l’accueil où trois potiches me donnent un badge à mon nom. Ohlala, la classe. Je m’installe dans un fauteuil en cuir un peu trop grand à mon goût. Je regarde les locaux, me marre en douce quand je vois qu’une des potiches se regarde dans le plafond en miroir mais le Seigneur me rend de suite cette mesquinerie. Une femme arrive et dit bonjour, je me lève et dit « bonjour » en tendant la main… Sauf qu’elle venait chercher un gars qui était là, pas moi… Je me sens soudain très conne. Bon, deux minutes après, une fille blonde arrive pour moi, cette fois, c’est Anaïs, la collaboratrice de Frédérique. J’avoue que j’adore ce prénom mais les personnes qui le portent en général, on ne s’entend guère. Mais elle, elle me plaît bien. Elle m’explique que deux ascenseurs sur les trois sont en panne, c’est pourquoi on attend longtemps un de ses foutus engins. Comme la porte peine à s’ouvrir, elle commence à paniquer : « oh non, j’aime pas ça, j’espère que ça va pas tomber en panne. » On arrive au 4e et elle me propose une boisson. Je me dis : « bon, la dénommée Frédérique peut pas me prendre de suite donc prenons un café ». Donc elle me donne un café mais pas de chance, elle m’amène directement vers le bureau de Frédérique oups ! Là, devant le bureau, deux personnes : la dénommée Frédérique, donc et un mec trop choupinou : Pierre-Cecil, le DRH qui doit avoir une trentaine d’années à tout casser. Bon, ce stage, je le veux, c’est définitif.
 

L’entretien se passe idéalement, Frédérique et Pierre-Cécil sont très agréable et je suis très à l’aise, ils me présentent le projet un peu puis ils me disent : « bon,
avant d’aller plus loin, on veut savoir si on peut vous prendre ou pas. » Je leur parle de mon soucis de convention et Pierre-Cecil grimace. Non, choupinou, ne me brise pas le cœur, pas déjà, pas si vite. En fait, il m’explique que le problème porte sur la rémunération : sans convention, ils ne peuvent me payer que 25% du SMIC et 100% de la carte orange. Bon alors entre un 
chômage et un stage un peu rémunéré, je n’hésite pas une seule seconde, c’est oui. Donc on discute du projet, les idées fusent, je suis proprement emballée. Résultat : je commence

lundi ! Et là, je me dis que la vie est dingue : y a une semaine, je n’avais rien de rien et là, lundi, je commence un stage de deux mois. En plus, Pierre-Cecil choupinou va essayer de voir s’il peut pas trouver un système de prime ou quelque chose pour augmenter un peu ma rémunération. Oh, il est merveilleux lui, même s’il a trop serré le col de sa chemise et même s’il a un gamin, ce qui semble indiquer son non-célibat (même s’il a pas d’alliance, na !).

 

Résultat des courses : me voilà stagiaire pour deux mois. Une expérience inédite puisque je n’ai jamais fait de journalisme d’entreprise. Ma mission : préparer la
prochaine newsletter du groupe. En effet, une partie du personnel doit déménager dans une autre ville donc je devrai faire découvrir cette ville à travers la newsletter et le site Internet qui va 
avec. Je vais écrire pour un public de 500 à 700 personnes. En plus, pendant deux mois, je vais pouvoir me lever tous les matins avec une bonne raison de le faire, gagner quelques sous et comme
je vais partager pendant deux mois le bureau de Pierre-Cécil, je vais pouvoir bénéficier des conseils d’un DRH : que du bonheur pour la suite. En plus, c’est excellent pour mon ego de voir 
qu’une entreprise (et même deux, d’ailleurs) a vu mon CV et a été intéressée par mon cas alors que je n’avais même pas postulé chez eux.

Décidément, mes 26 ans commencent bien… Qu’est-ce que ça va être quand je les aurai vraiment!
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Et si je faisais quelque chose de ma vie

Jeudi, 3h ou 4h du matin, je sais plus. Allongée à côté de Jean (mon amant dont j’ai pas encore parlé, cherchez pas l’article qui lui correspond, il viendra), nous discutons de nos vies respectives, j’essaie tant bien que mal (et plutôt mal, j’ai eu l’impression) de lui remonter le moral. A un moment, il me demande si je vais bien et je lui réponds :
« Ben oui, j’ai pas de raison de déprimer.
Je pourrais t’en trouver plein.
Non, ça ira. »
Je m’accroche à la certitude que tout va bien mais je suis autant à l’abri de la déprime que d’une tempête sur un radeau (j’espère que vous avez compris cette phrase obscure).
 
Techniquement, ma vie est au point mort : pas de raison d’être heureuse ni malheureuse. Rien ne vient illuminer ma journée à tel point que j’ai la banane pendant une semaine. Rien ne vient ternir mon humeur égale. De toute façon, au point où j’en suis, seul un décès m’affecterait profondément et j’espère très fort que ça n’arrivera pas. Même ma lose actuelle ne nuit que modérément à mon moral. Cependant, il est temps de réagir et de trouver des raisons de me réjouir.
 
Trouvons du travail !
En ce moment, je m’emmerde donc je lis. Saine activité. Donc après avoir dévoré Harry Potter, j’ai entamé et terminé le drôlissime « Blog de Max », l’histoire d’un mec qui raconte son boulot et son talent certain à brasser de l’air. A peine terminé, je me jette sur « Le diable s’habille en Prada », actuellement en cours de lecture et férocement hilarant. Dans le premier comme dans le second, les auteurs croquent avec cynisme et méchanceté subtile leur environnement de travail… Et curieusement, moi, ça me donne envie de bosser.
 
Objectivement, j’en ai marre de rien faire chez moi et je préfère que l’argent qui tombe sur mon compte soit versé par Cosmo que par ASSEDIC. Juste une question de fierté, j’ai pas envie d’être un poids pour la société (ni pour mes parents qui paient des impôts dont une partie-infime- revient à leur fi-fille). Et puis j’ai une vie passionnante en ce moment : lever 14 heures, un petit tour dans une pièce intime de ma maison, allumage de l’ordi et de la télé et ABRUTISSAGE. J’écris pour mon blog, je visite et commente ceux des autres. Parfois, je me dis que ce serait bien que je mange donc je le fais. D’autre fois, je me dis que ce serait bien d’arrêter de manger si je veux un jour pouvoir à nouveau quitter mon canapé. Bref, je ne fais pas grand-chose de constructif si ce n’est bosser sur ce blog pour votre plus grand bonheur.
 
Ceci étant, je viens d’intégrer, grâce au blog, justement, la rédaction de ce site, mes premiers articles bientôt. Hé oui, j’ai reçu ce mail, un jour : « votre blog est sympa, je dirige un site pour les demoiselles de 15 à 30 ans, ça vous intéresse une collaboration ? » Un peu, mon neveu ! Certes, c’est du bénévolat mais ça rajoute une corde à mon arc : du journalisme féminin, j’ai jamais fait. Ceci étant, j’aimerais aussi bosser dans un journal qui rémunère, ce serait bien. Ne serait-ce que pour me lever à 7h30, prendre les transports en commun tous les jours et rentabiliser ma carte orange (sur laquelle j’ai enfin mis une photo), faire semblant de bosser toute la journée en écrivant mon blog, en lisant ceux des autres, en buvant du café en faisant la revue des derniers ragots de la boîte. Bosser, quoi…Et puis gagner des sous pour me payer plein de choses (des fringues, un abonnement en salle de sport, les SIMS2…)
 
Tombons amoureuse !
Non, en fait, ça, j’en ai pas envie. Mais trouver une nouvelle cible à séduire, ça me plairait bien.
 
Actuellement, ma vie amou…heu…senti…heu… sexuelle est plutôt sympathique, j’ai rencontré en octobre deux garçons que j’apprécie énormément, Guillaume et Jean, donc. Ce sont un peu plus que de simples plans brouette puisqu’on passe autant (voire plus, beaucoup plus) de temps à discuter qu’à brouetter. Je qualifierais plus facilement ses relations « d’amitié ambiguë », surtout avec Guillaume, et  j’avoue que ça me plaît bien, ça m’apporte beaucoup sur le plan humain. Vais-je tomber amoureuse ? Ce n’est pas à l’ordre du jour, ni pour eux, ni pour moi, de toute façon.
 
Le truc, c’est que ça fait longtemps que je n’ai pas eu à séduire. Depuis Arnaud, mes relations « sentimentales » se limitent à deux anciens plans cul en manque et deux lecteurs de mon blog, charmés par ma personnalité et mon style unique (et certainement ainsi par ma folle modestie). Tous les deux m’ayant charmée pour différentes raisons… je vous laisse deviner la suite. C’est très flatteur pour mon ego mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. « M’attaquer » à des hommes déjà pris dans mes filets, c’est un peu facile. Bon, rien ne me garantissait ce succès, surtout avec Jean mais tout de même.
 
Repérer un homme, essayer de le séduire (et me manger un râteau), voilà qui m’occuperait… Et ça ferait des articles marrants pour toi, lecteur. Mais où rencontrer cette perle rare ? Dans le meilleur endroit pour draguer : au boulot. Je dois donc en trouver un.
 
Faisons du sport !
Bon, je fais du gras, là, ça va pas. Mais je ne fais rien de mes journées à part regarder la télé, papoter sur MSN et me dire que la journée passe vite et que j’ai rien foutu. Donc résolution à mon retour sur Paris : se lever plus tôt et ne plus allumer Internet avant au moins 17h, pareil pour la télé. Ca ira de suite mieux et ça m’encouragera à sortir. Sauf que la meilleure façon de faire du sport est encore d’aller en salle donc de payer un abonnement donc d’avoir des sous donc d’avoir du boulot.
 
Donc, à partir de maintenant, ma priorité, c’est de trouver du boulot puisque manifestement, c’est ce qui fera changer ma vie et me fera passer de l’état de larve dans lequel je suis actuellement à celui de merveilleux papillon épanoui et irrésistible. Je vous tiens au courant de l’évolution de la situation.
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