Faut-il trop planifier ses voyages ?

Dans mes rêves les plus fous, je suis une sorte de Bree Van de Kamp de l’organisation. Quand je dis “fou”, c’est pas pour “incroyable” mais pour “totalement irréaliste, tu es tellement loin d’être ce que tu veux être…”. Du coup, quand je planifie un voyage non organisé, j’achète les billets (ou carrément tout le voyage) et je commence à crier “ouais, je vais bien étudier la destination” parce que je veux vraiment tout planifier mais… je pars toujours à l’arrache.

Le château Himeji au Japon

Je vous spoile un peu mes vacances à Fuerteventura que je partagerai ici d’ici deux ans, au vu de mon rythme de publication mais j’ai découvert après l’atterrissage que l’île n’avait rien à voir avec Madère (ce que je croyais) mais beaucoup plus avec le désert… Moi qui voulais fuir la chaleur. Bon, après, j’avais un peu bûché le sujet… sur Instagram et je n’ai jamais su où était ces putains de bassins naturels que je voyais sur toutes les photos mais au fond, on s’en fout. Bref. Je ne prépare pas beaucoup. Pour le Japon, j’avais le cadre, je savais quel temps on passait dans chaque ville mais après…

Fuerteventura - Los Lobos

Ah bah c’est sur Los Lobos apparemment, on n’avait pas eu le temps d’y aller

Et je crois que s’assurer une certaine souplesse n’est pas si mal. Lors de ce fameux voyage, notre “pire” erreur fut vraiment de ne prévoir qu’une journée au Mont Fuji et ne s’être accordé aucune souplesse sur le sujet.  Parce que le lendemain par exemple, il faisait vraiment très beau. D’où mon “j’aurais su, je fonctionne par base et on sillonne”.

Lac Kawaguchi

Mais c’est surtout qu’à un moment, à trop tout prévoir se passent trois phénomènes :

La fatigue

A force de trop prévoir un programme au cordeau, on oublie juste un élément essentiel : la fatigue et, accessoirement, le droit à la paresse. Prenons un exemple très concret : je regardais dans le train entre chaque destination ce que nous pourrions faire. Premier soir à Osaka, Victor me fait part de son envie de paresser au lit le lendemain, je commence à souffler mais… il n’a pas tort. On marche des kilomètres toute la journée, on ne prend pas tellement le temps de se poser… Du coup, à l’arrivée, je n’ai pas fait le Umeda sky building mais qui branchait moyen Victor de toute façon (une histoire d’escalator transparent et de vertige). Au pire, je ne le ferai jamais, au mieux, je reviendrai. Pas si grave, je ne savais même pas que ce building existait avant de lire son nom dans un guide.

Umeda Sky building Osaka

Photo pas du tout de moi car j’y suis pas du tout allée, même pas au pied

L’impossible improvisation

Une des choses les plus précieuses pour moi en voyage, c’est la perte de timing. Quand on part avec Victor, on peut se faire un petit déj de roi et ne pas manger le midi ou un truc sur le pouce ou au contraire, petit café rapide puis bon déj. Donc on s’arrête quand on a faim. Ou envie de se poser aussi, on a furieusement fréquenté les cafés Tully’s pour déguster lui un café, moi un matcha latte. Bref, un programme trop chargé et trop précis empêche toute improvisation… pour les pauses mais aussi pour le “oh, regarde, par là, ça a l’air joli.” On aime bien se perdre parfois dans les rues, marchant un peu au hasard tout en refaisant le monde, quitte à se retrouver parfois dans un quartier sans le moindre intérêt sous une pluie diluvienne.

Takayama sous la pluie

La déception

Et là, je vais en revenir un peu à Instagram. Je suis abonnée à pas mal de comptes voyage qui me donnent envie d’aller un peu partout dans le monde tant tout à l’air beau, chatoyant, les eaux pures et cristallines et… attention, va y avoir arnaque genre :

Planifier son voyage sur Instagram : risque de déconvenue

Et c’est là que je me dis “ok tu arrêtes de consulter Instagram pour voir ce qu’il y a à voir”. Il faut savoir qu’en tant que jeune femme dotée d’une très solide imagination teintée d’une étrange fascination pour le gigantesque et le futurisme (je ne sais pas trop comment le définir autrement), j’ai souvent des images très ancrées dans mon imagination et… ça ne colle pas toujours avec la réalité. Un exemple : Venise. Avant d’aller dans cette ville, j’en rêvais souvent, une version monumentale avec des bâtiments immenses… idem pour New York et Montréal, d’ailleurs (avec, à l’époque où j’avais peur de l’avion, un “mais comment je suis arrivée ici, j’ai pu faire un vol transatlantique, moi ?”). Pour vous situer, New York, la Statue de la Liberté, d’un vert profond, avait une tête aussi imposante qu’un building. Bon ben en vrai, pas tellement… et je vous parle pas de ce pont gigantesque que l’on prenait qui nous amenait… jamais trop su, je devais me réveiller avant. Finalement, aujourd’hui, je crois qu’il ne me reste que les pyramides dont je rêve, le reste, c’est vu et ça a quitté mes obsessions oniriques. Je digresse, je digresse mais j’ai cet espèce d’envie de gigantesque et je peux potentiellement être déçue entre mes attentes et la réalité. Or en ne me renseignant pas de trop, ça évite que mon imagination débordante tisse un tableau bien trop beau…

Tokyo de nuit

Alors évidemment, ne pas planifier trop tôt nous fait parfois passer à côté de certains monuments ou musées très prisés (le musée Ghibli à Tokyo par exemple… mais après, j’ai pas une adoration sans borne pour le studio, Victor en avait fait son deuil dès le départ, se disant, à raison, qu’on n’aurait jamais de places). Je suppose que le secret des vacances réussies est quelque part entre les deux… Va falloir que je prépare soigneusement mes vacances de folie de l’an prochain en sélectionnant deux ou trois immanquables… et laisser le reste dans un joyeux bordel.

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35

Si je m’en réfère à ma carte d’identité, ça y est, j’ai 35 ans aujourd’hui. Oh waouhou déjà ! Mais hier encore, j’étais cette fraîche jeune fille de 25 ans, débarquant pleine de rêve sur Paris… 35 ans. 30+5 ou pire… 40-5. Tic tac tic tac.
35
Je n’aurais pas cru mais si : j’ai la crise de la trente cinquaine. Je ne pensais pas que ça existait mais figurez-vous que si, du moins pour moi. Alors que je m’étais sentie forte et sereine pour mes 30 ans en mode « hihi, 30 ans, c’est cool, je sais qui je suis lalala », à 35 ans, c’est plus compliqué. Pourtant, ma vie roule encore mieux qu’à mes 30 ans. Le jour de mes 30 ans, je me suis éveillée pour rejoindre un boulot que je haïssais, passant tout mon temps libre à mailer des CV pour me tirer de là au plus vite. A mes côtés, mon petit ami du moment, un garçon aussi charmant que dysfonctionnel qui n’aurait jamais m’offrir plus que la place de maîtresse officielle bien qu’il n’en ai pas réellement conscience (ou ne veuille pas l’admettre). A 35 ans, je fête mes 7 mois dans cette boîte où tous les espoirs me semblent permis, où je cartonne et où je joue enfin le jeu de l’entreprise, espérant aussi gagner la branche que je vise : les études (oui, je sais, avant, j’avais dit stratège digitale, laissez-moi changer d’avis). Mon chéri est bien plus fonctionnel que celui de l’époque, on vit une relation cool, tendre et épanouissante qui nous fait du bien à tous les 2, tout va bien. Côté amitié, j’ai des piliers solides et je le sais, dans ma famille, tout va bien, ma soeur voyant à nouveau son ventre s’arrondir. Mais je vous en reparlerai. Bref, tout va bien. Alors c’est quoi cette crise ? C’est la crise du sens.
sens-vie
Je ne veux plus perdre de temps en conneries, en fait. Ca s’articule autour de plusieurs axes. Le premier est personnel : je veux savoir qui je suis. Enfin pas tant qui je suis (je le sais) mais ce que je peux faire. Je ne finirai pas ma vie dans le marketing, c’est un acquis pour moi. Parce que si je m’éclate à raconter des histoires, à arriver à répondre à la problématique client en mettant les bonnes pièces dans le bon ordre, ça n’aide personne. Je veux dire si demain, on arrêtait tous de faire du marketing, ça ne léserait pas grand monde in fine, ma contribution à la société étant aujourd’hui résumée à payer mes impôts et à consommer. Ca fait une bien belle jambe à ceux qui ont eu moins de chance que moi dans la vie. Ca tourne depuis janvier, j’arrive toujours pas à trouver mon engagement et j’ai envisagé un temps à finir ma vie marketing pour devenir… instit. Pourquoi pas mais en fait, je me rends compte de deux choses : ce qui me motive avant tout, c’est l’idée de passer le concours et ensuite, les enfants, à part mon neveu, je suis pas sûre d’avoir une grande patience avec eux. Je me suis imaginée masseuse Shiatsu aussi pour aider… les riches. A 60 € le massage, c’est pas le smicard qui va profiter de la détente accordée par mes doigts de fée (au moins). Bref, ça mouline, ça mouline.
Labyrinthe-pelouse
Autre point que je trouve encore plus intéressant : ma volonté de décaper mon entourage, façon Monica. Je m’explique : je veux de la sérénité partout. J’en ai marre des parasites de la vie, ces gens pas forcément méchants en soi mais que t’as pas envie de voir car ils sont toujours négatifs ou qu’ils ont une addiction qui fausse leurs rapports aux autres. En gros, ils ne m’apportent rien. Je ne parle pas de gens qui sont à un moment T dans une situation qui les rend triste et déprimés voire dépressifs, je ne rêve pas de vivre au milieu des Bisounours non plus mais il y a cette catégorie de gens, ceux qui sont toujours bourrés/camés/en chasse en soirée et qui finissent par en être ultra lourd. Ceux qui vont passer le moment où vous allez vous voir à se plaindre, plaindre, plaindre sans même se demander 30 secondes si vous, ça va. Des gens toxiques, quoi. Ca, c’est fini. Je veux des gens qui m’apportent quelque chose : à minima un bon moment (sauf cas où la vie a été pute avec eux, bien sûr, je ne dis pas que je tournerai le dos à mes amis le jour où ils auront un pet de travers), mais aussi des connaissances, qui touchent leur bille dans des univers que je connais pas ou mal.
happy friends in summertime
C’est un peu compliqué à expliquer, ça fait limite amitié intéressée mais c’est vrai que j’ai envie de gens « meilleurs » que moi qui me poussent en avant, m’encouragent à lever le point et avancer vers mes objectifs, qui me nourrissent de leurs savoirs et m’invitent à partager avec eux mes compétences, qu’on s’apportent mutuellement des choses. Ca vient finalement avec le fait que je n’ai plus envie de me bourrer la gueule à en vomir aux soirées, que je préfère une soirée cool à siroter du vin en refaisant le monde que des soirées défonce à dire de la merde dont on se souviendra pas parce qu’on n’était plus en état d’enregistrer.
dites-adieu-a-la-gueule-de-bois-grace-a-cette-nouvelle-pilule-miracle-qui-reduit-le-taux-d-alcool-dans-le-sang
Bref, 35 ans, c’est l’âge de l’intelligence et de la sérénité. Deal with it !

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Je suis au fait de l’actu et j’ai un avis sur tout

Etre blogueur, c’est souvent donner son avis. Sur tout et sur n’importe quoi, de façon passionnée et/ou éclairée. Bref, j’ai toujours aimé cette sensation de pouvoir partager mon opinion avec la foule (au moins) de mes lecteurs, d’avoir l’opportunité de mettre en mots mes pensées, essayer de leur donner forme et cohérence. Ce qui n’est pas toujours un succès et ce qui me permet de mesurer parfois ma confusion sur certains sujets. Pratique et moins cher qu’une thérapie.

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Puis vint Twitter, principe de micro-blogging en 140 caractères. Et là, c’est pareil, on montre fièrement qu’on suit l’actu, on commente les séismes, les débats politiques, les révolutions arabes et même les cantonales. Tout ce concentré de citoyenneté pourrait presque m’émouvoir si je n’étais pas persuadée que la moitié de ceux qui commentent abondamment les résultats des cantonales ne sont même pas allés voter (faut vraiment que j’aille à la mairie leur dire que j’ai déménagé au passage). Mais sur Twitter, on aime dire qu’on suit
l’actualité en réécrivant les dépêches AFP, en se précipitant pour faire des (mauvais) jeux de mots sur ce qu’il se passe dans le monde, ressortir les mêmes vannes piqués aux uns et aux autres. Genre le “10/03/2011+11/09/2001=21/12/2012” que j’ai vu passer chez trois personnes différentes sans pour autant qu’il y ait une citation de source commune. Ou le fameux “uninstall des dictateurs” que vous pouvez trouver ici. Là, au moins, il est complet, Twitter s’intéresse peu à la Belgique qui est pourtant en passe de battre le record de la plus longue période sans gouvernement d’un pays. Hé oui mais je suppose que la Belgique, c’est pas hype. Alors que moi, perso, ça me fascine complètement car quand je faisais ma maîtrise sur le Québec, la Belgique était un bon exemple de fédéralisme réussi (avec la Suisse). Ben patatras. Bref. A noter que mettre l’Italie et la Belgique au milieu des dictatures, c’est discutable mais je ne suis pas à l’origine de ce document.

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Ce qui me fascine, c’est ce besoin de se donner l’air intelligent. En 140 caractères, c’est vrai que c’est un bien beau challenge. Pour ma part, je twitte plus pour clasher mes petits camarades sur le sujet vu que 140 caractères pour donner une opinion, je trouve ça bien court. Mais surtout, on sent bien l’ambiance café du commerce et je préfère m’abstenir de participer, une exposition de mes arguments en si peu de place dégénère forcément en incompréhension et raccourcis inutiles. Déjà que sur mon blog, je n’aborde pas certains sujets. Par exemple les révolutions arabes, je trouve ça super intéressant à suivre mais je n’ai pas grand chose à en  dire en soi, manque de recul. Non parce que sur Twitter, ça fait trois semaines qu’ils ont annoncé la chute de Khadafi et comme celui-ci s’accrochait à son trône comme une moule à son rocher, ça a lassé. Le web 2.0 veut bien sponsoriser les révolutions et les déclencher, à ce qu’il se
dit (pardon mais je crois qu’on se la raconte légèrement sur ce point) mais bon, 3 semaines, c’est trop long, on zappe. Surtout que depuis, y a eu un tsunami et c’est trop horrible quoi. D’ailleurs profitons-en pour donner notre avis sur le nucléaire vu qu’on en a forcément une et qu’à l’arrivée, c’est forcément la faute de Sarkozy (point Sarko) mais en 140 caractères, on peut pas expliquer, démerde-toi tout seul pour comprendre. Mais Twitter a un avis sur tout, c’est comme ça.

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J’avoue qu’au fond, ça me fait rire car ça ne fait pas illusion. Qui aurait regardé le débat avec Sarko s’il n’y avait pas eu de quoi se la raconter sur Twitter ? J’avoue ne même pas l’avoir regardé, les live-tweets m’ont toujours fatiguée, qu’il s’agisse d’X-factor, Qui veut épouser mon fils ou le débat avec Sarko. Parce que débattre et critiquer en 140 caractères, c’est frustrant. Refaire le monde en si peu de place, c’est carrément déprimant. Mais faut bien choisir son vernis. Et le vernis de celui qui suit l’actu et la commente est très en
vogue, manifestement.

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Et de 28

Aujourd’hui, en ce jour du 6 avril, sacrifions à la tradition annuelle et souhaitons ensemble un joyeux anniversaire à ma personne A 3. 1, 2, 3 :

JOYEUX ANNIVERSAIRE MOI !

 

Alors voilà, une année s’achève et une nouvelle commence. Si je me fie à l’histoire de la vie, en général, il se passe des choses au moment de mon anniversaire.
L’an dernier par exemple, ce fut une période très dense. Fin mars, ma grand-mère avait fait son accident cérébral bizarre puis j’avais passé un entretien pour un poste absolument génial mais pas du tout junior donc je n’osais y croire.  La réponse devait arriver le 5 ou le 6 avril. 6 avril 2007, un vendredi, je me lève tôt puisque je n’ai pas reçu de réponse le 5. Boîte mail ? Rien. Coup de fil : « bonjour, madame chargée de comm de la mairie de loin en banlieue, on vous propose un entretien ». Ouais un entretien ! Fin de matinée, E. me fait parvenir une annonce pour un poste d’animatrice de communauté, je décroche un nouvel entretien. Pas mal, pas mal. Dans la foulée, j’apprends que j’ai pas le poste pour lequel j’attendais une
réponse mais au fond, je m’en doutais. A l’arrivée, vous le savez, j’ai décroché le poste d’animatrice de communauté, un CDI qui plus est !

Ensuite, tout s’est enchaîné. 6 mois plus tard, je changeais de taf pour un poste chez TGGP. Voilà, j’ai galéré un an et demi et tout à coup, tout devient merveilleux, on vient même me chercher. Donc mes 27 ans ont été marqué par le boulot. Côté vie privée, l’année fut globalement calme. Côté amour, rien de bien notable, l’année fut surtout marquée par Gabriel qui ne fut jamais mon petit ami mais je l’aime bien quand même. Il y a eu le beau Gaëtan aussi mais ça n’a pas duré. Pour le reste, y a quand même le semi Russe qui reste collector avec sa délicatesse et son romantisme inné (mais si, le mec qui me propose gentiment de me défoncer dans sa voiture ou mes escaliers alors que j’habite au rez-de-chaussée). Plutôt tranquille.
Après, niveau famille, ma mère a enfin réglé son problème de genou et son lupus semble résorbé, mon père est assez fatigué en ce moment, j’espère que ça va passer. Ma sœur a ses hauts et ses bas aussi, mais globalement, on va tous bien. Et puis, y a mes amis, ma girlie team notamment. Je pense que mes 27 ans sont surtout marqués par de bonnes soirées entre nous, des soirées chouchoutage, papotage, refaisage du monde… Enfin, mes 27 ans resteront l’âge où j’ai enfin osé devenir brune.

Alors, maintenant, faut voir ce que je veux pour mes 28 ans. Niveau boulot, c’est bon,je suis servie, je vais pas à nouveau changer. La stabilité peut être mon amie
et mes ambitions se situent au niveau d’une évolution interne. J’ambitionne très franchement de suivre une formation continue à la rentrée 2009 pour progresser mais c’est loin et je ne sais pas trop encore vers quelle branche me diriger. Est-ce que ça veut dire que je vais abandonner le journalisme ? Et bien, en fait, je travaille avec des rédactions et c’est vrai que le pôle comm et marketing m’intéressent plus, désormais. La vie n’est jamais un chemin tout tracé, pas si mal.

Pour le reste ? Un nouvel appart, c’est mon gros dossier, faut vraiment que je m’y mette. Maintenant que je suis une grande fille qui travaille, il me faut un vrai appart de grande fille avec une chambre à part dans lequel y aura un vrai lit. Miam ! Evidemment, que ma famille aille bien et mes amis aussi. J’ai envie de bonne nouvelle en cascade, de réussite pour les uns et les autres, d’avoir 150 raisons de boire un coup à la santé de l’un ou de l’autre. Ouais, ça me plaît, ça. Et mes amours ? Ben, quand je saurai ce que je veux, je pense que ça ira déjà mieux parce qu’en ce moment, je sais pas trop. Sans doute parce qu’en ce moment, je m’en fous un peu.

Maintenant, le mois d’avril est toujours riche en surprise pour moi, on verra ce que ça donne, vu que je n’attends plus grand-chose. Quoi qu’il en soit, j’ai bien
envie que mes 28 ans ressemblent à ce début d’année 2008 : sérénité au programme !

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Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

 brune.jpg

Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !

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Un après-midi au salon de thé

Avec Summer, on a un truc : les après-midi salon de thé. On ne choisit pas n’importe lesquels ! Quitte à se faire plaisir autant y aller franco et franchement, le macaron à la framboise des deux Magots, il déchire sa maman.

Lesdeuxmagots

Donc vendredi, nous voici installées aux Deux Magots, en train de refaire le monde ou à peu près, elle avec son thé et son opéra, moi avec mon macaron framboise et mon chocolat chaud (mais pour le chocolat, je préfère celui du Flore). Je lui montre mon appareil photo, on se raconte nos vies, nos recherches d’emploi, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais le drame est sous-jacent. A un moment, une des deux dames assises à notre droite se lève pour aller aux toilettes, abandonnant sa camarade. Celle-ci, décidant que rester toute seule, c’était pas drôle, décide de nous aborder : « mesdemoiselles, fermez vos sacs et faites attention, même ici, on peut vous voler ». Bon, ok, on s’est un peu étalées mais dans la mesure où on est assises côte à côte, nos sacs devant nous, faut être particulièrement habile pour piquer quoi que ce soit. Mais peu importe, c’est pas le sujet.

La dame décide donc de nous parler « oh, vous, les jeunes, vous êtes insouciants », blablabla. Là, elle nous demande ce qu’on fait dans la vie donc on lui répond, en précisant qu’on était au chômage. Là, elle nous regarde gravement et me fait : « vous, c’est pas facile » puis fait à Summer : « vous, ce sera plus facile… Maintenant, les gens de couleur n’ont plus de mal à trouver du boulot. » Zbaaaaaaaaam ! Alors, là, j’avoue que je l’avais pas vue venir celle-là ! Oui, il faut savoir que Summer, elle est pas aussi aryenne que moi mais j’avoue que j’ai jamais pensé à sa couleur de peau comme un atout ou un inconvénient pour son boulot. Là, je sens qu’on est en face d’un spécimen « je suis pas raciste mais… » et j’ai pas tort. Là, elle nous explique que, quand même, les Français de souche sont mieux élevés que les Français qui le sont pas (sous-entendu les immigrés). Ah, ça la fascine tout ça, elle demande à Summer ses origines, lui demande si elle a pas des gênes « négroïdes »… A la fin, elle nous avait fait de Summer une pub Benetton à elle toute seule. Là, elle commence à se poser des questions sur la génétique : « c’est marrant, hein, mais dans un couple où y a un Noir, l’enfant l’est aussi, c’est fou. C’est parce qu’ils ont la peau plus épaisse. C’est passionnant la génétique ! ».

Là, son amie revient enfin (elle était tombée dans le trou ou quoi ?) et je me dis qu’on en est débarrassée parce qu’avec Summer, on en peut plus, on arrête pas de se filer des coups de coude, je me suis jamais autant concentrée pour manger un macaron (ça m’évitait de rigoler, aussi). Pas de chance, notre amie nous présente sa cops et celle-ci me prend à parti tandis que la première repart sur Summer, j’ai entendu un « les deux fléaux de notre société, c’est les syndicats et la religion ! ». Ma nouvelle copine, qui a du rouge à lèvres sur les dents (c’est terrible comme quand je remarque un truc comme ça, je peux pas m’empêcher de le fixer) me parle très sérieusement du fait que les gens issus de la bourgeoisie lyonnaise sont des cons. Parce qu’elle, elle est partie en croisière en Turquie et elle partageait sa cabine avec une dame de Lyon et elle lui avait des mises en pli tous les jours et de l’eau de riz quand elle avait chopé la tourista. Non parce qu’en Turquie, faut rien boire, même pas du coca, c’est fait avec de l’eau de là-bas donc du coup, tout le monde chie mou. Et ben, figurez-vous que quand elles sont descendues de l’avion, la dame de Lyon lui a même pas dit au revoir ! Entre deux bouchées de macaron, je me sens un peu obligée de lui indiquer que je connais pas de Lyonnais. Enfin si mais pas issus de la bourgeoisie. De toute façon, ils sont gentils et je vois pas bien l’intérêt de la conversation.

Finalement, le serveur leur amène une glace et elles la mangent dans leur coin, ouf ! Mais bon, elles abordaient plein de gens dont un jeune couple arrivé avec un bébé épagneul ou cocker (jamais su la différence entre les eux) effectivement super mignon. Mais franchement, j’ai eu super peur qu’on s’en dépatouille pas. Or avec Summer, si on a voulu se voir vendredi, c’était pour papoter tranquille, pas pour se faire vampiriser par des gens.

En conclusion, je citerai notre amie qui disait que les Français étaient des cons car ils croyaient encore avoir des colonies et tout ça. « Non mais des cons, y en a partout mais si on trouve tout le monde con, c’est qu’on l’est soi même ». Belle perle, nan ? Elles étaient gentilles les mémés mais bon, c’est vrai que quand elle a commencé à parler de la couleur de peau de Summer, j’ai quand même eu très très peur.

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La gestion des loisirs en période de chômage

Quand on est chômeur, pour les autres, par définition, on n’a rien à faire. Enfin, rien n’est moins faux parce que chercher du boulot, ça prend du temps, beaucoup. Non mais c’est vrai, il faut tenir son CV à jour, écrire les lettres de motivation, trouver les adresses des recruteurs, envoyer nos candidatures (surtout pas de mails groupés, ça ne ferait quand même pas sérieux), consulter les annonces et y répondre. Et pas trop s’éloigner de l’ordi pour être dans les premiers à répondre à la dite annonce. Mais comme on est au chômage, on n’a pas d’horaires. Si on doit déjeuner avec des ami(e)s, c’est nous qui nous déplaçons. Normal, normal. Puis l’avantage, c’est que ça nous aère. Parce que, pour ma part, mon taf, je le cherche chez moi, je passe la journée sur mon ordi à ne voir personne donc dès que je peux avoir un semblant de vie sociale, je profite.

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Mais du coup, j’en viens à culpabiliser. Bon, quand c’est un déjeuner, je pars vers 11h30 de chez moi, je peux revenir vers 14h30-15h, ça laisse encore beaucoup de temps pour chercher du travail. Mais parfois, je prends un après-midi pour voir quelqu’un, aller au cinéma, lire ou faire des courses autres qu’alimentaires. Et je culpabilise un peu. Non mais c’est vrai, je cherche du taf, j’ai pas le temps de glander, je le ferai quand j’aurai un boulot et que je prendrai mes RTT. Non parce que le cinéma, le verre au café, tout ça, ce n’est pas précisément gratuit. Or je vis grâce aux sous que me donnent mes parents et ils m’entretiennent pas pour que je glande.

 

Pourtant et pourtant, il faut se ménager des temps de détente. Oui, chercher du boulot, c’est du plein temps mais faut savoir sortir un peu le nez de ses recherches. Sur une centaine de mails que j’ai envoyés en quelques jours, je n’ai eu que 4 réponses (c’est déjà pas mal, me direz-vous, je le concède). Quand j’ouvre ma boîte mail, mon cœur bat la chamade, je n’ai qu’une peur : qu’elle soit vide. Ou alors qu’elle soit pleine de mails non délivrés destinés à la base à des gentils rédac chefs. Je sais, c’est un peu curieux comme réaction. Mais la recherche d’emploi peut vite être décourageante, quand on fait la comparaison entre mails envoyés (beaucoup), réponses reçues (carrément moins) et entretiens obtenus (là, on les compte sur les doigts de la main). Parfois, je traîne sur les forums de journalistes comme ceux sur categorynet et c’est hyper angoissant. « Moi, j’ai fait une école supra reconnue, ça fait 10 ans que je suis pigiste et que j’ai du mal à joindre les deux bouts ». Dès que je lis ça, ça donne une grosse envie de baisser les bras. Sauf que moi, je suis journaliste et c’est tout, c’est ce que je veux faire, je peux pas renoncer comme ça. Bref, tout ça est fortement anxiogène et non, je ne suis pas quelqu’un de particulièrement anxieux ou stressé. Or comment chercher efficacement du travail si on est dans une espèce de cercle vicieux qui fait qu’à l’arrivée, on se sent une merde ?

 

Il est donc important de se ménager des plages détente de temps en temps. Après tout, un cinéma, ça ne dure que 2 à 3h. Refaire le monde avec un(e) ami(e), ça redonne le sourire et foi en l’avenir. Même si c’est stérile et qu’on ne fera rien changer, on s’en fout. Et puis quand on passe l’après-midi à parler de tout et de rien mais surtout d’actualité, ça donne la sensation d’être intelligent. Ca ouvre les écoutilles et c’est important car rien n’est pire que de fonctionner en circuit fermé. Après, bien sûr, tout est question de modération, je m’offre pas un
après-midi détente tous les jours non plus. Mais une fois par semaine, c’est déjà bien.

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Un samedi soir aux Halles

Que se passe-t-il quand quatre filles plus ou moins vingtenaires (une l’est moins, une l’autre l’est un peu plus) sortent ensemble le samedi soir ? Ça donne un festival de plan dragues foireux.
 
Acte 1 : le branleur
Nous sommes donc 4, toutes issues du blog de Nicolin : Agnès, Sab, Tink et votre aimable blogueuse, moi. On se retrouve toutes puis on chemine direction la rue St Denis. En chemin, nous croisons un jeune homme un peu étrange qui nous arrête et nous fait : « et les filles, vous connaissez je-sais-plus-quoi ? ». On se regarde, toutes les quatre et on répond par la négative. Pas dépité, le garçon interpelle directement Sab en lui faisant : « si, toi, obligé, tu connais ! ». Comme nous n’avons jamais su de quoi il s’agissait, nous n’avons pas compris pourquoi Sab était censée connaître et nous, non. S’ensuit un dialogue passionnant à base de « non-si-t’es sûre-je te jure » et le monsieur finit par nous lâcher. Ce qui  est particulièrement intéressant dans ce petit plan drague vraiment raté, c’est que durant cette folle conversation, le jeune homme n’a pas arrêté de se tripoter, ce qui nous a légèrement interpellées mais, surtout, ça nous a fait beaucoup rire !
 
Acte 2 : la terrasse
Après s’être délectées d’un délicieux repas japonais et après que Tink nous ait abandonnées, nous voici à trois à la terrasse d’un café à refaire le monde en fumant et en buvant. J’adore les soirées entre filles… Nous avons fui l’intérieur car il y avait une soirée karaoké et…hum…comment dire ? Imaginez les candidats malheureux de la Star Ac, ceux qui ne savent ni chanter, ni danser, qui ont le charisme d’une huître (et la vie sexuelle d’un organisme monocellulaire), ceux qu’on ne prend pas dans le château alors qu’ils ont payé une fortune pour suivre les cours privées de la sorcière violette qui sévit dans ledit château… Et bien imaginez que pour se venger, ils aient tous décidé de laisser exploser leur talent sur la scène étriquée de ce bar des Halles. Un jour, il faudra leur expliquer que gueuler n’est pas chanter mais passons.
Nous étions donc sur cette terrasse quand un mec passe en faisant : « vous voulez passer une bonne soirée » et Sab, inspirée, lui répond : « Non, ça va, on passe déjà une bonne soirée ! ». Sab, je sais que tu liras cet article. Tu sais que je t’adore mais, pitié, la prochaine fois qu’un homme que tu ne connais pas t’adresse la parole dans la rue, ne réponds pas… Car le monsieur a pris cette réponse comme une invitation et le voilà qui commence à vouloir s’asseoir. Sab lui rappelle que nous passions déjà une bonne soirée sans lui mais il semble avoir une audition super sélective et le voilà qui nous baratine, sous nos regards condescendants : « Bon, moi, je n’aime pas parler à des gens que je ne connais pas donc moi, je m’appelle X (j’avoue ne pas du tout me souvenir de son nom), là, c’est mon pote Y, et vous ? » Par politesse, on donne nos vrais prénoms qu’il met deux heures à retenir. A présent que les présentations sont faites, il semble convaincu qu’il va pouvoir poser ses fesses sur la chaise qui reste inoccupée à notre table.
X : « Bon, alors, je peux m’asseoir ?
Sab : Non.
X : Mais c’est toi la chef ou quoi ? Tes copines, elles disent jamais rien ?
Agnès + Nina : Hihihihi ! C’est elle qui a répondu, elle se démerde ! »
Bon, au bout de cinq minutes de monologue, le monsieur comprend ENFIN que nous n’avons absolument pas besoin de lui et finit par nous lâcher, ouf !
 
Acte 3  : le romantique
Aux petites heures de la nuit, après avoir siroté de délicieux cocktails colorés, nous décidons de rentrer dans nos demeures, Agnès nous proposant gentiment de nous déposer chez moi pour que Sab puisse attendre les premiers trains dans la chaleur de mon foyer (aucun double sens sexuel ici). Alors que nous nous acheminons tranquillement vers sa voiture, nous croisons un jeune homme qui nous fait une merveilleuse proposition : « wouah, les filles, ça vous dirait pas une nuit de tendresse ? » Forcément, nous avons ri mais nous n’avons pas accepté, merci bien ! Vu la façon dont la proposition a été formulée, nous n’étions pas du tout tentée. Une « nuit de tendresse », pour lui, ça doit être du pilonnage intensif…
 
A Paris, sortir entre filles est toujours une source de joie et de rire infinie, tant les hommes sont excités par cette gentille troupe. Encore, nous avons la chance d’éviter le : « vous êtes seules ? » Non, connard, on est trois, tu vois pas ! En tout cas, on recommence quand vous voulez, mesdemoiselles !
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