Tiens, un petit mail pro à 23h…

Aaaaah, le monde merveilleux du travail, ces us et coutumes… J’ai déjà parlé sur ces pages, il y a fort longtemps, de l’heure de départ du bureau. A 18h30, deux équipes se forment : ceux qui partent et ceux qui restent. Si tu fais partie des fuyards de la première heure et que tu n’as pas d’enfant, t’as pas intérêt à rendre tes dossiers en retard sous peine de passer pour un(e) tire-au-flanc sans motivation. Même si rester tard ne donne pas toujours une bonne image si le boulot abattu n’est pas colossal, tu deviens de suite la personne peu efficace et mal organisée. Mais voilà que se joue un nouveau match : celui des envois de mails tardifs.

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Le matin, 9h30. Peu éveillée, je clique sur l’icône outlook pour voir ce qu’il s’est passé entre mon départ de la boîte la veille (pas toujours très tôt) et mon arrivée (pourtant peu tardive). Je travaille avec notre agence en Asie donc il arrive qu’ils me racontent des choses pendant que je dors. Mais parfois, parmi les mails de mes amis Asiatiques, quelques alertes et messages automatiques, je découvre quelques mails de mes collègues français qui renvoient une reco, interpellent le client ou Dieu seul sait quoi… Au secours !

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Un soir parfois ordinaire, 20h30, je termine un document, prêt à envoyer aux équipes pour relecture avant envoi au client. J’hésite. Non parce que bon, j’ai pas envie de passer pour :
– la pauvre fille qui n’a pas de vie
– la fille corvéable à merci
Non parce que pour la peine, la fille désorganisée, non, ça va, vu le boulot que j’abats. Mais justement. Est-ce vraiment si positif que passer pour quelqu’un de rigoureux à l’extrême, qui bosse au-delà du raisonnable ? J’ai, pour ma part, toujours un peu pitié de ceux qui ne stoppent pas. Même si la personne est chez elle et qu’elle envoie un mail à 23h en lisant ses derniers courriels histoire de rien rater, je trouve qu’à un moment, faut déconnecter.

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Et puis envoyer un mail tard est dangereux : ils se retrouvent noyés dans les messages envoyés entre le départ du salarié et son retour au bureau le lendemain et rien ne garantit que vos interlocuteurs ont les mêmes horaires que vous. Plus y a de mails à lire, plus y a de chances pour que le vôtre passe à l’as. Dooooonc envoyer un message hors des heures de bureau n’est pas une bonne idée.

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Sauf que parfois, vous aimeriez bien que l’on note que vous finissez tard régulièrement parce que vous avez plein de travail et que vous ne voulez pas cacher vos heures supplémentaires comme la poussière sous le tapis. Evidemment, il y a les timesheets, ces fameuses feuilles de temps qui te donnent envie de pleurer quand tu renseignes 43H30 pendant une semaine de 4 jours (j’ai légèrement oublié ma vie privée à un moment…) mais ça fait du bien de temps en temps d’envoyer un mail anodin à 21h pour rappeler que, oui, oui, tu es toujours là (de préférence un mail avec un lien vers un document hébergé sur le serveur en mode « je suis toujours au bureau, même pas j’écris en direct de mon appart ! ». Mais être une bonne salariée dévouée, est-ce vraiment s’épuiser à la tâche ? Je veux dire est-ce qu’il faut vraiment bosser avec quelqu’un qui s’épuise et s’étiole ou quelqu’un qui sait couper quand il faut pour recharger les batteries et revenir le lendemain frais et dispos. Prêt à traiter les mails arrivés tardivement sur sa boîte.

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La parenthèse enchantée

La semaine dernière, j’ai pris quelques jours de vacances dans mon sud chéri. Au programme ? Rien. Lecture, soleil et baignade. En deux jours, j’avais rechargé les batteries et mes fréquents bains de soleil m’ont permis de me faire une petite réserve. Mais surtout j’ai constaté qu’une fois de plus, en période euphorique, j’ai du courage pour des milliards de choses.


Les vacances, c’est comme descendre du train en marche pour regarder le paysage, on ne voit plus les choses de la même façon. L’an dernier, mes vacances avaient été marquées par la carotte du poste de responsable éditorial blog que je n’ai finalement jamais eu (qui n’a d’ailleurs jamais été créé, en fin de compte) ainsi que l’envie de trouver un nouvel appart. Cette année, côté ambition, on ne peut pas dire que j’ai de quoi rêver : je ne vais pas (encore) changer de boulot et je ne veux plus déménager puisque c’est déjà fait. Mais même si je me sais à un palier en ce moment (non que ça me dérange, au contraire), ça n’est pas pour autant que je ne vais faire aucun projet. Même je fourmille d’idées et de bonnes résolutions.





Mais c’est là aussi le vice des vacances. Au soleil, la vie est plus belle. Je me lève le matin à 9h30 plein de force et d’énergie, je passe la journée à me gorger de soleil et de citronnade, forcément, j’ai de l’énergie à revendre. J’ai envie de créer des blogs pour gagner quelques sous avec, j’ai envie de proposer une chronique à quelques magazines, j’ai envie de faire du sport (j’ai même l’incroyable audace d’envisager d’aller à la piscine avant le boulot), je réorganise mes comptes en banque avec l’aide EXTRÊMEMENT précieuse de Vicky (ou comment régler l’incroyable équation : j’ai 9500 euros sur des comptes épargne bloqués et un découvert de 1000 euros). Je prends tout un tas de résolutions, je pense que je peux tout à fait tenir une demi-douzaine de blogs, faire 2h de sport, travailler, manger et dormir en 24h. Si, si. D’ailleurs, à propos de dormir, va falloir arrêter les petites nuits, je suis toute chiffonnée
après alors que là, en vacances, sans cernes, je resplendis que j’en peux plus. Tout n’est question que d’organisation. Si je me lève mettons à 7h30, je peux être à la piscine que je convoite à 8h, nager une heure, me doucher, me sécher et être au boulot à 9h30. Si je travaille bien, je peux écrire un article de blog en 15 à 30 mn selon la longueur, tenir une demi douzaine de blog me prend pas plus de 3h par jour. Je peux le faire en pause ou pendant le déjeuner. Et si je me couche mettons à minuit, j’ai 4h entre mon arrivée à la maison et le coucher, c’est laaaaarge. Je peux même m’avancer pour les jours où je sors…



Tout ça, c’est bien beau mais redescendons sur terre. En 1, aucune piscine parisienne n’est ouverte de 8h à 9h. En 2, nous savons tous que le matin, je n’arrive jamais à me lever donc c’est bien joli de rêver mais soyons un peu réalistes. Et en 3, même les soirs où je ne sors pas, je dépense bêtement mon temps à jouer à yahoo ! jeux (je sais, quelle pitié), à dormir ou à glander devant la télé. Mais après 9h de taf, je pense que je l’ai bien mérité.



Enfin, c’est toujours beau de rêver. Et puis peut-être qu’en réorganisant deux ou trois petites choses, je pourrais peut-être arriver à faire quelques trucs en plus.

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Girls just wanna have fun

En ce moment, je vis une vie trépidante à base d’envoi de mails et de lecture de petites annonces, miam ! Alors des fois, j’ai besoin de m’aérer et de faire redescendre la pression. Première étape : une soirée voyance avec que des bonnes nouvelles avec Drusilla et Mo (la version de Drudru ). On discute, on refait le monde, on analyse la campagne en mangeant libanais et en buvant du thé.

Etape 2 : virée en ville avec Vicky. Au départ, on devait se retrouver à 16h à Châtelet mais au moment où j’allais quitter le pc, mon chéri vient me parler et comme on va pas pouvoir se parler avant plusieurs jours, j’en profite un peu donc je préviens la miss que ce sera 16h30. Bon, je me douche, je m’habille, me pomponne (parce que je le vaux bien) et je suis partie. On se retrouve au Halles parmi la faune ambiante (mais ils sont pas en vacances les gens ?) et comme on est des warriors, on se dit que 30 mn d’avance pour la séance de ciné donc on part vers Beaubourg pour repérer le magasin de piercing, on tourne dans le Marais parce que je veux de la laine (j’en avais plus !). Bref, on arrive au cinéma à 16h56 pour la séance de 17h. Bien évidemment, y a plus de places donc on décide de faire nos courses et de revenir pour la séance suivante. Alors d’abord, on passe à la droguerie mais y a pas de pelote, que de la laine au mètre et j’ai pas envie d’attendre que les 10 personnes devant moi soient servies.

On repart à pied jusqu’au pierceur de Beaubourg (bon, en faisant un petit détour) où miss Vicky a décidé d’attenter à l’intégrité de son nombril. Bon, elle remplit une décharge assez hallucinante genre « je suis pas bourrée ni droguée et je sais parfaitement ce que je fais et promis, je me laverai tout ça comme il faut, ça s’infectera pas. » En gros. On attend dans une salle d’attente méga clean, on se croirait dans un cabinet médical. Une petite jeune fille part se faire piercer et fait son malaise. Vicky doit sentir que je suis pas super rassurée car elle me dit de suite « non mais t’inquiète, hein, je l’ai déjà fait, je ferai pas de malaise ». Merci parce que je saurais pas trop quoi faire… Bon, elle part dans une cabine avec un monsieur et 5 minutes après je la récupère fraîche et pimpante. Non, je suis pas allée dans la cabine surtout que ma mère m’a gentiment rappelée que j’étais du genre à faire des malaises un peu pour rien. Sous-entendrait-elle que j’aurais fait mon traditionnel malaise vagal ? Heu, elle a peut-être pas tort… Oui, je suis un peu une petite nature.

Une fois le piercing fait, on va au BHV acheter ma laine. On s’arrête au premier étage, art créatifs, on trouve pas, je demande à une caissière qui m’ignore superbement pendant 2 minutes, trop occupée à parler à sa collègue (connasse) et finalement, faut aller au 4e, rayon mercerie. Bon, je finis par trouver le rayon, je prends 5 pelotes pour des aiguilles 3 ½ (je vous dis tout) et je donne le tout à la petite caissière originaire de Slavie. Cool mais je comprends rien à ce qu’elle me dit. Je finis par comprendre que je dois aller payer d’abord et récupérer mes pelotes après, c’est la logique BHV. Bon, de là, on repart au ciné, la séance n’est qu’à 19h45 (il est 18h45) donc, malines, on s’achète nos places et on va boire un coca au McDo. Le McDo des Halles, c’est un peu une expérience, quoi. Déjà, avec Vicky, on fait brutalement remonter l’âge moyen de la salle. Ça fait très « j’ai 15 ans et je suis le roi de la terre, j’écoute de la musique avec mon tel portable, comme un gros rebelle que je suis ! ». Bon, on sort pour que Vicky fume (elle pas moi, moi toujours non fumeuse, I’m the queen of the world !) puis on va s’installer dans la salle… au premier rang parce que la salle est pleine mais vu la taille de la salle, c’est vite plein.

Bon, je vais pas vous faire une critique détaillée du film (Hannibal Lecter au fait) parce que Vicky l’a fait sur son blog (elle raconte notre journée aussi) et qu’il est pas top. Je dirais en gros que si vous êtes amoureux ou amoureuse de Gaspard Ulliel, allez-y parce qu’il est magistral (pourtant, je suis pas fan du tout à la base). Si vous êtes fan de Gong Li… Heu… Ben, on dirait qu’elle sort direct de Mémoires de Geisha pour atterrir là, dans le genre Japonaise en peignoir (alors qu’elle est même pas Japonaise !) mais son rôle sert un peu à rien. En fait, tout le film ne sert un peu à rien, c’est navrant de massacrer un personnage aussi intéressant que Lecter en lui trouvant une raison niaise au possible de tuer. Ouais, on sacralise un peu un serial killer mais on n’assume pas jusqu’au bout. Il tue PARCE QUE, c’est pas un méchant au fond, blablabla. Ne peut-on pas, dans un film, admettre qu’un homme puisse juste être fou (bien qu’extrêmement logique dans son système de pensée), sans justification aucune. Pourquoi on nous fout cette histoire de guerre (putain, les nazis, ils sont vraiment à l’origine de tous les maux, les vilains) avec la sœur d’Hannibal dégustée en ragoût ? Et puis c’est quoi cette histoire qu’Hannibal est lituanien ? Et pourquoi pas Kirghize tant qu’on y est ?

Bref, on sort de là, aussi déçue l’une que l’autre puis on va manger dans un petit resto de pâtes envahi par des jeunes Américains sans doute en voyage de classe. La vache, on dirait une réunion des candidats de Next et Dismissed ! Je me mets une ventrée de Carbo et un peu de pana cotta aux myrtilles en dessert (ça déchire la pana cotta !). Une fois la note payée, on finit par se séparer dans les couloirs de Châtelet (mais on se retrouve 30 minutes plus tard sur MSN, des fois qu’on ait oublié de se dire des trucs. Et on a parlé jusqu’à 2 ou 3h du matin, les bavardes !).

Bref, un samedi après-midi tout simple qui a le mérite de a) aérer, b) me faire aller au ciné (bon, pour voir un film pourri mais quand même…), c) papoter avec une blogueuse super saine et intéressante. Et voilà comme on recharge les batteries pour une semaine qui s’annonce encore hyper remplie. Vivement les vacances ! (c’est une boutaaaaaaaaaade, me crucifiez pas !)

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Sea, sex and moto

Comme tu le sais lecteur, ce week-end, je n’étais pas là. J’étais loin, quelque part dans le sud ouest pour un petit week-end qui m’a fait un bien fou. Ma vie parisienne me saoule un peu en ce moment donc partir deux jours loin, en me déconnectant du reste du monde, ça vous repose une Nina.

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Vendredi, 17h30, je peste contre tous ces foutus Parisiens qui ont décide de partir en même temps que moi. En fait, c’est pas qu’ils partent en même temps que moi qui m’énerve, c’est leur propension à se planter pile en plein milieu, empêchant quiconque de passer. Bon, je pose mon divin fessier dans le train et c’est parti. Un peu (beaucoup) plus tard, j’arrive à destination et là, c’est le jeu : « toi aussi, retrouve ton hôte sur le quai de la gare alors que t’as même pas tes lunettes. » Evidemment, je sors du quai d’un côté, il rentre de l’autre et après avoir un peu tourné (et s’être appelés), on finit par se retrouver. Me voici donc parti pour un week-end avec Olivier, trentenaire, motard et homme fascinant. On se parle par MSN et téléphone depuis deux mois, autant vous dire que j’avais vraiment hâte de le voir. Il m’embarque dans sa voiture et m’emmène dans sa maison. Une baraque à son image : unique en son genre et bourrée de charme, je me sens de suite comme chez moi. On prend l’apéro en discutant, on s’embrasse un peu puis on file au resto. En moto, ouais ! En fait, ils ont annoncé un mauvais temps tout le week-end donc on se précipite sur le deux-roues car c’est pas sûr qu’on puisse en refaire par la suite. On file à toute vitesse, je m’accroche fort à lui, j’adore. Sur une moto, on se sent si libre, tout notre corps est caressé par le vent, c’est vraiment une sensation que j’adore. Surtout que de la moto, ça faisait un an que j’en avais pas fait.

 

On se fait un petit jap’ tranquille. Puis on a fait un petit tour en ville avant de rentrer à la maison se prendre un petit verre et se coucher. Bon, évidemment, deux adultes consentants dans un même lit, nous n’avons pas fait que dormir mais quand même un peu. Et franchement, les hommes d’expérience, c’est quand même vachement bien, ils vous amènent au pays des orgasmes multiples. Enfin, celui-là, en tout cas. Même s’il aime bien me faire mariner parce que paraît qu’il faut que j’apprenne la patience… Le lendemain, vu le temps maussade, nous n’avons pas bougé mais c’est pas grave, on a profité l’un de l’autre, on a beaucoup discuté aussi. J’avoue quand même que c’est super enrichissant de discuter avec quelqu’un d’un peu plus âgé qui a vécu plein de choses, ça permet d’avoir un certain recul sur ce que l’on vit. Bref, on reste tous les deux mais on ne s’ennuie pas, on passe encore une délicieuse journée.

 

Dimanche, quoi qu’il arrive, on avait décidé d’aller à la plage, j’y tenais particulièrement : j’y suis pas allée, cette année. On prend la voiture, le temps est mitigé. Plus on s’approche de la plage, plus le ciel est couvert. Tiens, les voitures en face ont les phares allumés… Tiens, ils ont les essuie-glace, aussi. Merde, il pleut. C’est pas grave, c’est pas ça qui va nous arrêter ! Bon, il flotte mais on commence quand même à longer la plage mais à peine arrivés, le temps se lève et là, tous les gens réfugiés dans les crêperies alentour débarquent mais contrairement aux plages méditerranéennes, on se marche pas dessus. J’avais promis à Olivier que je tremperai les pieds dans l’océan et vu que le soleil est revenu, je me lance. J’enlève mes bottes, mes bas, je remonte mon pantalon et j’y vais, armée de mon portable pour prendre une preuve de mon barbotage. Sauf que moi, je suis une fille de la Méditerranée donc pendant que j’essaie de photographier mes pieds, je fais pas attention aux vagues et je me retrouve avec de l’eau jusqu’aux cuisses sans trop comprendre ! Il n’empêche que l’eau est délicieuse et je regrette soudain de pas avoir pris mon maillot, j’ai très envie de me baigner. Mais mon string minimaliste ne peut pas faire office de maillot, pas plus que mon sous-tif certes très joli mais une fois trempé risque d’être tout transparent. Enfin, certains n’ont pas ma pudeur vu qu’on a vu passer un mec à poil courant joyeusement dans les vagues. Je sais pas pourquoi, mais un mec courant à poil a toujours un côté ridicule, avec son pénis qui ballotte.

 

Je retourne auprès d’Olivier et on s’étale sur le sable humide, au soleil, assez loin pour pas se prendre une vague (marée montante, j’ai tendance à l’oublier, ça aussi). On reste allongés là une bonne heure, Olivier s’endort tandis que je savoure. C’est un moment de pur bonheur, vous savez, où tout est parfait ? Je le sens bien allongée sur le sable, le soleil caressant ma peau laiteuse, le ressac nous isolant des conversations voisines. Je sens mes batteries qui se rechargent, tout le stress parisien parti aux oubliettes. Je suis bien, tout simplement. On finit par rentrer, décidant de récupérer la moto pour se balader un peu mais en rentrant en ville, on retrouve l’orage. A cause de la pluie, on décide de manger à la maison, on passe au McDo se ravitailler. Après ce dîner hautement calorique, on boit un dernier verre puis on part se coucher car le lendemain, faut se lever tôt. Mais évidemment, on ne s’endort pas de suite.

Il pleut toute la nuit, on se serre souvent l’un contre l’autre. A Paris, j’entends pas quand il pleut et ça me manque. J’adore cette sensation quand il pleut, la nuit, et que je suis sous ma couette, je me sens protégée. Chez mes parents, je dors sous les toits donc j’entends bien le crépitement des gouttes sous les tuiles. J’aime ce bruit, ça berce. On se réveille quelques minutes avant la sonnerie du réveil (ça, par contre, j’aime pas, j’aime me réveiller et voir qu’il me reste encore une heure ou deux à dormir). On se prépare, on se lave, on petit-déjeune puis après avoir vérifié que je n’avais rien oublié, il me ramène à la gare. Je suis un peu triste de partir car j’ai vraiment passé un super week-end et l’idée de retourner dans la grisaille parisienne ne m’enchante pas du tout (mais alors pas du tout).

Dans le train, je suis placée à côté d’un monsieur au surpoids impressionnant qui mord un peu sur mon espace vital, juste à côté de pompiers qui montent manifester. Je mate discrètement le plus beau de la brigade (enfin, le seul beau), ils attaquent direct au vin et au pâté, à 8h30, c’est violent. Alors que mon voisin part au bar prendre un café, le beau pompier s’assoit à côté de moi mais bon, j’avoue que ce week-end a calmé ma libido pour quelques temps donc je reste lire mon foutu bouquin de Roland Barthes que j’arrive pas à finir. Au dehors, j’aperçois deux magnifiques arcs en ciel. Oui, c’est mon côté girlie-petite fille-licorne rose (© grr), je m’extasie sur les merveilles de la nature, les papillons et les arcs en ciel. D’ailleurs, dans la voiture, quand on rentrait de la mer, Olivier a eu droit à un « non mais ils conduisent vraiment comme des cons ici. Moi ça me dépasse cette façon de… OH UN ARC EN CIEL ! ». Puis je m’emmitoufle dans ma veste et soudain, on est à Paris et je comprends rien. On vient pas juste de partir ?

 

Bref, c’était LE week-end dont j’avais besoin, une mise au vert nécessaire qui m’a permis de me remettre sur les rails. Mon hôte est un homme charmant et chaleureux, à la fois fort et tendre à la fois. Un peu un deux en un. D’une virilité pas croyable à certains moments et super câlin à d’autres. Le genre d’hommes avec qui je me sens bien, à côté de qui je peux rester sans parler sans me sentir mal à l’aise. Il n’empêche qu’il paraît aujourd’hui évident que je pourrai pas vivre sur Paris tout ma vie : le vert, qu’est-ce que ça me manque !

PS : j’ai pas pu mettre la photo de mes pieds, j’arrive pas à passer les photos de mon téléphone à mon ordi mais y a des gens qui ont des preuves!

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Would you marrie me ? Yes…

Par Gauthier
 

J’ai dû commettre des crimes affreux dans une vie antérieure, parce qu’à ce jour je trouve le prix à payer très élevé… Je suis chanceux sur bien des points, je n’ai pas à me plaindre, excepté quand on parle d’amour. Là c’est plus des casseroles, mais une batterie de cuisine d’un restaurant 3 étoiles que je me traîne en permanence !

Que je vous raconte mon week-end. Vendredi, je suis fatigué, je décide donc de rien faire chez moi, je regarde la télé, je me couche pas trop tard, bref soirée « on recharge les batteries ». Samedi, je passe mon après-midi à faire le ménage, je dois également repasser et faire mes courses pour la semaine (je suis un parfait petit homme d’intérieur !). Problème, monsieur poppers (celui du week-end passé), me propose de remettre ça. Je suis attendu à 20h à l’autre bout de Paris pour un dîner, je n’ai pas fait mon repassage, ni mes courses, je refuse. Et pis j’en ai pas envie.

Je suis un oiseau de nuit moi, mes envies sexuelles ne se font sentir que passé 22h, pas avant. Mais devant l’insistance dudit monsieur poppers, et la promesse d’un orgasme bien mérité (depuis le petit dijonnais je n’ai rien fait, donc ça fait déjà 5 jours…), je capitule. Les courses et le repassage c’est pas primordial, enfoncer ma bite dans un anus consentant, oui !

Donc on baise, mais je suis pressé, et j’ai pas vraiment vraiment envie, donc j’expédie ça en 25 min (ouais des fois j’ai honte). Et je me rend à mon dîner (hôtesse : 7h48 under Xanax effect !). Je rencontre des gens que je ne connaissais qu’à travers les blogs, je revois des gens que je connaissais déjà, très bonne soirée. Un peu arrosée, mais 7h48 sait recevoir, c’est indéniable ! ! ! Merci encore pour ce délicieux repas mon cœur.

Il est tard, je devais rejoindre une amie en boite, elle me fait faux bond. Cham se propose de me déposer chez moi, je lui demande de me déposer plutôt en boite. Une fois installé à mon comptoir, je me noies dans une vodka sunrise. Le barman et le patron s’inquiètent de ma vitalité, proche de celle du bulot cuit. Je leur précise que je suis mort de fatigue, et sous l’emprise somnolente de plusieurs bouteilles de vin (de tous les coins de France, ce pays est fantastique par moment…).

Alors que je n’attends rien du tout de cette soirée, un jeune homme (que j’avais repéré 20 min auparavant) s’avance et me pose la question qui tue à 4h du mat’ (avec, en plus, 4g dans chaque bras) :

– Do you speak english ?
– My english is dead tonight…
– It’s not a problem,…
I just want to say you look very « french » !

C’est quoi cette nouvelle insulte ? Je suis « vraiment » français et ça se voit ? Mais pour qui il se prend lui… Alors moi pas peur, moi 4g, moi engage conversation. Et il s’en suit un échange hautement intéressant. Il s’avère que je suis vraiment le français type tel qu’il se le représentait, du coup je suis « cute, gorgeous, kind, lovely… ». Il est brésilien, en transit par Paris pendant 4 jours, il part vivre à Londres (il était prof d’anglais au Brésil).

On reste là à papoter jusqu’à la fermeture de la boite. Je lui propose de venir dormir chez moi. Il accepte. S’en suit une mémorable partie de jambes en l’air (j’adore le sexe avec les étrangers, c’est tellement… exotique !). Il me dit des mots doux en portugais et ça me fait vraiment plaisir (en même temps il aurait pu me dire « je pisse sur le cadavre encore fumant de ta pute de mère ! » que j’aurais trouvé ça trop mignon étant donné mon niveau en portugais…). Et comme on est dans le délire, il me demande en mariage, et moi j’accepte.

Alors j’aimerais juste poser une question. Ce petit homme, tout mignon, tout gentil, tout caliente (arf l’amérique du sud sait comment produire des bons amants !), s’en va de façon définitive vivre à Londres mardi soir. Et moi, il me restera mes yeux pour pleurer, et mon découvert pour m’empêcher de prendre l’Eurostar avant un petit moment. Ok c’est pas la mer à boire Paris-Londres, mais c’est quand même plus loin que Paris-Courbevoie ! Alors pourquoi quand je tombe toujours sur des garçons fantastiques, ils ne sont pas français ou résident en dehors de la France ? ? ? ? POURQUOI ? ? ? ?

Nina m’a dit hier soir « tu les trouves fantastiques parce que tu sais que ça ne peut pas durer, avec ton américain c’était pareil ! Si ce type vivait à Paris tu l’aurais baisé au mieux et basta ! ». Ok il se peut que je sois adepte du masochisme en amour (cf connard d’ex). Mais bon il se trouve que j’aimerais bien comprendre pourquoi ça tombe toujours sur moi. Surtout que je ne les cherche pas. Je ne traîne pas dans des endroits fréquentés par des touristes, je ne leur adresse pas la parole, ils me tombent dessus comme la misère sur le pauvre monde.

Alors ok pendant 1 jour, 1 semaine, 1 mois (suivant la durée de leur séjour) j’en profite à fond. Mais après ? Ben après je me sens seul, je me sens con, et je retombe dans une spirale « j’ai besoin d’amour, je vais pardonner à connard d’ex ! »

AH NON, SURTOUT PAS, JE ME LE SUIS PROMIS ! ! ! ! ! Connard d’ex, plus jamais (ben voyons…)

Bref, je vais donc profiter de mon brazilian boy jusqu’à demain soir (on ne se quitte plus, et si j’avais pas eu cette fucking réunion à préparer pour demain 15h, ils m’auraient pas vu au ministère pendant 2 jours, ben oui ça sert à quoi les conjonctivites ?). Ensuite je passe la fin de semaine sous ma couette à déprimer, ce week-end je bois, et j’espère que je vais en trouver un autre tout aussi intéressant (et beau, et gentil, et prévenant, et parfait ! ! ! !). Promis, bientôt je me fais soigner et je me cherche un mec pour de bon…

Gauthier Brazil addict

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Réminiscence des désirs passés

L’autre jour, je m’octroyais une petite sieste digestive avant de reprendre le boulot. Oui, il faut bien recharger les batteries pour être efficace et vu la chaleur ambiante, il faut bien. Bref, alors que je somnolais, je laisse mes pensées divaguer, ce qui donne parfois de drôles de résultats. A un moment, mon cerveau en surchauffe me propose un scénario étrange : je recevais un mail d’un mec qui me fit craquer dans le temps (mais avec qui il ne s’est jamais rien passé) qui me parlait d’une soirée qu’on avait passé ensemble, genre : « ces derniers temps, j’ai beaucoup pensé à cette soirée, blablabla ». Je sors de mon demi-sommeil et je fronce les sourcils : pourquoi je pense à ça, tout à coup ?

Dans ma vie, j’en ai croisé des hommes qui m’ont fait craquer sans que je puisse conclure, à l’arrivée. Soit parce que l’un de nous était en couple (voire les deux), soit parce que je ne lui plaisais pas, soit parce que je n’ai jamais osé faire le premier pas. Bref, si j’arrive à oublier et aller de l’avant (Dieu merci), de temps en temps, mon subconscient me fait une petite piqûre de rappel, je sais pas bien pourquoi. C’est souvent dans mes rêves qu’ils reviennent. Des gens à qui j’ai pas pensé depuis longtemps et tout à coup, ils sont là. Est-ce parce que je n’ai de désir pour personne à un moment donné que ma vie que mon cerveau, en manque de tendresse et d’affection (et de sensations fortes, aussi), reprend des hommes qui m’ont attirée tantôt pour exprimer ses envies ? Oui, après tout, c’est pratique et je me sens moins con au réveil que lorsque je rêve d’embrassades sauvages avec Sawyer dans la jungle, ça fait moins midinette.

Ce qui m’étonnes toujours c’est que des sentiments oubliés (même si sentiments est parfois un mot un pour fort pour parler d’un grande attirance) peuvent revenir sans qu’on s’y attende. L’autre nuit, j’ai même rêvé du garçon qui faisait battre mon cœur… au collège ! Bon, à la fin, je lui posais un lapin parce que j’avais une énigme à résoudre dans un château et j’avais pas le temps d’aller au rendez-vous (non, je ne prends aucune drogue). Mais ce sont généralement les mêmes qui reviennent. Parfois, ce sont des exs, aussi, mais rarement tous mes exs, juste ceux que j’ai aimé d’amour. Me souviens, l’autre nuit, j’ai rêvé que j’étais en plein pelotage avec Guillaume the first et à un moment, je me disais : « merde, ça va faire bizarre de recoucher avec lui » parce que ma sexualité de l’époque n’est plus celle de maintenant.

Mais celui qui a la palme du retour dans mes rêves et qui y revient un peu trop régulièrement à mon goût, c’est Fabien, alias le démon tentateur. Je rêve de lui environ tous les deux mois, c’est cyclique. Et c’est souvent le scénario « enfin libres de nous aimer, rattrapons le temps perdu youp la boum ! ». En général, ces rêves interviennent quand je suis en phase de rapprochement avec un beau mâle (donc en fin de célibat), soit quand je suis en phase de tentative d’oubli d’un mec qui a fait bobo à mon cœur. Genre : « oublie celui-là et pense à moi… ». Bon, ça soigne pas les bobos mais c’est curieux quand même. Y a des fois, je me demande si je devrais pas le recontacter mais pour lui dire quoi : « bon, en fait, y a quatre, cinq ans, je fantasmais sur toi comme une malade, si on couchait ensemble, ça m’aiderait à aller de l’avant, tu sais. » Mais bien sûr, tellement fin ! Ca fait trois ans que ce mec n’a pas de nouvelles de moi et je vais lui balancer ça… Et je serai même pas là pour voir sa tête à la lecture de mon mail, en plus ! Non, je crois que je n’ai pas pu saisir ma chance au moment où on se fréquentait, je crois pas que ça puisse le faire maintenant. Puis je sais même plus il vit, il a peut-être quitté la France, il s’est peut-être marié, il est peut-être devenu tout moche… Bref, à moins d’un formidable hasard, il restera qu’un fantôme de mes rêves troubles (ooooooh !). Quoi qu’il n’y a pas que les rêves qui me font penser à lui, il y a aussi une chanson, « Only dreamin’ » de K’s Choice. Dès que je l’entends, c’est son visage qui apparaît. Alors que je ne l’ai jamais entendu en sa présence mais je sais pas, cette chanson, je l’écoutais à l’époque et elle me fait irrésistiblement penser à lui… C’est pour ça que je l’écoute pas souvent, d’ailleurs.

N’empêche que ses rêves me rendent en général nostalgiques. Parce que vu que je le fais en période de manque affectif, forcément, quand je me réveille et que je suis seule, je la sens bien ma solitude. Je voudrais un câlin mais y a personne pour me le faire. A part Kenya mais ça compte pas, c’est un chat… Puis repenser à ces amours ou attirances passées qui n’existent plus aujourd’hui pour la majorité, ça me fait réfléchir. Quand on aime, on croit toujours que c’est pour la vie, qu’on ne verra jamais un autre homme que lui, le beau, le fantastique, le parfait. Et finalement, le temps fait son œuvre et on finit toujours par oublier, même si ça prend du temps des fois (et j’aime pas quand ça prend du temps). Et oui, celui qui faisait battre notre cœur hier nous rend indifférente aujourd’hui. Quoi que si on rêve, il doit rester encore quelques braises tièdes…

J’ai aussi une autre théorie. En fait, certains de ses hommes, je n’ai pu les avoir car ado, j’étais pas jolie, jolie… Et puis super renfermée donc ça aide pas. Or aujourd’hui, je me sens mieux dans ma tête et je suis quand même pas mal mieux. Donc mes rêves, quelque part, ils me vengent : ces hommes que je n’ai pu avoir dans le temps, je pourrais les avoir maintenant. Bon, c’est mon subconscient qui me raconte ça, c’est peut-être même pas vrai mais on s’en fout.

Outre les rêves, ce sont aussi des lieux, des bruits, des odeurs. Des objets, aussi. Des petites choses qui tout à coup vous foutent le cafard sans raison. Mardi, je suis allée faire quelques courses dans mon centre commercial voisin et je suis passée devant le café où Alex et moi avions eu notre dernière entrevue, notre rupture officielle, en somme, et ça m’a foutu le blues. Alors que j’y vais souvent dans ce foutu centre commercial mais là, ça m’a prise, comme ça.

C’est curieux comme des fois, des choses nous reviennent sans raison particulière. Des fois, ça nous plonge dans une douce nostalgie. Mais des fois, ça vous fout une journée en l’air.

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