On va forcer ton outing !

Il y a des moments où les Twitterers m’epuisent. Tout commence par le twitt de je ne sais plus qui declarant que Martine Aubry était lesbienne. Aussi sec, une ultra
militante de la cause gay hurle au scandale : »il faut la forcer au outing puisqu’elle n’a pas les couilles de le faire! » Et la, je découvre l’univers magique des outing forces : gare à toi si tu caches ton homosexualité, on va tout dévoiler !

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Décollons nous du cas particulier Aubry, d’autant que son homosexualité reste à prouver, et examinons le processus d’outing forcé dans son ensemble. Partant du principe que les homos ne devraient pas avoir honte de leur sexualité, il faut forcer ceux qui le cachent à sortir du placard comme ça, on verra qu’il y a plein de gays et lesbiens ! Alors sur le papier, comme ça,  ça a l’air super mais dans les faits, ce n’est ni plus ni moins qu’une chasse aux sorcières et là, je dis non. Oui, c’est mal de mentir à son entourage en se prétendant hétéro alors qu’on est gay et ceux
qui font leur coming out font preuve de courage. Seulement la sexualité relève de la vie privée et ne regarde personne.

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Allons au-delà de cette première constatation. Nos amis pro-outing vont donc enquêter sur vous et malheur à vous si vous fricotez avec un camarade du même sexe. Notons d’ailleurs que la bisexualité ne semble pas exister dans ce cas. Si t’es bi, c’est que tu es homo, point. Donc ces personnes bien intentionnées vont faire ton coming out, t’avais qu’à pas mentir d’abord, faut assumer maintenant !

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Binaire le raisonnement ? J’ai presque envie de dire primaire. Ah, ce serait merveilleux un monde où le fait d’être homo ou hétéro ne pose aucun souci, qu’il n’y aurait pas besoin de sortir du placard vu qu’on n’aurait pas à y entrer, qu’on puisse avoir une maison Barbie avec 2 Barbies ou 2 Ken parce qu’on apprendrait aux enfants qu’une famille n’est pas forcément papa+maman et on pousse le rêve jusqu’à trouver normal que Barbie et Barbie ou Ken et Ken aient des enfants parce qu’ils pourraient adopter. Sauf que la réalité est bien plus complexe que ça. Pourquoi une personne lambda cache son homosexualité ?  Et bien, surprise, ce n’est pas forcément par lâcheté ou honte, il n’y a pas qu’une explication. Du coup, cette irruption dans une vie privée  qui n’est pas notre me choque. C’est un peu facile d’aller punaiser des rainbow flags sur des portes et se laver totalement les mains de ce qu’il va se passer ensuite car « c’est sa faute d’abord, il a menti ». Menti ? Par mentir, tu veux dire ne pas tenir au courant la terre entière de son homosexualité. Ah ok…

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Ici, ce qui m’énerve le plus, c’est la sensation que ces pro-outing jouent contre leur propre camp. Imaginez vous être gay ou lesbienne, ne pas savoir trop comment l’annoncer, vous poser des questions sur la manière de faire, si ça va choquer maman…  Bref, j’en suis à me poser des questions, sans trop savoir vers qui me tourner quand arrive un inconnu ou presque qui va crier sur la place publique que je suis lesbienne. Je n’aborderai même pas la question des « preuves », tiens. Alors c’est sûr que mes questions existentielles sont réglées mais faut pas enlever
le sparadrap sur une plaie purulente, sinon, ça s’infecte. Je ne dis pas que l’homosexualité est une plaie purulente, ma métaphore est boiteuse, je dis par contre qu’une fois qu’on m’a outée, je me retrouve aussi seule qu’avant et je n’aurai peut-être pas forcément envie de me rapprocher d’associations gay & lesbiennes pour me faire aider, au vu de ce qu’il s’est passé. Je ne suis pas naïve, je sais que le militantisme ne fait pas forcément dans la dentelle. Par exemple, le MLF s’est amusé à balancer du sang et de la bidoche crue sur un médecin anti avortement pour
illustrer qu’un fœtus, ce n’est qu’un tas de chair (ou un truc du genre, je ne sais plus bien). C’est pas délicat pour un sou mais la différence, c’est que le MLF défendait un choix, celui de garder ou non un fœtus peu développé. Là, on t’impose quelque chose, on te force à vivre ta sexualité sur la place publique et c’est ça qui m’énerve. Et si une association pro libertine allait annoncer publiquement qui va en club libertin ? Ou une association pro polyamour qui irait révéler que quand vous dites à votre femme que vous êtes en réunion, en vrai, vous sautez l’instit de votre fils ? (la secrétaire, c’est trop cliché). Ok, j’exagère, je l’admets mais l’idée reste la même : la vie privée d’une personne ne regarde personne. Si une personne choisit de ne pas dévoiler publiquement son homosexualité (mais est-ce que ça sous-entend réellement qu’elle est totalement dans le placard ? Ne garde-t-il pas cette information juste pour ceux que ça regarde ?), où est le problème ? Etre homo, c’est forcément s’habiller en tafiole un jour de gay pride ou en semi camionneuse à cheveux courts ? On peut pas sortir du cliché un peu ? Dans mon ancien taf chez TGGP, il y avait plusieurs gays, deux qui l’affichaient ostensiblement et un troisième qui n’en parlait pas particulièrement mais ne le cachait absolument pas.
Juste qu’il n’avaient pas besoin d’hurler qu’il était gay toutes les deux minutes pour se sentir bien et j’ai envie de dire tant mieux parce que je m’en fous. Ca ne me regarde tout simplement pas.

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Bref, de mémoire, la chasse aux sorcières n’a jamais rien donné de bon. Et je pense que ces pro outing sont en train de se tirer une belle balle dans le pied… 

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Hugo m’a donné la foi…

Par Diane

Parce que de temps en temps il fait bon prêcher pour sa paroisse et se rappeler ce pourquoi et ce en quoi l’on croit.
J’ai acquis avec le temps une sorte de conviction qui me fait dire que l’homme ne peut pas vivre sans une sorte de croyance, sans avoir foi en  quelque chose. Sinon c’est juste trop dur, d’avancer sans savoir ou, ni pourquoi.
Pour beaucoup, ça va être la foi en un dieu. Soit. Personnellement, Dieu, je n’y crois pas. Et la meilleure « preuve » que je puisse trouver à mon sens à la non-existence de Dieu, bah c’est tout simplement que j’aimerais mieux y croire. Le sens de la vie, la vie après la mort….dieu donne un peu trop toutes les réponses à nos angoisses les plus profondes pour être crédible, à mon sens je le répète.
Pour ceux qui ne croient pas en dieu, il reste d’autres choses en quoi croire: certains vont croire en la raison, d’autres au hasard, d’autres encore aux mathématiques, et vont chercher là dedans les explications à leurs questions existentielles. Il y a des hommes capables d’expliquer tout l’univers avec une équation. En ce qui me concerne, je suis plutot du genre rationnel, et j’ai tendance à aller chercher les réponses à mes questions dans les livres. Quand je ressens un besoin particulier, je me dirige vers ma bibliothèque ou celle des autres et va y puiser de quoi le combler, ou du moins en partie.

Parfois, il m’arrive de ne pas comprendre un comportement humain. Le mien, celui d’un autre. Alors je me penche vers ceux qui ont passé du temps et de l’encre à tenter d’expliquer ce genre de choses. Psychologie, psychanalyse, neuro-biologie (vulgarisé, hein…)…chacun y va de sa petite théorie. Et que je crois en l’une ou en l’autre ou pas, ça donne toujours des clés d’explication.

Parfois, encore, quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, on a envie d’y échapper quelques instants, et je me dirige alors vers Sherlock holmes, Philéas Fogg, M. Jourdain,  Rodrigue….rien que le fait de tourner les pages a quelque chose de confortant, chaque froissement de page tournée nous éloignant un peu plus du lourd fardeau du temps qui brise nos épaules et nous penche vers la terre.

Et puis parfois, toujours, souvent me vient l’envie de ce sentiment très étrange -que je ne me suis jamais parvenu à expliquer mais dont j’espère ardemment qu’il ne disparaitra jamais- que je ressens parfois, au fil de mes lectures. Je lis, mes yeux parcourent les lignes, et puis tout à coup, au détour d’un vers, d’une virgule, ou même sur le suspens d’un mot, je m’arrête, sans même m’en rendre compte, et je retiens mon souffle un moment, de peur de la voir s’échapper, cette petite émotion fugitive mais d’une densité émotionnelle et esthétique extraordinaire, que faute de mieux (et qu’on me pardonne  la banalité de l’expression) j’appellerai simplement la beauté du mot. Le mot qui dans un tout autre contexte n’est rien qu’un signe, un assemblage de lettres arbitraire à qui l’on a donné un sens, mais qui à cet endroit précis du texte s’auréole d’une sorte de magie fugace qui nous maintient en l’air quelques secondes, nous fait lever les yeux du texte et suspendre notre lecture un instant, en tentant de la retenir encore un peu.

Ces petits instants là sont rares et précieux dans une oeuvre. A mon sens, on reconnait un bon écrivain à ce qu’il est capable, ne serais-ce qu’une fois, d’engendrer de tels instants. Allez, je vous en donne un des miens, ne serais-ce que pour mon plaisir égoiste de le relire. (Par une sorte de superstition je pense, je ne relis pas trop souvent mes petits moments de beautés fugaces préférés, je crois que j’ai peur que si je les lis trop souvent, ils vont s’échapper)
Dans l’acte V scène 5 de Cyrano de Bergerac, à la toute fin, Christian est mort depuis longtemps, Cyrano n’a jamais avoué son amour à Roxanne, et continue tous les samedis à aller la voir au couvent où elle s’est recluse. Ce samedi ci, Cyrano a été victime d’une attaque, il arrive au couvent blessé (sans que Roxanne ne le voit, il dissimule sa blessure), et agit comme d’habitude, tout en sachant que la mort n’est pas loin. Le soir tombe, ils sont dehors, un soir d’automne, et regardent les feuilles mortes tomber.

ROXANE
A ce moment, un peu de brise fait tomber les feuilles.

CYRANO
Les feuilles !

ROXANE, levant la tête, et regardant au loin, dans les
allées

Elles sont d’un blond vénitien.
Regardez-les tomber.

CYRANO
Comme elles tombent bien !
Dans ce trajet si court de la branche à la terre,
Comme elles savent mettre une beauté dernière,
Et malgré leur terreur de pourrir sur le sol,
Veulent que cette chute ait la grâce d’un vol !

Voilà, juste quelques vers, et peut-être qu’à vous cela ne fait strictement rien, mais à moi cela me hérisse jusque les poils du nez.

Alors voilà pourquoi, voilà pourquoi à tous ceux qui me répètent et me répèteront que la littérature, ça ne sert à rien, que ce n’est pas « utile », que ce n’est pas ça qui va relancer l’économie, qu’il faut faire S si on a des bonnes notes en maths même si on n’a absolument aucun intérêt en la matière, à tous ceux là je leur répondrais que nous n’avons pas la même notion de l’ « utilité », voilà tout. Qu’il y en a qui n’ont pas pour but absolu dans la vie de faire plein de fric.
Notre président a répondu aux plaintes des enseignants sur les réformes de l’enseignement que ces réformes allaient permettre de les payer plus. Les enseignants lui ont répondu que l’argent ne faisait pas partie de leurs revendications, et  que ce qu’ils voulaient c’était des formations solides et des professeurs compétents dans leur matière. Mais peut-il simplement saisir cela? Que le progrès puisse consister en autre chose qu’avoir un plus haut salaire?
Je n’ai pas envie que cet article dérive en pamphlet politique, déja parce que je ne m’en sens pas capable, et ensuite parce que ça m’emmerderait profondément, mais il faut avouer que il y en a un qui a particulièrement le don de m’énerver, quand il s’y met.

Donc je me permettrais juste de répondre aux propos de notre président dans un discours fait à Lyon en 2007:
« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai pas particulièrement envie de vivre dans un monde où les professeurs de français lisent la princesse de Clèves et la guichetière Biba. Et à mon humble avis cela relève d’un esprit aussi étriqué que stupide de penser qu’il faille un bac + 5 pour apprécier un livre, un film ou un tableau. L’art et la culture, c’est pour tous, et il revient à certains de les rendre abordables à d’autres, de les rendre compréhensibles.

Et pour conclure, je ne résiste pas à vous citer quelques passages de Victor Hugo à propos de Napoléon le Petit (Napoléon III) qui pourront vous sembler un brin familiers et qui parlent d’eux mêmes.

 » Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.  Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le
mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.  L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé. »

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Valise en crise

(Normalement, le jeudi, c’est chômagie mais là, c’est surtout Nina n’a rien écrit car elle est claquée et va au lit. Avant 1h du matin, oui !)

Par Tatiana

On a toute connu cette situation oh combien atroce et remplie de stress et de questions existentielles. Quelle fille ne s’est pas retrouvée la veille de son départ en voyage le cœur palpitant à 100 à l’heure avec des sueurs froides, ayant l’impression de revivre le même cauchemar chaque année. Je crois qu’aucune d’entre nous n’est capable de faire sa valise sereinement et sans se dire « mais comment je vais rentrer tout ce dont j’ai besoin dans ma valise ? ». Une amie m’a dit une fois qu’elle était persuadée qu’il y avait un complot du côté des fabricants. Je serais tentée de la croire, surtout en repensant à mes dernières vacances où j’ai du me contenter d’une toute petite valise, ma sœur ayant pris mon super sac de voyage se rapprochant de celui de Mary Poppins. Non j’exagère à peine, je vous promets qu’il est super pratique. Alors je me suis dit qu’il était impératif de rappeler les règles de survie en cas de crise, afin que vous aussi dans une telle situation vous sachiez quoi faire.

 
1 les fringues
 

Penser simple mais utile. Prenez les hauts qui sont multi-usages. Les petites robes de plages qui se transforment en tuniques le soir, les pantalons qui peuvent faire basiques mais qui avec une paire de talons deviennent classes. Tous les vêtements que vous pouvez utiliser de plusieurs manières seront vos meilleurs alliés. Par contre on oublie de suite la jupe verte a rayure rouge qu’on ne peut mettre qu’avec ce top parce que sinon elle ne ressemble à rien.

 
2 Les produits de beauté et le maquillage
 

Là aussi on pense multi-usage. Pour la douche moi j’ai tendance à prendre des produits pour bébé style ceux qui font shampoing et gel douche. Même pour le visage ils sont très doux et n’agressent pas la peau. Vous l’aurez compris, essayez de trouver des produits qui vous serviront sur plusieurs plans. Pour le parfum, vous pouvez prendre de la concrète de parfum qui est conditionné en tout petits pots. En plus c’est sans alcool et donc mieux pour l’été et le soleil. Niveau maquillage vous pouvez trouver des crayons qui font lèvres yeux et joues.

 
3 l’union fait la force
 

Si vous partez entre copines l’idéal c’est de faire trousse commune : chacune prend un truc et du coup ca prend moins de place. Si en plus vous faites la même taille de
vêtements alors là c’est tout bénef pour vous.

J’espère que ces petites astuces vous permettront d’aborder plus sereinement l’épreuve de la valise. Si vous avez d’autres astuces n’hésitez pas à nous en faire profiter.

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T’as des capotes?

Il y a des fois dans la vie où j’aime me poser des questions sans grand intérêt et faire des articles sur le sujet. Mais bon, la vie est trop courte pour ne se poser que des questions existentielles. Donc grande question du jour : de l’homme ou de la femme, qui doit fournir les capotes ?

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Commençons par une anecdote personnelle. Mardi soir, sur MSN, un jeune homme vient me parler, nous l’appellerons Gabriel. Nous avions dîné ensemble y a 3 semaines et il ne s’était rien passé et je pensais ne jamais avoir de nouvelles du monsieur. Or, mardi, le voilà qui réapparaît, chaud bouillant genre « bon, il serait temps de transformer l’essai, là. » Bon, honnêtement, j’ai rien compris, je le pensais pas du tout intéressé par ma personne, comme quoi, je suis toujours aussi douée en psychologie masculine. Donc une heure plus
tard, le voilà chez moi et après une bonne heure de papote, on s’effeuille sur mon canapé. La brouette pointant le bout de son nez, le voilà qui part à fouiller la poche de sa veste pour choper des capotes. Alors que moi, j’en ai et que j’ai toujours pas pu tester ma super capote Durex. Mais on fera avec la sienne.

 

J’ai remarqué que dans la plupart des cas, les mecs prévoient toujours des munitions, si j’ose dire, même quand ils viennent à mon domicile. Non parce que j’en ai des capotes, moi. Pas 150 000 mais j’en ai. J’en parlais justement à Summer qui m’expliquait que pour elle, c’était plutôt bon signe que les messieurs viennent avec leur capote, ça veut dire qu’ils se protègent. Mouais… J’avoue que quand j’ai un rencard avec un mec, j’amène pas forcément mes capotes parce que, déjà, je suis pas forcément sûre que ça finisse dans un lit puis en plus, je pars du principe que celui qui invite pourvoit à ce genre de choses. Et si y a pas de capotes, tant pis, on attendra la fois suivante. Puis au pire, y a suffisamment de distributeurs dans Paris pour régler le problème.

 

Bien sûr, il y a la question des capotes XL. Récemment, j’ai passé un moment délicieusement intime avec un monsieur très très bien équipé mais il n’avait pas pensé à prendre son matériel mais, Dieu merci, moi, j’en avais. Parce que bon, les capotes de cette taille là, on pense pas toujours à en acheter, ne péchons pas par optimisme. Non puis si on sort une capote XL à un monsieur normalement équipé, il peut mal le prendre.

Mais à travers tout ça, ce qui m’interroge, c’est « une fille n’est-elle pas censée se préoccuper de ce genre de questions ? ». Bon, pour certaines, on peut

les imaginer angéliques donc pas équipées pour une brouette sauvage. Mais dans l’ensemble, j’ai l’impression que dans l’inconscient collectif, les mecs sont censés pourvoir les capotes. Parce que c’est sur eux qu’elle se met ? Oui, je sais, y a des préservatifs féminins mais le jour où un mec me sort un préservatif féminin, je crois que je serai sur le cul. En plus, c’est moche, on dirait une poche plastique, on a connu plus glamour mais là n’est pas la question. Donc, comme c’est sur le pénis de monsieur qu’on va le placer, c’est à lui de s’en préoccuper ? Je crois que ça nous ramène à une conception procréative du sexe, je m’explique. En gros, c’est à la fille de gérer sa fertilité en prenant (ou pas) la pilule. Le monsieur est prié de gérer son éjaculation, s’il pouvait le faire dans un capuchon en latex, ce serait super, merci.

Alors oui, c’est sur eux qu’on va mettre la capote, tout ça mais de l’autre côté du pénis, y a quand même moi. Moi qui ne veux surtout pas me retrouver enceinte ni choper une MST. Donc je me sens concernée par la chose, quand même. Si je convie un jeune homme à passer chez moi en ayant une idée derrière la tête, c’est normal que j’ai des préservatifs, je ne vois pas
comment je pourrais m’en foutre.

Bref, dans l’idéal, je trouve pas mal que les deux y pensent, le débat n’étant plus « capote ou pas » mais « les tiennes ou les miennes ? ». Je pense que chacun d’entre nous, homme ou femme, doit y penser. Ca évitera de se retrouver tout dépités quand, à l’heure de mettre le capuchon, on se rend compte que personne n’en a. 

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De la rentabilité amoureuse

Par Jane

En cette période bénie des dieux (hum hum) de célibat, je me pose de grandes questions existencielles, qui semblent prouver que l’absence d’un homme pour me faire taire et m’assommer d’endorphines
commence à se faire ressentir. Comme je n’ai pas d’homme hétérosexuel à qui poser la question dans mon entourage et que je saoûle suffisamment les copines avec mes questions à la con, je viens
m’interroger publiquement ici. Ne me remerciez pas, vous risquez de souffrir. Ou de comprendre pourquoi je suis célibataire.
Je démarre généralement une relation totalement à l’aveugle. Bon, j’ai toujours tendance à foncer tête baissée, même si un mur visible à 200 mètres se dresse face à moi. Mais je ne cherche pas forcément à savoir si ça va durer une nuit, une semaine, un mois, un an, une vie. Avec un peu de recul, j’aurais parfois du, mais non, rien de rien, non, je ne regrette rien.

Prenons deux exemples:

Avec Ducon (celui de la rupture) je savais que bon, ça pouvait peut-être ne pas marcher. Différence de caractère, de style de vie… Au final, nos caractères étaient assez complémentaires (lui l’impulsif, moi la raisonnable) mais nos styles de vie un peu plus difficiles à faire cohabiter. Et ça s’est fini dans le sang et les larmes, parce que ce n’était qu’un con avec un caractère de merde et pas beaucoup de considération pour la fille amoureuse que j’étais.

Avec Calimero (plus de deux ans de relation) la rencontre eu lieu alors que je sortais avec un de ses potes de promo et que j’avais la carte des cocktails au quasi complet qui coulait dans mes veines. J’avais comme un doute au moment de le revoir (« My god, est-ce qu’il est vraiment aussi mignon que dans mon souvenir? ») mais je me suis quand même lancé, alors que j’aurais pu en rester au stade « homme qui a mélangé sa salive à la mienne lors d’une soirée beuverie » Et ça s’est fini dans les larmes parce que des fois, la vie est une chienne qui nous fait nous comporter comme des chiennes. Avec lui, j’ai aussi règlé définitivement mon Oedipe: j’aime mon père, mais quelqu’un avec son caractère est tout bonnement invivable.
Au départ, deux relations auxquelles je n’aurais jamais cru. A l’arrivée, deux histoires longues, qui m’ont laissé un peu dévastée (sur le coup) mais plus forte et plus réaliste, parce que je sais maintenant que rien n’est acquis, et qu’il faut se blinder sentimentalement, et se dire que tout peut s’écrouler d’un jour à l’autre, sans préavis. De belles leçons de vie.
Alors maintenant, quand je vois la course à la rentabilité amoureuse, ça me fait peur. Ok, je ne sentais pas ces deux relations (pour ne citer qu’elles) et au final, j’ai eu raison. Mais est-ce pour autant que j’aurais du fuir ces deux hommes qui m’ont beaucoup apporté?

Je pense sincèrement que non. Parce que j’ai appris pas mal de choses sur les hommes, les sentiments, la connerie humaine, l’amour, la vie à deux, et sur moi. Ce que je voulais, et surtout ce que je ne voulais pas. Ce que j’étais prête à accepter par amour, et mes limites.
Bon, ok, j’ai eu quelques erreurs flagrantes de casting. Mais généralement, ça ne dure jamais longtemps, on passe vite à autre chose.

Non parce que celui qui arrondissait ses fins de mois en dealant (enfin disons qu’il bossait surtout pour que son activité dite « secondaire » soit moins flagrante), je ne le savais pas à la base, et je suis très vite passée à autre chose. Oui, parfois, je ne tente pas le diable, et « femme de Tony Montana » n’a jamais été mon rêve dans la vie.

Celui qui avait décidé de sauver mon âme (et accessoirement de me convertir au christianisme archi pratiquant) je savais que ce n’était pas viable, et qu’il y avait de plus gros risques que je déteigne sur lui que l’inverse. Mais comme c’était quelqu’un de très intéressant (quand il ne parlait pas religion) j’ai tenté, et le jour où il s’est rendu compte que finalement, l’influenc n’était pas dans le sens qu’il voulait, nous nous sommes séparés d’un commun accord, après tout juste quelques mois. Pour le salut de mon âme, il faudra repasser.

Et je l’accorde, le pote de beuverie qui a un jour atteri dans mon lit, je n’ai jamais pensé qu’il pouvait être l’homme de plus d’une nuit. Parce que qui dit pote de beuverie (et à l’époque, j’éclusais sec) dit forcément témoin de pas mal de choses. Et le jeune homme qui a chauffé la moitié de ma promo, j’ai du mal à l’imaginer se poser avec moi.

Tout comme ce copain de lycée (et là je me rends compte que j’ai un sérieux problème avec mes amis, ou une curieuse manière de leur prouver mon affection) que j’ai consolé d’une rupture récente. Il avait été l’objet de mes fantasmes auparavant, mais après un été à bosser ensemble, il était définitivement dans la case « ami », et non plus celle « futur père de mes enfants », nous le savions tous les deux.

Mais en dehors de ces cas, je me refuse à tirer des conclusions hâtives. Je fais partie de ces gens qui sentent (ou non) les personnes qu’ils rencontrent très rapidement. Et mon instinct ne m’a jamais trompé. Sauf pour mes amours. Là, c’est toujours le brouillard, et j’ai rarement raison.
Alors je sais que je vais sûrement encore vivre quelques jolies histoires, qui se finiront un jour. Que je vais peut-être pleurer à nouveau pour un garçon. Que je me demanderai à quoi ça sert et pourquoi je continue à espérer. Que je me dirai que je n’aurais jamais du tenter. Mais qu’un jour, je rencontrerai une personne qui me conviendra, même si ça ne sera pas évident au premier abord.
Et est-ce que j’ai envie de regarder derrière moi plus tard en me disant que je suis peut-être passée à côté de moments de bonheur par peur de souffrir et parce que ça ne semblait pas pouvoir fonctionner? Hors de question! Je fonce peut-être dans le mur, mais un jour, la route sera peut-être dégagée!

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Alerte à Malibu et les bonnasses en maillot rouge

A présent que Lil a fait son article sur Alerte à Malibu, je peux faire le mien, nananère. J’ai récemment re découvert cette série. Voire découvert tout court car moi, je m’étais arrêtée après l’époque Eddy-Shawny parce que Pamela, David et tout, ils me plaisaient pas. C’est comme Sauvés par le gong, ils ont voulu mettre des nouveaux élèves car les anciens étaient partis à la fac mais c’est pas pareil.

 

Au début Alerte à Malibu, c’était donc Mitch Buchannon aka David Hasselhoff, le beau sauveteur avec des vrais poils, père célibataire de l’horripilant Hobby, gamin parfait qui ne fait jamais de conneries, contrairement à ses potes. Bref, le gamin hyper fayot qui n’arrête pas de dire à son papa qu’il l’aime, qui a craqué sur toutes les sauveteuses sans s’en taper une…


Après, il y avait Eddy, le sauveteur charmeur d’1m50 qui se tapait la sauveteuse méga bonne Shawny, blonde et pulpeuse. La première à avoir posé dans Playboy de la série, d’ailleurs. En fait, il avait pas trop le choix Eddy puisque l’autre sauveteuse, Jill (jouée par un ex miss America mais dans toutes les séries, y a une ex miss America !) a été mangée par un requin. Après, y avait Craig et un beau qui s’appelait Ken, je crois, avatar de Crocodile Dundee avec son chapeau de cow boy et ses bottes. A un moment, il avait un magasin de surf aussi. Puis à la fin d’une saison, quand Shawny et Eddy décident de faire un bébé, on vire tout le monde et tout nouveau casting, y a que Mitch qui reste. A la place de Shawny, Eddy et tout ça, voici C.J, Summer, Matt et Stephanie. C.J, c’est Pamela Anderson qui a un vraie rôle de composition, il faut le dire. Parce que la C.J, elle a un cœur encore plus gros que ses seins, c’est la princesse romantique éternelle amoureuse. Et elle n’a du sexe que quand elle aime.

 

Et c’est un peu tout le paradoxe d’Alerte à Malibu : d’un côté, des nibards en veux-tu en voilà et de l’autre, une pudibonderie hallucinante. Parce que dans Alerte à Malibu, y a les gentils et les méchants. Les purs qui ne sexent que quand ils sont amoureux, qui ne boivent ni ne fument et les autres, ceux qui sexent juste comme ça, qui boivent et fument. Par exemple, dans les héros pas très sains, on a Logan et Nelly. Logan, c’est le surfeur type avec un lacet autour du cou, cheveux longs blonds et tout, il est fiancé à Caroline (aka Jasmine Bleeth, la plus belle, je pense) qui est neuneu qu’elle en peut plus. Mais Logan, il arrête pas de la cocufier mais le sexe, c’est mal alors ça lui retombe toujours dessus. Genre il couche avec une Blonde (bon, ok, elles sont toutes blondes) pour que son père finance une ligne de fringues de son pote mais finalement, le pote en question le vend et wala, il l’a dans le cul. Après, il se fiance avec la
princesse Caroline (mouarfffff !) mais il couche avec Nelly la pétasse dans sa maison tout en baie vitrée et forcément, Caro les voit et rompt les fiançailles. Nelly aussi est une pute puisqu’elle essaie de se taper Matt-David Charvet, fiancée alors à CJ mais il refuse ses avances donc elle l’accuse de harcèlement puis après, elle roule une pelle à Cody la bombasse (il est niais qu’il en peut plus mais quel corps) alors que Caroline a des vues dessus (mais finalement, il sort avec CJ) et se tape donc Logan. Mais après, rassurons nous, elle aura droit à sa rédemption, la petite Nelly puisqu’elle va se marier avec Mitch.

D’ailleurs, à ce sujet, si vous fantasmez sur Mitch, mesdemoiselles, je vous conseille de changer de cible car ses copines finissent toujours par crever. On a la blonde qui crève de leucémie, une journaliste qui se fait buter dès le lendemain de la rencontre (ils avaient même pas couché, bouuuuuuuuuuuh !), Stéphanie (la sœur de Caroline, la princesse, ils sont forts les scénaristes…) chope un cancer de la peau… Bon, c’est sûr, elle pouvait pas choper un cancer du sein, c’est la seule de la série qui n’en a pas, mais vraiment pas. Moi, au début, Stéphanie, je croyais vraiment que c’était un travelo car dans le générique, on la voit courir de face et ses seins, on dirait trop des pectoraux. Il faut savoir que la mortalité est assez élevée à Malibu, quoi qu’il en soit. Bon, j’ai parlé de Jill qui s’est faite manger par un requin, les copines de Mitch et y en a plein d’autres. Par exemple, l’autre jour, Mitch va parler à Kay, blonde serveuse
et prof de voile. Kay est courtisée par son amoureux d’enfance, surfeur de son état, elle hésite car il est pas très sérieux mais finalement, elle finit par craquer, ils vont se marier et tout mais juste avant, y a la compète de surf qui déchire sa mère. Et, comme de par hasard, le surfeur y passe ! C’est balloooooooooooot mais ça permet à Mitch de dire au petit frère du dit surfeur que l’âme de son frère est présente dans chaque vague (oooooooooh). Mais bon, la mer, ça rigole pas, quoi, ça tue. D’ailleurs, dans Alerte à Malibu, y a plein de créatures terrifiantes genre anguilles géantes, croco ou requins qui grignotent les gens… Ca rigole pas ! Alors forcément, y a des gens qui en meurent…

Enfin, Alerte à Malibu , ce sont surtout les scènes de 5 mn en musique qui mettent en scène l’héroïne en train de marcher sur la plage en robe blanche, rejointe par son homme et ils se font des bisous parce qu’ils s’aiment-euh ! Alors, bon, c’est sûr que faire un épisode de 45 mn en mettant des clips régulièrement, c’est un peu facile. Mais bon, ces scènes musicales kitschissimes sont vraiment cultes ! Maintenant, j’ai appris que Baywatch allait être porté à l’écran et je me pose la question : aurons-nous droit aux scènes en musique ? La petite amie de Mitch crèvera-t-elle ? Que de questions existentielles !

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Hommes-femmes : condamnés à s’’affronter ?

Cet été, j’ai lu un petit roman délicieux écrit par l’hilarant François Reynaerts que je porte aux nues. Ce livre, « Nos amis les hétéros », met en scène un journaliste, Basile, pédé de son état, qui rencontre l’Amour avec un grand A. Bon, je vais pas vous raconter le roman, zavez qu’à le lire, il est très drôle en plus et pas mal subtil. Dans ce roman, cependant, Basilou (oui, j’aime les surnoms en ou) observe les couples hétéros qui évoluent autour de lui et se désespère de cet antagonisme perpétuel qu’on essaie de créer et de recréer entre les hommes et les femmes. Et en lisant, je me désespère avec lui.
 
 amis-heteros
Prenons le cas d’un couple hétéro. Physiologiquement, les deux individus sont différents : elle a des seins et un vagin, il a un pénis et des testicules… Bon, bref, hommes et femmes, c’est pas pareil, ça se voit au premier coup d’œil. Mais bon, je vais pas te faire un dessin, je sais que tu es intelligent, lecteur, tu aurais pu trouver ça tout seul. Mais caractériellement parlant, c’est pas forcément non plus la même chose. On nous dresse une liste des caractéristiques typiquement masculines et féminines, la science nous explique même qu’on n’utilise pas le cerveau de la même façon. J’en ai déjà parlé, je vais pas reprendre la théorie. Seulement, aujourd’hui, je n’ai plus la sensation que les rôles soient bien arrêtés dans les couples : les hommes cuisinent, les femmes bricolent et vice et versa. Bref, aujourd’hui, l’attribution des tâches dans le couple ne se fait plus forcément par rapport au sexe mais par rapport aux appétences de chacun. Après tout, si la femme adore passer la tondeuse et trafiquer le moteur de la voiture alors que monsieur est un dieu de la blanquette de veau, autant que chacun s’exprime là où il est doué. Y a bien qu’Eric Zemmour pour s’en alarmer. D’ailleurs, faudra un jour que je lise son bouquin, histoire de m’énerver un peu !
 
En plus, aujourd’hui, un couple ce n’est plus forcément un homme et une femme et je parle pas de triolisme ! Et quand je parle à Gauthier de ses hommes, il a les mêmes problèmes que moi avec les miens (enfin, à peu près), il ne les comprend pas mieux que moi. Et si on comprenait enfin que les problèmes de couple ne viennent pas d’une question de genre mais une question de deux caractères qui cohabitent avec les soucis que ça peut parfois engendrer ? Des fois, après une déception amoureuse, je dis « bouhouhou, je vais me faire lesbienne ! Quoi que non, je tomberais sur une garce ». Parce que le problème, ce n’est pas l’Homme mais l’individu qui partage ma vie. On peut pas s’accorder avec tous les caractères, c’est comme ça mais si je sortais avec une fille qui a un caractère totalement contraire au mien, ça ne marcherait pas mieux.
 
Et pourtant, et pourtant… L’autre soir, je me baladais sur le net et je suis tombée sur les blogs des nanas de Ladys’ night, l’émission pseudo Sex and the city de Paris-Première.
L’une d’elle a d’ailleurs avoué que tout était bidonné et qu’elles jouaient des rôles et franchement, ça m’étonne pas, ça sonnait super faux. Bon, c’est pas le sujet. L’une d’elle, Marie-Laurence, celle qui avait une voix super pénible, va sortir un livre sur les hommes. Bon, déjà, une nana qui explique par A+B sur son blog que la sodomie, une fille ne l’accepte que pour faire plaisir à son homme car elle n’en retire aucun plaisir et que ça lui fait mal, j’ai un peu peur… Bon, donc, cette demoiselle a rédigé un ouvrage « tout savoir sur le femmes » et prépare la version masculine avec des questions aussi existentielles que, je cite (oui, je caricature même pas !) : « Pourquoi sifflent-ils? » ou encore « Pourquoi ne déboutonnent-ils par leur chemise avant de l’enlever? ». Oh putain, des questions vraiment essentielles ! Je suis sûre que si je sais pourquoi un mec déboutonne pas sa chemise, je pourrai vivre avec un individu de sexe masculin sans problème.
 
Et notre amie Marie-Laurence n’est pas la seule. Déjà, ado, dans les ok podium et autre Jeunes et jolies, on nous expliquait les garçons. Pourquoi il font ça et pas ça et pourquoi
ils disent ça et pas ça. Des fois, je lisais et je me disais « merde, je suis un vrai mec ! ». Parce que moi aussi, des fois, je m’endors après une brouette, parce que moi aussi, des fois, j’ai des « je t’aime » qui ne veulent rien dire qui peuvent m’échapper pendant l’acte, parce que moi aussi, des fois, je siffle (mal), que je marche les mains dans les poches et que même, il m’arrive de pas déboutonner ma chemise et que je l’enlève par la tête.
Alors pourquoi on veut toujours dresser les hommes comme les femmes, nous expliquer qu’on est pas faits pour s’entendre mais qu’il faut faire des concessions pour mieux nous
entendre. Parce que comme dirait Sophie Marceau dans L’Etudiante « tous les hommes sont menteurs, toutes les femmes jalouses… » et je sais plus quoi. Oui, j’ai des références culturelles qui tuent. Mais à force de toujours dresser les hommes contre les femmes, ne risque-t-on pas d’inventer des incompréhensions et conflits qui n’existent pas. Ne pourrait-on pas admettre que les hommes et les femmes ne sont pas radicalement différents ? Et qu’on arrête un peu de lister nos différences pour essayer de nous aider à vivre ensemble. Des hommes et des femmes vivent ensemble depuis des siècles et des siècles, pourquoi les pseudos-psys de librairie viennent tout compliquer avec leurs théories fumeuses ? Je vous le demande !
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De la nécessité (ou non) de ne pas coucher le premier soir

En feuilletant mon magazine féminin d’un œil morne, commençant à glisser vers une agréable sieste, je découvris la phrase suivante : « si vous voulez que votre relation dure, ne couchez pas le premier soir ». Pourquoi donc ? Cette phrase mérite réflexion et j’ai cherché à comprendre en quoi c’était mal de s’adonner au plaisir physique dès le premier soir.

Flash back : 2 février 2000. Après une semaine à essayer de se trouver un moment tranquille, je ramène ce jeune homme chez moi. Au bout de 10 minutes, nos langues font connaissances et c’est parti pour une séance de pelotage qui s’est terminé en coït endiablé. On a partagé le même chemin pendant 4 ans et demi… Victoire, elle, a frôlé le mariage avec un gars avec qui elle avait brouetté le premier soir. Suite à mon article sur la philosophie de la brouette, une lectrice, Ellys, a confirmé que ce genre de principes ne voulait rien dire puisque, je la cite : «Quant à la durée de vie des couples qui s’explorent le premier soir, avec mon dernier en date, nous venons de fêter nos 6 ans de vie commune et nos 4 ans de mariage ;p Comme quoi, les stats à la con, ben ça reste des stats à la con… » Merci Ellys !


Je peux diviser mes amis en deux grands groupes : ceux qui ont des principes en matière de sexe et ceux qui n’en ont pas. Je fais partie de la deuxième catégorie mais ça ne veut pas dire que je suis prête à tout en matière de sexe. Juste que je ne m’impose aucun délai. Je me souviens d’une conversation hallucinante avec Anne, il y a quelque temps. Elle sortait avec un Allemand, Tobias (on en reparlera) et au bout de quelques jours, les voilà partis à réviser leur anatomie. Pas le premier soir, hein ! Alors qu’Anne évoquait le sujet, elle se plaignait qu’à peine la brouette terminée, il se précipitait sous la douche car il devait ensuite sortie à son cours de capoera où je ne sais où (j’ai une mauvaise opinion du monsieur, ça doit se sentir…). Nina-le-sens-pratique répondit aussitôt : « Ben, va sous la douche avec lui, ce sera ça de gagné ! »
et là, sa réponse me sidéra : « Mais non, ça va pas, c’est trop tôt pour qu’on prenne une douche ensemble ! ». A partir du moment a visité la partie la plus intime de ma personne, je pense que je peux prendre une douche avec lui. De la même façon, il était hors de question de pratiquer la fellation avant une certaine période…Ah ? Suite à la rupture avec mon ex, j’ai vécu (subi ?) une longue période d’abstinence, entamée avant la rupture, d’ailleurs. Un jour, je discutais avec Lucie qui était à peu près dans la même situation que moi : après une longue relation, nous voici célibataires. Et là, nous nous sommes posées de grandes questions existentielles : qu’est-il convenable de faire, ou non, la première fois avec un monsieur ? En effet, au bout d’un certain temps avec un partenaire, on ne se pose plus aucune question, on agit, on sait ce qu’il aime ou pas, il sait ce que nous aimons ou pas… En fait, la question se posait surtout par rapport à la fellation : est-il convenable de s’y adonner dès le premier soir ou pas ? A présent que j’ai retrouvé une vie sexuelle, j’ai compris qu’il était tout à fait convenable et fortement apprécié de s’adonner à cette douce caresse (si on en a envie, évidemment, faudrait voir à pas se forcer, non plus). Mais la première fois, quand doit-elle intervenir ? Je discutais l’autre soir avec Clara au téléphone, alors que la fièvre commençait à faire son œuvre sur ma personne, et elle se réjouissait de
l’avancement du dossier « Arnaud ». Mais là, elle me servit une sentence terrible : « Cette fois, Nina, tu ne fais rien le premier soir ! » Je lui demandai le pourquoi d’une telle attitude et elle me répondit : « mais pour te faire désirer, faut pas leur céder de suite
 » Et mon désir à moi ? Comme je lui disais que je n’avais pas l’intention de freiner les ardeurs de monsieur si elles se manifestaient, elle fit la moue puis décréta : « oui, remarque, vous êtes déjà sortis deux fois ensemble ». D’où ma question : quand doit-on considérer que c’est le premier soir ?

Doit-on compter à partir du premier baiser ou de la première fois où nos regards se sont croisés ? Personnellement, je ne suis plus une adolescente et quand je me retrouve seule avec un homme qui joue aux amygdales avec sa langue tandis que ses mains m’explorent, j’ai du mal à arrêter le pelotage pour dire : « Ah non, pas le premier soir, chéri ! ». J’ai lu dans un (mauvais) magazine féminin que les relations amoureuses étaient extrêmement codées aux Etats-Unis : pas de baiser lors du premier rendez-vous. Pour vous situer le niveau de ce magazine, il nous conseille de chanter du Céline Dion si on veut draguer un Québécois… Non mais tous les Québécois n’aiment pas Céline Dion et Garou (heureusement) ! Pour en revenir aux Américains, je me souviens d’un épisode d’Ally McBeal où la demoiselle paniquait comme une adolescente car elle allait à son troisième rendez-vous avec un monsieur : « celui où on s’embrasse ». Je trouve cette extrême codification bien navrante : si on en a envie avant, on y va, on se pose pas de questions, et puis c’est tout.
Concernant la coucherie le premier soir, je ne cherche pas à plaider ma cause mais la conversation avec Clara m’a fait réfléchir (malgré ou grâce à ma fièvre) : on ne parle que du désir masculin mais jamais du désir féminin. En gros, les magazines voudraient nous faire croire que nous « cédons » aux demandes des hommes car, pour notre part, le sexe nous déplaît et qu’on vivrait très bien sans. En résumé : si je ne couche pas le premier soir, c’est uniquement pour emmerder monsieur, je n’en avais pas envie de toute façon. Quelle erreur ! J’ai une théorie qui dit que la plupart des
journalistes officiant dans les magazines féminins sont de vilaines frustrées qui veulent ruiner notre vie sexuelle car elles n’en ont pas/plus. Quand un homme me touche, ça me donne envie d’aller plus loin, je ne vois pas pourquoi je me briderais juste pour suivre des principes qui ne sont pas les miens. Certain(e)s me répondront que céder trop tôt peut être une erreur stratégique : comment savoir si un homme est avec moi pour mes fesses ou pour mon intelligence ? Et bien, si j’attends quinze jours avant de céder, la problématique sera la même : il aura tiré son coup, il reviendra si c’est bien, partira si ça lui plaît pas. Sauf qu’on s’attache plus au bout de 15 jours qu’au bout d’une soirée, ça fait plus mal…Autant être fixée de suite.


Pour en revenir aux gâteries « à ne pas faire la première fois », là, encore, l’effet miroir fonctionne : je ne lui fais pas de fellation ? Il ne se fendra pas d’un cunni. Ce n’est pas une question de donnant/donnant (la plupart des filles aiment fellationner, la plupart des hommes aiment cunnilinguer), c’est juste que si on se la joue frigide, le monsieur n’osera pas se lâcher. Toujours se brider pour suivre une morale imposée, quel ennui !


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Les blogs

 Ecrire un blog peut paraître amusant, comme ça, mais c’est quand même du boulot alors pourquoi le faire ? Mercredi, alors que je faisais semblant de travailler, je me Baladais sur mes blogs fétiches, à savoir celui de Maliki et celui de Nicolin (voir liens).

Ce dernier utilise également over-blog et il avait des problèmes pour mettre en ligne ses planches, je commence donc à poster pour raconter mes propres malheurs à ce sujet. Puis je trouve une nouvelle planche sur ses questions existentielles de blogueur. Intéressée par le sujet, je lui pose la question suivante : « Est-ce que tu n’as pas peur que des nanas te draguent rien que pour être sur ton blog?? Je ne doute absolument pas de ton pouvoir de séduction mais frantico s’était posé la question à un moment et je te demande ton avis à ce sujet. » En effet, sur le blog de Frantico, aujourd’hui abandonné (quelle tristesse), des lectrices le contactaient pour copuler joyeusement avec lui. Pourtant, il se décrivait comme un loser de la drague, un petit gros à lunettes et chauve… Nicolin me répond qu’il pense que, au contraire, ça doit les faire fuir. Personnellement, et je lui fais part de mon avis, je suis convaincu que certain(e)s seraient prêt(e)s à tout pour avoir une certaine célébrité et coucher pour qu’on parle de soi dans un blog que l’on lit tous les jours ne me paraît pas si incongru que ça. D’ailleurs, Nicolin m’avait proposé un deal : « je parle de ton blog si tu parles du mien », j’avais répondu : « pour être dans mon blog, il faut coucher ». Tu vois, Nicolin (car je sais que tu lis cet article vu que je t’ai donné le lien pour le faire), je t’ai menti, je parle quand même de toi, même si je n’ai pas pu tester tes dons d’étalon.

Bon, suite à cette réponse un peu provoc’, il m’invite à aller sur son chat privé pour qu’on discute (je faisais alors toujours semblant de travailler) et la conversation fut, à mon sens, très intéressante car elle soulève plusieurs points intéressants concernant les blogs.

Les blogs sont-ils des instants de vérité ? Vous qui me lisez et qui ne me connaissez pas, êtes-vous sûrs que je sois réellement une jeune fille de 25 ans ? Qui vous dit que mes brouettes et râteaux existent réellement ? Il en va de même pour tous mes amis : sont-ils réels ou le fruit de mon esprit fécond ? Il reste une aura de mystère, un point d’interrogation difficile à effacer. Il y a quelques temps, j’avais participé au tournage d’un film amateur réunissant une certaine communauté parmi laquelle je pensais retrouver la fameuse
Maliki, dont j’ai parlé plus haut. Pour ceux qui auraient la flemme d’aller voir sur son blog, Maliki est une jeune femme à l’âge indéterminé (une vingtenaire, assurément), qui se représente avec des cheveux roses et des oreilles pointues et qui publie une fois par semaine un petit strip sur sa vie. J’aime beaucoup son style, c’est une loseuse comme moi, à savoir qu’il lui arrive des
petits pépins qui font beaucoup rire quand on les prend avec autodérision. Je l’adore d’autant plus qu’elle a deux chats profondément débiles qui feraient passer la mienne pour un félin normal. Je pensais que miss Maliki serait là car je savais qu’elle était amie avec une des actrices du film, elle parle souvent de cette demoiselle dans son blog.

Arrivée sur le tournage, je repère une nana brune avec des mèches rouges (version rouge fluo…) et je me dis : « tiens, c’est peut-être elle, Maliki ! » donc ni une, ni deux, je fonce vers elle et lui demande si j’ai raison. Elle me répond : « Ah non, c’est pas moi… Maliki n’est pas là mais, tu sais, c’est un garçon. »

La foudre est alors descendue du ciel pour me frapper, je la regarde avec ma bouche grande ouverte, mes amygdales impudiquement exposées. Je lui demande de répéter, persuadée d’avoir mal compris et elle me confirme, m’assénant cette terrible sentence : « Tu sais, il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur le net ! ».

Lors de ma conversation virtuelle avec Nicolin, on est un peu parti dans le même délire : qu’est-ce qui te prouve que je suis celui ou celle que je prétends être ? Rien mais est-il vraiment utile de le savoir ? Toi, mon lectorat, as-tu envie de savoir à quoi je ressemble, être sûr que j’existe ? Que mes histoires ne sont pas le fruit de mon imagination fertile ? Bon, évidemment, vu mes histoires pourries, on aura du mal à penser que c’est inventé… J’invite mon nouveau lectorat à lire l’article intitulé « Christophe » dans la catégorie Nina : c’est pas possible d’imaginer un vent pareil, ça ne peut être que du vécu. Mais le doute subsiste.

D’ailleurs, il se cultive. Mercredi soir, j’ai envoyé ma photo à Nicolin vu qu’il m’avait offert un joli dessin, mais pas n’importe quelle photo, celle où je fais ma star. Celle qui m’a valu je ne sais combien de flashes sur meetic. Celle où on ne voit que mes yeux parce que j’ai coupé le décolleté impressionnant qu’il y avait en dessous. Il faut savoir que je ne m’aime pas en photo donc quand j’en trouve une où je suis bien, j’en use et j’en abuse. Mais lui ne m’a pas rendu la pareille, pour « conserver le mystère », a-t-il dit. C’est vrai que je ne
peux pas l’imaginer autrement qu’en dessin, je ne sais pas trop comment je réagirais si je le voyais en photo… Déçue ? Peut-être pas, vu que je m’attends à rien mais c’est vrai qu’il est essentiellement pour moi un personnage dessiné. Cependant, cher Nicolin, si je ne t’ai pas perdu lors des précédents paragraphes, sache que ça me ferait bien plaisir de te croiser dans les rues de Paris, ce serait marrant. Et, non, je ne suis pas une nymphomane en mal de célébrité qui veut à tout prix te coincer dans un coin pour être dans ton blog. Mes exploits sexuels sont déjà évoqués ici et puis je suis pas sûre que ce soit une bonne idée de coucher avec un mec qui a connaissance de mon blog.

Car mon blog, je ne l’ai pas crée pour me taper un maximum de mecs qui se rendraient compte à travers ces lignes que je suis une espèce de déesse du sexe. D’abord, je ne couche pas avec n’importe qui et puis, reste cette question que j’avais posé à Nicolin (qui a beaucoup plus de lecteurs que moi) : n’as-tu pas peur qu’une fille veuille coucher avec toi juste pour être dans ton blog ? Personnellement, je pense être à l’abri mais si un gars qui lit assidûment mon blog venait à me proposer une brouette… Bon, s’il me plaît, je ne pourrai pas dire non mais en ferai-je un article, ensuite ? Pas sûr, même si ça me rapportera un point dans les statistiques qui ne sont pas du tout à mon avantage, en ce moment. D’un autre côté, j’ai pas envie que mes camarades de brouette passés et actuels tombent sur mon blog, je ne suis pas sûre qu’ils soient ravis de savoir que je partage ces moments intimes avec mes lecteurs (peu nombreux, certes)… Et puis je n’ai pas envie qu’ils sachent ce que je pense d’eux.

Alors pourquoi j’écris ce blog ? En fait, l’idée m’est venue un matin où je faisais semblant de travailler (pour changer). En fait, tout est parti de Victoire qui avait un rendez-vous avec un gars de meetic et qui doutait de l’issue de la soirée : ce jeune homme (Fulbert, nous en reparlerons dans la rubrique appropriée) voulait l’amener voir une exposition. Elle m’envoyait donc plusieurs messages dans la journée, râlant sur le fait que Fulbert ne semblait pas porté sur la brouette mais je lui ai dit : « il faut se méfier de l’eau qui dort,
ma Victoire… A mon avis, tu vas l’avoir ta brouette, c’est juste un fétichiste de l’art ! ». C’est fou ce que je peux dire comme bêtises quand je m’ennuie. Le lendemain matin, j’arrive au boulot (en retard), je m’installe à mon pc et me précipite sur notre forum de prédilection, elle m’envoie un message pour me dire que j’avais raison (comme si j’en doutais) et là, m’est venue l’idée des vingtenaires : nous sommes célibataires, nous avons la lose en amour, pour la plupart, nous vivons des histoires qui valent la peine d’être écrites par une future journaliste qui s’emmerde en stage. Tous les ingrédients sont là. Alors je me suis lancée…

Bien sûr, j’aurais pu faire un blog comme Frantico, Nicolin ou Maliki et raconter ma vie au jour le jour car il m’en arrive, des bêtises : la climatisation du train qui tombe en panne, mon troisième orteil du pied droit tout bleu parce qu’un plateau plein de linge humide lui est tombé dessus, mes histoires de téléphone et d’Internet, mes amendes car j’ai perdu ma carte orange… Oui, mais je ne sais pas dessiner. Alors, quitte à faire ce que je fais de mieux, écrire, autant qu’il y ait de la matière. Et avec huit vingtenaires, bientôt neuf, croyez-moi, y a du boulot !

Il y a deux catégories de personnes dans les blogs : ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent. Seuls les premiers savent ce qui est vrai ou ne l’est pas mais, au fond, est-ce que c’est vraiment important ?

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