L’amour rend aveugle (et sourde)

Mon cher moi d’avant,

Parlons des mecs un peu, veux-tu ? C’est amusant. Là, tu as 13-14 voire 15 ans, tu es en 4e et 3e et voilà, tu es tombée amoureuse du beau gosse de service, Guillaume. Ah, tu te pâmes d’amour pour lui, tu passes tes cours à le regarder discrètement, ou pas. D’ailleurs, je me souviens de ce jour où j’ai remarqué que ses oreilles n’étaient pas jolies, un peu un effet mâché. Pourtant, à l’époque, je ne connaissais pas le pouvoir orgasmique des oreilles. Ah ouais, tiens, note : les oreilles mordillées, léchées… C’est purement génial. Fais pas la grimace genre « c’est dégueu ! », tu ne connais rien à la vie, petite jouvencelle.


Donc Guillaume, tu l’aimes d’amour, tu rêves de lui faire des bisous avec la langue et tout ça. Sauf que Guillaume est un crétin. Oh, commence pas à te braquer parce que j’oooooose dire du mal de ton adoré, tu es amoureuse donc aveugle donc crétine. Et NON, tu n’as pas le droit de me répondre qui se ressemble s’assemble. Moi, je sais très bien que tu ne l’auras jamais le Guillaume même si les commères de service t’ont dit qu’il en pinçait pour toi (mais elles ont aussi dit que tu étais sortie avec Cyril ce que nous étions, hélas, parfaitement placées pour savoir que c’était faux parce qu’on aurait bien aimé). Donc puisque Guillaume ne sera jamais tien, commençons le travail de sape.


En un, en 3e, Guillaume arrivera régulièrement avec un pansement sur la joue « parce qu’il s’est coupé en se rasant ». Tu trouves peut-être ça viril, fillette mais non, c’est ridicule. Parce que y a juste rien à raser et qu’il fait genre que c’est un homme car ses potes se rasent mais non. D’ailleurs, sache que Guillaume aura toujours des soucis de virilité et devra donc s’appliquer à prouver à tous qu’il est un mâle, un vrai. Par exemple, au lycée, au carnaval, il arrivera habillé d’un simple moule bite (en février, je rappelle), costume qui sera totalement occulté par celui d’Olivier (le cousin de Jérôme que tu trouves con à l’heure actuelle et dont tu vas évidemment tomber amoureuse), travesti en putasse et par celui de Cyril le grand, vêtu en kilt (l’histoire confirmera qu’il n’était pas nu dessous). Bref, dès que Guillaume pouvait montrer son corps à l’assistance ébahie (ou pas), il le faisait. Ok, faut avouer qu’il était goalé mais bon, bref. Et en fait, j’ai su plus tard pourquoi il agissait ainsi. Figure toi qu’il est resté puceau jusqu’à la fac. Hé oui. Alors que tous ses potes ont perdu leur virginité en seconde lors d’un voyage en Allemagne où tu n’iras pas parce que ta meilleure amie n’y allait pas non plus. Ben, tu vois, t’y serais allée, t’aurais peut-être perdu ta virginité avec un Allemand, quelle classe. Arrête de plisser le nez genre c’est dégoûtant, tu verras que tu changeras d’avis, fillette.*


Donc notre ami Guillaume va passer le lycée à se trouver une copine qui veut bien écarter les cuisses, en vain. Ce qui est drôle quand on voit comme il se la pète beau gosse barbu. D’ailleurs, j’ai jamais vu l’ombre d’un poil sur son visage, à l’époque. Mais ce n’est pas tout. Guillaume est un fayot. Mais un fayot balourd. Bientôt, tu vas partir en Allemagne en voyage de classe (décidément) et il y aura ta prof de français de 4e. Et bien grâce à elle, tu vas découvrir que tout le monde n’aime pas Guillaume. Elle, par exemple, elle le déteste. Elle lâche un « très spirituel » cassant quand il lâchera dans le micro du Bundestag « ach, nous allons envahir la France-euh ! », elle lèvera les yeux au ciel quand il racontera tout fier qu’il a roulé une pelle à un mec lors d’une soirée beuverie… D’ailleurs, là, tu te diras que finalement, il est un peu nase ce mec. Mais tu sais, à 15 ans, c’est de son âge de mettre sa langue dans toutes les bouches et de s’en vanter. Ceci étant, tu comprendras à ce moment là que ce mec est quand même sacrément lourd, suffisamment en tout cas pour qu’une prof (qu’on n’avait plus en cours certes) ne cache pas tout le mépris qu’elle a pour lui. Et c’était pas la seule, la prof de dessin l’avait traité d’hypocrite en 6e ou 5e, je sais plus bien.


Mais rassure-toi ma chérie, ce n’est pas grave de tomber amoureuse de crétins, tu vas faire ça une bonne partie de ta vie. D’ailleurs, la prochaine fois, je vais un peu te parler d’amour.

Love dans ta face.

* Le « c’est dégoûtant » avait bien sûr trait au sexe en général et non pas aux Allemands.

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La banque à qui parler… si elle écoute

Je disais donc hier que je quittais le Crédit Mutuel, bye bye baby, sans regrets. De toute façon, il paraît acquis que je vais vivre sur Paris encore quelques années donc il était plus que temps d’avoir une banque ici. Allez, je saute le pas, wouuuuuh !

Problème n°1 : choisir sa banque. Globalement, on dira que pour un compte courant et quelques comptes épargne basique, les offres sont peu ou prou correspondantes : tu paies un service dans la banque A que t’auras gratos dans la B mais dans la B, tu paieras un truc qui n’est pas facturé chez A, etc. De toute façon, je suis jeune active, je n’ai pas un salaire mirobolant (à mon grand désespoir), je ne boursicote pas donc je les intéresse moyen, les conseillers financiers, je ne suis pas une cliente qui fait briller leurs yeux. Je pourrais leur dire que le jour où ma grand-mère mourra, je serai archi pétée de tune mais je n’aime pas spéculer sur le sujet, j’ai peur que ça porte la poisse.

En tant que consommatrice lambda, je devrais donc faire confiance aux pubs. Sauf que dans la catégorie pubs, celles pour les banques me font franchement hurler. Entre la LCL avec des célébrités qui ont dû être payées l’équivalent de mon salaire annuel pour dire « ah ouais, très heureux ! » alors que les guichetiers vacataires sont payés au SMIC, la CIC qui prend les gens pour des cons (mais la CIC est une filière du Crédit Mutuel donc non, je boude), le Crédit Agricole et ses conseillers financiers qui font du playback devant leurs
clients extatiques… Non mais si c’est pas de la pub mensongère, ça ! Je n’ai jamais été extatique devant un conseiller financier, moi.


Bref, je trouve les publicités pour les banques globalement calamiteuses, à part peut-être la Banque populaire mais c’est parce que la musique me plaît bien. Bon, faut dire ce qui est, les conseillers financiers ne font jamais rêver, non, jamais. Dans les films érotico-pornos, par exemple, ce ne sont jamais eux qui montrent leur grosse quéquette à la dame émoustillée alors que franchement, le scénar serait super facile : « Oh, monsieur, j’ai un découvert que j’ai du mal à combler, comment faiiiiiiiire ? », « je suggère un paiement en nature, je peux même vous donner mon liquide ». Peut-être à cause des parois en verre, pas très discret pour une levrette sur bureau, je ne sais pas. Du coup, dans la pub, on nous montre un jovial conseiller financier limite puceau ou une gentille conseillère très maternelle qui se passionnent pour notre vie, notre cas. C’est cela oui. Je suis à peu près persuadée que ma conseillère financière ne connaît même pas mon prénom. Bon, je vais pas lui jeter la pierre non plus, les conseillers financiers ont en général plusieurs centaines de clients à gérer, faut pas leur demander la lune non plus. Et puis franchement, moi, je m’en fous du conseiller, je joue pas en bourse. Je veux juste avoir accès aux services de base sans que ça prenne des plombes.

Alors après un sondage parmi mon lectorat, j’ai pris ma décision, je serai désormais à la Société Générale. Dès que mon salaire est tombé et mon loyer parti, je prends rendez-vous.

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Loi d’Alonso / Point Alonso

(en hommage à Isabelle, pas Fernando)

« Plus un débat sur un thème sexuel dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver un propos visant à dénigrer la sexualité d’un des membres s’approche de 1. »
Dans un débat, donner un point Alonso revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de discréditer en vérifiant la loi d’Alonso.

Cette loi s’appuie sur l’hypothèse qu’en cas de désaccord sur un thème, une personne à court d’arguments (ou tout simplement débile) peut avoir la faiblesse d’appuyer ses propos par des attaques personnelles. Cette tendance est particulièrement frappante dans les thèmes relatifs à la sexualité.

Plutôt que d’apporter des arguments fondés sur une logique relative, la personne vérifiant la loi d’Alonso peut attaquer son interlocuteur (avec des critères subjectifs) sur :

  • – son orientation sexuelle (ex: « sale hétéro ! »)
  • – sa sexualité (ex: « mal-baisée ! »)
  • – ses capacités sexuelles (ex: « puceau ! »)
  • – son physique (ex: « petite bite ! »)
  • – sa psychologie (ex: « coincée ! »)
  • – ou toute combinaison de ces divers domaines (ex: « grosse pucelle coincée et mal-baisée ! » oui, généralement, la personne
    n’a pas peur des contradictions
    )


Références :

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Où trouver un homme ? Etape 2 : la salle de sport

(Rappelons avant tout chose que cet article est une vaste blague, second degré inside)

La semaine dernière, après avoir barboté gaiement à la piscine à mater des Adonis masqués, ce qui pourrait être un fantasme s’il n’y avait pas le bonnet en prime, je décide de changer de terrain de chasse. Jetons un peu un œil sur les salles de sport. Evidemment, dans ce monde fantasmagorique où je chercherais activement un fiancé, j’aurais plein de sous et je m’abonnerais à une salle de sport tendance limite lounge comme il en existe tant sur Paris.

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La salle de sport me parle avec des mots ésotériques excitants car globalement incompréhensibles. Aqua suspension ? Non l’aquatique, déjà testé. Tai Chi Chuan ? C’est pour se moquer des gens qui ont un cheveu sur la langue qu’ils ont inventé ça ? Cycling, high low aerobic ? Ah non, y a plein de sports avec du body dedans genre body balance, ça sonne bien ça, tiens. Parce que body attack ou body combat, c’est un peu violent. Je veux un fiancé qui tombe sous mon charme, pas sous mes coups. Enfin, je dis ça, vu la force naturelle que j’ai, c’est moi qui vais me retrouver au tapis.

Mais bon, pour ne pas m’enfermer dans un cours où il n’y aurait potentiellement que des femmes, on va plutôt miser sur la salle de muscu. L’appareil qui permet de se muscler les pectoraux dont je connais pas le nom va me permettre de mettre mes seins en avant, en voilà un bon plan. Oui, ok, le fait que je connaisse pas le nom de l’appareil montre mon niveau en matière de muscu mais faut bien s’y mettre un jour. Et c’est là que la néophyte que je suis va réaliser son mauvais choix stratégique en terme de lieu de drague.

Commençons par la tenue. Il n’y a que dans les clips pour puceaux n’ayant jamais foutu les pieds en salle de gym que les nanas ont des maillots en lycra hypra sex. Moi en vrai, j’ai un t-shirt en coton de préférence XL pour pas qu’il me colle trop et un bas de jogging. De suite, mon potentiel de séduction se gamelle. Sans parler de la coiffure assez primaire ayant pour fonction d’empêcher mes cheveux de trop rester près de mon visage et de mon cou car sinon, quand je vais transpirer, ils vont s’y coller.

La transpiration, tiens. Alors les déo anti transpirants, tout ça, c’est de la connerie. En vrai à la fin d’une vraie séance de sport, on a de la sueur tout partout. Et même si c’est de la sueur fraîchement produite, ça sent pas très bon quoi qu’on en dise. Le seul moment où la sueur est acceptée dans la relation homme/femme, c’est pendant une brouette endiablée. Sinon, elle est priée de se cacher, même si tout le monde transpire mais chut, ce n’est pas un élément séduction. Donc en faisant du sport, je transpire et en plus, je suis rouge. Pour peu que j’ai oublié de me démaquiller, je ressemble vaguement à un panda. Alors on va m’objecter que le maquillage un peu coulé, ça fait très sexe genre je sors du lit après avoir pris mon pied comme une garce mais en vrai, je suis pas hyper fan du concept. Même si j’avoue qu’à titre totalement personnel et prétentieux, ça me va plutôt bien le smocky eyes (comme je maîtrise le vocabulaire girlie au passage) parce que mes yeux sont quand même ce que j’ai de plus joli sur ma figure. Mais le smocky eyes, c’est maîtrisé, le mascara qui coule parce que je transpire, moins.

Donc voilà, je suis pas au top de ma glamouritude mais en plus, il y a un dernier élément essentiel à maîtriser : le choix de la salle. Bah oui, je cherche un fiancé, pas une maman de substitution parce que la mienne est restée dans le sud donc pas de salle à destination de la ménagère de moins de 50 ans. Ou plus, d’ailleurs. On va éviter aussi les salles pleine de machos plein de testostérone qui ne cherchent pas une femme pour la vie mais juste un nom à rajouter sur leur liste. Mais surtout, surtout, il faut se montrer attentive : le jeune homme beau comme un Dieu, finement musclé (non, je ne veux pas le petit frère de Schwarzenegger, Diesel ou Van Damme parce que eurk !) qui vous sourit, vous explique le fonctionnement des engins sans qu’il soit payé pour et qui vous propose même un verre post remuage de graisse, celui que vous voulez épouser dès demain… il est gay. Hé oui, des gay en salle de sport, il y en a et même pas
qu’un seul. Il y a même des salles qui sont assez réputées pour ça.

Bon, finalement, se dégoter un mec à la salle de sport, c’est pénible, même si les endorphines que je produis pendant l’effort me rendent de bonne humeur. La semaine prochaine, je vais prendre des cours de danse plutôt.

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Etre une femme libérée, le pouvoir de dire non

Discussion avec Naughty, une bloggeuse « sexe », comme on dit. Au menu du jour, si j’ose dire : la fellation. La demoiselle a pondu un article cinglant sur le
sujet, je vous laisse lire. On en discute et je lui dis clairement mon avis : la fellation, ça me gêne pas du tout mais si j’ai pas envie, je vais pas me forcer non plus. 

Des fois, j’ai l’impression que le drame de la femme libérée des années 2000 est simple : pour être libérée, faut assumer sa sexualité, pour assumer sa sexualité, il faut être un bon coup et pour être un bon coup, faut être trash en permanence et ne jamais dire non. Là, on voit carrément l’idéologie des films pornos : des femmes soumises qui ne disent jamais non ou si elles le disent, c’est pour mieux se faire prendre derrière (pas forcément par derrière même si dans les films pornos, le missionnaire est une rareté). Alors que des ados puceaux qui s’élèvent à coup de pornos et de teens movies relous à la american pie et co nous sortent ce discours, déjà, ça m’énerve, alors quand ce discours est repris par des femmes, là, je hurle. 

Concrètement, je ne suis pas chiante en matière de sexe, mes limites se situent essentiellement au niveau des pieds (on n’y touche pas, ni lui ni moi, c’est sale et c’est moche, un pied). Ceci étant dit, ma libido est comme mon humeur : fluctuante. Ya des jours où je n’ai juste pas envie. Dois-je m’en excuser ? Et puis quoi encore ? Le vis-je mal ? Ben non, pourquoi ? Qui a dit que la femme devait toujours être en appétit, les cuisses ouvertes et le sexe humide ? A part un producteur de porno, je précise. Parce que moi, je vis ma vie en dehors de mon lit aussi, j’ai un travail, je vois des gens, j’apprends des bonnes et mauvaises nouvelles… Donc il arrive que des soirs, j’ai surtout pas envie
d’exercice, juste de câlins. Et je peux avoir envie de sexe sans qu’on fasse la totale. Hé oui, on peut faire du sexe sans fellation, levrettes et éjac’ faciales, dingue hein ? 

Car à mon sens, le problème est là. Souvenons nous de Clément notre ami no life qui disait, en matant un porno « ouais ben faut pas se leurrer, les filles s’inspirent de ça aujourd’hui ». Oooooooooh, quel con, nous écrions-nous toutes, la bouche en rond, le MLF au cœur. Et pourtant, il a raison quelque part. Apparemment, pour être un bon coup, faut sortir la totale (fellation/sodomie/avalage mais pas forcément dans le même coït). J’entends déjà les mecs objecter que pour eux, c’est pareil, pas de bon coup sans cunni mais je vous parle de la femme libérée. Quoi qu’à ce sujet, la vraie femme totally wild sexuellement parlant, elle couche avec des filles aussi. Bref, une femme libérée telle qu’on nous la vend se branle, se gode, s’attache, se levrette, se fait sodomiser et éjaculer dessus (ou dans la bouche). Et surtout, la femme libérée ne dit jamais non vu qu’elle a tout le temps envie. Comme notre amie Elsa
Linux, elle se penche, elle se retrouve enfilée par un monsieur mais elle dit rien, c’est normaaaaaaaaaaal. 

Ben moi, je dis non. Je ne sors pas le grand jeu à chaque fois, j’apprécie aussi le missionnaire, surtout quand j’ai envie d’un coït tendre, je déteste qu’on m’éjacule dessus parce que franchement, c’est visqueux et de nettoyer ça, ça me file la gerbe (pour de vrai). Est-ce qu’être maîtresse de mon corps et de mes envies au lieu de me conformer à une image trash qu’on essaie de me vendre fait de moi un mauvais coup ou une fille coincée ? Je dirais non mais si, franchement, c’est le cas, ben je suis fière d’être coincée et/ou un mauvais coup. Parce qu’à côté de ça, je vis bien ma sexualité, je sais ce qui me fait jouir et ce qui me déplaît, les jeux qui me mettent en transe et ceux qui me laissent froide. Il me reste encore pas mal de choses à explorer (dieu merci) mais sans doute que je ne testerai pas tout, ce qui n’est pas un drame en soi. Moi, je suis responsable de communauté, pas actrice porno. Parce que le truc clé, c’est que je vis ma sexualité pour moi et mon partenaire et que je fais les choses juste par envie, pas « parce qu’il faut le faire sinon, c’est que t’es coincée du cul ».
Au moins.  

Bref, j’aimerais qu’on parle plus de ces femmes hors clichés qui ne sont pas dans une abstinence absolue ou dans un « porno like » mais qui vivent juste leur sexualité au gré de leurs envies et besoins, assument leurs fantasmes et ne subissent pas en plus ceux des autres car « il faut tout tester, tu comprends ». Pour moi, tout est question d’occasion, inutile de faire la liste de ce que je dois faire pour être une bombe sexuelle. Surtout que je suis intimement persuadée qu’un vrai bon coup, c’est plus une fille qui suit ses pulsions que celle qui confond un lit et une scène et qui fait les trucs « parce qu’il faut le faire ». 

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Sex House, la téléréalité érotique mal simulée

En voilà un titre nébuleux. Un titre qui résume la mini série dont je veux vous parler, Sex House, dont on est méga fan avec Vicky, genre, on se regarde ça et on commente sur MSN. Alors comme c’est notre nouvelle passion (mais on a vu le dernier épisode, ça craint), il était normal d’en faire un article.


Sex House, c’est quoi ? C’est le principe d’une fausse télé réalité genre loft story : une maison avec plein de chambres, trois hommes et trois femmes very open, une piscine, un jacuzzi, un salon avec cheminée, une cuisine super moderne et tout, et tout. Evidemment, tout ça est filmé. Nos six « héros » sont donc dans la maison durant un été mais ils peuvent entrer et sortir comme ils veulent et ils reçoivent des gens (histoire que ça tourne pas autour que des 6 mêmes parce que les configurations vont vite toutes être explorées). Présentons un peu les personnages. Du côté mec, on a d’abord Luke, l’étudiant du Mild West un tout petit peu prude au départ mais qui l’est plus du tout après, Zack, agent artistique complètement crétin et égocentrique et Justin, le poète romantique qui dit à toutes les nanas après les avoir baisées « t’es bonne toi, hein ? ». Et parfois, il rajoute même : « t’aimes ça le sexe, hein ? ». Il a trop chanmé la classe, quoi ! Côté fille, on a de la pouffe et de la vulgaire. La plus jolie, Stacy, est une actrice blonde, j’ai pas beaucoup vu d’épisodes avec elle. Ensuite, Alexi, la blonde aussi avec les cheveux courts, je sais pas ce qu’elle fait dans la vie. Elle, au départ, elle veut pas que les gens baisent tout partout dans la maison mais finit par accepter. Enfin, McKenzie, écrivaine de son état mais surtout super vulgaire avec de vagues origines asiatiques qui lui donnent de beaux cheveux. Mais après, quand elle « baise » (enfin quand elle fait semblant), elle a un peu une tête de psychopathe.

Donc voilà, tout le monde vit dans la maison et tout le monde se mélange, sauf les mecs. En gros, le scénario est le même : deux ou trois personnages de la maison et une personne extérieure, parfois deux et ça baise. Bon, nos héros sont parfois rivaux, notamment les filles mais comme elles se lèchent, après, ça va mieux. Bon, j’ai pas vu tous les épisodes mais y a quand même des pépites. Genre l’épisode où la sœur de Luke, censée être vierge, débarque dans la maison. Luke demande à Zack et Justin de pas y toucher, Zack ké-un-gros-relou tente mais Luke intervient à temps. Mais sa sœur, en fait, elle est pas si vierge que ça, elle se masturbe sur le canapé puis par terre, se roulant sur la moquette devant la cheminé en poussant des miaulements super gonflants. Le lendemain, Luke reçoit sa « prof d’espagnol » et demande à Mackenzie, la super bisexuelle, de garder sa sœur parce qu’officiellement, Luke est puceau. Du coup, il va prendre la prof d’espagnol en levrette sur le palier de l’étage, l’autre elle beugle « fuck me fuck me » (oui, les doubleurs, ils se cassent pas, ils foutent la musique à fond pendant les scènes de baise, rajoutant un « ah oui, je viens, han, fais moi jouir » de temps en temps). Mais sa sœur, elle est trop occupée à lécher les godes de Mackenzie avec celle-ci… Qui finit par se la taper.

Ce qui est marrant avec Sex House, c’est que les scènes de cul sont mal faites. Genre le mec et la nana ne bougent pas du tout en rythme, la fille fait semblant de fellationner le nombril ou la chatte de leur partenaire où elles se soulèvent tellement du mec lorsqu’elles baisent que si le mec a pas un pénis de 1 mètre, c’est clair qu’il sort et attention à la descente ! Un écrasement de zizi, ça peut faire mal. Y a des acteurs qui n’y sont pas du tout d’ailleurs, notamment Zack : quand il baise, il se fait chier, ça se sent. Alors que Mackenzie, elle est tellement à fond les ballons qu’elle baise avec ses cheveux (très beaux, certes), et vas-y que je remue la tête, à droite, à gauche, que je te fellationne ou que je te lèche
en bougeant bien la tête… Et puis dans la Sex House, y a la piscine et le jacuzzi. Si on connaissait le nombre officiel de petits nageurs dans ces bassins, je pense que ça ferait peur. Mais c’est très marrant quand Justin levrette chai plus qui, ça fait splash splash avec une gerbe d’eau qui lui pète à la figure, le tout sous le regard de Zack qui est au balcon.

Ceci étant, si ça baise tout partout, des fois, y a de l’amour. Mackenzie tombe amoureuse d’Alexi mais comme elle se fait jeter, elle lui dit : « sale pétasse, t’es
qu’une salope, je te déteste ». Et Alexi, pour s’en débarrasser, lui fout une autre nana dans les pattes. Autre couple : deux extérieurs, Brent aka « le mauvais coup » et Angelica aka « je simule, aucun mec m’a fait jouir » se rencontrent dans la cuisine et partent ensemble, on a même droit à un « han, embrasse-moi » quand ils partent en voiture. Mais nos sex houser, ils finissent par tomber amoureux. En fait, vers la fin de la série, Justin et Alexi sont en couple puis pour la happy end, Stacy et Zack se foutent ensemble et Mack et Luke ensemble et là, apothéose, tout le monde baise autour de la piscine, Luke et Mackenzie se partageant la productrice qui est une pub ambulante contre l’épilation sauvage des sourcils.

Bref, Sex House, c’est super rigolo. Mal simulé, ridicule et prévisible mais quand la nana dit à Justin “et alors, tu as fait quoi? Tu as fait la fête, tu as bu ?
Han, c’est cool » et après avoir baisé on a droit à un :

« t’es bonne, toi, hein ?

– Oui mais c’est pas pour toi que je suis venue, c’est pour Mackenzie »

Nous, avec Vicky, on boit du petit lait… Sans mauvais jeu de mot !

La version audio de l’article :

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La sexualité au microscope

Mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, oyez oyez ! L’INSERM a fait une nouvelle étude sur la sexualité. La dernier datait d’il y a 15 ans, quand même, il était temps de
planquer micros et caméras dans les chambres à coucher pour savoir comment les Français baisent. Toi aussi, attire les pervers de google !
sexualite-couple

Moi,j’aime bien ce genre de grande enquête de société car elle atomise pas mal de préjugés. Par exemple, il était de bon aloi de s’indigner sur le fait que les jeunes ont une
sexualité de plus en plus jeune, damned ! Finalement, la perte de virginité est statistiquement toujours à 17 ans. Quand on sait qu’il y a 50 ans, l’âge moyen de ce déflorage était de 20 ans. 3 ans en 50 ans, c’est limite anecdotique. Hé oui, les ados, ils se la racontent mais finalement, rien n’a changé ! Par contre, on se rend compte que les hommes sont de sacrés fanfarons : alors que les femmes annoncent 4 à 5 partenaires dans une vie, les hommes sont autour de 11 à 12. Alors soit les coïts entre hommes sont beaucoup plus répandus qu’on ne le croit, soit y en a qui mentent. Les statisticiens aiment nous expliquer que les femmes baissent un peu le nombre de leurs partenaires alors que les hommes le gonflent.

 

Bon, je m’abstiendrai de commenter les chiffres car, finalement, je trouve qu’il n’y a pas grand-chose à en dire si ce n’est que peu de changement en 15 ans. Et je trouve que ça
referme une fracture que l’on pose systématiquement entre ados et adultes. On a l’impression que nos jeunes sont plus dépravés de nous, qu’ils parlent sexe comme nous de la météo. Mais c’est sans doute qu’on a la mémoire courte. Moi, quand j’avais 12 ans et durant une grosse part de mon adolescence, j’écoutais Love in Fun, je connaissais le sens des mots fellations, masturbation ou sodomie avant même d’avoir roulé ma première pelle. Pourtant, aujourd’hui, je suis une femme équilibrée à la sexualité épanouie et assumée. Ce n’est pas parce que j’ai grandi en écoutant tous ces discours sur le sexe que je suis une dépravée. Bien au contraire : oui, c’était sans doute trash mais à force d’entendre tous les soirs « tu fais ce que tu veux tant que tout le monde est consentant et surtout mets un préservatif ! », j’ai appris la base du safe sex. Aujourd’hui, j’ai même l’impression que les jeunes n’ont plus d’espace de discussion sur le sexe. Ils en parlent entre eux mais quand on a 16 ans et qu’on n’a pas ou peu expérimenté la chose, il est difficile de conseiller ses amis. Alors, il y a Internet, les blogs et les forums mais on ne sait pas quelle info ils vont trouver. Je pense que certains conseils peuvent faire plus de dégâts qu’autre chose…

Quelque part, c’est hallucinant de voir qu’en 15 ans, le changement majeur, c’est la sexualité plus importante des 50 ans et + (un message d’espoir pour nous, les enfants). Le fait que l’âge du premier rapport ne baisse pas ne m’étonne pas en soit. Déjà, j’ai l’impression que quand j’étais ado, tout le monde baisait sauf moi mais finalement, aujourd’hui, quand je parle aux gens, c’est fou le nombre de personne qui avait atteint la majorité puceau ou pucelle. Je pense que malgré la pornoïsation, réelle ou fantasmée, de la société, il n’en reste pas moins que les ados ne se mettent pas à baiser à peine leur puberté arrivée. Sauf exceptions certes mais c’est pas nouveau non plus.
 

Enfin, « les femmes avouent avoir 4 partenaires dans leur vie ». 4.4 exactement. Une blogueuse m’a fait remarquer que ça ne voulait rien dire en soi et elle a parfaitement raison. Si aujourd’hui, tu me demandes combien de partenaires j’ai eu dans ma vie, dans la mesure où je n’ai que 26 ans et que je suis célibataire (enfin, je suppose), sûr qu’il y en aura au moins un de plus. Même que la voyante de l’autre jour, elle m’a dit que j’aurai d’autreS relationS après celle que j’avais mais qui apparemment est terminée donc ça suppose que… Parce qu’évidemment, vous interrogez une petite jeune de 17 ans qui vient de perdre sa petite fleur, elle vous répondra un. Y a les chanceuses ou pas (gros débat) qui sont toujours avec leur amoureux de leurs 17 ans et qui n’ont donc connu qu’un amant. Et puis, la réponse, la vraie,on ne peut la donner que sur son lit de mort. « Alors, mémé, combien d’hommes as-tu connu ? Houuuuuuuuuuuuuuuuu… Je sais plus ! ». Damned ! Par ailleurs, doit-on compter tous les partenaires ou ceux qui ont un tant soit peu compté ? Non parce que si on ne compte que ceux-là, ben, je suis beaucoup plus proche de la moyenne ! D’un autre côté, un nombre élevé de partenaire ne veut pas nécessairement dire que je suis une fille facile ou une salope. Ca veut juste dire que j’ai pas trouvé mon only one. Si jamais je le trouve.

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Nina la bachelorette

L’autre soir, je somnolais tranquillement avant de m’endormir quand m’est venu cette idée d’article totalement débile. Et comme je suis joueuse, je me lance.

 

Et si je me retrouvais bachelorette ? C’est-à-dire candidate dans ce jeu de téléréalité où vingt mâles (enfin, je crois que c’est vingt mais c’est peut-être plus) se battent pour m’épouser (et s’ils peuvent me tripoter avant, c’est bien aussi). En France, on n’a jamais eu de fille bachelorette sauf Marjolaine mais ça compte pas, on lui a fait croire que ses prétendants étaient riches et quand elle a vu que c’était pas vrai, elle a jeté le vilain menteur. Comme quoi, on sait où se situe le cœur de Marjolaine : dans son portefeuille.

 Bon, moi, le Bachelor, j’ai vu que le dernier, Karl, très mignon mais quelle voix pourrie ! Ah, mais cette voix, ça cassait vraiment tout, pffffff ! Bon, je sais pas où en sont les couples crées par les Bachelors successifs, sans doute parce que je m’en tape un peu. Perso, je ne pourrais jamais participer à ce genre d’émission côté « celle qui sera peut-être choisie… ou pas. » Bordel mais vous imaginez comme c’est mauvais pour l’ego ? On est quand même en concurrence avec 20 nanas ! Si vous êtes éliminée dès le premier tour, c’est clair : vous êtes pas belle, aux yeux du beau gosse de service. Super flatteur. Et pour la suite, c’est très gai aussi. Si vous arrivez loin dans le jeu, ça veut dire que le Bachelor a pu mettre sa langue dans votre bouche sinon, il vous choisit pas. Peut-être a-t-il même visité votre culotte, ça, ils le montrent pas à la télé. Bref, vous voyagez à travers le monde avec M. Bachelor, c’est très romantique et tout ça, il vous regarde avec ses grands yeux bleus (oui, ils ont tous les yeux bleus), il vous embrasse et vous dit que vous êtes super trop merveilleuse de la mort qui tue. Alors même si vous savez dans quoi vous vous êtes fourrés, l’ambiance contribue quand même à ce que vous croyiez ses promesses d’amour toujours. Pour dire, vous l’avez même présenté à vos parents ! J’imagine trop la gueule de mes parents si je leur imposais ça, tiens, eux qui ne supportent pas la télé réalité… « Tiens, maman, je te présente Karl, tu sais, le mec qui mélange sa langue avec toutes les filles. Ben, peut-être que je vais me marier avec lui… Ou pas ! ». Oui, non, ça, c’est pas possible. Bon, bref, c’est la cérémonie de la rose, vous avez mis votre plus beau sourire et une robe cache-téton-cache-sexe et là, il offre une première rose à une autre nana. Salaud, va ! Deuxième rose, c’est Jennifer la garce vulgaire qui la reçoit. Non mais quel goujat ! Il en reste qu’une. S’il me l’offre pas, je le massacre !
 

Autre cas : Karl, il vous plaît pas, sa voix de Pokemon vous exaspère et vous le trouvez vraiment très con. Oui, l’argent, c’est pas un argument de séduction et sa coiffure laisse à désirer. Bon, bref, ça le fait pas, quoi. Bon, faut être honnête, si vous faites le bachelor, c’est pour passer à la télé et présenter la météo de la 6 après. Peut-être que vous pourrez même faire la coui-couille pour faire gagner une voiture avec une question tellement conne que c’est une honte de la poser. Bref, l’amour, c’est un peu secondaire dans l’histoire. Donc voilà, le Karl, il vous plaît pas mais lui, il vous aime bien, il vous trouve « mystérieuse ». Du coup, il vous sélectionne. Et là, voici l’heure du rendez-vous en tête à tête. Il reste encore un certain nombre de candidates en liste et si vous êtes éliminée maintenant, vous pourrez pas faire la potiche sur la petite chaîne qui monte. Donc le Karl, il commence à vous bisouiller dans le cou et tout mais vous savez que son but, c’est de glisser sa langue dans votre bouche et sa main sous votre jupe (et donc dans votre culotte, c’est pas un puceau, Karl !). Vous vous laissez faire ou pas ? Non, mais c’est vrai, ça, si le bachelor nous plaît pas, on est censé faire quoi ?

Bref, je veux pas être candidate au bachelor, je veux être la bachelorette. Bon, je suis pas riche moi mais on s’en fout, les hommes aiment gagner mieux leur vie que leur compagne donc pas de soucis. A moi les voyages partout au frais de la production ! Mais surtout, ce qui est fantastique, c’est que je peux me taper tous les candidats, je passerai pour la princesse romantique à la recherche de l’amour. Non mais Karl, là, il a dû embrasser une demi-douzaine de candidates, au moins, et c’était un gentleman, un prince charmant… Donc, moi, pareil, je les embrasse tous et à aucun moment, on ne pensera que je suis une salope. Je pourrai faire de la gondole à Venise avec Steeve (et lui rouler des pelles), du cheval au Maroc avec Brandon (et lui rouler des pelles), du shopping à Londres avec Marco (lui faire porter mes sacs et lui rouler des pelles), tripoter Philippe dans le jacuzzi (et lui rouler des pelles)… Et tout le monde trouvera ça normal.

Arrivera la cérémonie de la rose. Bon, moi, je suis pas une méchante mais je suis pas une naïve non plus : un mec, il tombera pas amoureux de moi en trois jours, surtout qu’on a passé 4 heures ensemble en tout et pour tout. Alors ciao Brandon, tiens. En plus, c’est bien parce qu’une fois que je l’ai jeté, j’ai pas à jouer le service après-vente. Brandon, tu te casses et tu m’oublies, sauf si je te glisse mon numéro perso, on sait jamais. Et puis tu as eu ton quart d’heure de gloire, tu vas pas me casser les couilles non plus !

Bref, le Bachelor, c’est avoir le droit de jouer les garces en étant adulée par un tas d’hommes. Mais faut être honnête, ça sert à rien d’espérer de trouver l’amour. Parce que quand on quitte Venise pour Plume sur Berges et qu’on passe le samedi matin au Franprix plutôt qu’à Venise, curieusement, la magie des premiers instants est moins présente… Mais bon, au moins, j’aurais été désirée pendant quelques jours par 20 mâles débordant de testostérone… Elle est pas belle la vie ?

PS : en vrai, je veux pas être bachelorette mais c’est un article du dimanche, donc j’écris n’importe quoi et ça me fait marrer. Bon week-end les loulous !

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Et après… ? (nos murs 2, le retour du come-back !!!)

Par Mister Big

Vous croyez que je vais faire dans le réchauffé ? Gagné ! Enfin, presque… la base est la même : le mur, mais pas la suite… On a déjà parlé de nos murs… Mais on n’a pas encore abordé ce qui va se passer après… Vu la propension de murs qui affleurent en ce moment, vous êtes en droit de vous dire qu’en automne, saison déjà propice à la déprime, les Vingtenaires vont tous passer du côté sombre… Genre « je crois plus à la vie, j’en ai marre… tous des connards, etc etc… »

Que nenni ! Pas dans mon cas, au moins… Déjà : je change de boulot… ça me fera déjà une raison de me changer les esprits… C’est que, même pour un petit sex-shop, y’en a des références à connaitre ! Vais passer mon premier mois à mater de la bite en plastique et des jaquettes d’un autre monde, je pense… Sans avoir tout à mémoriser, ça va me faire du boulot de tout « connaitre »… Et ça me fera des sujets d’articles, aussi, je pense, qui seront loin d’être déprimants !

Mais ce n’est pas tout… Dans mon cas, il y a deux dénouements possibles : soit mon cher et tendre va me dire avant de partir dans le pays du pudding « c’était bien sympa… on se téléphone et on se fait une bouffe à mon retour en 2024, hein ? », soit il va me dire « et sinon, tu as quelques choses contre l’avion ? » qui annoncera bien des WE londoniens pour ma personne… Honnêtement, je n’ai aucune idée sur le choix qu’il fera : il est quelque peu plus jeune que votre serviteur (oui oui ! je pique le créneau des petits jeunes à Gauthier, maintenant !) et il n’a peut-être pas envie de s’enchainer à un vieux croulant de 26 ans comme moi ! Mais d’un autre côté, on a l’air d’être si bien ensemble… allez savoir ! J’ai encore un mois à passer avant de le savoir… Tout peut arriver en si peu de temps !

Bref… Ca, c’était pour mon mur à moi… Scoop : Océane vient de voir le sien de très prés !

Hé oui, son chéri à elle doit partir précipitamment… Elle vous en parlera plus longuement plus tard, si elle en a envie… Emma, dont j’avais oublié le penchant pour la maçonnerie à grande échelle, vient de nous pondre une de ces murettes, elle aussi ! Là, elle prépare son ciment… On verra jusqu’où elle le montera, celui là ! Pareil, si ça lui chante, elle vous en parlera bien un jour ! Ca risque de virer au roman, avec elle, mais bon… Gauthier ? Heu… joker ! Ca a beau être un vieux mur, il promet de bien se le manger encore une fois… En gros, Septembre sera le mois des murs pour la plupart des vingtenaires… Devrions-nous monter un club ou un comité muresque ? Probablement !

Tout ça pour revenir au sujet de départ : et après ? Qui ne se l’est jamais mangé, le mur ? Même le plus puceau des puceaux qui a déjà dépassé les 20 ans a déjà mangé son mur (ben ouais, sinon, serait plus puceau !!!). Là, il y a différentes façons de réagir… Si vous lisez ce blog, c’est que vous devez aussi regarder Desperate Housewives… Si ce n’est pas le cas, MAIS KESTUFOUICIALORS ??? Ce sont nos idoles… Bref… On peut donc réagir à la Susan : s’assoir et pleurer… C’est assez fréquent comme façon de réagir, mais qu’est-ce que c’est chiant pour l’entourage… J’ai du avoir ce genre de réactions, à ma façon, quand j’étais plus djeuns… Après, on peut aussi se la jouer « tout va tréééés bien » ! Ca, c’est plutôt la réaction qu’adopte la plupart des vingtenaires… enfin, ceux que je connais ! Océane, Gauthier, Nina, Emma, Moa, etc etc… Ce n’est pas qu’on ne souffre pas, mais on fait comme ! On a des envies de mourir, mais on ne les montre pas… On blague sur le sujet, on fait ceux qui en rigole, on lance des « j’ai juste une tite envie de mourir/tite envie de le tuer (suivant les cas de figure), sinon tout va bien ! » Mais comme on se connait bien, à force, on le sent chez l’autre… Et là, on s’organise ! Réseau de soutiens psychologique invisible mais bien présent… Ca se traduit par quelques coups de fils supplémentaires, par un café de temps en temps, etc etc… pas assez pour faire comprendre « tu es déprimé, on est là » mais juste un peu plus de présence pour que le vingtenaire malheureux se sente épaulé…

Il existe aussi des gens qui ne ressentent rien. Ceux-là, je les plains… Au lieu de souffrir, de pleurer, de déprimer, ils prennent leur dérivatifs préféré (jeux, net, alcool, autre et plus si affinité !) pour ne plus y penser, tout simplement. Mais le déni, ça n’aide pas. Bien au contraire… Puis il y a ceux qui souffrent mais se noient dans leurs dérivatifs ! Les traditionnels bouffe/alcool/drogues… Ceux là aussi, je ne les envie pas ! C’est un signe de solitude extrême… que ce soit volontaire (je m’isole de tout le monde et je ne me consacre plus qu’à ma bouffe, par exemple) ou involontaire (à la Mikeline, seule chez elle, sans amis, même son chat s’est pendu…). Tout ça pour dire qu’il n’y a pas qu’une façon de réagir, mais que chacun a la sienne… Mais au final, laquelle est la meilleure ? Y’en a-t-il une plus à propos que l’autre ? Celle que la plupart des vingtenaires adopte me semble être la meilleure, mais est-ce bien le cas… ?

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La virginité : faut-il la garder ou pas ?

L’autre jour, je lisais Courrier International et ça m’a inspiré un premier article  et en voici un second, découlant du même dossier. Et bien, oui, y a 50 choses à dire dessus, c’est pas ma faute. Donc après le versant porno, explorons le versant chaste.
 
Le dossier nous propose un encart sur de jeunes demoiselles suisses qui ont décidé de rester vierge, pour pas être considérées comme des « salopes ». Et voilà, toujours le même problème : tu couches, tu es une salope, tu te préserves, t’es une sainte. Pourtant, je connais des vierges qui récupèrent des points démoniaques ailleurs. Honnêtement, le jour où j’ai perdu ma petite fleur, je ne suis pas devenue une sale perverse immorale. D’ailleurs, l’article ne cautionnait ce genre de manichéisme.
 
La virginité, thème ô combien délicat… Perso, je me souviens, est arrivé un moment où j’ai tout fait pour m’en débarrasser parce qu’à 19 ans, je me sentais totalement handicapée d’avoir encore mon hymen. C’est pas que j’ai jamais eu l’occasion avant, j’avais eu une proposition du genre à 15 ans mais à l’époque, j’étais totalement coincée et j’assumais pas mon corps alors laisser un mec visiter mon intimité, ÇA VA PAS NON !! Arrivée au lycée, nouveau traumatisme : Love in fun. J’explique. Un soir, j’écoutais donc cette merveilleuse émission qui a fait mon éducation sexuelle ou presque quand un gars appelle pour raconter que sa copine est nulle au lit : « elle fait la planche, elle connaît aucune position ! ». Panique à bord : mais moi non plus ! Je suis censée faire quoi (à part écarter les jambes) ? Déjà que la fellation, rien que le principe (ben oui, j’avais jamais pratiqué) je trouve ça dé-goû-tant… La levrette, c’est dégradant, la sodomie… heu, ça, je devais même pas savoir que ça existait, niaise comme j’étais.
 
Donc, j’ai eu une peur d’être un « mauvais coup » et donc, réflexion : « ben je ne coucherai qu’avec un homme dans ma vie, un puceau, comme ça, il pourra pas dire que je suis un mauvais coup, il pourra pas comparer ! ». Réflexion très conne, je sais ! D’ailleurs, dans l’article de Courrier International, y a un mec qui dit pareil : « nous, on veut coucher avec une vierge comme ça, elle pourra pas comparer ». Et oui, ado, je pensais comme un mec.
 
Puis y a cette peur viscérale de la douleur : la première fois, ça se passe pas forcément bien. Johanne, mon ex amie nymphomane n’avait pas eu mal sur le coup mais après, elle s’est traînée une sale douleur pendant quelques temps. Vu l’hygiène de son partenaire, ça m’étonnerait pas qu’elle se soit chopée une saleté, effectivement… Mais surtout, le traumatisme, c’est quand je suis partie chez une amie de Rachel qui avait perdu la sienne quelques temps auparavant et, je sais pas pourquoi, elle entreprend de nous le raconter : du sang partout et une douleur persistante : 24 heures après, elle avait encore mal. Bon, ben je vais rester vierge.
 
Finalement, la curiosité l’a emportée. C’est marrant, à l’époque, être vierge à 19 ans, c’était limite une tare. Aujourd’hui, coucher avant le mariage, c’est limite une tare. Alors quoi ? Je crois surtout que le problème est que, quoi qu’on dise quoi qu’on fasse, la sexualité féminine est toujours sujette à débats et à jugements à l’emporte pièce. A mon époque, une fille qui affirmait vouloir rester vierge jusqu’au mariage était vue comme une bête curieuse. Genre la catho intégriste qui ne copulera que pour procréer. Genre nos grands-mères… Quoi que la mienne avait un amant, le curé d’un village, j’ai appris ça il y a quelques temps (et oui, on est bizarre dans ma famille).
 
Quand j’étais ado, il y a à peine dix ans (ça me fait mal, cette phrase), on clamait à qui voulait l’entendre que, oui, on couchait ! A l’époque, j’étais assez prude mais je ne reprochais pas aux autres filles leur sexualité. Une fille qui franchit le pas avec son copain, c’est normal. Une fille qui couche avec le premier venu dans les toilettes du Macumba club avec les pieds qui patauge dans l’étrange magma composé d’eaux usées et de papier toilette, c’est pathétique. Mais ça, je le pense toujours. Donc j’étais pas particulièrement prude et même qu’on parlait (un tout petit peu) de sexe avec Rachel. Parler de sexe avec Rachel se limitait à : « moi, c’est gênant, j’ai une poutre au-dessus de
mon lit, le mec il risque de se cogner la tête, hihihi ! » Ça, c’est elle qui disait ça, genre le mec, quand il la saute, il fait des pompes. Ok, pour la levrette, c’était pas possible mais un bon petit missionnaire, ça passait sans problème. Mais bon, c’est vrai qu’à l’époque on n’a pas pensé à une solution bête : on n’est pas obligés de faire l’amour sur un lit. De l’autre, y avait Johanne qui a toujours eu le feu au cul qui déclare à la même Rachel (prude au possible) : « putain, j’ai la sève qui monte ! La nuit, quand je me réveille, je suis toute mouillée ! ». Pourquoi j’étais pas là, moi, lors de cette poignante déclaration, hein ? Ça devait être marrant à voir, quand même…
 
Je me souviens, en quatrième, j’avais une copine qui racontait qu’à 14 ans, elle avait perdu sa petite fleur (j’adore cette expression). Bon elle était un peu folle, genre à faire une fugue un lundi matin : au lieu d’aller au collège, elle a pris le train pour aller voir une copine à Lyon donc on a jamais su si c’était vrai ou pas. Mais à l’époque, une fille qui n’avait plus d’hymen n’était pas considérée comme une salope.
 
D’un autre côté, j’observe les changements dans la société, la fameuse pornoïsation et je comprends que les gamines soient paumées : être chaude ou ne pas l’être ? Coucher, c’est être salope ? Personnellement, je comprends aujourd’hui que la virginité est quelque chose de « précieux » qu’il ne faut pas offrir au premier venu. On n’aura qu’une seule première fois et si j’ai eu la chance de pas avoir mal du tout, ce fut quand même pas mal traumatisant. Certes, j’avais « omis » de dire à mon
partenaire (Pierre le pervers) que j’étais vierge mais visiter TOUTES les parties de mon anatomie lors du premier coït, il était pas obligé non plus…
 
Je crois qu’il est important aujourd’hui de parler à ces ados ou à ces jeunes femmes et de leur expliquer qu’avoir une sexualité, ce n’est pas sale. Si elles ne sont pas prêtes, personne ne les force à sauter le pas (enfin, si, des fois, leur copain mais elles ont tout à fait le droit de dire non sans lever le drapeau de la chasteté). Mais le sexe, c’est une belle chose, un partage et on peut pratiquer sans que cela nous corrompe.
 
Je crois que le jour où les femmes pourront choisir leur sexualité sans subir aucune pression sociale, le féminisme aura vraiment triomphé.
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