Ce personnage, c’est moi

Je suis une personne empathique. Il y a des personnages qui trouvent une certaine résonance en moi, j’ai des identifications assez fortes. Certains personnages sont de toute façon écrits comme ça, ça nous permet de rentrer plus facilement dans un récit. Tiens, faudra un jour que je vous fasse un article sur “mon prof remplaçant de remplaçante de seconde nous a expliqué Se7en en quelques minutes”, ça m’a marquée. Mais aujourd’hui, je veux vous parler d’un personnage qui me choque… parce que je crois que cette fille, c’est moi.

Panneau la belle au bois dormant

Je vais donc en appeler ici à ceux qui ont lu ces romans pour me dire s’ils ont ressenti la même chose ou non, histoire de voir si tout n’est dû qu’au talent de l’auteur ou si, vraiment, j’ai un caractère semblable, voire identique à ce personnage. Mais de qui je parle donc, de façon si énigmatique ? Let me introduce Lenù. Lenuccia. Elena. c’est la narratrice de “la saga prodigieuse” d’Elena Ferrante, une suite de roman (quatre pour le moment, je n’en suis qu’au 2e que je devrais finir dans les prochains jours) qui se passe dans l’Italie post guerre dans un quartier populaire de Naples. Elle raconte surtout la vie de Lila, l’amie épouvantable (je la déteste) de Lenù mais ce n’est pas tant d’elle que je veux parler que de Lenuccia (j’adore cette façon qu’ont les Italiens de trouver des tas de surnoms affectifs à partir d’un seul prénom). Et surtout d’une phrase qui m’a fait tilt et dont j’ai envie de parler.

Naples dans les années 50

De façon générale, Lenù est une fille plutôt brillante et très appréciée de son entourage. Son principal souci dans la vie, outre l’image déplorable qu’elle a d’elle-même (surtout à l’adolescence mais qui lui en voudrait ?), son amitié toxique avec la personne la plus infecte du monde. Je vous jure, y a des moments, j’ai envie de secouer Elena en lui hurlant “putain, mais c’est quoi cette demi-vie que tu vis, tout ça parce que tu passes ton temps à t’effacer devant Lila qui n’en mérite pas tant ?”. Je vais essayer de pas trop spoiler mais à un moment, Lenù est folle amoureuse d’un garçon qui va lui préférer Lila. Alors qu’elle a le coeur en miette, elle réalise soudain “non mais c’est mérité, en fait, j’ai pas voulu accueillir la passion alors il en a choisi une autre”. Et là, je me dis “mais carrément, en fait !” Aujourd’hui, je vis une belle histoire mais pendant longtemps, j’ai été prudente en amour. Je vais en faire un article à part entière (parce que j’en ai parlé à Victor et du coup, j’ai de quoi faire un article). Mais avant de lire cette phrase, de lire cette histoire de fille qui marche sur la plage, mi dégoûtée, mi réaliste, je n’avais pas percuté.

Sur la plage d'Ischia

La plage d’Ischia où il se passe quelques scènes du roman, ça me l’a fait aimer encore plus

Alors il est vrai qu’aujourd’hui, je n’ai pas besoin d’analyser ma vie sentimentale, il n’y a plus de questions et je passe donc un peu plus de temps à guetter les petites accointances des uns et des autres, écouter des histoires qui ne sont pas miennes pour avoir un peu de matière à réflexion (j’aime réfléchir). Mais à ce moment là de ma lecture, j’ai été comme frappée par cette révélation, comme si ma vie amoureuse passée venait de subir un nouvel éclairage, cru mais qui permettait d’emboîter toutes les pièces d’un coup. Alors ça me sert pas à grand chose dans l’absolu mais c’est si troublant de suivre un personnage dans lequel on s’identifie à la perfection, au point qu’on ressent les mêmes agacements et colères qu’elle…

dessiner un personnage

(c) Le blog apprendre à dessiner

Et du coup, je me demande : comment qu’on arrive à provoquer ce sentiment ? Est-ce un génie d’écriture ou juste que c’est tombé pile sur quelque chose qui me parle. Encore un truc à analyser.

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Miyajima, joyau japonais

Le 09 octobre – En avant pour Miyajima, l’un des plus beaux sites du Japon et en plus, il fait beau ! Je suis assez excitée, Victor moins. On ne s’est pas du tout ménagés jusque là et nos corps commencent à craquer un peu. Moi ça va, si on excepte ma plante de pied devenue dure comme du bois.

chaussettes japonaises

J’adore les chaussettes japonaises, on dirait que j’ai de très longs orteils (mais ces chaussettes ont très mal vécu leur premier passage en machine, snif…)

Après avoir galéré à trouver un café ouvert pour un petit déjeuner express alors que nous étions lundi et qu’il était déjà 8h30, on grimpe dans le tram pour le terminal ferry… Une heure de trajet, on découvre un peu tard qu’il y avait une JR line beaucoup plus rapide (et comprise dans le Japan Rail pass donc). On grimpe dans le JR ferry et c’est parti pour une traversée de 15-20 mn, maximum. Ca s’agite un peu, les gens se précipitent dehors pour prendre l’Ile en photo, j’explique à Victor que je m’occuperai de ça au retour. Notons qu’à Miyajima, pour la première fois au Japon, j’ai un peu ressenti le côté lourd des touristes pas toujours bien élevés qui vont tenter de te gruger dans la queue l’air de rien. Ca reste assez minime, ça ne m’a certainement pas gâché la journée mais je pense qu’il y avait assez peu de japonais in fine parmi les touristes (et pas mal de chinois pour ce que j’ai pu en voir…).

Le torii de Miyajima vu du ferry

Vue d'Hiroshima de Miyajima

Je ne sais pas du tout ce qu’est cet immeuble dans la montagne, là, mais dans un futur roman, ce sera une base

On débarque et point N°1 : les cervidés. Je l’avais lu dans le guide donc je ne fus guère surprise d’être accueillie par Bambi. Par contre, avec Victor, on a été assez vite saoulés par les gens qui les touchaient ou les caressaient alors qu’il était expressément demandé de ne pas le faire, tout ça pour des photos…

Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima

Bref, avançons et à peine quelques mètres plus loin, nous découvrons le fameux torii flottant, célébrité de l’île. En fait, le sanctuaire tout entier est sur pilotis et donne l’impression de flotter à marée haute. La chance, on est précisément à marée haute ! Evidemment qui dit “monument incontournable” dit foule de bateaux qui te font payer pour aller le voir de plus près. Alors autant les petites barques, ça fait pas tâche, autant les gros bateaux motorisés… et je parle même pas des jet skis qui embaument l’air d’une bonne odeur de mazout.

Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima

L’avantage du torii, c’est qu’il draine pas mal l’attention donc tu as vite fait de te retrouver un peu au calme, pour peu que tu t’en éloignes. On s’offre une petite pause en bord de mer. Ca, ce sont les vacances !

L'île de Miyajima Le torii de Miyajima

Après un repas bien consistant, on va se promener au parc Momiji, forêt qui abrite des daims et surtout des érables (Momiji en japonais) qui n’ont guère rougi mais la balade est super agréable, surtout quand on arrive au niveau de petites cascades, c’est si apaisant et tranquille. Par contre, les daims, on a dû en croiser trois dans la forêt, ils sont tous sur le front de mer désormais, là où ils ont de la bouffe, quoi.

Les cascades de Miyajima Un daim dans la forêt Momiji à Miyajima Les cascades de Miyajima

Matcha shaved ice

Au Japon, vous croiserez souvent des shaved ices : des glaces pilées arrosées de sirop avec un coeur haricot rouge, ici. très sucré, ta bouche est paralysée de froid pendant un petit moment mais pas mal, sinon

Vous aimez faire la queue ? Alors, c’est reparti ! On part cette fois au téléphérique qui va nous amener sur la montagne à 422m d’altitude. Le trajet se fait en 2 temps : dix minutes dans une cabine classique où on se serre un peu à 8. On survole la montagne couverte de la forêt primaire de Misen mais surtout, petite vue sur la baie. Ok, c’est beau. Mais ce n’est rien comparé à la deuxième partie du trajet dans des cabines où l’on se tient debout à une trentaine de personnes. On quitte la station et là, la vue est tellement époustouflante que tout le monde a lâché un “oooh”. Effectivement, la vue est belle, je vois enfin la mer (et pas juste un port).

 

Vue du téléphérique de Miyajima

Vue du téléphérique de Miyajima

Vue du sommet du mont Misen, Miyajima Vue du sommet du mont Misen, Miyajima

Une fois arrivé en haut, comme il est encore tôt (16h), on commence l’ascension du Mont Misen pour aller voir le sanctuaire à mi chemin du sommet. Bon l’observatoire du sommet est à à peine cent mètres de dénivelé de la station téléphérique donc ça va être une balade de santé… NON. Trop pas. Parce qu’en fait, on n’est pas sur la même cime donc il faut descendre pour remonter. Avec Victor, on s’était mis une limite “à la demie, on fait demi-tour”, le dernier téléphérique étant à 17h30. Info répétée toutes les cinq minutes, ce qui me fait légèrement stresser. Le sanctuaire étant à 20 mn à pied, ça devrait passer. A 25, ne le trouvant toujours pas, on fait demi-tour en disant adieu à nos genoux. On retourne au téléphérique, constatant sur la carte qu’on était arrivés juste en dessous du sanctuaire mais le soleil commençait à décliner, prudence est mère de sûreté, comme on dit. Et on a bien fait car on retourne vers le torii au couchant (et à marée basse cette fois-ci). Une dernière photo d’un daim poseur et retour à Hiroshima, le coeur léger (mais toujours les pieds en état de mort avancée).

Miyajima couchant Miyajima de nuit

Ca ne nous empêche pas de rentrer de la gare à notre logement à pied (20 mn) puis re 10 mn de marche pour rejoindre un restaurant d’Okonomiyaki réputé du quartier. J’ai découvert les okonomiyaki à Amsterdam (logique…) et ça faisait partie de notre liste “to eat”. Et ce fut fort bon ! Épuisés et repus, il était temps de rentrer même si la journée du lendemain s’annonçait plus calme…

Whisky japonais

Ah oui alors ça, c’est du whisky, ils le servent en pinte avec pleiiiiiiin d’eau gazeuse. Du coup, ça fait de l’eau gazeuse avec juste un arrière-goût chelou

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Manifeste pour tweeter autrement

Si je devais faire un graphique de ma journée type comme Marissa, je pense que je devrais mettre un segment conséquent intitulé “ tweeter ”. Je tweete et retweete à mort, c’est ma radio, ma télé, mon regard sur le monde. J’ai beau ne plus avoir la télé depuis 2 ans, je ne rate absolument rien de l’actu alors que des fois, ça me ferait des vacances. Pire, je suis parfois un des premiers relais d’une new tombée. Et ça, je dois arrêter, essentiellement parce que c’est anxiogène.

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Avez-vous entendu parler du vol AH1020 ? Ce vol d’Air Algérie a décollé d’Alger pour Marseille le 06 août dernier. Suite à un problème à bord, il fait demi-tour et… disparaît des écrans radar. Alerte et branle-bas de combat, Twitter s’agite, reniflant déjà l’odeur du sang et du crash… sauf que l’avion se repose à Alger quelques instants plus tard, tout le monde va bien, merci.

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Avez-vous entendu parler de la prise d’otage dans une église à Châtelet le samedi 17 septembre ? Je me connecte sur Twitter et gros coup de pression : une prise d’otage à Châtelet, police et armée débarque, les infos fusent, on parle de coups de feu… sauf qu’en fait non, ce n’est qu’une fausse alerte. J’ai donc assisté en direct à un drama imaginaire collectif.

panique_course

Depuis quelques temps, je suis prudente dans mes RT : plus rien tant que je ne suis pas sûre de la réalité des faits. Histoire de ne pas planter un avion qui s’est posé sans soucis sur un aéroport ou annoncer un attentat qui n’a jamais eu lieu, entre autres. Et puis, j’ai réfléchi et je me suis dit que je devais aller plus loin. Qui suis-je ? Pas l’AFP. Pourquoi donc retweeter une info sur un attentat en Turquie ou au Pakistan (pays dont on suit globalement moins l’actualité) ? Quel message je veux faire passer ? “Regardez ce qu’il se passe ailleurs, c’est terrible” ou ne suis-je pas finalement en plein snobisme géopolitique dont je parlais y a quelques temps ? Oui, mesdames, messieurs, je suis trop au courant de ce qu’il se passe dans le monde, tu as vu ? Mais c’est quoi ma valeur ajoutée là-dedans ? A part faire crouler mes followers sous une avalanche de news angoissantes (parce que non, j’ai pas l’exclusivité des RT d’infos sur le monde) ?

angoisse, anxiété, paranoia

Je suis certainement ce qu’on peut appeler une retweeteuse compulsive, je dois avoir en moyenne 3 RT pour 1 tweet de ma personne mais finalement, quel est le but ? Soit diffuser un avis que je partage. Quelqu’un a dit quelque chose à laquelle j’adhère donc plutôt que de réécrire la même chose. Voire dans certains cas donner de la visibilité à la parole d’une personne que je trouve plus légitime que moi sur un sujet donné. Par exemple si une personne a fait des études sur un sujet et fait référence, son avis vaudra forcément plus que le mien (quoi qu’on pourrait débattre de l’argument de l’autorité mais pas aujourd’hui). Parfois aussi, je lis des trucs que j’ai envie de partager parce que je trouve ça intéressant. Et encore, je me bride car souvent, quand je lis des trucs dans Courrier International, je suis en mode “mais troooooop, je vais le prendre en photo et le poster sur Twitter !” Là aussi, hier, je lisais un court reportage sur Kotor dans Society et j’avais envie de le partager parce que 1/ j’y suis allée et 2/ je n’avais pas du tout idée de ce qu’il s’y passait, niveau mafia locale. Dans ce cas, le message n’est pas “zavez vu comme je me préoccupe trop du sort du monde, bande d’incultes nourris au Hanouna ?” mais plus “oh ben dis donc, je viens d’apprendre ça que je ne savais pas, c’est intéressant”. Bon, j’avoue que parfois, j’ai des “débats” sur Twitter et si des articles qui vont dans mon sens sortent à ce moment là, je les balance joyeusement à la gueule de mon contradicteur (qui, curieusement, m’unfollow juste après ou me bloque, c’est selon). Je RT parfois comme je faisais des citations dans mes copies de philo “moi je pense ça et d’ailleurs j’ai raison, Descartes et Hegel, ils disent pareil !”.

carton citation chewbacca

J’ai raison, la preuve : Chewbacca pense pareil

Si l’apport de la connaissance est effectivement une bonne façon de RT, il faudrait qu’on arrête tous de se prendre pour BFM et consort, à s’entretenir les uns les autres dans une bulle terriblement anxiogène. Non parce que quand je me connecte à mon Twitter et que je vois en boucle des tweets et retweets sur le dernier attentat ou le dernier bombardement en Syrie qui a encore tué des enfants (parmi une bonne centaine de civils), ça me donne juste envie de renoncer définitivement à ma foi en l’humanité. Je ne dis pas qu’il faille ignorer les mauvaises nouvelles : ne pas vouloir savoir qu’il y a encore eu une centaine de civils massacrés sur l’autel d’intérêts qui ne le concernent même pas in fine, ça ne leur rendra pas la vie. Mais si je veux suivre l’actualité, je n’ai qu’à m’abonner au Monde, à l’AFP ou qui vous voulez. Si je veux l’information, je vais la chercher et je pense que ça marche pour tout le monde pareil. Du coup, cessons de répéter 100 000 fois la nouvelle du  même drame ad nauseum : personne n’a besoin de lire 100 fois la même news déprimante pour en mesurer l’impact… et personne ne nous discernera le badge du bon petit suiveur d’actualité. Partager des analyses, oui, partager des dépêches AFP déguisées en articles de news, est-ce que vous pensez vraiment que vous êtes le seul ou la seule à être au courant que le monde s’écroule ?

the fight club, scène finale

A partir de maintenant, je ne retweeterai donc plus que des analyses pertinentes et un peu plus à froid… et évidemment les meilleures vannes et des animaux mignons parce qu’un peu de pommade sur tous nos maux ne fera jamais de mal. Sur ce, je vous quitte avec cette petite loutre… rapport à la pommade, donc.

Maman loutre et son petit

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Le Chaperon rouge de Catherine Hardwicke

Des fois, tu zappes un peu au hasard et tu tombes sur un film que tu pressens merdique et tu crèves d’envie de le voir juste histoire de critiquer. Oui, je suis vilaine, je sais, je fais qu’à me moquer.

le-chaperon-rouge

Tout commence dans une forêt où une jolie fille en cape rouge batifole avec un garçon à la coiffure impeccable. Oui, dans la forêt, il semble y avoir du Vivelle Dop. La fille veut fuir avec le garçon bien coiffé, un poil gothique… Ah oui, j’ai omis un détail, ce film est réalisé par la nana qui vous a gratifié des Twilight. Voilà, voilà. Donc un garçon un peu sombre et sauvage, une fille fraîche et innocente, on retrouve nos basiques.

Le-Chaperon-Rouge-film

Donc la soeur de la jeune fille à la cape rouge meurt, tuée par un loup. Les villageois organisent une battue et tuent un loup lambda mais un chasseur de loup joué par Gary Oldman vient et dit « bouh, ah, c’est pas un loup, c’est un loup garou et vous allez tous crever, ahah ! Il est caché parmi vous. Ma femme, dont je trimballe le cadavre que j’expose sous vos yeux, était elle même un loup garou et je l’ai tuée, couic ! ». Sur ce, les Villageois organisent une fête, ça flirte avec l’orgie, la jeune fille (Valérie) est à deux doigts de se faire déflorer par le type au gel alors que sa mère vient de gentiment la maquer avec l’ex de sa soeur décédée (mais qui était en fait le demi frère de celle-ci parce que la mère a un peu fauté avec le père du fiancé. Compliqué). Mais bon, pas de déflorage car le loup attaque, il coince la Valoche dans un coin et lui parle (oui oui) en lui disant qu’il fera d’elle un loup garou à la fin de la lune rouge dans 3 jours. Comme elle a noté qu’il avait les yeux marrons, elle a peur de tous les yeux marrons qui traînent. Dont le mec au gel et sa mamie. Ouuuhh…

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S’ensuit une scène de traque chiante, Oldman balance un gosse débile dans un engin de torture car il croit que c’est le loup, juste après avoir empalé un de ses hommes mordu par le loup. Bref, le chasseur de loup est un peu dérangé du bulbe, il ne parle pas mais crie et bouffe de la viande crue. Là, la soeur du débile sort une histoire de sorcière et que même que c’est Valérie : la preuve, elle a une cape rouge, la couleur des sorcière. Bon, je prends un doliprane et on continue. On met Valérie dans une cage et on va la donner au loup vu que c’est ce qu’il veut et on sera débarrassés.

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Valérie doit donc défiler dans le village avec un masque en fer marquant son infamie puis se retrouve abandonnée au coeur du village sur un tronc d’arbre avec plein de brasiers autour, sous le regard tout excité d’Oldman et ses ninjas (oui, oui, ninjas) qui attendent le loup. Mais le gars au gel est pas super d’accord, il met le feu devant sa douce pour faire diversion et permettre au fiancé officiel de libérer Valérie. Du coup, Oldman est un peu vénère et tue le prêtre du village et là, je commence à comprendre que le scénario a été écrit sous crack. Bon, là, c’est le bordel, le fiancé se prend une flèche, le mec au gel se retrouve enfermé dans la machine de torture. Du coup, le loup garou est un peu énervé car on veut pas lui donner sa greluche, il arrache la main d’Oldman, gratos, et demande à la demoiselle de le suivre. Elle, elle veut pas mais ses copines s’y opposent et le loup part car le jour se lève et que tout loup garou qu’il est, il aime pas les UV. Bref, Oldman est tué car il a été mordu et on se demande bien à quoi il servait. Pendant ce temps, Valoche roupille et rêve de la scène du « que vous avez de grandes dents, Mère Grand ». Oh ouah… D’ailleurs, juste après, on retrouve la Valérie en balade sous la neige avec un petit panier, très prudent quand un loup en veut à votre peau mais elle est un peu con et va voir sa mamie. J’attends avec impatience la scène où un chasseur va découper le bide du loup pour libérer la mamie et la demoiselle…

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Bon, je vous spoile la fin : le loup garou, c’est le papa de Valérie qui a tué sa fille illégitime, défiguré sa femme adultérine, tué l’amant de sa femme… Ouais, comme dans Twilight, faut pas trop faire du sexe, ça t’apporte rien de bien. Bon, comme Valérie va très bien dans sa tête, elle est allée récupérer la main de Oldman car il avait des ongles en argent… Oui oh ben tiens, y avait rien de plus simple. Elle tue son père avec, tranquille. Bon, bref, Peter la sauve mais se fait mordre, il découpe le corps du papa mort en lui ouvrant le bide (cf remarque précédente) pour mettre des pierres dedans et balancer le corps à la flotte. Puis Peter veut s’en aller, Valoche est un peu dégoûtée car elle avait envie de faire l’amour dans la neige mais tant pis, elle repart avec sa cape rouge.

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Qu’en retenir ? Alors Amanda Seyfried, je sais pas, où j’ai vu deux films où elle était mal dirigée (Time Out), où elle joue comme une patate. Elle joue très bien la fille qui écarquille les yeux (qu’elle a certes beau) et qui ouvre la bouche mais en dehors de ça, elle a un charisme d’huître. Quand elle tue son père avec la main du cadavre, elle hausse à peine un sourcil. Les autres acteurs sortent sortis tout droit de Gossip Girl ou des frères Scott ou une série pour ados du genre. Quant à Gary Oldman… J’ai la sensation que je peux pas voir un film américain sans Oldman qui joue toujours peu ou prou le même rôle dedans (aka le mec en long manteau mystérieux, ténébreux et un peu dérangé). Faut bien payer les impôts. Bref, on ne retiendra pas le travail des interprètes, passons à la réalisation. Notre amie Catherine Hardwicke n’a pas l’air d’avoir compris qu’elle ne réalisait ni une pub ni un clip vidéo pour Selena Gomez. Ah oui, les images sont belles, la très longue cape rouge sur la neige blanche, Amanda alanguie sur la paille pendant que le mec au gel lui délace son corsage. On multiplie les gros plans de Valérie qui es belle, avec ses grands yeux verts et ses cheveux blonds. Et comme elle ressemble un peu à Estella Warren, je me demandais si j’étais devant le film ou devant la pub Chanel (mieux réussie).

estella-warren-chanel

Bref, de la psychanalyse à deux balles où le sexe te perd (la soeur aîné est tuée par le Père qui l’a attirée en lui envoyant un message signé de l’homme qu’elle aime), où Valérie finit seule (et vierge) en attendant son mec devenu loup garou et où l’incroyable morale reste… Il faut tuer le père.

Tout ça ne m’a pas donné envie de mater Twilight, allez comprendre…

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Draguer, c’est male !

Par Lucas

Pourquoi nous les maaâales sommes nous toujours les séducteurs ? Pourquoi ces demoiselles ne se lancent-elles pas ?

En voilà une question qu’elle est bonne.

Faut-il en déduire que la concupiscence (appétit prononcé pour les plaisirs sensuels) est une réalité purement masculine ?? Faut-il faire un parallèle facile et déduire que les nanas qui osent draguer ne sont que des nymphomanes en force ? J’ai fait ce constat il y a une dizaine d’années quand j’ai noté que certaines boites faisaient payer l’entrée aux mecs et pas aux nanas pour les attirer là.

J’ai refait ce constat vendredi soir en allant fêter les 30 ans d’un ami.
J’y ai rencontré une avocate très jolie, très futée, très charmante, trépidante.
Au bout de 5 minutes, j’étouffais dans la salle du bas du Requin Chagrin et nous allâmes (oui nous allâmes, parce qu’un passé simple ça donne un p’tit coté élégant et suranné) nous allâmes donc nous poser sur la terrasse, avec  vue sur la place de la Contrescarpe et ses 12 touristes au m².

Là nous commençâmes à discuter et à échanger. En deux minutes je savais qu’elle avait un copain, qu’elle était heureuse et que je préfère qu’on reste ami.  Oui la dernière partie de la phrase n’a pas été dite mais bon, c’était sous entendu. Volontairement ou non ? Seuls les gens super délicats et super sensibles pourraient se prononcer.  A dire le vrai je ne sais pas si elle a eu la démarche volontaire de me prévenir, si c’était inconscient ou si elle a dit ça comme elle aurait pu dire « L’article 9 du Code Civil, il tue des ours polaires. » Peu
importe d’ailleurs.

Et Lucas de maintenir son sourire de façade car après tout la demoiselle est gentille, intéressante, de bonne compagnie et souriante (ceux qui prennent le métro le matin savent que ce sont des qualités inestimables) Dans ma petite vie, je n’ai vu que 3 fois une nana faire du rentre dedans à un mec. Face à ce constat, que faut-il en déduire ?

Les femmes sont-elles plus subtiles que les hommes ?
Sont-elles plus prudentes ?
Y-a t-il deux logiques différentes qu’on soit un mec ou une nana ?
Pour les mecs, c’est « d’abord on passe la nuit ensemble et après on voit si on peut se supporter »
Pour les nanas, c’est « d’abord on voit si on a un terrain d’entente, après on passe la nuit ensemble »

Le fait que le terme nymphomane n’ait pas d’équivalent au masculin sous entend-il que les hommes sont naturellement des gros crades qui ne pensent qu’à ça  et que, dire d’un mec qu’il est « nymphomane », c’est redondant ??
Faut-il rechercher un gene animal dans l’être humain qui incite le male à vouloir se reproduire ? Ce serait vraiment ravaler l’être humain au rang bestial mais est-ce vraiment stupide ?

Il est  manifeste que ces demoiselles recherchent une sérénité, une connivence, une complicité, une compréhension. De la douceur empreinte d’intelligence et de sensibilité. Histoire qu’elles n’aient pas besoin de chuchoter  » je vais mal » pour qu’on cherche à les réconforter. Les femmes cherchent en fait à voir si elles peuvent développer leur langage de l’amour avec le damoiseau et si ce jeune homme va comprendre ce langage sans qu’elles n’aient besoin de traduire ça en « j’veux un calin » ou « tu comprends là je veux être seule » ou « me fais pas chier, chuis vener » voire » toi vraiment, t’es mon amour » (mais là il faut savoir traduire le langage des yeux et c’est encore une autre langue).

Je ne serai pas plus long sur le sujet mais je serais ravi d’avoir vos pensées en commentaires !

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Le sexe à l’hôpital : info ou intox?

Par Emma

(Si avec un titre comme ça, on n’est pas répertorié sur Google…) 😉

Je voudrais m’attaquer aujourd’hui au vieux mythe des relations sentimentales et surtout sexuelles à l’Hôpital. Ah ! Les coucheries incessantes dans le milieu hospitalier… ! Infirmiers et infirmières, infirmières et médecins, médecins et secrétaires… à en écouter la croyance populaire, un hôpital est un vrai baisodrome ! Ca brouetterait (suis pas sûre de ma conjugaison… Nina ?) jusque dans le bloc opératoire… Je ne sais pas vraiment d’où vient cette légende, j’ai entendu un jour que la perception de « l’infirmière salope » était en rapport avec le fait qu’avant, les soignantes étaient des nonnes. Que cette population devienne soudainement laïque, libérée des vœux pieux des bonnes sœurs et souvent féminine en rapport à des médecins essentiellement hommes (à l’époque) a ensuite déchaîné les fantasmes et les représentations populaires. Mais ça n’explique pas tout.

 

            Combien de fois, en annonçant mon métier, je me suis entendue rétorquer par un libidineux au QI d’huître, l’œil lubrique et la bave aux lèvres : « Ah ouais t’es infirmière ? Arg…Et alors, c’est vrai que vous êtes nues sous vos blouses ??? » Rien ne peut me m’excéder autant, j’ai immédiatement le bazooka qui me démange. « ET BEN NON DUCON ! » s’entend d’ailleurs souvent répondre le gros tacheron sus décrit, ce qui ne le calme pas toujours… -oui, le con est souvent incurable-. Bon sang, mais c’est totalement imbécile ! Nue sous ma blouse ? Mais pourquoi ? Je crois qu’il faut démystifier cette idée saugrenue, au-delà du fait que c’est un cliché débile dénué de sens. Parlons pratique : nue sous une tenue d’infirmière, ok, ça donne quoi ?

            1) Nos tenues sont très peu seyantes et loin d’être glamours : un pantalon blanc droit noué à la taille , un haut informe au décolleté serré en V et manches à mi-bras ; le tout taillé dans un coton rigide et épais, très régulièrement nettoyé à la lessive industrielle ultra-décapante et super-désinfectante. Autant vous dire que nues là-dessous, on aurait vite des soucis d’allergies ou d’irritation dans les endroits « sensibles ». Et lorsque nous portons des « blouses » (et c’est peu souvent) nous les mettons par-dessus nos vêtements… désolée messieurs… !

            2) Rappelons le contexte : nous travaillons dans un HÔPITAL. Donc : maladies transmissibles, champignons, bactéries, virus, pipi, caca, vomi, pourri, crachats, autres… L’hygiène hospitalière est implacable pour protéger les patients et le personnel des infections. Nues sous nos blouses ne serait qu’un risque supplémentaire d’attraper la première saleté qui passe, et je ne parle même pas de l’hygiène de base de chacun bien évidemment… (beurk)

            3) Nouveau rappel du contexte : certaines (et certains), comme moi, exercent en psychiatrie. Nous prenons en charge des patients à la pensée dissociée, envahis d’hallucinations auditives et visuelles, de façon générale très délirant -souvent sur un thème persécutoire, ça arrive aussi sur un mode érotomane-, parfois en phase maniaque avec un comportement sexuel « hyper-développé »… Et nous faisons face presque quotidiennement à la violence. Au vu du tableau, le moindre signe « sexy » ou « aguicheur » -voir même rien du tout- risque de faire immédiatement flamber les délires et les passages à l’acte potentiels. Donc, minimum de prudence –et d’intelligence- exigée…

 

            Vu sous cet angle, beaucoup moins sexy de suite l’infirmière, pas vrai ? Bien sûr, il y aura toujours quelques personnes pour arborer malgré tout des signes extérieurs de « sexualité portes ouvertes » ; mais ce genre de personne se retrouve dans tous les milieux, pas seulement à l’Hôpital. Qui n’a jamais croisé une « salope » au cours de sa vie ??? Au boulot ou ailleurs ? Il n’y a pas forcément une exception pour le milieu hospitalier, on trouve ce genre de spécimen partout…

           

            Je me dois tout de même afin de rétablir un certain équilibre, de vous parler des histoires de cul hospitalières de ma connaissance. Oui, cela existe ! (Vous êtes content, hein ?) Je vais me limiter à ce dont je peux vraiment parler, c’est-à-dire des relations dans l’Hôpital où je travaille, et plus particulièrement dans mon secteur. Mais pour cela, il va falloir patienter, la suite demain !

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Nina, l’’idole de vos jours (et de vos nuits, aussi)

Petit à petit, je deviens une star, hé oui. Vous êtes près de 800 à venir tous les jours suivre ma petite vie et celle de mes amis, certains rêvent même de moi la nuit (n’est-ce pas oui-oui !). Ainsi, toute star modeste que je suis, je dois me plier à l’incontournable exercice : l’interview.
 
Ma première interview, je l’ai subie alors que je n’étais pas encore Nina mais une simple étudiante en journalisme. En fait, dans le cadre de notre master, nous avons crée un journal dont je ne donnerai pas le nom (ce n’est pas que j’en ai honte, juste pour pas qu’on retrouve mon nom). Le « numéro zéro » fut créé dans des conditions épiques : quinze jours avant les élections présidentielles américaines pour laquelle mon IEP organisait une soirée (youpi !), notre super directeur de master nous fait : « et si vous faisiez le premier numéro de votre journal pour l’occasion ! ». 12 personnes pour créer un journal dont nous n’avions même pas le nom à l’époque en quinze jours et le garnir, tout va bien ! Bon, la veille du jour J (jour de l’impression, pas des élections), nous finissons la mise en page et l’impression du modèle type à… 5 heures. Je reste dormir chez la camarade qui nous avait gentiment prêté son appart pour cette folle soirée. 8 heures, l’heure de se lever car nous avons cours. Toilette rapide, je ne mange rien (je n’ai jamais faim au réveil), direction la fac pour apprendre que, non, en fait, nous n’avions pas cours. Mais comme nous avions rendez-vous à midi pour discuter avec un stagiaire du canard local de notre merveilleux journal, impossible de rentrer dormir donc je vais prendre un café à la cafétéria avec mes camarades d’infortune mais je n’avale rien. Midi, on rejoint le stagiaire et on se pose dans un café où j’ai l’idée du siècle : commander un vin chaud (dégueulasse, au passage). Donc, pour l’interview, j’étais un peu saoule et, curieusement, aucun de mes propos n’est apparu dans l’article. En même temps, je ne sais même plus ce que j’avais dit si ce n’est : « moi, moi, moi, je ferai les pages sport, moi, moi, les pages sport ! ».
 
Une blog-interview
Après cette première tentative pour le moins ratée, je suis devenue Nina, cette star anonyme du net comme il en existe tant. A une époque, il était à la mode de se faire des interviews entre blogueurs, Banana m’en a parlé à plusieurs reprises mais j’étais un peu circonspecte. Oui, c’est une bonne idée sur le fond mais je ne suis pas la seule à officier sur mon blog. Quant à faire une auto-interview, mon égocentrisme a encore certaines limites. Ceci étant, je pense que je vais vous servir une interview de tous mes vingtenaires, n’est-ce pas une bonne idée ? Bref, passons.
 
Peu de temps après, je rencontre Bouc et Moustache, journaliste de son état. Bon, évidemment, dès que je sais ça, je lui « saute » virtuellement dessus en lui disant que j’aimerais bien qu’on discute ensemble de ce sujet. Un soir, il vient donc me cueillir chez moi et m’embarque sur les Champs pour faire une interview croisée. Je vous préviens, mesdemoiselles, ce garçon est un fin séducteur ! Regardez comme il m’a bien cernée : il me fait parler de moi, domaine dans lequel j’excelle. Donc on se pose chacun des questions, je suis restée assez sage dans les miennes (surtout qu’il ne m’avait pas du tout parlé de son idée et que je n’avais pas eu le temps de réfléchir), ne pensant pas qu’il me poserait des questions un peu poussées sur ma sexualité. (voir l’interview ici)
 
L’avantage pour lui, c’est que je suis une très bonne interviewée, je fournis de la matière. L’inconvénient pour moi c’est que, en tant que journaliste, je sais très bien comment ça marche et que je devrais être un peu plus prudente quand je parle avec un représentant de cette profession qui note avec frénésie ce que je raconte. Car je suis un peu trop spontanée, je réponds sans tourner sept fois ma langue dans ma bouche (ni dans la sienne… pardon, j’ai pas pu résister à ce jeu de mots débile) et me voilà à lui raconter ma première expérience sexuelle qui fut un peu traumatisante, à lui expliquer que je ne fais pas l’amour dans des lieux publics car je suis bien trop expressive dans ses moments-là. La question était juste : « as-tu déjà fait l’amour dans des lieux publics ? », j’aurais dû me contenter d’un « non », plutôt que d’un « non. Tu comprends, c’est pas possible, je suis très bruyante dans ses moments-là et on se ferait forcément attraper ». Heureusement « Bouki », comme on l’appelle désormais, n’est pas sadique, il a censuré nombre de conneries que j’ai dites et a respecté ma volonté de ne pas évoquer certaines histoires dont je ne veux plus entendre parler. Car Bouki aurait été journaliste à Voici, au lieu de ressortir la phrase « je suis bruyante quand je brouette », il aurait fait part à la France entière de mon aversion pour certaines personnes dont j’ai simplement refusé de parler.
 
Il faut savoir qu’un journaliste cherche la phrase choc, la déclaration qui tue et qui, mise en première page, va faire vendre. Tant pis si placée hors contexte, elle ne veut plus rien dire. On s’en fout, nous, on veut juste avoir une exclu, un scoop, faire vendre notre torchon pour avoir des sous pour partir en vacances. Donc cette interview avec Bouki aurait dû être un excellent entraînement pour m’apprendre à fermer un peu ma délicate bouche. Et bien, non.
 
Le début de la gloire !
Quelques temps plus tard, coup de téléphone : c’est mon ami Bouki, toujours. Il me laisse un message sur mon répondeur, mon téléphone n’ayant pas daigné sonner. En gros : « Nina, c’est Bouki, j’ai un truc qui pourrait t’intéresser, rappelle-moi ». Donc je rappelle pour les trois du fond qui n’ont pas suivi que ce jeune homme est journaliste et que je suis au chômage donc immédiatement : « super, il a entendu parler d’un poste pour moi ! ». Raté : une journaliste de Zurban l’a appelé. Elle prépare un papier sur les célibataires à Paris avec un encadré spécial sur les blogs. Elle l’a d’abord appelé lui puisqu’elle est tombée en premier sur son blog et, après avoir répondu à ses questions, l’a renvoyée vers moi qui suis une personne (je cite) « fortement intéressante ». Et je peux vous dire que la demoiselle n’a pas été déçue ! A la question : « le blog est-il un bon plan pour les célibataires ? », je me suis exclamée : « Ah ben j’ai jamais autant baisé que depuis que j’ai ce blog ! ». Bravo, très bien et ta langue dans ta bouche, tu l’as tournée ? Qu’est-ce que tu es allée raconter ça, triple nouille ! Je sais pas encore ce que ça a donné au final, le numéro de Zurban sort aujourd’hui et à l’heure où je tape cet article (dans le train), je l’ai pas encore  lu. Mais si elle retient ça, il va se passer que je vais avoir plein de jeunes hommes lubriques qui vont venir sur mon blog uniquement dans l’espoir de me brouetter. Youpi… (enfin, si l’un d’entre eux est Brad Pitt, là, je veux bien me sacrifier). En tout cas, over-blog risque de voir le nombre de blogs augmenter après une telle déclaration (vous avez vu, les gars, comme je bosse bien pour vous). Enfin, je vais lire l’article et voir s’il est besoin que j’écrive un article dessus pour réagir. Mais la journaliste était très sympa (trop), elle m’a mise en confiance et du coup, je me suis lâchée, omettant à la fin de la vouvoyer comme si je parlais à une copine. Note à moi-même : copiner avec les interviewés pour qu’ils se livrent (mais bon, ça, je le faisais déjà avant). En fait, j’ai lu l’article en question, depuis, et elle a rien retenu de ce que j’ai dit… Mais j’ai réussi mon défi : voir le mot brouette écrit dans un magazine !
 
Interview à trois
Jamais deux sans trois et voici ma dernière interview en date : re- Bouc et Moustache. Cet homme est fou de moi, ma parole ! Non, je plaisante, il a décidé de faire une interview croisée d’Alya, Banana et de votre dévouée. Nous voici donc rendus chez Alya (que je n’avais jamais physiquement rencontrée), il y a également « Lui », l’amoureux de Banana. Bon, au début, on discute de tout et de rien puis vient le moment de l’interview que je vous laisse découvrir sur le blog de Bouc et Moustache. Bon, ce genre d’interview convient mieux, je laisse échapper moins de conneries (il me semble) car, à trois, je n’ai pas le monopole de la parole. En même temps ça peut avoir un effet pervers puisqu’une va dire un truc et les deux autres peuvent s’exclamer : « ah ben tiens, c’est vrai. » Aurions-nous répondu la même chose individuellement ? Rien n’est moins sûr. Je ne dis pas que nous nous sommes influencées les unes les autres au point de répondre le contraire de ce que l’on pense mais que certaines réponses ne nous seraient peut-être pas venues à l’esprit. Au début, il y a eu un QCM et c’est franchement difficile d’y répondre. Par exemple, la question sur ma mère, « est-elle ma meilleure amie, un refuge, un hôtel trois étoiles ou une étrangère », aucun ne correspond vraiment… Il fallait que je donne une réponse donc j’ai choisi un refuge (ce qui n’est pas faux en soi) mais je n’avais pas le droit de donner une cinquième réponse. Pour info, vu que certains me l’auraient demandé en comm, je considère ma mère comme un modèle sur certains points, une bonne camarade avec qui je peux plaisanter mais une amie, c’est trop fort, je ne lui confie que peu de choses sur ma vie privée. Mais bon, c’est le jeu, je m’y prête de bonne grâce. A l’arrivée, je crois que Bouki était satisfait du résultat.
 
Bref, je suis à l’orée de ma vie de star (comme je me la joue) et déjà, je me rends compte qu’il est urgent d’arrêter de papoter comme je le fais si je ne veux pas détruire ma carrière avec une interview titrée : « Nina : le triolisme, ça me fait triper et j’emmerde la morale ! ».
(Pour la jouer encore plus star, j’ai mis une photo de moi où on ne voit rien!)
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