De tes lèvres sur les miennes

Je vais pas vous mentir : j’aime les baisers. Surtout le premier. Et encore plus précisément ce moment précis où vous échangez un regard brûlant avec l’objet de votre désir, que vous savez que ça va arriver, que votre coeur s’emballe pendant que vos lèvres se rapprochent. Ah oui, vraiment, j’aime ce moment.

Le premier baiser de Buffy et Spike

Après, on n’a pas tous les jours un premier baiser, surtout quand on est dans une relation amoureuse de type monogame. Mais pour compenser, on a la fiction et les scènes de premiers baisers romantiques, on en a quelques unes à se mettre sous la dent. Jane the Virgin en a même fait une sorte de private joke, Jane a ses plus beaux baisers sous une tempête de fleurs ou sous la neige, alors même qu’elle habite à Miami (mais c’est drôle, regardez vraiment cette série). Mais justement, la fiction a parfois tendance à enrubanner le premier baiser d’un tas de flonflons et paillettes alors que dans la vraie vie, on n’a pas toujours tout le tralala et j’en viens à me demander : c’est quoi un premier baiser réaliste ?

Jane the virgin  : baiser sous la neige entre Jane et Michael

Dans mes petits écrits, je mets des relations amoureuses ou sexuelles, ça dépend. D’ailleurs, nous reviendrons une prochaine fois sur leur nécessité ou non dans une histoire. Et le problème que je rencontre souvent, c’est tout le chemin qui amène à ce premier baiser. Alors certes, je pourrais écrire un “y en a un qui saute sur l’autre et baiser surprise” . Je crois que dans Technopolis, c’était absolument comme ça que ça se passait entre Oceany et Ethan (elle avait également été embrassée par Juan de la même façon et finit d’ailleurs par s’en agacer). Mais j’avais 20 ans et depuis, j’ai pas mal progressé en compréhension du consentement. Et d’ailleurs, je suis la première à hurler devant ces premiers baisers imposés. Du coup, puisque le consentement, c’est encore plus sexy, comment on amène à ce premier baiser ?

Emily et Maya, premier baiser

En fait, peu importe. Là encore, je vais me répéter, tout est dans la tension. Reprenez vos propres relations, la dernière fois que vous avez grave kiffé quelqu’un, que vous guettiez chaque occasion de vous trouver seul.e avec lui ou elle en espérant que la prochaine fois sera ce moment béni où vos yeux se croiseront et dans vos regards ardents, vous savez tous deux que ça va arriver, là, maintenant. Vous savez, ces quelques secondes où plus aucun ne parle, attendant l’ultime signe de l’autre pour se lancer, silence qui peut se clore par un petit rire gêné avant le baiser. Quand j’étais ado (et adulte aussi mais j’assume moins), je pouvais passer des heures à rêvasser de ce premier baiser (qui n’avait in fine pas lieu dans pas mal de cas mais on s’en fout). Aujourd’hui, je regrette un peu de ne pas tenir un carnet des petites fantaisies de ce genre que je pourrais coller dans l’un ou l’autre de mes romans. Parce que je suis désolée mais pour moi, encore plus crucial qu’une scène de baise, il y a ce premier baiser qui est comme le signal de départ d’une relation qui évolue, la première étincelle du feu d’artifice à venir. Ce moment où le spectacle commence enfin sous les “aaaaaaah” satisfaits du public.

Feu d'artifice au château de Versailles

Mais j’ai pas fini avec ce sujet, il va falloir qu’on se pose la question : une romance dans un roman non romantique, pourquoi faire ?

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Liste de la fille qui va voir les gondoles à Venise

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Pardon, je suis un peu hystérique.

– Des fois tu vas en soirée et y a une fille tellement bourrée qu’elle vomit sur un violon. Bon, ok, sur la housse du dit violon mais j’ai un peu envie d’en faire une expression du genre “t’es saoule à en vomir sur un violon”, le truc qui ne veut rien dire et qui ne fera rire que moi. Mais j’aime m’auto private joker.

– Moment surréaliste : lundi dernier, retour de la chorale en voiture avec ma soeur. Comme on n’était pas super satisfaites du cours, nous avons décidé de chanter toutes les deux dans la voiture. C’est pratique en plus, on n’est pas dans le même groupe (elle est soprano, je suis mezzo) donc on le fait à deux voix. A un moment, on s’arrête à un feu, on est à fond les ballons quand on voit que le scootman à côté de nous est mort de rire. Et qu’en fait, le scootman, c’est Stéphane Plaza. Et qu’il y a vraiment beaucoup trop de feux rouges sur cette avenue et qu’on n’ose plus le regarder… Mais comment voulez-vous que je fasse pas des rêves hyper surréalistes quand tu fais marrer en vrai Stéphane Plaza en chantant en voiture avec ta soeur, hein ? Hein ?

– Plus il fait froid, plus je sacrifie mon sex-appeal sur l’autel du gilet qui me recouvre de la tête aux pieds, des grosses chaussettes, des pantoufles uggs. Pantoufles que j’aime porter avec un mini short en jean et t-shirt lose, je me sens totalement Kate Moss (dans le look et je ne mets cette tenue que pour faire le ménage). Je pense qu’il va être temps de décréter une période d’abstinence choisie. Même si la piscine m’impose de quand même m’épiler…


– La motivation est une donnée relative. Mardi dernier, je prends mes affaires de plongée mais fait froid, je suis pas trop motivée. Anaïs tire la première : je viens pas ce soir, trop fatiguée. Suivie d’Anna qui est enrhumée. Isa rousse et moi, on sent que ça va être compliqué… Et voilà comment on s’est retrouvées dans un bar où personne ne parlait français à rigoler en buvant des cocktails trop bons. Mais j’ai acheté une combi depuis pour aller à la piscine sans mourir de froid.

– Cette semaine, je suis pas sortie du tout. Pas chorale lundi pour cause de vacances scolaires, pas de piscine mardi pour cause de chauffage en panne. Mercredi, rien. Jeudi, on devait se faire un afterwork avec la même fine équipe que le paragraphe précédent. 15h40, personne n’en a parlé. Je suppose donc que personne n’avait envie de sortir. Du coup, j’ai bien récupéré, ça fait du bien !

– Le truc le plus cool du monde en hiver, c’est que tu peux siroter des grogs. Avec un sans alcool, du moment que c’est chaud et que ça coule dans mon corps. Mmmm… Cette phrase me paraît légèrement tendancieuse.

– Y a des jours où ta boîte mail te réserve des petites surprises. Mercredi, j’arrive, je fais mon tri matinal de mails. La RH nous invite à nous déguiser vendredi pour Halloween, hihihi (mais attention si on a des rendez-vous client quand même). Heu… Pour de vrai ? Bah résultat, dans mon pôle, personne ne s’est déguisé et on a zappé le goûter qui se tenait dans le bureau de l’un des DG mais mon manager nous a gentiment ramené quelques trucs. Autre mail le même matin : “Oui alors pardon pour le spam mais celui qui a pris mon combiné de téléphone pour me filer le sien tout pourri et tout emmêlé, c’est nul, rends moi mon combiné!”. Ca vaut pas celui sur la propreté des chiottes (mérité) mais belle moisson.

– Au bureau, j’ai lancé un jeu : quel pc claquera en premier ? En lice : celui de Lise, la consultante avec qui je bosse sur tous mes dossiers, celui d’Adrien qui s’éteint des fois tout seule. Mais voilà qu’un outsider nous a tous grillé ! Jeudi, Arthur tourne son pc vers moi et me demande de regarder. Oui, c’est très joli l’image que tu me montres mais je vois pas trop où tu veux en venir… Ah tu me montres le fait que soudain, des centaines de fichiers excel, ppt, jpeg avec du chinois partout s’est ouvert sur ton pc ? Ouais, ok, tu gagnes mec. Depuis, il bosse sur le poste de Maureen (stagiaire partie), le pc qui s’éteint si tu le fais bouger. Arthur vainqueur par double KO.

– Bon, voilà, j’ai fini ma rééducation… Maintenant, va falloir que je retourne au sport sérieusement, je me laisse un peu vivre ces derniers temps…

Bref, après un petit coup de mou, ça va mieux. Et surtout : hiiiiiiiiiiiiiii Venise !!!

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Faut-il prendre ses capotes en séminaire ?

Oui, je sais, je sais, no zob in job mais avouez quand même qu’une centaine de personnes entre 25 et 35 ans dans un hôtel loin de chez eux avec piscine et alcool, ça peut déraper.


Il y a donc un mois, nous avons appris que nous allions tous voguer gaiement vers la Sicile pour un séminaire permettant de mieux nous connaitre les uns les autres et de pas nous entretuer dans l’open space. Parce que le travail bien fait nait du sentiment d’appartenance à la boite, de la sensation que nous sommes tous sur le même bateau et que celui-ci ne s’appelle pas le Titanic. Premier accroc dans notre fol enthousiasme : en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille. Oueeeeee…


Mais peu importe le lieu, on se retrouve pendant 2 jours et demi loin de chez nous, occupés à resserrer les liens à coup de jeux d’équipe et d’alcool. Techniquement les risques de rapprochement très intimes ne sont pas nuls, c’est un fait. Sauf que ramener ses capotes, est-ce que c’est pas légèrement présomptueux ? Surtout si à priori on n’a pas envie de quelqu’un du bureau à la base. Mais bon, comme on dit avec Anaïs (copine de plongée qui n’est pas impliquée dans le voyage) : on sait jamais. Mais on a une private joke sur le sujet. Oui on ne sait jamais.


Et puis c’est pas forcement pour moi en plus. Je veux dire que peut-etre que ma compagne de chambre ou un bon camarade ait moyen de conclure et voilà-t-il pas qu’ils n’ont pas de protection ? Heureusement la fée capote (moi quoi) arrive telle la providence et leur offre deux petits capuchons (bon, peut-être 3, ça dépendra de mes stocks et s’ils doivent passer la nuit ensemble). Non parce que quitte à glisser dans un de ses collègues à la faveur d’une soirée arrosée, autant ne pas aggraver la situation en évitant de mettre un préservatif. La grossesse accidentelle entre collègues bourrés n’est valable que dans Melrose Place (ça arrive d’ailleurs ou pas ?). Et je ne parle pas des MST mais le cœur y est.

Cependant revenons en à la boite en temps qu’objet. Une boite = 12 préservatifs et le séminaire = 2 nuits. Prévoir 6 capotes par soir, c’est le risque de passer pour une grosse affamée facile à embarquer dans son pieu et ça fait de vous la cible idéale de tous les quolibets. Or je sais pas vous mais moi, j’ai pas envie de devenir jusqu’à la fin de mon contrat « 12-pack » ou « la dalleuse du SM » (toujours social media). Et je n’envisage pas de démissionner de suite (oui, ça change mais vu que je viens de le dire sur mon blog, la vie va forcement me contrarier dans 15 jours sur le sujet).


Alors en fin de compte, la solution est simple : je me contente d’avoir toujours des capotes sur moi et pas spécialement pour le séminaire. Après tout, j’ai bien du déo et des tampons dans mon sac, pourquoi pas des capotes ?

Une prochaine fois, nous répondrons à la question subsidiaire soulevée par Tobias mon collègue : faut-il prévoir toutes les tailles dans son stock ?

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Le déménagement ou bienvenue dans mon placard


 

Début février, c’est officiel : on va emménager dans nos nouveaux locaux, proche des Champs Elysées. Les champs, c’est typiquement le quartier que j’aimais bien à mon arrivée sur Paris et maintenant, je sais pourquoi je l’aimais bien : parce que je n’y allais jamais. Oui, c’est beau, majestueux, impressionnant mais surtout sale et plein de monde perdu en permanence. Y a des endroits tests comme ça : à partir du moment où on ne les supporte plus, c’est qu’on est devenus de vrais Parisiens. C’est le cas du Sacré Coeur – Place du tertre aussi ou des Halles. Par contre, la Tour Eiffel, moi, je l’aime toujours.

Revenons à nos moutons. Avant le déménagement, nous avons droit à une visite des locaux vides. En cheminant du métro à la rue en question, on croise des boutiques grand luxe (et encore, je ne suis passée par l’avenue Montaigne que plus tard), des étrangers surfriqués. Mais qu’est-ce que je fous là ? Bon, les locaux ont une disposition étrange, je ne comprends pas comment on accède à certains bureaux et le lieu a sacrément besoin d’être rafraîchi mais y a pire. De toute façon, on ne m’a toujours pas demandé mon avis et c’est sans doute parce qu’il ne sera jamais pris en compte. Okayyyyyyyy…




De retour au bureau, on reçoit la disposition des uns et des autres avec notre numéro de poste et que vois-je ? Mon numéro est attribué à « Nina stagiaire ». Plaît-il ? Je ris jaune et demande à l’assistante de direction si j’ai été virée sans le savoir mais elle m’explique qu’elle a fait des saisies automatiques dans excel et qu’il y a une Nina stagiaire dans la rédaction de Cinemart, notre journal consacré au cinéma, donc. Okayyyyyyyy… Je sais que je me focalise sur un détail mais ça confirme mon sentiment : je cours droit vers une placardisation.


On fait nos petits cartons, on gagne un RTT pour le déménagement vu que le net ne sera raccordé que vers 17H et sans le net, je suis en chômage technique. Premier jour de boulot et finalement, je découvre qu’un bureau pour trois, c’est bien surtout que je n’ai personne derrière moi donc je peux regarder ce que je veux sur le net sans que personne ne s’aperçoive de rien. Même si lire des blogs fait un peu partie de mon travail aussi. En plus Ioulia et Simon sont des camarades de bureau agréables, on développe des private jokes de malade. Bon, la cantine est globalement dégueu, un bon goût qui rappelle le resto universitaire mais peu importe. Finalement, je m’étais inquiétée pour rien.

Mais s’il y a une chose que j’ai apprise dans la vie, c’est que mes premières intuitions ne me trompent jamais. Sur le plateau, on est le bureau le plus calme et le plus silencieux, limite on nous oublie, dit-on de nous. Nous oublier, oui, c’est le mot…

Parce qu’en plus de la délocalisation physique, d’autres éléments allaient jouer contre moi.

Je sais, je suis chiante avec ma façon de finir mes articles comme un mauvais soap opéra.

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La première liste de 2008

Ouais, tu vois, lecteur, c’est pas parce qu’un chiffre de l’année a changé que moi, j’abandonne mes listes. 2008 sera listique ou ne sera pas. Même si j’ai tendance à les publier le dimanche au lieu du samedi mais je dirais pour excuse que j’ai des fois une vie privée et sociale et que même, je suis allée au cinéma.

 

– Comme j’ai une vie trépidante en ce moment, j’ai oublié de te raconter, lecteur, que j’ai fait un pas de plus dans ma vie de femme indépendante des années 2000. Dire que dans deux ans, je dirai femme indépendante des années 2010, ça me fait un peu peur. Tout se passe le mois dernier. Etat de mes cheveux : certes propres et soyeux mais la couleur devient indéterminée et ça, c’est pas possible. Donc j’ai acheté mon tube habituel châtain Movida et…j’ai fait ma couleur toute seule. Je suis une femme à part entière désormais, me manque plus qu’à faire un enfant. Mais je vais en rester à me faire des couleurs toute seule avant, quand même.

– « Snif… Snif…Hé mais mes tickets restos, ils sentent la lavande ! ». Alors je précise que si je suis allée renifler mes tickets resto, c’est que j’ai remarqué
l’odeur dès que je les ai touchés sinon, je le fais pas. Et je suis la seule à avoir des tickets restos qui sentent la lavande. De là, mes collègues en ont déduit que j’avais un ticket avec Lénaïc, le RH qui nous distribue les tickets restos, celui à qui j’ai collé un vent magistral. Bah si c’est vrai, c’est bien la preuve qu’un homme, plus on le bat froid, plus il nous veut. Je les comprendrai jamais. Mais je crois pas avoir un ticket avec Lénaïc, même un ticket resto… En 2008, j’assume mon humour de merde.

– La sieste post job, c’est la vie.
 

– « T’es chaud, t’es comme une bouillotte ! – Ah ben sympa ! – Mais ma bouillote, elle est mignonne, c’est un raton laveur ! – Oh ben merci la
déclaration ! ». Mais c’était gentil quand même, non ?

– Alix est un tombeur ou comment émouvoir trois filles en deux secondes. Mercredi au boulot « hé les filles, regardez, j’ai une photo d’un chat trop mignon sur mon portable ! ». Ben Lena, Ioulia et moi, on a mordu à l’hameçon. Et il était trop mignon le petit chat.

– Vendredi, on mange au bureau (des hamburgers qu’on s’est fait livrer) et on discute, Ioulia, Lena, Scarlett, Joy, Alix et moi (un peu la bande habituelle quoi) quand Joy nous raconte son adolescence difficile genre « j’avais de l’acné et de grosses lunettes, c’était trop horrible ! ». Et là, elle nous raconte une boom où il y avait un mec, Cyril, sur lequel elle craquait et à un moment, ses copines vont le voir (alors qu’elle était juste à côté) et font « Cyril, tu veux pas inviter Joy à danser ? – Non, elle est moche ». Mais son calvaire n’était pas fini. A un moment, ils jouent à un jeu que je connaissais pas : on constitue une balle avec des papiers sur lesquels on écrit un truc et quand tu attrapes la balle
tu enlèves la couche et tu dois faire ce qui est écrit sur le papier. Et là, le Cyril reçoit la balle « envoie la à la fille la plus moche ». Toi aussi, bois la coupe jusqu’à la lie.

– Mercredi, comme on travaillait trop sérieusement, on a eu droit à une coupure d’électricité (toi aussi, perds tout ce que tu n’as pas sauvegardé). Quand l’électricité est revenue, on s’est rendu compte que le réseau s’était fait la malle. Et quand on bosse sur le net, ben, ça s’appelle du chômage technique. Du coup, j’ai tiré les cartes pour tout le monde. Je devrais me faire payer, à force, ça me permettra de faire les soldes . Surtout que je suis allée chez Orcanta avec Summer et que je veux acheter la moitié du magasin.

– Faudrait que je vous raconte le réveillon aussi. Trois nanas sont dans une pièce, elles mangent et boivent (l’un des deux avec modération, l’autre moins, aucune n’a fini ivre, je vous laisse donc faire des déductions). Et là, on aurait dit les vamps mais en jeunes (et sexy). Et franchement, j’ai adoré ! On a parlé de nos connards, petits zizis et impuissants, de nos années collège et des pétasses qu’on y croisait, de boulot, de mecs, de mecs, des règles, aussi. Bestfriend a décidé de tout plaquer et part dans 15 jours passer un an en Australie. Je ne peux m’empêcher de l’admirer, je crois que j’en serais pas capable.

– Avec Babillages, nous nous sommes autoproclamées les dindonnes du Sex on the bed. C’est de la totale private joke mais voilà, notre duo, ce sera ça. Ouais, les bloggeurs, ils aiment bien constituer des clans et leur donner des noms, surtout quand personne ne les comprend, ça fait très initié.

 

– A propos d’Australie, on va mettre de la musique australienne, tiens.

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Il n’’y a pas tromperie sur la marchandise

Qui suis-je ? Il y a pas mal de temps, j’avais écrit un article sur les blogs où je posais l’hypothèse suivante : qui te prouve que je suis bien une jeune femme de 25 ans ? Les lecteurs ont répondu qu’ils avaient peu de doutes sur la question. Pour autant, Nina est-elle moi ou un personnage qui ne me ressemble pas ? Nina, c’est moi, ou plutôt une partie de moi puisque je parle peu ici de mes orientations professionnelles, de mes études, de nombre de mes passions… Ici apparaît surtout ma vie amoureuse, comme pour la plupart des vingtenaires.
 
La semaine dernière, j’expliquais en réponse à un commentaire que j’avais attribué le prix du « plus connard » à Raphaël car je ne comprenais pas son soudain silence radio et pourquoi il avait décidé de m’ignorer. Si j’étais allée lire son blog, j’aurais eu une explication… Et quelle explication ! Au départ, j’ai cru que son soudain silence était dû à une fille, une de ses lectrices (ou plutôt adoratrice) à qui il fallait cacher qu’on avait couché ensemble car elle était très jalouse de moi et pensait (à juste titre) que si Raphaël et moi nous nous rencontrions, il y aurait brouette. La demoiselle a lu l’article que j’ai écrit sur lui, elle l’a reconnu mais il a réussi à l’embobiner, je me demande bien comment. Mais là, j’aurais compris : je trouvais ça con de me reprocher d’avoir couché avec lui (d’autant que c’est lui qui est venu vers moi) mais bon, si c’est pour une fille, ça se comprend.
 
Et bien non, ça n’a rien à voir : le monsieur se plaint, il y a eu tromperie sur la marchandise : je ne suis pas la bimbo blonde que je prétends être (et je suis une gamine, aussi, super). Déjà, me reprocher ma « non-blondeur » indique un haut niveau de maturité. De plus, je n’ai jamais prétendu être une bimbo, bien au contraire ! Je déteste ce mot et ce qu’il représente. Mais ce cher Raphaël s’est arrêté à ce qui l’arrangeait : j’ai expliqué plusieurs fois que j’étais en réalité châtain clair et pas blonde. Cet adjectif, « blonde », est plus une private joke avec Gauthier qu’autre chose, ça fait 7 ans qu’il me répète que : « si, tu es blonde ! ». Par ailleurs, si j’ai un côté amazone, j’ai dévoilé ma fragilité à plusieurs reprise dans ce blog, et ceci dès le départ. S’il avait lu « la femme conquérante des années 2000 », un de mes tous premiers articles, il aurait vu que je n’étais pas une bimbo, loin de là. Je peux paraître dure et sans cœur mais les lecteurs assidus de mon blog et, surtout, mes amis, savent bien que ma carapace cache un cœur énorme. A peine ce blog entamé, je tombais sur le charme du fragile Julien et aujourd’hui, je ne parle que d’Arnaud. Ce n’est pas parce que je suis en couple et monogame que ma vie sexuelle est moins passionnante, loin de là. La différence, c’est qu’au lieu de réaliser des fantasmes avec des inconnus ou peu connus, je le fais avec Arnaud. Le sexe en couple ne se résume pas à un simple missionnaire le jeudi soir à 22h38…
 
Très classe, il n’a pas précisé qui j’étais… C’est sûr, une « blonde » qui tient un blog dont il a enlevé le lien et qui ne vient plus poster sur son blog, personne n’a compris qu’il s’agissait de moi, il a su dissimuler mon identité avec élégance…
 
Je pense surtout qu’il n’a pas apprécié de voir que je ne l’adulais pas puisqu’il a commencé à me critiquer le jour où je lui ai dit : « gare à tes fesses, mon blog va dépasser le tien ! ». Il a l’humour sélectif : il a le droit de casser les autres mais nous, nous devons le vénérer et fermer notre gueule.
 
Car Raphaël est fort : en trois rencontres (dont la dernière qui était une pure brouette), il a réussi là où mes amis ont échoués : lui a compris que je n’étais pas celle que je prétends être. Tous les jours, Gauthier ou Anne (qui me connaît depuis toujours) lisent ce blog et jamais ils ne m’ont dit : il y a trop d’écarts entre celle que tu es et celle que tu prétends être. Les articles que j’écris ici, c’est souvent le condensé de mes conversations avec mes amis. J’aime le sexe, ce n’est pas pour autant que j’ai couché avec la terre entière. Je n’ai pas eu beaucoup d’amants dans ma vie, j’ai quand même passé plus de quatre ans avec la même personne donc forcément… Depuis que je suis à Paris, je n’ai eu que 6 amants sur bientôt 6 mois, c’est franchement pas exceptionnel. Ceci étant, le nombre d’amants ne permet pas d’évaluer la qualité « sexuelle » d’une personne, si j’ose dire : mon premier amant m’a initié à énormément de choses, par exemple. Parallèlement, on peut avoir couché avec 50 mecs et être « nulle » au lit. Je ne suis pas une tombeuse (je ne l’ai jamais prétendu), je suis une charmeuse. J’aime plaire même si ça ne va pas au-delà du simple jeu. Parfois, je me retrouve prise à mon propre piège et je me retrouve face à des hommes qui attendent plus de moi qu’une simple soirée à discuter. Instant délicat à négocier : dire au revoir de façon ferme et définitive en évitant toute tentative de baiser de la part du jeune homme.
 
 
Mes amis mâles sont pour la plupart homosexuels et nous jouons à un vrai jeu de séduction ensemble, nous nous faisons souvent des « mmmmmm, toi ! », on parle de sexe crûment et sans détour, on se touche, on s’embrasse. J’agis de la même façon avec mes camarades hétérosexuels et même avec les filles, quand ce sont de bonnes amies. J’ai récemment joué ce jeu avec Banana (« viens, on va se prendre en photo nues ! »)  et je pense qu’elle a compris qu’il s’agissait d’un jeu. Je joue le même jeu avec nombre de lecteurs du blog de Nicolin comme Archi, Cédric, Nono ou Loui, parfois Zak, mais je sais bien qu’ils ne prennent pas mes propos au premier degré, c’est plus une marque d’affection envers des garçons que je trouve sympathique qu’autre chose. De la même façon, j’ai vanté la beauté de Sab ou de Ush en faisant mon « dragueur relou » sans qu’elles le prennent de travers. Quelque part, c’est sincère : elles sont belles, je vais pas le nier par jalousie ou par hétérosexualisme (« non, non, je suis pas lesbienne, je ne trouve aucune femme belle ! »).
 
J’ai d’ailleurs rencontré de nombreux lecteurs de ce blog : Sab, Agnès, Papaiya, Laxigue, Tink, Ush, Aurélie, Reno et Nicolin himself, j’ai des contacts privilégiés avec Nico et je dois rencontrer Ced bientôt. Personne ne m’a dit que j’étais « décevante » ou « surprenante » par rapport à l’image que je renvoie de moi sur le net, beaucoup ont réussi à me cerner sans difficulté, notamment Agnès et Sab ou plus hallucinant encore, Banana (on ne s’est encore jamais vues). Oui, j’aime jouer et j’aime le sexe : quand je suis célibataire, je pars en chasse, et si il y a alchimie avec un gars, je fonce. De l’autre côté, je ne suis pas non plus un « trou », je ne couche pas avec tous les mecs qui se présentent : je n’y peux rien si je n’ai pas envie de tout le monde. En juin, je suis allée au restaurant avec Aurélien, un jeune copain de Louis et Arnaud (que je ne connaissais pas à l’époque). On a beaucoup parlé sur le net et je l’ai trouvé charmant mais pas attirant : il me faisait beaucoup penser à mon jeune cousin avec qui je parlais beaucoup sur MSN il y a quelques temps. La rencontre a eu lieu, nous avons passé une très bonne soirée au restaurant mais il ne s’est absolument rien passé. Un mois plus tard, je rencontrais Arnaud et là, je me suis dit que j’avais vraiment bien fait.
 
C’est facile de retenir d’une personne que ce qui nous arrange et de les façonner à leur image. Croire que j’ai effacé son lien de mon blog juste par « vengeance », c’est plus aisé, ça évite de se remettre en question. Ce ne fut pas par vengeance mais sa soudaine façon de m’ignorer sans explication m’a déplu, je me suis dit que ce garçon n’en valait pas la peine, je l’ai remplacé par un blog qui paraît plus intéressant et fait par un garçon bien moins égocentrique. D’ailleurs, s’il était moins nombriliste, il aurait remarqué que je ne commentais plus d’autres blogs où j’allais très régulièrement autrefois. Je suis Nina mais pas que ça, effectivement, ma vie ne se limite pas à mes histoires de cœur.  Je suis peste, impatiente, parfois orgueilleuse, têtue, rigolote et rigoleuse, passionnée, curieuse, gaffeuse, enflammée, étourdie, tendre, parfois naïve, joueuse, aventurière « du bout du monde », fidèle (autant en amour qu’en amitié), loyale, exigeante, exaspérante…
 
Mais ça me paraissait clair, non ?
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La philosophie de la brouette

Aujourd’hui, je vous fais part de mes réflexions ! C’est l’été et tout le monde a les hormones en ébullition ou presque. Alors, je vais vous parler de sexe. Cet article m’a été inspiré d’une part par un article d’un connard sur son blog et par le commentaire que m’a laissé « Sunshine » sur mon autopsychanalyse.

Saint Pénis, priez pour nous
Pour faire simple, Connard expliquait dans son article qu’on avait tendance à trop sacraliser le sexe. Oh, mon ami, comme tu as raison ! Le sexe fait partie de la vie comme la nourriture,la boisson, le sport… Chacun sa drogue. Je pense qu’on peut me qualifier d’épicurienne. Certes, je suis toujours entre deux régimes mais j’apprécie un bon plat… Certes, j’essaie de diminuer ma consommation
de cigarette mais avouez qu’avec un café, c’est délicieux (les fumeurs me comprendront)… Et puis merde, à la fin ! Nous n’avons qu’une vie…Et quand bien même nous en aurions plusieurs, autant les vivre à fond. Il y avait une blague qui disait :
« Docteur ! Je fume pas, je bois pas, je mange léger et sans cholestérol, je ne pratique pas le sexe. Vais-je vivre vieux ?
– Je ne sais pas mais, en tout cas, le temps va vous paraître long ! »


Pourquoi sacralise-t-on à ce point le sexe ? Résumons-nous : si je mange à me rendre malade, personne ne me dira rien. Si je bois à me rendre malade, ça fera rire les gens (sauf les personnes qui se retrouvent avec leur voiture ou leurs toilettes redécorées, ils se reconnaîtront). Si je fume comme une malade, certains me diront que ce serait bien que j’arrête mais sinon… Si je fais des heures et des heures de sport, tout le monde applaudira. Mais si j’ai une vie sexuelle épanouie, voilà que je suis une salope, une pauvre conne « qui mérite son malheur » (dixit Sunshine). Allons donc ? Pourquoi c’est mal de s’adonner au plaisir sexuel quand les autres sont permis ? Bon, évidemment, tous les excès sont mauvais mais, franchement, si je me sens en phase avec un garçon, pourquoi je n’en profiterais pas ? C’est une activité comme une autre… Comme je disais à Connard en commentaire de son article : que je rencontre un gars pour aller boire un verre avec lui, dîner au restaurant ou même transpirer ensemble au cours d’un jogging, c’est normal. Mais que je fasse l’amour avec lui : SEIGNEUR, QUELLE HORREUR !!! Pourtant, si nous résumons la situation : nous sommes des animaux comme les autres. Notre vie se résume à des fonctions de base : manger, dormir, se reproduire. Evidemment, comme nous sommes évolués (paraît-il), nous intellectualisons tout. On relie tout au traumatisme de notre enfance : bouffe, tabac, sexe, c’est à cause de ce que nous avons vécu quand nous étions des embryons…Et bien, c’est triste ! Pourquoi ne peut-on pas admettre que l’on fait les choses parce que ça nous plaît ?

Bien sûr, on me répondra que certains ont une sexualité déviante due à un traumatisme… Bon, personnellement, je trouve que « sexualité déviante » peut être attribué à n’importe quoi : les intégristes vous diront qu’une levrette, c’est déjà de la perversion… Pour ma part, la sexualité devient déviante quand les deux partis ne sont pas d’accord sur le déroulement des événements… Après, si ça amuse les deux partenaires de se ligoter ou de s’enduire le corps de nutella, où est le problème ? Personnellement, je pense avoir une sexualité tout à fait normale et je ne passe pas ma vie à vanter mes exploits. D’ailleurs, comme disait Connard, le sexe n’a rien d’exceptionnel : imaginez le nombre de couples en train de copuler pendant que je vous écris ! Tu as raison Connard : hier soir, j’ai brouetté ? Et alors, comme si  j’étais la seule ! Mais voilà, comme nous sommes des êtres compliqués et cérébralement dérangés, nous condamnons ce qui est naturel. Oui, le sexe, ça sert d’abord à procréer mais nous sommes la seule espèce à savoir ce qu’est le plaisir, autant en profiter ! Nous le devons à tous ces animaux qui ne copulent que pour se reproduire sans savoir ce qu’est un orgasme (sauf le cochon, il paraît qu’il a des orgasmes de 20 minutes…le salaud !). Je le dois à mon chat (c’est une femelle mais si j’avais dit « chatte », tout le monde aurait compris de travers) qui ne verra jamais le pénis d’un M. Chat parce que je ne veux pas qu’elle me fasse des chatons. De plus, c’est douloureux, le sexe, pour une chatte : le monsieur a des espèces d’épines qui sortent de son pénis pour bien s’accrocher et être sûr de ne pas être délogé par un autre mâle une fois entré… Je sais, c’est dégoûtant et totalement hors de propos. Mais vous pouvez admirer les circonvolutions de ma pensée…

Fille qui baise = salope ?
Oh, le vilain cliché ! Et pourtant, c’est toujours la même chose. Dans le commentaire que Sunshine a laissé, quelque chose m’a interpellé : il/elle a dit : « les filles comme toi m’écoeurent ». Pas les gens comme toi, non, « les filles » comme toi. Est-ce que je dois en déduire qu’il est normal pour un mec de copuler avec frénésie avec tout ce qui bouge mais que, pour ma part, je devrais me contenter d’un seul amant pour la vie ?


Je cite ici ma copine Océane qui est pleine de sagesse :
« En sortant très tard le soir, j’ai souvent constaté qu’il fallait rappeler au gens qu’on était plus au 15éme siècle…Ce n’est pas parce que tu es en jupe que tu es une salope….
Mais le fond du problème est le suivant :
– t’es pas maquillée et habillée normal : on va en déduire que tu es soit une pucelle, soit une frustrée, soit une pauvre fille…
– Tu te maquille un peu et tu garde un jeans avec ton sac greffé sous le bras : tu es in. Tu es l’étudiante parfaite….
– Tu te maquille et tu t’habilles, parce que tu es une femme et que tu es bien dans ta peau, tu es une salope, et je ne parle pas de longueur de jupe ou de hauteur de talons…
– Et si tu renvoies paître les gens, tu es frigide…
On s’est même faites agresser un jour parce qu’on avait des lunettes de soleil. Il paraît qu’on se la pétait trop!!! »


Et oui, c’est toujours la même problématique : les hommes qui multiplient les conquêtes sont des Don Juan (limite des héros modernes), les femmes qui en font autant sont des salopes ou des nymphomanes. J’illustre mes propos par un exemple cinématographique : James Bond. Ce monsieur couche à tour de bras, c’est impressionnant le nombre de demoiselles consentantes qui sont passées dans son lit et ce type est un héros. Toujours chez James Bond, il y a deux types de femmes : celles qui couchent sans résistance et qui sont de vraies gourmandes au lit et les prudes et chastes qui mettent un peu de temps avant de céder. Et bien, la première est la vilaine méchante, la seconde la douce gentille. Et c’est pareil dans la plupart des films (surtout hollywoodiens) : plus la
femme assume sa sexualité, plus c’est une garce qui veut détruire la Terre ou quelque chose dans ce goût-là. Alors, me voici du haut de mes 25 ans avec une sexualité tout à fait normale mais assumée : je n’attend pas qu’un homme sauve ma vie trois ou quatre fois avant de lui accorder mes faveurs. Je ne m’impose même pas un délai minimal. La semaine dernière, j’ai passé la nuit chez un charmant garçon dont je parlerai plus tard, nous discutions allongés sur son lit après s’être explorés mutuellement et nous parlions de ce fameux délai. Il m’expliqua qu’il trouvait idiot qu’on se retienne deux mois car coucher avant deux mois de relation n’est pas correct…Je lui répondis que je consommais à partir du moment où j’en avais envie. Je trouve stupide qu’on se retienne et qu’on fasse deux frustrés juste parce qu’on s’est fixé des règles…Surtout que ces règles sont fixées généralement pendant une période de célibat.


Lors de ma folle journée avec Nicolin et les fans de son blog, nous avions abordé le sujet, Agnès et lui affirmaient que le sexe le premier soir détruit tout espoir d’une relation suivie. Je ne suis absolument pas d’accord. J’ai passé quatre ans et demi avec un gars qui visitait mon intimité même pas deux heures après notre premier baiser. Le sexe fait partie du couple, de toute façon, pourquoi retarder ce moment ô combien agréable ? Parce que, dans ce cas on devrait tout planifier : premier rendez-vous, on se touche avec les yeux puis la fois suivante, on se prend la main. Quinze jours plus tard, arrive le premier baiser (je vous laisse le soin de choisir si la langue est invitée à participer dès ce premier échange salivaire) puis un mois plus tard, on peut ENFIN partager la même couche. Ridicule ? Oui, totalement. Que les hommes forniquent dès le premier soir, c’est normal… Et moi, j’y ai pas droit ? Tu vois, Sunshine, les filles comme moi t’écoeurent peut-être mais sache que je suis la seule gardienne de ma vertu, je n’ai pas besoin de toi. Rassure-toi, je ne me donne pas à n’importe qui, je ne coucherai jamais avec un homme qui ne m’attire pas juste pour le plaisir d’avoir une brouette. J’ai
besoin d’une alchimie avec mon partenaire (comme tout le monde), je ne me donne pas à n’importe qui. Après, si le désir est là des deux côtés, pourquoi se priver ? Pour plaire sans doute à des gens comme toi, Sunshine mais qu’est-ce que je m’en fous de te plaire ! On ne se connaît pas et, en plus, je te trouve assez hypocrite car je t’ai vu(e) l’autre jour sur le
blog de Nicolin qui, lui, parle baise sans complexe…Ah mais oui, suis-je bête, lui, c’est un homme, c’est normal… Moi, je suis une femme, je devrais me cloîtrer dans un couvent en attendant le jour de ma noce.

Je fais que ce que je veux, na !
La philosophie de la brouette est simple à saisir : c’est le faire quand on en a envie sans se poser des questions de morale à trois francs six sous. Rien ne nous oblige à coucher le premier soir, rien ne nous oblige à ne pas le faire. La société nous dicte déjà tellement de choses, nos comportements au travail, dans les lieux publics, nos vêtements… (oui, certes, certains se la jouent rebelles mais j’ai jamais vu personne tout nu dans le métro : la société nous impose de nous couvrir !). Ne peut-on pas se débarrasser de tous ces codes dans notre intimité ? Je n’ai pas envie de m’imposer des règles débiles du genre : rien avant le troisième rendez-vous ou le deuxième mois ou je ne sais quoi. Vous avez envie de faire l’amour la tête dans le frigo, attaché à votre étagère (rrrrrr, étagère ! Ceci est une private joke), la tête en bas et les pieds en l’air ? Et bien faites, peu importe ce que vous dira le/la frustré(e) de service. Ce n’est pas bien ? Mais qui a décidé de ce qui était bien ou pas ? A partir du moment où les deux partenaires sont d’accord, allons-y gaiement. Pensez que je suis une salope, une garce, une nymphomane ou je ne sais quoi d’autre… N’empêche que, moi, je suis épanouie et je vous emmerde bien bas.

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