La nature, c’est plus fort que nous

Mais jamais on ne l’admettra. La semaine dernière, j’ai retrouvé mon âme d’enfant car il a neigé et j’adooooore ! Bon, bien sûr, ce fut la galère pour pas mal de gens mais Paris sous la neige, ça a quelque chose de magique, d’apaisant, la neige étouffe le bruit. Quelques enfants jouent dans la neige. La nature dans toute sa splendeur. “Ouais mais moi, j’ai galéré à aller bosser, c’est intolérable !”. Oh oui ?

Paris sous la neige

Alors on va évacuer un truc de suite : il neige comme ça une fois tous les cinq ans et encore donc on va arrêter le drama du “quoiiiii ? tout n’est pas prêt pour pallier ça ?”.  Nous sommes dans un cas exceptionnel. Mais surtout, ce qui me fascine dans cette histoire, c’est cette morgue, cette prétention de croire qu’en aucun cas, la nature peut venir perturber notre vie. Alors oui, la neige, c’est pas normal que ça bloque, il font comment au Canada, bla bla bla (ils galèrent pareil si ça peut vous rassurer). Alors déjà, le Canada ou la Russie, ils sont légèrement plus exposés que nous à la neige en hiver donc ils ont un matos un peu plus développé que le nôtre. Nous, en général, on sale 4 fois les trottoirs par an et basta, merci. Et d’ailleurs, si on continue sur le même trend, on salera de moins en moins et ce sera de plus en plus la panique au moindre flocon, hein…

Des enfants jouent dans la neige à Paris

Mais surtout, je trouve que la nature nous rappelle à quel point nous lui sommes soumis, quoi qu’on se raconte. Vous vous souvenez du volcan Eyjafjallajökull qui avait paralysé l’Europe il y a quelques années. J’avais tellement adoré cette histoire et surtout à quel point elle nous a rappelé que nous ne sommes rien face à la nature. Et pourtant, qu’est-ce qu’on se la raconte. 3 flocons et la France semble au bord de l’apocalypse (enfin, Paris, le reste de la France s’est bien foutu de notre gueule). Avec en plus toutes les personnes très intelligentes qui sont allées prendre leur voiture alors qu’elles ne savent pas conduire sur la neige. Oui, la neige, ça nous paralyse parce que hé ! Ca reste exceptionnel. Nos trains ne sont pas hyper équipés et il faut savoir l’accepter.

La nature sous la neige

Et ce qui est magique, c’est qu’avec le dérèglement climatique,on risque de manger des situations météorologiques hors normes de plus en plus souvent. Alors peut-être qu’au lieu de chialer sur les infrastructures, traiter les fonctionnaires de fainéants, admettons tout simplement que la nature n’est pas disciplinable et qu’on peut effectivement s’en retrouver victime. C’est une meuf qui n’a pas vu le Mont Fuji alors qu’elle avait prévu une magnifique balade qui vous le dit. Peut-être qu’il est peut-être temps de réorganiser la société en prenant en compte cet élément plutôt que de crier au scandale dès qu’on a du retard sur nos trains ou que les routes sont saturées. Par exemple, il serait temps de revoir un peu la question du télétravail. On en rediscute semaine prochaine.

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Quand le monde s’effondre

Je suis parfois naïve… Le Brexit, Trump, je n’y voyais que des épouvantails destinés à faire trembler les braves citoyens et les inciter à rester dans les clous, un peu la version XXIe siècle des chars soviétiques, à peu près. Je n’y croyais pas… Hier matin, quand Victor m’a réveillée, blasé, pour m’annoncer le résultat, j’ai juste soupiré et haussé les épaules. Que peut-on y faire ? Le monde s’effondre et les livres d’histoire nous jugeront… ou pas ?

Donald Trump envoie un baiser à la foule lors d'un meeting

Il y a 8 ans, quand Obama a été élu, j’étais un peu circonspecte par rapport au cirque qu’on en faisait autour :une nouvelle ère était arrivée, la révolution, tout ça… Et j’ai eu raison. Alors oui, on peut dire que c’était le président le plus cool, si ça vous fait plaisir, mais globalement, on ne vit pas vraiment mieux aux US depuis lui, les Noirs continuent de crever sous les balles des flics assez régulièrement… Et si Trump, c’était la même ?

Donald Trump et Hillary Clinton lors du débat télévisé du Missouri

Je ne crois pas que dans 4 ou 8 ans, on se dira, un peu nostalgiques, que Trump était finalement un bon Président, j’avoue être peu optimiste sur le sujet mais peut-être ne sera-t-il pas “si pire”… C’est pas comme si on avait eu droit à 8 ans de Georges W. Bush. Vous vous souvenez de l’effroi quand il a été (ré) élu ? Comment les médias nous expliquaient à longueur de temps qu’il était bête, inculte, ex alcoolique, au QI inférieur à la moyenne ? 8 ans après la fin de son mandat, on peut commencer à avoir une  idée de l’étendue des dégâts mais même là, ça reste difficile à mesurer dans sa globalité. Par exemple, si on prend les guerres en Afghanistan et Irak, on n’est pas encore capable de mesurer de façon définitive les conséquences. Peut-être que dans 30 ans, Bush sera devenu une anecdote dans l’histoire. Peut-être sera-t-il celui qui a poussé le premier domino de la chute du monde tel que nous le connaissons.

Domino qui chute, le monde s'effondre

Et Trump, donc. Au fond, est-ce si étonnant ? Dans notre prétention à considérer que seuls les rednecks voteraient pour lui, on a cru que ça n’arriverait pas, que les gens n’étaient pas si cons. Il est si facile d’oublier la colère et l’aigreur des déclassés, de ceux qui ont été abandonnés sur le bord de la route, ceux à qui les élites ne parlent pas, les laissant entre les mains des plus grossiers des populistes. Certains estiment que Bernie Sanders aurait réussi, lui, à battre Trump mais je doute. Parce que Sanders, c’est un peu notre Frédéric Lordon ou nos Nuits debout : de belles pensées, une vision académique mais qui ne touche qu’une certaine élite, à l’aise avec les concepts économiques et sociologiques. Une fois de plus, on laisse les déclassés de côté. Pire, on leur crache à la gueule, on les traite d’idiots, d’incultes. Mais est-ce tout à fait de leur faute ? Matez un peu la gueule des systèmes éducatifs, de l’ascenseur social pulvérisé. Faire des études, ça a un coût, tout le monde n’a pas l’opportunité d’en faire, certains sont contraints de passer par un circuit court pour gagner leur vie le plus tôt possible… Ces gens à qui on n’a pas toujours pensé à inculquer le goût de l’apprentissage par soi-même, la curiosité, ceux qui n’ont que la télé comme fenêtre sur le monde. C’est facile de stigmatiser quand on est du bon côté de la barrière.

couverture du livre les intellectuels faussaires de Pascal Boniface

Et pour être honnête, je dois plaider coupable car je suis la première à m’indigner sur l’idiocratie, à cracher à la gueule de la téléréalité ou de Hanouna qui abrutissent les foules sans réellement comprendre que ce ne sont finalement que des symptômes d’un manque de volonté de faire progresser, de faire penser. On s’en fout de la matière grise, ça rapporte pas un kopeck. Du pain et des jeux, comme qui disait, ça marche toujours, voyez… Et c’est peut-être un petit peu notre faute. C’est en tout cas la mienne quand je traite les électeurs (potentiels) de Marine de bas du front, les excitant encore plus, c’est ma faute quand je bâche l’orthographe d’un facho ou assimilé avec qui je m’attrape sur Twitter, lui balançant en sous texte que son avis ne vaut rien car il n’est pas très cultivé, c’est un peu de ma faute aussi quand je ne réagis pas à un post de racisme ordinaire ou qui balance une énième connerie sur le fait que les chômeurs vivent tellement mieux que nous grâce aux allocs, tout ça parce que je ne veux pas me disputer. Cette élection nous apprend au moins ceci : si les personnes ne vont pas vérifier par elles-mêmes les infos car elles n’ont plus confiance aux médias (peut-on réellement leur en vouloir quand on voit les conneries qui passent sur les chaînes d’infos et la culture de l’infotainment ?), essayons de leur apporter un peu de fact checking. Sans mépris de classe.

deux enfants lisent un livre ensemble dans une classe

En attendant, il ne reste plus qu’à serrer les fesses… Et éteindre encore plus sa télé et se déconnecter car la campagne 2017 sera facile pour nos vieux partis : “votez pour nous sinon, vous allez vivre le même sort que les States”.

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After de Anna Todd

J’ai une lourde croix à porter. Pour mon anniversaire (celui d’avril, oui), on m’a offert pas moins de 4 volumes d’ After de Anna Todd. Sur le coup, je déballe le cadeau et me retrouve face à 4 pavés aux couvertures fluos, un peu étonnée “tu sais ce que c’est ?” “Non” “C’est pareil que Fifty shades of grey!”. Ah ok, j’ai dû communiquer une mauvaise information à un moment pour ue tu penses que j’aime cette littérature. 4 volumes. Mais c’est un cadeau, je me suis fait un devoir de lire les 4. J’ai terminé le 1er et je vous avoue que ma bêta testeuse (Anaïs, qui a dévoré les 50 nuances…) a vraiment du mal à finir le 2. Donc pour vous expliquer pourquoi on en chie des ronds de chapeaux, laissez moi vous conter l’histoire.

After de Anna Todd, l'érotisme pour les coincées

Theresa dite Tessa, arrive à la fac. Fille à maman qui lui a bien serré la vis, fiancé au good boy qui sent bon le chocolat chaud et les corn flakes, elle fait la rencontre de sa coloc de chambre, une meuf piercée, tatouée et habillée comme une pute (ce qui dans la tête de Tessa veut dire “jupe qui arrive au dessus du genou et débardeur). Maman de Tessa est très fâchée mais fifille ne veut pas faire d’histoires. La coloc, Stef, a plein d’amis tous tatoués aussi dont Hardin, un Britannique que Tessa déteste car il est trop con. Mais au fil des soirées alcoolisées, les deux vont se rapprocher jusqu’à ce que…

alcool-drague

Bon, rien de neuf sous le soleil : la petite vierge et le bad guy, ils se détestent donc se kiffent à mort et après 475 pages de niaiseries, ils finissent par coucher ensemble (bon, ils ont fait un peu de touche pipi et de caresses buco génitales avant, quand même). Tessa, ravagée par la passion, plaque son mec à la guimauve, se fâche avec maman, quitte sa chambre d’étudiante pour partir vivre avec Hardin. Ouais, ok. Les scènes de cul sont convenues mais pour le coup, elles sont légèrement plus charmantes que celles de Beautiful Bastard qui étaient toujours écrites sur le même schéma. Charmantes, pas excitantes.

un-baiser-langoureux-pour-une-scene-torride-image

Ah, le schéma narratif, parlons-en. Comme Beautiful Bastard, on retrouve systématiquement les mêmes séquences “dispute-Han je te déteste Hardin-sexe ou tripatouillage”. Faudra un jour que je me penche sur cette question du “les Américaines se libèrent sexuellement après une dispute”, ça semble particulièrement les exciter, quand même. En tout cas, Tessa, ça lui fait de l’effet, même si on a droit à chaque fois à “mais c’est trop un con, je le déteste, plus jamais je lui parle ! Baisons!”. Mon Dieu. Tant que nous sommes à parler de Tessa, je n’arrive pas à décider si l’auteur est très doué pour nous peindre un personnage flippant de psychorigidité, ce qui la rend assez antipathique au demeurant, ou si cet effet est involontaire. Non parce que Tessa, c’est la meuf qui, au bout de 2 jours de cours, veut à tout prix avoir 15 jours d’avance et faire tous les devoirs (y compris ceux qu’on ne lui a pas donnés?), se met systématiquement au premier rang et lève la main et à chaque question mais surtout, surtout, elle passe sa vie à mettre des réveils pour tout chronométrer : “allez, 20 mn de littérature puis 10 mn de douche puis sieste de 15 mn puis pipi de 2 mn” mais… je crois que tu devrais te faire soigner, mademoiselle. Et puis elle est coincée, putain. Au début du roman, elle se choque que sa coloc et ses amis boivent de l’alcool, qu’elle soit la seule à être encore vierge, que personne ne comprenne qu’elle veut se préserver pour son mariage… Mais le pire, c’est que quand elle finit par tripoter Hardin, elle se choque de ses mots cochons, genre “t’as un trop beau cul”, “oh, je vais jouir” et la meuf, dans sa tête “ohlala, je m’habituerai jamais à son langage grossier”. Heu, pardon, quel langage grossier ? Non mais je veux bien que la fille soit coincée et qu’on insiste LOURDEMENT sur ce point mais le mec va au pire lui dire un “j’ai envie de toi”, pas un “je vais te baiser comme une grosse chienne et aller tellement au fond que ça va ressortir par la bouche”… Ah, et truc que je ne supporte pas, ils n’arrêtent pas de s’appeler “bébé”. Je sais que les Americains adorent ça mais je déteste ce sobriquet, vraiment.

Je n'ai aucune idée de ce qu'est ce film mais les 2 garçons sont tout à fait flippants

Je n’ai aucune idée de ce qu’est ce film mais les 2 garçons sont tout à fait flippants

Pour finir, dernier point et non des moindres : la prétention HALLUCINANTE de l’auteur. Pas mal de scènes se passent en cours de littérature anglaise où nos jeunes héros étudient entre autre Les hauts de Hurlevent et Orgueil et préjugés*. Et l’auteur ose à chaque fois faire des parallèles entre les héros de ces romans et Tessa et Hardin. D’ailleurs, je me demande si c’est vraiment un hasard si Hardin commence par un H comme Heatcliff et si Theresa et Catherine ont des consonances proches. Non mais sérieux, comment tu peux oser un tel parallèle ? Est-ce que moi, j’irai écrire un roman en me plaçant subtilement à l’égal d’un Moravia, par exemple ? Je ne crois pas, non. Il faut quand même être sacrément sûr de son coup pour se positionner direct en face d’un monument de la littérature anglaise et sans frémir, s’il vous plaît. Dommage, tu n’arrives pas à la cheville d’une Emily Brontë. Comme quoi, le sexe n’est pas vraiment l’ingrédient phare des bons romans.

Wuthering-Heights

* que j’étais justement en train de lire en parallèle, cet étron m’a en plus spoilé la fin… Bon, ok, elle était prévisible mais quand même…

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Kill the petassista

Par Pink Lady

Pendant deux ans, j’ai essayé, j’ai feint, j’ai échoué. J’ai joué à la wannabe pétassista, la fille un peu nulle en trucs de fille mais qui essaie de bien faire. Aujourd’hui, je dois vous faire une confession, une révélation qui justifie désormais plus ma présence ici que sur mon propre blog :

JE HAIS LES PETASSISTAS.

Aaaaaaaaah, ça fait du bien.

En fait, j’ai toujours peur d’imaginer que ces créatures existent, je préfère penser qu’il ne s’agit que d’une légende urbaine genre le dahu ou les harpies, ça correspond mieux. Je veux dire, une femme ne peut pas être aussi niaise et moutonnière que ce que nous présente les magazines. Une femme a de la jugeotte, un libre-arbitre, des goûts personnels.

Et pourtant, parfois, je doute. Je doute très sérieusement. Quand je vois des femmes suivre la mode à la lettre, vidant leur placard à chaque saison pour le garnir de nouvelles frusques “à la mode” en dépit du bon sens et surtout du bon goût, je frémis. Quand je vois toutes ces nénettes qui se baladent avec d’énormes lunettes “de geek” sur le pif parce que c’est fashion alors que ça ne va concrètement à personne (enfin, si, je connais une personne à qui ça va, une seule), qui mélangent, formes, imprimés, couleur parce que c’est la mode, je me pose de sacrés questions. Parce que concrètement, si on suit la mode, on devrait ressembler à ça :

Et, or soirée costumée (et encore…), ce n’est pas tolérable.

Et puis ces filles-là, elles ont des problèmes de niaises. Du genre “mon Jules s’endort après le sexe”, “que manger le midi pour ne pas grossir”, “comment suivre la mode quand on ne fait pas 1m80 et qu’on est extrêmement mince ?”, “quel produit pour lutter contre les rides/les bourrelets/une peau blanche ou bronzée selon la mode du moment/les bouclettes ou les cheveux lisses selon la mode du moment…”. Oui ces filles sont en plus incroyablement plastiques, elles luttent contre ce que la nature leur a donné car la mode ne valide pas. Ce qui fait en général beaucoup de mal aux cheveux par exemple, lissé à l’extrême puis bouclé, blondi, bruni ou roussi. Et je vous parle de nos corps. Le corps est une entité démoniaque, il faut le savoir, doté d’un pouvoir étrange : il grossit en toutes circonstances. La femme passe donc le plus clair de son temps dans une lutte acharnée contre ses bourrelets qui se pointent à la moindre occasion, les salauds !

La pétassista existe-t-elle ? Cette femme plutôt grande et très mince malgré sa tendance à grossir, éternellement jeune, blanche aux cheveux longs et aux problèmes existentiels particulièrement dramatiques ? Alors plutôt que d’en parler sur un mode “je tente de devenir pareil”, opération vouée à l’échec depuis le départ au fond, j’ai décidé de la traquer, de m’en moquer. Avec une férocité mâtinée de tendresse (lire des magazines féminins rend les expressions prétentieuses). Ainsi nous parlerons prochainement du très douloureux problème de la pétassista et de son Jules : pourquoi il s’endort toujours après le sexe.

Je sais qu’un drame en 5 actes ne suffira pas à répondre à cette douloureuse question.

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Courrier des cœurs, réponse à Isa la Belle

Cette semaine (enfin, à quelques près), Isa la Belle nous a posé la question suivante : « Si les beaux mecs sortent toujours avec des moches, moi, je suis belle et les mecs ne sortent jamais avec moi car ils préfèrent les moches. Comment les séduire? »

La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé.

Summer : Essaie la modestie, ca peut marcher!

Jane : Je peux pas répondre, j’suis moche.

Lucas : Teu teu teu. Je vais encore me faire taxer de suffisance et de prétention et de vanité mais je m’en contrefous…
Ma belle, le pb c’est que nous les mecs devant une nana canon on est perplexe : Pourquoi est-elle célibataire ? Serait-ce une grosse teubé ? Quid Juris ?
Au delà de cette question, on a aussi besoin d’être en confiance et face à une beauté on se demande si on sera à la hauteur. Alors on ne cherche pas à draguer en se disant qu’elle est necessairement exigeante et/ou en couple.
Et puis c’est à toi aussi de trouver l’équilibre entre aguicheuse et timorée, image de salope et de saint nitouche.
Sinon, rappelle-toi ce que chantait Dominique Walter.. (lien Daily Motion)
« C’est facile et ça n’engage à rien, les petits boudins.
Ca ne sait pas dire non, c’est ça qu’j’aime bien, chez les p’tits boudins »

Keira : Mmmh, en voilà une question digne d’un personnage de Gossip Girl.

Que dire ? Agis moins en nenette pleine de prétention et peut-être que ça t’aidera !

Les mecs ne sont pas cons non plus, s’ils voient une nana super belle qui regarde tout le monde de haut et une autre nana moyenne qui est sympa, le choix est vite fait. Après si tu veux juste un plan cul tu m’as l’air d’avoir l’attitude parfaite pour les décrocher à volonté, mais ne t’étonne pas si on ne te rappelle pas.

Enzo : Je ne sais pas si je peux dire que je suis d’accord avec Lucas car je ne vois pas vraiment sa position. En tout cas je
pense ne jamais m’être posé la question « pourquoi est-elle célibataire ? ».

Je serais plutôt de l’avis de Summer. Tu poses des hypothèses comme des faits. Je serais plutôt tenté par l’hypothèse « les mecs ne sortent jamais avec toi car ils préfèrent les filles intelligentes ». La question n’est pas moche/beau. La question possible serait « est ce que ta beauté (annoncée) est-elle largement contre-balancée par ta connerie ? » 

Tatiana : Je peux pas répondre j’ai le même problème…

Diane : Mmmh pour ma part, j’ai tendance à trouver beaux les gens qui ne disent/savent pas l’être, donc bon, ça renverse et règle même le problème: tu te dis belle, donc tu es moche, donc les mecs vont te courir après. Problème résolu.

Petite Cervoise : Bon, d’abord la beauté est toute relative.
Moi je trouve que Michel Denisot est beau et tout le monde ne semble pas de mon avis, donc je te conseillerais d’abord de relativiser (oui, ta mamie te trouvera toujours la plus jolie).
Ensuite, pour ces messieurs, il m’est déjà arrivé de me demander, en voyant passer un couple d’inconnus dans la rue, pourquoi un type aussi beau était avec le tromblon qui l’accompagnait.
La réponse de mauvaise foi est que le mec en question est ainsi sûr d’être LE beau du couple.
La réponse de bonne foi est que la fille doit être très sympa, intelligente (voir bonne sous la couette).
Mais ce qui m’interpelle dans ta question, c’est un peu le coté cour d’école : pourquoi tu veux absolument sortir avec un mec beau ?
Est-ce ton premier critère avant l’humour, le charisme, l’intelligence, la richesse, la belle voiture, l’appartement de 150 m²… bref tous ces critères autrement plus importants ?

Nina : Oh mon petit, il ne faut pas toujours pleurer sur la vie et son injustice, il faut agir. En un, tu vas au coiffeur et tu te fais massacrer la tignasse. En deux, tu oublies toute notion d’hygiène et d’épilation, une douche par semaine pour pas attraper trop de saloperies et ça ira très bien. En trois, revend toute ta garde robe et va zieuter la Redoute, page tablier. Ne porte que ça et toi aussi, tu seras une moche qui peut sortir avec tous les beaux mecs. Pense à mettre des crocs, aussi, aux pieds, un peu à la Roselyne Bachelot. Là, tu seras parée à faire tomber les mecs.

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite plus, on répond vraiment à tout ! Mail me (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou commente !

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Prétention et Modestie

Par Lucas


Je sais bien. Ca vous fait penser à Orgueil et Préjugés un tel titre. Je ne fais rien qu’à copier. Bouh, pas bien. Jane Austen va sortir de son caveau et venir me donner une malédiction.

Bon,  Prétention et Modestie parce que j’ai été taxé ces jours ci de prétention et ça m’énerve. Non pas parce que c’est faux ; je suis surement prétentieux,
m’enfin ce n’est pas avec mes études de merde et le fait qu’à 29 ans je n’bosse toujours pas que je peux me la raconter. Mais bon ce genre de pseudo débat stérile avec moi-même n’a aucun intérêt : revenons au sujet.

Ca me fait râler, mais il s’avère qu’en Douce France, on voue un culte à la médiocrité.

Alors là bien sûr, vous allez dire :

 « Mais il est pas bien Lucas, il nous prend tous pour des demeurés ou quoi ? Elle a raison la nana qui dit qu’il est prétentieux. Faut qu’il se soigne !« 

Alors, oui,  je sais bien : les magazines nous abreuvent d’exemples de gens qui ont réussi, de Challenge à Capital en passant même par Le Monde. Pour autant,
certaines lectrices, certains lecteurs reconnaitront qu’en France il ne faut pas avouer qu’on est doué, efficace,  ou au dessus de la moyenne dans un domaine donné sinon on est tout de suite 
taxé de vaniteux, d’orgueilleux, de mec qui se sent plus péter. Parce que reconnaitre soi même son talent en France, et bah c’est pas bien. Attention ! Je ne dis pas le clamer et s’en gargariser.

Je dis : simplement le reconnaître.

Culture de la médiocrité où personne ne doit sortir du rang, égalité portée aux nues…

 Cette culture, c’était celle qui dominait en France et elle en train de changer grâce notamment à des média agressifs (l’Entreprise qui invite ses lecteurs à se lancer, par exemple, et qui a senti qu’il y avait une place à occuper, un marché pour les publications dédiées à l’entrepreneuriat).

Avant, il ne fallait pas chercher à aller plus loin à faire progresser ou changer les choses. Paye ton cours « Comment lutter contre la résistance au changement ? »

Si les autres disent du bien de vous il ne faut pas les encenser. A la rigueur, on peut rester silencieux. Mais il faut mieux les contredire avec un p’tit sourire de mauvaise foi. Assumer qu’on est bon dans un domaine donné c’est mal.  En France, il faut rentrer dans le rang personne ne doit dépasser

Et je suis persuadé que la religion catholique a eu un rôle là dedans.
Sinon, pourquoi les pays de culture protestante voire anglicane ont un rapport différent à la réussite, qu’elle soit financière ou plus largement sociale ?
Comment expliquer que ce soit en Angleterre qu’il y ait eu en premier la révolution industrielle ?
Wiki nous propose 3 éléments de réponse :
– l’empire colonial,
– la spécialisation industrielle précoce,
– la puissance financière.

J’en rajouterai un 4eme qui me parait prépondérant : l’anglicanisme, religion qui ne reniait pas l’enrichissement personnel. Cette volonté de réussite, on la retrouve aux Zetats Zunis mais là ils ont d’autres arguments : un peuple d’aventuriers, de preneurs de risques au départ. Ca vous façonne une culture cet état
d’esprit…

Donc je résume. La religion catholique est responsable de tous les vices de la terre et elle a trouvé un ferment utile dans la culture française qui a mis en avant le coté égalité plus que la liberté et a transformé la fraternité en assistanat. Plus prosaïquement on retombe sur le bon vieux dilemme entre égalitarisme et élitisme. Je sens que ce genre de paragraphe va susciter des réactions à foison…

Voila c’était mon dernier article sur les Vingtenaires. Depuis mon coma/accident, je ne me sens plus en phase avec les lecteurs (mais l’ai-je jamais été ?) et un peu trop enclin aux délires perso là où la ligne éditoriale est plus carrée.  Je ne me sens pas vraiment dans le trip 20’s et vos comm sur les  derniers articles voire vos silences le
montrent. Ca tombe bien Nina veut recruter de jeunes plumes. Ca tombe encore mieux, je vais avoir 29 ans, le 3 août. Vieux vingtenaire, vieux vingtenaire lève ton verre…

Je vais donc sombrer dans l’égoïsme vaniteux et essayer d’écrire une histoire. Une vraie.  Ca fait bien dix ans que mes amis me pressent de le faire : il est grand temps de leur faire lire un truc afin qu’ils se rendent compte qu’écrire des articles c’est bien joli mais avoir le talent et la culture d’une McCullers ou d’un Auster, d’un Aragon ou d’un Labro, voire plus récemment d’une Barbery  (L’élégance du hérisson) ce n’est pas donné à tout le monde. Je sais ce que vous allez dire : je pourrais très bien mettre en suspens ma participation le temps de barbouiller qq pages. Mais là encore, je me découvre vide. Les idées d’articles qui me viennent n’ont pas grand intérêt.

Merci pour tous vos messages, vos commentaires, dithyrambiques ou non, et surtout merci pour votre honnêteté intellectuelle.

Je repasse coté lecteur pour apprécier pleinement les phrases ciselées de Nina et son jugement, son abnégation et son allant qui suscitent encore et toujours mon
admiration.

Merci à tous les Vingtenaires pour leur accueil, leur gentillesse, virtuelle ou IRL dans les rares moments où on s’est vu. J’espère que je vous laisserai un souvenir pas trop mauvais.


Je vous laisse tous avec une chanson.  Découverte sur Nova. De la Soul bien zen.

Une chanson dont le titre pourrait faire croire que je veux rester dans vos esprits mais c’est simplement que la musique est fort plaisante. Dédicace à Mlle Myers
au passage… Et petit sourire triste de circonstance : Lucas tire sa révérence.



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