Premier vol pour Cuba

Le 09 mars – Arrivée à Cuba ! Après un voyage long et un peu éprouvant. Ca fait peut-être un peu snob mais la compagnie aérienne fut fort décevante : clim en panne donc chaleur d’enfer à notre niveau, pas de place pour les jambes, pas d’écrans individuels. Rien pour occuper les gens qui n’arrêtaient pas de bouger, impossible de vraiment dormir…

Dormir dans l'avion

Mais commençons par le début. Taxi, 6h45, j’abandonne un Victor pas bien réveillé, petit coup au coeur. Je déteste partir sans lui juste pour ce moment-là. En arrivant à l’aéroport, je récupère mes papiers, enregistrement dans une partie de l’aéroport appelée “l’arche” à l’autre bout du monde (“suivez le fil rouge”… ah on vient de le recouvrir de béton, oups !”) mais j’enchaîne. Petite pause au Exki pour un café accompagné d’un carrot cake… le goût des vacances !

Carrot cake vegan

Recette de carrot cake vegan en cliquant sur l’image (c)lovingitvegan

L’embarquement est chaotique, ça met une plombe et je crois que des gens se sont faits refouler… Je suis côté couloirs, pas loin des chiottes, une plutôt bonne config pour un vol de 10h30 et qui en durera finalement 11. A côté de moi, un mec… merde, c’est le relou malaisant du Exki qui draguait la serveuse. J’ouvre le coffre au-dessus de nos têtes pour ranger mon manteau, il me demande poliment son sac. Tiens, encore un mec qui se montre insistant avec les femmes travaillant dans le service et pas avec les autres ? En vrai, j’ai découvert un peu plus tard que je m’étais trompée, c’était pas lui le relou mais un mec qui était avec lui à ce moment là de l’histoire.

Vol pour Cuba avec Air Caraïbes, une expérience peu chouette

Le vol a été chiant. Pas tellement pour les 11h de vol mais pour le reste. Déjà, je l’ai déjà dit mais point 1 : ni écran ni tablettes pour mater des films. Je ne prends certes pas l’avion pour mater des films , je n’avais, par exemple, strictement rien regardé lors de mon vol aller-retour Paris-Montréal mais 11h, c’est long. Surtout quand tu as devant toi des meufs qui n’avaient visiblement jamais pris l’avion et à ta gauche un putain de tchatcheur qui raconte sa life hyper fort à sa voisine. Et quand les gens ne sont pas occupés, que font-ils ? Ils bougent ! Et quand tu es côté couloir, c’est relativement chiant. Surtout que, combo, la clim de notre côté était en panne donc on allait tous se promener pour choper un peu de fraîcheur et se ravitailler en eau. Donc Air Caraïbes, je ne suis pas sûre d’avoir envie de retenter, on verra au retour. Côté bouffe, ça allait et côté film diffusé sur l’écran, on a eu un dessin animé sur des zombies (Zombillénium, assez mignon), un film avec Jean-Pierre Bacri en wedding planner (un peu trop “comédie française” mais il y avait une ou deux scènes très jolies), Jalouse avec Karin Viard (moyen), Au revoir là-haut (très beau) et un peu de Marvin (malaisant).

Le sens de la fête

Après un vol sans turbulences notables, nous voici enfin à Cuba ! On a le temps de bien admirer la façade de l’aéroport, les premiers ayant récupéré leurs bagages (mon voisin de vol et moi, notamment) environ 45 minutes avant les derniers. Et c’est parti pour… 4h de bus ! Il y a déjà une fille qui me fatigue, qui parle tout le temps et se met en avant et en plus, a jeté direct son dévolu sur la fille que je voulais en coloc. 3h30 plus tard, nous voici enfin arrivés, une fille que je n’avais pas encore vue me propose de prendre une chambre ensemble. Woké ! Un dîner vite avalé et dodo. Certains vont boire un verre, moi, je ne rêve que des bras de morphée.

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Le jour où on n’a pas vu le Mont Fuji

Le 04 octobre – Mont Fuji nous voici ! L’excitation est palpable. Je voulais partir à 6h30 de l’appartement pour arriver tôt car mon guide disait qu’il pouvait se couvrir en fin de matinée et nous avions une heure de train pour arriver mais Victor tempère mon ardeur : 7h30, ça suffira amplement. Il faut savoir qu’au Japon, il fait jour dès 6h du matin donc si on veut partir à l’aventure tôt, c’est fort possible. J’enfile mon petit t-shirt, mon petit gilet et c’est parti ! Pour briser immédiatement le suspense : on a bien fait de suivre le plan de Victor plutôt que le mien.

Kasei

Météo qui met de suite dans l’ambiance

Le petit train pour le Mont Fuji

On part donc enthousiastes et on se fait refroidir assez vite par la météo : il fait plus que couvert et, visiblement, il a plu. C’est pas grave me dis-je, ça doit être un peu comme en Irlande pendant mon voyage de classe en 97. C’est le matin, ça va se lever. Notre train monte tranquillement vers sa destination : Kawaguchiko, un lac avec vue imprenable sur le Mont Fuji. Il pleut mais c’est pas grave : c’est le matin et on est encore loin de la destination. Pas de panique…

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

9h, gare de Kawaguchiko. Il pleut et on a froid, je sors mon Kway de touriste et on se réfugie dans un hôtel/restaurant pour avaler un consistant petit déjeuner et un café. Ca va se lever…

Petit déjeuner au pied du Mont Fuji

10h, ça ne s’est toujours pas levé mais on ne va pas passer la journée là. Victor me propose de faire un tour du lac à pied, 10 km, environ. Bon, on n’a que ça à faire de toute façon, allons-y, ça finira bien par se lever.

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

 

Le lac, donc. Pas mal de barques en forme de cygne ou avec des têtes de pandas ou de chats. Ambiance Batman Returns de Burton. Plus un point direct. On oublie le téléphérique amenant à un point de vue sur le Fuji vu qu’il fait tout dégueulasse et on commence à marcher paisiblement. Au bord du lac, quelques pêcheurs, on croise de rares promeneurs. On goûte le calme et notre solitude. Malgré la pluie intermittente et un Mont Fuji invisible, c’est une balade hyper agréable, on a droit à quelques jolis coins et on croise même d’adorables chatons. Tout ce qu’on aime.

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon, barques cygnes

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon

Mais soudain, une musique étrange s’élève, mi fantastique mi flippante… on aperçoit derrière les arbres un étrange château comme un mini Disneyland. Intrigués, on fait le tour et nous découvrons le Music Forest Museum. Résumé de la situation : il pleut, on n’a que ça à faire de la journée de se promener autour du lac… Bah, faisons un tour dans cet étrange musée.

 

Et c’était cool ! Franchement, on n’y serait jamais allés exprès et on aurait manqué un moment sympa. On a droit à deux spectacles : un concert d’automate avec une chanteuse d’opéra et un concert du plus grand orgue automatique du monde. Ouais, rien que ça ! Et c’était assez bluffant genre t’es assis dans une espèce de salle de bal et tu as tous les pantins au-dessus de toi qui battent le rythme. On a aussi droit à un petit spectacle de sand art qui nous raconte la légende la princesse Kaguya. Encore un truc que j’aimerais bien savoir maîtriser. Tout était aux couleurs d’Halloween, fête qui semble très prisée ici. C’est d’ailleurs la musique d’Halloween version orgue qui nous a attirés. On croise des bâtiments étranges, j’ai presque l’impression de me balader dans un univers parallèle

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Quand je parle d’un côté un peu flippant du lieu, je parle de ça, par exemple

Une heure de mignonnerie plus tard, on tombe sur un joli parc chelou, on traverse des champs de fleurs, on aperçoit une école qui ne ferait pas tâche dans un manga sur des fantômes… Toujours pas de Mont Fuji mais il ne pleut plus et les nuages s’effilochent paresseusement sur les reliefs. Oui, c’est beau. Un rayon de soleil vient même parfois nous gratifier d’un timide coucou.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

On marche, le coeur vaillant. On marche. On a quitté le musée vers 13h15, il est 14h. 14h30. On suit les bords du lac mais on n’a pas droit à un lac tout rond, non, on a droit à des détours dans tous les sens et on commence à ne plus trop faire les fiers, tout en se rassurant mutuellement. “Ca va, toi ? Moi, ça va !”. Oh et puis au pire, on finira bien par tomber sur un bus, il doit bien y avoir des trains jusque tard…” Dans ma tête, je suis en panique totale : on n’a rien mangé depuis 10 heures du mat, on n’est pas très chaudement habillés et à chaque virage, on découvre un nouveau méandre du lac. 16h15, on finit par trouver un arrêt de bus avec des horaires, le suivant est annoncé à 16h27. 16h29, le bus d’en face passe, on va vérifier, il était prévu à… 16h29. 16h35, je commence à me demander si ça se pratique l’auto-stop ici. 16h42, la délivrance : le bus nous cueille enfin.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

17h15, nous sommes épuisés mais soulagés et à la gare de Kawaguchiko, on s’enfile un Udon de la victoire, tellement mérité. Nous avons quand même marché de de 10h à 16h15 avec 30 mn de pause pour les spectacles du musée et ce sans se restaurer. Le soir, en rentrant, petite halte au Lawson , une espèce d’épicerie station service où on trouve enfin, après avoir écumé je ne sais combien de Family Mart et Seven Eleven, on trouve enfin des Kit Kat matcha.

Le Udon de la victoire KitKat Matchamnt

Du coup, malgré l’immense fail de la journée, ne pas voir le Mont Fuji alors que la journée lui était dédiée, on a passé d’excellents moments, une si belle journée qu’on a décidé que oui, le Japon, on y reviendrait dans pas si longtemps que ça. Peut-être même en hiver pour y faire du ski. Le comble du snobisme.

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Kotor, station balnéaire du Monténégro

Quand j’ai organisé notre road trip en Europe de l’Est, j’ai voulu voir un max de choses mais aussi nous prévoir un peu de repos car ce sont nos seules vacances de l’été et va falloir recharger les batteries. Ayant entendu parler du Monténégro et de ses splendides paysages, je tape “station balnéaire Monténégro” et le gagnant est : Kotor. Embarquons donc maillots de bain et crème solaire, ça va glander sur la plage.

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Sauf que pas du tout, en fait. Reprenons. Après trois jours dans mon nouveau pays préféré, la Croatie (toujours à égalité avec la Grèce et l’Italie, j’ai pas mis au point un système de classement fiable), on monte dans un bus, direction Kotor. Evidemment, on est partis avec 20 mn de retard, on a passé une heure avec les douanes (mais j’ai récolté un nouveau tampon sur mon passeport qui commence à devenir bien velu). Le trajet nous balade dans les hauteurs de la Croatie jusqu’à arriver sur les bouches de Kotor, un fjord magnifique qui entoure un bras de mer. Et c’est parti pour le grand tour, je repère un village adorable avec deux petites îles avec un monastère sur l’une et une église sur l’autre. C’est trop beau, ce doit être là Kotor… D’ailleurs, on s’approche… et on ne s’arrête pas. Alors si ce petit bijou, là, c’est pas le plus beau de la baie, je me demande à quoi peut ressembler Kotor…

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On arrive enfin à destination et : je préférais le petit village, quand même. Mais Kotor a un truc génial, fou : outre les fjords bien sûr, Kotor dispose d’une vieille ville, un peu comme Dubrovnik mais surtout des remparts qui grimpent jusque haut dans la montagne pour atteindre la citadelle. Pendant 3 jours, je passais mon temps à lever le nez pour me repaître de ce spectacle. On peut même monter tout en haut mais après 10 jours à manger des escaliers tous les jours et vu qu’on était là pour glander, on n’a même pas prévu de le faire. Bref, on rejoint notre AirBnB après s’être tapés des côtes de malade (hydratation en négatif tellement on transpirait), on croise un tout petit chaton dans une évacuation d’eau qui nous salue (Monténégro +10 points dans mon coeur) et on s’installe. On a une chouette terrasse avec vue sur la baie (même si on a quelques bâtiments devant mais ça passe), l’eau verte qui rappelle les lacs de montagne… et pile en face, sur cette eau, un énorme paquebot TUI. Je hais ces paquebots, bordel ! Heureusement, il lèvera l’ancre une ou deux heures plus tard, il est donc temps d’aller à la plage se détendre.

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Quelques petites photos prises en direct de la terrasse

Et là, le fail : en guise de plage, du gravier. Alors là, je dois préciser un truc : j’ai passé mon enfance sur la plage de sable proche de Perpignan, fuyant les plages caillouteuses de Collioure ou Banyuls, par exemple. Même si Collioure, je conseille d’y aller, c’est vraiment joli. Je n’ai jamais compris l’attrait de certains pour les plages de cailloux, ça fait mal. On essaie de s’installer un peu comme on peut : douloureux. On essaie d’aller se baigner : douloureux. Un peu plus loin, il y a des transats, 10 euros la journée… Ah oui, petit point : le Monténégro étant sous protectorat européen, ils utilisent l’euro comme monnaie. Mais comme on n’a pas vérifié avant, on avait déjà changé toute notre monnaie. On se trouve un coin de plage moins caillouteux et on va nager un peu. Et là, j’avoue que nager au milieu de ce fjord mérite amplement les petits bobos aux pieds, c’est magnifique. Kotor propose également une sorte de piscine naturelle, un carré de pontons en béton avec ouverture sur la mer mais j’avoue que l’aspect eau croupie ne m’a pas trop attirée.

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La « piscine » d’eau de mer

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Le soleil passant vers 18-19h de l’autre côté du fjord, l’eau reste assez fraîche

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Point propreté de la plage : un canard abandonné

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Puisqu’il était désormais évident que nous n’allions pas passer nos journées à la plage à bouquiner, il fallait improviser. Une journée à paresser, siester, crapuler, une petite visite de la vieille ville de Kotor, très charmante (mais toujours pas de grimpette jusqu’à la citadelle) et petit plus : y a des chats partout. Dans la vieille ville, ils sont plutôt bien entretenus et en forme mais dès qu’on sort un peu, on a été attaqués par un adorable chaton de un mois qui avait contracté une sorte de coryza, j’imagine. Donc on a fait des “oooooooooh, trop mignon” mais on l’a pas touché.

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Après notre tour (un peu rapide, ce n’est pas très grand) de la vieille ville, on pousse un peu la balade et on tombe sur un vieil hôtel désaffecté, le bien nommé “Fjord”. Je capture un peu la façade puis commence à me raconter une histoire dramatique sur cet hôtel, imaginant un drame en pleine guerre des Balkans. Mais en fait, la vraie histoire est totalement nulle : faillite. En faisant des recherches sur le web sur le sujet, je tombe sur un blog de photographes qui sont allés dans la vieille bâtisse pour faire des photos. Ouiiiiiiii, des photos d’abandoned places, mon rêve ! Mais je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : on n’a pas eu le temps d’y retourner et Victor était moyen chaud rapport à un éventuel risque de se prendre une plaque en béton sur la tête.

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Du coup, pour notre dernier jour, je fais du lobby pour aller à Perast. Perast ? Oui, vous vous souvenez, l’adorable village dont je vous ai parlé en début d’article. Et bien, après un tour là-bas, je suis absolument affirmative : si je retourne au Monténégro, je séjournerai dans ce village. Non, il n’y a toujours pas de plage de sable mais c’est absolument adorable et me réveiller le matin avec une vue imprenable sur ces deux petites îles, je ne peux qu’adhérer. Même si pour le coup, il n’y a pas de AirBnB (mais j’ai repéré une jolie maison à vendre…).

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Du coup, on achète celle-ci…

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…Ou celle la ? (plus abordable, je pense)

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Que retenir du Monténégro ? C’est beau, très (enfin, les bouches de Kotor du moins) mais mes ambitions sur le séjour là-bas (la plage) ont un peu terni mon image du coin. Une fois de plus, j’ai regretté qu’on n’ait pas de voiture (je n’avais pas pris mon permis, des baffes) pour découvrir d’autres coins hyper sympas comme Tivat ou encore le lac Skadar, hyper réputé. Quand je vous dis que je vais réorganiser un tour Croatie-Bosnie-Monténégro ! Le seul hic : je suis la seule conductrice, Victor n’ayant pas son permis. Mais bon, si je suis notre planning de vacances, ce ne sera pas avant 2019 alors d’ici là…

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Voici donc le récit de notre road trip en Europe de l’Est. Il me reste encore quelques aventures à narrer comme le train de nuit entre la Hongrie et la Croatie et une petite note sur les AirBnB. Bonne semaine les gens !

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Road trip en Europe de l’Est

Hey salut ! Ceux qui me suivent sur Twitter ou Instagram le savent :  pendant 15 jours, Victor et moi sommes allés se promener un peu à l’Est pour voir ce qu’il y avait de nouveau. En Europe de l’est ! Au menu : Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ambitieux ? Oui mais c’était sans compter mon arme ultime : le powerpoint des vacances !

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C’est à peu près à ce moment là que Victor a regretté de s’être installé avec moi, je pense.

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Oui, voilà. En fait, tout a démarré il y a quelques mois quand j’ai découvert le pass Interrail, je nous imaginais déjà voyager à travers l’Europe en train, découvrir toutes les villes et les capitales. J’ai donc commencé à dessiner différents trajets. Voyons, où ai-je envie d’aller ? Amsterdam, Prague, Vienne, Dubrovnik, Thessalonique ? Attends, non, en train, ça colle pas trop… Amsterdam, Berlin, Prague, Dubrovnik, Thessalonique ? Et si on faisait Amsterdam, Berlin, Venise, Dubrovnik et Thessalonique ? Non, ça ne marche pas car : le train en Croatie, c’est pas ça… Par exemple, moi, je m’imaginais faire un Venise-Dubrovnik en longeant la côte mais non, si je veux faire Venise-Dubrovnik, je dois descendre à Bari et prendre le ferry. Bon, bref, j’essaie de ré articuler. Puis le soir de mon anniversaire, j’en parle un peu et Victor m’annonce qu’il veut aller à Budapest donc je modifie mon menu et voilà la version définitive : Prague – Budapest – Dubrovnik et Kotor. Oui, le Monténégro est apparu comme une bonne solution : moins loin que la Grèce et y a la mer.

Kotor au Monténégro

Commençons par un trajet en avion pour gagner du temps, puis train de Prague à Budapest, ça va. Maintenant, organisons le voyage Budapest – Dubrovnik… Et c’est là que ça commence à chier un peu : en fait, la Croatie n’a pas de réseau ferré très développé (peut-être à cause de la guerre, j’ai pas trop investigué là dessus, j’avoue) donc on peut arriver à Split en train, faire ensuite du bus jusqu’à Dubrovnik puis du bus jusqu’à Kotor. Ok. Et du coup, je prends pas l’Interrail, sans intérêt.

prendre le train pour voyager dans l'Europe de l'Est

Cette jolie gare est située à Budapest, en Hongrie

Je dessine donc nos vacances, je sélectionne quelques AirBnB plutôt sympas et je présente le tout à mon adoré, rétroplanning et budget en fin de présentation. Vendu ? Vendu ! Et je dois vous dire, mesdames et messieurs, que j’ai réalisé une très belle offre, un très beau package (on en a eu pour moins de 1500 € chacun pour 15 jours), je ne me suis pas plantée dans les dates, tout a roulé. Par contre, à refaire, je modifierais deux ou trois trucs mais c’est bon, si demain, je n’en peux plus du marketing, je pourrai faire agente de voyage. Enfin, à un voyage en train de nuit épouvantable et une plage de cailloux près mais on y reviendra.

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La plage qui fait mal…

Tout était prêt en amont… Puis le déménagement et pof, on est partis à l’arrache complet : pas un guide, rien, juste nos habits et nos maillots et on s’en est sortis comme des chefs. Aidés certes par le Dieu Internet porté par le Saint Wifi, Victor a même été contacté par Google car il mettait plein de notes partout. On a usé et abusé de Google map et de ses établissements notés, de Tripadvisor, du forum du routard… Finalement, avait-on besoin de dépenser 20 € dans un guide qui nous aurait duré 2 jours ? Ahahah, non. Par contre, la prochaine fois, j’espère avoir plus de temps pour réaliser un cahier avec phrases clés, monnaie, points d’intérêts du coin. Mais comme toujours, le temps me manque.

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Bref, asseyez-vous, on va un peu vous parler de notre road trip en Europe de l’Est (mais sans doute pas tout d’un coup, je vais encore être inspirée par plein de trucs, vous allez voir… ou pas parce que je n’ai aucune idée de la teneur de mes prochains articles)

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Les Québécois, les gens les plus merveilleux du monde

Tant que je suis dans mon bain d’amour pour l’humanité suite à ma retraite yoga, je dois vous parler des Québécois, terminant ainsi mes articles sur mon voyage au Canada. Comme vous avez pu le ressentir à travers mes articles, j’ai beaucoup aimé mon bref passage au pays des Caribous et je me dis que j’y vivrais bien, tiens. Parce que oui, les hivers sont peut-être rigoureux mais les Canadiens sont les gens les plus adorables et polis de la terre.

Man stretching jacket to reveal shirt with Canada flag

Arrivée à Montréal, je me frotte direct aux transports en commun pour rejoindre l’appart de Joy et Isa. Mes écouteurs vissés dans les oreilles pour ma musique de voyage, je me tiens droite sur le quai du métro, guettant l’air de rien par dessus mon épaule celui ou celle qui va me faire le plan classique de venir se poser juste à côté de moi pour rentrer en premier dans la rame. Ah non, personne ne fait ça… Je rentre dans la rame, m’assois. Dès qu’une personne âgée arrive, quelqu’un lui cède la place… Oh mon Dieu, quel est donc ce pays merveilleux ?

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Un exemple m’a particulièrement frappée : à un moment, on doit prendre le bus, je vois des gens en rang d’oignon sur le trottoir. Intriguée, je demande  mes copines ce qu’ils font “Ben, ils attendent le bus”. Oh mais tu veux dire que le premier arrivé sera le premier entré dans le bus ? Non mais laissez moi vous raconter comment ça se passe à Paris pour que vous compreniez mon choc (pour ceux qui ne connaîtraient pas les us et coutumes de notre capitale) : les gens se posent de façon anarchique à l’arrêt de bus et dès que le véhicule arrive, ça se bouscule sur le trottoir. Et en général, vous avez toujours un connard ou une connasse qui arrive en même temps que le bus mais se place sans trembler devant tout le monde.

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Tout est à l’avenant ! Les serveurs et serveuses vous parlent, font des blagues, vous demandent si ça va bien et avec le sourire en plus. Une anecdote : lors du dernier jour, nous sommes allées à Juliette et Chocolat, un salon de thé dédié au chocolat (comme on s’en doutait pas). Avis lus sur Internet : “service prétentieux avec que des serveurs français”. Et oui, ça m’a fait rire.

juliette-chocolat salon de thé Québécois

Alors forcément, au bout de 4 jours, j’ai envie de vivre là-bas : la rue n’est plus une épreuve, les gens sont gentils, polis, les mecs ne vous ennuient pas, tout ça, c’est le bonheur, j’avais envie de faire des bisous à tout le monde. Mais vous savez le pire ? C’est que je sais que si, demain, je partais vivre au Québec, il me faudrait quelques jours pour abandonner mes réflexes de parisienne connasse parce que… ben 11 ans dans la ville de la petite incivilité, du “je rentrerai avant toi dans le métro pour choper la place assise et tant pis pour les vieux, invalides ou femmes enceintes, je poserai mon cul ! Et j’utiliserai le strapontin même si y a du monde parce que mon confort passe avant le vôtre, bande de boloss !”, ben, je suis toujours sur mes gardes, prête à faire chier les connards qui voudraient me passer devant, la langue qui claque au premier “lent en plein milieu” qui se dresse su mon chemin (j’ai développé une vraie aversion pour les gens lents qui errent dans les couloirs du métro. Je veux bien être tolérante envers les personnes âgées mais les gens qui marchent de travers en plein milieu aux heures de pointe dans les couloirs parce qu’ils lisent leur smartphone, j’ai envie de les encastrer dans le mur… Voyez ce que je veux dire sur le “abandonner mes réflexes de connasse parisienne » ?)… Ca, au Québec, ça va pas être possible…

Station Cité, la station où les gens t'énervent pas car y  a jamais personne

Station Cité, la station où les gens t’énervent pas car y a jamais personne

Et ça m’interroge. Je veux dire : pourquoi on se fait subir cette agressivité en permanence ? Si les Canadiens peuvent se mettre en rang sur le trottoir pour rentrer dans le bus dans l’ordre d’arrivée, sans bousculade, si les Canadiens peuvent saluer le chauffeur de bus, les serveurs, si les Canadiens peuvent avoir des rapports cordiaux entre eux… Pourquoi nous, on n’y arrive pas ? Anaïs a avancé une théorie : ils sont moins nombreux. L’incivilité est-elle une conséquence de la densité de population ? Ce n’est pas si délirant : on se bouscule souvent dans le métro pour pouvoir se faire une petite place et parvenir au travail à l’heure. Je veux bien y croire mais quand même… imaginez la vie si nous étions tous plus respectueux les uns des autres, si nous arrêtions de nous chamailler et nous agresser pour des broutilles, qu’on intégrait la civilité et la politesse à notre quotidien… mais comme on serait de suite beaucoup plus heureux. Non mais c’est vrai, regardez combien de fois vous êtes arrivés énervé au boulot à cause de quelqu’un dans le train, bus,métro ou sur la route ?

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Les Québécois ont tout compris… Et encore, il paraît que ce sont les Canadiens les moins disciplinés…

Je vais demander ma mutation.

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Athènes, la divine

Après avoir quitté l’étouffante Naples, nous voilà partis pour un petit périple : train de Naples à Caserte, train de Caserte à Bari, ferry de Bari à Patras puis bus de Patras à Athènes. Long certes mais regardez les prix des vols entre Naples et Athènes, vous comprendrez.

Coucher de soleil en direct du ferry

Coucher de soleil en direct du ferry

Lever de soleil toujours en direct du ferry

Lever de soleil toujours en direct du ferry

Arrivés dans notre AirBnB et une douche salvatrice, on finit par s’habiller et par sortir à la découverte d’Athènes. Pas d’objectif : on va juste prendre le pouls de la ville, notre activité préférée. Il fait lourd mais on s’émerveille vite. A quelques mètres de l’appart, le vieux stade olympique et, regarde, au fond, l’acropole ! Je suis un peu comme une folle, je rêvais d’Athènes depuis tellement longtemps !

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Athènes a une atmosphère magique : au détour d’une rue, tu te retrouves nez à nez avec des vestiges archéologiques, le métro passe d’ailleurs au pied de l’ancienne agora. La ville nous charme : d’abord, contrairement à ce qu’on nous a dit, c’est propre et le moderne et l’ancien s’unissent à merveille. On se perd un peu dans les petites rues de Plaka, on erre au pied de l’acropole jusqu’à tomber presque par accident sur l’ancienne agora. On prend nos tickets d’entrées pour les jours suivants. Ca aussi, gros point positif : pour 12 euros, vous avez droit à entrer sur l’acropole ainsi que 5 autres sites archéologiques (on a choisi l’ancienne agora, le théâtre de Dionysos, le temple de Zeus, la bibliothèque d’Hadrien et le Keiramekos).

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Je ne vais pas vous refaire l’histoire des différents sites et temples, je dirais juste que c’est époustouflant et que ça a énormément excité mon imagination. Les lieux sont hyper propres et les Grecs veillent vraiment à ça. Par exemple, sur l’Acropole, un mec a sorti un sandwich, il a été prié de le ranger fissa. C’est à peu près à ce moment là que nous avons noté l’absence totale de pigeons… D’ailleurs, petite anecdote, sur l’acropole, on a failli mal finir : je portais un joli chapeau offert par Victor et évidemment, il y eut un coup de vent et mon chapeau s’envola dans une petite fissure au pied du Parthénon, dans une zone interdite aux visiteurs. Ni un ni deux, Victor a foncé, sauté les barrière, chopé mon chapeau et demi tour. On a bien entendu un sifflet mais vu que la cause semblait bonne, on n’a pas été interpellés, mmm…

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Mais on n’a pas fait que déambuler entre les vieilles colonnes (même si mon âme de photographe s’est franchement régalée, que de jeux de perspectives !), on a tenté d’autres balades. D’abord : le Pirée. Comme on partait en croisière le vendredi, on voulait un peu repérer les lieux. Résultat : on n’a rien repéré du tout et on a eu très chaud et en prime, on n’a pas trouvé de plages pour un mini plouf. On a erré jusqu’au petit port de Zéa, on a fini par s’offrir un petit coca pour moi et une bière pour lui, on est allés rigoler dans les allées du Carrefour (où on a acheté une fêta absolument incroyable, ferme et fondante, un délice, une tuerie). Pas indispensable.

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Le même jour, on est allés grimper sur le mont Lycabette pour découvrir Athènes au soleil couchant et même si ça tire un peu (mais ça va, y a des points d’eau en chemin), ça vaut vraiment mais alors vraiment le coup. C’est là que tu découvres à quel point Athènes est gigantesque. Un moment vraiment magique. Et en plus, en redescendant vers le métro, on a découvert un resto absolument parfait juste à côté du stade, j’ai dégusté de délicieuses feuilles de vigne (ben oui, je mange local) et un Aztek vraiment très bon avec un petit Raki offert par la maison. Le tout pour 15 € chacun, pourboire compris.

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Oui parce qu’Athènes, la bouffe n’est globalement pas très chère (à part une épicerie où notre petite provision de fruits et légumes nous a un peu fait mal). Un jour, on se retrouve dans un resto avec un menu à 10€ pour 2 entrées, plat et dessert ! Non seulement c’était bon mais quand même assez copieux. On a pas mal changé nos habitudes alimentaires par rapport à Naples, on avait tendance à faire un bon gros repas vers 14-15h et grignoter quelques tomates, pastèques et fêta à la maison en rentrant le soir, le tout arrosé de ouzo histoire de. On a été totalement conquis par la cuisine là-bas, c’est bon, pas trop gras, les fruits et légumes hyper parfumés. Un gros oui !

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Quant aux Athéniens, ce sont vraiment des gens adorables et hyper serviables. Dès qu’on leur parlait un peu grec (un peu : on disait bonjour, merci, de rien et au revoir), ils étaient super contents qu’on fasse l’effort. Quant à la crise… j’ai envie de dire « par pitié, éteignez votre télé ». Quand on lisait les médias français quand on avait accès au wifi (pour le coup pas top), on avait l’impression d’être partis dans un pays en pleine guerre civile alors que pas du tout. Le métro était bondé à 8h30 à cause des gens qui vont bosser, les queues au distributeur ont atteint au max une dizaine de personnes et les gens attendaient très tranquillement, pianotant sur leur téléphone, les vigiles sécurité censés empêcher les débordements semblaient mourir d’ennui… Bref, on n’aurait pas suivi l’actualité, la seule façon de deviner qu’il se passait quelque chose était le nombre de camions régie devant le Parlement… Depuis, j’avoue que j’ai une haine tenace pour la « Troïka » européenne et beaucoup de tristesse pour ce qu’on impose aux Grecs.

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Dernier point sur Athènes : c’est une ville salée. Littéralement. J’avais du sel sur mes lèvres, la peau de Victor avait un goût salé quand je l’embrassais dans le cou ou ailleurs… Et c’est ce qui me fait encore plus aimer Athènes. D’ailleurs, avant de partir, alors qu’on dînait sur un rooftop avec vue sur l’acropole, on s’est mis à rêver qu’un jour, on viendrait vivre là.

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Un coup de coeur ? Non, un coup de foudre.

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Nous ne sommes pas auteur de ce mini graf et ce ne sont pas nos initiales mais j’aime bien cette photo

Mais voilà l’heure de partir pour la croisière, l’expérience sociologique la plus déconcertante des vacances.

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Ce livre que tout le monde a adoré… Sauf moi

Je suis dans ma période lecture de romans, ma pile de bouquins à lire diminue limite plus vite que mon compte en banque. En décembre, je débutais donc la lecture du si vanté « le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson. dont on ne m’avait dit que du bien. « Tu vas voir, il est hilarant ». 500 pages plus tard, j’ai toujours pas vu.

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Ça s’annonçait pourtant pas si mal : un centenaire fuit sa maison de retraite car il ne veut pas y fêter ses 100 ans et part à l’aventure. Au bout de quelques pages, pris d’une impulsion subite, il vole à un gredin parti aux toilettes une grosse valise qui se révèle être bourrée de billets suédois, y en a pour 50 millions de couronnes suédoises, rendez-vous compte ! Moi, j’ai un peu de mal vu que je connais pas la valeur des couronnes suédoises, j’ai pas mis les pieds là-bas depuis 2002 (mais je ferais bien un tour à Stockholm). Le vieux monte dans un bus et prend une destination au hasard. Il se retrouve dans un endroit paumé de chez paumé face à une gare désaffectée où habite un mec qui va prendre le petit vieux sous son aile. On en est pas à la page 100 et l’intrigue repose déjà sur des piliers branlants. Passe le premier illogisme, après tout, un vieux qui vole une valise comme ça, sur une impulsion, mmmm, éventuellement, ça passe. Mais qu’il tombe sur la seule âme qui vive dans un patelin paumé et que cette personne le trouve sympa et lui offre gîte et couvert déjà… Et je ne parle même pas des 50 millions dans la valise, hein.

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Et on est partis de 500 pages d’incroyables hasards, de raccourcis tellement faciles que je ne comprends même pas qu’on puisse crier au génie. Ce roman raconte en fait 2 histoires : celle d’Allan (le vieux) en 2005 et celle de sa vie. L’histoire de sa vie était assez marrante au départ mais ça se gâte des qu’Allan, se laissant guider par les aléas de la vie, se retrouve aux quatre coins du monde à jouer des rôles majeurs dans l’histoire mondiale sans se préoccuper de politique.

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Mmmm, un homme qui ne se préoccupe pas de la politique mais joue un rôle majeur dans celle-ci malgré lui sans réellement comprendre ce qu’il fait, ça me rappelle vaguement quelqu’un… Oui voilà, je ne lis rien d’autre que Forrest Gump version suédoise. Super…

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Je passerai les grosses ficelles. Du genre le gros mafieux qui veut tous les tuer suite au vol des 50 millions qui est en fait un pote d’un des membres de la bande. Du genre la capacité d’Allan et de sa bande à se trouver des alliés en trente secondes chrono. Du genre la capacité d’Allan de sauver la vie des grands de ce monde un peu par hasard. L’auteur s’amuse, à grands renforts de clins d’œil du style : « Allan se dit que la vie en France était douce et il accepta de partir. Nous étions en 1968 ». Il aurait écrit « clin d’œil et coup de coude » que ça n’aurait pas été plus flagrant.

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Je ne vous détaillerai pas la fin mais c’est même plus une happy end à ce niveau là… Bref, rien ne sauve ce roman mal ficelé, aux rebondissements plus gros que mon ventre après le repas de Noël. Les premières pages me faisaient espérer une histoire à la Émir Kusturica, je me retrouve avec un sous Forrest Gump avec une très légère touche de Very bad things pour les morts accidentelles, un soupçon de Priscilla folle du désert pour le Road trip en bus. Road trip qui ne durera qu’une trentaine de pages, le temps d’à moitié tuer le mafieux qui leur voulait du mal. Mais après plus vu qu’il connaissait un mec de la bande vaguement croisé en prison « ahah, comment vas-tu vieille branche ? ». Ben ouais, moi, on me tire 50 millions, je les oublie aussi sec en recroisant un pote de chambrée, normal quoi…

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Bref, je veux bien fermer les yeux sur une ou deux facilités d’écriture mais quand le roman n’avance que grâce aux incroyables hasards de la vie et que ceux-ci sont nombreux et relativement mastoc… Je finis par lire le roman des fois que la fin sauve le tout. Mais non.

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Du coup, si parmi mes lecteurs, au moins une personne n’a pas aimé, qu’il parle ! Parce que je me sens un peu seule là…

Du coup, je lance officiellement la rubrique « dans ma bibliothèque » pour donner mon avis sur mes lectures. Après près de 8 ans de blog (!!), il était temps.

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Vous me faites chier avec votre crise

J’ai 32 ans. D’aussi loin que je me souvienne, l’actualité a toujours été le truc le plus déprimant du monde. Petite, j’apprenais l’existence de pays « grâce » aux guerres s’y déroulant : Liban, Iraq, Koweit, Croatie, Serbie, Bosnie. Aujourd’hui encore, certaines régions du monde viennent frapper à ma conscience, leur nom charrié par des rivières de sang. Kosovo, Tchétchénie, Ossétie… Enfin, j’utilise le aujourd’hui de façon un peu simpliste, j’ai pas découvert ces régions ou pays en 2012.

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Petite, je pris un jour du monde tout pourri dans lequel je vivais et je me mis à chercher une période où il aurait été plus cool de vivre. Bon, j’avais 10 ou 11 ans donc la perspective de vivre sans un minimum de technologie (c’est à dire la télé) me paraissait inenvisageable. Il me semblait donc que je n’aurais pas pu être plus heureuse que dans les années 70 mais là aussi, il y avait des guerres. En fait, il y en a toujours, le monde est pourri, peu importe l’époque. En y repensant, j’en savais des choses à 10-11 ans, chapeau bas à mes instits.

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Depuis quelques années, depuis que ma carrière de journaliste a été tuée dans l’œuf par mon premier poste de community manager, j’ai commencé à ne plus regarder les infos. Aujourd’hui, je n’assiste plus à la grand messe du 20h qu’en vacances chez mes parents et pas en été car on mange dehors. Mais je continue à barboter dans un bain d’actu malgré moi. Oui, mon radio réveil est réglé sur France Inter mais je l’écoute pas vu que des que j ‘arrête de snoozer, je pars dans la salle de bain et c’est à peine si j’entend. Je la laisse pour avoir un repère sonore quand je reviens ouvrir les volets / donner à manger au chat / faire mon lit. Si c’est la chronique de Sophia Aram ou Blakowski : en avance. Les infos : à l’heure. La météo de Joël Collado : extrême limite. La voix de Pascale Clark : même en chopant un bus au vol et en ayant tous les feux piétons au vert, c’est mort, je suis en retard. Mais toute la journée, je me vautre dans le web et je suis malgré moi les actus. Des fois, je me surprends moi même à intervenir dans un débat en sachant tout à fait de quoi je parle. Bref je reste connectée malgré moi et c’est pas bon pour le moral. Pas bon du tout.

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Tout est question de point de vue. Tout. Une mauvaise nouvelle reste toujours relative et peut finalement se révéler parfois bonne. Sauf décès d’un être cher ou annonce d’une maladie incurable mais ça marche pour le reste. Faisons quelques exemples car nous avons tous le cerveau un peu carbonisé par le champagne des fêtes. Mettons hop, je me fais virer. A priori drame. Sauf que parfois, ça peut permettre de trouver un meilleur poste ailleurs, poste que nous n’aurions pas sollicité, joyeusement endormis par le ronron du quotidien et peut-être même que je vais rencontrer uns douce moitié au travail ou via un collègue et le licenciement de départ devient l’une des meilleures choses qui me soient arrivées. Ou une rupture. Pif, je me fais larguer, les sanglots longs et tout ça. Et là, pif encore, voilà qu’on me propose un poste à l’étranger, poste que je n’aurais pas accepté car chéri n’aurait jamais quitté Paris. Mais là, célibataire, je saute sur l’occasion ! Bon, ces exemples sont un peu des vies rêvées, tout ça pour dire que le verre est très souvent à moitié et qu’il ne tient qu’à nous de le voir à moitié plein.

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Mais les actus, elles, elles atomisent le verre pour qu’il soit bien vide. On nous secoue des menaces de guerres, chômage, maladies ou assassinats à longueur de temps. On te repeint le monde en noir désespoir et tu passes limite pour un illuminé si tu n’as pas peur. Peur de l’autre qui nous veut du mal, consciemment ou non. Qui nous filera ses germes ou fera péter une bombe, qui nous volera notre emploi ou nous rentrera violemment dedans avec sa voiture. Cet autre est l’instrument de la fatalité, celui qu’on ne peut contrôler et par qui tous les drames arrivent.

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Alors stop. Je le sais que le monde est pourri, que c’est la crise et qu’on mourra irradiés, d’asphyxie à cause de la pollution ou explosé par un illuminé terroriste. Ok bien mais ça, c’est pas mon quotidien. Ce n’est pas notre quotidien. Ces drames existent on le sait. Moi, j’ai besoin d’un bon bol d’air frais. Qu’on me parle de ce qui va bien et pas juste en mini reportage pour faire sourire entre le fromage et le dessert. Qu’on mette enfin la lumière sur le liquide dans le verre et non sa partie vide. Qu’on redonne l’envie de se démerder aux gens au lieu de les conforter dans l’insupportable « c’est la crise » ou faire pleurer dans les chaumières avec de bonnes intox sur la taxation de l’entrepreneuriat et les impôts tellement élevés que nos millionnaires quittent le pays. L’égalité, c’est toujours plus beau quand ce sont les autres qui paient… Mais les millions, ça sert à rien dans la tombe. Bref, bref. Aujourd’hui, si on veut se sortir de la crise, le premier pas serait peut-être… De ne plus en parler.

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J’ai décroché un entretien !



La blogosphère est un monde tout petit qui communique énormément, à tort et à travers souvent mais parfois, ça peut être utile. Vers la fin novembre, je vois passer sur mon twitter : « agence cherche blogueuse de talent ». Tiens donc… Je récupère les coordonnées de la fille qui a lancé en premier cette annonce et j’envoie ma candidature. Ohlala, je suis toute excitée !

Le lendemain, je reçois le mail d’une nana qui s’occupe du recrutement pour ce poste et qui est intéressée par mon profil, merci d’appeler pour prendre rendez-vous. Le rendez-vous est pris un jeudi soir à 18h30, je dois donc arriver au boulot sapée mais pas trop et partir une heure plus tôt que d’habitude. Plus flag tu meurs. Le week-end d’avant, je m’offre une séance shopping, sachant très précisément ce que je voulais : une robe pull avec une large ceinture, à mettre avec un collant épais voire un leggins et mes bottes à talons. Oui, en vrai, je suis férue de fringues et de mode mais je n’en parle jamais.


Jour J, me voici avec ma robe (alors que je n’en mets quasiment jamais), je vais jouer la carte du « je vous dis pas où je vais mais merci de penser que je vais à un rendez-vous galant ». Dans la journée, je retourne sur le site de l’agence en question prendre quelques notes, vérifier l’adresse en jetant un oeil sur le plan mappy. Super, c’est à deux pas du taf de ma soeur, je situe tout à fait, je ne vais pas me perdre. En surfant, je tombe sur l’annonce concernant le poste pour lequel je postule et là, je suis prise d’un vilain doute : « ce poste est aussi valable pour un stage ou freelance ». Un stage ? Le truc payé 300 euros au mieux ? Je sens d’emblée que ça ne va pas le faire, je n’ai plus trop envie d’y aller mais jouons quand même le jeu, on ne sait jamais.

Je pars à l’heure dite, j’arrive à la rue de l’agence, c’est au numéro 28. Et là, je suis au numéro… 92 ! Hein ? Ok, mappy a encore dit des conneries. Pas de panique, je suis dans les temps, le numéro 28 doit être au niveau de la Fnac de cette rue. Je me presse donc, maudissant mes belles bottes qui me tuent la voûte plantaire qui n’a pourtant rien demandé. 80, 70, 60, ça n’avance pas…40, je ne suis plus très loin, j’ai la FNAC en point de mire. Numéro 30, je traverse la rue et le numéro 28…Ben c’est la FNAC justement. Je cherche une porte, quelque chose, rien. Y a un os. J’appelle la nana et là : « mais non, c’est pas au numéro 28 mais au numéro 92 ». Le numéro que j’ai vu, que j’ai regardé avant de partir en courant à l’autre bout de l’avenue. Et c’est reparti, pas rapide et légèrement claudicant, j’ai la sensation que mes pieds ont pris feu. J’arrive donc brillamment avec 15 à 20 minutes de retard, légèrement défaite et déssechée. Un homme m’accueille et m’explique que c’est avec lui que je vais passer l’entretien. Ah ben ok. Les locaux sont pas mal, en rez de jardin donnant sur une cour avec jardinets. Le monsieur me propose un verre d’eau que je m’empresse d’accepter.


Je me présente, raconte mon parcours en débutant par mon arrivée sur Paris (ciao le volet études). Le mec me présente le poste, y a environ une demi douzaine de blogs à tenir à jour quotidiennement même si la plupart n’existent pas encore. Je note tout ça avec sérieux, pose des questions, hoche la tête. Poste sympa me permettant de revenir à mes premières amours journalistiques, quelque part.

Concernant le salaire ? Si je m’en réfère à la masse de travail et à mon salaire actuel, je veux tant. Heu… Houston, on a un problème, là. Je sens que j’ai perdu le monsieur. Fin de l’entretien, on se serre la main, on vous recontacte.

En prenant le bus pour rentrer chez moi, je savais que je n’aurais pas le poste. J’ai demandé trop. Enfin, trop par rapport à ce qu’ils pensent donner car le salaire demandé est vraiment le minimum que je puisse demander compte tenu du fait que je ne suis plus un profil junior et que l’écriture de blog, je maîtrise. D’autant que je rédige de temps en temps des tas de blogs féminins sur Joséphine donc je peux écrire sur la mode, beauté, sexo ou people sans soucis.

Même pas 24h plus tard, je reçois un mail : merci mais non merci. Ah ben ça alors, si je m’attendais… Ceci étant, ce fut un bon exercice de révision d’entretien, c’est toujours ça de pris.

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F2 25m² – 580 HC

 

Y a des fois où j’ai tendance à croire au Père Noël. Quand on me propose un F2 pour 580 euros HC (620 TCC), Je me dis « oh ouah, trop bien ! ». Il est situé à Vernoise les Collines, juste à côté de Lavande sur Seine donc on y va. Bon, le côté 25 m² m’interpelle un peu quand même mais allons y gaiement.

Rendez-vous est pris samedi à 10h30. Comme je dois m’y rendre en bus, je pars bien en avance car un samedi de vacances, j’ai un peu peur. D’autant que la ligne qui m’amène juste devant l’appart est la même que celle que j’attends désespérément devant la piscine et qui ne passe jamais. Point positif : situation intéressante, à quelques centaines de  mètres d’une gare SNCF, pas très loin d’une station de métro et donc juste à côté de la ligne de bus qui me ramènerait direct de la piscine.

Arrivée à 10h, je pars donc chercher un café. Oh, sympa, y a un boulodrome, c’est rigolo. Bon, par contre, l’immeuble ne paie pas de mine mais à voir. Je vais à la gare et trouve un café type PMU. Ahem, j’ai pas vu de supérette, par contre. 10h30, me revoici devant l’immeuble, je rencontre le dynamique agent immobilier qui me broie la main en me saluant, tout va bien. L’appart est au premier étage. Sans ascenseur mais pas grave vu que ce n’est qu’au premier. Je rentre dans l’appart et là, je déchante : à ma gauche, un placard sans porte. A ma droite, la pièce principale avec un évier et un frigo « mais ne vous inquiétez pas, le frigo ne reste pas ». Ah ben raté, là, précisément, je m’inquiète. Et c’est quoi ces traces sur le mur ? « Y a eu un dégât des eaux mais l’appart sera rafraîchi dès que tout sera sec ». Okayyyyyyyy… « Mais euh… y a pas de cuisine. » « Ah, si vous voulez, je peux demander au proprio d’installer des plaques et un frigo ». Ah ben il a intérêt de le faire, oui, ça c’est sûr. Mais encore, là, c’est gentillet, pénétrons maintenant dans ce qui fait
office de chambre et de salle de bain.

Le proprio a installé un lit mezzanine pour gagner de la place, pourquoi pas. Traîne là un vieux bahut qui devrait rester. Ben si je devais m’installer là, il dégagerait aussi sec. Vue imprenable sur le toit de l’abri vélo en béton recouvert de mousse. Mouais. Mais là, je me retourne et je découvre le pompon : les lieux de toilette. D’un côté, un lavabo plutôt sympa avec un grand miroir et des spots. Jusque là, tout va bien. Mais les toilettes et la douche, là, j’ai envie de pleurer. Les toilettes sont rangées dans un coin de la chambre et juste à côté, la cabine de douche. En gros, en sortant de la douche, j’ai une chance sur deux de mettre les pieds sur la cuvette. Cuvette qui a une vue imprenable sur la chambre. En gros, si j’ai quelqu’un dans la chambre, je peux plus faire pipi, je suis pudique, voyez-vous.

Bon, ok, je vais partir, vite. Je salue l’agent immobilier qui me propose de le rappeler si je suis intéressée. Il ne me demande rien, ni mon salaire, ni mes garanties, rien. Sous-entendu : « ok, j’ai bien vu que tu es toute atterrée, je sais que tu ne veux pas cet appart. » Bien vu monsieur, je n’en veux pas de cet appart. En plus, j’ai attendu le bus une plombe, pour changer. Foutue ligne. Tant pis, je ne serais pas voisine du boulodrome mais ce n’est pas très grave, je suis nulle en pétanque.

Me voici de retour chez moi, légèrement déprimée de m’être levée si tôt (pour un samedi) pour un taudis pareil. Bon, c’est à ce moment là que j’ai commencé à envisager de visiter aussi des studios parce que les T2, ça ne le fait pas, là. 

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