Independence Day : Resurgence ou le gros soucis des reboots/suites

Situation : me voici dans un avion enfermée pendant 8h, le temps de traverser l’Atlantique et de piquer un peu au sud. J’ai des munitions : 2 Society, 2 Néons, un Philosophie magazine, un mag sur le Japon, et une solide propension à m’endormir dans les transports. Mais au bout de 2h, alors qu’on nous sert notre pitance, je cède : allumons l’écran et regardons un film. Et comme il s’agit de passer le temps, prenons un bon blockbuster des familles : Independence Day : Resurgence

Independence day : resurgence, affiche française, tour eiffel

Non mais sérieux l’affiche… je serais capable de faire la même sous Photoshop… et je suis pas particulièrement douée en la matière

Alors je vous raconterais bien le film mais ça ne sert à rien car c’est quasi le même que le premier, sauf qu’ils ont remplacé Will Smith (qui n’avait sans doute pas envie de se ridiculiser là-dedans alors que le mec a quand même joué dans le très critiqué Suicide Squad) par Jessie Usher que vous avez pu voir dans… hmmm… rien de très connu, je crois. Mais comme notre bon Jessie n’est pas trop charismatique, on lui adjoint le mec de Miley Cyrus dans la vraie vie (Liam Hemsworth), un sidekick rigolo que tu as envie de frapper comme tous les sidekicks rigolos, en fait (parce que je sais pas dans quel univers vivent les scénaristes mais ils confondent beaucoup “drôle” avec “t’es tellement lourd, mec, tu veux pas fermer ta gueule 2 mn”. De vraies sulfateuses à punchlines en espérant qu’une ou deux fasse effet. Là, non), une Chinoise pour faciliter l’exportation du film et la fille de l’ex Président, chiante de perfection (et d’une voix française assez agaçante). Ah oui parce que même si l’histoire est peu ou prou la même avec la reprise limite plan par plan de certaines scènes du 1er et un côté “oh, les méchants sont encore plus méchants”, on est surtout là pour “tuer le père”

avant première du film Independence day : resurgence, casting du 1er qui ont rempilé

La team « vieux »

On retrouve peu ou prou 2 générations dans ce film : les anciens qui se sont illustrés durant la 1ère guerre des extraterrestres et leur progéniture et associés. Du côté des “vieux”, certains passent pour un caméo : Vivica A. Fox (la copine de Will Smith dans le 1er opus) doit apparaître environ 5 mn dans le film pour un rôle globalement (totalement) inutile, Bill Pullman va se sacrifier pour éviter à sa fille de le faire, le scientifique dont j’avais totalement oublié l’existence sort du coma pour finalement crever, et Connie… ah non, en fait, c’est pas elle mais bordel, comment suis-je censée les différencier, sérieusement ?

Margareth Colin est Connie dans Independence Day

Sela Ward, président des Etats-Unis dans Independence Day

(déjà que je viens de découvrir que Connie n’était pas jouée par Mary-Louise Parker alors que j’en étais persuadée, Mary-Louise Parker que je confonds très régulièrement avec Sally Field quand je ne suis pas sûre de la date du film que je suis en train de mater. En fait, Connie était jouée par Margaret Colin, connue pour son rôle de maman de Blair Waldorf dans Gossip Girl (j’étais persuadée que c’était Sally Field, bordel) et c’est une pro-vie. Voilà)

Mary_Louise Parker

C’est marrant, je la croyais plus vieille, elle, j’ai dû me planter

Sally Field

Non mais vraiment, je me perds là

Bref, il n’y a guère que Jeff Goldblum qui survit avec son père, aidé par Charlotte Gainsbourg… Wait ! What ? Oui, Charlotte Gainsbourg joue dans Independance Day : resurgence (alors qu’elle avait refusé Terminator 4 parce qu’elle trouvait le film trop mauvais. Je pense qu’elle commence à salement galérer dans sa carrière US) mais bon, elle joue juste l’intérêt amoureux vite fait de Jeff Godblum, elle parle de cercles régulièrement et voilà. Les vieux meurent pour laisser symboliquement la place aux jeunes qui se font tous des bisous dans le désert à la fin. Comme le 1er.

la fin de independence day

Et on arrive à ce qui commence à me crisper un peu dans cette mode des suites/reboots (parce que je suis désolée mais j’y vois plus un reboot qu’une suite, cf Star Wars 7, Terminator Genisys ou Jurassic World pour ceux que j’ai vu) : on reprend des fondamentaux, on copie/colle les scènes icôniques et “tatan”, on te dit que c’est un nouveau film. Sauf que non.

Les raptors de Jurassic World et Chris Pratt

J’ai détesté Independence Day : resurgence, idem pour Jurassic World que j’ai pas fini car mon avion a atterri avant la fin (voyage à Montréal, j’ai pas cherché à rattraper mon retard), je me suis endormie devant Star Wars 7 et Terminator Genisys… Je suis tellement navrée du casting, sérieusement. Non mais juste, je mets ça là, vous allez comprendre :

Ok, il est possible qu'à une époque, j'ai eu un petit crush pour Kyle Reese version Michael Biehn

Ok, il est possible qu’à une époque, j’ai eu un petit crush pour Kyle Reese version Michael Biehn

Curieusement, je crushe pas du tout à la version Jai Courtney, sans doute parce qu'on dirait qu'il va me taper (et elle, elle est trop forever 16 pour être crédible)

Curieusement, je crushe pas du tout à la version Jai Courtney, sans doute parce qu’on dirait qu’il va me taper (et elle, elle est trop forever 16 pour être crédible)

Cheeeeeeeeeeee

Ce qui me saoule dans ces films, c’est que je ne peux pas être embarquée dans l’histoire vu que je sais parfaitement où on va : aux mêmes scènes que la version d’origine. Pour Star Wars, c’est systématique : le 1er opus d’une trilogie tue le mentor du héros d’une nouvelle ère trouvé dans un désert. Et encore là, dans le 7, la notion de mentor est très relative vu que je ne suis même pas sûre que notre héroïne du désert et son mentor de service se soit même adressés la parole. Dans Terminator Genisys, on assume le truc à mort en rejouant carrément la première scène du un mais en gros : poursuite, poursuite, on casse un gros building (une prison, un immeuble de bureau, un hopital), poursuite, poursuite, un accident de transport tue le gros méchant mais en fait non, fin dans une usine ou endroit assimilé, la menace est annihilée… ou peut-être pas. Tatatantatan.

terminator_ill_be_back

Du coup, pourquoi regarder ces films ? Pour les acteurs ? Alors dans les 4 cas, non : soit la jeunesse est mal identifiée par le public, soit ce sont des “sous acteurs” (Bryce Dallas Howard n’est pas Jessica Chastain mais en vrai, moi, elle me fait plus penser à Christina Applegate mais en rousse), soit des vieux acteurs qu’on a aimé dans le film d’origine et qui viennent faire un coucou… même si je mets pas mal d’espoir en Carrie Fisher sur la suite de Star Wars, j’espère qu’elle va botter des culs (j’aime bien Carrie Fisher, cette femme a l’air très drôle). Eventuellement pour les effets spéciaux, on peut mesurer les progrès faits entre la version 1 et la “suite/reboot” (mais j’ai pas trouvé ça très impressionnant) mais… je n’aime pas voir un film dont je devine la fin sans même réfléchir, j’aime être surprise, bousculée, regarder une histoire pour son intérêt propre et pas juste chercher les clins d’oeils, caméos et repompages. Je ne suis pas opposée à la reprise d’une histoire ou d’une franchise mais il faut que ça apporte quelque chose de plus. Et là, c’était pas le cas.

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Une idée romantique du train de nuit

J’aime les trains. J’y vois toujours une bonne occasion de passer agréablement le temps : je lis, je découvre de nouveaux paysages. Une sorte de parenthèse dans le temps. J’avais donc décidé de nous faire des vacances “road trip en train” grâce à l’interrail mais au vu du menu, celui-ci ne m’arrangeait plus. Nous ne prenions le train que pour deux trajets : 4h de Prague à Budapest et une nuit de Budapest à Split.

Danube_express

Le premier trajet m’avait enchanté : non seulement les wagons sont emménagés de sorte que nous ayons chacun pas mal de place mais en plus, ils avaient un vrai wagon restaurant nous permettant de déguster un goulash en regardant défiler la campagne slovaque. Face à ce succès, j’avais hâte de tester le train de nuit surtout que nous avions réservé une cabine 3 places à deux  avec de la chance, nous serions seuls… Mmmm.

Train de nuit dans le film Chanel avec Audrey Tautou

J’avais, je l’avoue, une idée un peu romantique du train de nuit. Je l’ai pourtant déjà emprunté : un Toulouse-Paris (parti avec 1h30 de retard et où j’avais mal dormi) et plus jeune lors d’un voyage de classe pour aller à Berlin (on avait peu dormi mais c’était un peu le plan au départ). Je nous imaginais déjà nous aimer au rythme lancinant du train glissant sur les rails…

rails

Retour dans la gare Keleti à Budapest, on se rend tranquillement jusqu’à notre train, j’admire les motrices flambant neuves et les wagons avec wifi qui nous entourent. Ah, voie A, c’est le nôtre et… pourquoi ce train me rappelle vaguement les vieux train corail de quand j’étais petite ? Bon, il ne faut pas juger à l’enveloppe. Ok, bon, l’intérieur n’est pas ouf non plus, la banquette gratte et c’est vieux mais c’est pas grave, ne paniquons pas… Le train se remplit, pas mal de familles ou de jeunes vadrouilleurs mais personne ne vient compléter notre compartiment. Ce soir, nous serons seuls…

Victor n'a pas le wifi...

Victor n’a pas le wifi…

Le train s’ébranle après 20 mn de retard, je me plonge dans un courrier international tandis que Victor veut s’allonger sur la couchette déjà dépliée… Sauf que, ahah, il ne rentre pas : il est trop grand (il fait 1m80, c’est pas un géant non plus), il doit se plier pour pouvoir s’allonger. Autant vous dire que là, je commençais à regretter un peu mon plan “romantique”…

romantisme_train-communisme

Le soir arrive, on grignote un bout de ce qu’il nous restait de notre séjour à Budapest (du houmous et du pain qui s’est révélé moisi). Victor étant affamé, on essaie de trouver un truc à grignoter et la seule solution : acheter un snack au contrôleur soit, dans notre cas… des croissants industriels avec une noix de faux nutella. On demande à avoir notre couchette dépliée, on n’en demande qu’une, se disant qu’n allait se serrer pour dormir ensemble dessus. Sauf que :

  • c’est vraiment étroit
  • le bord du lit est en fer (et incrusté dans ma hanche)
  • y a pas la clim, le train est trop bruyant pour qu’on puisse ouvrir la fenêtre.

Oh la belle nuit que l’on va passer…

couple-dormir-nu-a-deux-pour-vivre-heureux

23h, on éteint la lumière, on se love l’un contre l’autre quand je sens quelque chose de dur… Tiens, tiens, Victor est d’humeur coquinette. Le train s’arrête en gare quand soudain, ça tambourine méchamment à la porte “Passport !! Passport !!” Oh putain, la douane… Branle (sans mauvais jeu de mot) bas de combat, on renfile vite un t-shirt, on s’enroule dans les draps, la tension monte, ça continue à taper à la porte… On finit par ouvrir, un peu gênés, beaucoup saoulés, on file nos passeports. Les douaniers nous dévisagent, checkent nos passeports puis repartent. Alors qu’on commençait à se dire que ce voyage en train devenait compliqué, ça recommence : coups à la porte “Passport ! Passport !” mais oh ! Oui donc on a eu droit à la visite de la douane hongroise et de la douane croate et je ne sais pas de quelle nationalité était la dernière mais la dame a bieeeeeen regardé nos têtes et bieeeeeeeeen feuilleté mon passeport (parce que j’ai quelques tampons arabes, oui, mais j’ai pas trop la gueule d’une terroriste Daesh telle qu’on se l’imagine). Les douaniers repartent, on est blasés. Victor remonte sur l’autre couchette pour s’y plier comme il peut, j’essaie de fixer tout ce qui bouge dans le wagon et tape contre les parois. Ca tangue, ça fait du bruit, ça s’arrête tout le temps pour laisser passer d’autres trains… Et je passe la nuit à regretter mon idée de génie.

se-proteger-du-bruit

Bref, que retenir de positif de ce voyage : le moment où on a longé le lac Balaton en Hongrie car ça avait l’air joli et un peu l’arrivée sur Split (avec une heure de retard). Et la promesse que la prochaine fois, on prendra l’avion.

Et voici donc le fameux lac Balaton

Et voici donc le fameux lac Balaton

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Road trip en Europe de l’Est

Hey salut ! Ceux qui me suivent sur Twitter ou Instagram le savent :  pendant 15 jours, Victor et moi sommes allés se promener un peu à l’Est pour voir ce qu’il y avait de nouveau. En Europe de l’est ! Au menu : Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ambitieux ? Oui mais c’était sans compter mon arme ultime : le powerpoint des vacances !

powerpoint_presentation

C’est à peu près à ce moment là que Victor a regretté de s’être installé avec moi, je pense.

regret

Oui, voilà. En fait, tout a démarré il y a quelques mois quand j’ai découvert le pass Interrail, je nous imaginais déjà voyager à travers l’Europe en train, découvrir toutes les villes et les capitales. J’ai donc commencé à dessiner différents trajets. Voyons, où ai-je envie d’aller ? Amsterdam, Prague, Vienne, Dubrovnik, Thessalonique ? Attends, non, en train, ça colle pas trop… Amsterdam, Berlin, Prague, Dubrovnik, Thessalonique ? Et si on faisait Amsterdam, Berlin, Venise, Dubrovnik et Thessalonique ? Non, ça ne marche pas car : le train en Croatie, c’est pas ça… Par exemple, moi, je m’imaginais faire un Venise-Dubrovnik en longeant la côte mais non, si je veux faire Venise-Dubrovnik, je dois descendre à Bari et prendre le ferry. Bon, bref, j’essaie de ré articuler. Puis le soir de mon anniversaire, j’en parle un peu et Victor m’annonce qu’il veut aller à Budapest donc je modifie mon menu et voilà la version définitive : Prague – Budapest – Dubrovnik et Kotor. Oui, le Monténégro est apparu comme une bonne solution : moins loin que la Grèce et y a la mer.

Kotor au Monténégro

Commençons par un trajet en avion pour gagner du temps, puis train de Prague à Budapest, ça va. Maintenant, organisons le voyage Budapest – Dubrovnik… Et c’est là que ça commence à chier un peu : en fait, la Croatie n’a pas de réseau ferré très développé (peut-être à cause de la guerre, j’ai pas trop investigué là dessus, j’avoue) donc on peut arriver à Split en train, faire ensuite du bus jusqu’à Dubrovnik puis du bus jusqu’à Kotor. Ok. Et du coup, je prends pas l’Interrail, sans intérêt.

prendre le train pour voyager dans l'Europe de l'Est

Cette jolie gare est située à Budapest, en Hongrie

Je dessine donc nos vacances, je sélectionne quelques AirBnB plutôt sympas et je présente le tout à mon adoré, rétroplanning et budget en fin de présentation. Vendu ? Vendu ! Et je dois vous dire, mesdames et messieurs, que j’ai réalisé une très belle offre, un très beau package (on en a eu pour moins de 1500 € chacun pour 15 jours), je ne me suis pas plantée dans les dates, tout a roulé. Par contre, à refaire, je modifierais deux ou trois trucs mais c’est bon, si demain, je n’en peux plus du marketing, je pourrai faire agente de voyage. Enfin, à un voyage en train de nuit épouvantable et une plage de cailloux près mais on y reviendra.

plage kotor monténégro

La plage qui fait mal…

Tout était prêt en amont… Puis le déménagement et pof, on est partis à l’arrache complet : pas un guide, rien, juste nos habits et nos maillots et on s’en est sortis comme des chefs. Aidés certes par le Dieu Internet porté par le Saint Wifi, Victor a même été contacté par Google car il mettait plein de notes partout. On a usé et abusé de Google map et de ses établissements notés, de Tripadvisor, du forum du routard… Finalement, avait-on besoin de dépenser 20 € dans un guide qui nous aurait duré 2 jours ? Ahahah, non. Par contre, la prochaine fois, j’espère avoir plus de temps pour réaliser un cahier avec phrases clés, monnaie, points d’intérêts du coin. Mais comme toujours, le temps me manque.

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Bref, asseyez-vous, on va un peu vous parler de notre road trip en Europe de l’Est (mais sans doute pas tout d’un coup, je vais encore être inspirée par plein de trucs, vous allez voir… ou pas parce que je n’ai aucune idée de la teneur de mes prochains articles)

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Aller à Montréal, réaliser un rêve de mon moi ado

Je ne peux pas vous parler de mon voyage  à Montréal sans vous faire une mise en contexte car je risque de manquer légèrement d’objectivité.

Voyage à Montréal

Tout commence en 1995, quelque chose comme ça. Ma mère m’avait offert le CD de Starmania et je m’étais prise à ce point d’affection pour cette comédie musicale interprétée en très grande partie par des chanteurs québécois que j’avais fini par m’intéresser de près à la belle province. Un exposé sur le Québec, un support sans failles aux sportifs québécois et un certain ennui à l’arrivée à chaque Mondial de foot parce que je voulais soutenir le Canada mais qu’il n’y étaient jamais. Mais curieusement, je me suis jamais intéressée au hockey.

Montreal_2

En grandissant, le côté fan girl a disparu, je ne gardais que Starmania et Jorane sur la musique, je voyais quelques films quand ils passaient au cinéma (comme le magique “la grande séduction” mais par contre, Denys Arcand, je trouve ça beaucoup trop bavard pour moi), le délirant le Coeur a ses raisons et plus récemment Xavier Dolan. J’achetais régulièrement un magazine dédié au Québec, j’ai même fait un mémoire dessus parce que l’histoire du Canada et du Québec en particulier est follement intéressante. Mais je n’y étais jamais allée. J’avais fait un plan à mes 18 ans pour aller chez la soeur de la meilleure amie de ma mère mais mes parents ne m’ont pas donné le go et vu que j’avais pas de sous… Ben fin de l’histoire. Par la suite, j’avais envisagé un Erasmus là-bas mais m’étant mise en couple, je n’ai pas bougé. Avec le recul, je me rends compte que c’était une très mauvaise raison… Mais avec le recul, j’aurais sans doute faite une école de commerce, quitte à me retrouver dans le marketing, donc bon…

UQAM-do-it

Du coup, quand Joy et Isa, mes copines d’Irlande, sont parties là-bas, je m’imaginais un périple Montréal-New York mais les demoiselles étaient nomades, j’ai fini par me remettre avec Victor et nous sommes partis en Italie et Grèce. Puis un jour, au détour d’une conversation Facebook, je fais une plaisanterie à Joy “ahah, je vais venir vous voir un week-end !”. Je mate les prix et… mais c’est pas cher ! Du coup, notre projet de réveillon à Lisbonne avec Victor tombant à l’eau (parce que l’aller-retour en avion me coûtait quasi le même prix alors que je traverse même pas un océan), me voici fin janvier à bord d’un airbus A330 d’Air Transat, émue à l’idée de réaliser un rêve et angoissée à l’idée d’être déçue.

La tristesse de faux bonhommes de neige sans neige

La tristesse de faux bonhommes de neige sans neige

Et j’ai eu peur sur le coup : atterrissage et… y a pas de neige. Alors pardon mais je viens braver le froid canadien et y a pas de neige ? Oui, je suis venue en plein redoux mais rassurez-vous, c’est tombé après. Je prends un billet de bus, j’abandonne ma valise dans l’aéroport (je m’en suis rendue compte quelques minutes plus tard, j’étais pas encore dans le bus. Donc à Montréal, quand tu oublies ta valise, personne ne la vole et t’as pas 30 militaires avec mitraillette qui viennent la faire sauter. Pas la même ambiance qu’à Paris dis donc), je prends le métro que je trouve un peu vieillot mais ça va, j’arrive rapidement chez mes amies. Pour faire “ambiance”, j’avais choisi une chanson pour mon arrivée, comme j’avais fait avec Again d’Archives pour New York (et c’est génial, dès que je l’entends, je repense à ma première vision de la Statue de la Liberté), j’avais logiquement choisi “Ouverture pour Québec” de Jorane. Sauf qu’en fait, depuis quelques temps, je fais une fixette sur le podcast de Ginger Force sur Cindy et j’ai eu les bouts de chanson en boucle dans ma tête. Oui, des bouts de chanson, j’en ai jamais entendues aucune en entier (ah si, rave party) mais c’est obsessionnel (j’ai dû mater le podcast 30 fois tellement ça me tourne dans la tête). Bon, ça colle un peu avec la thématique vu que c’est écrit par Luc Plamondon et y a des chanteurs québécois dedans mais pour le côté émotionnel, c’est pas top.

Tant de carrières brisées

Cindy : tant de carrières brisées

Je sors du métro, doudoune dézippée et chapka à la main car trop chaud… Je suis perdue, un peu, je croise un McDo où on vend des “chaussons aux bleuets et à l’érable”. Pas de doute, je suis bien au Québec. Et c’est donc parti pour 4 jours et demi (oui, je sais, je suis folle) à la découverte de ce pays dont je rêvais tant… Et sans trop spoiler, j’ai été charmée au delà de mes espérances. Les prochaines fois, je vous parlerai de la neige, de quelques points de la ville, d’animaux et de pourquoi je dois aller vivre là-bas.

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Waterfalls… version Philippines

(Un peu de musique ?)

La plongée étant un sport un peu exigeant niveau pression sur votre corps, il est recommandé de ne pas plonger 24h avant de prendre l’avion. Ainsi, après une plongée du matin assez moyenne à Turtle Bay, nous rangeons nos affaire définitivement : fin de plongée (pour ce séjour) pour nous, cet après-midi, on va barboter sous la cascade.

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Destination : Kawasan Fall ! On s’entasse dans le bus rutilant de l’hôtel (celui qui a crevé, oui)et en route pour un lieu que j’imagine féerique, on me l’a décrit comme une cascade tombant dans des bassins aux eaux bleutées. Ouaaaaah ! On se gare sur un parking blindé et on marche 10-15 km sur un petit chemin, remontant une rivière aux eaux limpides. Que tout ceci est bucolique ! On s’approche, j’entends l’eau vombrir au loin… Oui, la cascade !

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Oh mais que c’est beau, cette puissante colonne d’eau qui tombe dans un bassin à l’eau de jade… Sauf que moi, je m’attendais à ça :

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Et en fait, c’était ça :

Cette photo ne rend pas justice au monde qu'il y a

Cette photo ne rend pas justice au monde qu’il y a

Bienvenue dans l’un des spots préférés des Philippins. Alors avouons que c’est très beau et que l’eau est délicieusement fraîche et que j’étais ravie d’être là. Le contraste entre les intrépides et les prudents avec leur gilet de sauvetage était assez marrant même si, certains se sentaient pousser des ailes. Ainsi, alors que certains de mes camarades s’élançaient d’un rocher un peu haut, un mec (je ne suis pas sûre de sa nationalité, Philippin ou Coréen), sanglé dans un gilet de sauvetage me demande si c’est suffisamment safe pour sauter. Heu ben j’ai envie de te dire oui mais ton gilet me fait douter un peu…

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Ca aurait pu être une journée divine mais… j’ai fait mon boulet. Après le déjeuner, notre guide nous annonce qu’on va se promener dans la jungle. Alors je vous le dis, je trouve le mot jungle légèrement galvaudé, le sentier pour monter était très praticable. On monte un premier degré, on découvre un nouveau bassin avec pas mal de gens, quelques tables de pique-nique, des gamins qui jouent avec une liane. Tout ça est bien joli, je dégaine mon gros reflex et immortalise ces quelques instants.

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Le mec qui plane au milieu vient de lâcher la liane avec laquelle il se balançait

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J’ai pas réussi à comprendre le sens de cette photo

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On continue, on passe sur des rochers plats un peu humides et… je finis le cul (mouillé) par terre. Je me relève, pas de bobo, tout va bien. Quelques mètres plus loin, je reglisse d’un rocher à cause de mes pompes mouillées. Je tombe droite et sur mes pieds mais… dans ma chute, mon objectif tape ledit rocher. Pas de panique, pas de panique… Putain, j’arrive pas à retirer le cache, qu’est-ce qui se passe ? Un de mes camarades, me sentant en hyperventilation, vient m’aider, on arrive à faire sauter le cache et là, je tombe face à une désolation : le verre est pulvérisé.

Vous comprenez pourquoi j'étais pas bien ?

Vous comprenez pourquoi j’étais pas bien ?

Alors que l’on arrive à un nouveau pont branlant en bambou et que l’autre Nina du groupe (oui, sur 13 stagiaires, on a réussi à être 2 Nina) commençait à paniquer, je me dis “non, j’en ai marre”. J’ai donc annoncé aux autres que je restais là à les attendre et, Anaïs sentant mon bouillonnement intérieur, encourage les gens à me laisser seule. Je suis un peu comme ça : quand je suis énervée, j’ai besoin de rester quelques instants tranquille pour reposer un peu l’équation. Nous avons donc un objectif pété qui coûte facile 300 € (après vérification, pas du tout, c’est plus 160 € mais à ce moment là de l’histoire, j’avais pas Internet, j’étais dans la jungle). J’ai un autre objectif à focale fixe à Paris et nous sommes en fin de séjour donc de ce point de vue là, l’appareil peut être très vite réutilisable. J’avais pris une assurance UCPA donc peut-être que ça va me prendre le bris de matériel… Bref, après quelques minutes, le drame n’en est plus un surtout qu’en re testant l’appareil, tout fonctionne, à part évidemment la trace de bris sur les photos. Tiens, pas pété l’objectif ?

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Mes camarades reviennent et me voient un peu apaisée, on redescend tous joyeusement pour la dernière partie de cet après-midi : le passage sous la cascade sur un radeau en bambou. Hihi, ça va être rigolo même si on ne comprend pas pourquoi les gens crient à chaque fois.

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Ah ben pour la peine, on a compris : l’eau te tabasse. Littéralement. Aplatie sur mon radeau, je reçois je ne sais combien de litres d’eau sur le dos, j’ai limite du mal à respirer. On recommence, deux fois, trois fois, ça m’arrache le bas du maillot puis on le refait assis… Une fois sortie de l’eau, la fille à côté de moi se jette sur moi, je me dis “tiens, je la savais pas si tactile” mais en fait, elle cachait juste un de mes seins rendu à sa liberté par la puissance de la chute.

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Bref, c’est assez bondé et touristique, la balade sur le radeau en bambou n’est pas indispensable mais ça reste beau.

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Ah et pour ceux qui s’inquiètent pour mon objectif, il va bien ! En fait, seul le filtre polarisant a été explosé. Une fois retiré les restes de celui-ci, j’ai pu refaire plein de photos. Mais il est vrai que le reflex, c’est encombrant et comme j’ai tendance à toujours le tenir au moins à une main, ça n’aide pas mon équilibre déjà précaire. Et puis à l’occase, il faudra peut-être que j’aille chez la podologue pour retaper ma voûte plantaire gauche déformée depuis mon accident du genou. Quelques photos prises après l’incident…

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Il y a des nuages incroyables là-bas, j’adore les nuages

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C’est moi ou c’est un peu phallique, là ?

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Voilà, fin du voyage aux Philippines, retour en France imminent (après 18h de vol en cumulé). Mais déjà, je formentais des projets pour mes prochaines vacances : rando américaine, plongée aux Antilles… Rien de tout ça, finalement. Avec Victor, nous allions nous envoler vers l’Europe du Sud. A suivre !

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Interstellar de Christopher Nolan

Bonjour, j’ai pris l’avion donc j’ai vu plein de films que je n’avais pas vus au cinéma et je viens partager mon avis.

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Interstellar, donc. J’ai un petit intérêt pour les space operas. Dès qu’un film se passe dans l’espace, ça m’intéresse même s’ils sont souvent assez mauvais. Mission to Mars te fait taper la tête contre les murs tellement les ficelles sont grosses, Prometheus m’a fait pas mal lever les sourcils (et m’inquiéter pour la carrière de Charlize Theron qui se Sharon Stonise de plus en plus…), même Albator m’a laissé un peu dubitative sur le scénario (mais pas sur l’animation notamment de l’Arcadia, splendissime). Après avoir maté Gravity au cinéma et en 3D, je voyais en Interstellar, l’occasion de remonter un peu le niveau. Non parce que Gravity, c’était très bien fait, bien malaisant mais le scénario avait été oublié sur Terre.
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Donc Interstellar. On va pas faire durer le suspense : à la première tentative de visionnage, je me suis endormie au bout de 8 mn, j’ai tenu 1h20 la 2e et enfin terminé la 3e. Parce qu’on va pas se mentir : c’est chiant et long.
interstellar
L’histoire : Cooper, un ancien pilote d’on ne sait trop quoi (une navette ? Un avion supersonique new generation ?) est devenu agriculteur après avoir planté sa machine mais ne s’est pas remis de cet échec cuisant. Il vit dans une petite ferme avec son papounet et ses 2 enfants : un garçon qui ne sert pour ainsi dire à rien et une fille qui vient réveiller son papa car les fantômes de sa chambre foutent le bordel. Cette enfant, répondant au doux nom de Murphy (si vous n’aimez pas les enfants, n’en faites pas au lieu de leur gâcher la vie avec des prénoms improbables) n’a pas 5 ans mais facilement le double et souffre du syndrome de l’enfant intelligent et fayot qui n’a visiblement pas réglé son complexe d’Oedipe puisqu’elle n’adresse pour ainsi dire la parole qu’à son Père. En résumé, au bout de 10 mn, Murphy me gonfle et pas qu’un peu. Quant à son père, à part serrer les mâchoires et faire son rebelle nostalgique d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, il est à peu près aussi passionnant qu’une réunion sur les résultats financiers de ta boîte un lundi matin à 9h. Donc on part direct sur des personnages sans charisme auxquels tu n’as pas envie de t’attacher. Bien…
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Après quelques scénettes sans intérêt et maladroites pour bien illustrer le monde merdique dans lequel l’Humanité évolue désormais (une chasse au drone totalement inutile et qui n’a pas le moindre sens, un nuage de poussière qui semble fasciner les joueurs de base ball alors que c’est décrit comme un phénomène normal… un peu comme si on restait saisis par une averse, quoi), on passe direct la 3e : Papounet comprend que Murphy délire pas tout à fait avec son fantôme mais en fait, c’est dû à une perturbation de la gravité et après avoir saisi que la gravité lui parlait en binaire, il reconnaît des coordonnées et fonce direct là où on lui dit d’aller. Bon après tout, vu qu’il a des grosses machines automatisées qui s’occupent de ses champs, on va dire qu’il n’a que ça à foutre de rouler des heures pour se rendre à un point dicté par la gravité. La facétieuse Murphy se glisse discrètement dans la voiture mais il s’en rend compte trop tard pour la ramener à la maison. Noyons cette enfant, par pitié.
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Notre joyeux duo finit par arriver devant un énorme bunker et se font embarquer illico presto par des personnes semblant légèrement hostiles parce que merde, comment qu’ils ont trouvé ce bunker introuvable ? On parle donc d’un énorme bâtiment avec une route qui le dessert… Ah ben oui, c’est étonnant que quelqu’un ait fini par le trouver dis donc… Bon bref, notre copain apprend qu’en fait, la NASA qui a été interdite quand il a fallu cultiver des champs pour nourrir l’Humanité a continué ses travaux en secret et même que le bâtiment secret dans lequel ils sont est en fait la structure d’un super vaisseau qu’ils ambitionnent un jour d’envoyer dans l’espace avec toute l’Humanité dedans car on pourra pas survivre sur Terre, c’est mathématique. Ca vous situe la taille du bâtiment « introuvable » au passage… Bref, puisque Cooper est là grâce à la gravité dont tous les scientifiques réunis ici reconnaissent la facétie mais la justesse, on se dit qu’on va tout raconter à Cooper, tiens.
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Donc si l’Humanité reste sur Terre, tout le monde va crever parce qu’on a tout cassé et le maïs qui est la seule céréale qui parvient à survivre va finir par disparaître elle aussi et bon, à partir de là, y aura plus rien à manger. Donc notre demi douzaine d’amis de la NASA, ils se disent que quand même, on peut pas laisser les humains disparaître comme ça donc ils ont mis en place 2 plans : plan A : il y a un trou de ver mis en place par on ne sait qui du côté de Saturne, on y va et derrière, y a 12 planètes possiblement viable. On y a déjà balancé 12 scientifiques et y en a 3 qui émettent toujours donc on va aller voir par chez eux si c’est bien viable, leur planète. Plan B : y a pas possibilité de rapatrier tout le monde mais les prochains scientifiques vont partir avec plein d’ovules fécondés pour  créer une colonie ailleurs (mais ceux qui restent sur Terre meurent, tant pis).
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Vous comprenez pourquoi j’en avais déjà marre… Des mecs qui bossent dans le plus grand secret ont envoyé 12 navettes dans l’espace : personne n’a rien vu (ben tiens) et l’argent et les matériaux doivent pousser sur les arbres à la NASA. Tout ça pour balancer des gens via un trou de ver placé par une entité inconnue pour, peut-être, trouver des planètes viables. Et comme on n’arrive pas bien à communiquer avec ceux qui sont partis, on va re renvoyer des spationautes jeter un oeil et ils prendront des ovules fécondés qui vont certainement pouvoir grandir sans aucun incubateur vu qu’on est dans le futur. Plan moisiiiii. Alors évidemment, on propose à Cooper de piloter le barda parce que bon, on part demain et qu’on n’a personne pour conduire la navette. Merci la gravité, hihi. Evidemment, Cooper accepte, Murphy chiale et veut pas lui dire au revoir, elle lui dit que la gravité lui a dit en morse « reste » (la gravité a du mal à choisir un langage, elle en utilise donc plusieurs) mais Cooper n’écoute pas : tu comprends, il fait ça pour sauver ses enfants.
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La petite troupe part. Dans le vaisseau : Cooper, le Dr Brandt, fille du Dr Brandt, chef de la NASA et qui est donc la seule, en dehors de Cooper, à avoir le droit à un background familial, un docteur barbu et un docteur noir qui ont certes des noms mais on les retient pas parce que… on s’en fout en fait. Nos joyeux drilles sont accompagnés de 2 robots carrés répondant aux doux noms de TARS et CASE, les seuls à avoir un peu d’humour parmi notre bande de scientifiques bien trop investis de leur mission. Ils partent, s’amarrent à une station qui avance en tournant sur elle-même (clin d’oeil SUBTIL à 2001 odyssée de l’espace). Avant leur hibernation de 2 ans (durée pour rejoindre le trou de ver au niveau de Saturne), ils matent les messages envoyés par leur famille et en envoient un. Murphy l’insupportable fait toujours la gueule.
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2 ans plus tard, tout le monde se réveille et on se jette dans un trou de ver, concept gentiment expliqué par le docteur barbu à Cooper, le pilote du vaisseau… C’est à dire que le mec qui est censé conduire à travers le trou de ver ne sait pas ce que c’est ? On retrouve là le problème récurrent de ce film : sous prétexte de poser des éléments, il les explique un peu à tort ou à travers.
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D’ailleurs, de l’autre côté du trou de ver, nos planète soit disant viables gravitent autour d’un trou noir et on est repartis pour un blabla scientifique qui a surtout pour intérêt d’intégrer le temps comme une donnée relative. En gros : la première planète qu’ils souhaitent visiter est très proche du trou noir donc le temps y est fortement ralenti : une heure sur cette planète équivaut à 7 ans sur Terre. Donc on y va quand même mais on reste pas trop pour pas trop trop vieillir et bon, le temps, c’est précieux, la planète Terre est en train de tuer ses habitants. Evidemment, l’expédition qui devait durer quelques minutes se passe mal, le docteur barbu disparaît très mais alors très connement et Cooper et Dr Brandt ne parviennent à repartir qu’au bout d’une heure, soit 7 ans sur Terre… mais en fait non, quand ils arrivent dans le vaisseau, ce sont 23 ans qui se sont envolés. Légère erreur de calcul, dis donc. Le docteur noir les attendait sur le vaisseau et on mesure alors la compassion de la Dr Brandt : quand le docteur noir demande où est le barbu et la scientifique qui a atterri sur cette planète, elle secoue la tête pour dire « nan, ils sont morts. Et mon père ? » « Il est toujours en vie » « aaaah, super ! ». La Dr Brandt et Cooper vont donc écouter les messages envoyés par leurs proches (le Noir n’a toujours pas de famille) car ils peuvent en recevoir mais pas en envoyer. Cooper a droit au journal intime de son fils qui a rencontré une fille puis ils sont mariés puis ils ont un enfant mais il meurt car la Terre est devenu un milieu hostile mais il en a un 2e et tiens, papy est mort la semaine dernière. Quand soudain, en dernière vidéo, qui que voilà ? Murphy ! Voilà, au bout de 23 ans, elle a fini de faire la gueule. Et devinez quoi ? Murphy travaille à la NASA avec le papa du Dr Brandt, c’est foufou !
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La 1ère planète étant moisie, nos spationautes décollent vers une 2e planète, celle explorée par le Dr Mann qui fait palpiter la culotte du Dr Brandt. C’est une planète où les nuages sont en glace… Oui bah pourquoi pas, la 1ère était une planète recouverte de 50 cm d’eau avec des tsunamis tous les trois-quarts d’heures alors bon… Ils arrivent à localiser le module du Dr Mann, il est dans son sarcophage d’hibernation et là : ouiiiiiii, il est en vie. Bon apparemment, l’élan du coeur du Dr Brandt n’était pas trop partagé vu qu’il ne la calcule pas vraiment. Ca va pas aider à peupler la planète habitable qu’ils vont trouver cette histoire. Le Dr Mann dit que la planète est viable sous les nuages de glace et il va amener Cooper zieuter tout ça. Oui, amener le seul mec nul en biologie du lot voir si une planète est bien viable, ça me paraît un bon plan.
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Et là, on arrive au gros raté du film à mon sens. Nolan choisit de développer en parallèle l’exploration de Cooper et Mann, le docteur noir qui va essayer de réparer le robot de Mann qui est démonté et Murphy qui, au sol, découvre la trahison du Dr Brandt qui a fait exprès de pas intégrer la donnée temps dans ses calculs pour faire partir sa fille et lui permettre de survivre (j’ai pas trouvé ça super clair, j’avoue). Or la trahison de papa Brandt te laisse à penser que ça va pas bien se passer chez les spationautes non plus et ça loupe pas : en fait, Mann a pété les plombs : il a fait croire que sa planète était viable juste pour qu’on vienne le chercher et décide donc de tuer Cooper tandis que le Dr Noir, en voulant réparer le robot qui aurait donc révélé la supercherie, vole en éclat. On est donc dans un rebondissement clé du film et on le voit venir à des kilomètres grâce à un montage grossier. Et le reste est pire : grâce à l’amour d’un père pour ses enfants, Cooper parvient à prévenir la Dr Brandt de sa situation, elle vient le sauver alors qu’il commence à ne plus pouvoir respirer (hey, Gravity !). Mon Dieu est-ce qu’il existe quelque chose de plus tarte que « c’est grâce à l’amour d’un père pour ses enfants que j’ai pu survivre plus de 5 mn dans un air irrespirable » ? Accrochons-nous, nous avons dépassé la moitié du film.
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Mann essaie de s’enfuir à bord du gros vaisseau mais comme il est un peu con, il se loupe et provoque une explosion qui endommage le vaisseau mais pas trop. Au point où ils en sont, ils décident donc de larguer un des robots dans le trou noir pour qu’il puisse dire ce qu’il s’y passe (comment ?) et repartir vers la dernière planète soit disant viable, on ne sait jamais. De toute façon, viable ou pas, ils n’ont aucun moyen de le dire aux autres donc voilà, tout le monde va mourir.
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Mais en fait non ! Parce que Cooper, il est un peu tête brûlée donc il se balance lui aussi dans le trou noir en laissant la pauvre Dr Brandt seule dans l’univers pour aller coloniser une planète qui est peut-être viable… Hmmm… Pendant ce temps, Murphy a soudain une révélation et retourne dans sa chambre de jeune fille, persuadée que la gravité va lui donner la solution au problème du Dr Brandt et sauver donc l’humanité. Hé oui, dis donc parce qu’en fait, son père est tombé dans une sorte de zone étrange construite par on ne sait qui (les mêmes que le trou de ver) qui lui donne accès pile à la chambre de Murphy, incroyable ! C’était donc lui qui lui parlait en morso-binaire dis donc. Comme il est pas si con, il comprend en 2mn30 comment ça marche et lui livre donc en direct la solution à son problème grâce à la montre qu’il lui avait offerte lors de son départ (et qu’elle avait légèrement fracassée contre un mur mais apparemment, c’est du solide). Bon, pendant ce temps, il se passe aussi un truc avec le frère de Murphy mais ça sert juste à mettre de la tension (« est-ce que Murphy arrivera à recevoir le message de son père avant que son frère, ultra vénère qu’elle ait cramé ses champs, vienne lui casser la figure ? » Suspense totalement inutile puisque pour rappel, Cooper navigue dans le temps, justement…).
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Une fois sa mission accomplie, Cooper se laisse dériver dans l’espace dans un plan totalement pompé sur 2001… Mais c’est pas encore la fin (achevez-moi), non non ! Parce qu’en fait, Cooper est ramassé dans l’espace juste avant la fin de son oxygène par l’immense vaisseau spatial qui balade l’humanité et va aller voir du côté du Dr Brandt si y a de la planète viable ou pas. Cooper retrouve donc Murphy (son fils doit être mort, il ne pose même pas la question), vieille dame honorable entourée de tous ses enfants. Ils se font un petit bisou puis Cooper prend un vaisseau rejoindre le Dr Brandt qui est en train de tripatouiller ses ovules fécondées, se pensant seule dans l’univers.

FIIIIIIN

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Alors oui, j’ai trouvé ce film ennuyeux d’abord parce que les personnages sont stéréotypés et absolument pas attachants. Quand Cooper apprend que son père est mort et que son petit fils aussi, il chiale comme un perdu… et moi je ne comprends pas bien de qui on parle. Quand Murphy lui parle enfin, je me dis juste « et bien, 23 ans de boudage, record battu ». Les relations entre personnages sont mal ficelées : hormis l’amour entre Murphy et son père (au détriment d’un fils dont on se demande presque à quoi il sert à part garder la ferme familiale et expliquer le retour de Murphy 23 ans plus tard), les autres relations sont mal mises en place et les rebondissements qui y sont liés tombent à plat : le Dr Brandt est prêt à sacrifier l’humanité pour sauver sa fille mais les 2 personnages n’interviennent quasi jamais ensemble à l’écran. La même Dr Brandt est amoureuse du Dr Mann mais cet élément disparaît à partir du moment où elle le retrouve et n’est moteur de plus rien. Cooper abandonne sa fille (certes grabataire) en fin de film pour rejoindre la Dr Brandt avec qui il n’a jamais été question de relations plus profondes que du professionnel. Mouais…

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Mais le plus violent reste les trous dans le scénario. Certes, on ne peut pas tout expliquer dans un film de 3h mais le côté « oh bah y a des gens qui ont construit ci ou ça, on sait pas qui ni pourquoi mais on va partir du principe que c’est pour nous et notre bien ! ». Heu… De la même façon, il y a un vrai souci avec cette histoire de gravité magique : dans la chambre de Murphy, il s’agit donc d’une intervention de son père flottant dans le trou noir. Pourquoi pas. Mais ces perturbations sont également à l’origine du crash de son vaisseau en tout début de film et ça, on ne sait pas pourquoi. De façon générale, les personnages prennent tout avec une placidité assez troublante : Cooper découvre la base secrète de la NASA, on lui explique que la Terre est condamnée et qu’il faut aller piloter un vaisseau, le mec dit oui sans discuter et va enfiler sa tenue.  Au passage, j’aimerais savoir comment ils auraient fait pour piloter cette fameuse navette sans la providentielle gravité. Quand ils découvrent des planètes aux vertus scientifiques étonnantes (les tsunamis avec 50 cm d’eau ou les nuages en glace), ils ne cherchent pas à comprendre : c’est comme ça et point. Quand la Dr Brandt touche une perturbation de la gravitation dans le vaisseau (en fait Cooper qui remonte le temps dans son trou noir), elle touche et point. Personne ne lui demande ce que ça fait, à minima. C’est-comme-ça. Pour des scientifiques, je trouve qu’ils manquent cruellement de curiosité.

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Bref, le film est bien fait, les effets spéciaux sont bons. Je suis un peu surprise du parti pris de filmer les navettes en plan très serré, on ne doit les voir dans leur globalité qu’une fois ou deux mais après tout, pourquoi pas. Mais je suis pas rentrée dedans du tout. Moralité : je vais me remater 2001, odyssée de l’espace.

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Pacific Rim de Guillermo Del Toro

Ce que j’aime quand je prends l’avion, c’est de me remettre à jour niveau films. Alors que je m’envolais pour Muscat avec Oman Air, je zieutais le catalogue des films. Oh chouette, y a Pacific Rim, je voulais le voir ! Appuyons sur play et allons y.
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Avant de poursuivre, il faut savoir que je fus une grande fan d’Evangelion. J’ai regardé la série, vu l’OAV (bien pourri), j’avais même lu un peu le manga. Donc forcément, j’attendais beaucoup de Pacific Rim. En prime, j’ai eu des évocations de Final Fantasy (le film et l’attaque de San Francisco m’a rappelée l’attaque de Junon dans Final Fantasy VII), de Matrix et d’Independance Day. Rien que ça.
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Donc les Kaijus, créatures venues du fin fond des abysses via une brèche commencent à foutre méchamment le souk en détruisant quelques villes. Tiens, Los Angeles, tiens Manille ! La première attaque de Kaiju ressemble à s’y méprendre à l’attaque de June par une arme dans Final Fantasy VII (dont l’une des armes sortait très précisément des abysses).

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D’abord dépassés, les humains décident de réagir et construisent des Jaegers, des robots géants au nom teuton pour faire encore plus peur. Le truc c’est que, pour piloter le Jaegers, il faut être deux car la connexion entre la machine et l’homme passe par le cerveau de celui-ci et gérer un gros robot tout seul, c’est l’AVC assuré. Donc chaque pilote gère son hémisphère tranquillou billou. Les Jaegers mettent la pâté aux Kaijus qui deviennent même objet de plaisanterie, on en fait des peluches façon Pokemon, les pilotes deviennent des stars… Mais là, on en est à 10 mn du film et on sait bien que l’humanité présomptueuse ne tarde jamais à se prendre un coup de pied au cul.
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Point Evangelion : dans les Eva, on plonge dans un liquide amniotique avant de se connecter mentalement au robots.

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Une nuit, alerte. Deux frères sont appelés pour aller tabasser du Kaiju au large d’Hong Kong. Le plus petit frère est tout foufou, c’est enfin leur tour d’aller mater la vilaine bébête. Son frère essaie de le rappeler à la sagesse car c’est dangereux quand même mais le jeune fou rit. Même pas peur ! Jouons à notre grand jeu « lequel des frères va mourir ? »
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Parce que c’est pas de bol pour les frères Bonnasse, le Kaiju est de niveau 3 et on n’en a jamais vu de tel. Ils le tabassent, sauvant au passage un bateau de pêche qui traînait par là et tandis qu’ils se gaussent, le Kaiju ressort de l’eau et détruit le Jaegen en arrachant le frère ainé du cockpit. Le cadet parvient à reconduire le Jaegen sur le rive on ne sait comment (sans AVC en tout cas) et s’échoue sur la plage.
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Quelques années plus tard. Le frère est devenu ouvrier sur un gigantesque mur censé protéger l’humanité des Kaijus qui sont tous de niveau 3. Les travaux sont périlleux, des ouvriers meurent tous les jours mais vu que les candidats sont très nombreux (ça vous ruine une économie des gros monstres qui détruisent des ville), le mur progresse. Mais rassurez-vous, notre frère Bonnasse ne restera pas ouvrier très longtemps, il est rappelé par un général pour redevenir pilote de Jaeger car il est le seul à avoir survécu à un combat perdu contre un Kaiju. Le programme Jaeger va mal, le gouvernement veut les supprimer vu que les murs sont très efficaces… Enfin sans doute vu qu’ils ne sont pas finis et qu’ils n’ont subi aucune attaque mais on va dire que ça gère. Ils ont du faire appel à Élisabeth Tessier, celle qui nous prédit un mariage entre François Hollande et Julie Gayet le 12 août…bon bref, le frère Bonnasse débarque dans le fief des pilotes de Jaeger où il croise un frère et une sœur Russes version gros punk, des triplés Chinois et un père et son fils, ce dernier étant très prétentieux et vindicatif, un peu comme notre frère Bonnasse au début. Point casting : tous les acteurs mâles ayant peu ou prou la même tronche, ça devient un peu compliqué. Au milieu de tout ce beau monde, on retrouve deux scientifiques : un mathématicien psychorigide et un biologiste un peu foldingo qui voue une passion nécrophilo-flippante pour nos Kaijus. Mais voici que s’avance une petite Asiatique aux cheveux bleus…
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Let me introduce Rei Ayanami ! Ah non pardon. Point Evangelion. Voici donc Mako.
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Bref notre pilote n’a plus de famille pour faire un copilote, il teste plusieurs mecs qui traînent par là mais suite à une passe d’arme joliment chorégraphie avec Mako, c’est elle qu’il veut. Le général veut pas car, surprise, Mako est sa petite protégée. Mais bon allez, vas y petite, elle a le droit.
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Par la suite, On repompe plus ou moins Evangelion (Ayako tient plus alors d’Asuka, entre la scène de la chorégraphie, les batailles dans l’eau et la dérive dangereuse dans les souvenirs), un poilou de Matrix pour nous sortir un trafiquant d’organes Kaiju qui ne peut qu’évoquer qu’un Morpheus version steampunk.
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Le problème du repompage plus ou moins assumé, c’est qu’il faut être à la hauteur et, comment dire… Autant Evangelion (la série) nous sert une fin légèrement tirée par les cheveux qui m’a toujours laissée sur ma faim malgré un certain degré de sublime autant là, on reste dans le blockbuster classique où le patriotisme (on a droit à la scène du discours du colonel à peu près copiée/collée de celle d’Independance Day) et le sens de l’honneur et du sacrifice permet de mettre une bonne grosse latte aux méchants.
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Tout ça m’a au moins redonné envie de mater Evangelion, c’est pas si mal.

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SOS Vol 534

Un téléfilm avec un avion en perdition, mon péché mignon.

Un téléfilm sur un avion en perdition commence toujours par une scène anodine sur l’un des personnages clé comme là, on voit un mec, pilote d’avion, qui a eu un atterrissage difficile. On sent le traumatisme et on sent qu’il va prendre un avion qui va mal aller. Tension.

Pendant ce temps là, les gens entrent dans l’avion, on nous présente l’air de rien les personnages : les hôtesses dont Alexandra Paul, la fille sans seins d’Alerte à Malibu, dont on devine qu’elle va être une des grosses héroïnes de l’histoire, un groupe de jeunes un peu foufous, une star, un homme d’affaire bourru et revendicatif, un repris de justice menotté, un jeune couple et une femme enceinte. Tout le monde s’assoit, l’homme d’affaire fait deux ou trois scènes.

L’avion est en retard, tu sens qu’il va y avoir un problème de vérification ou un décollage précipité, un homme de bureau est inquiet car il doit vite faire décoller l’avion et il décide de balancer le monsieur stressé de la première scène en tant que copilote. Le pilote, capitaliste, veut pousser l’avion pour réduire le retard. Toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe mal : précipitation, capitalisme et poissard font mauvais ménage. D’ailleurs, des fois qu’on soit un peu cons ou pas habitués au films du genre, on nous montre que la soute à bagage a du mal à fermer. OH MON DIEU MAIS QUE VA-T-IL SE PASSER ? Quand le pilote sort de façon arrogante « il n’y a jamais de hic sur mes vols », tu sais déjà que ça va péter (y aurait pas de film sinon). Et puis tant qu’on y est, les techniciens secouent un peu violemment l’avion en s’y arrimant pour le tracter. Du coup, réel suspense : aura-t-on un problème avec la soute ou avec le train d’atterrissage ?

En attendant que l’avion décolle, nous découvrons qu’Alexandra est un peu troublée par le copilote poissard, on sent qu’elle lui a montré sa culotte. Donc on sait déjà qu’à la fin du film, ils se rouleront une pelle sur le tarmac en se réjouissant du fait qu’ils sont toujours en vie.

Mais n’anticipons pas. Le décollage se passe pas trop mal malgré les commentaires de nos deux hôtesses « ohlala, j’aime pas les décollages, hihi » mais l’avion arrive à son altitude de croisière et les passagers se détendent des fesses. Mais on voit qu’en soute, c’est pas la joie, la porte vibre un peu et un chien qui traîne par là chouine un peu. Bon, ils se refont vite le fessier car y a des turbulences mais les pilotes son sereins, les turbulences, c’est comme les bugs pour nous, les travailleurs du web.

Le vol se poursuit, plein de scènes de papote sans intérêt où les gens dissertent sur leur peur de l’avion ou sur le fait de s’être tapé le copilote. Notre petite Alexandra est tellement stressée à l’idée de le croiser qu’elle va lui amener un café. Oui, bon, stratégie d’affrontement de sa peur, c’est la mienne aussi, on va dire que ça reste cohérent.Ca commence à sentir mauvais, le copilote apprend qu’il est le 13e avion à passer dans une zone de tempête. Oh mon Dieu, là, c’est officiel, c’est la merde. Heureusement que c’est un chien en soute, pas un chat noir.

Mais ils sont malins les scénaristes, ils nous étourdissent avec des histoires de soute, de chien, de tempête, de numéro 13 et d’ex pour qu’on oublie notre repris de justice qui trouve un flingue dans les WC (déposé par un complice). Mais comme le pilote capitaliste continue à faire son connard et veut pas contourner la tempête pour pas perdre de temps, on sent qu’on va avoir une combo repris de justice armé+ tempête + porte de soute défectueuse. Plus un chien énervé éventuellement. Tout ça dans un même téléfilm ? Je suis gâtée.

Mais c’est finalement la porte de soute qui pète, grosse dépressurisation avec papiers qui volent, gens qui crient et hôtesse accrochée à un siège pour pas se faire aspirer mais curieusement aucun masque à oxygène qui tombe. Donc soit les fims des compagnies aériennes mentent, soit ce film est peu réaliste…En tout cas, ça crie, le pilote est assommé, c’est la merde. Au passage, je me suis toujours dit que ce devait être un peu cool de jouer ce genre de scène « allez Coco, aie l’air de te pisser dessus ». Pas de bol, le flic aussi est K.O (le seule passager HS de tout l’avion, c’est VRAIMENT pas de chance). Le vol se stabilise au palier, l’homme d’affaire fait une scène à base de « hé mais vous savez pas qui je suis ! » et le mec du couple est, OH MON DIEU QUEL HASARD, ingénieur en aéronautique donc il va aider nos amis à mener l’avion à destination.

Dans tout film du genre, il y a une accalmie. Genre « huhu, j’ai repris l’avion en main et je vais même aller atterrir en Islande parce que c’est un vol transatlantique, lalala ». Bon, le pilote se réveille et fout un peu le souk mais le copilote l’attache pour le calmer. Tranquille, quoi. Et l’homme d’affaires fout toujours le bordel, il est particulièrement fatigant dans ce film là… Tellement qu’Alexandra fout des calmants dans son scotch pour avoir la paix. Merci Alex ! Mais déjà, super hôtesse doit aller au fond de l’avion car le seul passager qui a une licence de pilote est… Ben oui, notre repris de justice… C’est vraiment le vol de la lose. Du coup, le voilà aux commandes pendant que notre copilote et l’ingénieur en aéronautique vont faire un tour en soute au milieu des papiers qui volent. Question au passage : d’où y a tout un tas de papiers dans une soute d’avion ne contenant que des valises et un chien un peu énervé ?

Le copilote reprend sa place et l’ingénieur descend en soute avec le repris de justice qui sort son revolver et fait « ahah, je voulais détourner l’avion parce que je suis pas trop trop innocent en fait. Mais comme je suis un bon gars, je vous aide, voilà ».

Résumé de la situation par l’hôtesse : « Non mais y a un trou de la taille d’une voiture dans l’avion, on est en pleine tempête et le pilote s’est écrasé lors de son dernier vol ! ». Heureusement, Alex lui raconte sa vie sentimentale parce que c’est tout à fait le moment, oui.

Mais ça chauffe en soute. La star, un sportif qui avait peur de l’avion, rejoint notre duo pour aider à fermer la porte. Là attention, des humains courageux sont proches du vide, il va y en avoir un qui va mourir, c’est toujours comme ça. Nous avons une star, un jeune marié et un repris de justice coupable. Mais qui donc va mourir, hein ? Hé oui, c’est INCROYABLE, c’est bien le repris de justice. Allez zou, dans le vide, aaaaaaaaaah.

Mission réussie, c’est pile le moment où il faut amorcer la descente, incroyable. Mais le copilote devenu pilote a un peu de mal et demande à l’hôtesse de l’assister. Ben oui, piloter un avion, c’est à la portée de la première hôtesse sans brevet de pilote venue, hein… La descente est compliquée, l’aiguilleuse islandaise du ciel est stressée mais à eux trois, ils trouvent les solutions, l’avion descend, descend… Je me demande combien de passagers ont mouillé leur siège à ce moment là du film. En tout cas, ils geignent toujours et crient un peu.

L’avion s’approche sur une musique qui accroît le suspense, est-ce qu’ils vont y arriver ? Evidemment que oui et là, grande liesse, tout le monde applaudit, Alexandra et le copilote n’attendent même pas d’être sur le tarmac pour se rouler une pelle. Les hôtesses disent au revoir au passager, le flic semble un peu embêté d’avoir perdu son prisonnier, l’homme d’affaire remercie Alexandra, un jeune invite l’autre hôtesse à prendre un café. Célébrons la vie, hihi. Scène classique d’un final de film d’avion en perdition avec ambulances sur le tarmac et couple principal qui s’embrasse.

C’est ça qui est magique avec ce genre de film, c’est que t’es jamais déçu vu que c’est tout le temps le même. Je me demande si tous les acteurs télé ont obligation d’en faire un…

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La nature, c’est plus fort que toi

Depuis jeudi, je prends mon pied mais un truc de dingue. Non, je ne parle pas de sexe (vous pensez vraiment que j’ai le temps de prendre intégralement mon pied sexuellement depuis jeudi ? Je travaille, moi) mais de cette formidable aventure écologique que nous sommes en train de vivre : le réveil de l’Eyjafjallajokull. Le volcan aurait un nom plus facile à dire et à retenir, on se croirait en plein film. 2012 mais avec 2 ans d’avance.

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Résumé de la situation : les gens sont bloqués, impossible de prendre l’avion et en plus en France, y a plus trop de train non plus et les routes se retrouvent bloquées. Mmmm, tu sens cette douce sensation d’exode ? Bon, ok, je grossis énormément le trait mais laissez moi imaginer que je vis dans un film catastrophe… Enfin, si cette histoire était un film catastrophe, je serais une vague figurante vu que je ne comptais pas prendre l’avion ces prochains jours, que je ne vis pas en Islande et que je ne suis pas en vacances là-bas (ce qui me brise le cœur quand on sait que mes 3 destinations de rêve sont le Canada, la Russie et donc l’Islande… A noter que 2 de mes destinations fétiches sont actuellement marquées de l’interdiction maternelle de m’y rendre, je serais les Canadiens, je serais pas très bien, là…). Mais quand même, on est en 2010 et l’Europe est paralysée, on a tous des proches coincés dans de lointaines contrées (moi pas mais je compatis), 20 minutes fait même un article nous expliquant qu’il faut prévenir notre patron qu’on va pas pouvoir venir car y a plus d’avions (genre il allait le deviner tout seul). Ceci étant, j’ai essayé, j’ai appelé mon boss ce matin pour lui dire que je pouvais pas venir car y a plus d’avions, il m’a répondu « Nina, tu habites à 20 mn d’ici et tu prends
le train ». Ah ouais, merde.

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Mais ce que j’adore par-dessus tout dans cette histoire, c’est la petitesse de l’Homme face à la nature finalement. On pensait maîtriser les espaces, relier un point A à un point B d’un coup d’avion, comme ça, tranquille et tout à coup, la nature se rappelle à nous de la plus superbe des façons. Car les photos sont belles faut l’avouer. Et voici nos petits coucous cloués au sol. Ah ouais, bravo la supériorité de l’homme sur la nature, un nuage et y a plus personne. Et je dirais que c’est tant mieux. Je vais pas faire d’angélisme écologiste parce que c’est pas super ma came mais constater que la nature nous rappelle qu’elle est encore la chef, je trouve ça classe, vraiment. Oh je ne me leurre pas, je sais bien qu’on n’est pas dans
un film, que tous les grands de ce monde ne vont pas se dire « mince, la Planète, c’est précieux, préservons là » ou autres idioties d’happy end. Là, on est tous fascinés par ce qu’un nuage de cendres peut faire mais dans quelques temps, quand les vols auront repris, on aura tous oubliés et tout redémarrera comme avant. De toute façon, une éruption volcanique n’a rien à voir avec la pollution ou le réchauffement de la planète qui lui-même n’est pas forcément un acquis alors c’est pas un nuage de cendres qui va nous faire signer les accords de Kyoto ou nous réunir à nouveau à Copenhague ou Dieu seul sait où pour se faire des bisous en se disant que la pollution, c’est trop moche.

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Mais il n’en reste pas moins que je suis fascinée, que je regarde toutes les galeries d’images en me disant que la nature est quand même magnifique. Dangereuse mais magnifique. Ca me rendrait presque poète cette histoire d’avion qui ne vole plus. Mais c’est juste parce que je n’en prends pas.

Une photo du volcan quand même :

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J’ai deux cœurs

(Promis, la semaine prochaine, retour de la question love and sex mais en ce moment, j’ai pas trop la tête sur les épaules mais ça va  aller)

Cette semaine, j’ai été en vacances. Oh, pas assez, j’ai repris le travail hier. Oui, dans ma boîte, prendre le vendredi, c’est perdre le samedi donc j’ai tendance à revenir juste pour un jour.  Mais ces quelques jours passés dans le sud réveillent à chaque fois en moi cette sensation : j’ai deux cœurs.


J’aime Paris, ma vie parisienne et toutes les possibilités qu’elle offre et mes amis, bien entendu. J’aime Toulouse, ma famille, mes amis là-bas, la détente, la vie plus calme et plus saine. Mon coton en témoigne : le soir, il ramasse moins de saleté dans le sud que sur Paris, c’est un fait. Parfois, je me dis que si Paris et Toulouse étaient à 1h l’un de l’autre, ce serait parfait. On me chuchote à l’oreille qu’en avion, ça prend à peine une heure mais je dis non. Rien qu’aller à l’aéroport, j’en ai pour quasi une heure, sans compter que mes parents n’habitent pas du tout Blagnac donc une autre heure, sans compter l’heure à respecter pour l’enregistrement, l’embarquement, blablabla. A la limite pour un week-end, je dis pas (bien que ça m’ennuie de demander à mes parents de venir me chercher si loin) mais pas plus. Mais j’envisage de plus en plus le train de nuit.


J’aimerais bien avoir mes deux vies côte à côte dans l’espace. Chaque départ dans un sens ou dans un autre est une petite fêlure tout en étant une joie. Quand je redescends dans le sud, je me fais bichonner par maman, je revois mes amis qui me racontent leur vie. En plus ces derniers temps, il s’en passe des choses, j’ai parfois l’impression de rater l’essentiel. Oh, on va me dire à juste titre que je ne peux pas être présente pour tout le monde, que je dois aussi vivre la mienne, etc. C’est vrai, je le sais mais bon, des fois, je me sens tellement en décalé. Déjà dans mon vocabulaire alors que je n’en ai même pas conscience. Par exemple, j’expliquais à Guillaume «je suis rentrée, j’étais complètement jetlaguée ! ». Il me regarde « hein ? Quoi ? T’étais quoi ? ». Heu ? Mais c’est typiquement parisien de la comm de franciser des anglicismes pour en faire un adjectif ? Bref, quand j’explique que j’étais sur « une opé », personne ne comprend… La comm m’a tuer. J’ai beau toujours me moquer des anglicismes à outrance des présentations d’opération (brandé, trend, early adopter, streetstylé, les remixers…), je suis en train de les intégrer malgré moi. AAAAAAAH !




J’ai donc deux cœurs. Quand je redescends, des fois, je me prends à imaginer que je retourne ici, au pays où la vie est plus douce, moins chère. Avec mon salaire, je serais la reine du pétrole…Evidemment, je n’aurais pas le même. Mais revenir, c’est quitter ma vie parisienne et ça, je ne peux pas. Je n’en ai pas envie, pas maintenant en tout cas. J’ai la sensation qu’il me reste des milliards de possibilités ici. Alors je reste avec mes deux cœurs, je rate des trucs à Paris ou dans le sud, selon où je me trouve. Et je prie pour que la SNCF mette ENFIN Toulouse à 3h de Paris. On peut toujours rêver.

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