Entrée en matière

Par Bobby
 
Alors voilà. Ca y est. Moi aussi, donc.
 

Cher lecteur (ne m’en veux pas de prendre mes aises comme ça avec toi, d’entrée de jeu, mais il se trouve que je te connais depuis un moment), histoire de mettre les choses au
clair, je vais essayer de me présenter à toi succinctement (parce que toi, en revanche, tu ne me connais pas).

Il se trouve que je suis un peu surpris. Figure-toi qu’il y a un peu moins de deux ans, je découvrais sur la toile le blog des Vingtenaires, tout émoustillé depuis ma province
natale et du haut de mes dix-huit ans et demi. Et voilà, le temps donne un petit coup d’accélération -pas peur des radars, lui, il peut se la couler douce- et nous nous retrouvons ici, maintenant. Paf, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, j’ai vingt ans et un mois, et me voilà membre de la bande. Il faut dire qu’à l’époque où j’ai découvert le blog, j’ai quand même eu le culot de rencontrer la Déesse Mère (= Nina, la très vénérée), et de manger des cannelés avec elle d’autres vingtenaires à la terrasse d’un café. Rien que ça, et oui. Le cannelé, ça aide à ouvrir des portes.

Voilà donc qui constitue sans doute un peu de « sang neuf » dans cette chouette équipe (il semblerait que je sois le plus jeune Vingtenaire qui ait jamais existé, et tu m’en vois plus que ravi !). Et il y a beaucoup à dire.

Parce qu’à vingt ans, on se sent pas du tout comme Lorie dans sa chanson, pour qui « rien n’est impossible », et surtout, ce qui a le don de me plonger dans un état dubitatif profond, « on traverse le monde en chantant ». Non ma chérie, pas vraiment, essaye encore.

Parfois il me semble que les autres et moi, on vit pas dans le même monde. Par exemple, l’autre soir, je regardais les NRJ Music Awards sur TF1, et là, j’ai découvert, sidéré, dans
quel monde on vivait (il était temps, me diras-tu cher lecteur, mais je t’emmerde, laisse moi débarquer de ma planète comme je veux). Il faut savoir, aussi, que je ne regarde jamais la télé, pour la simple et bonne raison que c’est nul et que, de toute façon, je n’en ai pas. Donc, me voilà hypnotisé devant la maudite lucarne chez Alex, mon meilleur ami qui étudie les particules quantiques et qui est super-méga-intelligent, même que si tu lui parles français, anglais, allemand, espagnol, italien, suédois, russe, arabe, chinois ou japonais, et ben il comprend. Et là, tout à coup, je réalise que, dans le même monde, il existe à la fois des trucs comme Mickael Youn, Rihanna, Benjamin Castaldi, et les particules quantiques. Et que même, si ça se trouve, et là je vais te demander une effort d’abstraction intense, Benjamin Castaldi est composé de particules quantiques.

Evidemment, lecteur, il y aura des moments où tu me trouveras sans doute un peu naïf, un peu immature, mais c’est normal, tout à fait normal. J’ai, comme pas mal de gens de mon
âge, mes liaisons foireuses et inintéressantes, et je prendrai un malin plaisir à te les raconter. Par exemple, le soir du jour de l’An, on se retrouve avec Alex et son mec chez une amie à nous, Léa. Léa travaille dans le-fast-food-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Non, pas celui-là, l’autre. Tu me comprends, hein ? Donc, pendant l’apéro, je lui parle de Louka (je sais, je sais, j’essaye de ne pas t’assomer à coup de prénoms, mais j’ai une vie sociale très épanouie), un collègue à elle avec qui on avait passé plusieurs soirées et que je trouve franchement mignon.

Et Léa, comme si de rien n’était, me balance qu’il est homo et me trouve mignon aussi, qu’elle le sait depuis un moment mais que, à chaque fois, elle oublie de me le dire. Cinq minutes plus tard, le téléphone de Léa se met à vibrer, Léa est aux toilettes, je décroche. « Salut, c’est Louka. » En quelques secondes, j’ai le temps de me liquéfier et d’apprendre qu’il passera la fin de soirée avec nous. Bref, je passe sur les détails (j’aurai l’occasion de revenir dessus ultérieurement), on s’embrasse sauvagement, on ne se quitte plus, les vacances se terminent, je dois rentrer sur Paris et l’abandonner en province pendant quinze jours, drame absolu, il me donne sa gourmette pour que je pense à lui, en échange je lui passe ma chaîne autour du cou, puis je reçois une lettre d’amour des plus touchantes, des plus sincères, et quelques jours plus tard, hop, tout est fini.

Tu sais lecteur, dans les films on ne voit pas les gens enlever la gourmette de leur poignet pour la rendre à l’autre. On ne voit pas les gens enlever la photo de l’autre, celle
qu’ils avaient glissé dans leur portefeuille. On ne voit pas les gens cacher la lettre reçue et mise en évidence sur le bureau, pour ne plus la voir, pour passer à autre chose. On est allé trop vite, c’est sûr. Au final je regrette moins la personne (un inconnu de plus, avec qui on faisait semblant de bien se connaître, de se comprendre), que des petits gestes magiques.

Ceux avec écrit « vus à la télé » dessus.
 

(je te mets le lien du clip de Lorie, pour que tu dormes moins bête ce soir, cher lecteur) :

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EVJF

Par Tatiana(Enterrement de Vie de Jeune Fille)

 

Dimanche soir à minuit (j’aime bien la chronologie en ce moment moi) : j’ai enfin assez émergé pour vous écrire ces lignes. Je crois que mon cerveau n’aurait pas pu le faire avant et vous n’auriez rien compris. De quoi vais-je vous parler allez-vous me dire ? Et bien je vous le donne en mille : l’enterrement de vie de jeune fille de mon amie d’enfance (20 ans d’amitié c’est pas rien), qu’on va appeler Barbie, parce que c’est elle ma star et que faut dire aussi ca lui va bien comme surnom. Pas parce qu’elle est débile mais parce qu’elle possède la plastique qu’il faut pour ce surnom. Non vous n’aurez pas son numéro, je vous rappelle qu’elle va se marier.

Pour la petite histoire il y a eu beaucoup de polémique sur cette journée. Je ne vais pas trop m’attarder car sinon l’article va faire 3 pages, mais on a eu quelques embrouilles avec la cousine. Allez savoir pourquoi, alors qu’elle n’est pas témouine (j’aime inventer des mots), elle a décidé de faire l’organisation du truc toute seule sans nous mettre dans la boucle. Alors certes, elles sont très proches mais moi j’avais envie de lui dire que Barbie je la connais depuis aussi longtemps qu’elle et que j’avais envie de m’en occuper un peu de sa journée. Ben non, elle, elle s’est bien garder de nous répondre quand on lui a envoyé des mails.  Ce qui fait qu’on s’est retrouvées la semaine dernière avec un mail
dans nos boites qui décrivait toute l’organisation du truc sans qu’on ait notre mot à dire. Sous-entendu « t’es d’accord ou pas on s’en fiche royal ». C’est d’ailleurs ce qui s’est plus ou moins passé, quand on leur a fait un peu remarquer que pour le choix du restau, elles avaient pris un truc pas vraiment dans notre budget. Merci de vous renseigner avant, afin de savoir si les
filles invitées en question ont de l’argent ou non.

Bref ! Le jour tant attendu est arrivé. Barbie devait se faire kidnappée à 11h30 chez elle en banlieue et après, rdv au QG (chez la cousine) pour l’habiller… Moi je
devais les rejoindre chez la cousine, de une, pour poser mes affaires pour le soir vu qu’on dormait toutes là-bas, et de deux, pour voir la transformation de Barbie en policière de choc et
de charme. Ensuite, direction place d’Italie. On se restaure le midi au Mac Do et ensuite commence les gages. Juste avant première péripétie. On se fait repérer par des coiffeurs qui nous interpellent. Barbie, qui au début faisait sa maline, y va sans se faire prier. Nous voilà parties pour que madame se fasse faire un brushing gratuit dans un salon de coiffure plutôt hype. Il était tellement vide, qu’au début on s’est demandé si c’était bien un salon. Le plus drôle c’est quand la responsable et arrivée par les escaliers. Une furie. Elle était avec une actrice qui joue dans « La vie d’artiste » et commence à faire croire à l’actrice qu’on est des journalistes. Forcément l’actrice commence à me demander qui je suis. Moi je fais un peu ma bonde « Je suis Tatiana T » d’une voix ferme et décidée, tout en sachant qu’elle voulait savoir de quel journal j’étais. Tout de suite la responsable arrive par derrière et dit que je viens du Figaro. Ben voyons, vu mon look et mon âge j’ai à fond l’air d’une journaliste du Figaro moi. L’actrice part et la responsable commence à me taper
la discute. Au moment où elle a appris que j’étais en phase de devenir graphiste je crois qu’elle a eu envie de me prendre dans ses bras. Elle a commencé à me baratiner je ne sais quoi en me disant qu’elle connaissait des gens qui connaissaient des gens (jusque là moi aussi c’est pareil hein) et qu’il fallait absolument que je lui envois mon CV. Là où j’ai tiqué c’est quand elle m’a demandé un portrait de moi. Euh, je suis désolée mais je crois que mes employeurs n’ont pas à me juger sur mon physique pour voir si oui ou non j’ai des qualités professionnelles. Manquerait plus que ça tiens. Le brushing est fini, on peut enfin s’échapper de l’asile de fou. Il était temps elle commençait à me souler avec ses histoires à deux balles. La nana elle a quand eu le culot de baratiner une actrice devant moi et après elle croit que je vais avaler toutes ses couleuvres ?!

Enfin, on sort de cet enfer, on récupère deux Havraises au passage et nous voilà parties pour les gages. Gages établis en thématique avec la tenue de policière of course. Donner des contraventions, faire des tests d’alcoolémie, faire la circulation (elle a failli provoquer un embouteillage et plusieurs accidents tellement les mecs se retournaient au volant). Après, on a les classiques indémodables comme embrasser une tonne de mecs…Perso, les gages moi je suis pas du tout pour. C’est pas un concept auquel j’accroche, et si un jour je me marie je refuserais nette qu’on me fasse ça, car ça m’amuse pas du tout. Même quand c’est pas moi qui les fait ça m’amuse pas remarque. Finalement ça se résume à suivre une fille déguisée et ridicule et à attendre qu’elle fasse son truc en prenant des photos. On a eu la séquence émotions aussi en milieu d’aprem. D’ailleurs c’est ce que j’ai trouvé le mieux je crois dans toute la
journée. La fille qui avait organisé ça avait demandé à Barbie de noter ses 10 erreurs de jeunesse, et à nous une infraction et un objet évoquant un souvenir avec Barbie. C’était marrant de la voir se remémorer des souvenirs. Et puis ses erreurs de jeunesse aussi c’était sympa. Bon, à un moment elle s’est mise à pleurer car un de ses regrets était assez triste. Mais la joie est vite revenue.

Les gages finis on rentre au QG (chez la cousine) pour prendre un apéro, préparer le squat et se changer pour la soirée. La soirée parlons-en, c’est un restau karaoké. Un restau où la nourriture est bonne mais ne vaut pas son prix. Un karaoké prometteur (enfin autant que possible pour un karaoké) mais qui au final s’est révélé nul. Le mec ne nous a pas laissé chanter une seule chanson. Monsieur avait sa table favorite et les autres ils pouvaient crever je crois. On a eu le droit une seule fois de chanter quelque chose, parce que il a eu le
malheur de dire « à qui le tour maintenant » et nous de répondre « A NOUS !!! ». Et encore on a même pas chanté une chanson qu’on aimait bien. Mais la cerise sur le gâteau c’est quand on a eu le droit à non pas un mais 4 strip tease de mecs bodybuildés et décérébrés. Ben oui qui dit 4 enterrement de vie de jeune fille dans le restau, dit 4 strip tease, à mon grand désarroi. Cela dit il n’y avait pas que le mien de désarroi, car les Havraises elles étaient dans le même état de consternation/hilarité/stupéfaction… Ils auraient quand même pu les prendre
beaux les gogos danceurs. Sans déconner j’aime déjà pas les mecs hyper musclés (voire même musclé tout court) alors si en plus de visage ils sont moches avec l’œil bovin… Je suis désolé mais ca n’envoie pas du rêve du tout. En plus ils savent pas danser sexy, à part des coups de reins c’est bien tout ce qu’ils savent donner. Mon prof de salsa faisait bien mieux. Je crois que le pire fut quand Tarzan (le 3e dans la liste) est entré en scène. Il n’a rien trouvé de mieux à faire que de me fixer pendant tout le temps où il fait tournoyer la nana dans tous les sens, et qu’il lui filait des coups de reins (on aurait presque pu les imaginer à poil en train de brouetter). Ca fait sacrément bizarre de voir quelqu’un imiter l’acte sexuel en face de vous avec une fille alors qu’il vous regarde droit dans les yeux l’air de dire « j’aimerais bien faire ça avec toi mais sans les habits ».

Journée et soirée mouvementée comme vous pouvez le constater. Franchement les enterrements de vie de jeune fille j’en ai ma claque pour cette année.

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Je suis une rebelle de la life

Chaque année, il est une tradition : le bilan. En gros, je pose mon délicat fessier sur un siège, je me prends la tête entre les mains et je réfléchis : cette année fut-elle bonne ou pas? Ben, moi, cette année, j’ai décide de ne pas faire de bilan, na. Fin de l’article !

Mais non, je déconne. Non, je ferai pas de bilan de l’année 2006 parce que je suis en pleine transition et ça sert à rien de se retourner pour voir le chemin effectué si on n’est pas arrivé au sommet. En gros, en 2006, j’ai commencé à poser des jalons mais j’ai pas fini. De toute façon, cette année, tout est question de période et je n’arrive toujours pas à déterminer si c’était une bonne année ou pas. Tant sur le plan affectif que sur le plan professionnel, d’ailleurs. Si je compare ma situation actuelle à l’an dernier, ça se ressemble beaucoup mais niveau psychologie, je me sens plus forte et plus sereine, même si c’est pas forcément le pied non plus (cause pas de boulot, souvenons-nous). Bon, bref, au lieu de vous faire la liste de ce qui était cool ou pas cette année, je vais pas faire un bilan. Je le ferai peut-être plus au moment de mon anniversaire puisque, pour moi, 2006 a vraiment commencé à ce moment-là.

 

Alors puisque je fais pas de bilan, de quoi vais-je parler ? Oui, je sais, ça fait deux fois en trois jours que je vous fais le coup du : je réfléchis sur le sujet de mon article et je vous en fais profiter mais arrêtez de râler un peu, admirez mon altruisme, plutôt ! Vous assistez aux coulisses du blog, quand même, ce n’est pas rien ! C’est un peu comme si vous étiez dans ma tête… Faut pas avoir peur du bordel ! Bon, en fait, l’idée, c’est que plutôt que de vous faire un bilan de l’année, je vais vous faire un petit post d’humeur. En gros, vous dire qu’en ce moment, je me sens plutôt bien. D’abord parce que j’ai été bien gâtée à Noël, j’ai eu ma Nespresso (what else ?) et des chapeaux, des habits et des livres et tout… Bref, je remercie mon presque frère et ma sœur de remonter en voiture, ils me ramèneront plein de trucs. Ensuite, ça fait du bien d’être en famille, je me sens toute détendue. Mais ça m’empêche pas de réfléchir à mon avenir ! Non, non, vacances studieuses, j’ai des tas de choses au programme. Si en plus je parviens à sauver les données de mon disque dur, tout sera parfait ! Je vais profiter des vacances pour faire des tas de lettres de motivation comme ça, dès le 8 janvier, je rebalance tout ça, avec mon CV, évidemment. Puis j’ai des tas d’articles à écrire, j’ai une grosse frénésie d’écriture en ce moment.

 

Bref, je suis mo-ti-vée. Je multiplie les contacts partout, ça finira bien par payer, c’est obligé. Je suis comme une pépite (toujours aussi modeste) : je ne peux pas rester toute ma vie à moisir dans ma rivière, non, non, non. Donc puisque le relationnel, ça fait beaucoup dans le journalisme, je le travaille, j’intègre des équipes, des groupes. Je me fais de nouveaux amis, aussi, parce qu’on ne sait jamais qui connaît qui. Je ne le fais cependant pas par opportunisme : je vais pas me forcer à boire le thé avec une couillasse que je supporte pas, faut pas déconner. Mes amitiés sont spontanées. Après, si ça m’ouvre des portes, tant mieux. Mais si on applique la théorie qui dit que une personne connaît potentiellement 10 personnes, si je côtoie 10 nouvelles personnes, c’est 100 nouveaux contacts potentiels, hé ouais ! Et puis, mine de rien, mon press book grossit aussi vite que Clio, la chatte de mes parents. Non parce que je voudrais pas balancer mais à peine adulte, elle pèse déjà plus que Kenya (qui est certes une cro-crotte). A mon prochain entretien, ça leur fera de la lecture.

 

Et puis, comme je disais dans un article précédent, je suis bien dans mes pompes en ce moment. J’essaie d’avoir une vie la plus saine possible : fini la clope (je tiens), fini les cuites (même si chez mes parents, je prends l’apéro avec maman), un peu de sport (ouais, enfin, à part la brouette…), je me lève tôt (oui, ben, j’ai pas le choix, je suis chez mes parents, je peux pas dormir jusqu’à midi), je me couche tôt (pareil, je peux pas faire la nouille jusqu’à 4h du matin)… Bon, maintenant, faudrait que j’enfourche le vélo d’appartement pour en faire, plutôt que de jeter mon peignoir dessus. Pour le reste, cette année, je ferai pas de résolution non plus puisque la fin de 2006 ne marque la fin de rien pour moi et le début 2007, le début de rien. Je sens pas que c’est une période qui s’achève pour donner naissance à une autre. D’ailleurs, je crois que c’est la première année où j’ai vraiment pas été dans l’esprit de Noël : je l’ai pas vu venir ! En gros, un matin, je me suis levée et fallait mettre ses cadeaux sous le sapin. D’ailleurs, mes cadeaux ont eu un grand succès, je vous mettrai les photos plus tard. Et le cadeau de Yohann aussi, je peux vous le dire maintenant : c’était un kit lover avec un pot pourri et une bougie pour l’ambiance, deux coupes de champagne, un kit massage et un plateau petit déjeuner avec deux tasses et sous-tasse et une rose en plastique. Je suis désespérée de voir à quel point j’ai des idées géniales mais que j’ai toujours pas de boulot. D’ailleurs, je suis en pleine crise en ce moment : dois-je me réorienter vers la comm ou rester sur le journalisme ? Non mais je me pose sincèrement la question parce que la comm, ça me plaît, me triturer le cerveau pour trouver THE idée pour faire parler de Modo et encourager les gens à signer notre liste de soutien (comme c’est habilement placé, huhuhu. Que ça ne vous empêche pas de signer, hein !). Bon, j’ai bien proposé de coucher avec Matthieu Kassovitz pour qu’il tourne Modo mais maintenant, je suis plus trop disponible et je suis fidèle alors ça se peut plus. Non mais je trouverai des idées, O-BLI-GE ! Je suis payée en bouteille de champagne pour ça (et en t-shirt rose le jour où je serai classée 5e de la rubrique ciné avec Modo).

Bref, tout ce blabla plus ou moins sans queue ni tête pour dire que je refuse de faire un bilan là, maintenant, car je suis en plein milieu d’un cycle, à tout point de vue, et je ne sais encore ce qu’il va en sortir donc ce serait stupide de faire un bilan maintenant. Et comme je prendrai pas de bonnes résolutions non plus (de toute façon, je les tiens jamais !), ça me fait encore un article de moins…

 

Bon, je sens que bientôt, sur ce blog, y aura plus que des articles délirants issus de mon esprit en surchauffe. Mais à la limite, c’est ce que vous aimez, non ?

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Sea, sex and moto

Comme tu le sais lecteur, ce week-end, je n’étais pas là. J’étais loin, quelque part dans le sud ouest pour un petit week-end qui m’a fait un bien fou. Ma vie parisienne me saoule un peu en ce moment donc partir deux jours loin, en me déconnectant du reste du monde, ça vous repose une Nina.

 091

Vendredi, 17h30, je peste contre tous ces foutus Parisiens qui ont décide de partir en même temps que moi. En fait, c’est pas qu’ils partent en même temps que moi qui m’énerve, c’est leur propension à se planter pile en plein milieu, empêchant quiconque de passer. Bon, je pose mon divin fessier dans le train et c’est parti. Un peu (beaucoup) plus tard, j’arrive à destination et là, c’est le jeu : « toi aussi, retrouve ton hôte sur le quai de la gare alors que t’as même pas tes lunettes. » Evidemment, je sors du quai d’un côté, il rentre de l’autre et après avoir un peu tourné (et s’être appelés), on finit par se retrouver. Me voici donc parti pour un week-end avec Olivier, trentenaire, motard et homme fascinant. On se parle par MSN et téléphone depuis deux mois, autant vous dire que j’avais vraiment hâte de le voir. Il m’embarque dans sa voiture et m’emmène dans sa maison. Une baraque à son image : unique en son genre et bourrée de charme, je me sens de suite comme chez moi. On prend l’apéro en discutant, on s’embrasse un peu puis on file au resto. En moto, ouais ! En fait, ils ont annoncé un mauvais temps tout le week-end donc on se précipite sur le deux-roues car c’est pas sûr qu’on puisse en refaire par la suite. On file à toute vitesse, je m’accroche fort à lui, j’adore. Sur une moto, on se sent si libre, tout notre corps est caressé par le vent, c’est vraiment une sensation que j’adore. Surtout que de la moto, ça faisait un an que j’en avais pas fait.

 

On se fait un petit jap’ tranquille. Puis on a fait un petit tour en ville avant de rentrer à la maison se prendre un petit verre et se coucher. Bon, évidemment, deux adultes consentants dans un même lit, nous n’avons pas fait que dormir mais quand même un peu. Et franchement, les hommes d’expérience, c’est quand même vachement bien, ils vous amènent au pays des orgasmes multiples. Enfin, celui-là, en tout cas. Même s’il aime bien me faire mariner parce que paraît qu’il faut que j’apprenne la patience… Le lendemain, vu le temps maussade, nous n’avons pas bougé mais c’est pas grave, on a profité l’un de l’autre, on a beaucoup discuté aussi. J’avoue quand même que c’est super enrichissant de discuter avec quelqu’un d’un peu plus âgé qui a vécu plein de choses, ça permet d’avoir un certain recul sur ce que l’on vit. Bref, on reste tous les deux mais on ne s’ennuie pas, on passe encore une délicieuse journée.

 

Dimanche, quoi qu’il arrive, on avait décidé d’aller à la plage, j’y tenais particulièrement : j’y suis pas allée, cette année. On prend la voiture, le temps est mitigé. Plus on s’approche de la plage, plus le ciel est couvert. Tiens, les voitures en face ont les phares allumés… Tiens, ils ont les essuie-glace, aussi. Merde, il pleut. C’est pas grave, c’est pas ça qui va nous arrêter ! Bon, il flotte mais on commence quand même à longer la plage mais à peine arrivés, le temps se lève et là, tous les gens réfugiés dans les crêperies alentour débarquent mais contrairement aux plages méditerranéennes, on se marche pas dessus. J’avais promis à Olivier que je tremperai les pieds dans l’océan et vu que le soleil est revenu, je me lance. J’enlève mes bottes, mes bas, je remonte mon pantalon et j’y vais, armée de mon portable pour prendre une preuve de mon barbotage. Sauf que moi, je suis une fille de la Méditerranée donc pendant que j’essaie de photographier mes pieds, je fais pas attention aux vagues et je me retrouve avec de l’eau jusqu’aux cuisses sans trop comprendre ! Il n’empêche que l’eau est délicieuse et je regrette soudain de pas avoir pris mon maillot, j’ai très envie de me baigner. Mais mon string minimaliste ne peut pas faire office de maillot, pas plus que mon sous-tif certes très joli mais une fois trempé risque d’être tout transparent. Enfin, certains n’ont pas ma pudeur vu qu’on a vu passer un mec à poil courant joyeusement dans les vagues. Je sais pas pourquoi, mais un mec courant à poil a toujours un côté ridicule, avec son pénis qui ballotte.

 

Je retourne auprès d’Olivier et on s’étale sur le sable humide, au soleil, assez loin pour pas se prendre une vague (marée montante, j’ai tendance à l’oublier, ça aussi). On reste allongés là une bonne heure, Olivier s’endort tandis que je savoure. C’est un moment de pur bonheur, vous savez, où tout est parfait ? Je le sens bien allongée sur le sable, le soleil caressant ma peau laiteuse, le ressac nous isolant des conversations voisines. Je sens mes batteries qui se rechargent, tout le stress parisien parti aux oubliettes. Je suis bien, tout simplement. On finit par rentrer, décidant de récupérer la moto pour se balader un peu mais en rentrant en ville, on retrouve l’orage. A cause de la pluie, on décide de manger à la maison, on passe au McDo se ravitailler. Après ce dîner hautement calorique, on boit un dernier verre puis on part se coucher car le lendemain, faut se lever tôt. Mais évidemment, on ne s’endort pas de suite.

Il pleut toute la nuit, on se serre souvent l’un contre l’autre. A Paris, j’entends pas quand il pleut et ça me manque. J’adore cette sensation quand il pleut, la nuit, et que je suis sous ma couette, je me sens protégée. Chez mes parents, je dors sous les toits donc j’entends bien le crépitement des gouttes sous les tuiles. J’aime ce bruit, ça berce. On se réveille quelques minutes avant la sonnerie du réveil (ça, par contre, j’aime pas, j’aime me réveiller et voir qu’il me reste encore une heure ou deux à dormir). On se prépare, on se lave, on petit-déjeune puis après avoir vérifié que je n’avais rien oublié, il me ramène à la gare. Je suis un peu triste de partir car j’ai vraiment passé un super week-end et l’idée de retourner dans la grisaille parisienne ne m’enchante pas du tout (mais alors pas du tout).

Dans le train, je suis placée à côté d’un monsieur au surpoids impressionnant qui mord un peu sur mon espace vital, juste à côté de pompiers qui montent manifester. Je mate discrètement le plus beau de la brigade (enfin, le seul beau), ils attaquent direct au vin et au pâté, à 8h30, c’est violent. Alors que mon voisin part au bar prendre un café, le beau pompier s’assoit à côté de moi mais bon, j’avoue que ce week-end a calmé ma libido pour quelques temps donc je reste lire mon foutu bouquin de Roland Barthes que j’arrive pas à finir. Au dehors, j’aperçois deux magnifiques arcs en ciel. Oui, c’est mon côté girlie-petite fille-licorne rose (© grr), je m’extasie sur les merveilles de la nature, les papillons et les arcs en ciel. D’ailleurs, dans la voiture, quand on rentrait de la mer, Olivier a eu droit à un « non mais ils conduisent vraiment comme des cons ici. Moi ça me dépasse cette façon de… OH UN ARC EN CIEL ! ». Puis je m’emmitoufle dans ma veste et soudain, on est à Paris et je comprends rien. On vient pas juste de partir ?

 

Bref, c’était LE week-end dont j’avais besoin, une mise au vert nécessaire qui m’a permis de me remettre sur les rails. Mon hôte est un homme charmant et chaleureux, à la fois fort et tendre à la fois. Un peu un deux en un. D’une virilité pas croyable à certains moments et super câlin à d’autres. Le genre d’hommes avec qui je me sens bien, à côté de qui je peux rester sans parler sans me sentir mal à l’aise. Il n’empêche qu’il paraît aujourd’hui évident que je pourrai pas vivre sur Paris tout ma vie : le vert, qu’est-ce que ça me manque !

PS : j’ai pas pu mettre la photo de mes pieds, j’arrive pas à passer les photos de mon téléphone à mon ordi mais y a des gens qui ont des preuves!

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