La femme sur le net : injonction à l’invisibilité

Alors que les élections approchent à grand pas, l’ambiance devient salement toxiques pour tous ceux qui ne font pas partie de la classe dominante, c’est racisme, homophobie et sexisme à tous les étages. D’autant que les fachos désoeuvrés et violents (du moins avec leur clavier) prennent de plus en plus de place sur les réseaux sociaux, forums ou sites d’actu. Et quand tu es une femme sur le net, tu en prends salement plein la gueule quoi que tu dises. Même quand tu fais un innocent article sur les poches de jeans.

La femme sur le net

En 12 ans (!!) de visibilité sur les Internet, je dois avouer que je me suis pris mon lot d’insultes, de menaces, d’essayer de me faire peur pour que j’arrête de parler… alors que je ne dis quand même rien de bien problématique. Ah oui, je vomis la drague de rue, j’aime le sexe mais j’aime aussi choisir mes partenaires… Pendant longtemps, un oppresseur errait dans les commentaires en m’insultant régulièrement car je couchais sans me poser, honteux ! Répréhensible ! Curieusement, depuis que je suis entrée en monogamie, il a disparu. Sans doute parce qu’à ses yeux, je suis “rentrée dans le rang”. Vous allez me dire “non mais c’est qu’un troll, exagère pas non plus”. Non, il n’est juste qu’un maillon d’un système bien plus large.

machinerie rouages

Cette semaine, deux femmes journalistes spécialistes du jeu vidéo ont vécu l’horreur : Kayane d’un côté, harcelée par un fou depuis de longs mois, qui parvient enfin à le faire arrêter… en vain. La fille raconte cette histoire vraiment épouvantable et réaction d’un gros site de merde “ah bé fallait pas poster de photos en ligne, aussi”. En gros : si tu veux pas attirer l’attention d’harceleurs déséquilibrés, disparais. Vous allez me dire que le conseil vaut pour les hommes sauf que les hommes n’ont pas ce souci de harcèlement, voyez-vous. Eux, ils distribuent leurs photos de bite en érection à qui en veut (ou à qui n’en veut pas, d’ailleurs). Une femme paraît un peu coquine, un peu exhib sur les réseaux sociaux : avalanche de dick pics non sollicitées. Donc pardon, mais le discours “han mais ce sont les hommes et les femmes qui doivent se protéger”, c’est juste une immense hypocrisie. Oh hé, rappel : ce n’est JAMAIS la victime qu’il faut blâmer. L’autre journaliste, c’est Carole Quintaine qui a craqué cette semaine et montré ce qu’elle subissait au quotidien, des gentils “ta gueule grosse pute” dès qu’elle émet un avis sur un jeu vidéo, par exemple. Alors oui, vous allez me dire “han mais l’univers jeux vidéos, c’est un peu macho quand même, c’est pour ça”. Oui mais ta gueule en fait.

Silence tais toi

Parce que ce que subit Marie Kirschen, Kayane ou Carole Quintaine, c’est ce qu’on subit tout le temps et à notre petit niveau. Même moi, j’ai dû porter plainte dans le temps alors que j’ai même pas le 100e de la communauté de ces filles là. Dès qu’un tweet un tant soit peu féministe est repris, y a toujours un connard qui vient m’agresser, se contentant d’une insulte stupide dans le meilleur des cas, de menaces de viol, de violence voire carrément de meurtre ou injonction au suicide dans le pire. “Ouais mais roh, tu sais bien que les mecs, ils feront rien en vrai”. Alors déjà, non, je ne sais pas. Relire l’histoire de Kayane. Relire celle de Christina Grimmie, assassinée à 22 ans par un fan… Mais même si la personne qui menace de me défoncer n’en fera rien, faut arrêter de parler de troll à un moment : c’est trop souvent, jamais la même personne, on est au delà de la simple taquinerie. Surtout que vous, vous ne voyez pas trop le souci de recevoir des dizaines et des dizaines de messages violents mais quand vous êtes la destinataire,je vous jure que même si vous êtes solide, y a un moment où vous ne pouvez plus.

Femme épuisée

Les hommes pensent pouvoir distribuer la parole, ils montent des raids pour empêcher les féministes de parler. On cherche à nous remettre à notre place : à la maison, mutiques et à disposition. Et le pire ? C’est la complicité ou le silence d’autres hommes qui viennent nous expliquer alors qu’on vient de se prendre un violence symbolique inimaginable dans la tête qu’on exagère, que ce n’est que du troll et que ça vaut pas la peine de réagir, de laisser faire, que tous les hommes ne sont pas comme ça. Ca ne leur vient jamais à l’idée d’expliquer au “troll” qu’il ne doit pas agir comme ça non, c’est à nous, les victimes, de prendre sur nous et de, une nouvelle fois, fermer nos gueules. Et c’est là toute la magie de l’oppression masculine : assumée ou insidieuse, quand tu es une femme et que tu oses parler d’un sujet qui est soit réservé aux hommes soit qui dérange leur suprématie (des poches de jeans, on en est là), tu t’en prends plein la gueule mais s’il te plaît, fais le en silence pour ne pas heurter les mâles qui ne comprennent pas bien pourquoi tu vis mal des menaces de sodomie…

Femmes manifestent baillonnées

Du coup, la prochaine fois que vous aurez envie de dire à une femme de ne pas relever les attaques des “trolls”, réfléchissez bien. D’ailleurs, la prochaine fois que vous voudrez utiliser le mot “troll”, réfléchissez bien aussi… On est maintenant très loin de la fonction poil à gratter mais dans une réelle oppression.

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Humiliation et humour oppressif à l’apéro ?

Il y a quelques semaines, je vous parlais vaguement de notre chère télé au détour d’un article sur Idiocracy mais j’ai envie d’y revenir parce qu’il y a vraiment quelque chose de pourri au Royaume du PAF. En fait, ce n’est pas tant de la télé en soi que je veux parler mais de ce qu’elle légitime, qu’elle fait passer pour cool et normal alors qu’on devrait crier d’effroi. Bienvenue dans un monde où on vous sert l’humiliation et l’ humour oppressif sur un plateau… télé.

Dora Tillier humilie Nicolas Bedos sur le plateau du grand journal

Comme je l’ai dit ça et là, je n’ai plus la télé depuis 2 ans et demi  donc forcément, les bouts d’émission télé qui arrivent jusqu’à moi sont certainement les pires. Mais ça met parfaitement en lumière un travers de la société que je ne supporte pas : l’humour oppressif. Deux exemples ici me viennent en tête : le vomitif Touche pas à mon poste et la téléréalité.

Les anges de la téléréalité

Je vais d’abord m’attarder sur cette dernière. Qu’est-ce que la téléréalité : des gens que l’on filme H22 (je crois) dans des contextes donnés. On nous les présente facilement comme un peu cons, pas très cultivés, sans grand talent et qui n’ont finalement que ça comme voie de sortie. Alors on les filme, on les filme et on file au public leurs pires moments. Alors je ne dis pas, certains sont manifestement sous-cultivés (je ne me suis jamais remise de l’histoire des lunes et des satellites) mais au fond, a-t-on réellement le contexte de la conversation ? Ce que je sais des émissions de téléréalité, c’est qu’il n’est pas rare que les candidats soient “légèrement” alcoolisés. Bon après, y en a qui sont certainement pas futés mais quand même… Je suis une personne plutôt cultivée et lettrée, on va dire, j’ai du vocabulaire. Mais si tu me filmes 22h/24, fatalement, y a un moment où je vais dire une connerie, que je vais faire une faute de français. Surtout si on considère que ces personnes là dorment assez peu (faut bien montrer des choses à la télé et encore, je crois qu’ils ne font plus les chaînes en continu) et qu’ils ont souvent pas mal d’alcool… Mais ça, on s’en fout. Il faut montrer leur bêtise crasse, rassurer le spectateur : “regarde, y a plus con que toi, tu vois !”, lui faire oublier que sa vie, c’est de la merde en lui montrant des vies encore plus vides et méprisables. On voit des candidats se faire maltraiter, humilier H24 et on en redemande. Ahahah, la jolie bimbo rejetée, ça nous venge de la meuf populaire du lycée qui ne nous a jamais adressé la parole. Elles sont belles mais connes, que du plastique et du vent ces pauvres filles. Et les mecs : vite faits beaux gosses mais y a que de l’eau gazeuse entre leurs deux oreilles. Quoi que pour les hommes, y a toujours le beau connard un peu manipulateur qui va séduire toutes les belles filles de service. Donc en résumé, la téléréalité, ce sont des gens bêtes et vides, un peu jolis mais pas toujours, vaguement télégéniques, souvent vulgaires, les femmes n’ont qu’un corps, les mecs qu’une bite qu’ils vont essayer de planter dans les dites demoiselles et si tu les traites mal, elles voudront coucher avec toi. Vomi dans ma bouche. Ah oui, des fois, il y a des moins jolis (éliminés au premier tour, à peu près), des un peu moins cons (que tu ne verras à peu près jamais à l’image), des gays (qui servent limite de voix off et les lesbiennes auront droit à leurs love stories mais pas les hommes, il me semble).

candidats de téléréalité en couple

(je ne sais pas du tout qui sont ces gens)

Et puis y a Touche pas à Mon poste et ses avatars. Je m’étais dit la dernière fois que les Coucou c’est nous et Cauet de ma jeunesse devaient pas être forcément mieux mais j’avoue que je n’ai ni le temps, ni le courage et surtout pas l’envie de tout remater/écouter pour être la plus objective possible. Il me semble cependant que Hanouna pousse le concept de l’humiliation, de l’humour oppressif plus loin. Je ne reviendrai pas sur son traitement des gays, des femmes, ça a déjà été dit en long, large et travers, je vous laisse cliquer pour en savoir plus si ça vous intéresse. Des « dérapages » avec toujours la même réponse “mais non, on est une famille, c’est pour de rire, roooooooh !”. Alors j’avoue que dans ma famille, on n’a pas trop l’habitude d’aller toucher la bite du cousin ou de l’oncle pour rigoler ni se garnir le slip de nouilles mais je ne juge pas, hein (un peu quand même). Mais cette émission légitime ce qui ne devrait pas l’être en donnant un arme terrible à tous les connards racistes/homophobes/misogynes qui, sous couvert d’humour, vont nous asséner leurs vérités malaisantes à longueur de journée. Et vous savez, chez les esprits les plus jeunes, entendre toute la journée qu’un gay est une “folle” ou que les femmes, ça dit non pour dire oui, qu’on peut insulter les gens parce que “c’est de l’humour”, y a un moment où ça devient dangereux. Qu’Hanouna ait une passion pour exhiber son sexe, ok, rien à foutre. Qu’il le fasse sous le nez ou sur l’épaule de ses employées déjà, gros malaise, ça s’appelle du harcèlement sexuel et c’est puni par la loi (mais comme souvent, aucune plainte…). Qu’il pratique l’humour lourd dans l’intimité de son foyer, auprès de ses potes, ok, on s’en fout. Mais quand il le fait devant des caméras, il légitime. Je passe parfois pour une pisse-froid car je prends mal certaines remarques, je ne ris pas de l’humour oppressif (que je ne trouve que très rarement drôle, déjà, à la base…) mais quand j’essaie d’expliquer, c’est toujours “roh ça va, c’est pour rire !”. Le fait que la personne ait pu blesser quelqu’un avec sa vanne de merde ? Non mais c’est de l’humour, faut rire de tout, comme dirait Desproges. Des excuses ? Ahah, tu rêves. C’est toi qui as pas d’humour, ce serait limite à toi d’en faire…

Humour oppressif

Même les enfants comprennent, pourtant…

Mais surtout, ce qui me choque le plus, c’est la relation très malsaine entre l’employeur et ses employés qui sont obligés de déballer leur vie privée pour un peu d’audience. On se retrouve avec des scènes ahurissantes de demandes en mariage devant “la France entière” avec une femme qui semble plus gênée que ravie (je te comprends, meuf, j’aurais pété un plomb à ta place), des confidences en veux-tu, en voilà, tout est exhibé, donné, disséqué. Mais remettez ça dans le contexte de votre propre emploi. Imaginez que votre patron vous demande de vendre vos intimité, dévoiler vos souvenirs, exposer votre couple juste pour toucher votre salaire à la fin du mois. Vous le voyez, là, le malaise ?

Plateau de TPMP

Et je ne sais pas comment on peut arrêter tout ça. Je parle d’Hanouna et sachez que ce mec me met profondément mal à l’aise car je ressens que c’est quelqu’un de foncièrement mauvais mais c’est juste de l’air du temps. Dans 3 ans max, il sera fini, on en aura un autre à la place. Idem pour la téléréalité, on trouvera toujours des gens prêts à vendre leur âme pour quelques biftons, pour caresser du doigt leur rêve de célébrité. Alors on fait comment pour arrêter ça ? Comment on arrête la télé de merde ? Comment on apprend aux gens que se vider la tête, c’est pas juste regarder du vide nauséabond ? Comment faire comprendre que mater des gens que vous jugez plus misérables que vous ne vous rendra pas meilleurs (au contraire…) ? Et encore, je parle de télé, faudrait aussi voir du côté des comédies françaises et leur humour bien réac et oppressif, aussi…
Y a des jours où je suis un peu fatiguée, en fait.

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J’en ai marre d’être une victime

Comme je disais hier, il m’est arrivé une triste aventure à Barcelone : j’ai été volée. Alors que j’étais bien, alors que j’arrivais enfin à me détendre, alors que je profitais de cette douce journée de mars, j’ai été volée. Et ça m’a salement énervée.
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L’histoire est banale. Attablée à la terrasse d’un resto, j’attends Zeno partie aux toilettes, je range tranquillement mon sac, mon appareil posé à côté de moi. Soudain, un mec passe derrière moi et me parle, voulant savoir si la table était libre. Je marmonne un oui, me demandant pourquoi il me demandait ça quand soudain, je percute : plus d’appareil. Le mec a détourné mon attention. Je hurle, je pars à leur poursuite, y a trois mecs qui courent, j’en attrape un, triomphante. Pas de bol, c’était un gentil touriste allemand qui avait essayé de m’aider. Avec le recul, il était évident qu’il ne s’agissait pas d’un des voleurs vu qu’il ne m’en a pas collé une pour que je le lâche. Bref, j’ai récupéré Zeno, on a fait un tour dans les petites rues des fois que (des fois que quoi, la question reste entière), je parle à un musicos qui me dit que, si je veux, il peut me dire où ils ont jeté mon portefeuille. Pas de chance : c’est pas mon portefeuille qu’on m’a piqué mais mon appareil photo. Au moins, la vie m’a appris que j’étais parfaitement capable de déposer plainte en anglais. Et que, oui, en terrasse, tu laisses rien traîner.
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J’ai fait contre mauvaise fortune bon coeur : mieux vaut l’appareil photo que les papiers ou la carte bleue. Et puis je dois bien avoir une assurance qui va me rembourser un peu (non, en fait). Repartons de bon pied et faisons des photos avec mon téléphone pourri (vu que j’ai noyé mon iPhone 4. Mon année 2014 est très funky), ce sera toujours ça de pris. Mais ça m’agace, ça me démange. Dois-je m’en vouloir de mes quelques secondes d’inattention ? Oui mais non. Merde à la fin, j’ai aussi le droit, non, le devoir, de lâcher du lest. Barcelone est une ville réputée pour les vols, y a qu’à voir le défilé dans le commissariat pendant que nous attendions mon tour. J’ai eu une réaction, j’ai tenté de pas me laisser faire et finalement, je crois qu’il était plus sûr pour moi de choper un gentil touriste plutôt qu’un des voleurs qui aurait eu vite fait de me frapper pour que je le lâche (ce que j’aurais certainement fait, je sais pas me battre). Comme me dit ma mère « oh ben t’as eu du bol : la dernière fois qu’on a été à Barcelone, ton père a tellement été tabassé qu’on a fini aux urgences ». Voilà, voilà.
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Pourtant, même si je raisonne, ça n’est qu’une goutte d’eau de plus dans mon vase déjà trop plein. Parce que j’ai été cambriolée 15 jours plus tôt et même si on ne m’a rien volée, ça commence à faire beaucoup. Que, comme je le disais, à force d’être la gentille de service, je suis devenue la super bonne poire et ce triste incident en rajoute, encore et encore. Je dois reprendre les choses en main, d’une façon ou d’une autre. Même si en l’occurrence, ce vol n’a rien à voir avec ma « gentillesse », pas plus que la visite de ma cave, mais c’est juste que ça me fatigue.

versailles

Alors je tourne le truc dans un sens, dans l’autre, je cherche, je veux trouver. Je dois trouver la force de dire merde, de dire stop, d’aller cogner symboliquement. La piscine me fait du bien mais je ne me rends pas plus « méchante ». Alors finalement, je repense au conseil que m’avait donné mon chef il y a 2 ans sur les arts martiaux. Et s’il avait eu raison. Peut-être du kendo, c’est classe, ça, le kendo. Et du yoga pour être « en phase ». Et après ? Puis-je faire le job seule ou suis-je alourdie par 34 ans de trop bonne éducation ? Je suis pas sûre.
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Mais je note déjà que je change, que je m’impose déjà plus. Et c’est pas fini. En espérant que ça n’en reste pas là.

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Et si je créais mon blog marketing ?

Enfin, marketing des réseaux sociaux, j’entends.

J’hésite. J’hésite et je me dis qu’en mettant des mots, je trouverai peut-être la réponse ou mes gentils lecteurs me donneront peut-être un conseil avisé.

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Il était une fois une petite Toulousaine qui débarqua sur Paris un lundi du mois de mars, un lundi de Pâques. Peu de temps plus tard, elle eut la folle idée de créer un blog pour raconter sa vie parisienne à ses petits camarades toulousains. Elle ne se rendait pas compte qu’en appuyant sur le bouton “créer”, sa vie allait en être bouleversée. Des rencontres, des belles histoires, une plume qui s’affûte au fur et à mesure, des opportunités. Des insultes assez violentes et même une plainte à la police mais chaque médaille a son revers. Un blog peut être une formidable vitrine… D’où mon interrogation depuis quelques mois : et si je créais mon blog marketing.

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Evidemment, le monde n’attend pas mon avis, on a suffisamment de blogs de consultants en marketing qui publient plus vite que leur ombre. L’idée est autre. En un, démontrer mes connaissances et compétences. J’ai 6 ans (incroyable quand on y pense) d’expérience dans mon métier, ça m’en fait des données à partager. En deux, ça me permettrait d’ordonner ma pensée, me forcer à rester bien au courant des dernières nouveautés. Double effet Kiss kool : je reste hyper affûtée sur mon secteur, mes client en profitent et dans un élan d’admiration pour cette incroyable connaissance toujours à jour, ma chef et mon PDG me filent une augmentation de 10%. Oui oh CA VA, j’ai le droit de rêver. Et en trois, je le mettrais sur mon CV à la place des vingtenaires. C’est pas que je n’assume pas ce que j’écris ici. D’abord parce que c’est bien écrit (j’aime me lancer des cascades de fleurs) et qu’ensuite, mes histoires de cul ont disparu d’ici depuis des lustres. Déjà que mes histoires d’amour n’y font qu’une discrète apparition… Mais je ne suis pas toujours sérieuse et je me sens parfois un peu limitée dans ma prise de parole. Même si, au fond, l’avantage de ne pas cacher son blog à ses managers permet de garder le contrôle et éviter un article rageur qui pourrait me revenir à la gueule. Enfin, là, de suite, j’ai rien de rageur à écrire mais ça pourrait arriver. Genre parce que j’ai pas eu mes 10% d’augmentation (bon, ok, je les ai pas demandés).

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Que du positif sur le papier. Mais. MAIIIIIIIIIIIIIIIS. De un, j’ai pas hyper le temps. Evidemment, je pourrais mettre cette écriture sur un temps de travail et une capitalisation sur l’avenir. Dans un monde parfait, j’arriverais au taf à 9h plutôt que 9h30, 30 minutes pour écrire un petit article marketing mais vous me connaissez, je me connais, le matin et moi, on n’est pas copains. Déjà, le 9h30, je dois parfois me faire violence pour le tenir alors plus tôt (sachant que dans le lever plus tôt, j’envisage aussi de a) aller à la salle de sport) et b) m’offrir un café sur la pelouse pas loin du boulot quand il fait beau. Je me fais rire toute seule là). Mais travailler un blog, ce n’est pas uniquement écrire. Il faut le faire connaître parce que bon, vendre à de potentiels futurs recruteurs un blog où je suis la seule à faire mumuse, sans personne pour le lire, ce n’est pas très sérieux. Or l’aspect VRP d’un blog prend du temps, faut aller commenter les gens, les mettre en lien, créer une page Facebook, un Twitter, suivre des gens… Déjà que je ne le fais plus du tout pour les vingtenaires (je me repose sur les bénéfices de l’époque où je le faisais), ça me paraît compliqué de le faire pour un autre blog.

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Et pourtant. La précision d’une pensée posée par écrit ne mérite-t-elle pas une vitrine ? Un lieu où je pourrais démontrer que je suis une strategist digne de ce nom ? Mais si tel est mon choix, je me dois de l’entretenir. Un blog sans lecteur est déjà discutable, un blog sans articles postés régulièrement, surtout sur un univers qui évolue vitesse grand V, c’est carrément pathétique.

J’hésite… Encore un peu…

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Quand je serai grande, je serai Jean-Luc Azoulay

J’ai des tas de choses à dire en ce moment mais peu voire pas du tout le temps de les écrire (ma vie est folle, je pardon, enfin, relisez mes 15 derniers articles, j’arrête pas de répéter que je suis débordéeeeeee) mais ce matin, j’ai comme une envie de manque de sérieux donc je vais faire un article n’importe quoi. Et donc vous parler de Jean-Luc Azoulay.

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Alors pour ceux qui ne connaissent pas, je vous raconte qui est ce monsieur : c’est le papa des sitcoms AB : concepteur, scénariste, compositeur (il écrit aussi les chansons d’Hélène, de Dorothée et de tous ceux qui ont l’idée de se lancer dans la chanson soit la moitié des acteurs de ses sitcoms, avec plus ou moins de bonheur)… Un homme à multiples casquettes. Evidemment, on pourrait débattre de la qualité de sa production mais tel n’est pas mon sujet, on s’en fout. C’est la success story qui m’intéresse.

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Parce que mine de rien, Jean-Luc, il est fortiche. Comment réussir à écrire une dizaine de sitcoms dont certaines comptent plus d’une centaine d’épisodes ? Facile : on recycle. Des fois même au sein de la même série. Un exemple au hasard : dans Hélène et les Garçons, à un moment, Nathalie la méchante alternative (des fois, elle est gentille un peu) qui traîne beaucoup en boîte se fait violer par plusieurs garçons et arrive en larme au garage, décoiffée et débraillée. Alors là, déjà, subtilité scénaristique, les violeurs sont des « fils à papa » que la bande méprise parce que eux, ils ne le sont certainement pas, ils vivent en cité U. Bon ils ont des instruments de musique qui coûtent un bras et vont à la cafèt toute la sainte journée pour se sustenter sans jamais bosser mais c’est pas pareil. Donc la bande organise une expédition punitive et tend un piège aux vilains fils à papa. Les filles servent d’appât, amènent les mecs dans le garage, les font déshabiller et quand ils sont tous nus, les garçons surgissent de cartons dans lesquels ils étaient planqués et les prennent en photo
tous nus et font promettre aux vilains garçons de ne pas recommencer.

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Dans le Miracle de l’amour, cette fois-ci, Adeline devenue Manuela devient un peu une petite salope (petite car elle allume mais pas touche !) et commence à fréquenter des garçons mauvais genre. Soit des fils à papa. Ses copines lui disent que c’est mal parce qu’elle est pas comme ça et puis « qu’est-ce que tu cherches avec eux, hein ? ». Là, Adeline/Manuela répond la réponse universelle dans l’univers AB quand un personnage glisse dans l’univers underground : « je fais ce que je veux, c’est MA vie ! ». Evidemment, Adeline/Manuela finit par se faire violer en gang par les fils à papa mais dans le garage, cette fois-ci. Là, attention, le scénario est un peu différent : les garçons vont d’abord péter la gueule des fils à papa parce que Nathalie qu’est gentille les connaît (elle a été un peu bitchasse, avant, souvenons nous) et ils se retrouvent en garde à vue et tout le monde dit « non, c’est pas possible alors ils vont s’en tirer comme ça ? » parce qu’Adeline/Manuela a un peu omis de porter plainte et a refusé les prélèvements vaginaux à l’hôpital. Mais là, Laly a une idée, elle sert d’appât aux vilains garçons avec Adeline/Manuela et finit par menacer les garçons avec un revolver pour leur faire comprendre que violer les filles, c’est mal. Voilà, limite du copier/coller même pas assumé puisque Nathalie ne va pas voir Adeline Machine en lui disant « je sais ce que c’est, tu sais », non, Nathalie a manifestement occulté son viol.

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Bref, dans ces conditions, on comprend qu’il écrive des épisodes au km, à l’instar de son avatar M. Girard, scénariste pour Amour toujours. D’ailleurs, on sent qu’il n’a pas d’illusions sur son métier, la moitié des personnages de la dite série se moquent ouvertement d’Amour toujours à part les trois niaises de service qui adoooooorent. D’ailleurs, le viol réussi ou non revient régulièrement et souvent sur le schéma de l’homme plus âgé et charismatique qui essaie de violer la jeune niaise. On a Virginie qui manque de se faire violer dans Premiers Baisers et les Années fac par un photographe puis un producteur bidon de ciné, la chaudasse de la Philo selon Philippe qui manque de se faire violer par un prof remplaçant puis par un photographe. Hmmm, un homme de pouvoir qui viole une jeune première, tu sens limite le fantasme malsain. D’un autre côté, on a aussi toujours des personnages très jeunes qui fantasment sur un homme plus âgé (prof, photographe ou scénariste de sitcom)

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Bref, quand on considère qu’un épisode compte 20 mn dont 10 bonnes minutes de bisous bisous trop mignons, que les scénarii sont copiés/collés et assez incohérents et d’une mièvrerie totale, le fait que ce mec ait réussi à se faire des millions ben, moi, ça me fascine un peu. Sérieusement, être payée des millions à écrire des conneries, c’est un peu le pied… Par contre, je crois qu’en plus, j’aurais créé une branche « érotique » parce qu’écrire des mièvreries du genre toute la journée, ça doit finir par peser un peu…

 

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Troll your life

Fin juillet, j’ai vécu une expérience de type traumatisante tellement c’était épouvantable. En gros, la dernière semaine, j’étais seule avec la stagiaire au bureau et, évidemment, tous les problèmes me sont tombés dessus, trop drôle. Le pompon revient aux forums gérés en temps normal par Ioulia. Et là, j’ai compris pourquoi elle flirtait régulièrement avec
la dépression, je me suis sentie proche de ce gouffre, tout à coup.

Petit topo : il y a quelques mois, deux membres très actives du forum se sont salement disputé, on les appellera Farrah et Zaza45. Elles étaient amies dans la vie aussi et sont venues régler leur compte sur le forum à base de « machine, c’est elle qui fait la troll » car en même temps sont arrivés de faux pseudos qui insultaient tout le monde. Ce genre de crise revient par intermittence, les trolls étant particulièrement racistes et aiment agresser les femmes en couples mixtes. Evidemment, comme Dieu aime me taquiner (sympa), les trolls sont revenus pile la semaine où nous étions en sous effectif. Au menu : mails des internautes paniquées, messages privés, y en a même qui ont appelé la boîte. Au secours, au
troll !

Explication de la modération du forum : les messages sont modérés à posteriori, environ un quart d’heure après leur envoi. Or sur un forum hyper réactif comme celui-ci, un quart d’heure, ça signifie une bonne trentaines de messages répondant aux insultes. Alors que faire ? Nos modérateurs ne sont pas des surhommes donc ce n’est pas de ce côté-là
qu’il faut chercher. Du coup, je réponds dix fois la même chose aux mamans qui me demandent des comptes en permanence : « la modération n’est pas instantanée, laissez nous le temps d’effacer les messages, ne répondez pas aux provocations ». Mais bon, j’ai beau dire et être approuvée, dès qu’un des trolls apparaît, ça ne rate pas, elles foncent toutes dans le piège la tête la première. Bref, la ou les personnes (mais apparemment, c’est toujours Zaza45) étant allée(s) très loin dans ses propos et ses actes, nous avons conseillé à plusieurs internautes de porter plainte.

Bon, vu que Ioulia a récupéré son forum, je n’ai plus trop suivi mais c’est pas tant cette histoire qui est intéressante que le comportement qui est derrière. A chaque fois, on bannissait le pseudo fauteur de trouble donc la fille revenait tous les jours s’inscrire (et ce plusieurs fois par jour) juste pour insulter son ex amie… Elle y passe ses soirées, de 18h à 1h du matin quasi non stop… Et là, je me pose vraiment des questions. Comment peut-on raisonnablement passer autant de temps à pourrir la vie virtuelle d’une personne ? Surtout au mois d’août, en plus… Des trolls, il y en a partout, j’en ai même un qui a collé 100 fois le même commentaire dans une journée pour m’insulter, ouais, super. Surtout que quand je
vois des pseudos chelou, je vérifie l’IP et si c’est celui du troll du moment, je ne lis même pas le comm donc les insultes ne peuvent pas m’atteindre, je n’en prends pas connaissance. J’ai aussi eu droit à celui qui masquait son IP pour m’insulter (ce qui veut dire en langage clair : tu me connais mais je crois qu’en cachant mon IP, tu vas pas percuter… Huhuhu !). Mais bon, c’est vrai que globalement, j’ai quand même pas eu d’acharnée comme Zaza45 qui vient polluer le forum de façon régulière depuis plusieurs mois.

Quelque part, c’est sans doute drôle. D’un côté un troll qui se croit tout puissant derrière son écran, qui passe son temps à insulter l’autre. De l’autre côté, sa « victime ». Ohlala, c’est terrible, un individu m’insulte, comment le faire taire ? Ah ben si j’éteins mon ordinateur, il ne peut plus m’adresser la parole, c’est balloooooooot ! Bref, tout ça pour dire que passer tout ce temps à insulter une personne sur le net n’est pas une bonne occupation. En plus, ça rend aigrie et l’ordinateur, c’est pas bon
pour le teint. Par exemple, moi, je passe ma journée devant (mais j’insulte pas, hein) et je suis blanche comme un bidet. Mais voilà, ce genre de haine limite obsessionnelle me fascine quelque part, j’ai du mal à comprendre un tel acharnement, surtout sur un temps si long.

Franchement, Zaza, respect… T’es une des personnes les plus psychopathes qu’il m’ait été donné de croiser dans le cyberespace et Dieu seul sait que j’en ai croisé ! D’ailleurs, un cadeau pour mon boulet de la semaine, je sais que tu continues à me lire. Un petit montage de promotion de l’égalité des sexes face à l’utilisation des corps :


J’ai pas trouvé de slogan mais à la limite, on peut faire un mini concours, le gagnant du meilleur slogan gagne mon respect…

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Foutez-moi la paix

J’avais promis hier de faire un blog plus léger mais là, j’ai besoin de pousser un bon gros coup de gueule car il y a des choses qui me gonflent. Hier, un lecteur s’est vanté de m’avoir trouvée facilement sur facebook. Pas ma fiche Nina, l’autre, celle avec mon vrai nom. Il y a quelques temps, un autre lecteur m’écrivait toujours sur le même site en disant, en gros : « je t’avais trouvée sur meetic, je te retrouve ici en passant par le facebook de mon ami Patapon et du coup, je suis allé sur viadeo vérifier, on devient pote ? ». A ton avis ? Déjà, tu n’as même pas Patapon en ami mais surtout, tu crois vraiment que ton attitude et ton comportement obsessionnel va me donner envie que tu fasses partie de mon cercle d’amis même virtuel ?


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Ecrire un blog, c’est jouer le jeu de l’exposition. Sauf qu’en créant ce blog, j’ai posé une première limite : l’anonymat. J’ai choisi de m’appeler Nina Bartoldi et de parler sous ce nom là, ça ne me paraît pas difficile à comprendre pourquoi. Même si aujourd’hui, ce blog apparaît sur mon CV, que mes collègues et certains membres de ma famille le connaissent, je n’ai pas envie qu’il soit associé à mon vrai nom. Parce que Nina est juste une partie de moi et que je suis plus complexe, je l’ai déjà dit. Nina est mon avatar virtuel et ça m’agace vraiment que vous ne respectiez pas ça. L’an dernier, un lecteur a parlé de mon CV en ligne, ça n’a pas raté, une dizaine de personnes (pour ceux qui m’en ont parlé) l’ont cherché. Là, je dis que je suis sur facebook, ça rate pas, on me cherche dessus. Alors permettez moi de vous dire que ça me fait profondément chier. Si je voulais qu’on sache qui je suis, j’aurais pas pris un pseudo, ça me paraît
évident. Vous demander de respecter ça ne me serait même pas venu à l’idée tant ça me semble évident. Et je suis pas la seule à subir ça, une bloggeuse s’est enlevée des amis facebook de Nina car au moins deux lecteurs l’avait reconnue par ce biais.

Globalement, je n’ai pas de problème avec mes lecteurs mais certains ne comprenant pas la limite entre réel et virtuel ont littéralement fondu les plombs. Ainsi, cet été, je me suis retrouvée au commissariat pour porter plainte (oui, une vraie plainte, pas une main courante) après qu’un mec qui me harcelait depuis un an et demi avait eu la bonne idée de poster ma photo collée sur une pierre tombale sur son blog avec comme date de mort « soon ». Puis dans les articles suivants, il indiquait qu’il allait se rendre dans mon quartier et mettait tout un tas de photos d’armes blanches… Alors sans être parano, là, c’était too much. Passer un week-end à recevoir des coups de fil de tous vos amis pour vérifier que vous êtes toujours en vie, à laisser les volets fermés au cas où, à se déplacer dans tout Paris pour être là où vous n’êtes pas censée être et vous comprendrez pourquoi je suis réellement furieuse quand un internaute fait le fier « hé, je sais comment tu t’appelles, je t’ai trouvée ! ». Et tu trouves ça normal toi de traquer quelqu’un sur le net ? Perso, quand je lis un blog, quel qu’il soit, je ne cherche pas à savoir qui est derrière, je prends les infos que le bloggeur me donne et ça me suffit. Sans doute parce que je suis saine d’esprit. Récemment, une bloggeuse expliquait qu’on lui demandait souvent si les histoires (assez incroyables, en effet) qu’elle racontait sur son blog étaient vraies ou pas. Honnêtement, je n’ai pas envie de le savoir, je m’en fous. Ca me fait rire quand je la lis, la plupart du temps, et ça me suffit. Peut-être que certains pensent que c’est faux et se sentent floués mais prenez de la distance, les gars : tout ça n’est qu’écrit et mon blog est juste une part de moi. L’autre part, elle ne vous appartient pas, vous n’avez aucun droit dessus.

Alors, je sais déjà les comms qui vont être postés genre « non mais tu te prends pour qui, comment oses-tu te plaindre ? Parce que vous voyez, quand on est bloggeur, on n’a pas le droit de se plaindre de ne pas être respecté, « on le cherche ». Et bien, je ne suis pas d’accord. Etre bloggeur ne veut pas dire qu’on renonce à tout, surtout à notre tranquillité et notre anonymat. Si je courrais réellement après la célébrité, je me contenterais pas d’un blog, j’aurais fait du journalisme télé pour commencer, en espérant devenir
présentatrice. Si je voulais que vous puissiez voir ma bobine, je l’aurais mise. Mais je l’ai pas fait. Y en a marre des gens qui ne savent pas respecter nos choix et nos désirs. Je ne veux être qu’une bloggeuse virtuelle sans visage, pourquoi n’êtes vous pas capable de vous en tenir là ? Ne pensez-vous pas qu’il faut avoir quelques petits soucis pour traquer quelqu’un sur le net, juste pour voir sa tête (pour les moins déséquilibrés) ? Je vous invite dans le salon, vous allez fouiller mes placards. J’aurais le sens du dramatique, je dirais que je me sens violée. Sans aller jusque là, ça me dérange et pas qu’un peu. Quand je cherchais du boulot, je DEVAIS avoir des CV en ligne et la personne qui a eu la bonne idée d’en parler a eu droit à un mail très sympa de ma part. Aujourd’hui, j’ai le droit d’être sur facebook ou autres sans avoir peur qu’un nouveau psychopathe ait envie de me tuer ou me harceler ou je ne sais pas quoi d’autre. Surtout qu’en
tombant sur ma fiche, il peut également voir mes amis qui, eux, n’ont rien demandé du tout.

Alors foutez moi la paix et contentez vous de ce que je vous donne. Je trouve que c’est déjà amplement suffisant.

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La liste de la fille qu’a plein de choses à dire

Faites vous un thé ou un café, liste impressionnante !
 

– Le week-end dernier, la famille Bartoldi a voyagé. A ma droite, papa et maman Bartoldi qui se sont rendus à Venise en namoureux (avec un N). Avant le départ, ma mère merdoie avec la valise et entre un code à la con pour le verrou. Sauf qu’elle sait pas lequel. Du coup, une fois sur place, mon père est obligé d’essayer les chiffres un par un. Au retour, vol retardé pour cause de brouillard sur Paris, ils ont eu une heure 15 de retard. A ma gauche, Alice et Anthony en voyage en namoureux, destination Bali via Bahreïn. Une fois là-bas « votre vol est annulé donc soit vous restez ici 24h, soit vous rejoignez Bali via Bangkok ». Donc ils décident de rejoindre Bangkok mais une fois là-bas « non mais si vous voulez aller à Bali, vous payez votre billet, merci. » Du coup, après négociation, ils arrivent à dégoter un vol pour Bali via Djakarta et Kuala Lumpur… Sans leurs bagages perdus entre temps mais retrouvés depuis. Finalement, je suis contente de pas être partie à Prague…


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– Samedi nuit, j’erre pas solitaire dans le XIIIe pour la nuit blanche, entre Bercy et la BNF. C’est étrange… Mon petit préféré : le bus transformé en œuvre d’art dans un parc juste au pied de la salle de concert. On pouvait s’installer sur une chaise longue pour admirer l’œuvre. Mais vu qu’il faisait froid, on n’est pas restés. Mais j’aime bien le XIIIe, en fait, c’est une autre ambiance. En tout cas, ambiance sereine pour cette nuit blanche, les gens rendus joyeux par la victoire de la France face aux All Blacks (nananère)

– Les bloggeurs sont des malades. Enfin, ceux de ma plateforme. Genre on leur modère un article, ils s’insurgent, nous parlent Birmanie et Chine et nous représente avec une image d’Hitler. Finesse, quand tu nous tiens.

– Lundi et mardi, on était deux dans l’agence, les autres étant à Prague. Lundi, me voici seule à partir de 17h. C’est là que j’ai regretté de pas avoir de mec, histoire de conserver un souvenir impérissable de l’agence… En plus, il est tentant le canapé rouge, mouahahah !

– Mercredi, 9h du matin… Tout va bien quand soudain « TAKATAKATAKATAKATA ». .Bordel, c’est la guerre !! Ah non, ils sont en train de casser la rue. C’est bien, ils l’ont refaite y a 1 mois et demi, 2 mois… C’est pas graaaaaaaaaaave ! Et miam, la bonne odeur de goudron chaud qui envahit l’appart tout à coup, celle qui file mal à la tête et envie de vomir… Je l’ai eue dans le nez toute la journée.

– Mercredi soir, j’ai rendez-vous à 18h30 avec Summer, Vicky et Maud, qui subissait son dépucelage bloguesque. Bon, moi, j’ai prévenu : 18h30, c’est pas concevable. 19h, le métro arrive à Châtelet, je descends à la station suivante, les Halles (toi aussi, devine dans quelle ligne j’étais). Et là annonce : « à la demande de la police, ce train ne marquera pas d’arrêt à la station des Halles ». Putaiiiiiiiiin ! Je descends à Châtelet, traverse quand même les Halles, plus de RER, plus rien. En fait, il y avait une alerte à la bombe (et ils m’ont quand même laissée traverser la station, super !). J’arrive au bar où je retrouve les demoiselles sus nommées et une amie de Maud. On papote, je veux un cocktail, j’interpelle le serveur : « Monsieur ! Monsieur ! Monsieur ! » et me prend un vent superbe. Ah ben ouais, le monsieur est une madame et ça les a fait marrer, les copines !
Bon, finalement, je commande mon cocktail, elle m’en apporte un que je commence à siroter et elle revient « me suis trompée ! ». Du coup, je prends mon vrai cocktail, prends une gorgée et pouah !! C’est du gin pur ou presque. Du coup, après, j’étais méga pétée. Mais j’ai réussi à pas me perdre dans un quartier que je n’ai que peu sillonné dans ma vie, je m’impressionne.

– Mes collègues sont revenus de Prague, tous en vie et en entier. J’avais demandé à Guillaume de me ramener de l’absinthe mais étant persuadée qu’il avait oublié, je lui envoie un mail lui demandant une aide technique intitulé « puisque tu as oublié mon absinthe, voilà du taf ». 30 secondes plus tard, le voilà qui arrive à mon bureau tout fier et qui pose une belle bouteille verte dessus. Ouéééééé ! Sinon, bilan du voyage : « c’est con que tu sois pas venue. Mais c’est vrai que partager un appart avec 12 mecs, c’est pas facile. Surtout que personne n’avait pris de gel douche, on a dû en acheter sur place et donc partager un gel douche pour 3 salles de bain, tu nous aurais vu en caleçon pas réveillé ». Ouais, là, je regrette vraiment. Même que j’aurais vu un bout de fesse, ça aurait resserré les liens entre nous.

– Jeudi soir, Vicky, Nina et Kenya sont on the road, parties à 23h et des poussières, arrivées à 6h et des brouettes. Donc 7h de route avec du brouillard, du dark dog, des arrêts pipis mais surtouuuuuuuuuuuut Kenya ! Le chat qui miaule pendant 6h quasi non stop (oui, à un moment, elle a vomi) malgré le cachet censée l’endormir. Et vu sa connerie le lendemain matin, et vas y que je cours, et vas y que je saute, je pense qu’en fait, la pharmacienne m’a filé des vitamines.

– Nina en voiture, 5h30, genre « mais non, je dors pas ». Je raconte les péripéties de mes bloggeurs crétins quand « ouais alors il me dit qu’il va porter
plainte, je l’encourage à le faire et je lui demande s’il veut le numéro de 60 millions de consommateurs et là carte postale… Non, je viens de dire n’importe quoi ! ». En gros, l’histoire de la carte postale, je venais de m’endormir en parlant et c’est le premier mot qui est sorti. Mais Vicky, elle comprenait pas ce que j’essayais de dire avec ma carte postale.

 – Nina, 27 ans, teste pour vous la couette Jurassic Park. Vaut mieux tard que jamais.
 

– Le prochain qui me dit « c’est pas toi, c’est moi », je lui explose la gueule. Vicky suggère de lui péter sa figure avec une batte de baseball.

 – Lundi, réunion au sommet suite à des débordements de bloggeurs crétins et décérébrés. Comme on est pas tous sur Paris, on se fait une conférence téléphonique, trop la classe !! Du coup, on parle à des gens qui ne nous voient pas, y a des gros blancs, on peut dessiner et on parle fort car on sait pas si tout le monde nous entend. A propos de téléphone, lundi et mardi grand jeu au boulot : y a 15 postes dans l’agence, trouve celui qui sonne pour répondre. Je m’éclaaaaaaaaaaaaaaaaate.

– Une musique pour donner la patate

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Et le sage dit : « le secret du bonheur est dans la liste »

N’importe quoi mon titre

– Ma freebox était morte de chez morte. Samedi, j’ai besoin d’aller au cybercafé pour mettre mon blog à jour et constituer mon dossier pour ma plainte. 11h30, je pars de chez moi
(j’étais déjà allée à la Poste avant), j’arrive au cybercafé à côté de chez moi : fermé. Je cherche un nouveau cybercafé et après avoir fait un splendide détour, j’en trouve un autre. Fermé. Bordel ! J’ai fini par descendre sur Paris, là où je savais que j’en trouverais un. Heureusement qu’avec Future Coloc, on avait déjà décidé de prendre un autre FAI que free. Lundi, je les appelle pour les incendier et là, je me rends compte que j’ai oublié de raccorder la box à l’ADSL. D’ailleurs, dès que je le fais, ça remarche.

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– L’alcool au bureau, c’est le mal. Mais c’est ma faute à moi si on sort le champagne pour les départs ? Mais j’ai pas fait sonner l’alarme (puisque je suis pas partie en
dernier).

– Grand moment de solitude samedi. Après le cybecafé, je décide de fumer une clope avant d’aller au commissariat mais je trouve pas mon feu. Je vois un gros Black genre le mec
qu’il y a dans le clip « Gangsta Paradise » de Coolio allumer une clope donc je décide de lui demander du feu mais là, il me tourne le dos. J’ai mis deux minutes à arriver à attirer
afin son attention. Je me suis sentie toute petite et invisible sur le coup.

– J’ai de la chance, je suis vraiment tombée sur des flics sympas. Ca fait du bien de voir qu’on est écoutée quand on a un gros problème et ne pas passer pour une folle
furieuse.

– Suis-je programmée génétiquement pour attirer les tarés ? Dimanche, je retourne au cyber en attendant mon rendez-vous avec Patapon et là, je m’assois à côté de M le pervers
un peu malade dans sa tête qui a passé deux heures à regarder un coup mon écran, un coup mes seins, un coup des vidéos érotiques (voire pornos) sur son écran. A un moment, il mate l’écran de son autre voisine qui, excédée, le tourne pour qu’il ne puisse plus voir ce qu’elle fait. A un moment, il s’excite sur son clavier pendant 5 minutes alors que sa session est expirée. Quand je me lève pour partir, il fixe carrément mes seins sans même faire semblant d’être discret. J’adore.

 – Cette semaine, j’ai relu et corrigé la fin de Technopolis. Je me souvenais pas de tout et j’étais à fond dans l’histoire. Et j’ai revécu le traumatisme de quitter mes personnages, ça m’a rendue un peu triste. Mais je vais vite corriger le numéro deux pour pouvoir le terminer. C’est quand même une tétralogie, je n’en ai pas encore fini avec Oceany.

– Avec ma chérichounette, on devient de plus intime. Même qu’elle m’a vue sous la douche (bon, non, en fait, elle regardait pas mais elle était dans la salle de bain pendant que je
me douchais). N’empêche qu’entre nos vacances et tout, ça faisait 3 bonnes semaines qu’on s’étaient pas retrouvées en tête à tête alors du coup, on s’est fait un espèce de grand chelem : pizza, île de la tentation, sex house, vodka rouge-Dark dog… et surtout papotage jusqu’à des 6h du matin. Et en plus, elle m’a offert un savon à la lavande qui sent vraiment très bon.

– Dans la série la RATP m’en veut, là, j’ai une preuve flagrante. Mercredi, je repars de chez chérichounette (dites le à l’oral « chez chérichounette », pas facile !), il pleut. Alors que je chemine vers la gare, sur le trottoir, un bus me dépasse…et m’envoie une belle gerbe d’eau dessus. Je sais pas pourquoi mais là, je me suis vraiment pas sentie glorieuse.

– J’ai refait ma couleur et là, en achetant du châtain, je me retrouve… ben, châtain, c’est dingue non ? Mais je m’aime bien en brune.

 – Sans doute plein de choses encore mais là, je reviens de la soirée forum vingtenaires qui était drôlement sympa, surtout que j’étais très bien entourée, alors j’ai pas trop la

force de cogiter !

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La liste de la fille qu’est plus en vacances

Ca dure jamais assez longtemps

 

– Retour sur Paris en fanfare ; arrivée à 0h05 (au lieu de 23h50, mais 15 mn de retard, c’est rien comparé aux 3h de la dernière fois), attendu un taxi une heure, l’un d’eux m’a refusé à cause de Kenya. 1h30, j’arrive ENFIN chez moi (notons que le lendemain, je reprenais le boulot). En rentrant, je me rends compte qu’il n’y a plus d’électricité, j’ai coupé les plombs par accident en ouvrant la porte… le jour de mon départ ! Du coup, quand j’ai ouvert mon frigo, je me suis soudain crue au port. Du coup, je vais me coucher. Le lendemain, le réveil sonne à
8h. J’entends beaucoup de bruit dans la rue, des camions car ils font des travaux dans ma rue. 8h15, les marteaux piqueurs juste sous ma fenêtre. Curieusement, le marteau piqueur dès le matin, ça met pas super de bonne humeur.

– « Devenir comme Nina », expression péjorative désignant toute personne estimant qu’une soirée sans alcool peut aussi être réussie. De façon plus générale, personne souhaitant faire parfois des choses constructives et/ou culturelles de ses soirées, Sans alcool.

– Je suis un boulet. Pour de vrai. Mardi, je dois passer un coup de fil d’une cabine et en repartant, je me perds mais bien. Au bout de 45 mn, je finis par retrouver un métro. 10 stations plus tard (avec un changement), je retrouve enfin mon agence, ouf ! Mercredi, j’arrive au boulot, je suis la première. Je dois enlever l’alarme mais je me goure dans le code et elle
sonne. Goooooooooooood morning le 15ème ! Le même soir, je pars en dernier avec Philippe qui me propose gentiment de m’avancer un peu en voiture. Je dois mettre l’alarme. Je me plante 3 fois dans le code, je déclenche l’alarme. Ce code me plaît pas. Le monsieur qui fait le ménage arrive juste après et nous file son code, le sien est mieux, je me demande si je pourrais pas l’utiliser à la place.

– Grâce à mybloglog, je sais qui passe sur mon blog si ces personnes ont un profil. Très instructif.

– Est-ce que je peux demander à la RATP de me rembourser mes grilles de sudoku ? Non parce qu’essayez de remplir un sudoku dans la ligne 4, c’est illisible et du coup, on fait des erreurs parce qu’on sait plus si le chiffre, là, c’est ou 3 ou un 5, un 6 ou un 8.

– Dans la série je me prends la honte de ma vie dans la rue : vendredi. Avant de partir de chez moi, j’enfile ma veste, j’y suis pas très bien dedans mais j’ai pas le temps d’analyser le truc, tant pis. Train, métro, me voici dans ma rue du boulot. Soudain, je sens un truc qui glisse sur mes cuisses et mes mollets et tombe. Je me retourne, me demandant bien ce que ça pouvait être. Un pantalon. Pas celui que je portais sur moi mais un que j’avais posé la veille sur mon porte manteau improvisé et qui était resté collé à ma veste par électricité statique. Nina, la première fille qui perd son pantalon dans la rue… sans pour autant qu’on voit sa culotte.

– La vie est joueuse : elle peut vous faire démarrer la matinée avec une nouvelle géniale et vous la faire finir au commissariat pour porter plainte. Sans aucun rapport entre les deux événements.

– Alors, deux choses : soit free fait livrer ses colis par pigeons voyageurs, soit leurs prises, ils les font pousser ou les font fabriquer par des enfants en centres aérés, c’est pas possible. 3 semaines pour livrer une prise électrique, c’est vraiment du foutage de gueule. Du coup, j’ai voulu en acheter une vendredi. Résultat : dans ma boîte aux lettres, un avis de passage pour aller chercher un colis (sans doute la prise) et en plus, ça marche même pas, celle que j’ai achetée. Non parce qu’avec le bol que j’ai, c’est la box qui est morte donc je
vais passer deux mois sans Internet chez moi.

– Consécutivement à ça, je ne suis plus très présente ici, j’ai eu une semaine un peu chargée (grosse réunion jeudi, j’ai pas pu me connecter quasiment) plus gros problème perso à gérer. Si tout se passe bien, je pourrai bientôt lever la modération des comms et avoir à nouveau le net chez moi. Mais même si j’y réponds pas de suite, je lis vos comms dans la journée.

– Ma connasse de bimbo est passée d’un stade pré anorexique à un stade pré obèse en 5 minutes. Il fait peur ce jeu.

– Dans la série cultivons nous, j’ai appris cette semaine que le terme « comment ça va ? » est une abréviation de « comment ça va à la selle ». Sous entendu : « et ton transit, il est nickel ? ». Donc, maintenant, quand quelqu’un vous répondra « non ça va pas », donnez lui un Actimel. Ou un Activia parce que ça remet de l’ordre en dedans de toi.

– Heure du décès confirmé de la freebox : samedi 11 août à 11h23. Et merde !

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