On regarde la télé pour détester

Depuis maintenant 2 ans et demi, je vis sans télé. Ca a commencé par une télécommande cassée, une flemme de s’en occuper et une découverte des Youtubeurs, le tout couplé à un petit copain très peu fan de la petite lucarne également. Nous passons désormais nos soirées à regarder la production de nos Youtubeurs préférés, pas mal de séries et parfois, des films. Mais parfois la télé revient inopinément dans ta vie et là, tu hallucines : en fait, on regarde la télé pour détester, c’est ça ?

Yann Barthes sur le plateau du Quotidien, lance une vidéo où il répond à Cyril Hanouna de TPMP

31 décembre, 23h et quelques, je fais le réveillon chez mes parents parce que j’aime pas faire le réveillon donc j’étais ravie de m’échapper de Paris pour ne pas être obligée de faire un truc jusqu’à 7h du matin. Après un petit gueuleton 4 étoiles et un DVD des Chevaliers du Fiel parce que Victor doit prendre une bonne dose de sud ouest avant de repartir (ohé, ça va, moi, j’ai dû regarder Plus Belle la Vie chez sa mère qui vit dans le sud est), il nous reste quelques instants avant minuit, mes parents décident donc de passer sur la télé pour ne pas louper le décompte. On tombe d’abord sur France 2 avec Patrick Sébastien et son plus grand cabaret, ma mère hurle et zappe. Nous voici donc sur TF1 pour une émission dont je n’ai absolument pas compris l’intérêt. Je vous raconte un peu : y a Nikos Aliagas à Disneyland et il reçoit des people en pleine campagne promo par paire et ils balancent tous vite fait une playlist de chansons qu’ils aiment bien. En gros la playlist apparaît et si les artistes ont chanté ladite chanson sur un plateau de TF1 un jour, pif, on a droit à un extrait de 10 secondes… Aucun intérêt, oui, c’est tout à fait ça.

Emission du réveillon sur Tf1 : Nikos Aliagas reçoit Tal et Amir à Disneyland

Ah par contre, ma mère m’a étonnée, elle connaît Amir… Mec que je connais moi car twitter s’est moqué d’Elodie Gossuin et son houhouhou. Je suis trop connectée

Comme ma mère commençait à tout critiquer “il est nul ce Nikos, pfff”, “c’est qui cette moche ?”, “c’est nul ce qu’elle chante !” “Ah il manquait plus que la Jenifer, là, elle est toujours en train de montrer ses aisselles celle-là!” (je cherche encore l’histoire des aisselles, je vous tiens au courant), je saisis la télécommande pour mettre autre chose mais là “non mais laisse, j’aime bien le truc des chansons, là…”. Et là, la vérité terrible fond sur moi : en fait, on mate juste la télé pour dire du mal. Et ma mère est totalement là-dedans. Non parce que ma mère, quand la télé est éteinte, elle est beaucoup plus civique, charmante, beaucoup moins… la réincarnation d’un des vieux du Muppet Show.

Les deux vieux du Muppet show

Il y a quelques années, je confessais un certain goût pour la merdophagie qui laisse encore quelques traces. Je n ‘ai plus la télé donc loin de moi toutes les sitcoms, telenovelas et autres soap operas dont j’adorais me moquer (parce que cible hyper facile), me reste parfois une petite affection pour les nanards. Mais même si je n’ai plus la télé, j’ai toujours une vague idée de ce qui se passe car… Twitter ! Hé oui, quand je viens mater mon fil d’actu le soir, j’ai le résumé de tout ce qu’il se passe à la télé et en général… vous n’aimez pas ce que vous regardez et vous daubez bien dessus. Oui, j’ai fait pareil dans le temps et la question reste : mais pourquoi on fait ça ?

Le bachelor, Diane et Marco s'embrassent à Paris

J’aimais bien basher le Bachelor mais juste parce que les ficelles étaient trop grosses

Peut-être est-ce par paresse ? Regarder une émission conne et critiquable nous rend notre cerveau tout disponible pour coca, j’aime appeler ce genre de programme des “jacuzzis du cerveau”. Sauf que bon, quand je regarde un reportage, ça ne me fatigue pas intellectuellement, j’apprends des trucs certes distraitement et il est possible que j’en oublie la moitié mais ça marche quand même. De la même façon, je peux regarder un film profond ou haletant (un thriller nécessite de réfléchir, quand même, c’est une sorte de réflexe, on tente pendant deux heures de remettre les pièces du puzzle) sans m’évanouir de fatigue… En fait, je trouve très regrettable qu’on associe “pas prise de tête” avec médiocre.

regarder la télé pour détester, jeune femme assise entre deux téléviseurs, années 50

Est-ce par manque d’envie de faire autre chose. On zappe, on mate, y a rien de bien, on met la première connerie qui passe histoire de s’occuper en attendant le coucher ?

Une jeune femme s'ennuie devant la télé et grignote des chips

Ou est-ce par une sorte de mesquinerie ? Une sorte de miroir déformant qui, par écho, nous rend plus intelligent, beau et intéressant. Je veux dire quand on voit à la télé une fille expliquer le plus sérieusement du monde qu’il ne peut pas y avoir qu’une lune et que la lune, c’est pas un satellite car il n’y a pas d’antenne, le seul plaisir qu’on peut ressentir sur le sujet, c’est un “mimimi, je suis intelligente, moi, je le sais, ça !” Ouais te la pète pas trop non plus parce que…
Qui veut gagner des millions, le public pense que c'est le soleil qui gravite autour de la terre

Mais merde !

Bref, et si la télé, c’était juste un catalyseur pour la méchanceté humaine ? Un besoin de se défouler, de dire du mal de Nikos et ses amis ? Ce qui expliquerait le succès des shows médiocres comme les Chtis, Secret Story et tout ça ? Après tout, est-ce que parfois, j’ai pas la tentation de mater des replays de conneries juste pour laisser ma plume acérée s’exprimer sur les réseaux sociaux parce que, oui, j’aime tordre les récits de sitcoms plates pour en faire quelque chose de drôle… et j’avoue que certains tweets sarcastiques me font marrer alors que je ne regarde même pas le show en question… Mais quand même, est-ce vraiment ça qu’on est censé attendre d’un medium qui pourrait nous apporter tellement plus ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Dead Landes : quand la fiction française déboîte

Je sais pas comment ça se passe à l’étranger mais en France, on aime bien cracher sur nos fictions. Et j’ai quand même parfois tendance à crier avec la meute. Une comédie française majoritairement oppressive (sexisme, racisme, homophobie… mais allez, c’est de l’humour, roooooooooh), des fictions où les acteurs sont en roue libre neuf fois sur 10… Non mais pardon mais suite à un passage dans ma belle-famille, j’ai eu droit au prime de Plus Belle la vie (alors déjà qu’on connaît pas les personnages, imagine la violence du truc) et… putain, mais ils jouent tous comme des quiches ! Chacun a l’air de faire ce qu’il a envie “tu as un texte, fais en ce que tu as envie… et oublie pas l’assent, steuplé !” (quoi que dans Plus Belle la vie, tu dois avoir deux personnages avec l’accent marseillais). Mais parfois, la fiction française te réserve de jolies pépites comme Dead Landes

Casting de la série Dead Landes de François Descraques diffusée sur France 4

Comme j’ai déjà dit ça ou là, j’ai une certaine culture Youtube, c’est ma télé à moi. Fin novembre, Antoine Daniel annonce qu’il va bientôt apparaître dans une série de François Descraques et François Uzan. Alors je sais pas trop si je dois présenter ces deux personnes… Si vous avez vaguement traîné sur Youtube, vous ne pouvez que les connaître mais je vous ai mis un lien sur leur nom pour découvrir un peu leur travail. Bref, c’est parti pour Dead Floor, une petite série diffusée sur Youtube a raison d’un épisode par jour, l’histoire de jeunes gens coincés dans une discothèque suite à un étrange séisme. Au bout de 5 épisodes, on découvre qu’il s’agit d’un préquel à une série qui sera diffusée sur France 4 : Dead Landes.

Casting de la web série Dead Floor de François descraques et François Uzan avec Antoine Daniel , Julien Josselin, FloBer

Alors Dead Landes, ça raconte quoi ? Tout commence dans un camping filmé pour un reportage au coeur des landes “l’escapade”. Alors que tout va bien, un étrange séisme survient, des colonnes de feu montent dans le ciel. Après le drame, les survivants vont découvrir qu’ils sont encerclés par un étrange brouillard infranchissable. Durant dix épisodes, nous allons donc suivre les aventures des “escapés”, cette bande de survivants pris au piège, filmés en permanence par les cameramen du reportage TV, parfois par des mobiles, caméras de surveillance…

Dead Landes saison 1, Agathe, Sam, Michel, Natalia et Clovis

Ah oui, y a Sören Prevost , aussi, très bon

Dis comme ça, ça ressemble à REC (enfin, je crois, je n’ai évidemment pas vu le film) et honnêtement, le jeu avec la caméra est très bon, les personnages interpellent régulièrement les cameramen pour nous rappeler que oui, il y a bien quelqu’un derrière la caméra, quelqu’un qu’on ne verra d’ailleurs jamais.

Dead Landes saison 1, Agathe et Sam

Le rythme est savamment dosé entre tension et humour. Ah oui parce que si je devais comparer Dead Landes à ce qui existe déjà, j’aurais tendance à évoquer un peu Kaamelott. Un tout petit peu, c’est pas forcément le même humour mais pour ce subtil mélange qu’il peut y avoir entre humour et tension (ah oui Kaamelott de la fin, j’avais oublié de préciser), le tout appuyé par une musique très tonitruante qui n’est pas sans rappeler du Hans Zimmer (le mec qui fait la musique de tous les films d’action, j’ai l’impression).

Tournage de la série Dead Landes de François descraques et François Uzan

Et franchement, ça fait du bieeeeeeen. On n’est peut-être pas les plus objectifs du monde vu qu’on est assez fans des productions “from Youtube” mais on a vraiment pris du plaisir avec Victor à mater cette petite série et j’espère très fort que ça va marcher car de la fiction française de ce niveau, j’en veux tous les jours ! Et surtout, je trouve très prometteur cette utilisation multimédia (websérie + série tv) pour développer un univers étendu en peu de temps. Encore, encore !

 

Ah et au fait…

Joyeux Noël, ouiiiiiiiiii !

sapin de Noël, boule en verre avec un renne et guirlandes lumineuses

Photo prise dans le sapin de ma chère Amy parce que moi, j’ai pas de sapin cette année

Rendez-vous sur Hellocoton !

Non, je connais pas, j’ai plus la télé

Septembre 2014. Profitant de mon intercontrat, je révolutionne mon appart pour gagner plus de place et parce qu’un nouveau départ, c’est bien de le signaler aussi par son ameublement. Durant une des manoeuvres, je bousille la télécommande de ma sfr box. Désomais, je ne peux plus regarder que la chaîne mosaïque avec TF1 format timbre poste. Ah, faut que j’appelle SFR pour leur demander une nouvelle télécommande… ah faut que j’appelle SFR… Ah, j’ai encore oublié d’appeler SFR… Et c’est ainsi que je n’ai plus eu la télé.

eteins-TV

Et ça ne me manque pas. En fait, je n’avais pas une très bonne consommation de la télé : je l’allumais dès que j’approchais de mon ordi et elle tournait. C’est souvent par flemme de zapper et/ou par flemme intellectuelle que je me suis mise à mater de la merde, allant de Secret Story aux Mystères de l’amour en passant par les telenovelas et même quelques épisodiques passages sur Plus belle la vie. J’avais même ouvert un compte Twitter dédié au livetweet légèrement exagéré de ces merdes télés parce que bon, quand même, c’est rigolo. Et je continue à penser qu’il y a quelque chose de drôle, voire d’utile dans certains cas, à caricaturer la télé pour en démontrer les sous textes pervers mais… mais y a tellement plus positif à faire, en fait.

tele-livres

Je n’ai plus la télé. Quand je dis ça, on me regarde comme une sorte d’extraterrestre, une sorte d’intellectuelle gauchiste, sans doute vegan et ultra féministe poilue. J’exagère un peu mais il y a toujours un mouvement de surprise puis un plissement de yeux suspicieux en mode “rah, elle va nous faire chier avec sa propagande anti télé”. Alors déjà, non car je considère que la télé, comme tout autre média, est avant tout ce que tu en fais. Selon ce que tu choisis de regarder, tu peux te laver le cerveau au coca ou apprendre des trucs. D’ailleurs, je n’ai jamais autant regardé Arte que depuis que je n’ai plus la télé. Mais en même temps, pourquoi ne pas avoir la télé ferait de moi quelqu’un de différent, quelqu’un qu’on soupçonne d’être… chiant ?

Intello-vs.-star-du-lycee-qui-gagne-le-mieux-sa-vie

Reprenons. Ma vie, en résumé, c’est rentrer chez moi jamais avant 20h et souvent bien plus tard (pas juste à cause du taf, je vous rassure, j’ai aussi une vie sociale et sportive) donc la télé et ses horaires ne me conviennent plus. Sans parler de ma vie amoureuse : un coup chez Victor, un coup chez moi, comment tu veux que je sois une spectatrice télé assidue ? Sans parler du fait que j’ai toujours trouvé triste de ne pas sortir pour regarder telle ou telle émission. Bref, la télé est un média qui ne me convient pas car avec horaires.

programme-tv

Mais ne plus avoir la télé ne signifie pas non plus “ne plus rien regarder de ce qui passe à la télé”. J’ai pas mal de séries en cours (je suis en train de découvrir The walking dead 6 ans après tout le monde), je mate quelques replays, surtout des reportages… Je regarde des émissions télé, oui, mais je ne regarde plus par défaut, je ne passe plus mes soirées à regarder de la merde en me convaincant que je vais pouvoir m’en moquer sur mon blog donc c’est jamais perdu, non. Et mon horizon culturel s’ouvre… Je connais quasi par coeur tous les épisodes de mayday danger dans le ciel, j’ai découvert des tas de Youtubeurs que j’adore, je consomme de la vidéo, oui, mais différemment. Bon, par contre, pour quelqu’un qui bosse fans le marketing, ne pas connaître les dernières coqueluches télé issues de je ne sais quelle télé réalité de merde ou émission à la con, ça fait un peu tache. Ne pas savoir de quoi on me parle quand on me dit “Y a le client, il voudrait repartir de sa copie télé pour développer un concept sur les réseaux sociaux”, c’est un peu dommage (oui parce que j’ai un adblock aussi, je suis une super e marketeuse). Mais j’ai découvert des tas de gens talentueux qui réalisent des émissions dans leur chambre avec 3 bouts de ficelle et qui prennent la parole comme ils en ont envie, quand ils en ont envie, et nous offrent un spectacle bien plus réjouissant.

francois-theurel

Youtube vs télé… Je vous en reparle la semaine prochaine.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Maaaaamaaaaa Corsica !

Un titre de chanson ringarde fera toujours un titre d’article de blog désespérant mais j’assume.

DIGITAL CAMERA

Bon, à présent que j’ai dormi tout mon soul, me revoici pour vous raconter mes douces vacances en Corse. On peut dire qu’elles sont tombées à point nommé celles-là, je flirtais avec l’épuisement. Oui, je dois être la seule fille au monde à être débordée un mois d’août mais bon, c’est passé, on s’en fout. Donc la Corse.

Corse 2013 042

D’abord le périple. Je partais avec Anaïs, mon éternelle compagne de voyage, qui était déjà allée au centre UCPA de Triu Funtanella, destination de notre voyage. Pour ceux qui connaissent la Corse, c’est entre Sagone et Cargese, un endroit dont je gardais un très bon souvenir. Bref, elle me dit “on va pas prendre le vol UCPA, il est super cher, on va faire train puis ferry”. Oui, d’accord. Sauf que voilà, il va falloir dormir la nuit dans le ferry, option étalage par terre si y a plus de banquette. Heu… Mais c’est que j’ai 33 ans, mes vieux os ont besoin d’un minimum de confort. J’accepte néanmoins dans un moment d’inattention. Donc samedi, direction Toulon, on traverse la ville pour s’offrir un pique-nique sur l’étrange port de plaisance de Toulon. Etrange parce qu’on dirait un décor de plateau genre Plus belle la vie : le dallage est une surface plane et réfléchissante qui glisse qui pue le toc, ils ont mis des spots sous l’eau pour éclairer les bateaux (je n’ai absolument pas compris l’intérêt). Après avoir commenté la foule passante, direction le ferry. Alors c’est là que nous allons passer la nuit, trèèèèès bien. Je suis Anaïs qui me guide, on entre dans le salon qui va être notre chambre… Enfin, quand je dis salon, je devrais dire frigo, ils ont tellement poussé la clim que j’ai cru être entrée par erreur dans la chambre froide. Ok, super, sortons donc le sac à viande et mes deux gilets. Mais à l’arrivée, sachez que, curieusement, on dort pas si mal dans les ferries. Même si t’es réveillée à 4h du mat par une tempête (oui enfin, tempête, j’exagère un peu mais ça tanguait, craquait… et ça m’empêchait de dormir) et à 6h par l’hôtesse italienne qui te parle un français phonétique que tu ne comprends pas. Mais le confort spartiate du ferry est largement compensé par la vue au départ et à l’arrivée. Ajaccio dorée par le soleil du matin, c’est assez priceless (puis je suis déjà arrivée par deux fois en avion en Corse, varions les plaisirs).

corse-ferry

A peine arrivées sur Ajaccio, on découvre les joies du “normalement” Corse. On chope un bus qui nous amène directement au centre, on demande un aller-retour et là “ah non mais y a pas de bus dimache prochain…” “Heu mais la navette existe jusqu’au 14 septembre sur votre site web” “oui ben non”. Donc les bus corses, c’est un peu du n’importe quoi. Par exemple, le samedi après-midi, on souhaite profiter de l’arrêt des activités pour faire un tour à Cargese. On attend gentiment le bus, on lui fait signe quand on le voit arriver… Le chauffeur nous fait coucou et trace la route. Je… euh… pardon ? Et le dimanche, j’ai bien fait de pas vouloir attendre la navette prévue à 11h30 (il était 10h30 et poireauter une heure à l’aéroport, bof quoi) car elle n’est jamais passée. Voilà, ça, ce sont les charmes de la Corse. Et je vous parle pas de la conduite folklorique du taxi, ça m’a rappelé l’Italie.

corse-cargese

ajaccio-corse2

Bref,on arrive au centre et comment dire. C’est beau. La mer est un peu déchaînée, il y a de la houle, je regrette un peu de pas avoir pris mon Reflex Canon mais entre mon iPhone et mon petit APN, je mitraille tout. Je suis bien, je suis en vacances. Je n’ai pas trop visité la Corse : le centre était un eu exilé et notre seule tentative de balade extérieure a été mise à mal par un chauffeur de bus facétieux. J’ai fait une jolie balade à cheval dont je vous parlerai demain et nous avons passé le dernier jour à Ajaccio, en mode “moi, ça me fait penser à l’Italie”. Et cette envie qui revient de partir vivre là bas même si la scène politique italienne m’agace vraiment trop pour le moment. Un jour peut-être…

ajaccio-corse

Et la plongée alors ? Les fonds sont chouettes même s’ils sont moins beaux qu’à la réserve de Port Cros ou à Marseille mais il y a une jolie topographie et j’aime bien ça, moi, la topographie en plongée. Tous ces paysages étranges dans lesquels on évolue en 3D. Avec quelques magnifiques murènes et des mérous nonchalants (quoi que j’ai vu un mérou nager vite, je pensais même pas que c’était possible tellement ils sont toujours en train de glander !). Bilan de la semaine : j’ai pas une seule fois dépassé la profondeur max autorisé (un de mes gros défauts en général), je suis une merde intégrale en orientation (on a terminé une plongée à 500 mètres du bateau), je sais pas me servir d’une boussole (cf parenthèse précédente), je suis un peu une quiche en photo sous marine.

DIGITAL CAMERA

Et le meilleur pour la fin : la réserve de Scandola. Le dernier jour de plongée, on a eu droit à une belle plongée à l’orée de la réserve de Scandola, à Capo Rosso. “Tu vois le relief à l’extérieur ? Ben c’est pareil en bas”. La passionnée de plongée topographique que je suis a donc pris un énorme pied. Sans doute la plus belle plongée de la semaine avec en bonus un pique nique au coeur des calanques (sur les Zodiac mais c’est un détail).

corse-scandola

En résumé ? Ca me fait chier d’être rentrée.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Plus belle la vie, la série über progressiste

Je l’avoue, je ne suis que peu la série Plus Belle la Vie, essentiellement parce que je suis rarement chez moi à 20h en semaine. J’essaie de comprendre qui est qui et qui fait quoi mais arriver 8 ans (je crois) après le début de l’histoire, c’est coton pour tout comprendre. Surtout que j’aimerais savoir qui a eu la géniale idée d’appeler les Dupond et Dupont de la série « Jean-Paul » et « Jean-François », comment tu veux que je les confonde pas !


Je ne vais donc pas m’adonner à mon vice, celui de me moquer des séries car je n’en sais pas assez, je n’ai que des bribes d’histoires, des anecdotes pas très parlantes. Bien que je me demande avec qui l’actrice qui fait la serveuse n’a pas couché pour être cantonnée à un rôle de dépressive n’ayant plus dans sa vie qu’un chien. Dur. Donc passons sur les scénarii rocambolesques (il s’en passe des choses à Marseille dis donc) pour en venir quand même à un truc que je tiens à saluer : Plus Belle la vie est progressiste. Et je vous illustre ça :
L’amour intergénérationnel
Dans Plus Belle la Vie, l’amour transcende les âges. Des histoires que j’ai suivies, Blanche se tape le fiancé de sa fille Johanna puis Estelle l’esthéticienne qui va rouler des pelles au vieux propriétaire de la compagnie de ferries mais je ne me souviens pas du tout de son nom. Là, y a rien de bien incroyable, passons donc à la suite.


Les couples mixtes
Là, déjà, on est un peu plus dans le progressiste : contrairement aux soap opéras américains, ça se mélange sec entre personnes d’origine ethniques différentes. On a par exemple Estelle(toujours l’esthéticienne, oui) et Jawad, Abdel (je crois. Je retiens pas son nom mais je le laisserais bien faire me faire du bien) et Barbara, Jean-Paul et Samia, Laurence et le docteur dont j’ai oublié le nom… Une des principales héroïne a un enfant métis… Bref, l’origine ethnique n’est pas une barrière et ça, c’est une putain de nouveauté sur ce type de programmes.


Les couples homos qui ont même des enfants
Il y a aussi des gays dans Plus Belle la vie. Y a le barman, déjà, qui a au passage une coiffure épouvantable. Bon, il a un côté Diva Passiva un peu fatigant, ça fait très « la pédale clichée » mais son compagnon, par exemple, est docteur. Et a adopté un enfant avec son ancien compagnon. Bon, ça se passe mal là parce que si j’ai bien tout compris, son ex ne veut plus que le docteur voit son fils car il n’a pas digéré la rupture. Mais le gamin, ado maintenant, n’est pas traumatisé par l’homosexualité de ses pères (mais plus par les relations conflictuelles entre eux mais comme tous les gosses de cette série vu qu’ils divorcent tous. Ceci étant, il doit être beaucoup plus équilibré que les enfants Newman qui n’arrêtent pas de se marier avec les exs de leurs parents et vice et versa d’ailleurs. Va comprendre…).


Une série où les ethnies se mélangent, les homos s’aiment et élèvent des enfants, je veux pas dire mais c’est quand même pas partout, surtout dans les séries françaises. Vous imaginez Julie Lescaut se faire trousser par Mouss Diouf sur son bureau, vous ? Si je reprends deux univers de série phare, c’est quand même pauvre en homosexualité et mixité …


Sous le Soleil : Jessica a beau avoir adopté un enfant noir, y a pas des masses de « minorités visibles » dans le lit de nos héroïne. Y en a bien une qui a une aventure avec un gitan (la même Jessica je crois) mais en dehors de ça, c’est blanc, blanc, blanc… Et pour les gays, y a bien eu le mec qui était d’abord le prétendant de Laure avant de découvrir qu’il était son frère alors on peut se demander si, dans la tête des scénaristes, son homosexualité n’est pas née de l’inceste qu’il a quasi commis (ils ont juste fait des bisous (je crois)).


L’univers AB : alors là, je maîtrise mieux. Côté gay, à part quelques personnages dont la sexualité est finalement peu exploré (Gérard des filles d’à côté qui finit hétéro en fin de compte), la seule question de l’homosexualité ressort surtout dans les histoires de cul des super nymphos (Audrey, Hugo et surtout Ingrid, la mante religieuse ultime). Quant aux couples mixtes, déjà, dans les premières années, on n’a même pas de Noir ou d’Arabe dans les séries. Puis vint le Miel et les Abeilles avec l’incroyable couple Marie (petite blanche bourgeoise) et Giant Coocoo, noir…et nain ! Mais les acteurs n’ont jamais échangé un baiser… On a ensuite un couple mixte dans une sitcom méconnue « L’un contre l’autre ». Dans Hélène et les garçons et ses avatars, Nathalie se tape un beau métis américain (mais plus par loi mathématique ou les 1 seuls se mettent forcément ensemble) puis blanc, blanc, blanc (même quand ils vivent dans les Antilles, ils côtoient quasi aucun Noir à part quelques figurants) puis ils nous sortent un Sri Lankais de nulle part qui sert d’hébergement à Hélène et Jeanne quand elles sont en galère avec Nicolas mais lui aussi aura sa petite blanche… Crystal, une prostituée.


Bref, je suis vraiment pas une spectatrice assidue de Plus Belle la Vie et vu que je comprends rien quand je tombe dessus, ça m’encourage pas… Puis je m’en fiche un peu en fait. Mais en ces temps de climat nauséabond où le racisme et l’homophobie s’assument sans complexe, voir un peu de mixité et d’homosexualité sans avoir l’impression que c’est juste pour un « alibi minorités visibles et tolérance », c’est déjà pas si mal

Rendez-vous sur Hellocoton !

Multi rediffusions

Je le confesse : je suis une feignasse télévisuelle. Les séries, je les mate au gré de mon zapping, en français dans le doublage. Je sais, ça craint : les versions françaises sont généralement moins bonnes et en plus, ça m’empêche d’improver my english. Mais j’ai beau télécharger des séries, je finis par attendre qu’elles passent à la télé. En gros, j’agis devant la télé comme à la cantine : je prends ce qui a.

Du coup, je ne sais pas quel hasard, je retombe toujours sur les mêmes épisodes, comme si chaque série comportait une dizaine d’épisodes tournant en boucle sur la télé. Par exemple, sur la série Medium, j’ai dû voir 5 fois au moins l’épisode du gynécologue démoniaque. Idem mercredi (je crois), je tombe sur Esprits criminels, l’histoire du copycat qui tue des femmes en plantant un pieu dans leur corps pour dessiner une constellation, j’ai dû le voir trois ou quatre fois.

A côté de ça, il y a un bon paquet d’épisodes de ces séries que je n’ai jamais vus. Oui, rappelons nous que je suis une mauvaise sériphage et vu que j’ai une vie sociale un peu fofolle… Je rate pas mal d’épisodes. Et je vous parle de ces deux séries parce que ce sont celles qui me viennent en tête mais je pense que ça marche pour toutes les séries. Et pourquoi je vois toujours les mêmes épisodes ? Le hasard ? Pour une part, oui, mais pour l’essentiel, c’est la faute aux chaînes qui diffusent les séries en dépit du bon sens.

Glissons nous dans la peau d’un programmateur de série (responsable des programmes ?) un instant. Voyons, ce soir, on va diffuser deux épisodes inédits et un ou deux vieux et hop, la soirée est bouclée. Bon, on est dans la saison 3, on doit normalement diffuser l’épisode 07 et 08. Ah ouais mais l’épisode 07, il est un peu trop violent quand même et le 08 est un épisode clé alors on va le mettre en premier plutôt. Puis tiens, on va passer le 12 ensuite vu que c’est le deuxième épisode clé histoire de pas trop perdre d’audience face au gros match de foot diffusé sur la chaîne en face. Ouais yeah ! Pour le dernier épisode de la soirée, heu… Ben le 15e épisode de la première saison, au pif. Et la semaine prochaine, on diffusera l’épisode 09 et 07, tranquille.

Et puis les séries, c’est pratique, ça comble les trous des programmes. Pendant mes vacances, j’ai pas mal maté France 4 qui est une chaîne qui me plaît plutôt bien. Programme du jour : deux épisodes de Plus belle la vie, 4 épisodes d’Urgences, 2 épisodes de Plus belle la vie… Les mêmes que le matin (ceci étant, même en les voyant deux fois, j’ai toujours du mal à capter qui est qui par rapport à qui. Genre Luna, c’est la mère de Nathan ?) Le lendemain, sur 4 épisodes d’Urgences, 2 avaient déjà été diffusés la veille. Tu m’étonnes que tout le monde se perde dans ce schmiblick. Mais je suis tombée pile sur l’épisode le plus horrible : la mort de Lucy (enfin, l’épisode juste avant sa mort, précisément). Bref, une fois une série achetée, on la diffuse jusqu’à ce que la pellicule crame. On diffuse la saison inédite (enfin, inédite pour moi, tout le monde l’a déjà téléchargée) en prime time et on comble les trous de la grille des programmes des anciennes saisons. Un peu de Docteur House ici, de Grey’s Anatomy là, multi diffusons Friends et How I met your mother…

Et ça saoule un peu à vrai dire. Pourquoi ne pas investir dans des vraies séries originales françaises ? En dehors de Canal +, je veux dire. Ca éviterait de nous imposer éternellement les trois mêmes séries multi diffusées absolument n’importe comment du moment que ça comble les trous. Ou mieux : et si on avait l’incroyable audace de faire quelques petits documentaires ? C’est vrai, une émission sans meurtre, sexe, violence ou racolage, ce serait reposant. Avec plein de reportages sur les pingouins et les manchots parce que faut le dire : c’est trop top comme animal.

Et encore, je dis ça, je regarde pas les Experts (quelle que soit leur cité d’action)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Triangle amoureux au sommet

François et Ségolène se sont aimés et ont eu quatre enfants. Puis un jour, François a voulu quitter Ségolène pour Valérie mais Ségolène lui a demandé de rester encore un peu, pour faire bonne figure pendant les élections où elle se présentait. Une fois la défaite de Ségolène officielle, François s’envola dans les bras de Valérie, laissant son ancienne compagne affronter seule son échec. Puis François tenta à son tour de devenir Président, Ségolène décida de participer à ses côtés, fidèlement, espérant un geste de gratitude. François lui promit : si elle était élue, il lui offrirait le perchoir. Décision difficile pour Valérie qui ne digère pas la proximité de François et de son ex. Ivre de colère, elle le clame publiquement : son soutien va à l’adversaire de Ségolène, créant une crise familiale sans précédent.

Un résumé d’une storyline de Plus belle la vie ? Non, juste un raccourci de la vie privée de notre Président et des deux femmes de sa vie : Ségolène qui est et restera la mère de ses 4 enfants et Valérie, sa nouvelle compagne que tout le monde déteste déjà. Moi même, j’avoue que je ne l’ai jamais vraiment portée dans mon coeur et ce bien avant cette navrante histoire de tweet. Sans raison particulière, juste une sensation de la femme qui se prend pour la Reine qui m’agaçait légèrement lors des primaires puis des présidentielles. La future Première Dame ne me plaisait guère mais peu importe, je n’allais pas changer mon vote pour elle. Après tout, à quoi ça sert une première dame à part s’accrocher au bras de son compagnon lors des visites diplomatiques à Obama ou à la Reine d’Angleterre ou à prêter son nom à deux ou trois actions caritatives. C’est vrai, depuis Carla, reconnaissons-lui au moins ça, la première dame poursuit sa carrière et Valérie ne compte pas lâcher le stylo. Ok, bien. Mais après ?

Donc je n’aimais guère Valérie et ses airs de reine despotique mais peu m’importait. Je n’ai jamais vraiment apprécié Ségolène non plus et je ne me sentais pas de devoir choisir un camp, les affaires matrimoniales de notre Président ne m’intéressent pas. Et puis le tweet. Soyons clairs, j’ai toujours eu du mal avec le système de parachutage, cette sensation qu’on prend les électeurs pour des cons histoire de placer ses potes, non… Je vous rappelle que j’ai vécu quelques années à Toulouse, sous le municipat de Philippe Douste-Blazy, sublime parachuté qui a toujours prétendu qu’il ne quitterait jamais Toulouse…Et qui est partie en courant au quai d’Orsay dès que l’on lui en a ouvert la porte. J’avais pas voté pour lui (de fait, j’ai jamais voté à Toulouse, j’étais restée citoyenne de ma ville natale) mais qu’on ne me parle plus de parachutage… Alors, Ségolène à la Rochelle, forcément, ça m’a pas plu. Mais il y a une chose qui me déplaît encore plus : l’étalage nauséabond des culottes sales de l’Elysée. Tu es jalouse de l’ex de ton mec, Valérie ? On peut comprendre, c’est humain après tout. Sauf que si tu fais une scène à ton mec en public, peu importe que tu aies raison ou tort, c’est toi qui passera pour la mégère hystérique. Et quand la mégère hystérique est au sommet de l’Etat, ça suscite du commentaire.

Et puis si ça en était resté là… Mais non, le jeune Thomas, qui se sent pousser des ailes depuis le 6 mai, prend la parole, parle de la vie privée de son père en disant que son père n’aime pas que l’on parle de sa vie privée et te traite plus bas que terre. Tu as touché à sa mère, tu n’es plus la bienvenue dans la famille. Un drame matrimonial commun en somme, il n’est jamais aisé d’être la dernière venue, la nouvelle copine. Les enfants de ton mec n’auront toujours qu’une seule mère, tu ne peux rien faire contre ça et t’attaquer publiquement à elle était la pire des erreurs à commettre. Que l’on soit Première Dame ou simple citoyenne dont le nom n’a jamais été imprimé sur un papier journal.

Et maintenant, la France retient son souffle. François ne dit rien et laisse passer l’orage mais il se murmure qu’il a été furieux contre toi. De là à rejouer le drame Cécilia de 2007, il n’y aurait qu’un pas.

Je me demande si François choisirait une actrice, chanteuse… comme nouvelle compagne… Si oui, moi, je vote Valérie Lemercier !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mémoire du quotidien

par Bobby

Certains d’entre vous le savent peut-être déjà. Depuis le 20 mars 2009, j’ai entamé un projet expérimental particulier qui me tenait à coeur depuis longtemps : une série qui comporte pour chaque jour de l’année un petit épisode de trois minutes, mettant en scène la routine de voisins qui évoluent dans une résidence, au centre de laquelle se trouve un arbre, pivot de leur quotidien. Cette série s’appelle Autour d’un Arbre, et, à l’heure où j’écris, 21 épisodes sont déjà en ligne.


Souvent, quand on crée, on doit plaire. C’est chiant, mais c’est comme ça. Il ne faut pas se « foutre de la gueule » du spectateur, parce que sans le spectateur, y a pas d’oeuvre. Oeuvre, oeuvre… quand on a vingt et un ans, c’est un bien grand mot. Je préfère parler d’expérimentation. Quand je serai grand, j’espère, je ferai des « oeuvres ». On me payera pour ça, alors il faudra que ça marche. Donc je devrai prendre en compte les envies des gens, les attentes, les fantasmes. Et comme je me respecte, je devrai aussi m’écouter moi, et faire un compromis entre ce que je veux montrer et ce que les gens aiment. Ce qui les maintient en éveil. Ce qui leur donne envie de revenir. Il y a des mécanismes tout fait pour ça. L’homme est une machine bien connue des dramaturges depuis des millénaires.

En attendant, je suis petit, et je veux en profiter pour faire ce qui me plait à moi. Je ne dis pas que je me fiche complètement que mes petites productions soient hermétiques, ni que je me fiche que ça ne plaise pas à grand monde. Au contraire. J’ai un gros ego tout boursouflé qui se vexe férocement, même si dès le début je sais que ça va pas emballer les foules, quand on me dit « y a pas d’intérêt ». Et il faut dire que le fait de montrer des moments du réel, sans action, sans intrigue, avec une caméra qui tremble, un son mauvais et une lumière crue, ce que d’aucuns qualifieraient de « film de famille », ça fait pas bander. Mais moi, j’aime. Je vais pas dire que je sais pas pourquoi, parce que j’y ai pas mal réfléchi. Laissez-moi vous expliquer.

Je crois que j’ai un furieux besoin, presque viscéral, d’archiver le réel au jour le jour. De le mettre en mémoire. Parcourir ce blog, qui a plusieurs années derrière lui et une solide rigueur dans la publication des articles (merci à Nina), c’est pour moi particulièrement jouissif. Parce que c’est un espace qui a une histoire, une histoire proche de celle du journal intime. J’adore les journaux intimes. Relire ce qui s’est passé le 18 mars 2006, voir les détails qui se répètent à foison, puis évoluent, peu à peu. Regarder le cycle des saisons qui tournent. Les personnages qui changent. Si seulement Plus Belle la Vie cherchait moins l’audimat à tout prix et redevenais ce qu’elle devait être initialement, c’est à dire une série vraisemblable (et non pas l’histoire d’un quartier où tout le monde meurt dans des trafics aussi incessants qu’improbables), je trouverais ce soap merveilleux.

Et vous savez quoi ? Je ne suis pas le seul dans ce cas. Regardez les blogs par milliers qui éclosent sur la toile, ces gens anonymes qui racontent leur vie, qui conservent tout. Regardez Fessebouc, et la façon dont nous stockons tous nos faits et gestes : Bobby fait le ménage, Bobby part à la fac, Bobby est triste ce soir, etc. Regardez aussi la folie photographique, avec des téléphones, des appareils numériques, et nos disques durs qui en sont remplis à ras bord. Ma meilleure amie en est à un tel point qu’elle note tous ses textos depuis des années, qu’elle ne jette jamais rien avant d’avoir pris une photo (tous ses emballages y passent, son ordinateur en contient des milliers).

Je trouve ça fascinant. Nous avons un rapport au présent qui ne m’intéresse que dans la perspective ou cette multitude d’instants deviendra une multitude de souvenirs et constituera une histoire. Est-ce qu’il faut expliquer tout cela aux gens pour leur montrer que ma série n’est pas si cucu qu’elle en a l’air ? Ou est-ce qu’il faut laisser les gens réfléchir et trouver par eux-même ce qu’il peut y avoir de riche dans un tel projet ? J’avoue que ça, je ne sais pas encore.

Pour voir la série, c’est ICI.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où trouver l’homme ? Episode 34 : sur un tournage

(Lecteur tombé ici par hasard, je te rappelle que tout ceci est une fiction. En vrai, je n’ai pas assisté au tournage dont je vais
parler mais Pink Lady. Et pour ceux qui cherchent de quoi est morte Chardonnay, c’est d’anorexie.  Je vois que ça en travaille beaucoup en ce moment)


A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

En tant que blogueuse influente, je suis invitée à plein de super opés dont une participation au tournage de Plus Belle la vie. Ne sachant pas exactement de quoi il retourne, j’y vais, curieuse. Je ne suis pas une fana de la série (en vrai, je ne l’ai jamais vue) mais un tournage, c’est toujours une expérience sympa. Arrivée sur place, je rejoins le gang des blogueurs, on va rigoler, hihihi ! Une fois enfouis dans la foule, le réalisateur explique le but de la scène : on doit jouer l’amour et la paix et embrasser les gens qui nous entourent. Plaît-il ? C’est pas que je sois farouche mais embrasser des tas de gens comme ça, ça me paraît un peu curieux. Est-ce que tout le monde a un certificat médical attestant de leur bonne santé buccale ? Non parce que choper une mononucléose à 28 ans ¾, ce serait la lose.



Mais je me suis un peu emballée, les bisous, on peut se les faire sur les joues et s’étreindre pudiquement. Ah bon, voilà une base plein plus intéressante pour faire connaissance. Non parce que si on joue le roulage de pelle dès les premières minutes, bon courage pour attiser le désir ensuite, on a déjà donné une bonne partie de soi. Même si le baiser permet de détecter les mauvais amants.

Un, deux, trois, c’est parti, ça tourne, action ! Alors je fais des câlins à mes voisins et mes voisines, je claque des bises, je rigole, je m’amuse. Deuxième prise, on recommence, les câlins, les bisous, les éclats de rire. Ah, il faut se tourner de l’autre côté et se refaire des bisous et des câlins. Forcément, je repère un peu à qui je dois faire des câlins, histoire de rentabiliser l’expérience. Ah, tiens, j’ai un contact visuel avec un mec pas trop mal… Bon, jouons la fine, approchons nous du monsieur en profitant des différents câlins pour se déplacer, l’air de rien. En deux scènes, c’est fait et j’ai même droit à une bise. Léger mais le réalisateur veut encore faire des prises donc la perspective de câlins m’enchante.




Et ça tombe bien car le tournage commence à se faire long. Rester deux heures sans bouger et dans le froid, ça commence à lasser un tout petit peu. Les sourires se font crispés, les étreintes mollassonnes et les bises, seuls ceux qui ont leur tube de dermophyl indien continuent de pratiquer. On commence à se demander combien d’orteils cette petite aventure va nous coûter, le tout petit de mon pied droit ne répond plus. Ok, il est totalement microscopique et ridicule mais à priori, s’il est là, c’est qu’il doit un tout petit peu servir à mon équilibre. Déjà qu’avec tous mes orteils, il m’arrive de tomber, avec un en moins, je sens que ma démarche féline ne sera plus qu’un vague souvenir.

Avec le jeune homme, on se retrouve partenaire de câlin attitré surtout quand le caméraman passe dans la foule caméra à l’épaule pour filmer les gens en gros plan. Avantage du câlinou : on ne verra pas ma tête. Non que je n’assume pas de participer à Plus Belle la vie mais j’ai une réputation à tenir… Une réputation de quoi, je sais pas, tiens, bonne question.


Sauf que ça n’en finit plus et le jeune homme finit par nous saluer pour partir travailler. De toute façon, à force de froid, je sens mon nez se liquéfier légèrement et se frotter la morve à l’écharpe d’un quasi inconnu, non vraiment, ce n’est pas du tout un bon plan drague…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Avec Max Boublil, ce soir, tu vas prendre

Le dimanche, c’est culture donc aujourd’hui, redonnons ses lettres de noblesse à ce traditionnel article qui tombe parfois dans la facilité et le stupre. Vendredi, j’ai pris ma fidèle  Vicky sous le bras et nous voici au théâtre du Petit Gymnase, billets en main, pour voir le nouvel artiste à la mode, Max Boublil.

Il faut avouer qu’il y a encore 15 jours, je savais pas qui c’était puis on a eu un chat avec lui sur la plate-forme ado et là, je me suis bien marrée même si certaines réponses étaient borderline pour les gosses. Oui, nos petits, faut pas leur parler sexe, ils sont purs, ils sont innocents, ils pensent que leur zizi, il ne sert qu’à faire pipi. Donc je me dis « tiens, si j’allais voir son spectacle ? ». Donc, c’est parti avec Vicky on prend nos places pour vendredi, avant dernier soir du show. 20h, on se met donc en bout de la longue queue mais finalement, nous très fortes, nous voici au second rang. Un gars arrive, plutôt brun et mignon, avec de faux airs de Titoff, je trouve. Le comique, pas l’acteur porno ! Jean, t-shirt noir et converses, portable… Un vrai djeunz, quoi. D’ailleurs, selon son skyblog, il a 21 ans. Précoce, le petit !

Bon, je ne vais pas vous raconter le spectacle parce que c’est drôle et qu’il vaut mieux aller le voir que le lire sur mon blog. Max a une sacrée pêche, il saute dans tous les sens, il joue avec son public (sur qui il postillonne joyeusement). Nous, on est au 2ème rang donc potentiellement exposées. D’ailleurs, je me prends une affiche quand je rigole à un moment et que je suis la seule… Pas ma faute si je suis super bon public. Mais en fait, le sketch c’était à la fin du spectacle. Attention, c’est parti pour le côté langue de pute. Au premier rang, juste devant nous, 3 demoiselles très très excitées par Max genre on en fait des caisses pour se faire remarquer. Oui parce qu’il faut savoir qu’à la fin, le jeune homme fait monter une fille sur scène et on sent qu’elles veulent à tout prix être l’élue. Pas de chance, c’est pas l’une d’elles et j’ai un peu envie de me marrer. Les nanas passent à la vitesse supérieure genre elles montrent qu’elles ont les paroles de la chanson qui tourne sur le net, « Tu vas prendre », elles allument leur briquet pendant le refrain, standing ovation en fin de spectacle… Heureusement, on était à l’étroit, elles ont pas
pu enlever leur string pour le jeter sur scène. Une fois le rideau retombé, c’est parti pour une partie de « je dreame ma vie en blue », les nanas ont décidé de l’attendre à la sortie pour l’interviewer. Rien que ça… Mais j’ai pas vu si elles ont réussi ou pas, je suis un peu dégoûtée, ça m’amusait, moi.

Mais revenons en à Max Boublil. Comment devient-on comique à la mode à 21 ans quand on est hétérosexuel (donc on couche pas avec Laurent Ruquier) et qu’on vient pas de la té-ci (donc pas bon pour le Jamel Comedy’s Club) ? Ben, on utilise la même voie que Kamini et Lily Allen, on envoie sa chanson sur le net et avec de la chance, on se fait repérer. Donc voici Max à l’affiche sur Daily Motion et sur tous les plateaux télés et radio. Ça marche tellement bien que les maisons de disques créent de faux artistes « trouvés sur le net » genre Mange du Kebab, lancé sur le net genre « c’est des mecs qui bossent dans un Kebab du XVIIIe, ils ont fait une chanson pour de rire ». Sauf que sur le site Internet,  y a pas l’adresse dudit Kebab et quand on voit qui est le propriétaire de l’URL, surprise, c’est EMI records. D’ailleurs, on a reçu le CD 2 titres au boulot. Donc, voilà, ça marche
sur le net et le voici tout partout, son spectacle est pris d’assaut. Bon, c’est cool pour lui surtout qu’il me fait pas mal rire donc je peux pas dire que c’est pas mérité mais ce côté mouton de panurge médiatique m’épate toujours un peu. Surtout que ça va tellement vite sur le net que la star du jour peut être oubliée le lendemain.

Mais Max, il est sympa, il est taquin, c’est le genre de one man show que j’aime bien. Pas de temps morts, du  jeu avec le public, des sketches peut-être un peu « faciles » sur les sujets abordés (flics, meetic, Plus belle la vie…) mais bon, on peut faire des sketches bien pourris sur des sujets qui font marrer tout le monde. N’empêche que ça me motive pour écrire d’autres sketches. Pit-être qu’un jour, moi aussi, je serai en haut de l’affiche de daily motion. En tout cas, Max repart en tournée en octobre et je vous le conseille. Vous pouvez me croire, je suis pas payée par
Max ou par quelqu’un d’autre, j’ai juste bien rigolé et ça fait toujours du bien !

En bonus, le clip de la chanson « tu vas prendre »

Rendez-vous sur Hellocoton !