Un dernier tour de piste à Cuba

Le 16 mars – Dernier jour à la Havane et à Cuba. Je suis un peu partagée. D’un côté, je n’ai pas envie de rentrer, profiter encore du soleil, de ce pays qui ne m’a pas tout montré et surtout, je ne veux pas retourner au travail, retrouver trop vite ma grande fatigue. De l’autre, Victor me manque et la vie en collectivité me lasse, surtout qu’il y a pas mal d’animosités dans le groupe. Après un petit déjeuner vite expédié et une balade dans les escaliers parce qu’un seul ascenseur de 6 à 10 personnes (selon les valises présentes et la non volonté de se serrer) et que finalement, t’as plus vite fait de monter les six étages à pied que d’attendre ledit ascenseur vu qu’arrivées à notre destination, l’appareil n’avait toujours pas atteint le rez-de-chaussée.

Eglise Orthodoxe de la Havane, Cuba Lever de soleil sur le Capitole de la Havane Lever de soleil sur la Havane

8h30 (enfin…), on part  l’usine de rhum. La visite est assez brève et nous n’avons pas le droit de visiter la vraie fabrique, le savoir-faire cubain doit rester secret… oh bah non, moi qui voulais me fabriquer une petite distillerie maison… Ca reste sympa comme visite, surtout la partie avec la maquette de train (passion diorama forever) et le bar. Avec une petite dégustation. Alors autant j’aime le rhum, autant une petite dégustation dès 9h30, mon corps dit stop… Déjà que ma trachée commence à brûler, un peu comme quand j’étais partie en Martinique… Du coup, en Guadeloupe, j’ai vraiment peu picolé…

Caisse enregistreuse à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Dégustation au bar de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Visite de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Distillerie Havana Club à la Havane, Cuba

C’est parti pour deux heures de temps libre. Comme je n’ai pas du tout compris où était le rendez-vous du midi, je suis un peu désespérément le couple dans le marché voisin qui propose à peu près les mêmes choses que les marchés de Trinidad et Cienfuegos. On va ensuite se perdre dans la Havane avec d’autres dont la fille que je soupçonne de ne pas m’aimer et qui semble avoir décidé que je n’existais pas. On croise la rue Obispo avec le fameux hôtel Hemingway et je repère le trajet à partir de là. Vingt bonnes minutes de marche… Comme après le déjeuner, on a environ une heure pour profiter encore de la Havane, je renonce à mon trip “écrire au même endroit que Hemingway”. Alors que j’envisage de me poster une heure dans un parc pour souffler un peu avec ma coloc (j’ai laissé partir mon groupe habituel, j’en avais un peu marre de me sentir pas appréciée par une personne qui était plutôt sympa au départ sans que je comprenne ce que j’avais pu dire ou faire… et peut-être que le pourquoi n’a pas de réponse, au fond, juste une question de tête qui revient pas). Mais l’autre couple nous propose un tour en taxi, dans l’une des fameuses vieilles voitures américaine. Allez, après tout…

Chaton de la Havane, Cuba Street art à la Havane, Cuba Architecture cubaine à la Havane Vieille carcasse dans les rues de la Havane, Cuba Art nouveau dans les rues de la Havane à Cuba perspective dans les rues de la Havane Architecture cubaine à la Havane Un pousse-pousse à la mode cubaine Bus dans les rues de la Havane, Cuba

Et j’ai bien fait d’accepter, en fait. La balade fut très sympa, on s’est rendus sur la rive d’en face qui me faisait de l’oeil depuis notre arrivée. Nous avons pu voir le Jésus géant, la maison où le Che dormait parfois, la zone des fameux missiles de Cuba et des bouts de l’épave de l’avion U2 américain décanillé qui a failli déclencher la guerre. Puis on termine par le fort et…mais…oui, ça sent l’iode. Enfin ! Je m’en emplis les narines. Cette odeur là, elle me rend tellement heureuse. Retour au point de départ, on a juste le temps de prendre un dernier verre, une piña colada 4 étoiles et on file vers l’aéroport. On traîne au duty free pour faire le plein de rhum (alors qu’on n’a pas fini la réserve de la Guadeloupe), un petit magnet pour ma soeur et on se rend devant la porte d’embarquement “dernier appel pour Paris !”. Mais y a jamais eu le premier ! On s’installe dans l’appareil, toujours pas d’écran individuel, quelqu’un a cassé sa prise jack dans ma prise audio donc je suis punie de film. Bon, les films français sont sous-titrés en anglais et je les ai déjà vus à l’aller… Par contre, curieusement, le film anglais ne l’est pas. Du coup, j’ai rien compris à l’intrigue de Kingsman 2 (je ne regardais pas vraiment mais vu que j’avais été réveillée par des turbulences et que ce film passait, je matais en attendant que je puisse me rendormir, peinarde).

Panorama sur la Havane du haut du fort, Cuba Phare du fort de la Havane, Cuba Canons du fort de la Havane, Cuba Raffinerie de la Havane, Cuba La Maison du Che à la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Les missiles de Cuba Les missiles de Cuba Le Jésus de la Havane, Cuba

Paris, enfin. L’hôtesse annonce une température au sol de zéro, annonce suivie d’un “oooooh !”. Bus pour rejoindre le terminal, douane, bagages. Je récupère mon sac et alors que je veux dire au revoir, je constate que tout le monde s’est barré à part coloc et une autre fille qui étaient à côté de moi dans la zone bagages. Fin amère. Heureusement, le taxi est sympa, il me prévient qu’il risque de neiger, je rigole.

Retour à la maison, doux câlins, papotages, café et douche avec mon Victor. Il file à 11h chez le kiné, je pars me coucher. 14h30, je me réveille : il neige. Etrange retour.

La neige à Paris

Ok, je triche un peu, ça, c’était durant l’épisode neigeux avant mon départ…

C’était cool. Vraiment, j’ai aimé Cuba et je n’ai qu’une envie : y retourner avec Victor. La nourriture était sympa (je vais intégrer les haricots noirs, la courge et surtout le manioc dans notre alimentation), les alcools parfaits, l’ambiance douce. J’ai tellement aimé les musiciens partout qui te rendent n’importe quel titre festif. Depuis mon retour, je désespère de trouver une version “cuban orchestra” de Baïlando d’Enrique Iglesias que je trouve chiante dans sa version originale. Les plongées étaient belles aussi et les paysages… j’ai un peu regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour moi, pour écrire notamment mais ce n’est pas si grave. Par contre, le groupe était un peu décevant. Il y avait de vraies scissions et la fin m’a pas mal déçue. C’est un peu la loterie tout ça, j’ai eu de très bons groupes (Philippines, Thaïlande, Maldives même si c’était pas l’UCPA), d’autres moins (le Levant, la Corse), j’ai l’impression que le nombre joue beaucoup : dès qu’on dépasse la quinzaine, des clans se forment. Après, j’étais partie en mode un peu solitaire, ce ne le fut pas tant que ça, finalement.

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Vite, une pause soleil : Cuba

Parfois, on est à bout. La routine métro-boulot-dodo vous ruine, vous épuise, vous n’avez plus d’énergie, plus d’envies. Je vous cache pas que depuis mon retour du Japon, c’était l’enfer au boulot. J’ai d’ailleurs commencé à écrire tout ça, ça va finir en journal d’une démissionnaire, ça. Bref, je n’en pouvais plus et avec Anaïs, on se parlait du Mexique depuis des années. Mais après moults rebondissements, c’est officiel : je pars seule à Cuba avec l’UCPA.

Centre UCPA à Guajamico, Cuba

Oui, c’est une partie du centre UCPA. Sympa, non ?

En vérité, le côté “seule” a été un manque de réflexion de notre part, à Victor et moi. Je voulais partir plonger, j’ai orienté mes recherches en ce sens. Sauf qu’une fois réservé, j’ai réalisé que ce voyage pouvait également être décliné en “découverte” (sans plongée, donc) et que Victor aurait pu venir avec moi en prenant quelques jours en anticipé. Surtout que je savais que, pour ma part, si tout se passait bien, j’allais changer de travail incessamment sous peu donc inutile de garder des vacances pour l’été, je n’en aurai sans doute pas. J’avais raison, pour la petite histoire, j’ai passé mon premier entretien pour le taf que j’ai trouvé juste avant Cuba, le deuxième peu de temps après. Ce que je n’avais pas anticipé, c’est que Victor allait, lui aussi, changer de travail. Mais c’est pas le sujet.

Un paysage à Cuba

Bien donc situation : Anaïs ne peut pas venir avec moi pour une histoire de ravalement de façade (ce n’est pas une métaphore), je dois trouver une destination avec du soleil, du repos un peu, pas trop trop cher et que je n’ai pas envie de faire avec Victor. Alors rien que ce dernier point, c’est compliqué. Il ne me reste guère que les Antilles… et Cuba. Pour ceux qui furètent un peu par ici, vous aurez noté que Victor et moi avons le coeur à gauche, comme on dit. Du coup, aller à Cuba sans lui était un non-sens… Et en même temps, j’en avais envie. J’ai déjà fait la Martinique et la Guadeloupe (pas très bien, certes), Cuba, ça me titillait l’imagination de ouf.

Vieille chevrolet à Cuba

Alors en trois clics, après avoir discuté avec Victor pour être sûre que ça ne le dérangerait pas (point : Victor ne m’ennuie jamais quand il s’agit de vacances sans lui, c’est juste moi…), c’est décidé. Pendant une semaine, je vais vivre au rythme du rhum et de la salsa, tout oublier parce que je suis partie si épuisée que je n’aurais pas eu ces vacances, je n’aurais pas tenu le coup. L’histoire ne dira pas si ça n’aurait pas été mieux mais bon…

Daiquiri

Je suis partie avec mon joli stylo gel et quelques feuilles de papier pour vous gratifier d’un nouveau carnet de voyage. Hola chicos y chicas, vamos a Cuba ! (je parle pas espagnol)

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Voyage de pacs en Guadeloupe

Mardi 8 novembre, 7h01. La gueule enfarinée et les muscles endoloris par une nuit quasi blanche dans les avions peu spacieux et glaciaux d’Air France, un couple fait la moue en attendant de débarquer de l’appareil. Fin de leur voyage de pacs avec un retour à la réalité bien violent : hier encore, ils barbotaient dans un océan à 29° en Guadeloupe, aujourd’hui, les voilà engoncés dans une doudoune prêts à affronter la neige.* Jet lag à son paroxysme.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe voyage de pacs en Martinique

Si la suite de notre relation ressemble à ce séjour, je pourrais résumer ça à chaleur, douceur, peau salée et dorée, rire et rhum. Et pour le versant moins cool et glamour : courbatures, pluie, transpiration et coups de soleil (compensé par un massage à l’après solaire, on se laisse pas aller !). Donc en résumé : une super semaine qui nous a permis de partager de beaux moments. Top je sais pas encore combien des moments romantiques du séjour, des fois que vous partiez en amoureux aux Saintes.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe

  • le snorkeling. Alors oui, ça je le mets direct en tête de liste parce que c’est un pur souvenir pour moi. Comme vous le savez, je suis une accro à la plongée… Contrairement à Victor qui a un léger blocage sur le sujet, malgré une expérience réussie en Egypte il y a quelques années. Du coup, ça complique un peu nos prises de vacances mais on y arrive. Genre là, je plongeais, il faisait du catamaran, on passait tout notre temps libre ensemble (on était en mi-temps donc c’est bon), le bonheur quoi. Mais il a voulu réessayer le snorkeling et nous avons passé des heures à naviguer au dessus des rochers, j’ai pu lui montrer plein d’espèces que je ne vois qu’au large genre une murène, des poissons perroquets,un petit serpent, des bagnats (je les aime trop), j’ai même trouvé un lion fish et, cerise sur le gâteau, une langouste planquée au pied de l’hôtel. Génial… Bon sauf évidemment le massif coup de soleil pris dans le dos vu que j’avais un peu oublié mon lycra au centre.

*photos prises en plongée, mon appareil est trop chiant pour le snorkeling*

Petits poissons bagnats à la Guadeloupe

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  • le chameau : j’aurais bien mis les couchers de soleil mais on n’en a pas eu de dignes de ce nom vu qu’il a plu presque tout le temps. Les Saintes, c’est une petite île très vallonnée, ça monte et ça descend avec un point culminant à 300 m : le chameau. Sur le papier, 300 m de dénivelé, c’est easy mais dans les faits, quand vous vous retrouvez à grimper une côte estimée à 70° par Victor (estimée à “putain, je vais crever” par moi), ça tire un peu sur les pattes. Mais le résultat est superbe… Même s’il pleut. Assise en tailleur sur un rocher en respiration ventrale, j’observais les averses se déverser aux alentours. Je n’aurais pas eu les babillages d’une meuf un peu trop grande gueule à côté (voyages en groupe…), ça aurait été juste parfait

Vue du haut du chameau, Terre de haut, les saintes

Averse sur Terre basse vu du Chameau de terre de haut, les saintes, guadeloupe

Terre de Haut, île des saintes, guadeloupe, vue du chameau

  • la plage de Pompierre : ma plage préférée des Saintes, du moins celles que j’ai pratiquées (Pain de sucre : beau contexte mais pas de place, la nouvelle plage, pas trop compris l’intérêt, la plage du centre UCPA, bien aussi, et Pompierre, donc). Le sable, les palmiers, une eau à 29° et pas grand monde le matin quand elle est bien exposée, de quoi batifoler en amoureux.
La nouvelle plage, île des saintes, guadeloupe

Ici la nouvelle plage

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Là le pain de sucre

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Là un iguane à Pompierre (mais ça fait pas peur en vrai : ils se mettent à marcher et c’est le truc le plus ridicule du monde)

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Pompierre again

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Pompierre toujours

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Et la plage du centre UCPA

  • Les orages tropicaux : moi, les orages, ça m’a toujours émoustillée.

orage pluie guadeloupe les saintes orage pluie guadeloupe

  • Le karaoké. Oui alors je suis la première surprise à mettre ça vu que je dois confesser que je n’avais fait de karaoké de ma vie (j’y suis déjà allée mais je n’ai jamais chanté devant les gens, je suis timide. D’où mon expérience en chorale… et mes rêves de devenir chanteuse envolés). Et bien non seulement j’ai (bien) chanté sans trembler (une magnifique chanson française « Moi Lolita ») mais j’ai surtout découvert le talent de mon Solidaire. En fait, j’avais appris cet été qu’il avait été chanteur dans un groupe avec ses potes (sa soeur a cafté puis j’ai trouvé les photos). Ce que je ne savais pas, c’est qu’il chantait du reggae. Ce que je ne savais pas, c’est que je vivais avec le sosie vocal de Bob Marley. Du coup, pendant le reste du séjour (2 jours), les gens qui n’avaient pas retenu nos prénoms nous appelaient « les chanteurs ». On va faire des concours de karaoké et devenir riche… Même si j’imagine assez mal un duo Alizée-Bob Marley…

Une maison sur l'île des Saintes en Guadeloupe

Bref, oui, le trip “sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés”, ça fonctionne… même si la plage n’était pas si abandonnée que ça, nous contraignant à garder nos maillots sur nous. Mais la —Guadeloupe, ce n’est pas qu’un truc de couple, je vous en dirai plus une prochaine fois !

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je  mens un peu sur la doudoune : comme il faisait beau quand nous avons quitté la métropole, j’étais en charmant petit pantalon en toile et veste en cuir. J’ai eu UN PEU froid en rentrant donc.

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Mauvaises rencontres

Parler de sites de rencontre, c’est bien mais poussons plus loin en racontant quelques anecdotes pour mettre en lumière les vices et délices de cet univers aux codes complexes. Je choisis d’abord d’évoquer les histoires moisies, je vous garde les histoires jolies pour une prochaine fois. Car il y en a eue, oui.

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Sur les sites de rencontre, rôdent quelques spécimens que nous sommes tous amenés à croiser à un moment où à un autre. Sur cet article, je ne parlerai que des hommes mais si, messieurs, vous avez des anecdotes de ce type à partager, faites-vous plaisir.

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En fait, c’était pas ma photo

On en a déjà parlé mais mésaventure assez commune des sites de rencontre : le mec qui n’a rien à voir avec sa photo. Je me souviens d’un en particulier, j’ai dû revoir sa photo après le rendez-vous pour vérifier s’il pouvait s’agir de lui sur le cliché (je n’en suis toujours pas sûre). Le sujet a déjà été évoqué ici mais mentir sur vos photos ne vous aidera pas. Au mieux, vous chopez un rendez-vous mais la supercherie ne durera pas bien longtemps. Sur le blog des Bridget, j’ai lu une interview intéressante où la fille disait que les mecs capitalisent sur le fait qu’une femme n’osera pas partir même si le mec n’a rien à voir avec la photo et que sur un malentendu… Ce qui éclaire pas mal la petite vidéo sur l’importance du physique sur Tinder… Et c’est vrai, je suis restée au rendez-vous, à chaque fois, légèrement agacée. Parce que j’aime pas qu’on me trompe, au départ. Parce que, lui, m’a choisie pour mon physique (on va pas se leurrer non plus) et moi, je serai accusée de superficialité si son corps ne m’attire pas. Et surtout, dès le départ, j’ai relativement peu envie de sortir avec un mec qui ne s’assume pas, qui triche pour tenter de séduire. Si le contrat d’honnêteté n’est pas respecté avant même le premier rencard, la fille de l’interview a raison : lève-toi et pars.

Une photo trompeuse

Une photo trompeuse

 

Le mytho tapeur

Erreur de débutante : accepter un café trop rapidement. Au bout de quelques mails, le rendez-vous est pris. Le profil est séduisant : le garçon a vécu à New York où il travaillait dans une galerie. Peu de jour avant le rendez-vous, je reçois un étrange mail : “Hé salut, tu pars en vacances où ? Je cherche des bons plans”. Quelque chose comme ça. Je fronce un peu les sourcils vu que je bosse pas dans le tourisme mais après tout, je lui donne deux, trois destinations puis nous voici au rendez-vous. Oh mon Dieu… Alors je sais pas comment on en est arrivé là mais le galériste New Yorkais est devenu moniteur de colo ou à peu près et m’explique c’est la première fois en 39 ans qu’il a les moyens de se payer des vacances. Pour m’impressionner, il essaie de parler à la serveuse en anglais (??) mais c’est moi qui finis par terminer cette conversation en anglais car il comprend pas ce qu’elle lui répond. Tu le sens le galériste New Yorkais, là ? Bref, alors que je me demande comment tu peux inventer un mytho pareil, le mec me relance sur mes vacances, je lui explique que je pars en Corse plonger. “Ah et y a moyen que je vienne ?”. Heu… “ben non, je serai en centre, tu comprends…” “Non mais sinon, je loue un truc à côté !”. Ok alors je connais même pas ton nom de famille et tu veux déjà qu’on parte en vacances ensemble et que ça coûte pas trop cher (il voulait s’incruster dans les activités)… Sachant que ce rendez-vous n’a eu lieu que grâce à un énorme mytho, comment te dire… (et accessoirement, il ne ressemblait pas vraiment à ses photos non plus)

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Le “j’te casse, gratos”

Un seul rendez-vous, l’un des pires de ma vie. Avant de nous rencontrer, le mec me joue un pipeau pas possible à base de “ohlala, je me sens déjà amoureux de toi, je vais t’écrire une lettre, tiens” (jamais reçue…). Lors de la rencontre, je me prends dans les dents un “ton métier, c’est vraiment de la merde, ahah”. Charmant, merci Mr soit disant architecte mais au chômage parce qu’il a hérité de son père et il loue son appart luxueux à de riches touristes. Bref, en résumé : mon métier, c’est de la merde, mes idées, c’est de la merde. Merci, au revoir.

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Demain, je vous parlerai des mecs que je soupçonne de perversion narcissique croisés sur ces sites.

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Dubaï, la cité aux deux visages

Eté oblige, je fais des titres qui ont un parfum de saga avec Ingrid Chauvin ou Cristiana Reali.

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Suite et fin de mes articles sur mon trip à Oman. J’ai qu’un mois et demi de retard, je gère (pas ma faute, c’est la vague…). Cette semaine ne fut pas particulièrement dédiée à la découverte de contrées lointaines puisqu’à part plonger, on n’a pas fait grand chose. Une excursion au port et une balade en montagne mais sinon, on restait sagement au centre. Faut dire qu’avec une moyenne de 45°, ça te coupe un peu les envies de rando (alors que j’avais mes belles chaussures de randonnées). Mais la veille du départ, notre « G.O » nous annonce que le lendemain, on partira à 6h pour faire un petit tour à Dubaï. Je trépigne de joie. Comprenez bien : je suis fascinée par les architectures grandiloquentes et j’avais pas précisément prévu de me faire un séjour à Dubaï donc quitte à y atterrir, j’espérais bien en voir un bout.

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6h du matin, une trentaine de zombies s’entassent dans le bus trop climatisé, certains regrettant d’avoir un peu trop batifolé dans la piscine la veille. Oui, on a éteint avec Anaïs, il était pas loin de 2H pour un réveil à 5H. Ca pique mais je m’égare en anecdotes. Nous voici donc à Dubaï où nous allons avoir un guide rien que pour nous qui va nous servir la jolie propagande du gouvernement. Je vous jure, extraits choisis « A Dubaï, y a la famille du Cheikh qui occupe toutes les hautes fonctions dont le gouvernement, puis les riches et puis après les moins riches mais tout le monde s’entend bien et est heureux de bosser ensemble. » Chic alors. « A Dubaï, vous pouvez acheter des produits de luxe mais aussi des contrefaçons, vous aurez un certificat pour tout ». Un certificat qui garantit que mon sac est un faux ? « A Dubaï, pour votre premier mariage, l’Etat vous offre une maison et une dot de 75 000 dirhams. Par contre, pour vos mariages suivants, c’est à vous de trouver un logement et vous n’aurez pas de sous car les Dubaïrotes ont droit à 4 épouses ». Et c’est où le pays où les femmes ont droit à 4 maris ? Ca me parle plus. Mais cherry on the cake « Ouais, Dubaï, y a un super système éducatif mais la vie est très chère pour les familles et puis faut pas trop venir vivre ici si vous n’avez pas de sous car la vie est très chère. Dubaï, le paradis pour les riches. Une bien jolie utopie.
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Bref, revenons en à la ville même, même si nous n’y sommes restés que deux heures. Première étape : le musée national établi dans un ancien fort. Pas grand chose à en dire, de jolies reconstitutions de villages du désert d’antan, deux ou trois informations sur les peuplades d’origines et de jolies colonnes à vent pour diffuser l’air dans les maisons et les rafraîchir.

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Deuxième étape plus intéressante : le souk aux épices. De jolies couleurs, des odeurs, des mecs qui t’alpaguent dans tous les coins pour que t’achètes leurs produits. On a aussi fait le golden souk, le souk des produits en or mais c’est moins intéressant, à mon sens, plus « toc ». Pour nous y rendre, nous avons pris un petit bac qui nous a permis de traverser rapidement l’estuaire. Les rares femmes croisées sont voilées de la tête aux pieds.
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On remonte dans le bus à l’assaut du Dubaï moderne. A partir de là, on n’a plus vu une seule femme voilée. On s’arrête à la plage au pied de l’hôtel « Voile » qu’on reconnaît très bien du ciel (je l’avais vu en allant aux Maldives). Environ 15 000 la nuit, ça gère. Evidemment, nous nous sommes contentés de la plage, on n’allait pas amener les prolos là dedans mais c’est déjà sympa de fouler le sable. Des Asiatiques courts vêtus munis d’ombrelles se prennent en photo… On devrait pas remettre les ombrelles à la mode ? Je trouve ça charmant.
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On continue à sillonner, je tente de photographier à travers la vitre du bus, exercice un peu périlleux. On termine au pied du Mall (lieu le plus visité au monde) sans avoir le temps d’y rentrer, deux ou trois photos de la tour la plus haute du monde et on est partis pour l’aéroport. Je reste un peu sur ma faim, surtout niveau photos mais c’est déjà plus que ce que je pensais avoir.
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En résumé : je ne commenterai pas trop l’aspect « ville de riches faite par et pour les riches » car après tout, c’est comme ça. Je ne suis un peu crue au Disneyland de l’architecture et là, par contre, ça m’a bien plu. Avec Anaïs, on a même pensé se trouver une sorte de urban road trip pour visiter ces villes genre Dubaï, Doha, Abu Dhabi, Singapour, Kuala Lumpur, Hong Kong… Mais apparemment, ça n’existe pas. Et comme on a un projet de voyage très onéreux à venir, ça attendra.
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Mais ce serait un super thème de voyage… (je pense que ça doit exister pour l’Amérique du Nord, tiens, faudrait que je cherche).

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Oman, c’est torride

Durant mon séjour à Oman, je n’ai pas passé mon temps sous l’eau ou sur un bateau à naviguer pour aller plonger, j’étais aussi sur terre. Ah Oman, ses montagnes majestueuses qui nous rappellent les forces telluriques de notre planète la Terre, ses couchers de soleil dorés, ses palmiers… et surtout sa chaleur suffocante.

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J’ai beau me balader de temps en temps dans les pays chauds, je dois avouer que je n’aime pas beaucoup la chaleur…Enfin la grosse chaleur. Reposons le contexte. Après 6h30 de vol dans un avion où il fait toujours froid et une balade dans l’aéroport hyper climatisé de Dubaï, on fout un pied dehors et là, nous voici tous soufflés par l’air ambiant. Ok, il est 20h30, il fait nuit et j’ai l’impression qu’un sèche-cheveux géant est braqué sur moi. On va pas pleurer… Effectivement, l’un des points noirs de cette semaine fut la chaleur. 45° en moyenne, je dirais. Tous les jours, nous devions nous rendre au port à pied, à peine 5-10 mn de marche le long d’une route goudronnée puis au port, nous trimballions le matos de plongée avant d’équiper nos bouteilles sur nos bateaux, protégés du soleil par une petite toile cirée. Donc en gros, en même pas 30 minutes, je transpirais tellement que j’étais aussi mouillée que si je venais de sortir de la douche, la sensation de fraîcheur et la douce odeur de lavande en moins. Et pas question de se mettre en maillot tant qu’on n’était pas sortis du port. Un bikini en pays musulman, tu t’es crue où meuf ? Un soir, on a eu droit à un vent des montagnes. Montagne : lieu caressé par le soleil toute la journée donc le soir, les pierres délivrent la chaleur emmagasinée pendant la journée. Pour paraphraser un camarade « non mais qui a ouvert la porte du four, là… ». Du coup, je me suis retirée dans ma chambre, cet endroit à clim. Ah oui, la clim, ce tric dont j’ai jamais su me servir, me garantissant frisson mais aussi nuits très torrides car on l’a baissée pour dormir et que je suis plus moite que Clara Morgane en plein tournage. Moralité : on pensait s’habituer à la chaleur, ce fut une erreur.

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Caressons également le côté « politico-religieux » dirons-nous. Les deux femmes que j’ai croisées étaient voilées option « y a que les yeux qui dépassent ». Après, on était près du port donc pas une énorme zone de vie mais voilà, on était priées, nous mesdemoiselles, de pas trop nous balader pas très vêtues en dehors du centre. J’avoue que ça me dérange toujours un peu. Venir en touriste dans un pays où les femmes ne peuvent se balader à visage découvert, ai-je vraiment envie d’encourager ça d’une quelconque façon ? Autre point : les frontières. Musandam est une petite enclave omanaise enserrée entre plusieurs émirats arabes. A l’aller, nous avons été coincés au poste de douane, nous avons dû tous sortir nos valises pour qu’elles soient dûment fouillées. A noter que dans pas mal de pays musulmans, t’es pas censé amener de l’alcool. Pour le coup, on avait prévu, on n’en avait pas pris et après une heure de fouille, c’est passé. Au retour, le douanier était bien plus sympa, il m’a juste proposé de rester avec lui pour se marier. Mmmm, comment te dire…

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Autre élément : le relief. Comme avec Anaïs, on est les filles les plus gentilles du monde, le directeur de plongée nous propose de nous embarquer en bagnole dans les montagnes pour découvrir un peu. Ouéeeeee, vazy, on y va ! Et effectivement, tu te prends un peu une claque devant la maestria des lieux. D’un côté, tu as le lit de la rivière asséchée que tu devines grâce à la couleur des pierres et tu comprends que quand il pleut, ça fait pas semblant : on passe d’un lieu totalement aride à une rivière bien large et puissante. Oui, d’accord… En montant, tu vois les strates géologiques et surtout… y a personne. Une paix royale. A part les chèvres, tu profites. Bon, le directeur de plongée n’arrêtait pas de parler mais vu qu’il nous avait amenées là… A la descente, quelques « dusts » sont passés sur la route, présences fantomatiques un peu flippantes.

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Bref, Musandam en vacances, je conseille. Heu ben si tu plonges pas, non. Par contre, si tu ne vis que pour la vie sous-marine, fonce ! Le week-end, on a eu pas mal d’étrangers dans le centre, des expats d’Abou Dhabi et Dubaï venus plonger.

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Tiens, Dubaï, à propos… j’y ai fait un tour, je vous en parlerai demain (ou un autre jour, comme d’hab).

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Tel un chat sur un clavier brûlant

(apparté : je me suis défoncée sur ce titre)

Ce qui est charmant quand on débute l’aventure des sites de rencontre, c’est qu’on fait parfois preuve d’un peu de naïveté. Peu importe votre quête, vous débarquez avec votre politesse et votre élégance, une certaine vision de la séduction. Mais parfois, face à vous, des joueurs très expérimentés qui n’ont pas de temps à perdre.
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Alors que vous vous émoustillez à découvrir tous ces beaux gosses et/ou belles gosses que vous pourriez butiner pour peu qu’ils répondent à votre flash, ça commence à clignoter dans tous les sens : une personne vous invite à chatter. Ohlala, dis donc, ça débute fort. Un peu comme si, à peine entré-e dans un bar, on vous offrait direct un Martini Grenade*. C’est flatteur. J’ai dit que les nouveaux sur ces sites faisaient preuves de naïveté ? Et bien je le répète. Vous cliquez donc sur accepter et vous pénétrez alors un univers différent où vous allez naviguer entre conversation sans relief (ça va ? Tu fais quoi sur ce site ? Et sinon ça va ?), des conversations polies sur l’amour, la mort, et sinon ça va ? et les personnes cash qui n’ont pas envie de parler mais de se prendre un petit shoot d’hormones. « Tu baises ? »
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La misère ou l’obsession sexuelle vous assaille sur ces fenêtres vous rappelant vos jeunes années sur ICQ : c’est moche, ça marche souvent pas très bien et on ne sait finalement pas trop à qui on parle. Un système de random chat avec pour seul axe commun : la présence sur un site de rencontre. Du coup, 90 à 95% des conversations n’ont in fine qu’un seul but : la baise. Non, je vous jure, le chat n’est pas l’outil des grandes histoires d’amour. Mais votre interlocuteur-trice va parfois tourner autour du pot, poser quelques questions sans intérêt pour tenter d’arriver au but : chez toi ou chez moi ? Certains, en bons stakhanovistes du cul**, vont direct vous poser la question. Quelques déclinaisons possibles, tirées de mon expérience : « tu baises ? » « envie d’une fessée ? » « je suis nu dans mon lit, tu viens ? » « tu aimes les gros calibres ? » (véridique, je l’ai eu celui là)… Tu dis oui, tu dis non, il-elle en a lâché une demi douzaine en même temps, le premier ou la première à mordre à l’hameçon a gagné. Si quelqu’un mord, j’ai pas de stats sur le sujet. Je testerais bien mais en temps que femme, j’aurais pas besoin de lancer beaucoup de lignes pour me faire tringler tous les soirs si l’envie me prenait, voyez. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse… des sens.
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D’autres, cependant, n’osent pas être aussi francs. Timidité ou besoin d’en savoir un peu plus sur l’objet de sa convoitise, on n’est pas obligés d’adhérer au côté total trivial non plus. Bref, le chat tourne aux question un peu insipides, le temps de trouver le courage de sauter le pas, on s’emmerde un peu. Ou on peut beaucoup s’amuser, pour peu qu’on ait décidé que non, non, on ne cèderait pas à la tentation. Ne saisissez aucune perche, répondez toujours à côté de la plaque. Tu ne me demandes pas franchement si je veux baiser, je ne te dis pas franchement non. Par contre, au bout de la 30e question creuse, vous risquez de quitter le chat et ne plus jamais y retourner.
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Mais pas de panique ! Si le chat vous ennuie (et je le comprends), il existe un autre moyen de communiquer : les mails.

* Je viens de terminer Plonger de Christophe Ono dit Biot et il est question de ce cocktail, je dois le tester, c’est ma nouvelle obsession alcoolique.
** (c) José dans Les Mystères de l’Amour (j’ai des références)

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La plongée aux Maldives, c’est extrême

Enfin quand t’as pas de bol et nous savons tous que la chance m’aime ou me hait sans juste milieu.

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Déjà, au départ, ça s’annonçait pas top vu qu’à 48h du départ, je vomissais tout le gras avalé durant ces quelques jours de vacances familiales. Note pour moi-même : plus jamais de diète juste avant les vacances de Noël. Bon bref. Mon estomac se retape relativement à temps, j’arrive à Male sans encombre, je trouve mes compagnons d’aventure et vogue la galère. Dans tous les sens du terme.

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Il faut savoir que j’ai pas beaucoup de plongées à mon actif, je suis arrivée crânement aux Maldives avec 75 plongées, quasi toutes en Méditerranée. J’imaginais les plongées aux Maldives dans une eau chaude et limpide. Pour le chaud, aucune réclamation. Par contre pour le limpide, tu repasseras. Parce que cette semaine, nous avons affronté… (Musique de suspense) les courants de la mort (tadaaaaaa).

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Bon, on va pas se mentir, les courants aux Maldives, c’est comme la pluie à Paris, ça n’a rien d’exceptionnel. Première plongée, ça commence déjà à bien t’embarquer, je râle un peu intérieurement. C’est un peu chiant, le courant, j’aime pas trop ça. 2ème plongée, on nous a donné un crochet histoire qu’on s’arrime au sol pour mater les requins tranquillou. J’avais attaché le mien à ma ceinture… Et Ben, ça n’a pas aidé à atténuer ma cambrure, la vache ! Mais là, c’était encore mignon…

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31 décembre. Plongée raies manta, le dive master annonce qu’il y a énormément de courant et que c’est très couillu de la faire. Je préfère passer mon tour tout en consolant le dive master désolé de la situation. Stadire que c’est la nature, mec, spatafaute, je vais aller lire, tout va bien. Au final, quand ils sont arrivés sur le site, plus de courant. L’après-midi, on enchaîne, une plongée sur un site où devrait pas trop y avoir de courant. ET BAH PUTAIN ! Ça tangue tellement que le dhoni n’arrive pas à nous larguer sur le site. Ah oui parce que la veille, on avait eu du mal à remonter sur le bateau, y avait trop de vagues : dès qu’on essayait de s’accrocher aux lignes de vie le long du bateau, on se faisait méchamment soulever avant de devoir lâcher et vite se tirer pour pas se faire fracasser le crâne par ledit bateau. Donc bref, on descend comme des brutes, j’ai du mal à suivre à cause de mes oreilles, j’arrive enfin en bas essoufflée, y a un courant de malade, je vais mourir. En fait, y a tellement de courant que pour avancer, on s’accroche aux rochers au sol pour se tirer à la force des bras. Voilà, c’est de la varappe à l’horizontale, c’est original. Au bout de 15 mn, l’encadrant arrête la plongée, on remonte pour retenter de sauter sur le site. Descente de brute, je traîne, mon binôme et moi perdons le reste de la palanquée, on est récupérés par la suivante avec le dive master. Re varappe au sol. Ce qui est drôle, c’est que pas mal de rochers ne sont pas du tout arrimés au sol, donc tu le saisis pour avancer et il te reste dans la main. Ahahah, tuez-moi. En surface, le dive master dit « je plonge rarement dans des conditions aussi difficiles ! ». Tu me rassures…

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Le lendemain matin, 1er janvier, plongée avec un requin baleine, un inédit pour moi. Ca tombait bien, on avait essayé d’en attirer un le lundi soir en braquant des spots à la surface pour attirer krill et plancton, la nourriture de la bête. Et là, on s’est pris une pluie diluvienne, fin de l’expérience. La plongée est cool, je retrouve ma consommation d’air habituelle. Mais l’enfer était à venir. Tudum. Plongée de l’après-midi. Un encadrant nous la vend comme une des plus belles plongées des Maldives, devrait pas y avoir de courant. Déjà, on ricane, le courant étant devenu notre sujet de vanne préféré… Ben on aurait mieux de fermer nos bouches. Pourtant, ça partait bien, petite descente parfaite, une jolie raie aigle qui s’envole alors qu’on atterrit, on palme gaiement vers l’arche et là, c’est le drame. On doit relancer notre varappe horizontale, on passe difficilement, on est aspirés de suite après dans un courant de folie. On s’accroche avec désespoir aux rochers, je m’écorche les jambes, une fille part valdinguer dans du corail vert. Ok, l’encadrant nous signale la fin de plongée. On commence à palmer pour remonter mais c’est bizarre, j’ai mal aux oreilles… Je regarde mon ordinateur : je suis en train de descendre. Je… Quoi ? Comment puis-je descendre alors que je suis en train de palmer pour remonter ?

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Bienvenue dans la machine à laver des Maldives ! Le truc qu’aucun plongeur ne veut rencontrer : en gros, t’es prisonnier du courant, tu peux te faire aspirer à la surface ou au contraire repousser vers le fond. On arrive à s’en sortir sans dommage mais nos bulles volent tout autour de nous : dessus, dessous, à l’horizontale… C’est le bordel. Allons donc plonger plus loin.

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Comme j’avais peu consommé d’air durant le marasme de la « plongée » précédente, je peux repartir. On file en dérivante, ça défile vite mais ça gère. Vers la fin de la plongée, 2 de la palanquée remontent car ils sont sur la réserve, je poursuis avec l’encadrant. Soudain, on entend des coups répétés. On se regarde, pensant que l’autre veut nous montrer quelque chose mais ça vient pas de nous… Et merde, ça vient du bateau. Ça veut dire « accident, sortez immédiatement ». On trace comme des malades sous l’eau pour sortir sous le bateau. Je grimpe et là, je vois une plongeuse étendue au sol sous oxygène. Pierre dans l’estomac. Tout le monde tire une putain de gueule, le dive master est au bord du suicide. Bon, je vous rassure, tout est bien qui finit bien : la plongeuse va bien, elle n’arrivait plus à respirer à cause d’une grippe. En remontant sur le bateau, je papote avec la coloc qui avait fait la même croisière 2 mois plus tôt et qui était hallucinée par les conditions, elle avait limite plus peur du courant là qu’au Komodo… Au moment de désigner le chat noir du bateau, je plonge le nez dans mon bouquin. Spamoi !

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Heureusement, ça s’est calmé sur la fin même si nous n’avons pas vu la queue d’une Manta sur les Mantas points mais le soir, elles étaient au rendez-vous sous le bateau. 40 mn à les regarder voltiger, gueule béante. Y en a même une qui m’a touchée !

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A la fin, jolie conclusion avec une plongée de 97 mn en légère dérivante. Alors oui, j’en ai chié mais j’y retournerais demain si je pouvais. Et je suis vraisemblablement prête pour les Komodos. Faudrait juste que je trouve un boulot au salaire 50% supérieur au mien avec 10 semaines de congés par an. Je suis pas rendue !

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Article sans queue ni tête

En ce moment, le maître mot de ma vie est : pas le temps. Entre mes boulots (au pluriel, oui), la coloc de la vacuité, le ménage (parce qu’à deux, c’est vite le bordel et que Vicky préfère twitter que ménager, hihi), les démarches administratives, le sport et mon rhume.. . Ben voilà, qui en pâtit : le blog. C’est pas que je ne ‘ai plus rien à dire, c’est même précisément l’inverse mais je dois prioriser. Alors en attendant, je vais renouer avec une tradition oubliée de ce blog : la liste !

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– Il est des moments pénibles et gênants dans la vie parfois. Genre hier. Comme je vous l’ai expliqué, je suis malade, le bon gros rhume qui traîne. J’ai traversé l’hiver comme une fleur et paf, il vient me cueillir mais méchant ! Bref, hier soir, malgré mon rhume, je vais à la plonger vu que c’est la semaine sans bouteille (à 30 cm sous l’eau, mes sinus menaçaient d’exploser). Je me retrouve dans le mini groupe des débutants avec deux autres jeunes homme et le prof, trois mecs pour moi toute seule, c’est la fête. Sauf qu’en tout début de
séance, on fait des exercices de respiration « bon, vous inspirez par la bouche et soufflez par le nez ». Heu… « Nina, je mets ma main devant ton nez et ta bouche et vas y ». « Non mais je suis un peu malade, là… » « Oh, c’est pas grave, tu moucheras un peu dans ma main… » Frrrrtttt ! « Ah ok… Bon, on va changer d’exercice alors… ». Et voilà comment on perd tout glamour devant trois mâles.

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– Mes parents sont des gens bizarres parfois. La semaine dernière, j’appelle mon père « Papaaaa, tu peux me faire une ordonnance ? Me faut tel médoc. » « C’est quoi ? » « Un antibio. » « Tu es malade ? » « Heu… Non… »Alors pour expliquer un peu cet échange surréaliste, j’ai appris la semaine dernière que mon partenaire de jeu du moment pouvait possiblement avoir attrapé des chlamydiae donc principe de précaution oblige, même si on n’a rien fait sans protection, je dois aussi prendre mes antibios. Bref. Réaction de mon père : « … Ahahah, d’accord ! ». Bon, évidemment, après, ma mère m’a passé à la question « Mais non, maman, je vais bien, oui, je me protège, c’est juste par précaution ». A la question « mais pourquoi t’es pas allée chez le docteur », la réponse est « si, j’y suis allée à la pause déj, j’ai attendu 30 mn et j’ai pas vu la queue d’une blouse. Et y avait 5 personnes devant moi ».

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– Hier soir, arrivée à la piscine, alarme. Bon vu que les gens ne partent pas en courant, j’en déduis qu’il n’y a pas le feu, je rentre. La sirène se termine enfin. Quelques instants plus tard, ça repart, on râle. Puis on apprend qu’en fait, l’alarme, c’est pour prévenir la police (arrivée une demi heure après) parce qu’un monsieur avait montré son zizi à une petite fille. Oh… Ceci étant, j’ai aussi entraperçu le zizi d’un mec en retournant au vestiaire deux heures plus tard (enfin, j’avais pas mes lunettes donc j’ai pas vu grand-chose, même pas la gueule de son proprio…)

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– Dans la série, « ma machine à laver est une pute », aujourd’hui, provoque toi aussi un dégât des eaux chez tes voisins. En fait, y a un plus produit sur mes tuyaux : toute l’eau rejetée du lavabo ou de la machine refoule dans un tuyaux et coule par terre. 6 mois que ça dure, on a juste réalisé ça dimanche avec Vicky. Maintenant, prions tous ensemble pour que l’assurance veuille bien payer, j’ai un peu peur.

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– Si l’assurance paye, au lieu de payer les travaux de mon voisin, je vais me payer une épilation laser. Non parce qu’avec toute la plongée, faut que je sois toujours nickel du poil (tout le monde ne m’a pas vu faire des bulles de morve avec mon nez), on ne sait jamais…

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Bon, voilà, j’irais bien faire la sieste pour profiter de mon rtt mais faut que je bosse et que je fasse le ménage… J’aurais dû prendre deux jours.

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